0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
290 vues27 pages

Dissection Aortique

Transféré par

Azeddine Allali
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
290 vues27 pages

Dissection Aortique

Transféré par

Azeddine Allali
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

DISSECTION DE

L ’AORTE
THORACIQUE
- Urgence cardiovasculaire avec présentation clinique
souvent dramatique

- Pour dissection touchant l ’aorte ascendante, 1% de


mortalité par heure en l ’absence de chirurgie pendant les
24 premières heures, 70% de mortalité à 1 mois

- Urgence diagnostique et thérapeutique


I- Définition

Clivage longitudinal de la média par un hématome


disséquant consécutif ou non à une déchirure intimo-
médiale (porte d ’entrée).

- Plan de clivage entre couches interne et externe de la


média qui se propage plus ou moins.

- Le plus souvent, existence d ’un orifice de sortie (ou


réentrée).

- Parfois, insuffisance aortique par dilatation de l ’anneau


ou décrochage d ’une sigmoïde aortique.
II- Classification anatomique

1°) Classification de De Bakey

Type I : aorte ascendante + crosse + aorte descendante


Type II : aorte ascendante ± crosse
Type III : aorte descendante

2°) Classification de Stanford+++

Type A : aorte ascendante


Type B : ne touche pas aorte ascendante
III- Physiopathologie

- Rupture intimale  dissection

- Rupture vasa-vasorum  hématome disséquant  brèche


intimale

On distingue les dissections aiguës (moins de 2 semaines) et


les dissections chroniques.
IV- Etiologies 4 hommes pour 1 femme
2 grandes étiologies très différentes
• Anomalie du tissu élastique aortique : médianécrose kystique
–Maladie de Marfan, maladie d ’Elher Danlhos
–Maladie annulo-ectasiante, bicuspidie aortique, coarctation
aortique
Habituellement, dissection touchant l ’aorte ascendante
• HTA - Athérome: 70% des cas
- la dissection survient dans un contexte d ’HTA sévère
- patient athéromateux relativement âgé, avec d ’autres
localisations de la maladie athéroscléreuse
- forme localisée à l ’aorte descendante ici plus fréquente
• Autres étiologies

–Traumatisme thoracique

– Iatrogène (cathétérisme…)

– Grossesse = facteur favorisant en présence d’une aorte


pathologique (maladie de Marfan)
V- Diagnostic positif

A/ Tableau clinique

1°) Forme typique

- Douleur thoracique brutale, intense, classiquement


initialement médiothoracique, volontiers postérieure,
inter-scapulo-vertébrale, migratrice (cou, abdomen, bras)

- Eventuellement associées à un état de choc ou à une


augmentation de la TA
Cette douleur thoracique , en particulier dans un contexte
de maladie de Marfan ou chez un hypertendu , doit faire
rechercher :

• une asymétrie des pouls: diminution ou abolition d ’un


ou des 2 pouls des membres inférieurs ou des membres
supérieurs (10 à 20% des cas), parfois souffle artériel

• un souffle d ’insuffisance aortique

• des signes neurologiques (10 % environ des cas)


2°) Formes trompeuses
- non douloureuses (15% des cas)

- douleurs extra-thoraciques: tableau abdominal pseudo-


chirurgical, douleur type colique néphétique…

- collapsus secondaire à un hémothorax, un hémopéricarde, un


hémomédiastin, voire à un hémopéritoine

- forme neurologique, secondaire à la propagation de la


dissection au tronc vasculaire supra-aortique ou aux artères
intercostales (monoplégie, paraplégie ou hémiplégie)

- perte de connaissance, troubles de la conscience, voire coma


B) Examens complémentaires

1°) ECG, thorax, enzymes cardiaques (CPK)

• ECG : pas de signe d ’IDM


(attention à dissection touchant les artères coronaires)
• Thorax :
- Elargissement du médiastin +++++
- Déplacement centro-luminal d’une calcification aortique
- Epanchement pleural (hémothorax)

• Enzymes cardiaques normales


2°) Examens à visée diagnostique
Suspicion de dissection aortique  réaliser en urgence un des
examens complémentaires suivants :

a Echo transthoracique et transoesophagienne


- Effectuées au lit du malade, en première intention, sous
sédation et contrôle tensionnel
- Donne certitude diagnostic (ETO ++++ ) dans plus de 90%
des cas : mise en évidence du voile intimal séparant vrai et faux
chenal
- Précise topographie et extension de dissection, la ou les
porte(s) d ’entrée
- Recherche IAo
b- L’angioscanner thoracique +++
Visualise les 2 chenaux avec le voile intimal et précise
l’extension de la dissection
c- L’angiographie aortique
• Diagnostic de la dissection et de l ’insuffisance aortique.
• Plus actuellement un examen de première intention à la
phase aiguë en raison des risques de complications
iatrogènes graves
• Si doute à l ’ETO, au scanner ou à l ’IRM

d- IRM (difficile à effectuer en urgence)


Intérêt actuellement +++ dans les dissections chroniques en
raison des conditions de l ’examen (malade isolé) et des
difficultés d ’obtention en urgence
C- Stratégie diagnostique
suspicion dissection aiguë

ETT + ETO
Diagnostic + doute diagnostic
et ou
identification porte entrée porte d ’entrée
non identifiée

type A type B autres examens compl.


- scanner

Chirurgie ttt - IRM


médical - (angiographie)
VI- Diagnostic différentiel

- IDM (ECG)

- Embolie pulmonaire, péricardite

- Pathologie thoracique : pneumothorax, pleurésie

- Tamponnade peut compliquer dissection


VII- Complications

1°) Phase aiguë


• Rupture  décès
. Péricardique
. Médiastin
. Plèvre

• Insuffisance aortique  défaillance cardiaque gauche


• Occlusion collatérales de l ’aorte (rénale, carotides,
membres inf…)
• (Occlusion aortique aiguë exceptionnelle)
2°) Chronique
• Dilatation de l ’aorte  anévrysme (rupture, thrombose)

• Reprise dissection

• Dissection dans un autre territoire

La dissection aortique

• maladie de la vie
• nécessite une surveillance
(scanner+++, IRM+++, ETO+)
VIII- Conduite thérapeutique

• Toute suspicion de dissection aortique aiguë


conduit à une hospitalisation en USI et à la
réalisation en urgence d ’un ou plusieurs
examens complémentaires.
• Devant toute dissection proximale (A), le
traitement chirurgical est envisagé en extrême
urgence en raison du risque de décés.
1°) Traitement médical initial

- pas d ’anticoagulant +++


- repos +++
- calmer la douleur par antalgique (morphinique)
- diminuer la tension artérielle
– bêtabloquants associés si nécessaire à inhibiteurs calciques IV
– but : maintenir PA systolique <100 mmHg

- Surveillance :
–ECG
–monitoring de la pression artérielle et sondage vésical pour
quantifier la diurèse horaire
2°) Traitement chirurgical

- Type A : chirurgie en urgence


le plus souvent remplacement de l ’aorte ascendante par une
prothèse sous CEC associée si nécessaire à un
remplacement valvulaire aortique

- Type B : habituellement surveillance médicale


chirurgie en urgence indiquée dans les formes compliquées
- ischémie mésentérique, des membres inf...
- syndrome de fissuration
3°) Traitement médical au long cours

La dissection est une maladie de toute la vie.

- Surveillance régulière (IRM ou scanner)

- Traitement médical par bétabloquant si maladie de Marfan


même si patient normotendu, même après chirurgie
4°) Traitement préventif

- Traitement de toute HTA

- En cas de maladie du tissu élastique touchant l ’aorte


ascendante : bétabloquant et chirurgie de remplacement
de l ’aorte ascendante prophylactique en présence d ’une
dilatation anévrysmale de l ’Ao ascendante.
IX- Points forts

• Urgences diagnostique et thérapeutique quand la dissection


touche l ’aorte ascendante

• Intérêt +++ ETO et scanner pour le diagnostic à la phase


aiguë (IRM plutôt pour surveillance)

• La dissection aortique est une maladie de toute la vie


nécessite une surveillance : évolution grevée de
complications (30% des décès tardifs après chirurgie liés à
une récidive de dissection sur autre site ou à rupture d ’un
anévrysme développé progressivement).

Vous aimerez peut-être aussi