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Symboles et histoire du fascisme italien

Ce document décrit l'histoire du fascisme italien sous Mussolini de 1922 à 1943 à travers plusieurs sections: 1) L'histoire de l'Italie fasciste, 2) La naissance du fascisme dans les années 1919-1920, 3) Les années du squadrisme et de la violence des groupes fascistes, 4) La marche sur Rome et l'arrivée de Mussolini au pouvoir.

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Symboles et histoire du fascisme italien

Ce document décrit l'histoire du fascisme italien sous Mussolini de 1922 à 1943 à travers plusieurs sections: 1) L'histoire de l'Italie fasciste, 2) La naissance du fascisme dans les années 1919-1920, 3) Les années du squadrisme et de la violence des groupes fascistes, 4) La marche sur Rome et l'arrivée de Mussolini au pouvoir.

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Les symboles du fascisme italien

[Link] de l'Italie fasciste

→ L’histoire de l'Italie fasciste, couramment désignée en Italie sous le terme de double décennie fasciste ,
comprend la période de l'histoire du royaume d'Italie qui va de la prise du pouvoir par Benito Mussolini
en 1922 jusqu'à la fin de sa dictature le 25 juillet 1943.

→ Par extension, on associe à cette définition toute la période de l'histoire de l'Italie qui va de la fin de la
Première Guerre mondiale jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale (1918-1945) ou la période allant
de 1925, lorsque le Parti national fasciste est déclaré parti unique, à 1945, avec la dissolution de la
République sociale italienne (RSI).
[Link] du fascisme (1919-1920)
→ Parmi les couches sociales les plus mécontentes et les plus sujettes à la propagande nationaliste qui, après le traité de paix, enflamme et alimente le
sentiment de la « victoire mutilée », émergent les organisations d'anciens combattants et en particulier celles qui recueillent les ex-arditi (les troupes
d'assaut).

→ Mussolini et son journal, Il Popolo d'Italia, appellent alors à une réunion le 19 mars 1919, qui regroupe une soixantaine de personnes à Milan. La
réunion accouche de la création du Faisceau milanais de combat, dont le bureau inclut Mussolini, Vecchi, et Michele Bianchi, un ex-dirigeant
anarcho-syndicaliste, « interventionniste de gauche », de l’Unione Italiana del Lavoro (UIL).

→ Deux jours plus tard, le mouvement prend une ampleur nationale. Mussolini convoque une réunion à Milan le 23 mars 1919, dans une salle. Les 119
personnes présentes s'accordent, tant bien que mal, sur un programme qui mêle revendications nationalistes et sociales. Les Faisceaux italiens de
combat sont créés à l'issue de cette réunion et adoptent les symboles qui jusqu'alors permettent de distinguer les arditi, la chemise noire et la tête de
mort.

→ Le nouveau mouvement exprime la volonté de « transformer, s'il le faut même par des méthodes révolutionnaires, la vie italienne » s'auto-définissant
« parti de l'ordre » réussissant ainsi à gagner la confiance des milieux les plus riches et conservateurs qui sont opposés à toutes manifestations et aux
revendications syndicales des socialistes.
[Link]ées du squadrismo

→Dans le mouvement, en plus des arditi, affluent les futuristes, les nationalistes, les anciens combattants, ainsi que des repris de justice. Vingt
jours après la création des faisceaux, les nouveaux squadre d'azione affrontent les socialistes et assaillent le siège du journal socialiste Avanti,
le dévastant : l'enseigne du journal est arrachée et rapportée à Mussolini comme trophée. C'est le début d'une guerre civile.

→En quelques mois, les squadristi fascistes se répandent dans toute l'Italie et donnent au mouvement une force paramilitaire. Pendant deux ans,
l'Italie est parcourue du nord au sud par les violences des mouvements politiques.
→Au début de l'automne 1920, alors que les grèves et les occupations d'usine diminuent fortement, Mussolini reçoit le soutien financier des
classes possédantes. L'alliance est aussi politique, les fascistes figurant en octobre 1920 sur les listes électorales du « bloc constitutionnel »
formé par les partis de gouvernement. De plus, l'état-major adresse aux commandants d'unité une circulaire exigeant des renseignements sur
les fasci. La « circulaire Bonomi », du nom du ministre de la Guerre de Giolitti.
→ L'action fasciste se développe rapidement et avec [Link] « fascisme agraire » se développe au nord. C'est dans ces
régions que les squadristes, sont les plus déterminés pour harceler les syndicalistes et les socialistes. À la fin 1920, le
mouvement squadriste, porté par les chefs locaux davantage que par Mussolini lui-même, gagne les villes moyennes.
La campagne systématique de destruction des bureaux, des bourses du travail, et l'intimidation des membres du PSI
conduisent le socialisme maximaliste à une crise pendant que parallèlement croît la force numérique et morale des
faisceaux de combat. Le gouvernement Giolitti, officiellement « neutre », soutient en fait les fascistes, espérant les
utiliser dans la lutte contre les socialistes. Ainsi, en janvier 1921, le PSI se désagrège, donnant naissance notamment au
Parti communiste d'Italie (PCI). Sauf à Milan, à Turin et à Gênes, « la terreur a eu raison des organisations ouvrières.

→ Au cours de cette période, le PNF atteint 300 000 membres et il obtient aussi l'appui des latifondisti émiliens et toscans.

Benito
Mussolini prononçant
un discours
à Milan en
1930, Bundesarchiv.
Le faisceau, symbole du fascisme.
[Link] élections de mai 1921 à la marche sur Rome

→Dans ce climat de violence, lors des élections du 15 mai 1921, les fascistes, qui ont rejoint la coalition gouvernementale, obtiennent 35 sièges
sur les 275 élus de la coalition. Mussolini prend place à l'extrême droite de l'hémicycle, marquant la distance avec le programme des
Faisceaux, et présente le programme du fascisme parlementaire le 21 juin 1921.

→Ayant choisi la voie parlementaire et l'alliance avec les partis au pouvoir, Mussolini est confronté à l'opposition des ras, les chefs locaux des
squadristes qui règnent à leur guise et refusent de se soumettre au Comité central. L'ensemble du fascisme agraire soutient Grandi, tandis que
Mussolini décide de démissionner de la Commission exécutive du mouvement. Les squadristes désobéissent au pacte, en particulier lors des
affrontements de Ravenne, en septembre 1921. Alors qu'on célèbre le 600e anniversaire de la mort de Dante, 3 000 fascistes frappent tous
ceux qui ne se découvrent pas devant les symboles fascistes, y compris prêtres et étrangers. Les squadristes assassinent aussi, le 26
septembre, le député socialiste Giuseppe Di Vagno. Peu de temps après, le marquis Compagni, chef des squadristes de Florence, télégraphie
au président du Conseil Ivanoe Bonomi pour lui annoncer que lui et ses hommes n'obéiront pas au « pacte de pacification ».
→ Le 12 novembre 1921, le Parti national fasciste (PNF) est fondé : le mouvement devient un parti et il accepte
certains accords constitutionnels avec les forces modérées. Après les affrontements de Ravenne, les syndicats
proclament une grève générale pour le 1er août 1922. Les fascistes, sur ordre de Mussolini, brisent la grève de
manière très violente. Le mouvement fasciste gagne encore en popularité dans l'opinion publique car il est perçu
comme le seul qui peut « remettre de l'ordre » dans le pays. En août 1922, les habitants de Parme érigent des
barricades dans le quartier populaire de l'Oltretorrente. À la différence des autres tentatives de résistance anti-
fasciste, celle-ci est unifiée, disciplinée et bien organisée par les Arditi del popolo, commandés par Guido Picelli et
Antonio Cieri. Ils résistent aux squadristes fascistes d'Italo Balbo (35 fascistes morts contre 5 opposants). Après cette
défaite, Mussolini craint que de tels événements ne se reproduisent et mûrit son projet de marche sur Rome.

Antonio Cieri et Guido Picelli


[Link] (1922-1943)
A) Marche sur Rome et premières années au pouvoir (1922-1925)

- Après le congrès de Naples, au cours duquel 40 000 chemises noires appellent à marcher sur Rome, Mussolini estime le moment propice
pour une action et un contingent de 50 000 squadristi sont rassemblés dans toute l'Italie pour marcher sur Rome. Mussolini est resté à
Milan, prêt à fuir en Suisse en cas d'échec de la marche. Il donne le pouvoir à ses quadrumvirs. Le haut commandement italien a préparé
l'armée à affronter le coup d'État fasciste, le gouvernement a rédigé le décret d'état d'urgence qui permettrait d'écraser la marche sur
Rome. Le 30 octobre 1922, après la marche sur Rome, le roi charge Benito Mussolini de former le nouveau gouvernement. Le chef du
fascisme quitte Milan pour devenir Premier ministre à Rome. Le nouveau gouvernement comprend des éléments des partis modérés du
centre, de droite, des militaires et 3 fascistes. La droite italienne pense que Mussolini est utile pour réprimer les agitations ouvrières et
repousser le spectre du bolchévisme. Mussolini passe en 1923 la loi Acerbo qui réforme le système électoral, donnant 2/3 des sièges au
parti ayant obtenu le plus de voix (à condition d'avoir obtenu au moins 25 % des votes). Cette loi permet le succès du Parti national
fasciste aux élections d'avril 1924. Pour couper court à toute agitation, Mussolini instaure un régime d'exception : les lois fascistissimes,
les autres partis politiques sont interdits, leurs députés sont déchus, la presse est censurée, une police secrète, l'OVRA (Organisation de
vigilance et répression de l'antifascisme), est instaurée.

Benito Mussolini en 1923


→ B) Politique économique

→ Le programme économique du fascisme à son origine est social. Si la volonté de Mussolini de transformer le fascisme en parti politique et
d'accéder au pouvoir le conduit à rassurer les milieux patronaux, il parvient néanmoins dans les années 1920 à mettre en place une politique
sociale : la journée de travail de huit heures et la semaine de quarante heures sont adoptées en 1923, le travail de nuit est interdit aux femmes
et aux mineurs. En 1927, l'État fasciste contraint les entreprises à des mesures d'hygiène beaucoup plus strictes. Avec l'INFIL, Institut national
fasciste pour les accidents du travail, chargé de la prévoyance et de l'assistance sociale, le régime met en place un vaste programme de santé
publique. Enfin, la multiplication des colonies de vacances et des centres sportifs sont des éléments clés d'un ambitieux programme de loisirs,
notamment pour la jeunesse7.

→ Cependant, par la suite Mussolini remet en place les 48 heures pour augmenter la production. En 1927 également, la promulgation d’une
charte du travail entraîne une réduction des salaires de 20 % pour 2 millions de travailleurs.

→ Pour le reste, le fascisme poursuit, sous la direction du ministre de l'Économie Alberto De Stefani (1922-1925), une politique d'inspiration
libérale. Le 20 septembre 1922, Mussolini déclare : « Il faut en finir avec l'État ferroviaire, avec l'État postier, avec l'État assureur.». Le 18
mars 1923, il ajoute : « Je pense que l'État doit renoncer à ses fonctions économiques et surtout à celles qui s'exercent par des monopoles,
parce qu'en cette matière l'État est incompétent».
[Link] des années 1920 et années 1930

→ Le Grand Conseil du fascisme, à la tête duquel siège Mussolini, et qui comprend le


quadrumviri de la marche sur Rome, ainsi que le président du Tribunal spécial, le
secrétaire du Parti national fasciste, etc., devient un organe constitutionnel en 1928. Il
nomme les ministres, les députés et la direction du parti unique.

→ Le fascisme italien a une aspiration totalitaire. Il ne veut pas admettre d'opposition


organisée et veut contrôler la totalité des activités de la société. Cette aspiration totalitaire
trouve sur sa route l'Église catholique, dont le pouvoir est immense en Italie, notamment
par son représentant politique le Parti populaire italien qui jouit d'une assise électorale
très importante.

Enseignement à l'école primaire,


hymne et salut romains, 1936
[Link] Guerre mondiale
→ À la suite du débarquement allié en Sicile en 1943, le régime fasciste s'effondre, l'Italie se range aux côtés des alliés
contre l'Allemagne. Les 76 divisions qui occupaient les Balkans déposent les armes. Des drames vont se produire là
où les troupes italiennes sont au contact direct des Allemands et refusent de déposer les armes, comme le massacre
de Céphalonie et autres en Grèce notamment. Les derniers fascistes créent la République sociale italienne, alors que
de nombreuses Républiques partisanes éphémères se créent.

→ En 1945, les forces nazies et fascistes sont défaites : l'armée allemande en Italie capitule le 25 avril 1945. Cette date
est, depuis, un jour férié en Italie.

Chanson du soldat à l'époque fasciste, 1942-43


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