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Les Accidents Dévolution Des Dents de Sagesses 4 Ème

Ce document décrit les accidents possibles liés au développement des dents de sagesse, notamment les infections, les anomalies, et les complications locales ou à distance. Il présente en détail l'anatomie des dents de sagesse et leurs rapports avec les structures environnantes.

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Les Accidents Dévolution Des Dents de Sagesses 4 Ème

Ce document décrit les accidents possibles liés au développement des dents de sagesse, notamment les infections, les anomalies, et les complications locales ou à distance. Il présente en détail l'anatomie des dents de sagesse et leurs rapports avec les structures environnantes.

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LES ACCIDENTS

D’ÉVOLUTION DES
DENTS DE SAGESSES

HAJJAMI FATMA
Plan
 Introduction
 Élaboration des dents de sagesse
 Anomalies d’évolution des dents de sagesse et leurs conséquences
 Environnement anatomique des dents de sagesse
Dent de sagesse supérieure
Dent de sagesse inférieure
 Accidents infectieux
1. Péricoronarites
2. Accidents muqueux
3. Accidents cellulaires
4. Accidents ganglionnaires
5. Accidents osseux
6. Accidents sinusiens
7. Accidents vasculaires d’origine infectieuse
8. Accidents infectieux à distance
 Accidents mécaniques
1. Lésions de la face distale de la deuxième molaire
2. Troubles de l’articulé dentaire
3. Lésions muqueuses mécaniques
4. Fragilisation de l’angle mandibulaire
 Accidents kystiques
1. Kystes marginaux et latéraux
2. Kystes dentigères (péricoronaires)
 Autres accidents
 Conclusion
Introduction
 Motif de consultation fréquent ,DDS mand ++
 Éruption physiologique : moyenne entre 18 et 25 ans :
accidents d’évolution proprement dits accident de
désinclusion (survenant plus tardivement )
 Infection : complications graves ,locorégionales ou à distance
 Accidents mécaniques ( denture de voisinage ) ,tumoraux
(découverte fortuite :DDS incluse ou ectopique )
 Étiologies : élaboration de ces dents ,leurs conditions
d’éruption sur l’arcade , leur environnement anatomiques
Élabortion des dents de sagesses
16e S VIU : lame dentaire primitive (extrémité distale) des
digitations épithéliales (germes des 2e et 3e molaires
permanentes) :
• 1ère molaire définitive : partie terminale postérieure de cette
lame et son iter dentis : la crête gingivale.
• 2e molaire :différenciation à partir du bourgeon de la 1re molaire
et DS à partir de celui de la 2e molaire. Leur iter dentis : rattaché
au gubernaculum de la 1re molaire .
Après la formation de leur couronne : migration progressive vers la
gencive en se verticalisant au contact de la face distale de la
molaire précédente
« courbe de Capdepont »
Anomalies d’évolution des dents
de sagesse et leurs conséquences
 Manque de place sur l’arcade pour l’évolution de la dent
 Mise en place de la dent : Os mandibulaire mature : os
particulièrement compact à ce niveau à traverser

 l’impossibilité pour la DS inférieure de se verticaliser


complètement: redressement d’axe trop important pour la dent en
formation : la dent n’achève pas son trajet et sa couronne reste
enclavée sous le collet de la dent de 12 ans + développement
vers l’arrière de l’arc mandibulaire, qui entraîne vers l’arrière
l’ébauche des racines en les incurvant
 malformation du germe, une détérioration traumatique, voire
iatrogène lors de l’avulsion d’une 2e molaire, ou une tumeur
bénigne qui lui ferme le chemin
 le processus de « désinclusion » : plutôt d’un
« dégagement » secondaire de la dent, dû à une
récession gingivale et osseuse, ou causé par
l’infection d’une poche parodontale développée
sur la face distale de la 2e molaire.
1)La théorie de Capdepont : formation d’une cavité péricoronaire :
stagnation salivaire, d’accumulation de débris alimentaires , prolifération
bactérienne : à l’origine d’une inflammation puis d’une suppuration

2) Pour d’autres, la survenue de l’infection : la présence d’un kyste


péricoronaire, cavité réelle qui apparaît lors de la constitution de la dent
avant la fusion avec la muqueuse gingivale. Ceci a été confirmé
histologiquement par de nombreux auteurs. Cliniquement, la présence
d’une cavité se vérifie en tentant d’introduire une sonde entre la
couronne dentaire et la muqueuse qui la recouvre

région de la DS, difficilement accessible à un brossage rigoureux: lésions


carieuses fréquentes. (peuvent aussi survenir sur une dent incluse ou
enclavée) :la mortification et à ses complications.
 Au maxillaire : pas d’obstacles osseux : éruption
plus facile de la DS : bonne position ou en
vestibuloversion
 en dehors d’une pathologie du germe dentaire :
l’inclusion est expliquée par Cauhépé en
évoquant le rôle de la sangle musculotendineuse
ptérygoïdienne qui conditionnerait l’orientation de
croissance de l’os alvéolaire tubérositaire et
repousserait en avant la DS.
Environnement anatomique
des dents de sagesse
Dent de sagesse supérieure

De forme très variable


Situation : dans la partie postéro externe de la tubérosité du maxillaire
entre la 2e molaire supérieure en avant, l’espace ptérygomaxillaire,
en arrière.
En dehors : muscle buccinateur et à la boule graisseuse de Bichat.
En dedans : le voile du palais est situé à l’aplomb de la
tubérosité du maxillaire et de l’aile interne de l’apophyse
ptérygoïde.
En haut et en avant : plancher du sinus maxillaire
Dent de sagesse inférieure

Forme : moins inconstante que son homologue


supérieure ;
ses rapports anatomiques sont complexes.
En avant : la 2e molaire
En arrière : la corticale osseuse dense
du trigone rétromolaire/ bord ant de la
branche montante mandibulaire.
En bas : canal mandibulaire + son contenu vasculonerveux,
En haut : ses homologues antagonistes ; si rétention ou d’inclusion: recouverte par
os compact
En dehors : classiquement à distance de la corticale Externe . L’angle mandibulaire
est recouvert par la sangle massétérine et les espaces de glissement celluleux
situés au contact de la face externe de la branche montante mandibulaire.
particularité anatomique régionale : la gouttière buccinatomaxillaire s’ouvrie en
avant : quadrilatère de moindre résistance de Chompret
En dedans : la DS est en relation +/- intime avec la corticale interne; ses apex sous
la ligne d’insertion du muscle mylohyoïdien ; elle est toute proche de l’espace
para-amygdalien
Accidents infectieux
Péricoronarites
 Péricoronarite aiguë congestive
radiographie panoramique !!
évolution variable : soit guérison
inflammation du sac péricoronaire et
+mise en place de la dent sur
de la fibromuqueuse adjacente ,au
l’arcade ; soit se constitue un des
cours de l’éruption de la dent dans la
tableaux suivants
CB.
ttt
-Traitement comporte la prescription
• douleur spontanée de la région
des antalgiques et bain de bouche
rétromolaire.
antiseptique
• muqueuse rouge, oedématiée,
-Si des accès à répétition l’extraction se
laissant apparaître une partie de la
fait à froid
couronne de la DS.
• La pression :douloureuse et peut
faire sourdre un liquide
sérosanglant.
• Les empreintes des cuspides de
la dent antagoniste peuvent être
observées sur ce capuchon muqueux
Évolution : Si régression :
 Péricoronarite aiguë suppurée
Dégagement de la dent / évolution
vers une abcédation / passage à la
succède à la péricoronarite congestive,
chronicité
ou constitue l’épisode inaugural.
• Le sac péricoronaire est le siège
Ttt
d’une infection douleurs plus
-Prescription antibiotique , antalgique
intenses, qui deviennent
et bain de bouche antiseptique
insomniantes, avec otalgies
-Antibiotique qui vise les streptocoques
violentes.
et les germes anaérobies : macrolide+
• trismus, dysphagie, gêne à la
métronidazole ou bétalactamine +
mastication et parfois d’une fébricule.
métronidazole
• muqueuse rouge, oedématiée
-Si l’avulsion s’indique, elle doit se faire
jusqu’au pilier antérieur et au sillon
à froid
gingivojugal, une adénopathie
régionale douloureuse.
• La pression : laisse sourdre un
liquide purulent.
 Péricoronarite chronique

• Les douleurs s’atténuent


• Une adénopathie sous-
maxillaire est fréquente,
indolore.
• Suppuration chronique du
sac péricoronaire : une
fétidité de l’haleine.
Accidents muqueux

 stomatite odontiasique de chompret :

• des ulcérations de la région du trigone rétromolaire, des


gingivostomatites de gravité variable, allant de lgingivite
érythémateuse aux formes ulcérées et ulcéromembraneuses
qui se propage à une hémiarcade, voire aux deux
• altération de l’état général, asthénie, fièvre et anorexie liée à
la douleur, une réaction ganglionnaire.
Complication possible : une angine ulcéromembraneuse de
Vincent homolatérale et pharyngites.

Traitement local + exo (si pas d’amélioration)


Accidents cellulaires

• complication d’une péricoronarite;


• Ou peuvent être provoqués par la mortification de la
DS due à la carie, même sur dent complètement
incluse , ou à une atteinte parodontale profonde (cul-
de-sac parodontal entre 2e et 3e molaires) ; l’infection
se propage par voie transosseuse.
Ces infections peuvent être:
 aiguës circonscrites,
 diffuses d’emblée,
 ou subaiguës.
 Cellulites aiguës : Cellulites à évolution externe

Abcès buccinatomaxillaire de Abcès massétérin.


Chompret-L’Hirondel. en arrière et en dehors.
C’est le classique « abcès migrateur »
en dehors et en avant.
 Cellulites aigues à évolution interne:

Cellulite sus- Cellulite sous-


mylohyoidienne mylohyoidienne
Cellulites postérieures
Inaugurales, ou plus souvent extension de la cellulite susmylo-
hyoïdienne(même pronostic évolutif.)
collection : au niveau de la face interne de la mandibule, soulevant le pilier
antérieur et le voile
dg différentiel : phlegmon périamygdalien.
Le danger :la possible diffusion du processus infectieux vers le médiastin via
l’espace sous-parotidien antérieur.
forme de cellulite plus spécifique à la DS supérieure le phlegmon sus-
amygdalien de Terracol : la tuméfaction au-dessus de l’amygdale, sous forme
oblongue, soulevant une muqueuse lisse et rouge ; le trismus beaucoup plus
modéré. Le danger reste la diffusion aux espaces parapharyngés.

 Cellulites diffuses
• diffusées : l’évolution d’une cellulite circonscrite mal traitée ou
négligée
• cellulites d’emblée diffuses :des fasciites nécrosantes au
pronostic sombre ( toxicité , extension rapide aux tissus
cervicaux et médiastinaux.
 Cellulites subaiguës

• Due à un traitement incomplet avec la persistance du foyer infectieux


( absence de ttt étiologique)
• Tuméfaction persistante ou en augmentation de volume, évoluant depuis
plusieurs semaines

• Tuméfaction sous-cutanée angulaire est sensible, mais devient


inflammatoire, douloureuse au moment des poussées, avec constitution
d’un véritable blindage sur la face externe de la mandibule
• Limitation de l’ouverture buccale au cours de cet épisode.
• Fistule cutanée ou muqueuse peut être observée + écoulements purulents
• La dent en cause est désignée par la constatation d’une masse corticale
externe au contact d’un foyer de péricoronarite.
• Sa persistance, voire son passage à la chronicité doit faire évoquer un
tableau d’infection spécifique, ou tumoral, et faire pratiquer les
prélèvements indispensables. !!
Accidents ganglionnaires
 Adénite congestive:
Le ganglions augmente de volume, souple, sensible à la
palpation

 Adénite suppurée:
Ganglion de volume augmenté, douleureux, rénitent
+ des signes généraux (fievre, asthénie)

Traitement de la cause + antibiothérapie


 Adénophlegmon:
 La diffusion de l’infection aux espaces celluleux
adjacents de l’adénite.
 Tuméfaction très douloureuse, mal limitée, la zone
centrale est dure, la zone périphérique oedémateuse
et garde le godet + trismus+torticolis+ signes généraux

adénophlegmon collecté

drainage
Accidents osseux

 Ostéite subaigue:
 Suite à un accident infectieux d’évolution lente
 Il faut chercher un facteur favorisant local
(radiothérapie) ou général (immunodepression)
 Ostéite chronique:
Tuméfaction sensible+ téguments érythémateux +
parfois une fistule
Rx: corticales épaissies entourant un foyer de
densification osseuse : forme hyperostoses

Traitement:
Souvent un curetage du foyer d’ostéite+
atntibiothérapie prolongée( vue le faible tropisme
osseux des ATB)
Accidents sinusiens
• La DS supérieure est en relation avec le
sinus maxillaire ; mortification de cette
dent après évolution sur l’arcade ++ :
responsable de sinusites et non un
accident d’évolution.
• La pathologie sinusienne d’origine
dentaire: évolution selon un mode
subaigu ou chronique,
• signes unilatéraux (obstruction
nasale, jetage plus ou moins purulent
avec cacosmie).
• les kyste péricoronaire volumineux en
rapport avec une DDS sup : refoulement
sinusien, dont la muqueuse est en règle
générale saine, et n’est pas en général
responsable d’infection sinusienne .
Accidents vasculaires d’origine infectieuse

Exceptionnelles, mais graves,

La face possède 2 réseaux veineux extracraniens:


 Veine faciale superficielle
 plexus veineux ptérygoidien profond

* La thrombophlébite facio-ophtalmique: souvent dent


antérieure
L’évolution vers la veine frontale, la veine ophtalmique et
même le sinus caverneux
La thrombophlébite du plexus ptérygoidien:
Dent postérieure ++

Examen clinique: douleur très vive, trismus serré, dysphagie, œdème


étendu sur le pilier antérieur du voile, région génienne et la région
temporale.

Evolution: vers l’abcés de la loge ptérygoidienne, et la


thrombophlébite du sinus caverneux

Traitement: Antibiothérapie massive intra-veineuse en urgence +


traitement anticoagulant
En l’absence de traitement : graves séquelles oculaires, ou
nerveuses.
Accidents infectieux à distance
infection subaiguë ou chronique infection focale à
distance par dissémination vasculaire possible. Partant
de ce foyer, les bactériémies peuvent contaminer :
• le coeur (endocardites sur pathologie valvulaire ou
autre),
• le rein (greffons, glomérulonéphrites),
• l’appareil pulmonaire (infections à répétitions),
• l’oeil (uvéites, iridocyclites) ;
l’infection autour de prothèses orthopédiques a été
également signalée

Traitement: extraction se fait sous antibioprophylaxie


Accidents mécaniques
Lésions de la FD de la 2ème molaire
DS mésioversée et bloquée par la 2e molaire ++
L’appui continu de la couronne de la 3e molaire sur la FD de la 2e
lésions carieuses du collet ou de la couronne .
Si l’appui et les phénomènes de pression , plus bas au niveau de
la racine de la dent rhizalyse + mortification ;

bien souvent , alvéolyse localisée avec création d’un foyer


parodontal difficile d’accès pour les soins d’hygiène (d’où les
complications).
Troubles de l’articulé dentaire
 Une DDM postérieure est possible au moment de l’éruption
des DDS

 pas de lien avec le chevauchement antérieur (l’effet de la


dérive mésiale physiologique)
 les troubles de l’ATM : consécutives à une occlusion de
convenance temporaire qui s’installe à titre préventif
Lésions muqueuses mécaniques

-L’éruption vestibulé peut povoquer des traumatismes


de la muqueuse jugale
- Des ulcérations à répétition impose l’extraction de la
DS
Fragilisation de l’angle mandibulaire
-DS mandibulaire incluse au niveau de l’angle mandibulaire
constitue une zone de fragilité et rompt les lignes de
résistance

-l’avulsion de la DS est recommandée, parfois abstention est


surveillance sous peine d’instabilité de la réduction et
l’exo se fait le jour de l’ablation du matériel de contention
Accidents kystiques
Kystes marginaux et latéraux
 kyste marginal postérieur:
- Se développe à partir du sac péricoronaire
 Rx: Croissant radioclaire englobe la face
distale de la DS inf et encoche la branche
montante
 Kyste marginal antérieur:
- Associé à une DS versée mésialement
- Croissant radioclaire sous la couronne
 À différencier d’une poche parodontale

 Kyste latérodentaire:
 Se développe sur la face vestibulaire de la
couronne ou des racines
 Rx: image radioclaire superposée aux racines
Kystes dentigères (péricoronaires)
- Se développe par accumulation des sérosités ente la couronne et
l’épithélium de l’émail inactif ou bien en dehors du follicule dentaire
aux dépens d’ilots epithéliaux de voisinage inclus dans le conjonctif
- Rx: image radioclaire qui englobe la couronne et s’insère au niveau du
collet , peut refouler le germe loin de son site d’éruption, ou
entrainer la résorption des racines des dents avoisinantes traduisant
une évolution lente et ancienne
accidents réflexes
- La cavité buccale est richement vascularisée et innervée
par des nombreuses branches du V.
 La physiopathologie évoque des phénomènes

vasomoteurs ou d’irritation reflexe


 Une dent de sagesse incluse ou enclavée peut constituée

une épine irritative responsable des troubles trophiques


(pelade), sécrétoires, neurologiques (algie inexpliquée)

 Ça demeure un sujet de controverse une autre cause


systémique ou locorégionale que d’incriminer à tort une
DS
Conclusion
Les accidents d’évolution des dents de sagesse ne
justifient pas toujours l’extraction.
Il faut vraiment savoir l’indication rationnelle de
l’extraction afin d’éviter les extractions non
justifiées.

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