MINISTERE DE LA SNTE DE LA POPULATION ET DE LA REFORME HOSPITALIERE
INSTITUT NATIONAL DE FORMATION SUPERIEURE DE SAGES FEMMMES TLEMCEN
CODAGE SPATIAL EN IRM
PHYSIQUE APPLIQUÉE EN IRM
PRÉPARÉS PAR : ABEID ALLAH IBRAHIM EL KHALIL
GASMI KOUIDER / BELABBES ABDELDJALIL
PLAN DE TRAVAILLE :
• Interprétation du codage spatial en IRM :
• Sélection de coupe .
• Codage de phase .
• Codage de fréquence .
• Codage spatial en imagerie 3D :
• Particularités des acquisitions 3D .
• Conséquences de l'acquisition en 3D .
INTERPRÉTATION DU CODAGE SPATIAL EN IRM :
• Sélection de coupe :
• La sélection d’un plan de coupe et le codage spatial de chaque voxel nécessitent l’utilisation de
gradients de champ magnétique.
• L’intensité du champ magnétique varie de façon régulière suivant l’axe d'application du gradient.
Chaque gradient est caractérisé par son intensité, sa puissance, sa direction et le moment et la durée
de son application.
• Le gradient de sélection de coupe permet de modifier la fréquence de précession des protons afin
qu’une onde de RF ayant la même fréquence puisse les faire basculer (résonance).
• Le gradient de sélection de coupe est appliqué simultanément à l’ensemble des ondes de RF.
• Par l’intermédiaire du gradient de sélection de coupe, à la sélectivité fréquentielle de l’onde RF (bande
passante) correspond une sélectivité dans l’espace (épaisseur et profil de coupe).
• Codage de phase :
• Chaque pas de codage de phase agit en quelque sorte comme un tamis qui fait ressortir les signaux
horizontaux qui sont espacés régulièrement.
• Ce filtre est sensible à la distribution spatiale verticale des signaux dans le plan de coupe. Plus le décalage de
phase est important, plus ce filtre est mince et resserré.
• En l’absence de codage de phase, le signal provient de toute la coupe.
• C’est pour cela qu’il faut de multiples pas de codage de phase pour avoir assez d’informations pour
reconstruire l’image : l’analyse des signaux obtenus avec des centaines de profils différents, correspondant à
autant de peignes plus ou moins fins, permettra de reconstruire une image (et pas uniquement composée de
bandes horizontales mais de contours plus complexes) .
• Pour réaliser ces différents pas d’encodage de phase, le gradient est appliqué avec des valeurs différentes,
incrémentées de façon régulière.
• Il est bipolaire, c’est-à-dire qu’on utilise des gradients avec des valeurs positives et
négatives, symétriques par rapport à 0.
• En termes de plage de " tailles de filtres " , un gradient bipolaire est équivalent à un
gradient qui ne serait par exemple que positif et de même amplitude de variation
absolue, avec l’inconvénient pour ce dernier de devoir aller à des amplitudes positives
deux fois plus élevées (d’où un plus grand déphasage et un signal de moins bonne
qualité).
• Codage de fréquence :
• On peut interpréter le codage en fréquence de manière équivalente, dans la direction horizontale.
• Lors de l’application du gradient de codage en fréquence, le signal est numérisé à intervalles
réguliers dans le temps. Chaque échantillon de signal correspond à une accumulation donnée de
l’action du gradient sur l’ensemble du signal de la coupe : plus on avance dans le temps, plus le
gradient aura agi longtemps sur les spins, et plus leur phase aura été modifiée.
• On retrouve ici l’effet filtre sensible à la distribution spatiale dans la direction horizontale (celle
d’application du gradient) . Pour obtenir l’équivalent d’un effet bipolaire, on applique avant la
lecture du signal un demi-lobe de gradient de codage en fréquence mais en sens inverse (lobe de
déphasage).
• Tous les signaux d'une même coupe sont enregistrés dans l'espace K puis traités pour
former une image du plan de coupe.
• Alors que le codage spatial en fréquence est effectué en quelques millisecondes durant
la lecture du signal, le codage spatial par la phase nécessite des répétitions de la
séquence d’imagerie. En séquence d’écho de spin classique, un seul pas de codage de
phase est réalisé par répétition, avec des temps de répétition TR qui peuvent atteindre 3
secondes : ce codage est donc beaucoup plus lent.
CODAGE SPATIAL EN IMAGERIE 3D :
• Particularités des acquisitions 3D :
• Les spécificités du codage spatial en IRM autorisent une imagerie 3D véritable, avec l'acquisition d'un volume
d'emblée (et non pas coupe par coupe comme en TDM).
• Les particularités des acquisitions tri-dimensionnelles sont :
• l'excitation d'un volume complet à chaque répétition (volume = "coupe épaisse "), au lieu d'une seule coupe
fine
• un codage spatial en 3 dimensions en rajoutant un codage de phase dans la 3e dimension par rapport aux
codages de phase et de fréquence utilisés en 2D
• une multiplication du nombre de répétitions d'un facteur égal au nombre de "coupes " (partitions) dans la
troisième dimension afin de remplir tout l'espace K 3D
• une reconstruction par transformée de Fourier 3D
• Conséquences de l'acquisition en 3D :
• Tout ceci a des conséquences sur :
• le temps d'acquisition : étant donné le grand nombre d'informations à acquérir pour remplir l'espace K 3D, on utilise soit des
séquences avec un TR très court (de type écho de gradient), soit des séquences qui remplissent l'espace K plus rapidement par
répétition.
• la quantité de signal : à chaque répétition, le signal provient de tout le volume, et non pas d'une seule coupe. Il y a donc plus de
signal enregistré et moins de "parasites". Les partitions peuvent être plus fines que les coupes 2D classiques, puisque le rapport
signal/bruit est meilleur par rapport à une coupe d’épaisseur équivalente acquise en 2D.
• la résolution spatiale : Le volume d’intérêt est exploré en entier, sans espacement ni intervalle entre les coupes, que l’on peut
reformater dans tous les plans.
• les artéfacts : en raison des deux codages de phase, des artéfacts de repliement et de troncature peuvent se voir dans deux
directions différentes.
• Durée d’une séquence d’imagerie 3D
• Avec
• TR = Temps de répétition
• NPy = Nombre de pas de codage dans l’axe y
• NPz= Nombre de pas de codage dans l’axe z
• Nex= Nombre d’excitations
Merci pour votre attention