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Essentiel Politique Intégration

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L’essentiel

De la politique de l’intégration
Deux notions à connaitre

L’assimilation L’intégration

• Processus qui permet à un étranger ou à une • Processus ethnologique qui permet à une personne ou
minorité de s'intégrer à un groupe social plus à un groupe de personnes de se rapprocher et de
large en adoptant ses caractéristiques culturelles. devenir membre d'un autre groupe plus vaste par
l'adoption de ses valeurs et des normes de son
• L'assimilation culturelle s'accompagne en général système social.
de l'adoption de la langue, de l'adhésion au
système de valeurs du groupe dominant et de • L’intégration exprime une dynamique d’échange, dans
l'abandon de son ancienne façon de vivre. laquelle chacun accepte de se constituer partie d’un
tout où l’adhésion aux règles de fonctionnement et
• Le migrant s’identifie aux symboles de la société aux valeurs de la société d’accueil, et le respect de ce
d’accueil. Son sentiment d’appartenance se qui fait l’unité et l’intégrité de la communauté
construit par rapport au pays d’accueil et non n’interdisent pas le maintien des différences.
plus au pays d’origine. • L’individu s’adapte aux valeurs et normes du groupe
• =pleine adhésion des étrangers aux normes de la et c’est ainsi que le groupe l’intègre pour pouvoir
société d’accueil, l’expression de leur identité et vivre ensemble et partager.
leurs spécificités socio-culturelles d’origine étant • L'intégration se distingue de l'assimilation qui tend à
cantonnées à la seule sphère privée. faire disparaître toute spécificité culturelle.
Les lois importantes

•La loi du 7 mars 2016 relative au droit des étrangers en France poursuit 3 objectifs :
-améliorer l’accueil et l’intégration des étrangers régulièrement admis au séjour grâce à la
généralisation du titre de séjour pluriannuel pour les étrangers après 1 an de séjour en France, un
nouveau parcours d’intégration avec renforcement du niveau de langue….
-renforcer l’attractivité de la France en facilitant la mobilité des talents internationaux grâce à la
création d’un « passeport talent » pour les investisseurs, les chercheurs, les artistes…. Qui est valable 4
ans pour l’étranger et sa famille.
-lutter plus efficacement contre l’immigration irrégulière avec la réforme des mesures de surveillance
des étrangers visés par une mesure d’éloignement et le renfort des pouvoirs de l’administration dans ses
missions de reconduite des étrangers en situation irrégulière.
•La loi du 10 septembre 2018 relative à l’immigration, l’intégration et le droit d’asile a trois objectifs :
-la réduction des délais d'instruction de la demande d'asile en visant à réduire à 6 mois les délais
d’instruction de la demande d’asile et à faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés.
-le renforcement de la lutte contre l'immigration irrégulière avec l’extension à 24h de la durée
maximale de retenue pour vérification du droit au séjour, la notification des refus d’entrée sur le
territoire national aux frontières…
-l'amélioration de l'accueil des étrangers admis au séjour pour leurs compétences et leurs talents en
étendant le passeport talent aux salariés d’entreprises innovantes, la création d’une nouvelle carte de
séjour temporaire « étudiant étranger-programme de mobilité » …
Les acteurs
Au niveau national
• L’Etat avec le ministère de l’intérieur qui fixe les orientations politiques en matière
d’accueil et d’intégration du public étranger.
• La Direction Générale des Etrangers en France (DGEF) assiste le ministre de
l’Intérieur dans l’exercice de ses missions relatives à l’immigration, à l’asile, à
l’accueil, à l’accompagnement des étrangers et à l’accès à la nationalité française. Elle
met en œuvre les orientations fixées par le Ministre, élabore les textes et veille à leur
application. Elle agit en concertation avec d’autres ministères et administrations,
notamment les services de la justice, des affaires étrangères, des affaires sociales, du
travail et du logement. Elle assure la tutelle de l’OFPRA et de l’OFII.
• Le comité interministériel de l’intégration est chargé de définir, d'animer et de
coordonner la politique du Gouvernement en matière d'intégration des résidents
étrangers ou d'origine étrangère. Il arrête chaque année un programme d'actions
interministériel et veille à sa mise en œuvre. Il a pour priorité de renforcer le
parcours de l’intégration jusqu’à la citoyenneté française. Il facilite l’insertion sociale
et l’accès à l’emploi et réaffirme les principes du pacte républicain.
• L’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) est en charge de
l'application des textes français et des conventions européennes et internationales
relatifs à la reconnaissance de la qualité de réfugié, d’apatride et à l'admission à la
protection subsidiaire. Il assure un examen approfondi et impartial des demandes
d’asile dans des délais maitrisés. Il offre aux demandeurs d’asile les conditions
d’accueil satisfaisantes pendant la procédure d’asile. Il assure l’éloignement des
demandeurs d’asile reboutés dans des conditions respectueuses de la dignité.
• L’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) est le seul opérateur de l’état
pour l’intégration des migrants. Il est en charge de l’accueil et de l’accompagnement
des ressortissants étrangers autorisés à séjourner durablement en France. Il accueille
les étrangers et leurs familles pour favoriser leur intégration. Il donne une aide au
retour et soutient les initiatives des migrants qui souhaitent créer une activité
économique dans leur pays. Il anime et coordonne le dispositif national d’accueil des
demandeurs d’asile (DNA). Il prend en charge la gestion des entrées dans les CADA
(Centres d’accueil pour Demandeurs d’Asile) et les CPH (Centres provisoires
d’hébergement des réfugiés). Il gère l’ensemble du parcours d’intégration des primo-
arrivants en organisant leurs CIR (contrat d’intégration Républicaine).
Au niveau territorial
• Les services déconcentrés de l’Etat, placé sous la responsabilité du préfet de région: les
DREETS assurent les politiques et actions en matière de cohésion sociale au niveau régional.
Elles utilisent un outil : Les Programmes Régionaux d’Intégration des Populations Immigrées
(PRIPI), parfois déclinés en Plans Départementaux d’Intégration (PDI). C’est un outil de
coordination territoriale mis en place en 1990.
• Les collectivités territoriales n’ont pas de compétence particulière en matière d’intégration.
Il n’y a que le service d’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) qui est en charge d’accueillir les
Mineurs Non Accompagnés (MNA).
• Les associations sont nombreuses dans le domaine de l’intégration. Elles sont les
partenaires traditionnels des politiques d’immigration. Elles ont un rôle important dans la
participation à la vie locale, dans le renforcement du lien social et au niveau de
l’intégration.
Les dispositifs
L’entrée et le séjour en France
Ressortissants européens Étranger d’autre pays
• Entrée et séjour jusqu'à 3 mois en France= possession d’ un visa dit de
• Circulation et séjour libre pendant une période de 3 mois en court séjour. Détenir d'autres documents qui varient selon l'objet du
France. Droit de libre circulation et de séjour jusqu'à 3 mois séjour comme des justificatifs sur ses moyens d'existence (espèces,
est reconnu quel que soit le motif du séjour : tourisme, stage, chèques de voyage, cartes bancaires internationales, etc.)…
emploi de courte durée, etc. • Pour un séjour de plus de 3 mois en France= possession d’un visa de
• Au-delà de la période de 3 mois, le séjour n'est pas long séjour. Plusieurs types de visas de long séjour existent en fonction
totalement libre. Un refus de séjour peut être prononcé. Sa du motif du séjour, de sa durée et de l'intention de demander un titre de
régularité les premières années vont découler de ses activités séjour pour s'installer durablement en France.
et/ou de sa situation. Ce peut être un droit au séjour par le • Possibilité d’être rejoint par sa famille au titre du regroupement
travail, un droit au séjour en tant qu’étudiant, un droit au familial : l'étranger qui se trouve en France et sa famille le rejoignant
séjour en tant que retraité et/ou inactif. doivent remplir certaines conditions (un titre de séjour valable, des
• Possibilité d’acquérir un droit de séjour permanent après les conditions de ressources et de logement). L'époux(se) et les enfants de
5 premières années d'un séjour régulier et ininterrompu en plus de 16 ans bénéficiaires du regroupement familial doivent signer un
France. contrat d'intégration républicaine.
• Possibilité d’être accompagné ou rejoint en France par les • Pour occuper un emploi salarié = obligation de détenir une
membres de sa famille proche (époux, enfants, ascendants), autorisation de travail (appelée aussi permis de travail). L'autorisation
quelle que soit leur nationalité, ainsi que par des personnes de travail peut prendre la forme soit d'un visa ou d'un titre de séjour,
avec qui il est lié (concubin, partenaire, personne à charge, soit d'un document distinct du document de séjour (= récépissé de 1re
demande ou de demande de renouvellement d'une carte de séjour
etc.), mais il ne s'agit pas d'un droit automatique. autorisant à travailler, autorisation provisoire de travail).
• Autorisation d’exercer une activité salariée ou non salariée
en France, sans avoir besoin de titre de séjour, ni de titre de • Pour l’immigré en situation régulière (ayant une autorisation de séjour
délivrée par la préfecture)= même droits sociaux que les Français
travail.
• Même droits sociaux que les Français
Le Contrat d’Intégration Républicaine
• Le contrat d'intégration républicaine (CIR) est conclu entre l'État français et tout étranger non européen
admis au séjour en France souhaitant s'y installer durablement.
• Le signataire s'engage à suivre des formations pour favoriser son insertion dans la société française.
• Les formations sont financées par l’Etat et la mise en œuvre du CIR est assurée par l’OFII (Office Français de
l’Immigration et de l’Intégration).
• Le suivi assidu et sérieux des formations ainsi que le respect des valeurs de la république permettent après un
an de séjour régulier d’obtenir la nouvelle carte de séjour pluriannuelle de 2 à 4 ans créée par la loi du 7 mars
2016.
• Le contrat est signé, au nom de l'État français par le préfet et est conclu pour une durée d'1 an.
• Le CIR donne accès à :
-une formation civique obligatoire pour présenter les principes, les valeurs, les institutions de la République,
les droits et les devoirs liés à la vie en France ainsi que l’organisation de la société française ;
-une formation linguistique facultative en fonction du niveau de la personne pour apprendre la langue
française ;
-un conseil en orientation professionnelle et un accompagnement destiné à favoriser l’insertion
professionnelle ;
-un accompagnement adapté aux besoins de la personne pour faciliter ses conditions d’accueil et
d’intégration ;
Le droit d’asile
• Le droit d’asile est prévu par la convention de Genève de 1951. Il prévoit la reconnaissance du statut
de réfugié à toute personne craignant d’être persécutée à cause de sa race, sa religion, sa nationalité,
l’appartenance à un groupe social, à cause de ses opinions politiques ou pour toute personne
exposée à la torture, à la peine de mort, à des traitements inhumains ou à une menace due à un
conflit armé.
• Les demandeurs d’asile sont donc des étrangers entrés en France en séjour régulier dans l’attente
d’avoir une réponse sur leur statut de réfugié dont ils doivent faire la demande à l’OFPRA (Office
Français de Protection des Réfugiés Apatrides). Les demandeurs d’asile ont des droits pendant
l’instruction de leur demande: hébergement, ADA, accompagnement social, administratif et
juridique, accès à l’éducation, aux soins et à une activité professionnelle (seulement après 6 mois).
• Si le demandeur d’asile ne peut se voir reconnaitre la qualité de réfugié, il peut dans certains cas lui
être accordé le bénéfice de la protection subsidiaire= une protection accordée aux personnes dont la
situation ne correspond pas au statut de réfugié, mais qui ont besoin d’être protégées car elles sont
exposées dans leur pays à la peine de mort, à la torture et/ou à une menace grave directe.
• Le statut de réfugié ou la protection subsidiaire place la personne sous la protection des autorités
françaises. Ils ont un droit de séjour en France (carte de résident de 10 ans pour le réfugié et carte de
séjour pluriannuelle de 4 ans pour les bénéfices de protection),doivent signer un CIR, ont le droit
d’être rejoint par leur famille, un accès au logement, au marché à l’emploi, aux soins, aux prestations
sociales et à la possibilité d’être naturalisé.
Les mesures d’éloignement
• Refus d’entrée en France : une interdiction administrative du territoire si le comportement constitue une
menace réelle, grave et actuelle pour l'ordre et la sécurité publics.
• Obligation de quitter la France : si l’individu n’a pas ou plus de droit au séjour en France, s’il y a un abus
de droit au séjour (par exemple, si la personne vit en France dans le but essentiel de percevoir des aides et
des prestations sociales…) ou si elle constitue une menace grave à l'ordre public durant les 3 premiers
mois de séjour en France. Décision prise par le préfet.
• Interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) est une décision prise par le préfet en lien avec
l'obligation de quitter le territoire français (OQTF).
• Expulsion d’un étranger hors de France est une mesure administrative visant à éloigner un ressortissant
étranger du territoire. Elle est prononcée dans des situations graves, liées à la protection de l'ordre
public ou en cas d'atteinte à la sûreté de l’État. Elle est prise par le préfet ou par le ministre de
l'Intérieur. L'étranger peut être renvoyé de force dans son pays d'origine ou dans un autre pays. La
procédure est donc exceptionnelle, encadrée et doit être justifiée.
• Interdiction du territoire français (ITF) est prononcée par le juge pénal contre un étranger qui réside en
France et qui a commis un crime ou un délit.
• Fin de la protection de réfugié ; fin de la protection subsidiaire, ou fin d’un titre de séjour lorsque la
présence sur le territoire constitue une menace grave à l’ordre public, à la sécurité publique ou à la sûreté
de l’Etat.
Les droits des étrangers en situation
irrégulière
• Droit aux soins dans le cadre de l’AME (aide médicale d’état)
• Droit à l’hébergement d’urgence (en CHRS)
• Droit à l’ASE si ce sont des mineurs âgés de moins de 18 ans du fait de
la convention internationale des droits de l’enfant,
Les Mineurs Non Accompagnés (MNA)
• MNA = un jeune de moins de 18 ans qui n'a pas la nationalité française et se trouve
séparé de ses représentants légaux sur le sol français.
• De sa minorité découle une incapacité juridique, et de l'absence de représentant légal
une situation d'isolement et un besoin de protection.
• En France, les MNA sont protégés par l’État. En vertu de la Convention Internationale
des Droits de l’Enfant (CIDE) de 1989 dont la France est signataire et de l’article 375 du
code civil français, un mineur est un enfant avant d’être un migrant.
• À ce titre, il a le droit d'entrer dans le dispositif français de protection de l’enfance. Il
est alors logé, nourri et scolarisé même s’il n’a pas obtenu une protection
internationale.
• Un mineur ne peut pas être expulsé de la France.
• Afin de bénéficier d’une prise en charge sociale, le MNA doit d’abord faire reconnaitre
sa minorité par les services de l’État (entretien d’évaluation+ relevé d’empreintes)
• Un(e) mineur(e) perd tous ses droits le jour de sa majorité: la protection du mineur
par l’ASE et la protection de l’OFPRA une fois adulte sont deux choses différentes.
La lutte contre les intolérances et les
discriminations

La discrimination est une inégalité de traitement, un traitement défavorable,


fondé sur un critère prohibé par la loi.
Les acteurs
• L’ensemble des administrations sont mobilisées sur leur champ de compétence. Par exemple, les
administrations du ministère en charge du travail, de l’emploi et de la formation professionnelles
mènent des actions de lutte contre les discriminations à l’accès à l’emploi et dans l’emploi.
• Le défenseur des droits traite de discriminations prohibées par la loi ou par un engagement
international signé par la France. Il favorise le développement de bonnes pratiques pour prévenir
les discriminations et il organise des tests de discrimination pour les repérer. Toute personne
s’estimant victime de discrimination peut saisir le défenseur des droits.
• La délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT
(DILCRAH), placée sous l’autorité du Premier ministre qui est chargée de concevoir, de coordonner
et d’animer la politique de l'Etat en matière de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine
anti-LGBT. Elle exerce un rôle de conseil et d’animation auprès des ministères, notamment en
matière d’éducation, de police et de justice mais aussi de culture, de politique de la ville, de
numérique, d’outre-mer, …
• Le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), rattaché au Premier ministre, intervient
à la fois sur le volet « politique de la ville », à travers la coordination des actions de lutte contre les
discriminations dans les quartiers de la politique de la ville et les contrats de ville, et sur le volet «
égalité des territoires ».
Les outils
• Pour repérer les discriminations = Les cahiers de lutte contre la discrimination : rassemble les connaissances et
enrichie la réflexion et l’action autour des questions liées à la lutte contre les discriminations ; les analyses de
l’observatoire nationale des politiques de la ville ; la communication institutionnelle annuelle sur la discrimination
en chiffres : permet de capitaliser les informations disponibles (saisines du Défenseur des droits, dépôts de plainte,
poursuites, condamnations, travaux de recherche, études relatives aux discriminations…)
• Pour sensibiliser : campagnes de sensibilisation (ex : « Debout contre le racisme »), des dépliants (ex : le dépliant
d’information du défenseur des droits) ….
• Pour lutter contre les discriminations : des guides disponibles dans de nombreux domaines comme l’emploi (ex : le
guide « Agir pour l’égalité dans l’emploi »), le sport, le harcèlement….; des plans de lutte contre les discriminations
(ex : les plans territoriaux de lutte contre les discriminations intégrées aux contrats de ville); des commissions (ex : les
COPEC : commissions pour la promotion de l’égalité des chances et de la citoyenneté qui ont pour missions de
promouvoir l’égalité des chances et d’être des lieux d’écoute, de réflexion, d’impulsion et de mise en œuvre d’actions
destinées à lutter contre toute discrimination); des labels, conventions, accords et chartes (ex : la charte « Entreprises
et quartiers » qui a pour objectif de favoriser l’accès à l’emploi des habitants des QPV à travers des actions en faveur
de l’éducation et de l’orientation scolaire, mais aussi d’améliorer l’insertion, l’accès à l’emploi et aux formations
qualifiantes pour les habitants des QPV); des moyens concourant à la lutte contre les discriminations (ex : le Fonds
Social Européen (FSE) pouvant être utilisé pour venir en soutien aux associations de lutte contre les discriminations)
• Pour accompagner et faciliter les démarches des victimes de discrimination : plateformes de signalement et des
cellules d’écoute comme le numéro national d’aide aux victimes « 08 victimes », la plateforme téléphonique du
défenseur des droits… Lieux et des services d’aide aux démarches tels que les points d’accès aux droits, les maisons
de justice et du droit…
Les dispositifs
• Discrimination = délit passible de sanctions pénales (3 à 5 ans d’emprisonnement 45
000 à 75 000€ d’amende).
• Emploi : l’employeur doit prouver que le refus est basé sur un motif non discriminatoire,
• Education : Enseignements à l’égalité entre les femmes et les hommes, à la lutte contre
les discriminations et à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme dans le cadre de
l’enseignement moral et civique ; dispositifs en faveur de la mixité sociale et scolaire au
collège….
• Lutte contre la discrimination sexuelle : promotion du respect garçon/fille à l’école,
accès facilité à la formation professionnelle pour les femmes des quartiers prioritaires,
prévention de mariages forcés…
• Logement : interdiction de refuser la location sur la base d’un critère de discrimination ;
• Justice : le mobile raciste de certains délits est une circonstance aggravante. La loi
Perben de 2004 a alourdi les peines en cas de discrimination commise par un agent
public.

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