LES SOCIETES DE CAPITAUX
Introduction
Les sociétés de capitaux sont en principe au nombre de deux, à
savoir la société anonyme (SA) et la société en commandite par
actions (SCA), on ajoute parfois à cette liste la société anonyme
simplifiée (SAS).
La SA est une société par actions dans laquelle les associés appelés
actionnaires reçoivent en contrepartie de leurs apports, des titres
négociables appelés actions et dont la responsabilité est limitée au
montant de ces apports.
Introduction
• L’accent est mis davantage sur l’apport de capitaux que sur les relations
personnelles entre les associés.
• Les considérations patrimoniales sont plus importantes que les relations
personnelles.
• Les risques encourus par chaque actionnaire ne peuvent pas dépasser le
montant de sa mise, les associés ne mettent pas en jeu leur fortune
personnelle.
• En contrepartie de son apport, l’actionnaire reçoit des actions librement
négociables c’est pourquoi ces sociétés sont également appelées sociétés par
actions.
• La SA présente les caractéristiques suivantes :
- C’est une société commerciale par la forme;
- C’est une société de capitaux dans laquelle la personne des
actionnaires s’efface derrière les apports qu’ils effectuent;
- C’est une société par actions c'est à dire que le capital de la SA est
divisé en actions qui sont en principe librement négociables et qui
peuvent être cotées en bourse;
• C’est une société à risque limité, dans laquelle les actionnaires ne
peuvent être tenus au-delà de leur mise;
• C’est une société dont l’organisation est complexe et dont les
organes sont hiérarchisés;
• C’est une technique de gestion pour les grandes entreprises, elle
permet de réunir de nombreux associés et de drainer d’importants
capitaux.
Chapitre 1 : Constitution
• La loi distingue deux modes de constitution avec ou sans appel public à
l’épargne.
• les critères de cette distinction sont au nombre de deux. Est réputée faire
appel public à l’épargne, toute SA qui :
1/ fait admettre ses valeurs mobilières à la bourse des valeurs de
Casablanca.
2/ émet ou cède ses valeurs mobilières dans le public.
Paragraphe 1 : les exigences communes
•Elles concernent les associés et le capital.
1- les actionnaires
•Le nombre d’actionnaires ne doit pas être inférieur à cinq.
•Les actionnaires peuvent être des personnes physiques ou des personnes morales. Pour les
personnes physiques, il n’y a pas d’exigence particulière en matière de capacité parce qu’il
n’est pas nécessaire d’être commerçant pour être actionnaire dans une société anonyme.
Le capital (suite)
• Toute société anonyme doit avoir un capital minimum.
• Pour les sociétés ne faisant pas appel public à l’épargne, ce minimum doit être de 300 000 dirhams.
Dans le cas contraire, le capital doit être de 3 millions de dirhams.
• Lorsque le capital est constitué par des apports en nature, ces apports doivent être intégralement
libérés au moment de la constitution.
• Pour les apports en numéraire, la loi n’exige pas le versement de la totalité au moment de la
constitution, mais seulement le quart au moins.
• La libération du reste doit intervenir en une ou plusieurs fois sur appel du conseil d’administration
dans un délai maximum de trois ans à compter de l’immatriculation au registre du commerce.
Chapitre 2 : organisation et fonctionnement de la société anonyme
• La société anonyme regroupe plusieurs
personnes au moins cinq, et a vocation à
réunir une multitude d’actions. Dans ces
conditions, l’organisation de la société
anonyme doit être suffisamment élaborée
pour permettre d’assurer l’expression de la
volonté du groupe, ce qui explique que
l’organisation de la société anonyme est très
complexe.
Section 1 : Les assemblées générales d’actionnaires
• Les assemblées générales détiennent le pouvoir suprême dans la
société, les autres organes de la société (conseil d’administration et
commissaire aux comptes) ne sont que l’émanation des assemblées
générales.
• Toute réunion d’une assemblée doit être nécessairement précédée
par la convocation des actionnaires. En règle générale, c’est le
conseil d’administration qui convoque l’assemblée.
Les assemblées générales d’actionnaires (suite)
• La convocation doit contenir la date, l’heure et le lieu de la réunion ainsi que
l’ordre du jour c'est à dire l’énumération claire et précise de toutes les
questions sur lesquelles l’assemblée est appelée à délibérer.
• L’assemblée ne peut délibérer valablement que sur les points inscrits à l’ordre
du jour.
• Les convocations sont faites par un avis inséré dans un journal d’annonces
légales ou bien par des convocations individuelles adressées aux actionnaires si
toutes les actions sont nominatives.
Les assemblées générales d’actionnaires (suite).
• Entre la date de la convocation et le jour de la réunion, il doit
s’écouler un délai minimum de 15 jours francs.
• Seuls les actionnaires sont admis à participer à l’assemblée.
Toutefois, la loi permet à un actionnaire de se faire représenter soit
par un autre actionnaire, soit par son conjoint ou par un
ascendant ou un descendant.
A- les assemblées générales ordinaires
1- les attributions
• L’assemblée générale ordinaire est appelée à prendre toutes les
décisions qui n’entraînent pas une modification des statuts.
• L’AGO doit se réunir obligatoirement au moins une fois par an,
dans les six mois de la clôture de l’exercice. A l’expiration de ce
délai, le conseil d’administration peut demander au président du
tribunal la prolongation de ce délai pour la même durée.
Les attributions (suite)
• Les principales attributions de l’assemblée générale annuelle sont les
suivantes :
• 1/ elle entend le rapport de gestion du conseil d’administration sur l’activité
de la société au cours de l'exercice écoulé;
• 2/ elle entend le rapport du commissaire aux comptes sur les comptes
présentés par le conseil d’administration;
• 3/ elle approuve les comptes présentés par le conseil d'administration;
• 4/ elle statue sur l’affectation des résultats;
• 5/ elle fixe les dividendes à répartir;
• 6/ elle nomme, remplace les administrateurs et fixe leur rémunération.
2- Tenue de l’assemblée générale ordinaire
• L’AGO est normalement convoquée par le conseil d'administration. Si le conseil ne procède
pas à cette convocation, l’article 116 de la loi 20-05 prévoit la liste des personnes qui
peuvent le demander en cas d’urgence.
• Article 116 « L'assemblée générale est convoquée par le conseil d'administration ou le
conseil de surveillance ; à défaut, elle peut être également convoquée en cas d'urgence par :
1) le ou les commissaires aux comptes ;
2) un mandataire désigné par le président du tribunal statuant en référé à la demande, soit de
tout intéressé en cas d'urgence, soit d'un ou plusieurs actionnaires réunissant au moins le
dixième du capital social ;
3) les liquidateurs. »
2- tenue de l’assemblée générale ordinaire
(suite)
• L’un des soucis majeurs du législateur est de permettre aux
actionnaires d’être suffisamment informés pour permettre un vote
éclairé sur la gestion de la société.
• La convocation à l’AGO doit être envoyée au moins 15 jours avant
la date de la réunion.
2- Tenue de l’assemblée générale ordinaire (suite)
Tout actionnaire a le droit de prendre connaissance au siège social des informations
suivantes :
• 1/ l'ordre du jour de l'assemblée;
• 2/ le texte et l’exposé des motifs, des projets de résolution;
• 3/ la liste des administrateurs et le cas échéant, des renseignements concernant les
candidats au poste d'administrateur;
• 4/ l'inventaire et les états de synthèse annuels;
• 5/ le rapport de gestion du conseil d'administration;
• 6/ le rapport du commissaire aux comptes;
• 7/ le projet d’affectation des résultats.
3- délibérations
• Pour pouvoir délibérer valablement, l’assemblée générale ordinaire
doit être composée d’un nombre d’actionnaires représentant 25 % du
capital, si l’assemblée ne réunit pas ce quorum, une deuxième
assemblée est convoquée (dans les mêmes formes) avec seulement un
délai de 8 jours, et peut délibérer quelle que soit la fraction du capital
représentée c’est-à-dire qu’aucun quorum n’est exigé sur une deuxième
convocation.
• L’assemblée générale ordinaire prend ses résolutions à la majorité
simple c’est-à-dire la moitié des voix exprimées plus une (50%+1voix).
B- l’assemblée générale extraordinaire
A.G.E
L’assemblée générale extraordinaire est la seule habilitée à modifier les statuts dans
toutes leurs dispositions (compétence exclusive).
À ce titre, l'assemblée générale extraordinaire peut exercer les attributions suivantes :
• 1/ Modification du capital
• 2/ Transfert du siège social dans une autre province ou préfecture
• 3/ La modification de l’objet social
• 4/ Le changement de la dénomination sociale
• 5/ Le changement de la forme de la société
• Et enfin, la dissolution anticipée ou la prorogation de la durée de la société.
A.G.E. (suite)
• Pour délibérer valablement, l'assemblée générale extraordinaire
doit réunir des actionnaires représentant la moitié au moins du
capital. À défaut de ce quorum, une deuxième assemblée est
convoquée et peut valablement délibérer si le quart du capital est
présent ou représenté.
A.G.E. (suite)
• Si ce dernier quorum n'est pas atteint, la deuxième assemblée peut
être renvoyée à une date ultérieure qui ne peut pas être éloignée
de plus de deux mois, mais avec le maintien du quorum du quart.
Autrement dit, l'assemblée générale extraordinaire ne peut jamais
délibérer si le quorum du quart n'est pas atteint.
• Les résolutions sont prises à la majorité des deux tiers des
actionnaires présents ou représentés.
Section 2 : les organes de gestion
• La loi a mis en place deux structures de gestion entre lesquelles les actionnaires
peuvent choisir à tout moment, à savoir :
• 1/ la structure classique du conseil d'administration. Cette formule est dite
moniste parce qu'elle ne comporte qu'un seul organe qui est le conseil
d'administration.
• 2/ la structure dualiste ou duale de la société à directoire et conseil de surveillance.
Cette formule se distingue par le fait que la gestion de la société est bicéphale
c'est-à-dire assurée par deux organes le directoire et le conseil de surveillance.
Sous-section 1 : la société à conseil d'administration
• Dans le système classique, la société est administrée par un organe
collégial, composé de plusieurs membres, appelé conseil
d'administration (CA), ayant à sa tête un président auquel la loi a
conféré des pouvoirs de direction et qui peut être assisté d'un
directeur général.
Sous-section 1 : la société à conseil d'administration
Paragraphe 1 : Composition
• Le conseil d'administration doit être composé de 3 membres au
moins et de 12 membres au plus appelés administrateurs. Entre ce
minimum de ce maximum, les statuts peuvent fixer librement le
nombre d'administrateurs.
• Lorsque la société est cotée en bourse, le nombre
d'administrateurs peut être porté à 15.
Modalités de nomination des administrateurs
• Les administrateurs peuvent être désignés de trois manières soit dans les statuts, soit
par l’assemblée générale soit par la cooptation.
1- lors de la constitution de la société, les administrateurs sont nommés dans les
statuts pour une durée maximum de trois ans.
2- au cours de la vie sociale, les administrateurs sont nommés par l'assemblée
générale ordinaire pour une durée maximum de six ans.
3- lorsque un ou plusieurs sièges d’administrateurs deviennent vacants soit par
démission soit par décès, la loi donne au conseil d’administration le droit de choisir
lui-même les remplaçants en attendant la réunion de l'assemblée générale ordinaire.
Cessation des fonctions d’administrateur
• Les fonctions d’administrateur peuvent prendre fin pour divers causes
certaines sont classiques il s’agit :
• 1/ de l’expiration de la durée du mandat.
• 2/ du décès ou de tout empêchement quelconque tel que l’incapacité ou la
longue maladie.
• 3/ de la survenance d’une déchéance (révocation) ou d'une incompatibilité.
• 4/ de la dissolution de la société, lorsque la société est dissoute les
administrateurs sont remplacés par des liquidateurs.
Cessation des fonctions d’administrateur (suite)
• 5/ la démission : un administrateur peut en principe, à tout moment, renoncer à son
mandat sans avoir à donner de justification ou de motif à sa démission. La société ne
peut pas s’opposer à cette démission, toutefois cette démission ne doit pas être
donnée à contretemps ou dans l’intention de nuire à la société, sinon l'administrateur
engage sa responsabilité à l'égard de la société.
• 6/ la révocation : les administrateurs sont révocables AD NUTUM, c’est-à-dire de
manière discrétionnaire. En effet, l’assemblée générale peut à tout moment et sans
préavis révoquer un ou plusieurs administrateurs, alors même que cette révocation
n’est pas inscrite à l’ordre du jour. L’assemblée n’a pas à motiver ni à justifier sa
décision.
Cessation des fonctions d’administrateur (suite)
• L'administrateur révoqué ne peut pas contester sa révocation, il ne peut
prétendre à aucune indemnité même si sa révocation n’est pas justifiée. Ce
pouvoir de révocation est d’ordre public, il ne peut être ni supprimé ni atténué
par les statuts.
• Cependant, ce droit de révocation n’est pas absolu. Il est tempéré par la théorie
de l’abus de droit. En effet, l’administrateur révoqué peut demander à la société
des dommages-intérêts si les circonstances dans lesquelles la révocation est
intervenue, sont de nature à porter atteinte à son honorabilité, c’est le cas
lorsque la révocation revêt un caractère brutal, vexatoire ou malveillant.
Fonctionnement du conseil d'administration
• Le conseil est convoqué par son président qui fixe l'ordre du jour.
• La convocation du commissaire aux comptes aux réunions du conseil est obligatoire lorsque le conseil
doit arrêter les comptes annuels.
• Les modes et délais de convocation sont fixés par les statuts.
• Le conseil ne délibère valablement que si la moitié au moins de ses membres sont effectivement présents.
• Un administrateur peut donner mandat à un autre administrateur pour le représenter à une séance du
conseil.
• Les décisions sont prises à la majorité des administrateurs présents ou représentés.
• le vote se fait par tête c’est-à-dire que chaque administrateur a une voix.
• En cas de partage égal des voix, la voix du président est prépondérante c’est-à-dire qu’elle compte
double.
Pouvoirs du conseil
• La loi a conféré au conseil des pouvoirs propres qu'il est le seul à
exercer. Ces pouvoirs sont de deux sortes :
- Des pouvoirs spéciaux.
- Un pouvoir général d'administration.
Les pouvoirs spéciaux
• la mise en place des organes sociaux: c’est le conseil qui nomme
ou révoque le président et les directeurs généraux c'est lui qui fixe
leur rémunération, c'est lui qui procède à la cooptation des
administrateurs.
• Le transfert du siège social dans la même préfecture ou province
sous réserve de ratification par la plus prochaine assemblée
générale extraordinaire.
• convoque et fixe l’ordre du jour des assemblées.
Les pouvoirs spéciaux
• Etablir et arrêter les comptes annuels.
• Présenter à l’assemblée ordinaire annuelle un rapport de gestion.
• Proposer l'affectation des résultats.
• Donner autorisations pour les conventions passées entre la société
et l’un de ses dirigeants ainsi que les autorisations à donner pour
les cautions, avals et garanties que la société doit donner.
Pouvoir général d’administration
• Le conseil est investi des pouvoirs les plus
étendus pour prendre en toutes circonstances,
toute décision au nom de la société.
• Les décisions du conseil doivent être prises
dans le cadre de la réalisation de l’objet social.
Paragraphe 2 : la direction de la société
• La direction générale est assumée, sous sa
responsabilité, soit par le président du conseil
d’administration avec le titre de président
directeur général (PDG), soit par une autre
personne physique nommée par le conseil
d’administration et portant le titre de
directeur général (DG).
A- Le président
• Le président est nommé par le conseil
d'administration (article 63 al 1 et 2 loi 17-95).
• Il doit être obligatoirement une personne
physique à peine de nullité de la nomination.
• Il est élu parmi les membres du conseil pour
une durée qui ne peut pas excéder la durée de
son mandat d’administrateur. Le président est
rééligible.
Le président (suite)
• Les fonctions de président prennent fin par
l'expiration de son mandat d'administrateur, par
le décès, par la démission et par la révocation.
• Le conseil peut à tout moment révoquer le
président et toute disposition contraire est
réputée non écrite.
• l'assemblée générale peut également à tout
moment, le révoquer de ses fonctions
d'administrateur.
• Sous l’égide de la loi 17-95, le président est
l'homme fort, véritable patron de la société
parce qu'il cumule les fonctions de président
du conseil et de directeur général.
La loi lui reconnaissait trois séries de pouvoirs:
• a- Présidence du conseil d'administration.
• b- Direction générale de la société.
• c- Représentation de la société.
• Avec la dissociation facultative des fonctions de
président et de directeur général introduite par la loi
20-05, le président peut se trouver privé de ses
attributions essentielles que sont la direction
générale et la représentation de la société.
• Ses pouvoirs se limitent à représenter le conseil
d’administration, à organiser et diriger les travaux du
conseil et à veiller au bon fonctionnement des
organes de la société.
B- le directeur général
• Il doit être obligatoirement une personne
physique choisie parmi les administrateurs ou
en dehors d’eux.
• La nomination du DG relève du seul pouvoir
du conseil d’administration.
B- le directeur général (suite)
• Il n'est pas nécessaire que le directeur général
soit administrateur (contrairement au
président), ou même actionnaire de la société.
• Lorsqu'un directeur général est en même
temps administrateur, la durée de ses fonctions
ne peut pas excéder celle de son mandat
d'administrateur (article 67 alinéa 5).
• Si le DG n’est pas membre du conseil, il peut
être nommé pour une durée indéterminée.
• À l'égard de la société, le directeur général n'a pas
de pouvoirs propres. Il n'a que les pouvoirs que le
conseil, sur proposition du président, lui délègue.
• C'est le conseil qui détermine l’étendue et la
durée des pouvoirs du directeur général.
• À l'égard des tiers, le directeur général dispose
des mêmes pouvoirs que le président, à savoir la
direction générale de la société et le pouvoir de
représentation.
Révocation du directeur Général
• Le conseil d’administration peut révoquer le
DG à tout moment.
• Il ne s’agit pas d’une révocation AD NUTUM
sauf dans le cas où il assume les fonctions de
président du conseil d’administration.
Sous-section 2 : la société à directoire et conseil de surveillance
Dans cette formule, la gestion de la société est
assurée par deux organes :
- le directoire
- le conseil de surveillance.
Paragraphe 1: Le directoire.
Nomination
• Il est composé de plusieurs membres dans la
limite maximum de cinq, sauf pour les sociétés
cotées en Bourse où ce nombre peut être porté
à sept.
• Les membres du directoire sont nommés par le
conseil de surveillance, qui nomme également
le président du directoire.
• Ils doivent être obligatoirement des personnes
physiques.
Nomination (suite)
• Ils n'ont pas besoin d'avoir la qualité
d'actionnaire, ils peuvent être salariés de la
société au moment de la nomination ou le
devenir après.
• Un membre du directoire ne peut pas être en
même temps membre du conseil de surveillance.
• Les statuts sont libres de déterminer la durée du
mandat du directoire dans une limite comprise
entre deux et six ans.
Révocation
• Les membres du directoire ne sont pas révocables AD NUTUM.
• D'une part, la révocation ne peut intervenir que sur décision de l’assemblée générale
sur proposition du conseil de surveillance.
• D'autre part, cette révocation doit être fondée sur un juste motif. Cette exigence
s’explique par le souci de la loi d'assurer l'indépendance du directoire et la stabilité de
ses fonctions.
• Si la révocation est décidée sans juste motif, elle peut donner lieu à des dommages-
intérêts au profit du membre révoqué.
• Si ce dernier est en même temps salarié de la société, la révocation ne met pas fin à
son contrat de travail.
Attributions du directoire
- Le directoire est investi des pouvoirs les plus
étendus pour agir en toutes circonstances au nom
de la société au même titre que le conseil
d'administration et avec les mêmes limitations qui
sont l'objet social dans l'ordre interne, et le respect
des attributions dévolues aux autres organes.
- La loi a conféré au président du directoire le
pouvoir de représenter la société dans ses rapports
avec les tiers
Paragraphe 2 : le conseil de surveillance
• Le conseil de surveillance est composé (comme le conseil
d'administration) de 3 membres au moins et de 12 membres au
plus.
• Les membres du conseil de surveillance sont nommés au départ
dans les statuts et au cours de la vie sociale par l'assemblée
générale extraordinaire.
• Ils doivent être actionnaires et propriétaires d'un nombre
d'actions de garantie déterminées par les statuts.
• La durée de leurs fonctions ne peut pas excéder trois ans lorsqu’ils
sont nommés dans les statuts et six ans lorsqu’ils sont nommés
par les assemblées générales.
• Ils peuvent être révoqués à tout moment par les assemblées.
B- organisation
• Le conseil de surveillance est organisé et
fonctionne sur le modèle du conseil
d'administration. Le conseil de surveillance
doit élire en son sein un président et un vice-
président qui ont pour mission de convoquer
le conseil et de diriger les débats. Ils doivent
être tous deux des personnes physiques.
C- attributions
• Le conseil de surveillance a des attributions
générales et des attributions particulières.
• Attributions générales
• Le conseil de surveillance exerce le contrôle
permanent de la gestion de la société par le
directoire, ce contrôle porte sur la régularité
des comptes, sur la régularité de la gestion par
rapport aux dispositions légales et statutaires, et
sur l'opportunité de la gestion du directoire.
Attributions
• Attributions particulières
• Ces attributions permettent au conseil de
surveillance de participer activement au
fonctionnement et à la gestion de la société.