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4 Présentation Des Résultats Et Discussion de L'enquête: 1. Pratiques Actuelles en Matière Environnementale

Le document présente les résultats d'une enquête sur les pratiques environnementales dans les ateliers de réparation automobile. Il montre que la récupération des eaux usées, carburants et autres matières est insuffisante, en particulier dans les ateliers de carrosserie. Le document contient également des graphiques illustrant les taux de récupération pour différents types de déchets et selon le type d'atelier. Il présente aussi les niveaux de connaissance des lois environnementales chez les dirigeants d'atelier.

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4 Présentation Des Résultats Et Discussion de L'enquête: 1. Pratiques Actuelles en Matière Environnementale

Le document présente les résultats d'une enquête sur les pratiques environnementales dans les ateliers de réparation automobile. Il montre que la récupération des eaux usées, carburants et autres matières est insuffisante, en particulier dans les ateliers de carrosserie. Le document contient également des graphiques illustrant les taux de récupération pour différents types de déchets et selon le type d'atelier. Il présente aussi les niveaux de connaissance des lois environnementales chez les dirigeants d'atelier.

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4 Présentation des résultats et discussion de l’enquête

1. Pratiques actuelles en matière environnementale

La présente section présente les principaux résultats sur le portrait global de la


situation actuelle dans les divers ateliers.

Afin de mieux visualiser les différentes pratiques de récupération dans les ateliers
visités, nous avons regroupé ces résultats dans des diagrammes en bâtons qui
permettent aussi de bien distinguer les catégories d’atelier. Ainsi, les trois figures qui
suivent illustrent en pourcentage la moyenne des matières récupérées.

Graphique 2- Proportions des matières récupérées

100,00%

90,00%

80,00%

70,00%

60,00% Mécanique
Carrosserie
50,00%
Spécialiste
40,00% Recycleur
30,00%

20,00%

10,00%

0,00%
1= filtres 2=les eaux 3= les huiles 4= les 5=le 6=les
usées rebuts de carburant antigels
métaux

Le premier diagramme ci-dessus permet de déduire que les eaux usées et le


carburant (essence ou diesel) sont peu récupérés. Nous pouvons constater que
parmi les ateliers de carrosserie que nous avons visités, aucun d’eux ne possède de
séparateur ou décanteur pour récupérer les huiles et les métaux des eaux usées.
Cela représente une préoccupation importante, puisque ces ateliers constituent une
catégorie d’atelier avec des charges polluantes de leurs eaux usées par les métaux
lourds qui sont élevées, suite aux travaux de débosselage, de carrosserie et de
peinture qu’ils réalisent. Ces charges élevées constituent une contamination
environnementale potentielle des nappes d’eau phréatiques. La même constatation
peut être faite en ce qui concerne la récupération des carburants des automobiles qui
est inexistante au niveau des ateliers de carrosserie et des ateliers spécialisés. En
revanche, nous pouvons aussi remarquer que les huiles usagées et les rebuts de
métaux sont presque entièrement récupérés.

12
Graphique 3- Proportions des matières récupérées (suite)

100,00%

90,00%

80,00%

70,00%

60,00%
Mécanique
Carrosserie
50,00%
Spécialiste
Recycleur
40,00%

30,00%

20,00%

10,00%Graphique 3- Proportions des matières récupérées


(suite)
0,00%
7=les 8= les 9=les 10=les 11=les 12=les
contenants solvants absorbants lave- guenilles
vides contenants
pièces de peinture

Dans le graphique 3, nous pouvons constater que les contenants vides et les
contenants de peinture sont moins récupérés, surtout par les ateliers spécialisés. Une
précision doit être apportée ici au sujet des ateliers spécialisés. Vu le caractère
restreint des activités des ateliers spécialisés, ceux-ci ne sont pas toujours concernés
par la récupération de toutes les matières qu’ils utilisent. Afin d’éviter les biais dans la
compilation des résultats, nous avons tenu compte de ces informations lors des
calculs.

13
Graphique 4- Proportions des matières récupérées (suite 2)

100,00%

90,00%

80,00%

70,00%

60,00% Mécanique
Carrosserie
50,00%
Spécialiste
40,00% Recycleur
Graphique 4- Proportions des matières récupérées (suite
30,00%
2)
20,00%

10,00%

0,00%
13=les 14=liquide 15= les 16= les 17=les 18=
pneus d'air batteries cartons les résidus de
climatisé plastiques
verre

Le diagramme ci-dessus montre aussi un très faible taux de récupération des


cartons, des plastiques et des résidus de verre. À ce sujet, au cours de notre visite,
plusieurs dirigeants d’atelier, surtout en carrosserie, se sont plaints de ne pas pouvoir
récupérer les grands cartons qu’ils reçoivent. Les véhicules de la ville ne les
ramassent pas parce que ces cartons sont trop grands pour leurs camions. De plus,
ils n’ont pas assez de volume pour nécessiter la location d’un « container » spécial
pour les cartons. La même problématique se retrouve aussi au niveau des plastiques.
Ceci semble justifier la non-récupération totale des cartons et des plastiques, mais ne
justifie pas pour autant la non-récupération des résidus de verre. Pour ces derniers,
la majorité des dirigeants affirment qu’il n’y a aucun service de récupération de verre
dans leur municipalité.

Le questionnaire a aussi permis d’évaluer le degré de satisfaction des dirigeants des


ateliers par rapport aux services de récupération qu’ils utilisent, toutes catégories
d’atelier confondues. Nous pouvons voir au graphique 5 qu’en moyenne, il y a plus
de 90 % de ces dirigeants qui sont satisfaits des services de récupération avec
lesquels ils font affaire. La majorité d’entre eux justifiant cela par le fait que le
service est régulier et adéquat. De plus, il apparaît que les dépenses engagées pour
les services de récupération utilisés actuellement soient perçues comme
convenables. En effet, plus de 90% des répondants considèrent que l’efficacité des
services est supérieure aux coûts engagés et plus de 80% ont qualifié ces coûts
comme convenables.

14
Graphique 5- Degré de satisfaction à l’égard des services de récupération

4.2 Connaissance des lois et règlements environnementaux

Dans la seconde partie du questionnaire de l’enquête, nous avons voulu évaluer la


connaissance des lois et règlements par les dirigeants d’atelier ainsi que par leurs
employés. Nous souhaitions également identifier les sources d’information des
responsables d’atelier en matière environnementale ainsi que les moyens utilisés
pour transmettre l’information à leurs employés. Dans un dernier temps, nous avons
sondé leur perception quant aux avantages qui découlent de la mise en conformité
avec ces règlements dans leur atelier.

Ainsi, il est assez surprenant d’apprendre que 76% des dirigeants d’atelier d’entretien
et de réparation des automobiles que nous avons interrogés à ce sujet, déclarent
n’avoir aucune connaissance des lois et règlements relatifs à l’environnement pour
leur secteur. 22 % des dirigeants d’atelier disaient avoir un minimum de
connaissance des lois, alors que seulement 2 % d’entre eux ont déclaré avoir une
bonne connaissance de celles-ci.

15
L’objectif visant à évaluer la connaissance des lois environnementales nous a permis
de constater qu’un très faible pourcentage des répondants semble posséder un
minimum de connaissance. Fait intéressant, la grande majorité de ceux-là étaient
les dirigeants de stations-services. Ils connaissaient particulièrement les lois qui ont
trait aux réservoirs des hydrocarbures et aux déversements des produits dangereux.
Cela s’explique par le fait qu’il y a eu longtemps une forte sensibilisation au sujet des
règlements encadrant les réservoirs d’hydrocarbures souterrains. Afin d’obtenir
l’autorisation de posséder une station-service, les futurs propriétaires se devaient de
bien connaître cette réglementation. Ainsi, cela démontre que si une telle stratégie
est adoptée au niveau des garages, il y a de fortes chances d’obtenir du succès en
matière de connaissance des lois et règlements en matière d’environnement.

Graphique 6- Connaissance des lois environnementales

On constate que les sources d’information en matière de gestion environnementale


qu’ils déclarent avoir sont variables. 35 % d’entre eux affirment n’en avoir aucune,
environ 50 % déclarent recevoir l’information du gouvernement ou de leur bannière
et/ou fournisseur.

En ce qui concerne la connaissance des lois environnementales par les employés,


environ 50 % des dirigeants d’atelier considèrent leurs employés bien informés et
près de 80 % d’entre eux affirment les informer eux-mêmes. Malgré tout, 25 % des
répondants affirment n’utiliser aucun moyen pour informer leurs employés sur les
normes à respecter, alors que 45 % comptent sur le bouche à oreille. Seulement
29 % affirment utiliser des communications écrites ou encore planifier des réunions
pour informer leurs employés.

Il est important de mentionner que le fait que les répondants aient été soumis à un
questionnaire d’enquête semi-dirigée a pu influencer leur réponse quant à leur
méconnaissance au sujet de cette législation. En fait, dans plusieurs cas, même si le

16
responsable d’atelier nous avait affirmé ne pas connaître une loi, nous avons pu
observer certaines applications nous indiquant qu’il possédait au moins une idée de
ce que la loi peut proscrire ou prescrire.

De plus, plusieurs responsables d’atelier ont déclaré que leurs employés connaissent
les lois environnementales. Toutefois, ces réponses contredisent le fait que les
responsables déclarent eux-mêmes qu’ils ont très peu de connaissance en matière
environnementale et qu’ils ont aussi confirmé être la personne informant les
employés à ce sujet. Malgré tout, cela nous a permis de voir que ces répondants sont
conscients qu’il est de leur responsabilité de transmettre ces informations à leurs
employés. Ainsi donc, ils pourront éventuellement agir comme levier afin de véhiculer
les messages aux employés concernant les préoccupations environnementales de
leur atelier. Toutefois, un grand nombre d’entre eux nous ont mentionné utiliser le
bouche à oreille afin de faire circuler l’information. Cela nous semble une méthode
plutôt inefficace. Il faudrait donc s’assurer que ceux-ci utilisent des réunions et de
l’information écrite afin de sensibiliser leurs employés.

Finalement, 72 % des dirigeants d’atelier déclarent qu’ils sont conscients que les lois
et les règlements en environnement apportent des avantages dans leur atelier,
notamment au niveau de la propreté, de la santé ainsi que de la sécurité. La section
concernant la perception des lois par les répondants apporte aussi des notions
intéressantes. Ainsi, les résultats de l’enquête montrent que les dirigeants d’atelier
pensent qu’il existe un avantage concurrentiel pour un atelier qui respecte les
règlements environnementaux par rapport à un autre. Ces données semblent être
corrélées avec leur perception sur la préoccupation des pratiques environnementales
de leurs clients.

4.3 Perceptions à l’égard des lois et règlements


environnementaux
La troisième partie de l’enquête visait à recueillir la perception des responsables
d’atelier à l’égard des lois et règlements. Dans cette section nous avons voulu savoir
si des obstacles et irritants sont perçus à l’application de la réglementation dans les
ateliers. Nous avons voulu de même connaître la perception des répondants quant
aux bénéfices et avantages concurrentiels par rapport à d’autres ateliers qu’il est
possible pour eux de retirer de l’application des normes et règlements en matière
d’environnement. En dernier lieu, nous avons questionné leur perception quant aux
préoccupations environnementales de leurs clients.

La compilation des résultats nous a permis d’apprendre que la majorité des


répondants, soit environ 8 9%, considèrent que les bienfaits pour les générations
futures représentent le bénéfice majeur à l’application des lois et règlements en
environnement. C’est ce que nous avons regroupé sous le vocable « bien pour les
générations futures » lors de la compilation. De plus, 73 % des responsables d’atelier
affirment qu’il y a un avantage concurrentiel à appliquer ces normes et règlements.

17
Graphique 7- Les bénéfices qu’apportent les lois en environnement

L’enquête démontre aussi que la majorité, soit environ 72 % des responsables


d’atelier, considèrent qu’il n’y a aucun obstacle à l’application des lois et règlements.
Cependant, pour les 28 % restant, les obstacles à l’application des règlements
étaient représentés par les coûts, le temps et/ou la disponibilité du personnel pour le
faire.

En ce qui concerne la perception des responsables d’atelier quant à la préoccupation


de leurs clients pour l’environnement, 45 % affirment que leurs clients se préoccupent
de l’environnement. Par ailleurs, 38 % disent que leurs clients ne s’en préoccupent
pas du tout. Toutefois, il importe de mentionner que nous n’avons pas questionné les
clients afin de connaître leur niveau de préoccupation environnementale.

Graphique 8- Perception à l’égard des clients

18
4.4 Réceptivité aux bonnes pratiques environnementales

La dernière partie du questionnaire d’enquête devait nous permettre d’évaluer la


réceptivité aux bonnes pratiques environnementales. Nous avons donc voulu
déterminer les éléments qui favoriseraient leur participation à des activités de gestion
environnementale. Pour cela, il fallait recueillir leur perception relative aux efforts
supplémentaires qu’ils devraient fournir pour appliquer ces bonnes pratiques. D’autre
part, il fallait également apprécier la disponibilité des dirigeants et celle de leurs
employés à suivre de la formation continue afin d’implanter des bonnes pratiques
environnementales dans leur atelier. Nous les avons aussi questionnés sur la
meilleure méthode pour communiquer de l’information ainsi que sur leur opinion à
l’égard de l’implantation d’un système de gestion environnementale. Finalement,
nous les avons questionnés sur l’existence d’une politique de gestion
environnementale dans leur atelier.

Ainsi, à la question concernant les motivations possibles pour qu’ils s’impliquent


d’avantage dans une gestion environnementale, la majorité des responsables
d’atelier, soit 62 %, nous ont parlé d’un incitatif d’image publique, comme par
exemple une bannière, une affiche publicitaire ou une marque environnementale qui
reconnaîtrait les efforts réalisés. Par ailleurs 25 % des responsables demandaient un
incitatif financier, tandis que 13 % comptaient sur les mesures coercitives de la loi et
des règlements. De plus, 83 % des responsables des ateliers que nous avons visités
ont affirmé que leur atelier avait encore des efforts supplémentaires à faire en matière
environnementale.

Ainsi, en ce qui concerne la réceptivité aux bonnes pratiques environnementales, les


données semblent indiquer que parmi les éléments qui pourraient favoriser une
participation des ateliers à des activités de gestion environnementale, il n’y a pas lieu
de préconiser les mesures coercitives pour le moment. En effet, il semble plutôt que
la notion d’image publique est la préoccupation majeure d’un grand nombre de
répondants. Selon eux, il est important que leurs efforts en matière de gestion
environnementale soient reconnus, soit par une image publicitaire, une bannière ou
encore une marque de commerce environnementale. En fait, il nous a semblé que le
moyen utilisé leur importait peu, tant et aussi longtemps que la reconnaissance des
efforts réalisés soit reconnus et rendus publics. Cela représente donc un aspect
important à considérer lors de l’implantation d’un projet de sensibilisation
environnementale.

En ce qui concerne la formation continue, 84 % des responsables ont affirmé que


leurs employés sont prêts à suivre une telle formation et dans 87 % des cas, les
répondants eux-mêmes sont disposés à mettre en oeuvre une politique de gestion
environnementale (GE) dans leur atelier.

L’enquête a aussi permis de déterminer que la majorité des répondants (73%)


préfèrent recevoir les informations en matière environnementale sous la forme de
documents imprimés.

19
Graphique 9- La réceptivité aux bonnes pratiques

Toujours dans le même objectif, nous avons posé la question aux répondants à
savoir s’ils sont d’accord que les ateliers de réparation et d’entretien automobile
mettent en place un système de gestion environnementale (SGE). Ainsi 89 % des
responsables étaient d’accord et seulement 11% ne l’étaient pas.

Ce résultat est très intéressant et encourageant dans la perspective future d’un tel
projet. Toutefois, il est à noter que le fait d’avoir eu un entretien de plusieurs minutes
avec les responsables des ateliers où nous avons pris la peine d’expliquer différents
concepts qui leur étaient parfois inconnus avant de leur poser la question, a pu
influencer leur réponse à cette question. Ainsi, il est fort possible que la même
question posée en début d’entretien et sans aucune explication n’aurait pas suscité la
même réponse chez certains d’entre eux. Malgré tout, le biais est probablement faible
si l’on considère le fait que l’environnement est un sujet d’actualité et que tout un
chacun est conscient qu’il est important de le préserver. Ainsi donc, nous considérons
que le pourcentage de responsables en accord avec un tel projet serait toujours
élevé.

Finalement, parmi les ateliers visités, 86% ont une politique d’économie d’énergie
avec des appareils qui consomment moins, des comportements de consommation
exemplaires et l’isolation thermique des immeubles. La grande majorité suit des
programmes avec Hydro-Québec à ce sujet. De plus, 67 % ont une politique de
gestion des matières résiduelles, c’est-à-dire qu’ils effectuent un certain tri des
matières résiduelles et s’assurent de la récupération de certaines matières etc.
Toutefois, seulement 5 % ont une politique de gestion des flux de matières, c’est-à-
dire la mise en place d’un contrôle systématique des quantités de matières qui
rentrent par rapport à celles qui sortent dans leur atelier.

20
La gestion des flux de matières semble donc encore méconnue d’un grand nombre
de responsables, ce qui justifierait, au sein d’un projet de sensibilisation, de s’y
attarder et de mieux l’expliquer, ainsi que les bénéfices potentiels.

4.5 Quelques disparités

L’étude exhaustive des résultats obtenus lors de l’enquête nous a permis d’identifier
des écarts en fonction de certaines variables. Ainsi, pendant la compilation des
données, nous avons remarqué la variation des moyennes de certaines réponses en
fonction du milieu où les ateliers se situaient, ainsi que de leur taille et de leur
catégorie. Dans cette étude, la taille de l’atelier est évaluée par le nombre de baies
de service de l’atelier. Nous avons donc rassemblé ces données dans différents
tableaux.

Tableau 3- Pratiques en fonction de la catégorie des ateliers

21
Le tableau 3 illustre des pratiques en fonction de la catégorie d’atelier. Il nous permet
de voir que les catégories les plus difficiles à pénétrer lors d’une campagne de
sensibilisation sont d’abord les recycleurs, puis les ateliers spécialisés. Par
conséquent, il faudra élaborer une stratégie adéquate pour mieux les sensibiliser.

Le tableau 4 ci-dessous démontre que les ateliers de petite taille récupèrent moins de
matières que les ateliers de grande taille. Ceci peut aussi être justifié par le volume
des matières. De plus, selon la perception des responsables des petits ateliers, peu
de leurs clients se préoccupent de l’environnement.

Tableau 4- Pratiques en fonction de la taille des ateliers

Finalement, en observant les écarts en fonction du secteur géographique (tableau 5),


nous pouvons remarquer que les répondants en milieu urbain sont plus insatisfaits
par rapport aux services de récupération fournis que ceux du milieu rural. Par ailleurs,
en milieu rural, les responsables des ateliers trouvent que les dépenses engagées
dans la récupération sont élevées. Nous pouvons également voir que les dirigeants
d’atelier en milieu rural considèrent que les règlements représentent des obstacles et
qu’ils considèrent en majorité que leurs clients ne se préoccupent pas de
l’environnement.

22
Tableau 5- Pratiques en fonction de la situation géographique des ateliers

Questions Milieu Urbain Milieu Rural


Dégré de satisfaction à l'égard des services de récupération fournis
Insatisfait 33% 6%
Opinion sur les dépenses de récupération
Coûts > efficacité 8% 11%
Les obstacles apportés par les règlements
Aucun obstacle 69% 44%
Perception sur les préoccupations des clients à l'égard de l'environnement
Pas du tout 14% 72%
Existence d'une politique de gestion des matières résiduelles
Aucune politique 20% 56%

Ces résultats tracent un portrait global des pratiques actuelles et ce, toutes
catégories confondues.

23
5 Lois et règlements environnementaux encadrant les
ateliers au Québec
Dans le but de produire un tableau synthèse dégageant un portrait complet des lois
et règlements qui encadrent les ateliers d’entretien automobile au Québec, nous
avons eu recours aux moyens suivants :
- Recensement des lois et règlements via le site du ministère de l’Environnement
(MENV);
- Discussion avec un expert du MENV;
- Discussion avec un expert du département de l’environnement de la ville de
Montréal;
- Discussion avec un expert du ministère des Ressources naturelles qui
travaille
dans la direction des hydrocarbures;
- Analyse des règlements par rapport à leur application dans les différents
ateliers.

Les ateliers de services automobiles du Québec, comme toutes les industries, sont
concernés par des lois et règlements en environnement, notamment l’article 22 de la
loi sur la qualité de l’environnement [ L.R.Q.. Chapitre 22 ]. Celle-ci stipule que:

« Nul ne peut ériger ou modifier une construction, entreprendre l'exploitation


d'une industrie quelconque, l'exercice d'une activité ou l'utilisation d'un procédé
industriel ni augmenter la production d'un bien ou d'un service s'il est
susceptible d'en résulter une émission, un dépôt, un dégagement ou un rejet
de contaminants dans l'environnement ou une modification de la qualité de
l'environnement, à moins d'obtenir préalablement du ministre un certificat
d'autorisation.»

Les règlements qui découlent de cette loi et qui s’appliquent aux ateliers de services
automobiles du Québec sont les suivantes :

- Règlement relatif à l’application de la loi sur la qualité de l’environnement


[Q-2, r.1.001]
- Règlement sur l’entreposage des pneus hors d’usage.[Q-2 , r.6.1]
- Règlement sur la qualité de l’atmosphère [Q-2, r.20]
- Règlement sur les déchets solides [Q-2, r.3.2]
- Règlement sur les matières dangereuses [Q-2, r.15.2]
- Règlement sur les produits pétroliers [P-29.1, r.2]
- Règlement sur les substances appauvrissant la couche d’ozone [Q-2,
r.23.1]
- Règlement sur l’évacuation et traitement des eaux usées des résidences
isolées [Q-2, r.8]
- Règlement sur l’évaluation et l’examen des impacts sur l’environnement [Q-2,
r.9]
- Règlement sur la récupération et valorisation des contenants de peinture et
des peintures mis à rebut [Q-2, r.20.01]
- Règlement sur les lieux d’élimination de neige [Q-2, r.15.1]
- Règlement sur la protection et la réhabilitation des terrains 24

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