0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
212 vues77 pages

Réparation et Installation de Machines Triphasées

Transféré par

Abdou Karim
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
212 vues77 pages

Réparation et Installation de Machines Triphasées

Transféré par

Abdou Karim
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

INSTALLATION REPARATION

DES MACHINES A COURANT


ALTERNATIF

Cours
LAMROUJI MOHAMMED 1
I- Rappel sur les Circuits triphasés:
1- Tensions triphasé:
Les tensions simples ou tensions étoilées (tensions entre phase et neutre). Nous
les noterons : v1(t), v2(t) et v3(t).
- Les tensions composées (ou tensions entre phases). Nous les noterons :
u12(t),u23(t) et u31(t).

Les trois tensions simples ont la même fréquence la amplitude mis elles sons
déphasées de 120° les unes par apport aux autres

LAMROUJI MOHAMMED 2
30°

LAMROUJI MOHAMMED 3
2- Récepteurs équilibrés triphasés:

Dans un système triphasé, les charges peuvent être raccordées en étoile ou en triangle:
Ce sont des récepteurs constitués de 3 éléments identiques, d’impédance Z.
- On appelle courant par phase les courants qui traversent les récepteurs, on les note j.
- On appelle courant en ligne les courants qui circulent dans les fils de ligne, on les note i.

𝑈
𝑉=
√3

Même tensions

LAMROUJI MOHAMMED 4
•Les caractéristiques d’un branchement en étoiles sont les suivantes:

- Le courant dans chaque élément est égal au courant de ligne.


- La tension aux bornes de chaque élément est égale à la tension de ligne
divisée par
- Les tensions aux bornes des éléments sont déphasées de 120°.
- Les courants dans les éléments sont déphasés de 120°.
- Le courant dans le neutre est égal à zéro si les charges sont équilibrées.

•Les caractéristiques d’un branchement en triangle sont les suivantes:

- Le courant dans chaque élément est égal au courant de ligne divisé par.
- La tension aux bornes de chaque élément est égale à la tension de ligne.
- Les tensions aux bornes des éléments sont déphasées de 120°.
- Les courants dans les éléments sont déphasés de 120°.

LAMROUJI MOHAMMED 5
Exemple 1:
Trois charges de 100  sont raccordées en triangle sur une alimentation
triphasée dont la tension de ligne est de 380 volts. Calculez le courant de ligne.
Solution:
Iz = U / Z
Iz = 380 / 100
Iz = 3.8 A
IL = Iz 

IL = 3.8 
IL = 6.57 A

Exemple 2:

Si l’on raccorde les trois charges de l’exemple précédent en étoile, calculez le courant
dans chacune des résistances.
Solution:
V=U/
V = 220 v IL Triangle = 3 x IL Etoile
Iz = IL = V / Z
IL = 220 / 100
IL = 2.2 A
LAMROUJI MOHAMMED 6
3- Puissances en triphasés:

𝑈
𝑉=
√3

LAMROUJI MOHAMMED 7
LAMROUJI MOHAMMED 8
- Mesures de Puissances en triphasés:

A1 A2

V1 V2

A1 A2

V1 V2 A1 A2 P=P1+P2
Q=√3(P1-P2)
V1 V2

LAMROUJI MOHAMMED 9
-Triangle des puissances:

Les charges industrielles ne sont pas uniquement des charges résistives, elles
peuvent-être aussi inductives ou même capacitives. Il est important de bien comprendre
la relation entre les différentes puissances présentes dans des circuits triphasés. On
utilise le triangle des puissances pour expliquer cette relation:

S QL QT  QL  QC
QT

p QC

• P = puissance active, en watts (W);


• QT = puissance réactive totale, en vars (VAR);
• S = puissance apparente, en volts-ampères (VA);
•  = angle de déphasage entre la tension de ligne et le courant de ligne.
2
S P 2  QT

LAMROUJI MOHAMMED 10
-Facteur de puissance:

Le facteur de puissance est le rapport entre la puissance active et la


puissance apparente. Dans les industries où l’on retrouve de fortes
charges inductives (ex.: moteurs électriques), il est essentiel de maintenir
le facteur de puissance tout près de 1, si l’on veut éviter des pénalités.
Dans certaines situations, on utilise des groupes de condensateurs pour
corriger le facteur de puissance.

Le facteur de puissance nous est donné par la relation suivante:

cos = P / S

Pour la correction de ce facteur on utilise la relation suivante:

U2 C  = Pt ( tg1 - tg2 )

C c’est la valeur du condensateur à brancher àl ’installation,

LAMROUJI MOHAMMED 11
II- Moteurs asynchrones triphasés:

1- Généralités:

Les moteurs asynchrones triphasés sont les moteurs les plus utilisés en industrie. Ils
possèdent les avantages suivants: simplicité au niveau de la construction, prix de revient
peu élevé, robustesse et facilité d’entretien.
Grâce aux systèmes d’entraînement électroniques perfectionnés, on les préfère de nos
jours aux moteurs à courant continu dans des applications nécessitant des variations de
vitesse.

2- Construction:

Le moteur asynchrone triphasé comprend deux parties: le stator (partie


fixe) et le rotor (partie tournante).
Le stator est constitué d’une carcasse sur laquelle est fixée une
couronne de tôles d’acier munie d’encoches dans lesquelles on loge un
bobinage triphasé.

LAMROUJI MOHAMMED 12
STATOR D’UN MOTEUR ASYNCHONE

LAMROUJI MOHAMMED 13
Le rotor est placé à l’intérieur du stator. Il est constitué d’un montage de tôles d’acier
formant un cylindre. Parmi les types les plus répandus, on distingue: le rotor à cage
d’écureuil (rotor en court circuit) et le rotor bobiné (rotor à bagues).

Rotor bobiné Rotor à cage d’écureuil


(rotor à bagues). (rotor en court circuit)

LAMROUJI MOHAMMED 14
A- Le moteur à cage d’écureuil:

Le rotor du moteur à cage d’écureuil ou rotor en court-circuit est constitué de barres


de cuivre qui sont introduites dans les encoches des tôles d’acier. A chaque extrémité,
celles-ci sont raccordées sur une couronne métallique. L’ensemble a l’aspect d’une
cage d’écureuil, d’où le nom de ce type de rotor.

Dans les moteurs de petite et moyenne puissances, on remplace les barres de cuivre
par de l’aluminium qui est injecté sous pression.
Ces moteurs ont un couple de démarrage relativement faible, et le courant, lors de la
mise sous tension, est très supérieur au courant nominal. Il existe, cependant, des
moteurs à double cage, qui permettent d’augmenter le couple de démarrage et de
diminuer le courant lors de la mise sous tension.

LAMROUJI MOHAMMED 15
moteur à cage d’`écureuil

LAMROUJI MOHAMMED 16
B- Le moteur à rotor bobiné

Le rotor de ce moteur est constitué d’encoches sur lesquelles sont logés des
enroulements identiques à ceux du stator.

Une extrémité des enroulements est reliée à un point commun (couplage étoile). Les
extrémités libres sont raccordées sur trois bagues en cuivre isolées et fixées sur le rotor.

Sur ces bagues viennent frotter des balais en graphite qui sont raccordés sur un
dispositif de démarrage. Ce type de moteur peut développer un couple de démarrage
pouvant atteindre 2,5 fois le couple nominal. Pour un couple donné, le courant de
démarrage est inférieur à celui du moteur à cage d’écureuil.

LAMROUJI MOHAMMED 17
moteur à rotor bobiné

LAMROUJI MOHAMMED 18
3- Principe de fonctionnement du champ tournant:

Le principe de fonctionnement des moteurs asynchrones est basé sur la


production d’un champ tournant.

Expérience N°1: Prenons un aimant permanent et un disque de cuivre montés


sur un axe et susceptibles de tourner autour. En tournant l’aimant par un dispositif
quelconque, le champ magnétique produit fait effectuer un tour et balaie le disque:
Des courants sont induits dans le disque par la rotation du champ magnétique
fourni par l’aimant. L’interaction de ces courants et du champ tournant donne un
couple moteur permettant de provoquer la rotation du disque. Le disque est
entraîné dans le sens du champ tournant à une vitesse légèrement inférieure à
celui-ci, cet écart de vitesse est appelé glissement.

LAMROUJI MOHAMMED 19
Expérience N°2:

Sur les moteurs asynchrones triphasés, le champ tournant est produit par trois bobines
fixes qui sont décalés de 120 et parcourus par des courant alternatifs présentant le
même décalage. Les trois champs alternatifs qu’ils produisent se composent pour
former un champ tournant d’amplitude constante.

Bobine 3

Bobine 1
Bobine 2

LAMROUJI MOHAMMED 20
Dans le cas du moteur à cage d’écureuil, les barres conductrices constituant la
cage sont coupées par le champ tournant du stator, ce qui donne naissance à
des courants intenses dans les barres conductrices. L’interaction de ces
courants induits et du champ tournant donne un couple moteur permettant de
faire tourner la cage.

Dans le cas du moteur à rotor bobiné, les conducteurs formant les


enroulements du rotor sont coupés par le champ tournant. Ils produisent un
courant pouvant être limité par des résistances de démarrage. Ce courant
provoque un couple moteur permettant la rotation du rotor.

LAMROUJI MOHAMMED 21
Champ tournant produit par un système triphasé

Soit trois bobines alimentées par un système de tensions


triphasées :
Au centre, le champ magnétique
résultant est un champ tournant.
Vitesse de rotation :
Ωs= Ɯ= 2 ᅲ f

LAMROUJI MOHAMMED 22
Le champ tournant

Considérons un stator élémentaire


comportant trois pôles saillants et
bobinés Les trois enroulements sont
identiques et sont disposés à 120° l’un
de l’autre dans l’espace.

Vidéo champ tournant

LAMROUJI MOHAMMED 23
I. MOTEURS ASYNCHRONES
TRIPHASES
GENERALITES

1) RÔLE
Le moteur asynchrone (ou moteur d’induction) permet la transformation
de l’énergie électrique en énergie mécanique

LAMROUJI MOHAMMED 24
2) PRINCIPAUX TYPES DE MOTEURS

A cage d’écureuil ou à rotor en court-


circuit
Moteurs asynchrones
triphasés
A rotor bobiné

Moteur asynchrone (ou d’induction ) monophasé


Moteur universel :moteur série fonctionnant en courant continu ou
alternatif
les moteurs asynchrone d’induction triphasés sont les moteurs
employés les plus fréquents dans l’industrie. Ils possèdent en effet
plusieurs avantages : simplicité, robustesse, prix peu élevé et entretien
facile.

LAMROUJI MOHAMMED 25
3) CONSTITUTION
moteur asynchrone triphasé (appelé Le moteur d’induction triphasé )
comprend deux parties principales :
1. un induit mobile nommé rotor
2. un inducteur fixe nommé stator
3. et un plaque a borne pour l’alimentation et le couplage.

LAMROUJI MOHAMMED 26
a) Stator
c’est partie fixe du moteur se compose par 3 enroulements statoriques créent donc un
champ magnétique tournant, d’où la création d’un champ magnétique tournant à la fréquence
ns = f / p et à la vitesse Ωs = ω / p
ns: la vitesse de synchronisation tr/s
f: la fréquence en Hz
P:nombre de paire de pole
Ωs: la vitesse de synchronisation rad/s avec Ωs =2∏ns
ɯ: pulsation en rad/s avec ɯ= 2∏f

b) Le rotor
C’est Partie tournante du moteur. Le rotor peut être constitué par un bobinage
triphasé, mais, le plus souvent, Il est constitué d’une masse métallique dont de
l’aluminium pour l’alléger. On parle alors de rotor à cage d’écureuil.

LAMROUJI MOHAMMED 27
Constitution de la MAS: le rotor bobiné

LAMROUJI MOHAMMED 28
c. Plaque a borne
C’est la plaque située dans la boîte a bornes ,que sont raccordes les enroulements du moteur
c’est également sur cette plaques que vient de raccorder l’alimentation du moteur

d. Symbole de moteur a synchrone

LAMROUJI MOHAMMED 29
4) Plaque signalétique

LAMROUJI MOHAMMED 30
exploitation :

Puissance :(1,5Kw) puissance utile délivrée sur l’arbre du moteur.

facteur de puissance :(0,78) permet le calcul de la puissance réactive


consommée par le moteur (.

Tensions : (230v/400v) la première indique la valeur nominale de la


tension aux bornes d’un enroulement. Elle justifie le couplage (étoile
ou triangle) à effectuer en fonction du réseau d’alimentation.

Intensités :(6,65A/3,84A) Elles représentes l’intensité en ligne (dans


chaque phase) pour chacun des couplages .

rendement(rdt%76) : permet de connaître la puissance électrique


consommée (on dit absorbée)

vitesse :(1440 Tr/mn) Indique la vitesse nominale du rotor. On dit


aussi vitesse réelle. On connaît alors La vitesse de synchronisme ns
du moteur (ici 1500 T/mn)
LAMROUJI MOHAMMED 31
5) Couplage de stator

Le couplage d'un moteur asynchrone peut être triangle, étoile, ou


impossible selon la tension réseau et la tension nominale du moteur.

LAMROUJI MOHAMMED 32
Couplage triangle :Plus petite tension moteur = plus grande tension
réseau
Couplage étoile :Plus petite tension moteur ˂ plus grande tension réseau
Exemple

LAMROUJI MOHAMMED 33
6. Glissement
• La vitesse de synchronisme est la vitesse de rotation du champ tournant :

Le glissement mesure l'écart relatif entre la vitesse de rotation de la


machine et la vitesse de synchronisme :

LAMROUJI MOHAMMED 34
7) CARACTERISTIQUES :

a) FONCTIONNEMENT A VIDE

A vide le moteur n’entraîne pas de charge.


Conséquence : le glissement est nul est le moteur tourne à la vitesse de
synchronisme.
A vide :g=0 et donc n0 = nS
8) FONCTIONNEMENT EN CHARGE
Le moteur fournit maintenant de la puissance active, le stator appelle un
courant actif.
Remarque : le moteur asynchrone est capable de démarrer en charge.

LAMROUJI MOHAMMED 35
RESUME DES CARACTERISTIQUES :
A vide, le courant est non négligeable, mais la puissance absorbée est
surtout réactive (Q)
• le couple et le courant de démarrage sont importants ;
• l’intensité du courant absorbée augmente avec le glissement ;
• la machine asynchrone peut démarrer en charge.
On retiendra que :

LAMROUJI MOHAMMED 36
9) BILAN DES PUISSANCES

LAMROUJI MOHAMMED 37
a) La puissance absorbée
Un moteur asynchrone triphasé constitue un récepteur triphasé
équilibré et la puissance qu'il reçoit est, quel que soit le couplage: il
s’exprime en watt (W)

Pa= √3.U.I.cosℓ
(W)
LAMROUJI MOHAMMED 38
b) Perte joule stator

 Couplage étoile
r: résistance d’un enroulement (bobine)
R: résistance entre file .entres bornes entre
phase ou la résistance apparente
R = 2r et r=R/2

Pjs=3.r.j² avec I=j Pjs=3.r.I²

avec r=R/2 Pjs=3RI²/2


 Couplage triangle
r: résistance d’un enroulement (bobine)
R: résistance entre file .entres bornes entre
phase ou la résistance apparente
R = r//2r =r.2r/r+2r=2r²/3r =2r/3 don r=3R/2

Pjs=3.r.j² avec j=I/√3 Pjs=3.r.


(I/√3)²=r.I²

avec r=3R /2 Pjs=3RI²/2


LAMROUJI MOHAMMED 39
Remarque
Que ca soit le couplage étoile ou triangle

Pjs=3RI²/2
c) Perte fer stator Essai a vide

P0=Pfer+Pmec+ Pjs0 avec Pfer+Pmec=Pc

Pc=P0- Pjs0

Pjs0= Pjs=3RI0²/2

 Si Pjs0 negligable les Pc= P0 donc Pfer= Pc-Pmec


Si Pmec=Pfer ____Pfer =Pc/2

LAMROUJI MOHAMMED 40
d) La puissance transmise

Ptr = Pa – Pjs – Pfs


Cette puissance est transmise du stator au rotor par le champ
magnétique sous la   forme d'un
 couple électromagnétique de moment T qui tourne à la
Ptr=Ttr .Ωs
vitesse de synchronisme Ωs Ttr= Telec

d) Pert joule rotor


Ptr=Ttr .Ωs
Pjs=Ptr-Pele
Pjs=Ttr. Ωs – Tele. Ωr AVEC Ttr= Telec
P ele =T elec .
Pjs=Tele. Ωs – Tele. Ωr Ωr
Pjs=Tele.( 2∏ns –2∏nr)=Tele. 2∏.( ns –nr)= Tele. 2∏. ns .g= )=
Tele. ΩS.g
Pjs=Ttr. g
LAMROUJI MOHAMMED 41
e) Puissance électromagnétique

Pele=Ptr-Pjr
Pelec= Ptr-Ptr.g= Ptr .
f) (1-g)
Perte mécanique

Essai a vide se sont les perte du au frottement au niveau des roulement et


de l’aire avec les ventilateurs

f) Puissance utile

Pu=Pa- ∑Perts
Pu=Pa- Pjs-Pfer-Pjr-Pmec
Pu=Ptr-Pjr-Pmec
Pu=Pele-Pmec

LAMROUJI MOHAMMED 42
10)RENDEMENT D’UN MOTEUR ASYNCHRONE TRIPHASE

 Rendement total INDUSTRIELLE

•ɳI=Pu/Pa
•ɳI=Pa- ∑Perts/Pa
 Rendement du rotor

•ɳr=Pu/Ptr= Ptr-Pjr/Ptr = Ptr-Ptr.g/Ptr = Ptr.(1-


g)/Ptr
• ɳr=(1-g)
LAMROUJI MOHAMMED 43
11)LE COUPLE D’UN MOTEUR ASYNCHRONE TRIPHASE

TU=PU /Ωr=PU /2∏nr Avec n r et ns en tr/s

 Telec=Pelec /Ωr=Pelec /2∏nr


Ttr=Ptr /Ωs=Ptr /2∏ns
12)MODES DE DEMARRAGE DU MOTEUR ASYNCHRONE
Introduction :
Lors de la mise sous tension d’un moteur, l’appel de courant sur le réseau est
important et la
section de la ligne d’alimentation est insuffisante, provoquer une chute de
tension susceptible
d’affecter le fonctionnement des récepteurs. Pour remédier à ces inconvénients.
Les règlements de quelques secteurs interdisent, au-dessus d’une certaine
puissance.
En fonction des caractéristiques du moteur et de la charge, plusieurs méthodes
de
démarrages sont utilisées. Le choix sera dicté par des impératifs électriques, 44
LAMROUJI MOHAMMED
a) DEMARRAGE DIRECT UN SEUL SENS :

C’est le plus simple qui ne peut être exécuté qu’avec le


moteur asynchrone à rotor à cage.
Les enroulements du stator sont couplés directement sur
le réseau
Ce procédé est appliqué aux Moteurs de faible puissance,
ou des moteurs démarrant sans
charge.
Au moment de la mise sous tension, le moteur se
comporte comme un transformateur dont le secondaire,
constitué par la cage du rotor très peu résistante, est en
court-circuit. Le courant induit dans le rotor est important.
Il en résulte une pointe de courant sur le réseau :
I démarrage = 5 à 8 I nominal
Le couple de démarrage est en moyenne :
C démarrage = 0.5 à 1.5 C nominal
LAMROUJI MOHAMMED 45
II. MACHINE SYNCHRONES
1) Définition
Une machine synchrone est réversible. On peut l’utiliser en moteur, par exemple pour la
traction ferroviaire dans le cas du TGV; ou bien en alternateur dans les centrales
électriques.

Au-delà de quelques kilowatts, les machines synchrones sont généralement des


machines triphasées.

2) Constituants d’une Machine Synchrone :

L’alternateur est composé d’un inducteur et d’induit.


Le plus souvent on a :
 Stator = induite
Rotor = inducteur

LAMROUJI MOHAMMED 46
Inducteur : (Rotor)
C’est l’organe générateur du flux.ses enroulements alimentés en courant continu par
l’intermédiaire de bagues et de balais réalisent un électro-aimant dont les pôles sont
alternativement nord et sud. On distingue deux types de rotor :

Induit : (stator)
Il est formé d’un anneau fixe portant dans des encoches les enroulements induits.
C’est dans ces enroulements que prend naissance la f.e.m induite

LAMROUJI MOHAMMED 47
3) Symboles

LAMROUJI MOHAMMED 48
4) FONCTIONNEMENT EN GENERATRICE SYNCHRONE (ALTERNATEUR) :

e1 = Emax sin(ωt)
e2 = Emax sin( ωt −
2π /3 )
e3 =Emax sin( ωt −
4π /3)
e1=e2=e3

a) F-E-M :

LAMROUJI MOHAMMED 49
Fréquence :
La fréquence de la f.e.m. induite est proportionnelle :
- à la fréquence de rotation nS,
- au nombre p de paires de pôles et a pour expression :

Nombre de paire de pôles p :


Le champ magnétique dans l’entrefer d’une Machine Synchrone se répartie
selon le nombre
de pôles formés par la technique de bobinage

LAMROUJI MOHAMMED 50
b) Modèle équivalent d’un enroulement :par phase

iagramme de BEHN - ESCHENBOURG :

LAMROUJI MOHAMMED 51
étermination des éléments du modèle :

La détermination du modèle de l'alternateur non saturé se fait en trois étapes :

Tracé de la caractéristique à vide :


La f.e.m synchrone est égale à la f.e.m à vide. On relève, donc, à vitesse constante, Ev
En fonction de Ie , courant dans l'inducteur, on trace Ev = f (Ie)

LAMROUJI MOHAMMED 52
Essai a vide iex =0 P0=Pmec

Essai a vide iex ≠0= (5VN/4) P0=Pmec+

Pc=Pmec+Pmag=PC

LAMROUJI MOHAMMED 53
 Relevé de la caractéristique en court-circuit :

Les trois enroulements du stator sont couplés en étoile. Le modèle équivalent d'un
enroulement de l'alternateur est le suivant :

L'alternateur est entraîné à vitesse nominale, on mesure les intensités du courant


d'excitation et d'un des courants de court-circuit débités dans l'induit, on trace Icc = f (Ie).

LAMROUJI MOHAMMED 54
Calcul de l'impédance synchrone :
Pour un courant d'excitation donné, le module de l'impédance synchrone est
donné par la
relation :

alcul la résistance synchrone :


Méthode 1- avec alimentation en
cc

Rs=Vc/Ic

LAMROUJI MOHAMMED 55
Méthode 1-avec essai en cc

iex= (5in/4)

Pcc=Pmec+3Rs.I²cc
Rs=(Pcc-Pmec)/(3I²cc)
E²cc=(Xs.Icc)²+
(RsIcc)²
Zs² =Xs²+Rs²
Xs =√(Zs²-Rs²)
Xs= √((Ucc/Icc)²-Rs²)

LAMROUJI MOHAMMED 56
L'alternateur en charge
:
Le comportement d'un alternateur dépend de la nature de la charge qu'il
alimente. On
distingue deux types de charges : U ≈ EV – (RI.cosO + XI.sinO )
- Charge capacitive.
- Charge inductive.

LAMROUJI MOHAMMED 57
Sur cette caractéristique on observe que :
· La tension décroît quand le récepteur est résistif ou inductif.
· La tension augmente quand le récepteur est capacitif.

c) Rendement et Puissances :
Le rendement de l'alternateur est égale au quotient de la puissance utile Pu
qu'il fournit à la puissance Pa qu'il absorbe soit :

LAMROUJI MOHAMMED 58
LAMROUJI MOHAMMED 59
Les pertes se répartissent en deux catégories
· Les pertes constantes ou pertes a vide :
- pertes mécaniques par frottement et ventilation.
- pertes par effet Joule dans le circuit d'excitation
· Les pertes variables ou pertes en charge se limitent aux pertes par effet
Joule dans
le circuit induit.
Le rendement des alternateurs est très bon, il est de l'ordre de 0,85 pour les
alternateurs de
quelques KVA jusqu'à 0,98 pour les alternateurs triphasés de forte puissance.
Le rendement diminue avec le facteur de puissance .
Courbes

LAMROUJI MOHAMMED 60
Systèmes d’excitation :
L’alimentation en courant continu du rotor peut être assurée par :
Une Génératrice à courant continu à auto-excitation (type shunt). (fig 1)

LAMROUJI MOHAMMED 61
Un système d’auto-excitation à l’aide d’un convertisseur alternatif continu
qui redresse la tension délivrée par l’alternateur et le réinjecte dans le circuit
inducteur. par le flux
rémanent.(fig 2)

LAMROUJI MOHAMMED 62
Alternateur auxiliaire à aimants permanents monté sur l’arbre de la
turbine.(fig 3)
Un système d’urgences avec batterie d’accumulateurs.

LAMROUJI MOHAMMED 63
Couplage d’un Alternateur au réseau

L’alternateur autonome est un cas particulier de fonctionnement. Les


alternateurs de grande puissance (supérieure à 50 kVA) des centrales
électriques sont tous interconnectés, c’est-à dire couplés sur le même
réseau de distribution. Ils reçoivent tous les jours, d’un organisme central
appelé « dispatching », un programme qui prévoit et fixe pour les
différentes heures l’énergie à fournir sur le Réseau National.
D’autre part, le rendement d’un alternateur est maximal aux environs de sa
charge nominale.
Dans ces conditions, pour obtenir le meilleur rendement global de la
centrale, il faut mettre de nouvelles unités en service dans les périodes
chargées de la journée et les mettre hors service durant les périodes
Conditions de couplage
creuses.
Pour que le couplage n’entraîne, au moment de la fermeture de
l’interrupteur tripolaire
disposé entre l’alternateur et le réseau, aucun échange brutal de
courant et par suite aucun choc mécanique sur le rotor, il faut que :
 les trois f.é.m. à vide e1, e2 et e3 de l’alternateur,
 les trois tensions simples v1, v2 et v3 du réseau,

LAMROUJI MOHAMMED 64
soient respectivement égales (les neutres de l’alternateur et du réseau
sont supposés reliés entre eux, par exemple par « mise à la terre »).
Pour qu’il en soit ainsi, deux premières conditions doivent être
satisfaites :
 égalité des fréquences;
 égalité des valeurs efficaces.
En agissant sur la turbine qui entraîne l’alternateur on amène la fréquence
de rotation n à une valeur aussi voisine possible de ns = 3000 / p (en
tr/mn).

LAMROUJI MOHAMMED 65
En agissant sur le courant inducteur J on obtient l’égalité de la valeur efficace
E des f.é.m. et
de la valeur efficace V des tensions.
Supposons que le double réglage précédent est réalisé. Les six vecteurs de
même norme
tourneraient exactement à la même vitesse (figure b) si l’on avait
rigoureusement n = ns. En
fait, même si le réglage est fait avec précision, les vecteurs E1, E2, E3
tournent lentement mais inévitablement par rapport aux vecteurs V1, V2, V3.
On ne peut pas réaliser en permanence l’égalité, mais il faut effectuer le
Réalisation
couplage audu moment
couplageoù :
E1 = V1, E2 =tripolaire
Pour repérer l’instant où l’interrupteur V2, E3 =doit
V3 être fermé on peut
C’est-à-dire à l’instant
connecter à ses bornes où l’étoile
trois lampesdes f.é.m.
L1, L2 etcoïncident avec
L3 (ceci est celleendes
utilisé faible
tensions.
puissance).

LAMROUJI MOHAMMED 66
Si la succession des phases est la même (succession supposée directe dans
le cas de la fig.
d) pour les f.é.m. e1, e2, e3 d’une part et pour les tensions v1, v2, v3 d’autre
part, les trois
lampes battent simultanément soumises aux tensions représentées par les
vecteurs en
pointilles. Elles s’éteignent et passent par leur éclairement maximal en même
temps. (Ces
lampes doivent supporter deux fois la tension simple). A l’instant où les
lampes sont éteintes, la condition d’égalité recherchée est réalisée.
Si la succession des phases n’est pas la même pour les f.é.m. et les tensions
simples, par
exemple si on la succession directe pour v1, v2, v3 et la succession inverse
pour e1, e2, e3, les
lampes s’allument et s’éteignent successivement : quand la lampe L1 est
éteinte, L2 et L3
sont allumées Il suffit alors de croiser deux fils entre l’alternateur et
l’interrupteur pour revenir au cas précédent.
Lorsque les trois lampes battent simultanément, on augmente la période de
battement en
agissant sur la turbine et quand la durée de chaque extinction est de
quelques secondes, on
ferme l’interrupteur au moment d’une extinction : la machine synchrone est
couplée sur le 67
LAMROUJI MOHAMMED
réseau, elle ne reçoit ni ne fournit aucune puissance.
5) FONCTIONNEMENT EN MOTEUR SYNCHRONE
Principe de fonctionnement :
Le principe de fonctionnement d’un Moteur Synchrone est basé sur le phénomène
d’accrochage :
Pratiquement, le moteur synchrone est un alternateur entraîné en rotation jusqu’à la
fréquence de synchronisme puis couplé au réseau et chargé mécaniquement :
- Les enroulements statoriques alimentés en triphasé génèrent un champ
tournant, qui tourne à une vitesse de synchronisme ;
- L’enroulement induit rotoriques, alimenté en courant continu et amené à la
vitesse de synchronisme par un moteur auxiliaire, est analogue à un aimant permanent
tournant à la même fréquence de rotation que la fréquence de synchronisme du champ
tournant.

LAMROUJI MOHAMMED 68
LAMROUJI MOHAMMED 69
LAMROUJI MOHAMMED 70
LAMROUJI MOHAMMED 71
LAMROUJI MOHAMMED 72
Ainsi, en agissant sur le courant d’excitation, il est possible de faire
fonctionner le moteur
synchrone :
- Soit en récepteur
- Soit en générateur de puissance réactive

LAMROUJI MOHAMMED 73
LAMROUJI MOHAMMED 74
LAMROUJI MOHAMMED 75
LAMROUJI MOHAMMED 76
LAMROUJI MOHAMMED 77

Vous aimerez peut-être aussi