Histoire des idées et des Arts
Notions et définitions
RENAISSANCE
« On entend par Renaissance le vaste
mouvement qui renouvelle du XIVe au
XVIe siècle toute la civilisation de
l’Europe occidentale, et par lequel le
monde moderne se substitue au monde
médiéval. »
R. Jasinski, Histoire de la littérature française,
nouvelle édition, A.G. NIZET, 1977.
RENAISSANCE
Adopté à la fin du XVIeme siècle, il faut
toutefois signaler que cette Renaissance a
été préparé bien avant: la rénovation ne
s’est pas opérée tout d’un coup, par une
rupture brusque et totale.
La Renaissance a été préparée au Moyen Age,
mais le changement n’’était pas aussi
profond dans tous les domaines.
Renaissance artistique
En France, l'influence de l'humanisme et de
la Renaissance a été très forte. Charles VIII,
après son expédition italienne (1494) et
Louis XII, qui occupe Milan, ramènent en
France des artistes italiens. Ces derniers
plaquent des éléments de l'art italien sur des
édifices gothiques, l'art gothique étant encore
flamboyant jusque vers 1520.
Renaissance artistique
L'art italien se renforce sous le règne de
François Ier (château de Chambord) et
s'impose à partir de 1520. Construit et
décoré selon le style de la Renaissance, le
château de Fontainebleau sert de modèle à
l'art nouveau qui triomphe de l'art gothique
vers 1540.
Une synthèse des apports italiens et de la
tradition nationale française donne naissance
au classicisme français.
Château de Fontainebleau
Château de Fontainebleau
Classicisme
La doctrine littéraire des écrivains du XVII e
siècle qui consiste à créer un équilibre entre deux
principes contradictoires: le goût de la vérité
(particulièrement la vérité morale) et le goût de la
beauté.
Le 1er est issu du tempérament national, le second
était imposé par l’imitation des anciens.
La querelle des Anciens et des Modernes a
marqué la victoire du 1er principe sur le second
avant de verser vers un classicisme abstrait
dépouillé de toute intention esthétique au XVIIIe
siècle.
Humanisme
Connaissance et pratique familière des
textes anciens, en vue des jouissances
artistiques qu’ils procurent ou des
réflexions morales qu’ils suggèrent. De
nos jours, attachement à la connaissance
de l’homme et mise en valeur de ses
possibilités intellectuelles et morales.
Humanisme
L'humanisme est un mouvement
esthétique, philosophique, religieux,
apparu en Italie au milieu du XVe siècle,
qui met la dignité de l'Homme en valeur.
Le mouvement, prenant naissance aux
XIII-XIVe siècle, s'érige en réaction au
Moyen Âge qualifié de « gothique » ou
encore de « barbare ». Il prend sa source
dans la redécouverte de l'Antiquité.
Humanisme
Les humanistes tentent de retrouver la pureté des
textes anciens, dégagés des commentaires
superflus des lettrés médiévaux. En Italie,
Pétrarque (1304-1374) et Boccace (1313-1375)
sont deux figures majeures illustrant ce retour
aux sources.
Un travail philologique (étude de la langue) est
effectué sur les textes antiques.
Dans un certain nombre de villes italiennes,
comme Florence ou Venise, se constituent des
cercles d'intellectuels humanistes
Humanisme
L'humanisme est un nouvel esprit
scientifique:
Les savants commencent à se détacher de la
science antique. Des avancées importantes
ont lieu dans les mathématiques, en
astronomie, en physique, en chimie et dans
les sciences naturelles. Une véritable
démarche scientifique se met
progressivement en place.
Humanisme
L'humanisme est une théologie:
Tous les humanistes restent chrétiens et la
figure centrale du mouvement est le Christ.
Les humanistes, qui réclament un accès
direct à la parole sainte, dénoncent une
Eglise catholique trop étouffante ainsi que
ses multiples abus. Leur religion est
intellectualisée.
Humanisme
L'humanisme est aussi un nouvel art de vivre
et de gouverner:
Le bon prince est celui qui œuvre pour le bien
commun. Les humanistes, posant en postulat la
bonté naturelle de l'Homme, cherchent
l'émergence d'un homme d'élite : un homme de
savoir sachant tout sur les livres, et artiste;
doublé d'un homme d'action et de pouvoir,
homme de guerre et diplomate.
Humanisme
En France, l'humanisme se heurte à la prestigieuse
université de Paris (la Sorbonne), fermée aux idées
nouvelles.
A partir des années 1470, le goût italien pour la culture
antique gagne peu à peu la France. Lefèvre d‘Etaples,
philosophe et auteur de traductions de la Bible, est une des
grandes figures de la première génération des humanistes
français. Guillaume Budé, proche du roi François Ier et de
sa sœur Marguerite de Navarre, est à l'origine du « Collège
des lecteurs royaux», ancêtre du Collège de France.
François Rabelais fait la synthèse des courants humanistes
français du début du XVIe siècle dans ses romans.
Les guerres de religion
Ilest convenu d’appeler Guerres de religion
une série de huit conflits, qui ont ravagé la
France dans la seconde moitié
du XVIe siècle et où se sont
opposés catholiques et protestants.
À la fin du règne d'Henri II, le conflit se
politise. Les guerres de religion commencent
en 1562 et se poursuivent entrecoupées de
périodes de paix jusqu'en 1598, avec la mise en
place de l'Édit de Nantes.
Les guerres de religion
L’édit de Nantes est un édit de tolérance promulgué
le 13 avril 1598par le roi de France Henri IV et
révoqué par Louis XIV dans un nouvel édit, l'édit de
Fontainebleau le 18 octobre1685.
Cet édit accordait des droits de culte, des droits civils
et des droits politiques aux protestants. Il leur
reconnaissait la liberté de culte, selon plusieurs
limites, et leur concède deux principaux « brevets » :
un nombre important de places de sûreté en garantie
(environ 150) et une indemnité annuelle à verser par
les finances royales. Le document est actuellement
conservé aux Archives nationales de France.
Les guerres de religion
Causes:
1- Affaiblissement de l’autorité royale: Les
rois François Ier et Henri II n'ont permis aucune
contestation de leur pouvoir. Lorsque Henri II meurt
accidentellement le 10 juillet 1559, ses
successeurs François II puis Charles IX sont trop jeunes
pour pouvoir imposer leur autorité. Ils ne peuvent pas
empêcher les Français de s'entredéchirer. Entre les deux
camps belligérants, la reine-mère Catherine de Médicis
hésite entre tolérance religieuse et répression, ce qui ne
fait qu'accentuer les tensions.
Les guerres de religion
2- L'ingérence des pays voisins qui entretiennent
le feu des troubles pour affaiblir la France. Après
avoir perdu la bataille de Saint-
Quentin en 1557 et signé le traité du Cateau-
Cambrésis en 1559, la France voit
l'affaiblissement de sa suprématie au profit du
roi d'Espagne Philippe II.
la France, du fait de la guerre civile, connaît un
recul dans la seconde moitié du XVIe siècle dont
profitent l'Espagne et l'Angleterre.
Les guerres de religion
l'Espagne et l'Angleterre ne cessent de prêter la main
aux sujets rebelles. La reine
d'Angleterre Élisabeth Ire intervient en soutenant les
protestants et le roi d'Espagne en soutenant le clan
des Guise, partisan du catholicisme intransigeant.
Pendant les guerres de religion, la France est ainsi
divisée par deux factions soutenues financièrement et
militairement par des pays étrangers. Durant les
années 1580, la France semble même devenir un
terrain de combat où s'affrontent l'Espagne et
l'Angleterre par partis interposés.
Les guerres de religion
3- Causes proprement religieuses:
• La violence est devenue un mode d’instaurer une
vision pure de la religion, de la volonté de
purifier la société de la corruption des hérétiques .
• Les calvinistes auraient quant à eux tenté de
désenchanter ce monde plein des signes divins en
démontrant la rationalité de la religion du Verbe,
d'où une violence plus modérée dans un premier
temps, avant d'adopter cependant par la suite une
tactique terroriste cherchant à intimider
l'adversaire