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Introduction à l'hydrogéologie et stratigraphie

Ce document traite de notions d'hydrogéologie. Il présente notamment des définitions liées à la stratigraphie, la géologie et l'hydrogéologie. Le document est organisé en plusieurs parties et chapitres abordant ces différents concepts.

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Introduction à l'hydrogéologie et stratigraphie

Ce document traite de notions d'hydrogéologie. Il présente notamment des définitions liées à la stratigraphie, la géologie et l'hydrogéologie. Le document est organisé en plusieurs parties et chapitres abordant ces différents concepts.

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1

EST Salé

Cours d’Hydrogéologie
1ère année GC

Pr. [Link]
« …….l’eau et le développement humain durable
sont, nous le voyons, indissociables. Sans un
approvisionnement adéquat en eau, sans une gestion
saine de cette ressource, le développement socio-
économique peut être tout simplement remis en
cause et l’on peut affirmer sans risque de se tromper
que le défit de l’eau sera crucial pour les années à
venir…… »

Sa Majesté le Roi feu HASSAN II


2
Introduction
Hydrogéologie: science de l’eau souterraine, elle
s’intéresse à la circulation des eaux dans le sol et le
sous sol.

3
Introduction
Hydrogéologue: missions
 la recherche et l’exploitation du gisement de la
nappe aquifère
 l’étude de la qualité des eaux, ainsi que leur
protection.
 Il doit être capable d’expliquer ce qui se passe dans
le sous sol, comme estimer la quantité et la qualité
de l’eau et prédire son comportement dans les
aquifères.
4
5
Partie I notions de géologie

1 Rappels et notions de base

2 chapitre I: la stratigraphie

3 chapitre II: la tectonique

4 chapitre III: la topographie


Par quoi est constitué le globe
terrestre ?
Rayon: 6380 kilomètres

6
Les Roches
tout matériaux constitutif de l’écorce
terrestre.
 Les matières composant les roches sont des
matières minérales
Aux températures habituelles qui règnent à la
surface de la terre (-60°c ; +60°c) les roches
sont solides
à températures importante elles peuvent être
liquides comme la lave d’un volcan.
7
Les Roches
De point de vue aspect
 les roches cohérentes
• qu’elles soient dures comme le granite et le marbre,
• ou bien friables comme la craie et le talc qui se
rayent et s’effritent sous une simple pression des
ongles
 les roche meuble
• comme le sable, il est constitué de grains
indépendants les uns des autres qui coulent dans la
main.
8
Les Roches
De point de vue origine et composition
les roches magmatiques: refroidissement
d’un magma.
volcaniques ou éruptives quand elles se
forment lors des éruptions à la surface de
la Terre,
plutoniques quand elles refroidissement
et cristallisent en profondeur.

9
Les Roches
De point de vue origine et composition
les roches sédimentaires
naissent à la surface, généralement par
dépôt de matériaux dans un milieu
aqueux (au fond d’une mer, sur la côte,
dans un delta) ou plus rarement, à la
surface d’un continent.
Les sédiments, proviennent de l’érosion
des autres roches.  
10
Les Roches
De point de vue origine et composition
les roches métamorphiques
 correspondent à d'anciennes roches
préexistantes, magmatiques, sédimentaires
ou déjà métamorphisées
 transformées, en profondeur, par
augmentation de pression et de température,
le plus généralement dans le contexte de la
formation d'une chaîne de montagnes.
11
Etudier le sol est très important pour un
hydrogéologue, dans la mesure où les
éléments constituant ce sol influent
directement ou indirectement sur la
présence, la mobilité et la chimie de l’eau
12
l’échelle des temps géologiques 
 système de classement chronologique,
utilisé en géologie pour dater les événements
survenus durant l’histoire de la terre.

 L’échelle des temps géologiques débute


généralement avec l’âge estimé de la terre,
soit plus de 4,6 milliards d’années.

13
l’échelle des temps géologiques 

14
l’échelle des temps géologiques 
La biostratigraphie et les méthodes de
géochronologie reconstituer l'histoire
géologique d'une région donnée.
 Les recoupements généralisés à
l'échelle du globe établir un
calendrier de référence appelée échelle
stratigraphique internationale des temps
géologiques
15
Echelle Stratigraphique
•divisela fin de l'histoire de
notre planète en Eres,
Etages, sous-étages...

•Les limites entre les Eres se


sont imposées par une
modification drastique de la
faune et de la flore fossile.

•Leslimites des étages


correspondent à des
modifications moins
importantes

•Les âges absolus de ces


limites ont été déterminés
par géochronologie 16
Chap I. la stratigraphie
Définition: la stratigraphie
 c’est une discipline des sciences de la terre
 étudie la succession des différentes couches
géologiques ou strates.
 Elle permet de dater les couches en se basant
principalement sur les connaissances acquises
en paléontologie. Tandis que la chrono
stratigraphie permet d’établir l’échelle des
temps géologiques en organisant ces données.
17
Chap I. la stratigraphie
La datation des objets et des événements
Géologiques repose sur deux approches
complémentaires mais très différentes :
la datation relative par la stratigraphie
et la paléontologie 
la datation absolue par la géochronologie

18
Chap I. la stratigraphie

19
Chap I. la stratigraphie
Définition: la strate
 C’est l’unité de base de la stratigraphie. C’est une
couche géologique homogène dans une roche
sédimentaire.
 Son épaisseur peut varier de quelques centimètres à
plusieurs centaines de mètres. On peut distinguer
une couche d’une autre par un changement de
couleur, de texture ou de nature de la roche.
 Chaque couche ou strate correspond à un mode de
dépôt différent (stratification) donc à un sédiment
différent. 20
Chap I. la stratigraphie
Définition: la stratification
elle désigne la disposition des roches en
strates.
À l’origine les strates sont horizontales, et
peuvent se poursuivre sur de très grandes
surfaces,
des mouvements tectoniques ultérieurs peuvent
perturber cette disposition, on pourrait dans ce
cas avoir des couches obliques, des couches
plissées, ou des couches faillées. 21
Chap I. la stratigraphie
Définition: le fossile stratigraphique
 Un fossile est un reste, un moulage ou une

trace d'un être vivant, animal ou végétal.


 il est caractéristique d’une époque géologique

délimitée, limitée dans le temps


 il permet de dater la roche dans laquelle il se

trouve. 22
Chap I. la stratigraphie
Définition: le fossile stratigraphique
Un bon fossile stratigraphique
avoir une grande extension géographique
(pour permettre les corrélations)
avoir existé pendant une courte durée à
l’échelle des temps géologiques
avoir été abondant (condition nécessaire pour
qu’on la retrouve à l’état fossile)
23
Chap I. la stratigraphie
Définition: le fossile stratigraphique

Les "meilleurs" fossiles stratigraphiques sont


donc les invertébrés marins.

24
Ere Primaire
Trilobites Graptolithes
Arthropodes marins Prochordés coloniaux
Ere Secondaire
Ammonites Rostres de Bélemnites
Mollusques Céphalopodes Mollusques Céphalopodes
Ere Tertiaire
Nummulites Turritelle
Foraminifères Mollusque Gastéropode
Principe de la datation
Évolution biologique des
espèces progressive et
irréversible

28
Chap I. la stratigraphie
La datation relative

Cette méthode consiste à dater un


événement par rapport à un autre.
 elle repose sur des principes de base qui
peuvent s'appliquer à des échelles très
variées.
29
Chap I. la stratigraphie
Principes permettant de reconstituer une
chronologie locale d’événements

Comment déterminer une chronologie


locale grâce à des principes liés à la
stratigraphie

30
Chap I. la stratigraphie
Principes
1. Horizontalité
2. Superposition
3. Recoupement
4. Inclusion

31
Chap I. la stratigraphie
Principes: horizontalité
 premier concept de datation
relative présenté en 1669, par
un physicien danois, Nicolas
Steno. principe de
l'horizontalité primaire des
couches sédimentaires et du
principe de superposition.

 Simpliste mais pas toujours


évident, dans des couches
plissées verticale déversées,
renversées et couchées par les
mouvements orogéniques
(formation de montagnes) 32
Chap I. la stratigraphie
Principes: superposition
+ récent

+ ancien
33
Chap I. la stratigraphie
Principes: superposition
+ récent

+ ancien
en absence de bouleversements structuraux
une couche est plus récente que celle
qu’elle recouvre
34
Chap I. la stratigraphie
Principes: superposition

35
Chap I. la stratigraphie
Principes: recoupement
 En 1830, Charles Lyell
a proposé un second
concept de datation
relative des couches
géologiques
 un corps rocheux qui
en recoupe un autre
est nécessairement
plus jeune que celui
qu'il recoupe.
36
Chap I. la stratigraphie
Principes: recoupement

Une structure géologique


(une roche ou une déformation)
est plus récente qu’une autre
structure qu’elle recoupe.
Ce principe s'applique à des situations très variées.
37
Chap I. la stratigraphie
Recoupement: situations
1) Une trace d'érosion.
Une roche érodée est
antérieure
à la phase d'érosion.

Erosion granitique 38
Chap I. la stratigraphie
Recoupement: situations
2) Un événement tectonique (déformation des
roches) :

Une faille, un pli ou un charriage qui


déforment une roche sont des
événements postérieurs à la formation
de cette roche.
39
Chap I. la stratigraphie
Recoupement: situations
2) Un événement tectonique (déformation des
roches) :

40
Chap I. la stratigraphie
Recoupement: situations
2) Un événement tectonique (déformation des
roches) :

41
Chap I. la stratigraphie
Recoupement: situations
3) Un événement magmatique ou
métamorphique

Des roches peuvent être coupées par un


filon ou par un massif intrusif ou par
une auréole de métamorphisme.

42
Chap I. la stratigraphie
Recoupement: situations
3) Un événement magmatique ou
métamorphique

43
Chap I. la stratigraphie
Recoupement: situations
3) Un événement magmatique ou
métamorphique

Granite de Flammanville 44
Chap I. la stratigraphie
Principes: inclusion
Un élément (minéral ou roche) peut se

trouver inclus dans un autre élément (minéral


ou roche) en formation.
Dans ce cas, l'élément inclus (enclave) est

antérieur à l'élément qui le contient.

45
Chap I. la stratigraphie
Principes: inclusion

46
Chap I. la stratigraphie
Principes permettant d’établir des corrélations
entre des régions différentes

Comment déterminer si une


chronologie établie localement peut
être applicable à une région plus vaste,
y compris à l'ensemble de la planète ?
47
Chap I. la stratigraphie
Principes: continuité latérale
Une strate a le même âge sur toute son étendue.

 La continuité peut être établie entre deux strates


éloignées géographiquement si elles sont encadrées
à la base et au sommet par des strates identiques.
On considère alors qu'elles ont le même âge, même
si elles ne sont pas formées des mêmes roches. En
effet, des conditions de sédimentations peuvent
varier, au même moment, d'un endroit à l'autre.
48
Chap I. la stratigraphie
Principes: continuité latérale
B

A
C

49
Chap I. la stratigraphie
Principes: continuité latérale

50
Chap I. la stratigraphie
Principes: identité paléontologique

Deux couches ayant le même contenu


fossilifère ont le même âge.

51
Chap I. la stratigraphie
Principes: identité paléontologique

Les strates 1 et 2
ont le même âge.

52
Chap I. la stratigraphie
Principes: Application de ces principes pour établir
une succession chronologique d'événements

A partir de l'étude des roches, on peut donc


reconstituer l'histoire géologique d'une région
donnée.
Exemple : interprétation d'une discordance ou
d’une lacune

53
Chap I. la stratigraphie
Les discordances
La discordance est une disposition
géométrique qui consiste en ce que des couches
superposées ne soient pas disposées
parallèlement les unes aux autres
 elles sont séparées en deux tranches
d'inclinaison différente par une surface de
discordance.

54
Chap I. la stratigraphie
Les discordances

55
Chap I. la stratigraphie
Les discordances
il ya discordance Lorsque
la sédimentation s’interrompt (lors d’un
phénomène de régression)
 il y a rupture de continuité entre les couches
inférieures et les couches supérieures que la mer
redéposera lorsqu’elle sera de retour (lors
d’une transgression)

56
Chap I. la stratigraphie
Les discordances
Discordance
=
Anomalie
=
situation anormale
57
Chap I. la stratigraphie
Les discordances

Discordance d’érosion

Discordance angulaire

58
Chap I. la stratigraphie
Les discordances d’érosion

Elle sont dues à une suppression de dépôts qui


crée un contact anormal entre deux couches

59
Chap I. la stratigraphie
Les discordances d’érosion

60
Chap I. la stratigraphie
Les discordances angulaires

Une discordance angulaire existe entre deux


couches superposées dont les pendages sont
différents de part et d'autre de la surface de
discordance.

61
Chap I. la stratigraphie
Les discordances angulaires

62
Chap I. la stratigraphie
Les discordances angulaires

63
Chap I. la stratigraphie
Les discordances angulaires

64
Chap I. la stratigraphie
Les lacunes
arrêt de dépôt de sédimentation ou absence de dépôt
pendant une période donnée. On distingue deux types
de lacunes :
Lacune d'érosion : l'érosion a enlevé des
couches, puis la sédimentation a repris en
fossilisant la lacune.
Lacune de sédimentation : la sédimentation s'est
interrompue pendant un laps de temps
correspondant à la durée de la lacune. Ce type de
lacune peut être dû à une régression marine. 65
Chap I. la stratigraphie
Les lacunes
Tithonien

kimméridgien

oxfordien
Lacune
bathonien

Cette colonne stratigraphique montre une lacune marquée entre l’étage


bathonien et oxfordien, en effet, il ya un arrêt de sédimentation entre ces
deux périodes qui correspond à l’étage callovien.
66
Chap I. la stratigraphie
temps
Sédimentation de
E

Érosion

Faille

Plissement

Sédimentation de
A, puis B, puis
C, puis D 67
Chap II. la tectonique

Déformations souples

Déformations cassantes

68
Chap II. la tectonique

La tectonique 
l’ensemble des mouvements, des

déformations de l'écorce terrestre


ayant affecté des terrains géologiques
postérieurement à leur formation. 

69
Chap II. la tectonique
Comportement des roches
Dans le domaine cassant les
roches subissent peu ou pas de
déformation plastique avant la
rupture.

Dans le domaine ductile les


roches subissent d’importantes
déformations plastiques.
La transition entre rupture et
plasticité dépend : - de la
PRESSION - de la
TEMPERATURE - de la
VITESSE de déformation mais
également des matériaux. 70
Chap II. la tectonique
La strate
Toit

Limites
Géologiques

Mur

71
Chap II. la tectonique
Direction et pendage

Direction de la couche
L'angle qui existe entre un plan
horizontal et la surface d'une couche
est appelé pendage. On mesure le
Sens du pendagependage avec un clinomètre.

72
Chap II. la tectonique
Contrainte et déformation
En Tectonique la contrainte désigne une force
exercée sur une surface solide rocheuse. La
contrainte est l'équivalent de la pression dans les
fluides
S=P= F/ S
Dans les fluides la contrainte est hydrostatique
et constante en tout point.
dans les milieux solides elle varie selon
l'orientation de la surface.
73
Chap II. la tectonique
Contrainte et déformation
En un point d'un solide qui est soumis à une force tectonique, on peut
définir un état de contrainte caractérisé par trois contraintes principales
perpendiculaires entre elles avec la convention:

Ϭ1:étant la contrainte maximale.

Ϭ2:étant la contrainte moyenne.

Ϭ3:étant la contrainte minimale.

74
Chap II. la tectonique
Contrainte et déformation
Les régimes tectoniques dans l’écorce terrestre se résument par des
contraintes qui induisent des compressions ou des extensions. Dans ce
cas la déformation peut être exprimée comme suit :
Ԑ = (d’-d) / d
d’est l’allongement final et d l’allongement initial
ϭ
D. plastique D. cassante
D. élastique T (°c)
P (Kbar)
Plasticité
rupture % H2O
Seuil d’élasticité

Ԑ failles
75
Chap II. la tectonique
Les déformations de l’écorce terrestre

déformation
En extension En compression
comportement

homogène
ductile

Continue

hétérogène
cassant

discontinue
Sur Terre existe un gradient thermique, donc le style de déformation
dépendant de la profondeur…
Comportement cassant
Froid, rapide, niveaux superficiels séismes
Comportement ductile
Chaud, lent, racines de chaîne métamorphisme et magmatisme 76
Chap II. la tectonique
Niveaux structuraux On appelle
Niveau structural
niveau
supérieur
moyen:
inférieur
structural: une
tranche
Ce
Dans niveau
ce niveau
niveau,
de l’écorce lales
Comportement fragile
terrestre
correspond
roches
température
ontdans un
àetlala
lesquelles
surface
comportement
pressions supérieure
Comportementsont
les roches
très
présentent
de
ductile,
importante.
l'écorce
fragile /avec terrestre
les
La
ductilecomme
roche
même
dans
aindicateur
un comportement
laquelle
déformations
Association des
plisil
/plis
ya
failles
une déformation
isopaques
ductile avec (épaisseur
cassante
des
apparition
couches représentée
de plis
principalement
constante).
anisopaques
Comportement ductile par
les failles variable)
(épaisseur
et naissance d'une
schistosité (structure
en feuillets) 77
Chap II. la tectonique
Les déformations cassantes: les failles
Une faille est une
cassure accompagnée d'un
déplacement de terrain.
Elle se produit quand la
contrainte dépasse le seuil
de plasticité des roches
concernées. failles
Ce sont des
déformations cassantes.
78
Chap II. la tectonique
Éléments d’une failles
Un miroir de faille est une
surface de frottement sur
laquelle s'est fait le glissement
des deux compartiments

Rejet : distance qui sépare deux points situés de part et d’autre de la faille et qui étaient
en contact avant la cassure, on mesure surtout ses composantes horizontales et
verticales.
Le compartiment : un volume rocheux délimité par une ou plusieurs failles 
Le plan de faille : la surface le long de laquelle s’est fait le déplacement  79
Chap II. la tectonique
Types de failles

chevauchement,
compression  extension
elle est inclinée et se traduit par le soulèvement du  elle est inclinée et se traduit par l’abaissement du
compartiment rocheux supérieur par rapport au compartiment rocheux supérieur par rapport au
compartiment inférieur. compartiment inférieur.
 Ce mouvement relatif accommode un  Ce mouvement relatif accommode un allongement
raccourcissement horizontal.  horizontal. 80
Chap II. la tectonique
Faille normale

81
Chap II. la tectonique
Faille inverse

82
Chap II. la tectonique
Faille inverse

83
Chap II. la tectonique
Faille décrochante

C’est une faille verticale, le déplacement des compartiments l’un par


rapport à l’autre se fait de manière horizontale suivant le sens de
coulissement 84
Chap II. la tectonique
Faille décrochante

85
Chap II. la tectonique
Faille décrochante

86
Chap II. la tectonique
Faille décrochante

87
Chap II. la tectonique
Structures associées aux failles
Horst 
mot allemand, signifiant nid
d'aigle 
Structure tectonique constituée par
des failles normales de même
direction, qui limitent des
compartiments qui sont de plus en
plus abaissés lorsque l'on s'éloigne
de l'axe de la structure.
 La formation du horst demande
une extension, d'où la fréquence
d'émissions volcaniques… 88
Chap II. la tectonique
Structures associées aux failles
Graben:
mot allemand signifiant fossé 
Structure tectonique constitué
e par des failles normales
de même direction qui limitent
des compartiments qui sont du
plus en plus abaissés lorsque
l'on va des bords vers le centre
de la structure.

89
Chap II. la tectonique
Les déformations souples: les plis
des déformations continues plastiques, car
non réversibles et permanentes.
Les déformations sont d’abord souples non
cassantes. On obtient alors des ondulations de
terrain appelées plis.

90
91
La charnière : c’est la zone de courbure maximale présentée par les couches.
Les flancs : sont les surfaces de couches de part et d’autre de la charnière.
Le plan axial : c’est le plan de symétrie du pli passant par le milieu de la charnière
92
Chap II. la tectonique
les plis: anatomie
La polarité des courbures permet
de distinguer antiforme et synforme
Si l’âge relatif des couches plissées
est connu, on distingue anticlinal
(anticline) et synclinal (syncline).
Par rapport à la courbure on
distingue l’intrados et l’extrados du
pli.
Selon le degré de courbure on
distingue des plis arrondis et des
plis anguleux.
93
Chap II. la tectonique
les plis: anatomie

94
Chap II. la tectonique
les plis: la taille
La taille des plis est mesurée par la longueur d’onde ou la ½ longueur
d’onde et par l’amplitude A du pli.
L’angle d’ouverture ou angle entre les flancs permet de distinguer des
plis ouverts, fermés, serrés, isoclinaux
Dans une même structure on distingue, selon leur taille, des plis de 1er
ordre (grande structure) et des plis de 2ème ordre (microplis, plis
d’entraînement, plis parasites, drag folds).

95
Chap II. la tectonique
les plis: degrés de symétrie
Le degré de symétrie permet de distinguer les plis
symétriques dont les flancs ont la même longueur et
les plis dissymétriques où l’on distingue un flanc long
et un flanc court. Plis en « S » et en « Z »

96
Chap II. la tectonique
les plis: orientation dans l’espace
 Pli droit

 Déjeté

 couché

Pour orienter le pli dans l’espace il est indispensable de mesurer le plan


axial (direction et pendage) et l’axe (direction et plongement) avec la
boussole. 97
Chap II. la tectonique
plis couché
Plan axial horizontal

98
Chap II. la tectonique
chevauchements

C’est le résultat d’un Mouvement tectonique qui conduit à ce


qu'un ensemble de terrains vienne en recouvrir un autre par
l'intermédiaire d'un contact anormal peu incliné (= surface de
chevauchement)  99
Chap II. la tectonique
charriage nappe de charriage

Le Charriage en anglais overthrust est un chevauchement de


grande amplitude d'une dizaine à une centaine de
kilomètres, voire davantage.
100
Chap II. la tectonique
charriage
Les nappes de couverture : elles sont
formées principalement de matériel
sédimentaire solidarisé par son substratum
originel, les roches peuvent avoir subit un
métamorphisme plus ou moins important ;
Les nappes de socles : elles sont formées
de matériel continental métamorphique et
igné (micaschistes, gneiss, granite…).
Les nappes ophiolitiques : elles sont
formées de lithosphère océanique (croute et
manteau) et de sédiments océaniques
associés
101
Chap III. la topographie
définitions
La topographie :
 la science qui permet la mesure puis la
représentation sur un plan ou une carte des formes et
détails visibles sur le terrain, qu'ils soient naturels
(le relief et l‘hydrographie) ou artificiels (les
bâtiments, les routes).
Son objectif est de déterminer la position et
l'altitude de n'importe quel point situé dans une zone
donnée, qu'elle soit de la taille d'un continent, d'un
pays, d'un champ ou d'un corps de rue.
102
Chap III. la topographie
définitions
La carte topographique :
La carte topo est construite à partir de photographies
aériennes , sur lesquelles les différents terrains sont
représentés par une couleur affectée d’une notation.
elles contiennent deux ordres de renseignements:
Le tracé des cours d’eau et des routes, l’emplacement
des bois, des édifices
Le figuré du relief, les courbes de niveau

103
104
Chap III. la topographie
définitions
La carte géologique :
C’est une représentation plane des terrains
géologiques affleurant, ces terrains sont représentés
par une couleur selon leur âge pour les roches
sédimentaires et selon leur nature pour les roches
cristallines. Ces cartes indiquent aussi:
L’inclinaison des couches sédimentaires ou
pendage
Les failles et les chevauchements
Les carriéres
105
106
Chap III. la topographie
La carte topographique

La terre ayant la forme générale d’un géoïde (sphère aplatie


aux pôles), la transformation d’une portion de la surface
courbe de la terre en en une surface plane qui est la carte
implique une certaine déformation avec étirement.
 Pour ce passage, différents systèmes de projection ont été
utilisés parmi lesquels la projection de Bonne et projection
Lambert. 107
Chap III. la topographie
Établissement de La carte topo

La mise au point d’une carte nécessite deux


opérations importantes :
le nivellement
la planimétrie.

108
Chap III. la topographie
Le nivellement

représente le relief du terrain par des courbes


de niveau qui sont le lieu des points de la
surface topographiques ayant même altitude

109
Chap III. la topographie
Les courbes de niveau
Une courbe de niveau ou isoplèthe d’altitude est,
en cartographie, une ligne imaginaire qui joint tous les
points situés à la même altitude.
 C'est aussi la ligne d'intersection d'un plan
horizontal avec le relief du terrain.

110
Chap III. la topographie
Les courbes de niveau
Considérons une série
de plans horizontaux (H1,
H2 et H3) parallèles,
équidistants qui coupent
idéalement une surface
topographiques.
 Les intersections
de la colline avec ces
plans sont reportés sur le
plan P.
Ces projections se
nomment, courbes de
niveau.
111
Chap III. la topographie
Les courbes de niveau: caractéristiques

1)Equidistance

2)Altitude

3)Echelle
112
Chap III. la topographie
Equidistance
C’est la distance entre deux
courbes de niveau adjacentes
 sur la carte elle correspond à la
différence d’altitude entre deux
courbes de niveau consécutives.
Il ne faut pas confondre
l’équidistance avec l’écartement des
courbes en projection sur la carte.
L’équidistance est constante
l’écartement est variable
L’équidistance est indiquée dans
la légende, en bas de la carte
113
Chap III. la topographie
Altitude
Elle est souvent indiquée le long du tracé des
courbes de niveau.

114
Chap III. la topographie
Echelle
Rapport constant entre les dimensions de la carte et
les dimensions réelles du terrain
Echelle 1 Carte 1 unité sur la carte correspond à X unités

X Terrain sur le terrain.

ex : 1
100000 1 unité sur la carte représente 100 000 unités sur le
terrain
- 1 mm sur la carte représente 100 000 mm sur le terrain
- 1 cm sur la carte représente 100 000 cm sur le terrain (1000
m) 115
Chap III. la topographie
Les courbes de niveau: propriétés

1)type

2)densité

3)Points côtés
116
Chap III. la topographie
Les courbes de niveau: Type

1)Courbes maitresses: cotées

2)Courbes secondaires: non cotées

a. Courbes normales

117
Chap III. la topographie
Les courbes maitresses
Elles sont dessinées en
traits accentués et
représentent le rang 5 c'est-
à-dire tous les 50 ou 100m
le plus souvent l’altitude
est indiquée sur les courbes
maîtresses.
Entre deux courbes
maitresses il y a toujours 4
courbes normales.
118
Chap III. la topographie
Les courbes normales
Elles sont dessinées en
traits fins, elles s’intercalent
entre les courbes maîtresses.

119
Chap III. la topographie
Les courbes intercalaires
Elles sont dessinées en
général en tirette.
 quand la surface
topographique est plate, les
courbes de niveau sont
espacées, pour plus de
précision on ajouter une
courbe dite intercalaire dont
l’altitude diffère d’une demi-
équidistance de celle des
deux courbes qui l’encadrent. 120
Chap III. la topographie
Les courbes de niveau: densité

121
Chap III. la topographie
Les courbes de niveau: les points côtés
Ce sont les points par lesquels l’altitude exacte est donnée,
ils sont placés à côté de la courbe de niveau
Le sommet : le point côté est entouré par
des courbes de niveau plus basses que lui

La cuvette : le point côté est entouré par des courbes de niveau


plus hautes que lui

122
Chap III. la topographie
La planimétrie
la représentation des divers éléments et détails
naturels et artificiels de la surface terrestre
(végétation, cours d’eau, voies ferrées, routes...)
sur la carte topographique par des figurés
caractéristiques conventionnée dont la
signification est indiquée dans la légende de la
carte.

123
Chap III. la topographie
La planimétrie: convention
Noir : attribué à tout ce qui résulte de l’activité humaine
(voies de communication, habitations, lignes électriques,...)
ainsi qu’à la toponymie (noms des lieux)
Vert et blanc : le Vert marque la présence de végétation le
Blanc à l’inverse symbolise l’absence de végétation
Bleu : représente l’hydrographie au sens large. c’est à dire
tout ce qui a un rapport plus ou moins grand avec l’eau (cours
d’eau, lac, mer, citerne, glacier)
Le bistre : (teinte voisine du marron) pour l’orographie
(courbes de niveau).

124
Chap III. la topographie
Profil topographique : exécution

Une section par un plan vertical de la surface topographique,


ce profil qui sera représenté à une certaine échelle, doit rendre
compte des formes du relief. 125
Chap III. la topographie
Profil topographique : exécution
1. On trace un trait AB sur une carte
à une échelle donnée
2. Ensuite sur un rectangle de papier
millimétré on trace 2 axes
perpendiculaires, celui des
abscisses correspondra à l’échelle
des longueurs, celui des ordonnées
à l’échelle des hauteurs (altitude).
3. Choisir l’origine de l’axe des
hauteurs en fonction de l’altitude
la plus basse.
126
Chap III. la topographie
Profil topographique : exécution
4. Faire coïncider le bord supérieur
du papier millimétré contre le trait
de coupe AB.
5. Marquer sur ce papier les points
A’B’ homologues de A et B,
ensuite noter les altitudes de ces
points et celles des points
d’intersection des courbes de
niveau avec le trait AB ; ceux-ci
étant destinés à disparaître, les
inscrire légèrement.
127
Chap III. la topographie
Profil topographique : exécution
6. Abaisser les points à leur altitude
correspondante lue sur l’axe des
hauteurs.
7. Ces points ainsi abaissés seront
reliés entre eux par des courbes
rendant compte au mieux de la
topographie, les versants avec leur
concavité et leur convexité au bon
endroit, indiquer les sommets ou
les vallées avec leur forme.

128
Chap III. la topographie
Profil topographique : exécution
8. On effacera alors les inscriptions
ayant servi à la construction de la
coupe.
9. terminer la coupe en notant au
dessus du profil la toponymie et
l’orientation.

129
Chap III. la topographie
Profil topographique : exécution
10. Orientation du profil : pour
l’orientation du profil se reporter à
la ‘rose’; il faut la dessiner sur un
papier transparent, cette rose doit
être placée au centre de la coupe
de façon que la direction NS soit
parallèle au méridien le plus
proche du trait de coupe (Nord de
la carte).

130
Chap III. la topographie
La carte géologique

Sur une carte géologique les divers terrains sont désignés par
des notations et des couleurs qui indiquent leur âge géologique.

131
Chap III. la topographie
La carte géologique

La notation comporte un corps principal et des signes.


 Le corps principal est une lettre qui rappelle la nomenclature
des divisions stratigraphiques. C pour le crétacé, J pour le
jurassique, affectés d’un chiffre arabe ou romain (C1, C2, C3..)
132
Chap III. la topographie
La carte géologique

Elle est imprimée en marge de la carte.


Les notations sont disposées sous forme d’un petit rectangle, dans
l’ordre de superposition normal de bas en haut, de la couche la plus
ancienne à la plus récente.
 Devant le rectangle on note l’âge, la nature lithologique l’épaisseur.
133
Chap III. la topographie
La coupe géologique

Elle représente la section des terrains par un plan vertical, elle


se doit de représenter des terrains cachés en profondeur, donc
l’interprétation s’avère nécessaire grâce aux indications fournit
par la carte. 134
Chap III. la topographie
La coupe géologique

Sur la coupe géologique les différents terrains se distinguent


par des figurés. Ces derniers doivent rendre compte des
caractères lithologiques des formations représentées.
135
Chap III. la topographie
La coupe géologique: le tracé
Exécuter le profil topographique ;
Repérer toutes les couches
géologiques qui affleurent le long
du trait de coupe (couleurs et
indices)
chercher les correspondances
dans la légende ;
Commencer par dessiner la
couche la plus récente dont on
connait le toît et le mur partout où
elle affleure,
136
Chap III. la topographie
La coupe géologique: le tracé
faire de même pour les
couches sous jacentes ;
l’épaisseur doit être constante
pour une même couche sauf pour
la couche superficielle qui a été
soumise à l’érosion ;
mettre correctement les
figurés.
Indiquer l’échelle des
longueurs et des hauteurs,
l’orientation de la coupe et
toponymie et l’hydrographie. 137
Chap III. la topographie
La coupe géologique: le tracé

138
Chap III. la topographie
La coupe géologique: le pendage
Lorsque le pendage n’est pas indiqué sur la carte par le signe en
forme de T, on peut le déterminer grâce à la méthode des 3 points :

139
Chap III. la topographie
La coupe géologique: le pendage
Prendre 3 points non alignés telle que 2 d’entre eux aient la même
altitude,
Abaisser les limites

Rechercher les points A et B alignés et de même altitude


Projeter les points
140
141
Partie II Hydrologie

4
142
Partie II Hydrologie

L’eau en chiffres
L’eau est une ressource rare dont l’exploitation devrait
faire face à beaucoup de prudence
1 habitant sur 5 n’a pas accès à l’eau
1 habitant sur 3 a une eau de qualité

la compréhension et l’analyse du cycle de l’eau est la base


de toute étude et réflexion au sujet de la gestion des eaux
143
Partie II Hydrologie

L’eau en chiffres
Volumes en pourcentages
Km3

Mers et océans 1350 millions Eau salée 97,2%

glaciers 27,8 millions Eau douce 2,8 %

Eaux 8 millions
souterraines

Atmosphère, 0,2 millions


lacs, rivières et
végétaux
144
Partie II Hydrologie

L’eau en chiffres
145
Partie II Hydrologie

L’eau en chiffres

Evolution des ressources en eau par habitant et par an. (PPNE, 2006)
146
Partie II Hydrologie

L’eau: propriétés
L’eau est la source principale et originelle de
toute vie. Elle se présente dans la nature sous
trois états :
Solide : neige et glace.
Liquide : eau chimiquement pure ou chargée
en solutés.
Gazeux : à différents degrés de pression et de
saturation.
147
Partie II Hydrologie

L’eau: propriétés
148
Partie II Hydrologie

Le cycle hydrologique
C’est un concept qui englobe les phénomènes du

mouvement et du renouvellement des eaux sur la terre


les mécanismes régissant le cycle hydrologique ne

surviennent pas seulement les uns à la suite des autres,


mais sont aussi concomitants. Le cycle hydrologique
n'a donc ni commencement ni fin.
149
Partie II Hydrologie

Le cycle hydrologique
150
Partie II Hydrologie

Le cycle hydrologique: le moteur


L’énergie solaire est la source d’énergie du cycle,

elle permet une évaporation intense à la surface des


océans, et plus modérée au niveau des continents.
 La gravité joue aussi un rôle primordial en ramenant

les précipitations sur la surface puis dans les


ruissèlements.
151
Partie II Hydrologie

Le cycle hydrologique: l’énérgie


Le cycle d’eau transporte l’énergie, L'eau utilise

l'énergie du Soleil pour s'évaporer.


 Les molécules d'eau doivent absorber une grande

quantité d'énergie afin de pouvoir s'arracher d'une


surface d'eau et se retrouver sous forme de vapeur
dans l'atmosphère.
Cette énergie est ensuite libérée lorsque la vapeur se
condense et retourne à l'état liquide.
152
Partie II Hydrologie

Le cycle hydrologique: les composantes


Précipitations

Évaporation/évapotranspiration

Interception et stockage
Infiltration et percolation

Écoulement
153
Partie II Hydrologie

Le cycle hydrologique: les précipitations


Ce sont toutes les eaux météoriques qui tombent sur
la surface de la terre, sous forme liquide (bruine, pluie,
averse) ou solide (neige, grêle) et les précipitations
déposées ou occultes (rosée, gelée...).
 Elles sont provoquées par un changement de
température ou de pression. La vapeur d'eau de
l'atmosphère se transforme en liquide lorsqu'elle
atteint le point de rosée par refroidissement ou
augmentation de pression.
154
Partie II Hydrologie

les précipitations: mesure


Le principe de mesure des
précipitations est de poser un
récipient d'aire horizontale A au
sol et de mesurer le volume V
de pluie tombée pendant un
temps ∆t.
 La hauteur de pluie H∆t,
tombée pendant l'intervalle de
temps ∆t est : H∆t
155
Partie II Hydrologie

les précipitations: réseau d’observation


Pour un bassin versant donné ou une région donnée, les
stations pluviométriques forment un réseau d'observations
Elles fournissent des mesures ponctuelles. Les données
relatives aux stations sont d'une haute importance pour les
statistiques climatiques, la planification et la gestion des
ressources et les projets de construction 
 la nature et la densité des réseaux doivent tenir compte
du phénomène observé, du but des observations, de la
précision désirée, de la topographie, de facteurs
économiques ou d'autres encore.
156
Partie II Hydrologie

les précipitations: réseau d’observation


 La densité du réseau d’observation joue un rôle
primordial dans La représentativité des précipitations.
En effet, Plus celui-ci est dense, meilleure est
l'information et plus l'ensemble des mesures est
représentatif de la lame d'eau tombée sur une surface
donnée.
Cependant le réseau est le résultat d'un compromis
entre la précision désirée et les possibilités ou charges
d'exploitation. Le réseau devra donc être planifié.
157
Partie II Hydrologie

les précipitations: réseau d’observation


L'hydrologue devra donc faire appel à son expérience
de terrain pour planifier un réseau. Il tiendra compte:
 du relief
 du type de précipitations
facilités d'accès, de contrôle et de transmission des
informations (par l'homme ou par télétransmission :
téléphone, satellite, etc.).
158
Partie II Hydrologie

les précipitations: averse et intensité


 Une "averse" est un ensemble de pluies associé à
une perturbation météorologique bien définie.
 La durée d'une averse peut donc varier de quelques
minutes à une centaine d'heures et intéresser une
superficie allant de quelques kilomètres carrés
(orages) à quelques milliers (pluies cycloniques).
une averse est un épisode pluvieux continu, pouvant
avoir plusieurs pointes d'intensité
159
Partie II Hydrologie

les précipitations: averse et intensité


 L'intensité moyenne d'une averse s'exprime par le
rapport entre la hauteur de pluie observée et la
durée t de l'averse :

im : intensité moyenne de la pluie [mm/h, mm/min] ou


ramenée à la surface [l/[Link]], 
h : hauteur de pluie de l'averse [mm],
t : durée de l'averse [h ou min].
160
Partie II Hydrologie

les précipitations: temps de retour


 Les projets d'aménagements hydrauliques ou
hydrologiques sont souvent définis par rapport à une
averse type associée aux fréquences probables
d'apparition.
La période de retour caractérise le
temps statistique entre deux occurrences d'un
événement naturel d'une intensité donnée.
161
Partie II Hydrologie

les précipitations: temps de retour

 Lorsque l'on étudie des grandeurs comme les


précipitations (caractérisées à la fois par leur hauteur
et leur durée) ou les débits de crue d'un point de vue
statistique, on cherche à déterminer par exemple la
probabilité pour qu'une intensité i ne soit pas atteinte
ou dépassée.
162
Partie II Hydrologie

les précipitations: temps de retour

Cette probabilité est donnée, si i représente une


variable aléatoire, par la relation suivante :

On nomme cette probabilité fréquence de non-dépassement


ou probabilité de non-dépassement.
Son complément à l'unité 1- F(xi) est appelé probabilité de
dépassement, fréquence de dépassement ou encore fréquence
d'apparition.
163
Partie II Hydrologie

les précipitations: temps de retour

On définit le temps de retour T d'un événement


comme étant l'inverse de la fréquence d'apparition de
l'événement :

l'intensité d'une pluie de temps de retour T est


l'intensité qui sera dépassé en moyenne toutes
les T années.
164
Partie II Hydrologie

les précipitations: les courbes IDF


elles représentent la relation entre les
intensités, la durée et la fréquence d'apparition
des pluies;
165
Partie II Hydrologie

les précipitations: les courbes IDF


Les courbes IDF ne sont pas une fin en soi, mais ils sont un
outil qui permet de:
synthétiser l'information pluviométrique au droit d'une
station donnée
calculer succinctement des débits de projet
 d'estimer des débits de crue
déterminer des pluies de projet utilisées en modélisation
hydrologique.
166
Partie II Hydrologie

Le cycle hydrologique: les composantes


Précipitations

Évaporation/évapotranspiration

Interception et stockage
Infiltration et percolation

Écoulement
167
Partie II Hydrologie

Evaporation / Evapotranspiration
L’évaporation se définit comme étant le
passage de la phase liquide à la phase vapeur,
il s'agit de l'évaporation physique.
La transpiration est le phénomène
physiologique de la transformation de l’eau en
vapeur par les être vivants et notamment les
végétaux.
La sublimation c’est le passage direct de
l'eau sous forme solide (glace) en vapeur
168
Partie II Hydrologie

Evaporation / Evapotranspiration
Le principal facteur régissant l'évaporation
est la radiation solaire.
L’évapotranspiration englobe l’évaporation
et la transpiration des plantes.
 L'évaporation est une des composantes
fondamentales du cycle hydrologique et son
étude est essentielle pour connaître le potentiel
hydrique d'une région ou d'un bassin versant
169
Partie II Hydrologie

Evaporation / Evapotranspiration
Selon la disponibilité de l’eau on distingue :
Evapotranspiration potentielle.
Evapotranspiration réelle.
170
Partie II Hydrologie

Evaporation / Evapotranspiration
171
Partie II Hydrologie

Evapotranspiration potentielle
C’est la valeur maximale possible de
l’évapotranspiration dans des conditions climatiques
données.
C’est une référence, c’est l'ensemble des pertes en
eau par évaporation et transpiration d'une surface de
gazon de hauteur uniforme, couvrant totalement le
terrain, en pleine période de croissance, abondamment
pourvue en eau.
172
Partie II Hydrologie

Evapotranspiration mesure
«Bac classe A» placés au-dessus du niveau du sol

installation très simple


ils sont très sensibles aux variations de la température de l’air et aux
effets de l’insolation.
173
Partie II Hydrologie

Evapotranspiration mesure
174
Partie II Hydrologie

Evapotranspiration mesure
Les bacs enterrés « Bac colorado »

Ces bacs sont moins sensibles aux influences de la température


ambiante et du rayonnement solaire sur les parois.
175
Partie II Hydrologie

Evapotranspiration mesure
Evaporomètre Piche : Surface de papier humide
constitué par un tube cylindrique en verre en
forme de U de 25 cm de long et 1.5 cm de
diamètre.
Ce tube gradué est fermé à sa partie
supérieure, tandis que son orifice inférieur est
obturé par une feuille circulaire de papier
filtre normalisé de 30 mm de diamètre et 0.5
mm d’épaisseur fixée par capillarité et
maintenue par un ressort.
L’appareil ayant été rempli d’eau distillée,
celle-ci est évaporée progressivement par la
feuille de papier filtre.
La diminution du niveau de l’eau dans le
tube permet de calculer le taux d’évaporation.
176
Partie II Hydrologie

Evapotranspiration mesure
177
Partie II Hydrologie

Evapotranspiration Evaluation
178
Partie II Hydrologie

Evapotranspiration Evaluation
179
Partie II Hydrologie

Evapotranspiration réelle
On appelle évapotranspiration réelle notée ETR la quantité
d’eau qui s’évapore réellement en fonction de l’eau
disponible.

la quantité d'eau (exprimée en mm) évaporée ou transpirée


par le sol, les végétaux et les surfaces d'eau libre d'un bassin
versant.
180
Partie II Hydrologie

Evapotranspiration réelle: Evaluation


Formule de turc 

D: déficit d'écoulement [mm],


P : pluie annuelle
T : température moyenne
annuelle [°C].
L = 300 + 25 T + 0.05 T3.
181
Partie II Hydrologie

Interception et stockage
L’interception :
 La pluie (ou dans certains cas la neige) peut être retenue par la
végétation, puis redistribuée en une partie qui parvient au sol et une
autre qui s'évapore.
La partie n'atteignant jamais le sol forme l’interception Son
importance est difficile à évaluer et souvent marginale sous nos
climats, donc souvent négligée dans la pratique.
La quantité d'eau susceptible d'être interceptée varie
considérablement selon la végétation si le degré de
Couverture est important, la rétention d'eau peut atteindre jusqu'à
30% de la précipitation totale pour une forêt mixte, 25% pour les
prairies et 15% pour les cultures.
182
Partie II Hydrologie

Interception et stockage
Le stockage :

On définit l'eau de stockage comme l'eau retenue dans les


creux et les dépressions du sol pendant et après une averse.
183
Partie II Hydrologie

Infiltration et percolation
L’infiltration désigne le mouvement de l'eau pénétrant dans
les couches superficielles du sol et l'écoulement de cette eau
dans le sol et le sous-sol, sous l'action de la gravité et des
effets de pression. 
L'infiltration est nécessaire pour renouveler le stock d'eau du
sol, alimenter les eaux souterraines et reconstituer les réserves
aquifères.
en absorbant une partie des eaux de précipitation,
l'infiltration peut réduire les débits de ruissellement.
184
Partie II Hydrologie

Infiltration et percolation
 la percolation représente plutôt l'infiltration profonde dans
le sol, en direction de la nappe phréatique.

Le taux d'infiltration est donné par le volume d'eau qui


s'infiltre par unité de temps (mm/h ou m3/s). C’est le flux
d’eau entrant à la surface du sol, il dépend
 des propriétés du sol,
de la teneur en eau du sol
de l’alimentation effective en eau du sol
(irrigation, pluie).
185
Partie II Hydrologie

Infiltration et percolation
 L'infiltrabilité ou capacité d'infiltration est la tranche d'eau
maximale qui peut s'infiltrer par unité de temps dans le sol et
dans des conditions données. Elle dépend
de la conductivité hydraulique
des conditions aux limites (des propriétés du sol +
de sa teneur en eau initiale + de la charge d’eau
imposée en surface).
186
Partie II Hydrologie

Infiltration et percolation
 La conductivité hydraulique (K en m/s) c’est la vitesse à

laquelle l’eau traverse le milieu sous l’effet d’un gradient de


pression unitaire c’est une Caractéristique du milieu et du
fluide (concerne la macroporosité).
La conductivité hydraulique à saturation Ks est un

paramètre qui représente la valeur limite du taux d'infiltration


si le sol est saturé et homogène.
187
Partie II Hydrologie

Infiltration et percolation

 La capacité d’infiltration diminue quand l’humidité du sol augmente


188
Partie II Hydrologie

Infiltration: facteurs d’influence


 Le type de sol (structure, texture, porosité) - influencent
les forces de capillarité et d'adsorption dont résultent les
forces de succion, qui elles-mêmes, régissent en partie
l'infiltration.
La compaction de la surface du sol due à l'impact des
gouttes de pluie (battance) ou à d'autres effets (thermiques
et anthropiques) - L'utilisation de lourdes machines
agricoles dans les champs peut par exemple avoir pour
conséquence la dégradation de la structure de la couche de
surface du sol et la formation d'une croûte dense et
imperméable à une certaine profondeur
189
Partie II Hydrologie

Infiltration: facteurs d’influence


 La couverture du sol - La végétation influence
positivement l'infiltration en
ralentissant l'écoulement de l'eau à la surface, lui
donnant ainsi plus de temps pour pénétrer dans le sol.
le système radiculaire améliore la perméabilité du
sol.
le feuillage protège le sol de l'impact de la pluie et
diminue le phénomène de battance.
La topographie et la morphologie - La pente agit à
l'opposé de la végétation. une forte pente favorise les
écoulements au dépend de l'infiltration.
190
Partie II Hydrologie

Infiltration: facteurs d’influence


 Le débit d'alimentation -intensité de la
précipitation, débit d'irrigation).
La teneur en eau initiale du sol (conditions
antécédentes d'humidité) - L'humidité du sol est un
facteur essentiel du régime d'infiltration, car les forces
de succion sont aussi fonction du taux d'humidité du
sol. Les  indices de précipitations antécédents(IPA)
sont souvent utilisés pour caractériser les conditions
d'humidité antécédentes à une pluie.
191
Partie II Hydrologie

capacité d’infiltration: facteurs influence

le phénomène de transmission de l’eau,


les phénomènes contrôlant l’entrée de l’eau à la

surface du sol,
le temps
192
Partie II Hydrologie

capacité d’infiltration: facteurs influence


1) entrée de l’eau à la surface du sol
 elle est contrôlée par l’intensité et la nature des
précipitations et les conditions de surface.
 La principale caractéristique des précipitations
influençant la capacité d’infiltration est l’énergie de
la pluie qui est fonction de la grosseur des gouttes
de pluie et de l’intensité des précipitations.
193
Partie II Hydrologie

capacité d’infiltration: facteurs influence


1) entrée de l’eau à la surface du sol

L’énergie de l’impact des gouttes de pluie sur le sol crée une


couche de surface composée de particules de sol très fines et
peu perméable. Ce phénomène est appelée ”battance” et il se
manifeste surtout dans les sols limoneux.
194
Partie II Hydrologie

capacité d’infiltration: facteurs influence


2) la transmission de l’eau
 La transmission de l’eau dans les couches du sol est
contrôlée par la loi de Darcy.
q = -Ks . dh/dz
Avec :
q : flux transitant [mm/h]
H : charge hydraulique totale [m]
z : profondeur à partir de la surface du sol [m]
Ks : conductivité hydraulique à saturation [mm/h].
195
Partie II Hydrologie
2) la transmission
capacité de l’eau
d’infiltration: facteurs influence
Est influencée par:
 L’épaisseur des couches et leur conductivité hydraulique
 La structure du sol, sa stabilité structurale et la porosité
 la compaction des sols
 La teneur en eau du sol
 Température qui crée une diminution de viscosité
favorable
 Propriétés chimiques, sodium dégradation du sol
196
Partie II Hydrologie

capacité d’infiltration: facteurs influence


3) le temps
 Avec le temps la
surface du sol se
détériore ce qui
entraîne une plus
faible porosité et une
diminution de la
capacité d’infiltration
 le gradient
hydraulique diminue.
197
Partie II Hydrologie

Le cycle hydrologique: les composantes


Précipitations

Évaporation/évapotranspiration

Interception et stockage
Infiltration et percolation

Écoulement
198
Partie II Hydrologie

Les écoulements
 Les écoulements qui gagnent rapidement les
exutoires pour constituer les crues
1) écoulements de surface
2) Écoulements de subsurface
 Les écoulements plus lents
3) Écoulements souterrains
199
Partie II Hydrologie

Les écoulements
L'écoulement de surface
caractérise un écoulement sur
une surface et s'exprime
généralement par un rapport
volume / surface / temps
[m3/m2/T].
 Les écoulements souterrains
et en rivière font référence à la
notion de débit , un volume
d'eau traversant une section par
unité de temps [L3/T].
200
Partie II Hydrologie
Génération
Les écoulements des crues
201
Partie II Hydrologie

Écoulement de surface: ruissèlement


Il existe deux modes d’écoulements de surface:
Ecoulement par dépassement de la capacité
d’infiltration
Ecoulement sur surface saturée
202
Partie II Hydrologie

dépassement de la capacité d’infiltration


P<CI pas de ruissèlement toute la pluie s’infiltre
P>CI ruisselement
203
Partie II Hydrologie

dépassement de la capacité d’infiltration


Observé lors de conditions de fortes intensités
pluviométriques.
même des sols naturels présentant une conductivité
hydraulique élevée en climats tempérés et humides
peuvent avoir une capacité d'infiltration inférieure
aux intensités maximales des précipitations
enregistrées.
204
Partie II Hydrologie

dépassement de la capacité d’infiltration


Facteurs d’initiation du ruissellement
Texture structure stabilité du sol
Couverture végétale

Travail du sol rugosité

Topographie: pente
205
Partie II Hydrologie

Sur surface saturée

Se produit sur des sols dont le profil est saturé, les pluies
tombant sur ces surfaces ne peuvent pas s’infiltrer et ruissèlent
vers la rivière
206
Partie II Hydrologie

Sur surface saturée


207
Partie II Hydrologie

Sur surface saturée


Indice topographique ou de saturation: beven-kirkby
IBK = Ln ( a / tan (b))
a = surface drainée au point considéré
b = pente
 Un indice élevé correspond à une forte probabilité de
présence de zones humides
Le potentiel de saturation augmente avec IBK, qd a
augmente et b diminue, la quantité d’eau drainée augmente et
l’évacuation devient difficile
208
Partie II Hydrologie

Écoulement de subsurface
Appelé aussi écoulement hypodermique
Contribue rapidement au gonflement de la crue

Dépend essentiellement de la structure du sol


La présence d’une couche impérméable à faible profondeur

favorise cet écoulement


209
Partie II Hydrologie

Écoulement souterrain
Appelé aussi percollation
C’est un écoulement vertical descendant

Dépend du type de sol, des conditions hydriques initiales et

de l’intensité de la pluie
Lois de darcy

Vitesse lente
210
Partie II Hydrologie

Bilan annuel des écoulements


Et = E s + E h + Eb
L'écoulement total Et représente la quantité d'eau qui

s'écoule chaque année à l'exutoire d'un bassin versant


considéré.
Es: écoulement superficiel
Eh: écoulement hypodermique
Eb: écoulement de base (souterrain)
211
Partie II Hydrologie

Bilan annuel des écoulements


Le bilan hydrologique d'un bassin versant est également
caractérisé par trois coefficients essentiels :
le  coefficient d’écoulement total Cet défini par le rapport
entre les quantités d'eau écoulées et les quantités d'eau
précipitées P :

le coefficient d'écoulement de surface Ces obtenu en


calculant le rapport entre les quantités d'eau écoulées
rapidement et les quantités d'eau précipitées :
212
Partie II Hydrologie

Bilan annuel des écoulements



coefficient de ruissellement Cr est défini par le rapport entre
la quantité d'eau ruisselée (écoulée) à la surface du sol et
celles des précipitations :
213
Partie II Hydrologie

Equation de conservation hydraulique


Etudier un système hydraulique reviens à étudier un volume
d’eau
ce système peut être une rivière, un lac, un aquifère, un
bassin versant…l’équation de base dans un système
hydrologique s’écrit :
Entrée – sortie = variation des réserves
Si la variation des réserves est nulle le système est dit en état
stationnaire, sinon le système est dans un état transitoire.
214
Partie II Hydrologie

Equation de conservation hydraulique


Les entrées représentent :
•Précipitations
•Infiltrations dans le sol
•Infiltrations souterraines
•Apport artificiel
215
Partie II Hydrologie

Equation de conservation hydraulique


Les sorties représentent :
•Evaporation
•Transpiration
•Ruissèlement de surface
•Ruissèlement souterrain
•pompage
216
Partie II Hydrologie

Equation de conservation hydraulique


Les variations de réserve représentent :
•variation du débit ou de la hauteur d’un lac, d’une
rivière…
•changement de l’humidité du sol
•variation de la couverture de neige ou de glace
•stockage dans des dépressions occasionnelles
•constructions d’ouvrages tels que routes, barrages…
217
Partie II Hydrologie
Le bassin versant
C’est l’unité de référence en hydrologie
région qui possède un exutoire commun pour tous ses
écoulements de surface.

Un BV est toujours associé à un cours d’eau ou une section de ce


cours d’eau : l’ exutoire ou émissaire
218
Partie II Hydrologie

Le bassin versant
Un bassin versant est
un territoire qui draine
l’ensemble de
ses eaux vers un
exutoire commun, cours
d’eau ou mer. exutoire
Les limites d’un bassin
versant sont généralement
fixés à partir de la
topographie
219
Partie II Hydrologie

Le bassin versant
 Le bassin versant est limité par des frontières
naturelles : les lignes de crêtes ou lignes de partage
des eaux
De part et d’autre de ces lignes, les eaux des
précipitations et des sources, ainsi que tous les
éléments dissous ou en suspension (sédiments,
pollution…)s’écoulent vers des exutoires séparés.
Le bassin versant constitue le territoire pertinent
pour traiter les causes en amont d’un problème lié aux
eaux de surfaces : déficit d’eau, pollution…
220
Partie II Hydrologie

Le bassin versant
221
Partie II Hydrologie
Délimitation à partir de MNT
222
Partie II Hydrologie

Le parcours de l‘eau
Chaque bassin versant se caractérise par différents
paramètres
 géométriques (surface, pente), 
pédologiques (nature et capacité d’infiltration des
eaux),
urbanistiques (présence de bâtiments)
biologiques (type et répartition de la couverture
végétale).
223
Partie II Hydrologie

Le parcours de l‘eau
On peux distinguer trois types de continuité dans un
bassin versant :

une continuité longitudinale, de l’amont vers l’aval


(rus, ruisseaux, rivières, fleuves).
une continuité latérale, des crêtes vers le fond de
la valée.
une continuité verticale, des eaux superficielles vers
les eaux souterraines et inversement.
224
Partie II Hydrologie
Limites de la notion de lignes de partage des eaux
Dans le cas où
l’alimentation des cours
d’eau ne se fait que par le
ruissellement de surface,
cette définition du bassin
versant ne pose pas de pb.

Lorsque des écoulements souterrains contribuent aussi aux


écoulements des cours d’eau, la frontière du bassin
d’alimentation ne correspond alors plus à la frontière du bassin
topographique
225
Partie II Hydrologie

Type de bassins
Bassin versant topographique
Bassin versant reel
Définissable à partir des altitudes seules
Bassin versant hydrogéologique
Tient compte de la nature du sol qui induit les
écoulements
Tient compte des aménagements anthropiques
226
Partie II Hydrologie
Limites de la notion de lignes de partage des eaux
Bv topographique / hydrogéologique
BV topo :
écoulement superficiel
prédominant /apport souterrain
BV hydrogéol :
délimitation de la zone
d’alimentation du cours d’eau
à partir de la connaissance
topographique et des
Formations géologiques du
site
227
Partie II Hydrologie
Limites de la notion de lignes de partage des eaux
Le relief de la nappe
phréatique définit le BV
dont les limites évoluent
dans le temps
Différence généralement
minime pour les gds BV
naturels parfois
importantes pour les petits
BV urbains.
228
Partie II Hydrologie

Le bassin versant topographique


Si sous sol
imperméable, le
cheminement de
l’eau est
déterminé par la
topo
Le BV sera
limité par les
lignes de crête et
les lignes de plus
grande pente
229
Partie II Hydrologie

Le bassin versant hydrogéologique


Si la région est perméable, une partie des eaux
tombées à l'intérieur du bassin versant topographique
s'infiltrent dans le sol
Pour déterminer les limites du bassin versant
hydrogéologique, il est donc nécessaire de prendre en
compte les limites géologiques. Comme la ligne de
partage des eaux.
Cette limite peut varier en fonction du niveau de
l'eau dans la nappe.
230
Partie II Hydrologie

influence anthropique
Barrières artificielles :
•chemins de fer,
•routes…
Apports latéraux artificiels :
•réseaux d ’eaux usées ou potables,
•drainages,
•routes,
•fossés,
•retenues,
•pompages ou dérivations artificielles modifiant le bilan
hydrologique,
•sillons de labour …
231
Partie II Hydrologie

Bassin versant
Pour un BV il convient donc également de définir, en plus
des délimitations topographiques, les limites souterraines de
ce système. De plus, il est aussi nécessaire de tenir compte
des effets anthropiques relatifs aux eaux du système.

=> BV = Limites topographiques, limites


souterraines, effets anthropiques
232
Partie II Hydrologie

Réaction du bassin versant


La réaction du BV
face à une
sollicitation
(précipitation) se
mesure par l
’observation de la
quantité d ’eau qui
s ’écoule à
l ’exutoire du
système
233
Partie II Hydrologie

Réaction du bassin versant


La représentation
graphique de du
débit Q en fonction
du temps constitue
un hydrogramme de
 crue.
un limnigramme 
est la représentation
de la hauteur d'eau
mesurée en
fonction du temps.
234
Partie II Hydrologie
Réaction du bassin versant
La réaction hydrologique d'un
bassin versant à une
sollicitation est caractérisée par
 sa vitesse (temps de
montée tm, défini comme le
temps qui s'écoule entre
l'arrivée de la crue et le
maximum de l'hydrogramme)
son intensité (débit de
pointe Qmax volume
maximum Vmax)
235
Partie II Hydrologie
Réaction du bassin versant
Ces deux caractéristiques
sont fonction du type et de
l'intensité de la
précipitation et d'une
variable
caractérisant l'état du bassin
versant : le temps de
concentration des eaux sur
le bassin.
236
Partie II Hydrologie
Temps de concentration
Temps que met une particule d'eau provenant de la partie du
bassin la plus éloignée "hydrologiquement" de l'exutoire pour
parvenir à celui-ci
237
Partie II Hydrologie
Temps de concentration
Il est composé de trois termes différents :
th : Temps d'humectation. Temps nécessaire à
l'imbibition du sol par l'eau qui tombe avant
qu'elle ne ruisselle.
tr : Temps de ruissellement ou d'écoulement. Temps
qui correspond à la durée d'écoulement de l'eau à la
surface ou dans les premiers horizons de sol jusqu'à un
système de collecte (cours d'eau naturel, collecteur).
ta : Temps d'acheminement. Temps mis par l'eau pour
se déplacer dans le système de collecte jusqu'à
l'exutoire.
238
Partie II Hydrologie
Temps de concentration
Le temps de concentration tc est donc égal au maximum de la
somme de ces trois termes :

Théoriquement On estime tc en mesurant la durée comprise


entre la fin de la pluie nette et la fin du ruissellement direct.
239
Partie II Hydrologie
Les courbes isochrones
 représentent les courbes d'égal temps de concentration des
eaux sur le bassin versant
 permettent de
comprendre en partie le
comportement
hydrologique d'un bassin
versant et l'importance
relative de chacun de ses
sous-bassins.
permettent de déterminer
l'hydrogramme de crue
240
Partie II Hydrologie
Bassin versant: facteurs d’influence
Le comportement hydrologique d’un bassin versant
est fonction des mécanismes hydrologiques qui vont
s’y développer. Ces processus sont contrôlés par :
La géométrie du bassin versant
La géométrie du réseau hydrographique
L’occupation, la nature du sol et du sous sol
Les conditions aux limites et initiales
241
Partie II Hydrologie
Bassin versant: caractéristiques géométriques
Les caractéristiques physiographiques d'un bassin
versant influencent fortement sa réponse hydrologique
et notamment le régime des écoulements en période de
crue ou d'étiage :
La surface
La forme
Le relief
242
Partie II Hydrologie
caractéristiques géométriques: la surface
Le débit est fonction de la surface du bassin
versant
Peut être mesurée par des techniques de
digitalisation
243
Partie II Hydrologie
caractéristiques géométriques: la forme
La forme du bassin
versant a une influence sur
l’hydrogramme de crue
une forme allongée
favorise, pour une même
pluie, les faibles débits de
pointe de crue, ceci en
raison des temps
d'acheminement de l'eau à
l'exutoire plus importants.
244
Partie II Hydrologie
caractéristiques géométriques: la forme
Indice de comparaison des bassins versants: l'indice
de compacité de Gravelius KG , défini comme le
rapport du périmètre du bassin au périmètre du cercle
ayant la même surface :

KG est l'indice de compacité de Gravélius,


A : surface du bassin versant [km2],
P : périmètre du bassin [km].
245
Partie II Hydrologie
caractéristiques géométriques: la forme
246
Partie II Hydrologie
caractéristiques géométriques: le relief
Il a une influence direct sur l’écoulement car de

nombreux paramétres hydrométéorologiques varient


avec l’altitude (précipitations, températures, etc.) et la
morphologie du bassin.
la pente influe sur la vitesse d'écoulement. Le relief

se détermine lui aussi au moyen d'indices ou de


caractéristiques
247
Partie II Hydrologie
le relief: la courbe hypsométrique
Elle porte en
abscisse la surface (ou
le pourcentage de
surface) du bassin qui
se trouve au-dessus
(ou au-dessous) de
l'altitude représentée
en ordonnée
C’est un outil
pratique pour
comparer plusieurs
bassins entre eux ou
les diverses sections
d'un seul bassin.
248
Partie II Hydrologie
le relief: les altitudes caractéristiques
Les altitudes maximales et minimales

L’altitude moyenne
L’altitude médiane
249
Partie II Hydrologie
le relief: les altitudes max et min
Elles sont obtenues directement à partir de cartes

topographiques.
L'altitude maximale représente le point le plus élevé

du bassin tandis que l'altitude minimale considère le


point le plus bas, généralement à l'exutoire.
 interviennent aussi dans le calcul de la pente.
250
Partie II Hydrologie
le relief: altitude moyenne
Elle se déduit directement de la courbe
hypsométrique ou de la lecture d'une carte
topographique. Elle est définie par :

Hmoy : altitude moyenne du bassin [m] ;


Ai : aire comprise entre deux courbes de niveau [km2] ;
hi : altitude moyenne entre deux courbes de niveau [m] ;
A : superficie totale du bassin versant [km2].
251
Partie II Hydrologie
le relief: altitude médiane

Elle correspond à l'altitude lue au point d'abscisse

50% de la surface totale du bassin, sur la courbe


hypsométrique.
252
Partie II Hydrologie
le relief: la pente moyenne
C’est une caractéristique importante qui renseigne

sur la topographie du bassin.


Elle donne une bonne indication sur le temps de

parcours du ruissellement direct ; donc sur le temps de


concentration tc ; et influence directement le débit de
pointe lors d'une averse.
253
Partie II Hydrologie
le relief: la pente moyenne
Si A est la surface totale du bassin versant et L la longueur

de l'ensemble des courbes de niveau équidistantes de D :

une automatisation (Modèle Numérique d'Altitude).


254
Partie II Hydrologie
le relief: indice de pente
appelé aussi indice de Roche se base sur la courbe
hypsométrique et le rectangle équivalent.
Ip est exprimé par la moyenne de la racine carrée
des pentes mesurées sur le rectangle équivalent et
pondérées par les surfaces.

ip: indice de pente [%],


L: longueur du rectangle [m],
xi: distance qui sépare deux courbes sur la rectangle [m] (la largeur du rectangle étant
constante, cette distance est égale au facteur de pondération),
d: distance entre 2 courbes de niveau successives [m],
d/xi: pente moyenne d'un élément [%].
255
Partie II Hydrologie
le relief: indice de pente
La notion de rectangle équivalent ou rectangle de
Gravelius, permet de comparer facilement des bassins
versants entre eux, en ce qui concerne l'influence de
leurs caractéristiques sur l'écoulement.
Le bassin versant rectangulaire résulte d'une
transformation géométrique du bassin réel dans
laquelle on conserve la même superficie, le même
périmètre (ou le même coefficient de compacité) et
donc par conséquent la même répartition
hypsométrique
256
Partie II Hydrologie
Le réseau hydrographique

C’est l’ensemble des cours d’eau naturels ou

artificiels, permanents ou temporaires qui drainent les


eaux d’un bassin versant vers l’exutoire.
Par topologie, on entend l'étude des propriétés

géométriques se conservant après déformations


continues: type de réseau
257
Partie II Hydrologie
Classification par la forme
La forme d’un réseau hydrographique dépend de plusieurs
facteurs qui agissent en interaction:
La géologie: nature des terrains traversés par l’eau,les
structures (failles, plis) qui orientent le courant et
déterminent les pentes régionales. (agit sur la forme)
Le climat: régime des précipitations détermine la
densité du réseau hydrographique, dense dans les
régions montagneuses très humide et tend à disparaitre
dans les régions désertiques.
L’activité de l’homme dans les domaines de
l’agriculture et de l’aménagement (les barrages)
258
Partie II Hydrologie
Classification par la forme
259
Partie II Hydrologie
Classification par hierarchisation
numéroter les cours d'eau en fonction de leur importance.
Strahler propose de les classer de la manière suivante :
 les cours d'eau sans affluents sont d'ordre 1
 au confluent de deux cours d'eau de même ordre
résulte un cours d'eau d'ordre n+1
un cours d'eau recevant un affluent d'ordre inférieur
garde son ordre ( par exemple si un cours d'eau d'ordre
4 reçoit un cours d'eau d'ordre 1 => toujours ordre 4)
260
Partie II Hydrologie
Classification par hierarchisation
261
Partie II Hydrologie
Les lois de horton
Ce sont des lois empiriques qui relient le nombre, la longueur

moyenne et l'ordre des cours d'eau. Ces formules permettent


de différencier les formes du réseau hydrographique.
Rapport de confluence
Rapport de longueur
Densité de drainage
262
Partie II Hydrologie
Les lois de Horton: rapport de confluence
Le rapport de confluence est le rapport du nombre de cours
d'eau d'ordre n au rapport du nombre de cours d'eau d'ordre
n+1 :

Rc va permettre de différencier des réseaux en arête de


poisson pour lesquels Rc est important et des réseaux
dendritiques pour lesquels Rc est faible.
263
Partie II Hydrologie
Les lois de Horton: rapport de longueur
C’est le rapport des longueurs moyennes des cours d’eau

d’ordre n aux longueurs moyennes des cours d’eau d’ordre


n-1.
264
Partie II Hydrologie
Les lois de Horton: densité de drainage
Elle est exprimée par le rapport de la longueur total des
cours d’eau permanents et temporaires à la surface du bassin
versant.
C’est un paramètre qui reflète la dynamique du bassin et le
type de ruissèlement.

Dd : densité de drainage [km/km2] ;


Li : longueur de cours d'eau [km] ;
A : surface du bassin versant [km2].
265
Partie II Hydrologie

L’eau dans le sol et le sous sol


• Eau de constitution
• Eau liée
• Eau capillaire
• Eau libre
266
Partie II Hydrologie

La perméabilité

L'aptitude d'un terrain à se laisser traverser par les


fluides est caractérisée par la perméabilité de ce
terrain par rapport au fluide
267
Partie II Hydrologie

La charge hydraulique

Z l'altitude du point
P la pression
ƿw la masse volumique du fluide

Dans le sol vitesse d’écoulement faible:


268
Partie II Hydrologie

Perméabilité horizontale
269
Partie II Hydrologie

Perméabilité verticale
270
Partie II Hydrologie

Nappes Phréatiques
271
Partie II Hydrologie

Nappes Phréatiques

• Facteur lithologique
• Facteur de structure
• Facteur d’alimentation
272
Partie II Hydrologie

Alimentation

- par infiltration directe de la pluie


- par drainage d'un cours d'eau de surface,
- par déversement d'une nappe sus-jacente,
- par drainance à travers des terrains semi-perméables lorsque
deux nappes ne sont pas en équilibre.
273
Partie II Hydrologie

Classification des nappes

• Nappe libre
• Nappe captive
274
Partie II Hydrologie

Classification des nappes

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