MASTER SPECIALISE
MANAGEMENT DES ORGANISATIONS SOCIALES
Economie sociale et solidaire
La Finance solidaire:
finance islamique
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Février2013
Notre exposé sera axé sur :
Introduction
LA FINANCE SOLIDAIRE ET ETHIQUE
LA FINANCE ISLAMIQUE
LA FINANCE ISLAMIQUE AU MAROC
Conclusion
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Notre exposé sera axé sur :
Introduction
LA FINANCE SOLIDAIRE ET ETHIQUE
LA FINANCE ISLAMIQUE
LA FINANCE ISLAMIQUE AU MAROC
Conclusion
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Problématique de cet exposé :
La crise financière a fait voler en éclats
les certitudes relatives aux modèles
Introduction
financiers et a créé le besoin d'une finance
plus éthique et solidaire en s’intéressant à
une autre façon de faire ou d’exercer la
finance : la finance islamique
Comment peut-ont juger que la finance
islamique est une finance solidaire et acteur
fondamentale dans l’ESS?
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Objectifs de cet exposé :
Présenter la finance solidaire comme un concept
émergent sur la scène mondiale;
Introduction
Montrer l’aspect éthique et solidaire de la F.I
à travers ses produits financiers;
Rapprocher l’état d’avancement de la nouvelle loi
qui organise la finance islamique au Maroc;
Présenter DAR ASSAFAA comme exemple des produits
alternatifs.
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Démarche poursuivie :
Recherche documentaire sur les termes de
référence;
Introduction
Analyse profonde des documents de base traités
répondant à la problématique déjà fixée;
Contact avec M. BOULIF ministre délégué chargée
des budgets, dont l’objectif est d’éclairer
l’état d’avancement de la loi qui organise la
finance islamique au Maroc;
Consultation du Directeur de DAR ASSAFAA à Fès.
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L’histoire récente du capitalisme est marquée
par des scandales dont la liste ne cesse de
s’allonger: scandales financiers, montée des
Introduction
inégalités et d’un chômage durable,
délocalisations, pollution
… Face à ces comportements mondialement
décriés, les réflexions et les propositions
d’actions concrètes affluent, marquant une
volonté délibérée de renouveau dans le monde
économique et financier.
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Notre exposé sera axé sur :
Introduction
LA FINANCE SOLIDAIRE ET
ETHIQUE
LA FINANCE ISLAMIQUE
LA FINANCE ISLAMIQUE AU MAROC
Conclusion
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1) vision et paradigme :
La finance solidaire
Le capital social peut être défini par la
capacité des personnes à coopérer et à agir
ensemble en utilisant ou en créant les liens
sociaux nécessaires pour aller vers des buts
solidaires et durables communs.
Alors un capital social ne se réfère donc pas
seulement à une somme de capacités
individuelles mais un capital collectif qui
appartient au groupe et lui permet d’assurer sa
cohésion, sa pérennité et son action
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2) Définition de la finance solidaire et
La finance solidaire et éthique
éthique :
La finance solidaire a pour objectif de rendre
accessible aux populations défavorisées les
services financiers de base (épargne et crédit)
et/ou d'orienter l'épargne vers des activités à
caractère solidaire et éthique.
La finance éthique ou Investissement socialement
responsable (ISR), consiste à « intégrer des
critères extra-financiers (éthiques, solidaires,
environnementaux et de gouvernance) dans les
décisions de placements et la gestion de
portefeuilles » (Novethic).
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3) L’épargne solidaire
La finance solidaire et éthique
Le principe est simple : les épargnants qui
placent leur argent sur des produits financiers
solidaires font le choix d'investir une partie de
leur épargne dans des activités à forte utilité
sociale et environnementale.
L’emploi
Projets
Social et L’enviro
logeme
à fort nnemen
nt impact t
social
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4) Concrètement comment sa marche
La finance solidaire et éthique
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Notre exposé sera axé sur :
Introduction
LA FINANCE SOLIDAIRE ET
ETHIQUE
LA FINANCE ISLAMIQUE
LA FINANCE ISLAMIQUE AU MAROC
Conclusion
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La Finance Islamique
Genèse de la FI
Principes de la FI
Produits de la FI
limites de la FI
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Rappel historique:
1963
Naissance des principes financiers islamiques en Egypte.
Genése de la FI
La Mit Ghamr Saving bank
1970
Idée de la banque islamique par l’organisation de la
conférence islamique
1975
Création de La BID ( Aide au développement avec des techniques de
financements islamiques)
+ D’autres banques islamiques ( Dubai Islamic Bank, la Kuwait Finance
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House et la Bahrein Islamic Bank)
Rappel historique:
1979 – 1981 - 1983
Islamisation totale des systèmes financiers des pays de
Genèse de la FI
Soudan, Pakistan et Iran
1980-2000
Développement de la FI en Asie du sud et au Moyen
Orient
2000-2008
Développement de la FI en Europe et au Moyen Orient, Asie du Sud Est,
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Afrique du Nord, autant dans les banques islamiques que les banques
traditionnelles
La finance islamique en chiffres
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18
Quelles sont ses réelles perspectives de développement ?
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La finance islamique puise ses sources et ses
principes dans la « Sharia ».
Les sources de la FI
Le terme « Sharia », qui littéralement
signifie en arabe « Le chemin à suivre »,
désigne un système légal basé sur l'éthique
musulmane.
Le Coran
la Sounna (les enseignements du prophète)
l’Ijmaa (un consensus de jusristes
musulmans)
le Quiyass (raisonnement par analogie).
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Principes de la FI
L’interdictio
n de la riba
L’interdictio
n du Gharar
L’interdictio
n du Maysir
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Principes de la FI
Interdiction des
investissements
illicites
Principes de
partage de
profits et de
pertes
L’Asset Backing
(adossement à
un actif tangible
)
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Les produits de la FI
La finance islamique déroge par beaucoup de
manière à la finance conventionnelle. Et
c’est notamment sur les produits financiers
qu’elle commercialise que se fait cette
différence.
La différence entre ces 2 approches est en
premier lieu l’interdiction de pratiquer un
taux d’intérêt pour les préteurs, de plus
l’autre différence notable tient au rôle de
la banque dans la relation avec son client.
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Les produits financiers islamiques
Produits
islamiques
Instruments de
Instruments de participation
financements (à revenu
variable)
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Instruments de participation à revenu variable
Les produits financiers islamiques
Moucharaka
c’est un contrat de prise de participation, la banque
et l’entrepreneur apportent des fonds tous les deux.
C’est un partenariat avec partage des pertes et profits,
et le partage des profits se fait dans des proportions
convenues d’avance, les pertes quand à elles sont
supportées au prorata de la contribution de chacun au
capital de l’entreprise ou du projet. Les deux parties
peuvent participer à la gestion du projet. Cette
relation est un peu plus conventionnelle car elle
ressemble un peu à une relation de type actionnariale.
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De même, les banques peuvent avoir
recours à deux formes de mousharaka :
Les produits financiers islamiques
Mousharaka
Mousharaka permanente Mousharaka degressive
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Les produits financiers islamiques
Moudharaba
La Moudharaba est une technique de financement utilisée par
les banques islamiques. Il s’agit d’un partenariat
d’investissement où la banque joue le rôle de
l’investisseur (Rab el Mal), en s’engageant à financer
intégralement le projet. En contrepartie, l’entrepreneur
(Moudharib) doit assurer la gestion du projet.
La rémunération est fondée sur une clé de répartition
fixée au préalable sous forme de pourcentage de bénéfices
de l'entrepreneur. Les pertes éventuelles doivent être
supportées par le seul bailleur de capitaux. Le chef
d'entreprise renonce à une rémunération variable de son
travail.
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Les produits financiers islamiques
Sukuk
c’est un titre participatif adossé à un actif, ou certificats
d’investissement littéralement. Ils peuvent être assimilés à un
billet de trésorerie (titre de créance négociable d’une
entreprise) qui donne lieu à un partage de la propriété d’un
actif sous-jacent.
Ils diffèrent d’une obligation conventionnelle car ils sont
basés sur un actif tangible et non pas sur de la dette.
Les Sukuk sont un moyen de financement mais surtout un moyen de
mobilisation de l’Epargne. Ils permettent de rémunérer un
placement en évitant l’usage de l’intérêt (Riba)
Les risques de cette opération sont partagés : Les
investisseurs supportent les risques de crédit de l’émetteur
et les risques liés aux actifs sont supportés par la société ad
Hoc (SPV). En cas de défaillance du débiteur, les investisseurs
sont protégés par leur titre de propriété, mais ils peuvent
aussi bénéficier d’une option de vente au groupe qui a monté
l’opération qui est parallèle avec l’option d’achat que détient
l’entreprise au titre de son crédit Bail.
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Les instruments de participation à revenus
variables
FINANCEMENT REMUNERATION PROPRIETE
MOUCHARAKA Banque et entrepreneur Partage profits/pertes Propriété partagé
Banque possède les actifs
MOUDHARABA Banque seulement Partage profits/pertes acquis grâce au capital
avancé
Souscripteurs par
SUKUKS Partage profits/pertes Propriété partagé
l’intermédiaire d’un OPCVM
Source : mémoire finance islamique face à la crise de
2007 29
Les
Instruments de
financement
Qard-AL-
Mourabaha Salam Istisnaa Ijara
Hassan
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Les instruments de financement
Qard –AL-
Hassan
Le qard-al-Hassan signifiant littéralement « prêt
à titre gracieux »
C’est un prêt sans intérêt mais avec une garantie.
Ce sont des prêts de bienveillances accordés aux
clients en difficulté.
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Les instruments de financement
Mourabaha
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Les instruments de financement
Salam
La vente « Salam »est une vente à terme, c'est-à-dire une opération où
le paiement se fait au comptant alors que la livraison se fait dans le
futur. La Finance Islamique interdit, en principe, la vente d'un bien
non-existant car celle-ci implique le hasard (« gharar »).
Cependant cette vente a été autorisée en se basant sur le Hadith suivant
:
« Celui qui fait le SALAM, qu’il le fasse pour un volume connu, pour un
poids connu, et pour un délai connu »
إ لى، ف ليسلفف يك يل معلوم ووزنمعلوم، ”منأسلفف يش يء:ق ول ا لنبيص لىهللا عليه وسلم
“أجل معلوم 33
رواه ا لبخاري
Les instruments de financement
Istisnaa
Le contrat Istisnâ lie deux parties le Moustasni (L’investisseur)
et le Sani (Entrepreneur) pour la réalisation d’un bien moyennant
une rémunération payable d’avance (Echéancier ou à terme). Les
deux parties se mettent d’accord sur le prix et le délai de
livraison.
L’istisna s’apparente au contrat SALAM à la différence que
l’objet du contrat porte sur des produits finis ayant subi un
processus de transformation.
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Les instruments de financement
Ijara
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Les instruments de financements
FONCTION OBJECTIF
QARD-AL-HASSAN Prêt à titre gracieux (avec garantie) Financement des clients en difficultés
MOURABAHA Contrat d’achat et de revente simultanée (avec Financement des entreprises et de la consommation des
marge bénéficiaire) ménages (financement de court terme généralement)
SALAM Contrat de vente avec livraison différée Financement des moyens de production
(paiement au comptant d’une livraison future)
ISTISNAA Contrat de vente avec livraison différée de Financement des moyens de production
produits finis
IJARA Contrat de leasing (avec option d’achat Financement des moyens de production
possible) 36
limites de la finance islamique
Jeunesse de la finance islamique ( ses encours ne représente que
1% par apport à celle de la finance traditionnelle)
Une faiblesse des sources de financement ( les dépôts )
un manque de cadres entrainés à développer des produits
innovants respectant les principes de la sharia
La non transparence des déclarations des TPE et PME rend l’accès aux
produits islamiques difficiles.
un manque d’uniformité des principes religieux appliqués à la finance
islamique
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Notre exposé sera axé sur :
Introduction
LA FINANCE SOLIDAIRE ET
ETHIQUE
LA FINANCE ISLAMIQUE
LA FINANCE ISLAMIQUE AU MAROC
Conclusion
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La Finance islamique au Maroc
Etude de cas
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Conclusion
Les Hommes politiques, les responsables
économiques, les pouvoirs financiers et monétaire
et les penseurs de tous bords s’accordent tous pour
une fois à dire qu’il y a nécessité de moraliser
les marchés. Or, la morale est ce que prêchent les
religions notamment l’Islam.
Serait-il alors possible de concilier les deux
sphères morale et matériel ?
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