0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
793 vues13 pages

002 Les Theories de La Croissance Economique

Ce document traite des théories classiques et modernes de la croissance économique. Il présente les théories de Ricardo, Malthus, Harrod-Domar, Solow et la croissance endogène, et discute les liens entre croissance et développement.

Transféré par

Omar Jenesess
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
793 vues13 pages

002 Les Theories de La Croissance Economique

Ce document traite des théories classiques et modernes de la croissance économique. Il présente les théories de Ricardo, Malthus, Harrod-Domar, Solow et la croissance endogène, et discute les liens entre croissance et développement.

Transféré par

Omar Jenesess
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

2 Les théories de la croissance

• 2.1 les theories classiques


• Les théories classiques de la croissance sont
dites pessimistes en majorité. Ricardo,
Malthus ou encore Mill estiment qu’à long
terme l’économie va atteindre un état
stationnaire : la croissance va ralentir, pour
finalement atteindre zéro. Quand l’économie
atteint cet état stationnaire, la production
n’augmente plus.
07
2.1.1 La théorie des rendements décroissants de David Ricardo
(1772-1823):

• la croissance est imputable à l’investissement. L’évolution de la population fait en


sorte que plus de terres sont exploitées (or les nouvelles terres ont des
rendements décroissants cad moins fertiles au début). Le prix du blé va donc
augmenter (l’offre ne s’ajuste pas automatiquement à la demande mais exige un
délai pour les nouvelles plantations). Tout comme le prix des produits agricoles, les
salaires augmenteront vu que le pouvoir d’achat diminue. Les profits des
capitalistes diminuent et donc ils investissent moins  la Production augmente de
moins en moins jusqu’à stagner. On parle alors d’état stationnaire de l’économie.
• Pour retarder cet état stationnaire et augmenter les gains de productivité, une
des solutions serait:
• * le libre échange et le commerce international: ouvrir le marché au blé
extérieur (importation)  l’offre de blé fera que moins de nouvelles terres
nationales seront exploitées. L’augmentation des prix du blé et des salaires sera
ralentit… (théorie des avantages comparatifs)
• * le progrès technique…

08
2.1.2 La théorie de la loi de la population de Thomas Robert
Malthus (1766-1834):

• il prédit aussi l’atteinte d’un état stationnaire pour


l’économie après un ralentissement de la
croissance. Selon Malthus, c’est l’évolution
géométrique de la population (donc des besoins)
par rapport à l’évolution arithmétique des
ressources (qui deviendront insuffisantes) qui en
est la cause. Une des solutions préconisées serait la
contrainte : le mariage tardif, le contrôle des
naissances… pour contrôler l’évolution de la
population.
09
10
2.2 Le courant post-keynesien: Harrod et Domar
1er modèle économique formalisé de la croissance.

• 1. il y a un déséquilibre de la croissance. L’investissement fait partie à la


fois:
– de la demande (achat de machines, mat 1eres… du producteur et aussi des revenus
des nouveaux emplois)= ( effet revenu à C.T. de l’investissement avec son effet
multiplicateur selon Domar).
– de l’offre (plus de P°)= (effet capacité) .

• Or, idéalement, pour avoir une croissance, il faut que


l’augmentation de l’offre aille de pair avec l’augmentation
de la demande. Dans la réalité, il y a toujours un
déséquilibre et donc une instabilité de la croissance :
deux cas se présentent pour l’effet de l’investissement:
– Si la demande dépasse l’offre: il y a risque d’inflation
– Si l’offre dépasse la demande: l’économie en surproduction et
on s’éloigne du plein emploi avec un risque de déflation ;
11
• 2 . Les déséquilibres peuvent être cumulatifs:
– Demande > offre: l’augmentation de la capacité de Production en vue de
répondre à cette demande va demander un investissement supplémentaire et
donc une demande supplémentaire (mat 1ères, matériel, terre, local…) . La
demande risque de s’aggraver et d’alimenter la tension inflationniste.
– Offre > demande: L’investissement risque d’être réduit et donc la demande
(déjà inferieure) risque de chuter encore plus.
•  pour éviter l’amplification du déséquilibre , et vu l’instabilité de la croissance,
les 2 économistes préconisent l’intervention de l’Etat pour assurer l’équilibre de
la croissance à long terme (Keynes l’avait préconise pour le court terme). La
politique conjoncturelle de l’Etat va assurer l’ équilibre de la demande globale
avec l’offre globale.

12
2.3 Le courant néoclassique: Robert Solow

13
• En 1956, Solow élabore le 1er modèle néoclassique de la croissance à long
terme. La production  l’implication de 2 facteurs:
• d’une part le travail et le capital (issu de l’épargne donc plus l’épargne
augmente. et plus l’investissement augmente aussi.) ;
• et d’autre part, le facteur progrès technique (pour expliquer la
croissance à L.T. et une plus grande production).
•  l’hypothèse de la décroissance des productivités marginales
• La seule solution selon Solow est le progrès technique qui permet d’augmenter
la productivité et de retarder l’atteinte de l’état stationnaire.

Les critiques du modèle de Solow: il pose comme hypothèse que la croissance :


• à long terme dépend du progrès technique sans pour autant expliquer d’où
vient ce progrès technique.
• dépend de l’épargne: ce qui n’est pas forcement vrai. A court terme comme le
disaient les keynésiens, une hausse de l’épargne (surtout si c’est la part de
l’epargne qui augmente pour une population stable) peut réduire la
consommation et entrainer une récession (chômage…).

14
• 2.4 Le courant de la croissance endogène (80’) :
• Les principales hypothèses émises par ce courant sont les suivantes:
– Les externalités (ou effets externes) permettent des rendements croissants (contrairement à
Solow pour qui les rendements étaient décroissants…) ;
– Le progrès technique est considéré comme endogène et non exogène ;
– Il y a interaction dans les deux sens entre progrès technique et croissance: l’une génère l’autre.
• Les principales sources du progrès technique: la croissance s’auto-entretient au moyen de
l’accumulation du capital. Ce capital peut être de 4 natures différentes:

– Le capital humain du prix Nobel 1995 Robert Lucas : les connaissances et les compétences font
augmenter la productivité (rendements croissants) : capacité d’innovation… (en rapport avec l’
éducation, la formation…) Pour Robert Lucas, la qualification de la main d’œuvre et la
formation continue sont la clé de voute de la croissance.
– La recherche-développement de Paul Romer: le capital technologique permet l’innovation et
donc d’augmenter la productivité. Il faut y investir et effet externe jouant tout le monde en
profite et les autres entreprises investiront aussi en R&D…
– L’investissement public de Robert Barro : la croissance dépend aussi de l’accumulation du
capital public (éclairage, routes…. Infrastructures de base) qui profite aux entreprises
(avantages) et les encourage à investir et donc génèreront de futures impôts et taxes qui seront
réinvestis en infrastructures…. Interaction entre croissance et investissement public.
– Le capital physique: l’investissement en nouvel équipement (nouvelles machines…) en vue
d’accroitre la production

15
Rapport croissance- développement

• L’ école anglo- • L’ école francophone:


saxonne: • Elle préconise une
• Elle utilise une approche qualitative
approche qui, en plus des
quantitative qui lie critères quantitatifs,
le développement au considère le
P.N.B., P.I.B. développement
( évolution, comme relevant de
croissance, critères qualitatifs
répartition…) (société, structures…)

16
Croissance et développement ?
• La croissance transforme structurellement la société (qualité
de vie, efficacité des organisations…)
• L’accumulation de richesses va permettre de mieux satisfaire
les besoins de la population
• L’ activité économique va générer plus de recettes pour l’ Etat
pour investir dans les infrastructures: santé, éducation…. (qui
vont permettre d’ améliorer la satisfaction des besoins de la
population et d’augmenter la productivité par habitant).
• la croissance permet aussi de réduire la pauvreté

17
Croissance  développement
• Une bonne répartition des richesses créées: qui doivent
profiter à toute la population et non pas à une partie
(sinon on parlera d’une croissance à faible utilité sociale).
Cas de l’Allemagne
• Le bien-être est en rapport avec l’accumulation de 5
types de capitaux:
– Le capital physique: la capital fixe et le capital circulant;
– Le capital humain: les conditions physiologiques et
intellectuelles;
– Le capital social: réseau de relations familiales,
professionnelles…
– Le capital institutionnel: institutions qui fixent les règles et les
valeurs des sociétés et qui contribuent à l’ intégration
économique, sociale, politique…
– le capital naturel: ressources naturelles
18
• Peut on parler de croissance si le revenu s’
améliore alors que les valeurs socio culturelles
et les richesses écologiques se détériorent?!

Le développement
 Le développement durable
19

Vous aimerez peut-être aussi