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0 - Historique

Ce document décrit l'histoire et l'évolution des pratiques funéraires à travers les époques, en commençant par les premiers hommes jusqu'aux changements du 20ème siècle. Il couvre de nombreuses périodes comme l'Antiquité égyptienne, la Rome antique, le Moyen-Âge et les évolutions législatives modernes.

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Ce document décrit l'histoire et l'évolution des pratiques funéraires à travers les époques, en commençant par les premiers hommes jusqu'aux changements du 20ème siècle. Il couvre de nombreuses périodes comme l'Antiquité égyptienne, la Rome antique, le Moyen-Âge et les évolutions législatives modernes.

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les grandes étapes de l’histoire et

évolution du funéraire
Identifier les grandes étapes de l’histoire et de
l’évolution du funéraire.
Au commencement

• Depuis le début de l’humanité, l’ homme s’est toujours interrogé sur


la mort et sur sa propre mort.
• Pour l’aider à franchir ce passage redoutable et penser retrouver une
autre forme de vie dans l’au-delà, l’homme va instituer une multitude
de rites funéraires qui évolue à travers les siècles en fonction des
modes de vie, des religions et des différentes cultures.
• Les premiers hommes inhumaient déjà leurs cadavres (contrairement
aux animaux), pour preuve, les plus anciennes sépultures datent de
Neandertal, soit il y a environ 80.000 ans.
• Il y a plus d’un siècle, les archéologues ont découvert ce qui semblait
être une sépulture de Neandertal à La Chapelle-aux-Saints dans le
sud-ouest de la France. Le débat concernant sa vraie nature a fait rage.
Après une étude de 13 ans, il apparaît maintenant que les
Néandertaliens ensevelissaient bien leurs morts.
 Vers – 3.300 le sarcophage est apparu chez les Égyptiens puis jusqu’à
1500 ans avant JC l’embaumement et la momification ont connu un
développement et une évolution des techniques.
 Puis les crématisations deviennent prépondérantes jusqu’à l’émergence du
christianisme et la croyance en la résurrection.
 Dans l’Empire Romain les esclaves étaient jetés dans une fosse commune,
et les riches étaient crématisés lors d’une cérémonie fastueuse.
 Les gallo-romains enterraient généralement leurs morts mais les cimetières
ou plutôt à l’époque « tumulis » étaient à l’extérieur de l’agglomération.
 Du 7ème au 11ème siècle les cercueils étaient des coffrages quelquefois sans
couvercle et déjà dans la fosse.
 La plupart des morts du 8 au 11ème siècle ont été probablement enterrés sur
une civière (la bière) avec laquelle ils avaient été transportés et dont on se
servait comme dernière couche du défunt. L’expression -mise en bière-
encore largement employée de nos jours viendrait de cette coutume.
 Les cimetières urbains apparaissent vers le 18ème siècle et seront gérés par les
paroisses.
 Les riches Chrétiens ou les personnages de notoriété publique purent en
France être inhumés à l’ombre de la croix en échange de dons importants à
l’Église. Tout le monde ne pouvait accéder à ce privilège, les suicidés et
excommuniés étaient enterrés à l’extérieur des villes dans des fosses
communes.
 Autour de l’Église ou à l’intérieur près des saintes reliques les défunts peuvent
être inhumés sous le dallage directement et si possible à l’endroit ou il venait
prier.
 Le cimetière sous l’autorité de l’Église s’établit progressivement à l’intérieur
des bourgs et des villes. Il constitue l’âme de la cité.
 A partir du 11ème siècle, le cimetière qui bénéficie du droit d’asile devient un
véritable lieu de rencontres sociales et d’exercice de petits métiers. Écrivains
publics, baladins, femmes de petite vertue, plusieurs conciles(VATICAN)
s’insurgent contre de telles pratiques.
 La surmortalité due aux grandes épidémies du Moyen Age, va
confrontée l’Église qui a la charge des corps et des âmes à des
problèmes de places et d’effectifs pour organiser les funérailles et les
lieux de sépulture. Pour y faire face l’Église va encourager la création
des sociétés de charitables, sorte d’associations mutualistes qui se
chargeront bénévolement au moyen de cotisations des aspects
matériels et spirituels des funérailles. Plusieurs exercent encore
aujourd’hui.
 Les pauvres, les plus nombreux de la population seront enterrés en
fosse commune dans le cimetière autour de l’église et des
établissements hospitaliers. La fosse commune d’une dizaine de
mètres de profondeur pouvait contenir jusqu’à 2.000 cadavres avec un
simple linceul et entassés recouverts d’une fine couche de terre .
 Une sorte de prise de conscience du respect des morts fait qu’au début
du XVIIème siècle des murs d’enceinte sont édifiés autour des
cimetières.
 L’accumulation des corps dans les chapelles, cimetières, églises
saturés ou encore dans les charniers totalement remplis entraîna une
insalubrité insupportable dans les villes.
 La médecine commence a être prise au sérieux et au 18 ème ,il y a une prise de
conscience des pratiques mortuaires antérieures qui menacent l’hygiène. Les
cimetières vont être déplacés vers l’extérieur des villes.
 C’est le début de la réglementation avec l’interdiction des puits. Aux abords
des cimetières qui seront en général placés au Nord, vont apparaître aussi les
monuments funéraires, les ossuaires afin de libérer de la place, les décorations
et mise en scène pour les funérailles. C’est depuis que l’on parle de
pompes (cérémonies) funèbres.
 Le scandale du cimetière des innocents en 1780 marquent une étape
importante dans l’histoire du funéraire. En raison de cet événement
en 1790 l’Assemblée Nationale renouvelle l’interdiction d’inhumer à
l’intérieur des églises. En 1791 elle supprimera tous les cimetières intra-muros
dont elle ordonnera la vente et elle transféra la propriété des cimetières aux
autorités communales.
Décret du 23 prairial an XII
soit 12 juin 1804. (annexe II)
Grâce à ce décret Napoléon officialise de nouvelles pratiques dictées par
Nicolas Frochot (conseiller d’état et 1er préfet de la Seine)
 Aucune inhumation dans les églises ou lieux privés,
 suppression de la fosse commune et inhumation en fosse séparée.
 Obligation pour les communes de créer de nouveaux cimetières hors
de l’enceinte des bourgs et des villes.
 Possibilité pour les communes de créer des cimetières
confessionnels .Cet article a été supprimé par les lois de 1881 et 1884.
 Acquisition possible par les familles de concessions sous réserve de
faire des donations en faveur des pauvres ou des hôpitaux.
 Les pouvoirs de police des cimetières sont attribués aux autorités
municipales
 Napoléon redonne la liberté de culte et l’exclusivité du service des
pompes funèbres soit l’ensemble des travaux et fournitures nécessaires
aux enterrements aux fabriques des églises et aux consistoires.
 Le mode de transport des corps le plus convenable possible sera réglé
suivant les localités par les maires.
LA LOI DU 15 NOVEMBRE 1887
 Cette loi va permettre la liberté des funérailles qui permettra à tout
majeur ou émancipé de choisir librement le caractère civil ou religieux
des ses funérailles et le mode de sépulture.
 Cette phrase  « mode de sépulture » permet en fait un autre mode de
séparation que l’inhumation traditionnelle. La crémation est ainsi
légalisée et mis en pratique par un décret en 1889 année d’ouverture
du crématorium du Père Lachaise le premier en France.
 Toutefois en 1886 le Pape n’accorde pas les funérailles religieuses à
ceux qui opteraient pour la crémation.
 Il faudra attendre 1963 lors du concile du Vatican II pour que cette
interdiction soit levée.
Loi du 28 décembre 1904

• Dans le cadre de la séparation de l’Église et de l’État cette loi va


réaménager le service des pompes funèbres. Dans les grandes lignes ce
texte confie aux communes le monopole du service public des pompes
funèbres qui devient le service extérieur (extérieur à l’Église).
• le service intérieur est conservé par l’Église soit tout ce qui concourt
aux cérémonie dans les églises , temples.
• Cette loi va réorganiser les pompes funèbres. Les grandes villes vont
créer des régies municipales, d’autres villes vont rechercher des
entrepreneurs et sous traiter par voie de concession ce service public.
Article l 2223-19

le service extérieur est une mission de


service public comprenant :
• Le transport de corps avant et après mise en bière
• L’organisation des obsèques
• Les soins de conservation
• La fourniture des housses, des cercueils et de leurs accessoires
intérieurs et extérieurs ainsi que des urnes funéraires
• La gestion et l’utilisation des chambres funéraires
• La fourniture des corbillards et des voitures de deuil
• La fourniture du personnel et des objets et prestations nécessaires
aux obsèques, inhumations, exhumations et crémations
A L’EXCEPTION donc: des plaques funéraires, emblèmes religieux,
fleurs, travaux d’imprimerie et de la marbrerie funéraire.
le service intérieur
 concerne le rite funéraire (objets de culte et décorations de l’édifice) à
l’intérieur d’un lieu de culte.
le service libre
 relatif aux prestations esthétiques et d’agréement comme la marbrerie,
l’imprimerie de papillons mortuaires ou la fourniture de compositions
florales.
Les évolutions au cours du XX ème siècle

 La pompe des enterrements pour la population aisée est


impressionnante par le décorum dont elle s’entoure.
 Tentures, chapelles ardentes corbillards magnifiquement décorés de
tentures noires ou blanches et argent, rehaussés de plumets tirés par
des chevaux caparaçonnés, étrillés et sabots cirés, personnels en
livrées et bicornes, maître de cérémonie en grande tenue. Tout ceci en
fonction de la clase que la famille choisissait. On peut dire qu’au XIX
et XXème siècle le service des funérailles faisait aussi partie du rang
social dans la société de l’époque.
 A partir de 1955 la vie moderne viendra bouleverser l’organisation des
enterrements traditionnels.
 la motorisation des corbillards, on meurt de moins en moins chez soi,
mais dans un établissement de soins. Les réunions aux domiciles des
défunts se font de plus en plus rares.
le choc de Vatican II 1962-63-64
 Le choc de Vatican II sera aussi une période difficile pour les métiers du
funéraire.
 L’Église catholique supprime sans crier gare, les classes d’enterrement, et
surtout les tentures qui représentaient une activité très importante pour les
entreprises. Le glas sonne pour les couturières et les tendeurs qui devront aussi
se recycler.
 La pompe se meurt, la pompe est morte disions-nous, mais naissent les
nouveaux services funéraires qui correspondent mieux aux mentalités.
 Personne n’y fait beaucoup attention dans les métiers du funéraire, mais une
mesure très discrète, le Pape lève l’interdit de 1886 d’accorder des obsèques
catholiques à ceux qui préféraient la crémation. Ce mode de «sépulture» est
presque inexistant à l’époque, moins de 2000 cas sur 560.000 décès. Cette
disposition n’aura pratiquement aucun effet jusqu’en 1976 mais avec du recul,
on peut estimer qu’elle a fait partie des facteurs susceptibles de favoriser le
développement que connaît aujourd’hui la crémation.
 À partir des années 1965, les soins de présentation qui sont de moins en moins
assurés par les religieuses seront confiés aux professionnels.
La loi du 8 janvier 1993
• Pour s’adapter aux mentalités de notre temps et au nouveau contexte
économique la loi du 8 janvier 1993 a abrogé le monopole communal des
pompes funèbres donnant ainsi aux familles le libre choix de l’entreprise
funéraire.
Les pompes funèbres sont une "mission de service public", et la profession
s'exerce sous la tutelle du préfet.
• Désormais, le marché du funéraire est totalement libre en France. Il existe donc
une libre concurrence entre les opérateurs funéraires publics ou privés.
• Cette liberté a été encadré par le législateur qui a mis en place un ensemble de
règles strictes qui s’imposent aux entrepreneurs funéraires. Ce changement de
cadre juridique a toutefois eu pour conséquence l’arrivée massive dans la
profession de nouveaux entrepreneurs avec peu ou pas de connaissances
professionnelles.
• Dans le même temps le comportement des français face à la mort a aussi
beaucoup évolué en parallèle avec les changements profonds de la société.
CNOF : Conseil National des
Opérations Funéraires

 Le CNOF va instituer la formation pour tous les intervenants,


l’habilitation de l’entreprise, l’ application du code des assurances
pour les contrats obsèques, l’information de familles, la gestion des
chambres funéraires, mortuaires et crématoriums, la conformité des
véhicules et des fournitures obligatoires.
 Le conseil est composé de 29 membres titulaires désignés par le
Ministre de l’intérieur. les membres sont nommés pour six ans et
renouvelable une fois.
 Le conseil comprend des représentants des administrations, des
maires, des représentants de professionnels de la branche funéraire,
des représentants des salariés du secteur, des représentants des
familles et associations de consommateurs, de personnalités
compétentes, un président et des suppléants.
Décret du 27 janvier 2011
annexe VI
Objectif : simplifier le quotidien des opérateurs funéraires :

 Plus de demande d’autorisation mais une entente préalable ou une


déclaration pour le transport des corps , les soins de conservation et
les moulages,
 Les transport de corps avant mise bière doivent être réalisés dans
un délai maximum de 48 h,
• Ce qui reste obligatoire
 Mairie : autorisation de fermeture de cercueil et d’inhumation de
cercueil maxi. de 6 jours, dépôt temporaire , crémation,
exhumation inhumation, dépôt urne scelle ou columbarium
 Préfecture : transport après mise en bière vers l’étranger, transport
d’une urne vers l’étranger, réouverture de cercueil, délai
d’inhumation dépassé.
 L'arrêté du 11 janvier 1999 encadre l'information des consommateurs sur les
prix des prestations funéraires, devis obligatoire , obligations affichage des
prix etc.…
 La loi du 19 décembre 2008 relative à la législation funéraire, réglemente
la destination des cendres et simplifie le contrôle des opérations funéraires.
Modification de la législation en matière de : Statut des cendres (indivisibles
et non conservées a domicile), sites cinéraires, cimetières, surveillance des
opérations funéraires, mesures de protection des familles.
 Décret 2012 du 30 avril 2012 l’exercice des professions maître de cérémonie,
conseiller funéraire est désormais subordonné à la détention d’un diplôme
comprenant une formation théorique et une évaluation pratique.
 M. SUEUR après avoir été député, est
désormais sénateur depuis 2011. Au
sein du Sénat il suit tout
particulièrement toutes les
commissions de Lois relatives a la
justice, les collectivités locales, les
droits de l’homme et tout
particulièrement aux services des
pompes funèbres.
 Il a pris plusieurs initiatives à la suite
de la Loi de 1993.
Aujourd’hui

On décède de plus en plus à l’hôpital. Les rites funéraires ne cessent d’évoluer


délaissant les pratiques traditionnelles au profit de davantage de
personnalisation.
Les sociologues enregistrent un besoin grandissant des rites personnalisés. La
fréquentation des cimetières est de plus en plus faible. La crémation se
développe régulièrement nécessitant, de la part des professionnels, des
pratiques nouvelles d’accompagnement.

Ce qui était un service public encadré et contrôlé à très forte connotation humaine
et spirituelle, se transforme donc en une activité de teneur plus commerciale.
 En naissant chacun de nous entre dans la communauté humaine. On s’inscrit
dans l’histoire de la société.
 Un être meurt, il quitte ses proches mais aussi la société. La mort unit des
hommes pour y faire face avec des rites, des pratiques, différents selon les
cultures.
 Aujourd'hui la société cherche à occulter la mort : véhicule de plus en plus
banalisé, plus de tentures, de signe extérieur de deuil, la crémation qui fait
disparaître le corps, tout ceci conduit a une simplification des rites, les
familles ne sachant plus faire.

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