Université Mohamed V – Agdal
Ecole Supérieure de Technologie - Salé
Département : Génie Urbain et Environnement
Filière: Génie Civil
2ère année DUT
Assainissement Routier Transversal
Les buses et les dalots
Plan de Travail:
Introduction
I) Définitions Dalots/Buses
II) Dimensionnement des Buses et des dalots
Conclusion
Introduction
L’eau, sous toutes ses formes :
météorique, superficielle ou
souterraine, cause à l’ingénieur
d’énormes difficultés en ce sens qu’elle
constitue une des causes premières des
dégradations diverses rencontrées sur
la route. Les problèmes liés à l’eau
surgissent en tous points : traversée
des grandes rivières, écoulement des
eaux sur zones inondables, écoulement
des eaux pluviales, franchissement des
petits cours d’eau etc. Ces problèmes
surviennent à tout moment : en cours
d’étude, en cours de réalisation et
durant l’exploitation.
Principe d’un projet routier:
La lutte contre l’action négative de l’eau se fait à tous les stades de la vie
d’une route, c'est-à-dire : dès l’élaboration du projet ; pendant la construction ;
sur la chaussée en service (période d’exploitation). En conséquence, la prise en
compte de l’assainissement dans l’étude d’un projet routier est basée sur deux
principes essentiels, à savoir :
a) Favoriser l’évacuation rapide des eaux superficielles en contrôlant et
dirigeant le ruissellement de manière à éviter qu’ils endommagent les
ouvrages routiers et les propriétés riveraines.
b) Empêcher ou réduire les infiltrations dans les chaussées ou à leurs abords
immédiats et drainer les eaux éventuellement infiltrées et les nappes
souterraines de façon à établir et à maintenir le sol dans un état d’équilibre
hydraulique compatible avec les structures de chaussées choisies.
D’où l’utilisation des ouvrages d’art qui représentent toutes
constructions de génie civil permettant le franchissement par la
route d’obstacles de toutes sortes (cours d’eau, voies de
communication, montagnes, ….) tels que les ponts, les radiers, les
tunnels, les murs de soutènement et les buses et les dalots qui
permettent l’évacuation des eaux superficielles.
I) Définitions Buses/Dalots:
Les buses
Il existe deux types de buses qui sont
couramment utilisées de nos jours :
les buses en béton.
les buses métalliques.
Le choix entre ces deux types d’ouvrages
de sections circulaires dépend des critères
économiques liés à la possibilité de
fabrication locale ou non.
En raison des difficultés liées aux
manutentions, les buses en béton
dépassent rarement les diamètres ø=1.20m
tandis que les buses métalliques peuvent
avoir plusieurs m de diamètre.
Les buses en béton nécessitent une fondation rigide(en
béton) tandis que les buses métalliques sont posées sur une
fondation souple et font corps avec le remblai qui doit être
parfaitement compacté.
Les deux types de buses sont utilisées exclusivement dans
des sections où l’on dispose d’une hauteur suffisante de
remblai pour avoir au-dessus de l’ouvrage : H > ø/2 et H ≥
0.80m
Dans le cas des faibles hauteurs de remblai,
on peut utiliser les buses arches qui ont
des sections aplaties par le bas.
Pour des raisons de nettoyage, la buse doit
avoir une section minimale de D ≥ 0.80m.
Les dalots
Les dalots sont des ouvrages
transversaux comme les buses mais
de section rectangulaire ou carrée et
exécutés exclusivement en béton
armé. Ce sont des ouvrages sous
chaussée qui ne nécessitent aucun
remblai ; une circulation à même la
dalle peut être envisagée moyennant
des précautions lors de la
construction ; ils ne peuvent admettre
qu’une faible épaisseur de remblai (1à
2m), à moins d’être calculés
spécialement pour les surcharges. Si
la chaussée est à revêtir, ces remblais
doivent être proscrits.
Du point de vue structurel, trois types de dalots peuvent être
projetés :
a) Les dalots ordinaires : constitués de pieds droits verticaux fondés
sur semelle ou radier général et sur lesquelles repose une dalle en
béton armé.
b) Les dalots cadres : dans lesquels la dalle, les pieds droits et le
radier constituent une structure rigide en béton armé.
c) Les dalots portiques : analogues aux dalots cadres mais sans
radier, les pieds droits étant fondés sur semelles.
Les dalots sont en général adoptés pour des débits Q > 10 m3/s.
Mais les débits admissibles sont variables et peuvent être très élevés
et dans ce cas, on adopte une batterie de dalots ou de buses quand la
topographie du site permet un tel dispositif.
II) Dimensionnement des
buses et des dalots :
1. Les régimes de
ruissellement :
2. Détermination de la longueur de buse (ou dalot) :
Ainsi, pour un écoulement torrentiel à surface libre, en
régime torrentiel ou fluvial (voir fig.), avec un coefficient de
remplissage m tel que :
En fonction du débit maximal à évacuer Q, on choisit dans le
tableau La capacité Q’ ≥ Q qui correspondrait à des
caractéristiques précises de l’ouvrage recherché, notamment :
dimensions (L, H ou ǿ ) du dalot ou de la buse
la pente maximale
la vitesse à l’entrée
la vitesse à la sortie
la longueur correspondante de l’ouvrage
3. Revêtement du lit d’aval :
Pour éliminer les
affouillements dangereux
il faut :
• diminuer l’énergie du
ruissellement.
• protéger le lit d’aval.
• protéger la fondation
d’ouvrage.
CONCLUSION
En conclusion, l’étude hydraulique doit s’intégrer dans l’étude
générale d’un projet et se développer progressivement au fur et à
mesure de l’avancement du projet.
Aussi, pour réussir le dimensionnement judicieux des ouvrages, les
trois grandes étapes suivantes doivent être respectées : l’étude
climatologique ; l’étude hydrologique ; les calculs hydrauliques en
fonction des débits et de la topographie du terrain naturel.
L’étude doit se compléter par un calcul de structures et enfin un
calcul économique en tenant compte des conditions d’entretien
futur.