Introduction à l'hydrogéologie et stratigraphie
Introduction à l'hydrogéologie et stratigraphie
EST Salé
Cours d’Hydrogéologie
1ère année GC
Pr. [Link]
« …….l’eau et le développement humain durable
sont, nous le voyons, indissociables. Sans un
approvisionnement adéquat en eau, sans une gestion
saine de cette ressource, le développement socio-
économique peut être tout simplement remis en
cause et l’on peut affirmer sans risque de se tromper
que le défit de l’eau sera crucial pour les années à
venir…… »
3
Introduction
Hydrogéologue: missions
la recherche et l’exploitation du gisement de la
nappe aquifère
l’étude de la qualité des eaux, ainsi que leur
protection.
Il doit être capable d’expliquer ce qui se passe dans
le sous sol, comme estimer la quantité et la qualité
de l’eau et prédire son comportement dans les
aquifères.
4
5
Partie I notions de géologie
2 chapitre I: la stratigraphie
6
Les Roches
tout matériaux constitutif de l’écorce
terrestre.
Les matières composant les roches sont des
matières minérales
Aux températures habituelles qui règnent à la
surface de la terre (-60°c ; +60°c) les roches
sont solides
à températures importante elles peuvent être
liquides comme la lave d’un volcan.
7
Les Roches
De point de vue aspect
les roches cohérentes
• qu’elles soient dures comme le granite et le marbre,
• ou bien friables comme la craie et le talc qui se
rayent et s’effritent sous une simple pression des
ongles
les roche meuble
• comme le sable, il est constitué de grains
indépendants les uns des autres qui coulent dans la
main.
8
Les Roches
De point de vue origine et composition
les roches magmatiques: refroidissement
d’un magma.
volcaniques ou éruptives quand elles se
forment lors des éruptions à la surface de
la Terre,
plutoniques quand elles refroidissement
et cristallisent en profondeur.
9
Les Roches
De point de vue origine et composition
les roches sédimentaires
naissent à la surface, généralement par
dépôt de matériaux dans un milieu
aqueux (au fond d’une mer, sur la côte,
dans un delta) ou plus rarement, à la
surface d’un continent.
Les sédiments, proviennent de l’érosion
des autres roches.
10
Les Roches
De point de vue origine et composition
les roches métamorphiques
correspondent à d'anciennes roches
préexistantes, magmatiques, sédimentaires
ou déjà métamorphisées
transformées, en profondeur, par
augmentation de pression et de température,
le plus généralement dans le contexte de la
formation d'une chaîne de montagnes.
11
Etudier le sol est très important pour un
hydrogéologue, dans la mesure où les
éléments constituant ce sol influent
directement ou indirectement sur la
présence, la mobilité et la chimie de l’eau
12
l’échelle des temps géologiques
système de classement chronologique,
utilisé en géologie pour dater les événements
survenus durant l’histoire de la terre.
13
l’échelle des temps géologiques
14
l’échelle des temps géologiques
La biostratigraphie et les méthodes de
géochronologie reconstituer l'histoire
géologique d'une région donnée.
Les recoupements généralisés à
l'échelle du globe établir un
calendrier de référence appelée échelle
stratigraphique internationale des temps
géologiques
15
Echelle Stratigraphique
•divisela fin de l'histoire de
notre planète en Eres,
Etages, sous-étages...
18
Chap I. la stratigraphie
19
Chap I. la stratigraphie
Définition: la strate
C’est l’unité de base de la stratigraphie. C’est une
couche géologique homogène dans une roche
sédimentaire.
Son épaisseur peut varier de quelques centimètres à
plusieurs centaines de mètres. On peut distinguer
une couche d’une autre par un changement de
couleur, de texture ou de nature de la roche.
Chaque couche ou strate correspond à un mode de
dépôt différent (stratification) donc à un sédiment
différent. 20
Chap I. la stratigraphie
Définition: la stratification
elle désigne la disposition des roches en
strates.
À l’origine les strates sont horizontales, et
peuvent se poursuivre sur de très grandes
surfaces,
des mouvements tectoniques ultérieurs peuvent
perturber cette disposition, on pourrait dans ce
cas avoir des couches obliques, des couches
plissées, ou des couches faillées. 21
Chap I. la stratigraphie
Définition: le fossile stratigraphique
Un fossile est un reste, un moulage ou une
trouve. 22
Chap I. la stratigraphie
Définition: le fossile stratigraphique
Un bon fossile stratigraphique
avoir une grande extension géographique
(pour permettre les corrélations)
avoir existé pendant une courte durée à
l’échelle des temps géologiques
avoir été abondant (condition nécessaire pour
qu’on la retrouve à l’état fossile)
23
Chap I. la stratigraphie
Définition: le fossile stratigraphique
24
Ere Primaire
Trilobites Graptolithes
Arthropodes marins Prochordés coloniaux
Ere Secondaire
Ammonites Rostres de Bélemnites
Mollusques Céphalopodes Mollusques Céphalopodes
Ere Tertiaire
Nummulites Turritelle
Foraminifères Mollusque Gastéropode
Principe de la datation
Évolution biologique des
espèces progressive et
irréversible
28
Chap I. la stratigraphie
La datation relative
30
Chap I. la stratigraphie
Principes
1. Horizontalité
2. Superposition
3. Recoupement
4. Inclusion
31
Chap I. la stratigraphie
Principes: horizontalité
premier concept de datation
relative présenté en 1669, par
un physicien danois, Nicolas
Steno. principe de
l'horizontalité primaire des
couches sédimentaires et du
principe de superposition.
+ ancien
33
Chap I. la stratigraphie
Principes: superposition
+ récent
+ ancien
en absence de bouleversements structuraux
une couche est plus récente que celle
qu’elle recouvre
34
Chap I. la stratigraphie
Principes: superposition
35
Chap I. la stratigraphie
Principes: recoupement
En 1830, Charles Lyell
a proposé un second
concept de datation
relative des couches
géologiques
un corps rocheux qui
en recoupe un autre
est nécessairement
plus jeune que celui
qu'il recoupe.
36
Chap I. la stratigraphie
Principes: recoupement
Erosion granitique 38
Chap I. la stratigraphie
Recoupement: situations
2) Un événement tectonique (déformation des
roches) :
40
Chap I. la stratigraphie
Recoupement: situations
2) Un événement tectonique (déformation des
roches) :
41
Chap I. la stratigraphie
Recoupement: situations
3) Un événement magmatique ou
métamorphique
42
Chap I. la stratigraphie
Recoupement: situations
3) Un événement magmatique ou
métamorphique
43
Chap I. la stratigraphie
Recoupement: situations
3) Un événement magmatique ou
métamorphique
Granite de Flammanville 44
Chap I. la stratigraphie
Principes: inclusion
Un élément (minéral ou roche) peut se
45
Chap I. la stratigraphie
Principes: inclusion
46
Chap I. la stratigraphie
Principes permettant d’établir des corrélations
entre des régions différentes
A
C
49
Chap I. la stratigraphie
Principes: continuité latérale
50
Chap I. la stratigraphie
Principes: identité paléontologique
51
Chap I. la stratigraphie
Principes: identité paléontologique
Les strates 1 et 2
ont le même âge.
52
Chap I. la stratigraphie
Principes: Application de ces principes pour établir
une succession chronologique d'événements
53
Chap I. la stratigraphie
Les discordances
La discordance est une disposition
géométrique qui consiste en ce que des couches
superposées ne soient pas disposées
parallèlement les unes aux autres
elles sont séparées en deux tranches
d'inclinaison différente par une surface de
discordance.
54
Chap I. la stratigraphie
Les discordances
55
Chap I. la stratigraphie
Les discordances
il ya discordance Lorsque
la sédimentation s’interrompt (lors d’un
phénomène de régression)
il y a rupture de continuité entre les couches
inférieures et les couches supérieures que la mer
redéposera lorsqu’elle sera de retour (lors
d’une transgression)
56
Chap I. la stratigraphie
Les discordances
Discordance
=
Anomalie
=
situation anormale
57
Chap I. la stratigraphie
Les discordances
Discordance d’érosion
Discordance angulaire
58
Chap I. la stratigraphie
Les discordances d’érosion
59
Chap I. la stratigraphie
Les discordances d’érosion
60
Chap I. la stratigraphie
Les discordances angulaires
61
Chap I. la stratigraphie
Les discordances angulaires
62
Chap I. la stratigraphie
Les discordances angulaires
63
Chap I. la stratigraphie
Les discordances angulaires
64
Chap I. la stratigraphie
Les lacunes
arrêt de dépôt de sédimentation ou absence de dépôt
pendant une période donnée. On distingue deux types
de lacunes :
Lacune d'érosion : l'érosion a enlevé des
couches, puis la sédimentation a repris en
fossilisant la lacune.
Lacune de sédimentation : la sédimentation s'est
interrompue pendant un laps de temps
correspondant à la durée de la lacune. Ce type de
lacune peut être dû à une régression marine. 65
Chap I. la stratigraphie
Les lacunes
Tithonien
kimméridgien
oxfordien
Lacune
bathonien
Érosion
Faille
Plissement
Sédimentation de
A, puis B, puis
C, puis D 67
Chap II. la tectonique
Déformations souples
Déformations cassantes
68
Chap II. la tectonique
La tectonique
l’ensemble des mouvements, des
69
Chap II. la tectonique
Comportement des roches
Dans le domaine cassant les
roches subissent peu ou pas de
déformation plastique avant la
rupture.
Limites
Géologiques
Mur
71
Chap II. la tectonique
Direction et pendage
Direction de la couche
L'angle qui existe entre un plan
horizontal et la surface d'une couche
est appelé pendage. On mesure le
Sens du pendagependage avec un clinomètre.
72
Chap II. la tectonique
Contrainte et déformation
En Tectonique la contrainte désigne une force
exercée sur une surface solide rocheuse. La
contrainte est l'équivalent de la pression dans les
fluides
S=P= F/ S
Dans les fluides la contrainte est hydrostatique
et constante en tout point.
dans les milieux solides elle varie selon
l'orientation de la surface.
73
Chap II. la tectonique
Contrainte et déformation
En un point d'un solide qui est soumis à une force tectonique, on peut
définir un état de contrainte caractérisé par trois contraintes principales
perpendiculaires entre elles avec la convention:
74
Chap II. la tectonique
Contrainte et déformation
Les régimes tectoniques dans l’écorce terrestre se résument par des
contraintes qui induisent des compressions ou des extensions. Dans ce
cas la déformation peut être exprimée comme suit :
Ԑ = (d’-d) / d
d’est l’allongement final et d l’allongement initial
ϭ
D. plastique D. cassante
D. élastique T (°c)
P (Kbar)
Plasticité
rupture % H2O
Seuil d’élasticité
Ԑ failles
75
Chap II. la tectonique
Les déformations de l’écorce terrestre
déformation
En extension En compression
comportement
homogène
ductile
Continue
hétérogène
cassant
discontinue
Sur Terre existe un gradient thermique, donc le style de déformation
dépendant de la profondeur…
Comportement cassant
Froid, rapide, niveaux superficiels séismes
Comportement ductile
Chaud, lent, racines de chaîne métamorphisme et magmatisme 76
Chap II. la tectonique
Niveaux structuraux On appelle
Niveau structural
niveau
supérieur
moyen:
inférieur
structural: une
tranche
Ce
Dans niveau
ce niveau
niveau,
de l’écorce lales
Comportement fragile
terrestre
correspond
roches
température
ontdans un
àetlala
lesquelles
surface
comportement
pressions supérieure
Comportementsont
les roches
très
présentent
de
ductile,
importante.
l'écorce
fragile /avec terrestre
les
La
ductilecomme
roche
même
dans
aindicateur
un comportement
laquelle
déformations
Association des
plisil
/plis
ya
failles
une déformation
isopaques
ductile avec (épaisseur
cassante
des
apparition
couches représentée
de plis
principalement
constante).
anisopaques
Comportement ductile par
les failles variable)
(épaisseur
et naissance d'une
schistosité (structure
en feuillets) 77
Chap II. la tectonique
Les déformations cassantes: les failles
Une faille est une
cassure accompagnée d'un
déplacement de terrain.
Elle se produit quand la
contrainte dépasse le seuil
de plasticité des roches
concernées. failles
Ce sont des
déformations cassantes.
78
Chap II. la tectonique
Éléments d’une failles
Un miroir de faille est une
surface de frottement sur
laquelle s'est fait le glissement
des deux compartiments
Rejet : distance qui sépare deux points situés de part et d’autre de la faille et qui étaient
en contact avant la cassure, on mesure surtout ses composantes horizontales et
verticales.
Le compartiment : un volume rocheux délimité par une ou plusieurs failles
Le plan de faille : la surface le long de laquelle s’est fait le déplacement 79
Chap II. la tectonique
Types de failles
chevauchement,
compression extension
elle est inclinée et se traduit par le soulèvement du elle est inclinée et se traduit par l’abaissement du
compartiment rocheux supérieur par rapport au compartiment rocheux supérieur par rapport au
compartiment inférieur. compartiment inférieur.
Ce mouvement relatif accommode un Ce mouvement relatif accommode un allongement
raccourcissement horizontal. horizontal. 80
Chap II. la tectonique
Faille normale
81
Chap II. la tectonique
Faille inverse
82
Chap II. la tectonique
Faille inverse
83
Chap II. la tectonique
Faille décrochante
85
Chap II. la tectonique
Faille décrochante
86
Chap II. la tectonique
Faille décrochante
87
Chap II. la tectonique
Structures associées aux failles
Horst
mot allemand, signifiant nid
d'aigle
Structure tectonique constituée par
des failles normales de même
direction, qui limitent des
compartiments qui sont de plus en
plus abaissés lorsque l'on s'éloigne
de l'axe de la structure.
La formation du horst demande
une extension, d'où la fréquence
d'émissions volcaniques… 88
Chap II. la tectonique
Structures associées aux failles
Graben:
mot allemand signifiant fossé
Structure tectonique constitué
e par des failles normales
de même direction qui limitent
des compartiments qui sont du
plus en plus abaissés lorsque
l'on va des bords vers le centre
de la structure.
89
Chap II. la tectonique
Les déformations souples: les plis
des déformations continues plastiques, car
non réversibles et permanentes.
Les déformations sont d’abord souples non
cassantes. On obtient alors des ondulations de
terrain appelées plis.
90
91
La charnière : c’est la zone de courbure maximale présentée par les couches.
Les flancs : sont les surfaces de couches de part et d’autre de la charnière.
Le plan axial : c’est le plan de symétrie du pli passant par le milieu de la charnière
92
Chap II. la tectonique
les plis: anatomie
La polarité des courbures permet
de distinguer antiforme et synforme
Si l’âge relatif des couches plissées
est connu, on distingue anticlinal
(anticline) et synclinal (syncline).
Par rapport à la courbure on
distingue l’intrados et l’extrados du
pli.
Selon le degré de courbure on
distingue des plis arrondis et des
plis anguleux.
93
Chap II. la tectonique
les plis: anatomie
94
Chap II. la tectonique
les plis: la taille
La taille des plis est mesurée par la longueur d’onde ou la ½ longueur
d’onde et par l’amplitude A du pli.
L’angle d’ouverture ou angle entre les flancs permet de distinguer des
plis ouverts, fermés, serrés, isoclinaux
Dans une même structure on distingue, selon leur taille, des plis de 1er
ordre (grande structure) et des plis de 2ème ordre (microplis, plis
d’entraînement, plis parasites, drag folds).
95
Chap II. la tectonique
les plis: degrés de symétrie
Le degré de symétrie permet de distinguer les plis
symétriques dont les flancs ont la même longueur et
les plis dissymétriques où l’on distingue un flanc long
et un flanc court. Plis en « S » et en « Z »
96
Chap II. la tectonique
les plis: orientation dans l’espace
Pli droit
Déjeté
couché
98
Chap II. la tectonique
chevauchements
103
104
Chap III. la topographie
définitions
La carte géologique :
C’est une représentation plane des terrains
géologiques affleurant, ces terrains sont représentés
par une couleur selon leur âge pour les roches
sédimentaires et selon leur nature pour les roches
cristallines. Ces cartes indiquent aussi:
L’inclinaison des couches sédimentaires ou
pendage
Les failles et les chevauchements
Les carriéres
105
106
Chap III. la topographie
La carte topographique
108
Chap III. la topographie
Le nivellement
109
Chap III. la topographie
Les courbes de niveau
Une courbe de niveau ou isoplèthe d’altitude est,
en cartographie, une ligne imaginaire qui joint tous les
points situés à la même altitude.
C'est aussi la ligne d'intersection d'un plan
horizontal avec le relief du terrain.
110
Chap III. la topographie
Les courbes de niveau
Considérons une série
de plans horizontaux (H1,
H2 et H3) parallèles,
équidistants qui coupent
idéalement une surface
topographiques.
Les intersections
de la colline avec ces
plans sont reportés sur le
plan P.
Ces projections se
nomment, courbes de
niveau.
111
Chap III. la topographie
Les courbes de niveau: caractéristiques
1)Equidistance
2)Altitude
3)Echelle
112
Chap III. la topographie
Equidistance
C’est la distance entre deux
courbes de niveau adjacentes
sur la carte elle correspond à la
différence d’altitude entre deux
courbes de niveau consécutives.
Il ne faut pas confondre
l’équidistance avec l’écartement des
courbes en projection sur la carte.
L’équidistance est constante
l’écartement est variable
L’équidistance est indiquée dans
la légende, en bas de la carte
113
Chap III. la topographie
Altitude
Elle est souvent indiquée le long du tracé des
courbes de niveau.
114
Chap III. la topographie
Echelle
Rapport constant entre les dimensions de la carte et
les dimensions réelles du terrain
Echelle 1 Carte 1 unité sur la carte correspond à X unités
ex : 1
100000 1 unité sur la carte représente 100 000 unités sur le
terrain
- 1 mm sur la carte représente 100 000 mm sur le terrain
- 1 cm sur la carte représente 100 000 cm sur le terrain (1000
m) 115
Chap III. la topographie
Les courbes de niveau: propriétés
1)type
2)densité
3)Points côtés
116
Chap III. la topographie
Les courbes de niveau: Type
a. Courbes normales
117
Chap III. la topographie
Les courbes maitresses
Elles sont dessinées en
traits accentués et
représentent le rang 5 c'est-
à-dire tous les 50 ou 100m
le plus souvent l’altitude
est indiquée sur les courbes
maîtresses.
Entre deux courbes
maitresses il y a toujours 4
courbes normales.
118
Chap III. la topographie
Les courbes normales
Elles sont dessinées en
traits fins, elles s’intercalent
entre les courbes maîtresses.
119
Chap III. la topographie
Les courbes intercalaires
Elles sont dessinées en
général en tirette.
quand la surface
topographique est plate, les
courbes de niveau sont
espacées, pour plus de
précision on ajouter une
courbe dite intercalaire dont
l’altitude diffère d’une demi-
équidistance de celle des
deux courbes qui l’encadrent. 120
Chap III. la topographie
Les courbes de niveau: densité
121
Chap III. la topographie
Les courbes de niveau: les points côtés
Ce sont les points par lesquels l’altitude exacte est donnée,
ils sont placés à côté de la courbe de niveau
Le sommet : le point côté est entouré par
des courbes de niveau plus basses que lui
122
Chap III. la topographie
La planimétrie
la représentation des divers éléments et détails
naturels et artificiels de la surface terrestre
(végétation, cours d’eau, voies ferrées, routes...)
sur la carte topographique par des figurés
caractéristiques conventionnée dont la
signification est indiquée dans la légende de la
carte.
123
Chap III. la topographie
La planimétrie: convention
Noir : attribué à tout ce qui résulte de l’activité humaine
(voies de communication, habitations, lignes électriques,...)
ainsi qu’à la toponymie (noms des lieux)
Vert et blanc : le Vert marque la présence de végétation le
Blanc à l’inverse symbolise l’absence de végétation
Bleu : représente l’hydrographie au sens large. c’est à dire
tout ce qui a un rapport plus ou moins grand avec l’eau (cours
d’eau, lac, mer, citerne, glacier)
Le bistre : (teinte voisine du marron) pour l’orographie
(courbes de niveau).
124
Chap III. la topographie
Profil topographique : exécution
128
Chap III. la topographie
Profil topographique : exécution
8. On effacera alors les inscriptions
ayant servi à la construction de la
coupe.
9. terminer la coupe en notant au
dessus du profil la toponymie et
l’orientation.
129
Chap III. la topographie
Profil topographique : exécution
10. Orientation du profil : pour
l’orientation du profil se reporter à
la ‘rose’; il faut la dessiner sur un
papier transparent, cette rose doit
être placée au centre de la coupe
de façon que la direction NS soit
parallèle au méridien le plus
proche du trait de coupe (Nord de
la carte).
130
Chap III. la topographie
La carte géologique
Sur une carte géologique les divers terrains sont désignés par
des notations et des couleurs qui indiquent leur âge géologique.
131
Chap III. la topographie
La carte géologique
138
Chap III. la topographie
La coupe géologique: le pendage
Lorsque le pendage n’est pas indiqué sur la carte par le signe en
forme de T, on peut le déterminer grâce à la méthode des 3 points :
139
Chap III. la topographie
La coupe géologique: le pendage
Prendre 3 points non alignés telle que 2 d’entre eux aient la même
altitude,
Abaisser les limites
4
142
Partie II Hydrologie
L’eau en chiffres
L’eau est une ressource rare dont l’exploitation devrait
faire face à beaucoup de prudence
1 habitant sur 5 n’a pas accès à l’eau
1 habitant sur 3 a une eau de qualité
L’eau en chiffres
Volumes en pourcentages
Km3
Eaux 8 millions
souterraines
L’eau en chiffres
145
Partie II Hydrologie
L’eau en chiffres
Evolution des ressources en eau par habitant et par an. (PPNE, 2006)
146
Partie II Hydrologie
L’eau: propriétés
L’eau est la source principale et originelle de
toute vie. Elle se présente dans la nature sous
trois états :
Solide : neige et glace.
Liquide : eau chimiquement pure ou chargée
en solutés.
Gazeux : à différents degrés de pression et de
saturation.
147
Partie II Hydrologie
L’eau: propriétés
148
Partie II Hydrologie
Le cycle hydrologique
C’est un concept qui englobe les phénomènes du
Le cycle hydrologique
150
Partie II Hydrologie
Évaporation/évapotranspiration
Interception et stockage
Infiltration et percolation
Écoulement
153
Partie II Hydrologie
Évaporation/évapotranspiration
Interception et stockage
Infiltration et percolation
Écoulement
167
Partie II Hydrologie
Evaporation / Evapotranspiration
L’évaporation se définit comme étant le
passage de la phase liquide à la phase vapeur,
il s'agit de l'évaporation physique.
La transpiration est le phénomène
physiologique de la transformation de l’eau en
vapeur par les être vivants et notamment les
végétaux.
La sublimation c’est le passage direct de
l'eau sous forme solide (glace) en vapeur
168
Partie II Hydrologie
Evaporation / Evapotranspiration
Le principal facteur régissant l'évaporation
est la radiation solaire.
L’évapotranspiration englobe l’évaporation
et la transpiration des plantes.
L'évaporation est une des composantes
fondamentales du cycle hydrologique et son
étude est essentielle pour connaître le potentiel
hydrique d'une région ou d'un bassin versant
169
Partie II Hydrologie
Evaporation / Evapotranspiration
Selon la disponibilité de l’eau on distingue :
Evapotranspiration potentielle.
Evapotranspiration réelle.
170
Partie II Hydrologie
Evaporation / Evapotranspiration
171
Partie II Hydrologie
Evapotranspiration potentielle
C’est la valeur maximale possible de
l’évapotranspiration dans des conditions climatiques
données.
C’est une référence, c’est l'ensemble des pertes en
eau par évaporation et transpiration d'une surface de
gazon de hauteur uniforme, couvrant totalement le
terrain, en pleine période de croissance, abondamment
pourvue en eau.
172
Partie II Hydrologie
Evapotranspiration mesure
«Bac classe A» placés au-dessus du niveau du sol
Evapotranspiration mesure
174
Partie II Hydrologie
Evapotranspiration mesure
Les bacs enterrés « Bac colorado »
Evapotranspiration mesure
Evaporomètre Piche : Surface de papier humide
constitué par un tube cylindrique en verre en
forme de U de 25 cm de long et 1.5 cm de
diamètre.
Ce tube gradué est fermé à sa partie
supérieure, tandis que son orifice inférieur est
obturé par une feuille circulaire de papier
filtre normalisé de 30 mm de diamètre et 0.5
mm d’épaisseur fixée par capillarité et
maintenue par un ressort.
L’appareil ayant été rempli d’eau distillée,
celle-ci est évaporée progressivement par la
feuille de papier filtre.
La diminution du niveau de l’eau dans le
tube permet de calculer le taux d’évaporation.
176
Partie II Hydrologie
Evapotranspiration mesure
177
Partie II Hydrologie
Evapotranspiration Evaluation
178
Partie II Hydrologie
Evapotranspiration Evaluation
179
Partie II Hydrologie
Evapotranspiration réelle
On appelle évapotranspiration réelle notée ETR la quantité
d’eau qui s’évapore réellement en fonction de l’eau
disponible.
Interception et stockage
L’interception :
La pluie (ou dans certains cas la neige) peut être retenue par la
végétation, puis redistribuée en une partie qui parvient au sol et une
autre qui s'évapore.
La partie n'atteignant jamais le sol forme l’interception Son
importance est difficile à évaluer et souvent marginale sous nos
climats, donc souvent négligée dans la pratique.
La quantité d'eau susceptible d'être interceptée varie
considérablement selon la végétation si le degré de
Couverture est important, la rétention d'eau peut atteindre jusqu'à
30% de la précipitation totale pour une forêt mixte, 25% pour les
prairies et 15% pour les cultures.
182
Partie II Hydrologie
Interception et stockage
Le stockage :
Infiltration et percolation
L’infiltration désigne le mouvement de l'eau pénétrant dans
les couches superficielles du sol et l'écoulement de cette eau
dans le sol et le sous-sol, sous l'action de la gravité et des
effets de pression.
L'infiltration est nécessaire pour renouveler le stock d'eau du
sol, alimenter les eaux souterraines et reconstituer les réserves
aquifères.
en absorbant une partie des eaux de précipitation,
l'infiltration peut réduire les débits de ruissellement.
184
Partie II Hydrologie
Infiltration et percolation
la percolation représente plutôt l'infiltration profonde dans
le sol, en direction de la nappe phréatique.
Infiltration et percolation
L'infiltrabilité ou capacité d'infiltration est la tranche d'eau
maximale qui peut s'infiltrer par unité de temps dans le sol et
dans des conditions données. Elle dépend
de la conductivité hydraulique
des conditions aux limites (des propriétés du sol +
de sa teneur en eau initiale + de la charge d’eau
imposée en surface).
186
Partie II Hydrologie
Infiltration et percolation
La conductivité hydraulique (K en m/s) c’est la vitesse à
Infiltration et percolation
surface du sol,
le temps
192
Partie II Hydrologie
Évaporation/évapotranspiration
Interception et stockage
Infiltration et percolation
Écoulement
198
Partie II Hydrologie
Les écoulements
Les écoulements qui gagnent rapidement les
exutoires pour constituer les crues
1) écoulements de surface
2) Écoulements de subsurface
Les écoulements plus lents
3) Écoulements souterrains
199
Partie II Hydrologie
Les écoulements
L'écoulement de surface
caractérise un écoulement sur
une surface et s'exprime
généralement par un rapport
volume / surface / temps
[m3/m2/T].
Les écoulements souterrains
et en rivière font référence à la
notion de débit , un volume
d'eau traversant une section par
unité de temps [L3/T].
200
Partie II Hydrologie
Génération
Les écoulements des crues
201
Partie II Hydrologie
Topographie: pente
205
Partie II Hydrologie
Se produit sur des sols dont le profil est saturé, les pluies
tombant sur ces surfaces ne peuvent pas s’infiltrer et ruissèlent
vers la rivière
206
Partie II Hydrologie
Écoulement de subsurface
Appelé aussi écoulement hypodermique
Contribue rapidement au gonflement de la crue
Écoulement souterrain
Appelé aussi percollation
C’est un écoulement vertical descendant
de l’intensité de la pluie
Lois de darcy
Vitesse lente
210
Partie II Hydrologie
Le bassin versant
Un bassin versant est
un territoire qui draine
l’ensemble de
ses eaux vers un
exutoire commun, cours
d’eau ou mer. exutoire
Les limites d’un bassin
versant sont généralement
fixés à partir de la
topographie
219
Partie II Hydrologie
Le bassin versant
Le bassin versant est limité par des frontières
naturelles : les lignes de crêtes ou lignes de partage
des eaux
De part et d’autre de ces lignes, les eaux des
précipitations et des sources, ainsi que tous les
éléments dissous ou en suspension (sédiments,
pollution…)s’écoulent vers des exutoires séparés.
Le bassin versant constitue le territoire pertinent
pour traiter les causes en amont d’un problème lié aux
eaux de surfaces : déficit d’eau, pollution…
220
Partie II Hydrologie
Le bassin versant
221
Partie II Hydrologie
Délimitation à partir de MNT
222
Partie II Hydrologie
Le parcours de l‘eau
Chaque bassin versant se caractérise par différents
paramètres
géométriques (surface, pente),
pédologiques (nature et capacité d’infiltration des
eaux),
urbanistiques (présence de bâtiments)
biologiques (type et répartition de la couverture
végétale).
223
Partie II Hydrologie
Le parcours de l‘eau
On peux distinguer trois types de continuité dans un
bassin versant :
Type de bassins
Bassin versant topographique
Bassin versant reel
Définissable à partir des altitudes seules
Bassin versant hydrogéologique
Tient compte de la nature du sol qui induit les
écoulements
Tient compte des aménagements anthropiques
226
Partie II Hydrologie
Limites de la notion de lignes de partage des eaux
Bv topographique / hydrogéologique
BV topo :
écoulement superficiel
prédominant /apport souterrain
BV hydrogéol :
délimitation de la zone
d’alimentation du cours d’eau
à partir de la connaissance
topographique et des
Formations géologiques du
site
227
Partie II Hydrologie
Limites de la notion de lignes de partage des eaux
Le relief de la nappe
phréatique définit le BV
dont les limites évoluent
dans le temps
Différence généralement
minime pour les gds BV
naturels parfois
importantes pour les petits
BV urbains.
228
Partie II Hydrologie
influence anthropique
Barrières artificielles :
•chemins de fer,
•routes…
Apports latéraux artificiels :
•réseaux d ’eaux usées ou potables,
•drainages,
•routes,
•fossés,
•retenues,
•pompages ou dérivations artificielles modifiant le bilan
hydrologique,
•sillons de labour …
231
Partie II Hydrologie
Bassin versant
Pour un BV il convient donc également de définir, en plus
des délimitations topographiques, les limites souterraines de
ce système. De plus, il est aussi nécessaire de tenir compte
des effets anthropiques relatifs aux eaux du système.
L’altitude moyenne
L’altitude médiane
249
Partie II Hydrologie
le relief: les altitudes max et min
Elles sont obtenues directement à partir de cartes
topographiques.
L'altitude maximale représente le point le plus élevé
La perméabilité
La charge hydraulique
Z l'altitude du point
P la pression
ƿw la masse volumique du fluide
Perméabilité horizontale
269
Partie II Hydrologie
Perméabilité verticale
270
Partie II Hydrologie
Nappes Phréatiques
271
Partie II Hydrologie
Nappes Phréatiques
• Facteur lithologique
• Facteur de structure
• Facteur d’alimentation
272
Partie II Hydrologie
Alimentation
• Nappe libre
• Nappe captive
274
Partie II Hydrologie