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Propriétés et Réactions de l'Azote

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hayet maafa
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L’aZote

Nomenclature et origine
• Antoine Lavoisier a choisi le nom azote, composé de a-
(privatif) et du radical grec ζωτ- (« vivant ») et qui
signifie donc « privé de vie », du fait que contrairement
à l'oxygène il n'entretient pas la vie des animaux6.
• L'origine du symbole N est son nom latin nitrogenium
qui provient du grec nitron gennan, ce qui signifie
« formateur de salpêtre » (nitrate de potassium). Le
terme anglais nitrogen a conservé cette racine pour
désigner l'azote, alors que le terme français
« nitrogène » n'est plus utilisé de nos jours.
état nature:
• L'azote existe à l'état libre dans l'air, dont il
constitue environ 78 % en volume, sous forme
de molécules diatomiques (diazote N2). On le
trouve également combiné dans les nitrates et
les sels ammoniacaux. Il entre enfin dans la
constitution des protéines et des
acides nucléiques des êtres vivants.
• Position dans le tableaus • Propriétés atomiques de l'
periodique élément
• Masse atomique
• Symbole N 14,0067 ± 0,0002 u
• Nom Azote • Rayon atomique (calc) 65 pm
• Numéro atomique 7 (56 pm)
• Groupe 15 • Rayon de covalence 71 ± 1 pm2
• Période 2e période • Rayon de van der Waals
• Bloc Bloc p 150 pm3 État d’oxydation -3, 0,
• Famille d'éléments Non-métal +2, +3, +4, +5
• Configuration électronique [He] 2s2 • Électronégativité (Pauling) 3,04
2p3
• Électrons par niveau d’énergie 2, 5 • Oxyde Acide fort
Propriétés physique

État ordinaire Gaz


Allotrope à l'état standard Diazote N2
Masse volumique 1,24982 g·l-11
Système cristallin Hexagonal
Couleur Incolore
Point de fusion -210,00 °C1
Point d’ébullition -195,798 °C1
Énergie de fusion 0,3604 kJ·mol-1
Énergie de vaporisation 2,7928 kJ·mol-1
*Température critique -146,94 °C1
Pression critique 3,3958 Mpa
Volume molaire 22,414×10-3 m3·mol-1
Vitesse du son 334,5 m·s-1 à 20 °C
Chaleur massique 1 040 J·kg-1·K-1
Conductivité thermique 0,02598 W·m-1·K-1
Tableau périodique :
2- propriétés chimiques:réaction avec
l’hydrogéne
• Parmi les propriétés chimiques, la plus
importante est certainement la réaction avec
l’hydrogéne :elle donne naissance à l’ammoniac
, de formule NH 3

• On peut écrire : N +3H2 2NH


2 3.

L’intérêt de cette réaction vient de son


utilisation industrielle : Elle intervient dans la
fabrication de très grandes quantités
d’ammoniac .
3- les autres propriétés chimiques de l’azote :
son oxydation.
• Nous connaissons «l’inertie chimique » de l’azote .En réaction :cette inertie n’est qu’apparente
:L'azote est très réactif ,mais à température généralement élevée . En particulier, à la température
de 3000°C, il s’associe à l’oxygéne pour donner du monoxyde d’azote par une réaction réversible:
N2 + O 2 2NO;
monoxyde
d’azote

Ce monoxyde peut ensuite se transformes, à la température ordinaire ,en dioxyde d’azote (gaz de
couleur rouge brun):
2NO + O2 2NO2
Dioxyde d’azote

Mais il existe d’autres oxydes :


N2O, hémioxyde d’azote
NO, monoxyde d’azote
N2O3, sesquioxyde d’azote;
NO2, dioxyde d’azote ;
N2O5, hémipentaoxyde d’azote .
4-conclusion: les degrés d’oxydation de
l’azote
• Comme le soufre,l’aZotepeut exister sous différentes formes plus ou
moins oxydées. Par ordre d’oxydation croissante, nous trouvons:
• NH3 N2 N3O N2O3 NO3 N2O5
oxydation

Par oxydation de plus en plus pousséeon passe du 1ere degré


d’oxydation de l’aZote (NH3) aux suivants
réduction

Par réduction de plus en plus poussée, on passe de dernier


degré d’oxydation de l’aZote (N2O5) aux précédents
Propriétés physiques ammoniac
• L’ammoniac est un gaz incolore, d’odeur vive,à saveur
caustique, irritant les [Link] caractéristiques
physiques essentielles sont indiquées dans le tableau
elles sont comme celles de l’eau , anormales si on
les compare à celles des autres hydrures volatils
(phosphine, arsine , stibine) les températures de
fusion et d’ébullition sont plus élevées; sa chaleur
d’évaporation anormalement élevée permet ,compte
tenu de sa basse température d’ébullition; d’utiliser
l’ammoniac comme frigorigène.
Propriétés chimiques
• Il convient de distinguer les propriétés du gaz ammoniac de celles de ses
solutions aqueuses (ammoniaque) . Dans la molécule à l’état gazeux ; l’azote
est au degré d’oxydation minimal ce qui explique ses propriétés réductrices .
La présence d’un doublet libre ; qui traduit une non-saturation de la molécule
, se manifeste par des réactions d’addition , enfin certaines réaction de
substitution lui confèrent des propriétés acides.
L’ammoniac est relativement peu stable . Il se décompose aisément lorsqu’on le
chauffe au contact des métaux:
2NH3 →N2 + 3H2−(2*46)KJ
Ce craquage est mis à profit pour réaliser , lors du traitement thermique des
métaux et alliages des atosphéres conditionnés.
Cette tendance à la décomposition , avec formation d’hydrogéne , explique les
propriétés réductrices de ce composé qui brule dans l’oxygéne : 2NH 3
+3/2 O2 → 3H2O + N2 + 635KJ.
• En précence d’un toile de platine portée à 700-
800°C l’azote passe au degaré +2 en formant du
monoxyde d’azote (oxyde azotique) .c’est la réaction
de base de la synthése de l’acide nitrique :
2NH3 + 5/2 O2→ 3H2O + 2NO + 453KJ
L’oxydation ménagée opérée en présence de méthode
donne lieu à la formation d’acide cyanhydrique;
c’est ainsi qu’on réalise industriellement la synthése
de cet acide :
• NH3+3/2O2+CH4→HCN+3H2+477kj
• L’ammoniac brule dans le chlore en donnant de
l’acide chlorhydrique et du chlorure d’ammonium; s’il
ne s’enflamme pas immédiatement , il peut se produire
du trichlorure d’azote NCL3 qui est explosif .
• L’ammoniac se fixe sur le nombreux composés en
donnant des ammoniacates comparables aux
hydrates, mais général moins stables , c’est-à-dire
plus aisément dossociables :
• 2AgCL (3NH3 et AgCL 3NH3) [Link] réagit
également sur les acides pour former les sels
d’ammonium qui sont volatils et généralement
dissociables:
• HCL +NH3→NH4CL
• Avec l’anhydride carbonique, sous pression , il
fournit le carbonnate d’ammonium:
• 2NH3+CO2→O=C
• Qui par déshydratation se transforme en urée
• O=C

• Par action de l’ammoniac sur du sodium ou du


potassium porté à400°C
Obtention
• On a vu que la vie sur terre influence profondément la compositon de
l’atmosphère en produisant du dioxyde de carbone CO2 et du méthane CH4
à travers les processus de la respiration et la fermentation reliés au
recyclage du carbone. La Vie a aussi influencé la composition de
l’atmosphère à travers le recyclage d’un autre élément, l’azote (N). Ce gaz
est le premier en importance dans l’atmosphère terrestre (78%). Il s’y
trouve sous sa forme moléculaire normale diatomique N2, un gaz
relativement inerte (peu réactif). Les organismes ont besoin d’azote pour
fabriquer des protéines et des acides nucléiques, mais la plupart ne
peuvent utiliser la molécule N2. Ils ont besoin de ce qu’on nomme l’azote
fixée dans lequel les atomes d’azote sont liés à d’autre types d’atomes
comme par exemple à l’hydrogène dans l’ammoniac NH3 ou à l’oxygène
dans les ions nitrates NO3-. Le cycle de l’azote est très complexe; le schéma
suivant en présente une simplification.
Les propriéte de l’ammoniac :
• L’ammoniac existe naturellement dans le corps humain,
où il joue le rôle de synthétiseur des acides aminés ainsi
que des nucléotides. Dans l’environnement, le NH3 est
formé à partir de la décomposition de matières
organiques ou de bactéries présentes dans le sol.
• L’ammoniac est hygroscopique, c’est-à-dire qu’il absorbe
l’humidité. Il a une odeur âcre et son gaz est irritant.
Très corrosif, il s’attaque aux métaux. Au contact de la
peau, il peut provoquer des irritations et des brûlures.
Utilisation de l’ammoniac :

• L’industrie est le principal secteur d’application du


NH3. 80 % de l’ammoniac produit sert à la fabrication
d’engrais azoté pour l’agriculture. Directement injecté
dans le sol,
l’azote favorise grandement la croissance des plantes.
• L’ammoniac est utilisé comme gaz réfrigérant dans
l’industrie. Il peut intervenir dans la fabrication de
plastiques, tissus ou pesticides. Le NH3 est aussi le
produit de base dans la synthèse de l’acide nitrique
utilisé dans la fabrication d’explosifs, comme le TNT.
• Entre des mains farceuses, l’ammoniac peut même se transformer en boule
puante…
• Les dangers du NH3
• L’ammoniac sous toutes ses formes est toxique. Mortel à haute dose, ce produit
peut causer, par ingestion ou au contact, des brûlures, des douleurs abdominales
et des évanouissements. Ainsi il est conseillé de diluer le produit dans une grande
quantité d’eau avant une utilisation domestique.
• L’ammoniac est aussi responsable de l’eutrophisation, une forme naturelle de
pollution, créée par l’accumulation de nutriments. De plus, lorsqu’il est rejeté
dans l’atmosphère, l’ammoniac est à l’origine d’une grande partie de l’acidification
de l’eau et du sol. En 2010, la France était, avec 649 kilotonnes,
le premier émetteur d’ammoniac de l’Union européenne . Le protocole de
Göteborg, adopté par l’UE en 1999, a mis en place des seuils de tolérance pour
réduire d’ici 2020 les impacts de la pollution atmosphérique sur la santé et
l’environnement.
• Endothermiques à partir de leurs éléments, ils sont peu stables à température
modérée et peuvent jouer le rôle d'oxydants.
• Oxyde nitreux ou azoteux, ou protoxyde d'azote N2O
• C'est un gaz incolore et inodore, assez facile à liquéfier, produisant une excitation
cérébrale (gaz hilarant) puis une anesthésie. Il se décompose à la chaleur en ses
éléments et peut de ce fait entretenir des combustions vives.
• Monoxyde d'azote ou oxyde nitrique NO
• C'est un gaz incolore, difficile à liquéfier qui se décompose complètement au rouge
vif et présente alors des propriétés comburantes. Au contact de l'oxygène, il
s'oxyde spontanément en donnant de l'anhydride nitreux et du peroxyde d'azote.
Il réduit ainsi le permanganate de potassium, l'acide nitrique concentré, etc. Il est
obtenu dans l'industrie par synthèse directe dans l'arc électrique ou par oxydation
catalytique de l'ammoniac, mais est aussitôt transformé en acide nitrique ou en
acide nitreux. On le nomme aussi oxyde azotique (ou dioxonitrique II).
• Peroxyde ou dioxyde d’azote NO2
• C'est un liquide jaune pâle qui bout à 21 °C en émettant des
vapeurs rouges dont la coloration augmente par chauffage.
Cela provient de l'existence de deux variétés moléculaires :
dimère N2O4, incolore et stable à froid, et monomère NO2,
fortement coloré et se produisant à chaud par une réaction
réversible. Dès 180 °C, la molécule NO2 se dissocie en NO et
oxygène. Le peroxyde d'azote présente donc des propriétés
comburantes et oxydantes qui le font employer comme ergol
et pour réaliser des explosifs, dénommés panclastites. Au
contact de l'eau, il se comporte comme un anhydride mixte.
• Anhydride nitreux N2O3
• L’anhydride nitreux est obtenu à l'état liquide en mélangeant
et en condensant des volumes égaux d'oxyde nitrique et de
dioxyde d'azote. C'est un liquide bleu, qui bout vers 3 °C et qui
se solidifie à − 102 °C. Très instable, il émet des vapeurs
rutilantes, mélange de NO, de NO2 et de N2O2. Il possède à la
fois les propriétés de l'oxyde nitrique et du dioxyde d'azote,
c'est-à-dire qu'il peut se comporter comme un oxydant ou
comme un réducteur (oxydoréduction). C'est un anhydride
vrai qui correspond à l'acide nitreux HNO2. On le nomme aussi
anhydride azoteux (ou dioxonitrique III).
• Anhydride nitrique N2O5
• L’anhydride nitrique est préparé en déshydratant l'acide
nitrique par l'anhydride phosphorique. C'est un solide
blanc qui fond vers 30 °C en se décomposant. Le liquide
obtenu est un mélange de N2O4 et N2O5. C'est un oxydant
et un anhydride vrai. L'acide correspondant est l'acide
nitrique (ou trioxonitrique V). L'anhydride nitrique est
nommé aussi anhydride azotique. Les composés de
l'anhydride nitrique jouent un rôle important dans
l'industrie des engrais, des colorants et des explosifs.
Prépation :
• Dans l'industrie, la matière première, abondante et gratuite, est
l'air. Par distillation fractionnée de l'air liquide, on obtient de
l'azote qui renferme un peu d'oxygène, d'argon, de l'hélium et
du néon du mélange de départ. On peut également priver l'air
de son oxygène en l'utilisant pour la combustion du charbon ;
on obtient alors de l'azote qui contient tous les gaz rares de
l'air. Cet azote atmosphérique est livré en bouteilles d'acier,
sous 200 atmosphères environ. Pour obtenir de l'azote pur
(azote chimique), on chauffe vers 70 °C du nitrite d'ammonium.
C'est en constatant que la densité de l'azote atmosphérique et
celle de l'azote chimique étaient différentes qu'on a été amené
à découvrir les gaz rares
• L’acide nitrique est un composé chimique de formule HNO3. Liquide incolore
lorsqu'il est pur, cet acide minéral fort (de pKa = –1,37) est en pratique utilisé en
solution aqueuse concentrée. Il était autrefois appelé acide azotique par les
chimistes du XIXe siècle, mais aussi jadis esprit de nitre par les alchimistes, ou
encore « eau-forte» ou aquae fortis par les graveurs sur cuivre.
• À concentration supérieure à 86 %, il est baptisé « acide nitrique fumant »,
qualifié de « blanc » ou « rouge » selon qu'il est pauvre ou riche en
dioxyde d'azote NO2. Coupé avec un cinquième ou un quart de peroxyde d'azote
N2O4 et moins d'un pour cent de fluorure d'hydrogène HF, il donne l'
acide nitrique fumant rouge inhibé, plus connu sous le sigle anglophone IRFNA,
comme ergol stockable utilisé notamment comme oxydant (comburant) pour la
propulsion des missiles soviétiques SS-1 Scud dans les années 1956. À
concentration supérieure à 95 %, il développe rapidement à température
ambiante une coloration jaunâtre due à sa décomposition libérant du
dioxyde d'azote NO2.
• L'acide nitrique a d'abord été obtenu par les anciens chimistes à partir des différents
nitrates naturels, en particulier à la fin du XIXe siècle à partir des nitrates du Chili
dénommés également sels de caliche. Il faut attendre le progrès de la chimie des gaz
pour concevoir une synthèse chimique à partir de l'air en four électrique, par
exemple par le procédé Birkeland et Eyde. Mais le procédé Ostwald a également
permis d'utiliser l'ammoniac NH3 synthétisé par le procédé Haber-Bosch. Ces voies
chimiques modernes mises au point à la Belle Époque se sont révélées cruciales pour
l'industrie chimique des dérivés nitrés explosifs, comme la nitroglycérine, les
nitrophénols, l'acide picrique, le trinitrotoluène (TNT), matières demandées par
l'industrie d'armement moderne, mais aussi la fabrication des matières colorantes,
comme le jaune de Martins, ou celle des parfums, tels le musc artificiel.
• L'acide nitrique entre dans la composition des pluies acides, où il se forme par
hydratation du dioxyde d'azote NO2, un important polluant atmosphérique issu des
différents oxydes d'azote NOx rejetés par les différentes combustions :
• 3 NO2 + H2O → 2 HNO3 + NO.
Utilisation :

• Obtenu industriellement par distillation fractionnée de


l'air liquide, l’azote est principalement utilisé dans la
fabrication des engrais et de l'ammoniac, mais également
comme atmosphère inerte dans le magasinage de liquides
inflammables.
• Comme liquide cryogénique, l'azote liquide a des
applications alimentaires (congélation), médicales
(conservation de tissus et organes, thérapie), industrielles
(simulation spatiale, ébarbage, congélation des sols, etc.).
• Par ailleurs, l'azote se combine avec divers métaux pour
donner des nitrures ou des azotures.
• Utilisé communément comme un réactif de laboratoire, notamment
pour des réactions de nitration de composés organiques, il est utilisé
pour fabriquer par synthèse chimique industrielle des engrais comme le
nitrate d’ammonium NH4NO3 et le nitrate de calcium Ca(NO3)2. 75 % de
la production d'acide nitrique est utilisée dans la fabrication d’engrais
azotés.
• L'acide nitrique réagit avec la roche calcaire ou mieux le minéral calcite
CaCO3 pour former le nitrate de chaux en décomposant l'anion
carbonate.
• CaCO3+ 2 HNO3 aqueux → Ca(NO3)2 + H2O + CO2 gaz L'ammoniaque de
synthèse forme avec l'acide nitrique le nitrate d'ammoniaque
monohydraté.
.
• NH4OH ammoniaque + HNO3 aqueux → NH4NO3. H2O Les autres
applications concernent la fabrication des explosifs, des
précurseurs du nylon, et des composés organiques spéciaux,
comme certains ligands tels les imidazoles.
• L'acide nitrique dilué chaud oxyde la fonction alcool primaire des
aldoses ou des acides aldoniques en acides carboxyliques. On
obtient ainsi des acides dicarboxyliques nommées acides
aldariques.
• Comme il réagit avec la plupart des métaux (sauf l'or, l'iridium et
le platine), il est très utilisé en métallurgie et en microélectronique
. Mélangé avec l'acide chlorhydrique, il forme l'eau régale, l'un des
rares réactifs capables de dissoudre l'or, le platine, l'iridium.
• Il a été l'un des premiers ergols oxydants de propergols liquides
pour moteurs-fusée, associé au RP-1, à l'UDMH (diméthylhydrazine
asymétrique H2N-N(CH3)2 et au MMH (monométhylhydrazine H2N-
NHCH3) comme carburants. Dans cette utilisation, le caractère très
corrosif de l'acide nitrique a été longtemps un problème, résolu par
l'addition de 0,5 % d'acide fluorhydrique qui assure la passivation
du métal des réservoirs et des conduits, dans ce qu'on appelle l'
acide nitrique fumant rouge inhibé. Il est remplacé depuis le début
des années 1990 par le peroxyde d'azote N2O4. Il est aussi utilisé à
faible dose avec des décapants industriels. On obtient de la
nitroglycérine en le mélangeant avec de la glycérine :
• C3H5(OH)3 + 3 HNO3 → C3H5(NO3)3 + 3 H2O

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