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La Responsabilité Médicale Paramedicaux

Le document traite de la responsabilité médicale au civil et au pénal. Il définit les notions de faute, erreur médicale et d'obligation de moyens. Il décrit également les différents types de responsabilité pour les professionnels de santé et les établissements hospitaliers.

Transféré par

Tahar Benabdallah
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La Responsabilité Médicale Paramedicaux

Le document traite de la responsabilité médicale au civil et au pénal. Il définit les notions de faute, erreur médicale et d'obligation de moyens. Il décrit également les différents types de responsabilité pour les professionnels de santé et les établissements hospitaliers.

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LA RESPONSABILITÉ

MÉDICALE
Dr SERHANE
 Tire son fondement de la loi

 Elle s’impose à tout professionnel de santé


 Au pénal :
être responsable c’est être sanctionné
par la société pour une faute constituant
une infraction à la loi pénale

Atteinte à l’intégrité
physique ou morale
 Au civil :
être responsable c’est être tenu de réparer
le dommage que le médecin ou l’hôpital
a causé à son patient

réparation financière
 Soins de santé :
Définis comme étant « des services
dispensés par un médecin ou une équipe
médicale en vue de conserver, de
déterminer, de restaurer ou d’améliorer
l’état d’un patient ou de l’accompagner en
fin de vie »
CONTRAT MÉDICAL
 La santé :
Bien individuel de la personne humaine
dont il dispose en toute souveraineté et
dont il jouit de la plénitude.

 Le contrat : « fait la loi des parties »


C’est la manifestation de la volonté, il est
une source d’obligation dans la mesure où
la volonté contractuelle se plie à la loi.
NATURE JURIDIQUE DU
CONTRAT
 Difficile à préciser
 Ce n’est pas un contrat de travail

( subordination du salarié à son employeur)


 Ce n’est pas un contrat d’entreprise , inapplicable à la
profession médicale.

Entrepreneur = Commerçant
Il est libre d’exécuter ses engagements par un tiers
 L’acte médicale n’est pas un commerce
 Il est le fait personnel du professionnel de
santé, et par obligation de moyen
 Contrat SUI GENERIS
Le fait d’ouvrir un cabinet le met dans une
situation de pollicitation.

Lorsque le malade consulte professionnel


de santé le contrat est formé
 Le contrat est personnel :

 Libre choix du professionnel de santé par le malade


( confiance).

Le contrat médical est un contrat continu.

Le contrat médical est un contrat synallagmatique.


 À la charge du professionnel de santé
de procéder à l’accueil – soins…..etc

 À la charge du malade une obligation de


fidélité aux prescriptions et de
rémunération
 Le contrat médical est un contrat résiliable:

 dèsque le professionnel de santé perd la confiance


du malade.
 à son tour, le professionnel de santé peut mettre fin
au contrat seulement si la résiliation ne risque pas de
nuire au malade.

De toutes façons, le professionnel de santé doit


s’assurer de la continuité des soins.
CONDITIONS DE
FORMATION DU CONTRAT
 Article 54 CC : le contrat est une convention par
laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent
envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire
ou à ne pas faire quelque chose.

On peut le définir comme: un accord de volonté


en vue de produire des effets de droit à la base
de prestations réciproques.
 Capacité des contractants ( Art 78 cc)
 Consentement des parties ( Art 59 et suiv)
 Objet : licite ( 69-99 cc)
 Cause : licite ( 97-78 cc)
LA RESPONSABILITÉ CIVILE
DU MÉDECIN
 Le patient doit ramener les preuves

 Deux sortes de responsabilité civile :

- la responsabilité contractuelle
- la responsabilité délictuelle ou quasi délictuelle
 La responsabilité contractuelle

Elle découle de l’inexécution des obligations stipulées .

Conséquences :

le professionnel de santé civilement responsable étant lié au


patient ( victime) par un contrat, puisque le professionnel
de santé n’a pas exécuté ses obligations ou les a mal
exécutées

le malade peut demander réparation


(dommage et intérêt )
Le juge fixe le montant
 La responsabilité civile délictuelle ou quasi
délictuelle

Fondement juridique :
Base de la responsabilité =FAUTE ( Art 124 cc)
Là la victime( le patient) doit prouver trois choses :

 le préjudice qu’il a subi


 la faute du professionnel de santé
 la relation de cause à effet entre la faute et le préjudice
 La faute est définie en droit commun :

« L’erreur que n’aurait pas commise un


individu normalement avisé et
suffisamment diligent placé dans la même
situation objective que l’agent du
dommage. »
 En médecine, on peut assimiler le
professionnel de santé moyen,
normalement avisé, raisonnablement
prudent, exerçant son art, donnant des
soins consciencieux, attentifs et conformes
aux données actuelles et acquises de la
science.
Différents cas de responsabilité
délictuelle
 Responsabilité d’un fait personnel :

« Tout fait quelconque de l’homme qui


cause à autrui un dommage oblige celui par
la faute duquel c’est arrivé à le réparer. »
(Art 124 à 133 cc)
 Responsabilité du fait d’autrui : Art 134 à 137 cc

 Responsabilité des faits des choses : Art 138 à140 cc

dans tous les cas, ce dommage doit être certain.


Responsabilité à l’hôpital
 Le patient dans un hôpital public se trouve dans
une situation réglementaire.

Là, il n’est plus lié par un contrat au



professionnel de santé ou l’équipe médicale qui
le soigne, d’ailleurs, il ne peut choisir son
médecin.

L’hôpital public reste soumis aux règles


générales de la responsabilité administrative
La faute administrative
L’hôpital est responsable des dommages
causés par le personnel médical, soignant,
de service , étudiants, internes…………

 C’est la faute du service public , et il


appartient à la victime de faire la preuve
de cette faute.
La faute administrative

 FAUTE CIVILE DES ETABLISSEMENTS


PUBLICS
 REGIME JURIDIQUE DEROGATOIRE
 FAUTE LOURDE
 FAUTE SIMPLE
 À l’hôpital :la faute retenue contre le
professionnel de santé

 La faute de technique médicale.


 Erreur de diagnostic.
 Un traitement obsolète .
 À l’hôpital :la faute retenue contre
l’établissement :

 Infectionnosocomiale
 La faute du personnel soignant
 Faute dans l’organisation du service hospitalier
 Sang contaminé ou autres produits contaminés
 Faute lourde : erreur grossière, négligence, défaut
de précaution dans le diagnostic ou dans le
traitement
( traitement mal pratiqué, retard excessif dans la
décision médicale)

 Faute simple : faute due au mauvais fonctionnement


ou mauvaise organisation de service.
 Faute détachable du service :

= faute personnelle
( n’engage pas l’administration de
l’hôpital)
Responsabilité pénale
du médecin
Fondement juridique
 La responsabilité pénale tire sa source dans la faute
professionnelle lorsque celle-ci est qualifiée d’infraction
à la loi.

 Le juge doit réunir obligatoirement pour chaque délit


trois éléments pour qualifier l’infraction:

- un élément légal (texte de loi)


- un élément moral (l’intention)
- un élément matériel (accomplissement de
l’acte illicite)
Infraction pénale par omission
 S’est volontairement abstenu
 Ou volontairement refusé

 On a :
 Délit d’omission de porter secours à
personne en péril.
 Refus de déférer à une réquisition de
l’autorité publique.
 Contravention de non déclaration d’une
naissance
Infraction pénale par action
 Délit d’exercice illégal de la médecine
 Délit de faux en écriture
 Délit d’infraction aux lois concernant les substances
vénéneuses –trafic de stupéfiants
 Violation du secret professionnel
 Avortement criminel
 Délit ou contravention d’atteintes volontaires à la vie ou
à l’intégrité de la personne
 Euthanasie - empoisonnement
 Délit d’homicide involontaire
 Délit ou contravention pour coups et
blessures voltaires
CAS CLINIQUE
 Mme N.F âgée de 24 ans, enceinte, à terme,
en début de travail
 Antécédents : G4P3 avec utérus cicatriciel

 Après examen médical, bilan biologique,


sérologique et radiologique sans
particularités, le gynécologue décide de
pratiquer une césarienne pour l’extraction
d’un macrosome avec présentation de siège
 En per- opératoire et après l’extraction
d’un nouveau né vivant scoré à 9/10

 le chirurgien décide de pratiquer une


ligature des trompes en raison de l’état
fragilisé de l’utérus ( cicatriciel).
 Deux ans plus tard et après maintes tentatives
d’avoir une nouvelle grossesse, le couple va
consulter un médecin pour stérilité secondaire.

 Une hystérosalpingographie a été demandée


par la suite, et elle a révélé un obstacle au
niveau des trompes (la ligature des trompes a
été confirmée par la coelioscopie ).

 Le mari dépose plainte pour :


Questions
1 - Défaut de divulgation du secret
professionnel
2 - Exercice illégal de la médecine
3 - Coups et blessures involontaires ayant
entraîné une stérilité
4 - Coups et blessures volontaires avec défaut
d’information et de recueil de consentement
 Le procureur de la république ouvre une
enquête et adresse une réquisition écrite
au médecin avec injonction de lui confier
le dossier médical de la patiente pour les
besoins de l’enquête.

 Le médecin a refusé d’obtempérer en


invoquant la raison du secret médical
Questions
1. Le médecin a eu raison puisqu’il est tenu
au secret médical

2. Le médecin a commis une faute pénale


qui est le refus de déférer à une
réquisition d’une autorité publique

3. Le médecin a commis une faute civile


pour non exécution du contrat médical
QCM
1
Être responsable pénalement en cas :

 D’une faute d’un médecin lié par un


contrat mal exécuté
 D’une infraction du droit pénal
 De refus d’examiner un patient
 Faute déontologique
2

Être civilement responsable en cas :

 Mauvaise exécution du contrat médical


 Non guérison d’un malade hospitalisé
 Faute lourde détachable du service
 Pour faute due a une négligence ou défaut
de précaution
3
Le contrat médical est :

 Un accord entre le médecin et le malade


déterminé dans le temps
 Un contrat qui déresponsabilise le médecin en
cas de faute
 Il peut être annulé à tout moment par le malade
4
 Le médecin dans son cabinet peut donner
des soins à :

 Un incapable majeur
 Un mineur âgé de 17 ans
 Un mineur dans le cadre de l’urgence
 Un majeur n’ayant ni père ni mère
5
La responsabilité civile du médecin est engagée
lorsque il y a :

 Une faute médicale due à la non exécution d’un contrat


médical
 Faute médicale sans préjudice
 Un préjudice sans faute médicale
 Le médecin refuse de poursuivre le traitement du malade
6
L’une de ces actions n’est pas pénalement
sanctionnée :

 Avortement non thérapeutique


 Divulgation du secret médical
 Faute médicale simple par négligence
 Exercice illégal de la médecine
7
La responsabilité civile du médecin est engagée
après réunion de tous ces éléments, sauf un :

 un dommage causé au malade


 La faute commise par le médecin
 Faute lourde volontaire avec atteinte a l’intégrité
physique
 Le lien entre le dommage et la faute
8
Les éléments constitutifs de l’infraction sont
( cocher réponse fausse) :

 Une infraction à la loi


 Accomplissement de l’acte
 Tentative de réaliser l’infraction
 Intention à l’infraction
9
Un médecin qui rédige un faux certificat
médical, sa…

 Responsabilité pénale est engagée


 Responsabilité civile est engagée
 Responsabilité déontologique est engagée
10

En cas de faute légère commise à l’hôpital :

 Le médecin fautif répare le dommage


 L’hôpital répare le dommage
 La responsabilité administrative n’est pas
engagée
 Le médecin ne risque rien en cas de faute
détachable du service
11
Quel est la condition qui ne constitue pas un
élément de formation d’un contrat médical ?

 Capacité des contractants


 Objet licite
 Cause licite
 Consentement facultatif du patient
CAS CLINIQUE
2
 R.S âgé de 25 ans se présente chez un
médecin pour l’établissement d’un certificat
prénuptial
 Un examen médical approfondi sans
particularité
 Alors que le bilan sérologique avait pour
résultat une séropositivité HIV
Questions
1 - Le médecin doit informer la future épouse des
risques encourus

2 - Le médecin doit informer le future mari des


conséquences et des risques qu’il encoure pour ses
enfants et sa femme.

3 - Le médecin doit aviser la DDS de la séropositivité


en donnant le nom, le prénom et l’adresse

4 - Le médecin doit aviser la DDS de la séropositivité


en donnant juste le nom et le prénom

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