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Mégœsophage Idiopathique : Diagnostic et Traitement

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MEGAOESOPHAGE

IDIOPATHIQUE
Dr. [Link]
Service de chirurgie générale
CHU DOUERA
Cours externes 4 -ème année gastro-entérologie
Plan

 INTRODUCTION
 DEFINITION
 EPIDEMIOLOGIE
 RAPPELS :
 Anatomo- Histologique
 Physiologique
 PATHOGENIE
 ANATOMOPATHOLOGIE
 CLINIQUE
 EXAMENS COMPLEMENTAIRES
 FORMES CLINIQUES
 DIAGNOSTIQUE DIFFERENTIEL
 EVOLUTION ET COMPLICATIONS
 TRAITEMENT
 CONCLUSION
INTRODUCTION

 Anomalies manométriques du corps et des sphincters de l’œsophage


entravant la progression du bol alimentaire.
 Atteinte primitive des troubles moteurs de l’œsophage la plus fréquente
 Maitres symptômes :
 Dysphagie
 Douleurs thoraciques pseudo-angineuses
 Examen de référence : Manométrie de haute résolution
 Examen à faire en premier : Fibroscopie (éliminer une cause organique)
 Traitement est symptomatique
DEFINITION

 Maladie neuro-musculaire d’origine inconnu


 Caractérisée par :

 Un défaut de relaxation du sphincter inferieure de l’œsophage SIO ( Une


relaxation incomplète du SIO)
 Une hypertonie basale du SIO
 Aperistaltisme corps de l’œsophage
EPIDEMIOLOGIE

 FREQUENCE :1/ 10⁵ habitants dont 4 à 5 % des cas chez l’enfant (maladie
rare)

 SEXE /RATIO : 1
 AGE : 40 – 60 ans
 GENETIQUE :Transmission autosomique récessive
RAPPELS : ANATOMO-HISTOLOGIQUE

 Œsophage : organe tubulaire musculo-membraneux, revêtu d’un épithélium


malpighien ,d’environ 25 cm de hauteur.
 Il comporte :
 Un sphincter supérieur : constitué de fibres musculaires striées
 Musculature striée dans le tiers proximale
 Musculature lisse dans les deux tiers distaux
 Un sphincter inférieure œsophagien: épaississement musculaire du bas
œsophage sur environs 4cm
 Innervation :
 Extrinsèque (pneumogastrique)
 Intrinsèque (plexus nerveux autonome)
RAPPELS : PHYSIOLOGIQUE

 Au repos l’œsophage est fermé à ses deux extimités grâce la contraction tonique des deux
sphincters ( protection des voies aériennes supérieures et bas œsophage des reflux)
 Au moment de la déglutition une onde péristaltique parcoure l’ œsophage de haut en bas à la
vitesse de 3 à 4 cm/s
 Le contrôle de la motricité œsophagienne fait intervenir de façon coordonnée les muscles striés
et les muscles lisses
 La séquence péristaltique est sous la dépendance du pneumogastrique et de l’innervation
intrinsèque
 Le plexus myentérique : Plexus d’AUERBACH intervient dans le contrôle de la motricité
 Plexus sous muqueux : Plexus de MEISSNER intervient dans le contrôle de la vasomotricité et les
sécrétions intestinales
 Les plexus sont reliés au système nerveux extrinsèque
PATHOGENIE

 Mal connue
 Défaut d’innervation extrinsèque :
 Dénervation du SOI avec hypertonie basale et relaxation incomplète
 Aperistaltisme œsophagien en rapport avec la dénervation du corps de l’œsophage
 L’explication de la dénervation : lésion induite par un agent infectieux ( virus de la famille
Herpes simplex virus) entrainant une réponse inflammatoire auto-immune sur un terrain
génétique particulier
 Processus neuronal dégénératif
 La théorie de HURST la plus admise :
 Une asynergie entre la contraction péristaltique et la relaxation sphinctérienne
 Augmentation de la pression du SIO par absence ou insuffisance de relaxation engendrant
une stase su bol alimentaire et une distension œsophagienne voire une atonie
ANATOMOPATHOLOGIE

 Macroscopie :
 Corps de l’œsophage dilaté sur une hauteur +/- variable
 Muqueuse inflammatoire ( œsophagite de stase)
 Microscopie :
 Atteinte de l’innervation intrinsèque et extrinsèque
 Altération du nerf dorsal su vague X
 Dégénérescence Wallerienne des fibres tronculaires du X
 Lésion du plexus HEISSNER- AUERBACH au niveau du tiers inferieur : agangliose
CLINIQUE

 Dysphagie : maitre symptôme


 Précoce ; constante; intéressant les liquides et les solides
 Parfois paradoxales intéressant les liquides; cédant par l’ingestion de boissons chaudes
 Aggravation par l’émotion et le stress
 Régurgitations :
 Deuxième symptôme fréquent survenant après le repas et décubitus
 A un stade tardif : la nuit
 Douleurs rétrosternale ou épigastrique irradiant au cou ou au dos
 Amaigrissement
 Troubles respiratoires parfois isolés ( au début) : simple toux jusqu’à l’infection broncho-
pulmonaire sévère
 L’examen physique ne montre aucune particularité
EXAMENS COMPLEMENTAIRES

 Tel thorax :
 Absence de poche à air gastrique
 Élargissement du médiastin para cardial droit
 Niveaux hydro-aérique médiastinal ( stase)
 Signes d’infection broncho-pulmonaire
EXAMENS COMPLEMENTAIRES

 Transit baryté de l’œsophage : deux aspects


 Aspect en radis : aspect en bec d’oiseau à la jonction œsogastrique avec
dilatation de l’œsophage en amant
 Aspect en chaussette : aspect effilé
 A un stade avance œsophage en forme de sigmoïde
EXAMENS COMPLEMENTAIRES
 Fibroscopie digestive haute :
 Diagnostic différentiel de la dysphagie ( cancer)
 Megaoesophage : œsophage dilaté avec résidus alimentaires
 Muqueuse normale
 La stase alimentaire favorise l’inflammation et l’infection à Candidas
Albicans
 En cas de doute :
 Franchissement du cardia est difficile signe de ressaut
 Aspect nodulaire ou en rosette du cardia
 Ulcérations suspectes
 Une Echoendoscopie est recommandée
 Biopsies à la recherche d’un cancer de l’ œsophage
EXAMENS COMPLEMENTAIRES

 Manométrie œsophagienne :
 Elément fondamentale le plus spécifique pour le diagnostique
 Examen le plus sensible
 Pression de repos de SIO élevée > 45MMHg
 Relaxation du SIO incomplète
 Aperistaltisme du corps de l’œsophage voire absente en repense à une
déglutition
 Contraction de grande amplitude non propagée ( achalasie vigoureuse)
 Hyperpression intra œsophagienne par rapport à la pression intragastrique
EXAMENS COMPLEMENTAIRES
FORMES CLINIQUES

 Forme associée à une hernie hiatale


 Forme associée à un diverticule
 Forme douloureuse
 Forme de l’enfant :
 Régurgitation avec des manifestations respiratoires souvent symptômes
révélateurs
 Retentissement alimentaire avec retard staturo-pondéral et neuropsychique
DIAGNOSTIQUE DIFFERENTIEL

 Megaoesophage secondaire :
 Sténose peptique congénitale
 Maladie de Chaggas :liée au Triponozoma Cruzi : zona d’endémie Amérique
latine
 Troubles primitifs : Maladies des spasmes diffus ou spasmes étagés ;
dysphagie capricieuse, transit : aspect en collier de perle
 Troubles secondaires:
 Sclérodermie cancer du tiers inferieur de l’œsophage
 Cancer de l’estomac étendu à l’ œsophage
EVOLUTION ET COMPLICATIONS
 Evolution imprévisible :
 Poussées déclenchées par choc affectif et l’émotion
 Continue avec période d ’aggravation paroxystique
EVOLUTION ET COMPLICATIONS

 Complications :
 Locales:
 Œsophagite de stase
 Diverticule de type épi-phrénique au - dessous du segment rétrécit
 Fistule œsophagienne : rare
 Greffe néoplasique: risque évolutif majeur (4à6%)après une évolution de plus de 17
ans de la maladie favorisée par la stase
 Pronostic sévère
 A distances : respiratoires peuvent être révélatrices ( bronchopneumopathie; abcès
pulmonaire)
 Générale: amaigrissement ; cachexie
TRAITEMENT

 But :
 Améliorer la vidange de l’œsophage
 Diminuer l’hypertonie du SIO
 Améliorer l’état nutritionnel
TRAITEMENT

 Moyens :
 Traitement médical : diminue la pression de base du SIO, bon résultats 80 ; ses effets
secondaires limitent leurs usages
 Dérivés nitrés : Risordan 5mg
 Inhibiteurs calciques : Adalate
 Actuellement, la toxine botulique : suppression de la libération d’Acéthylcholine par les
plexus mésentériques.

 Dilatation pneumatique :
 dilacération des couches musculaires du bas œsophage; de bon résultats dans 85 % des
cas
 Complication : Perforation , hémorragie , dysphagie < 1% par reflux
TRAITEMENT

 Traitement chirurgical :
 Œso-cardio-myotomie extra muqueuse de Heller = montage anti reflux ( valve
antérieure)
 Surveillance : doit être rigoureuse vue le risque de récidive voir de
cancérisation ( Manométrie, Fibroscopie digestive haute)
TRAITEMENT
CONCLUSION

 Pathologie très rare


 Etiologie inconnue
 Manométrie haute définition a révolutionné les moyens de diagnostic
 Traitement bien codifié
 La surveillance doit être rigoureuse

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