المملكـة المغربيـة
األكاديمية الجهوية للتربية والتكوين وزارة التربية الوطنية والتعليم العالي
للجهـة الشرقيـة وتكوين األطر والبحث العلمي
كتابة الدولة المكلفة بالتعليم المدرسي
Formation continue des enseignants de
l’informatique de l’enseignement secondaire
Contenu de cette formation
Module 1 : Didactique de l’informatique
Module 2 : Évaluation des apprentissages
Durée de formation : 5 jours
Module 1 : Didactique de l’informatique
Sommaire
Introduction
Concepts fondamentaux de la didactique
La didactique de l’informatique, perspectives
des recherches et problématiques
Des concepts fondamentaux de la science
informatique aux objets d’enseignement
Introduction
Enseigner ne suppose pas seulement acquérir un savoir mais,
et c’est très important, acquérir aussi des compétences qui se
caractérisent par la capacité à :
Transmettre ce savoir
Communiquer avec l’apprenant, c'est-à-dire à le
comprendre et à se faire comprendre.
Observer l’apprenant et l’écouter
Analyser les réactions des apprenants
Savoir exploiter les outils disponibles …etc.
Si la finalité de l’enseignement/apprentissage est de doter
l’apprenant de compétences qui lui permettront d’agir
positivement dans des situations-problèmes (des situations
complexes), une réflexion sur les contenus de la discipline à
enseigner s’impose alors, c’est le travail de « la didactique ».
Concepts fondamentaux de la didactique
la pédagogie
• La pédagogie est l'art d'éduquer.
• Le terme « Pédagogie » désigne les méthodes et pratiques
d'enseignement et d'éducation ainsi que toutes les qualités
requises pour transmettre un savoir quelconque.
L’épistémologie
L’épistémologie est l'étude de la connaissance (du grec
épistémê («connaissance », «science ») et logos
(« discours »)), son histoire, son développement …
Qu'est-ce que le savoir ? Comment prend-il forme ? Pourquoi
telle forme de savoir plutôt qu'une autre ? Quelles sont les
limites du savoir ? Comment faire pour savoir ? Sont des
exemples de questions qu’on se pose en épistémologie.
Concepts fondamentaux de la didactique
L’épistémologie
L’épistémologie peut se conduire selon deux axes :
• Le premier axe rassemble les épistémologues qui tentent de
répondre à la question : « Comment un individu acquiert-il ses
connaissances tout au long de son développement ? », les
réponses à cette question intéressent surtout les
pédagogues, tel que Jean Piaget.
• Le deuxième axe rassemble les épistémologues qui
cherchent à répondre à la question : « comment se
développent les connaissances dans tel domaine particulier
du savoir ou des différents domaines ? Le mot
épistémologie est alors synonyme de « philosophie des
sciences », parmi ces épistémologues, nous citons Bachelard.
Concepts fondamentaux de la didactique
La didactique
• Le terme didactique, étymologiquement adjectif, a
pour signification : « qui est propre à instruire » (du
verbe grec : didaskein, enseigner).
• La didactique est une “Science s’intéressant à la
production et à la communication des
connaissances”. (Brousseau Didactiques des maths
1985).
Concepts fondamentaux de la didactique
La didactique
La didactique s’intéresse à l’étude des situations d’enseignement du
point de vue des savoirs, enjeu d’enseignement pour le professeur et
d’apprentissage pour l’élève. Cette approche de l’étude des
situations d’enseignement est en rupture avec les approches
psychologiques, sociologiques qui ont précédé. Elle préconise une
prise en compte du savoir, qui était minorée dans les approches
précédentes.
La didactique s’intéresse à l'analyse des difficultés des élèves dans
les apprentissages conceptuels dans les différentes disciplines
scolaires. Se sont ainsi développées depuis le début des années 70,
des didactiques des mathématiques, des sciences physiques, des
sciences naturelles, des langues, etc.
Concepts fondamentaux de la didactique
Ceci, emmène à distinguer deux types de didactiques : la didactique
générale et la didactique fondamentale (de discipline).
• Didactique générale :
C’est le processus enseignement-apprentissage qui est envisagé quelle
que soit la discipline scolaire à partir de laquelle il s’exerce. Cette approche
a mis en évidence les phénomènes, de transposition didactique, de contrat
didactique, etc... Que l’on retrouve dans toutes les disciplines.
• La didactique fondamentale :
(BROUSSEAU) Elle étudie les phénomènes qui se produisent dans une
classe quand un enseignant tente de faire acquérir un savoir original,
constitutif de la discipline, à des élèves. D’où l’importance qu’elle accorde à
l’épistémologie.
Ce qui caractérise la didactique de la discipline, ce sont les techniques
pédagogiques retenues, leur adaptation aux caractéristiques de la
discipline enseignée, ainsi que leur articulation. Si « les sciences
naturelles » privilégient la méthode expérimentale, l’enseignement des
langues va adopter, par exemple les méthodes audio-visuelles.
Concepts fondamentaux de la didactique
La didactique fondamentale consiste donc en l’ensemble des
procédures retenues pour sélectionner, analyser, organiser les
savoirs et les savoir-faire qui feront l’objet d’actions visant à
leur appropriation par tel public, en fonction d’informations
diverses relatives à ce public. Elle ne se contente plus de
traiter la matière à enseigner selon des schémas préétablis,
elle pose comme condition nécessaire la réflexion
épistémologique de l’enseignant sur la nature des savoirs qu’il
aura à enseigner, la prise en compte des représentations de
l’apprenant par rapport à ce savoir épistémologique de l’élève.
Concepts fondamentaux de la didactique
Didactique et pédagogie, quelle relation ?
enseigner consiste à mobiliser des moyens propres à assurer
la transmission et l’appropriation des contenus
d’enseignement, l’enseignement résulte de la combinaison
interactive de la didactique et de la pédagogie.
« La didactique étudie les interactions qui peuvent s’établir
dans une situation d’enseignement/apprentissage entre un
savoir identifié, un maître dispensateur de ce savoir et un
élève récepteur de ce savoir » (Dictionnaire des concepts
clés, 1997 : 108).
La pédagogie représente « toute activité déployée par une
personne pour développer des apprentissages précis chez
autrui » (Dictionnaire des concepts clés, 1997 : 223).
Concepts fondamentaux de la didactique
Didactique et pédagogie, quelle relation ?
Le didacticien est un spécialiste de l’enseignement d’une discipline, il
s’interroge sur les notions et les concepts qui devront se transformer
en contenus à enseigner. L’une de ses préoccupations majeures
touche à l’appropriation des savoirs.
Quant au pédagogue, c’est un praticien qui résout des problèmes
concrets d’enseignement/apprentissage. Ces deux concepts,
didactique et pédagogie ne s’opposent pas mais sont
complémentaires, comme le souligne J-F Halté : « (…) la didactique,
constitue un prolongement naturel de la pédagogie. Elle en est
une région, solidement attachée et dépendante.
La didactique s’occupe donc des contenus (les savoirs) à enseigner,
tandis que la pédagogie s’occupe des moyens (les démarches)
pour transmettre ces contenus.
Concepts fondamentaux de la didactique
Didactique et pédagogie, quelle relation ?
Jean-François Halté [1992 : 8] souligne que
« l’opérationnalisation des objectifs d’enseignement ne
peut s’effectuer sur la seule base de l’application des
théories de l’apprentissage : elle implique aussi une
connaissance profonde des savoirs à enseigner », par
exemple, savoir programmer est une chose, savoir
l’enseigner en est une autre.
Concepts fondamentaux de la didactique
Situation, milieu didactique
En classe l'enseignant élabore une “situation” en
fonction d'un objectif d'apprentissage que l’élève doit
atteindre.
La résolution de la tâche et l'apprentissage qui en
résulte dépend de la richesse du milieu didactique
dans lequel sont alors placés les élèves.
Le milieu didactique est la partie de la situation
d'enseignement avec laquelle l'élève est mis en
interaction. Il est défini par des aspects matériels
(instruments, documents, organisation, ordinateurs,
etc.).
Concepts fondamentaux de la didactique
Situation-problème
Une situation problème est une situation d'apprentissage que
l’enseignant imagine dans le but de créer un espace de
réflexion et d'analyse autour d'une question à résoudre (un
obstacle à franchir).
Il s'agit de situations didactiques construites autour d'un
« problème » dont la résolution nécessite l'investissement des
élèves. Le terme « Problème » désigne un questionnement,
une énigme, issue d'un objet, d'une observation, etc.
Les élèves n'ont pas au départ, tous les moyens de répondre
à la question. Ils doivent tout d'abord s'approprier le
questionnement et mettre en œuvre leurs connaissances et
leur ingéniosité pour trouver 'une' solution.
Concepts fondamentaux de la didactique
Situation-problème
La situation-problème est une situation d’apprentissage
conçue de telle façon que les élèves ne pourront pas résoudre
la question posée par simple répétition ou application de
connaissances ou de compétences acquises et telle qu’elle
nécessite la formulation d’hypothèses nouvelles.
Elle constitue donc un modèle d’organisation de
l’enseignement que l’on peut caractériser de façon suivante
(Cornu et Vergnioux, 1992) :
• Motivation, curiosité suscitée par une énigme, une question.
• L’élève est en situation de construction de connaissances.
• La structure de la tâche permet à chacun de mettre en œuvre
et d’effectuer les opérations mentales requises par le but de
l’apprentissage.
• L’élève est évalué dans ses acquisitions personnelles.
Concepts fondamentaux de la didactique
Situation-problème
Pour l’enseignant, construire une situation-problème
commence par bien clarifier l’objectif cognitif qu’il
souhaite atteindre avec ses élèves, donc bien
connaître aussi leur niveau, l’obstacle sur lequel ils
vont buter et qui va les faire progresser quand ils
auront trouvé les moyens de la franchir.
C’est l’obstacle éventuellement rencontré dans une
progression préétablie qui va indiquer à l’enseignant
l’objectif cognitif sur lequel il doit travailler.
Concepts fondamentaux de la didactique
Situation-problème
Les composants d’une situation problème sont :
Le contexte (l’environnement de la situation).
La fonction de la situation problème qui indique le but (besoin
auquel la situation est censée répondre) pour lequel la
production est réalisée.
L’information ou les données à partir de laquelle l’élève va
agir.
La consigne (l’ensemble des consignes de travail données
de façon explicite à l’élève).
Concepts fondamentaux de la didactique
Le triangle didactique
Le schéma de base d'une situation d'enseignement est ce
qu'on appelle le triangle didactique. Il vise à mettre en
évidence les nécessaires interactions entre 3 pôles : le savoir,
l’enseignant et l’apprenant.
Enseignant
Elève
Savoir
Concepts fondamentaux de la didactique
Le contrat didactique
La notion de contrat didactique tente de décrire les interactions,
conscientes ou inconscientes, qui existent entre un enseignant et
ses élèves, pour autant qu’elles concernent l’acquisition des
connaissances.
Ce contrat est l’ensemble des règles qui déterminent explicitement
pour une petite part, mais surtout implicitement, ce que chaque
partenaire de la relation didactique va avoir à gérer.
Les études de Brousseau sur le contrat didactique s’intéressent en
priorité à ce qui, dans la relation professeur/élève, relève plus
strictement du savoir. Pour lui, le contrat didactique met en jeu les
comportements de l’enseignant attendus par les élèves, les
comportements de l’élève attendus par l’enseignant. Les élèves
doivent entrer dans le projet de l’enseignant, l’enseignant doit
réunir les conditions qui permettent d’assurer l’apprentissage : ses
finalités, son effectuation, son évaluation et sa réussite.
Concepts fondamentaux de la didactique
La transposition didactique
Le terme « transposition didactique » désigne l’ensemble
des transformations que subit un savoir dit savant afin
d’être enseigné.
Le savoir savant est construit et détenu par les chercheurs.
C’est la société qui demande l’enseignement d’une partie
de ce savoir pour des raisons purement sociales et
économiques.
Il est donc nécessaire de transformer ces savoirs pour qu’ils
puissent être enseignables et par conséquent compris à un
niveau donné.
Concepts fondamentaux de la didactique
La transposition didactique
Ce qui est à retenir c’est la distinction entre le « savoir
savant » (tel qu’il émane de la recherche), et le « savoir
enseigné » (celui que l’observateur rencontre dans les
pratiques de classe), et l’on entend ordinairement par
« transposition didactique » le travail d’adaptation, de
transformation du savoir savant en objet d’enseignement en
fonction du lieu, du public et des finalités ou objectifs que l’on
se donne (Cornu et Vergnioux, 1992).
Pour l’enseignant un nouveau concept apparaît. Il s’agit de
« savoir à enseigner ». La problématique devient alors :
savoir savant – savoir à enseigner – savoir enseigné.
Concepts fondamentaux de la didactique
La transposition didactique
La transposition didactique consisterait alors pour
l’enseignant à construire ses leçons en allant puiser dans les
savoirs savants, en tenant compte des orientations
pédagogiques fournies par les instructions et programmes
(savoirs à enseigner), pour les adapter à sa classe : niveau
des élèves, objectifs poursuivis (savoirs enseignés).
Chercheurs Pédagogues Enseignants
Savoir savant savoirs à enseigner savoirs enseignés
il e rs
A te
Activité 1
Comment se manifeste sur le terrain le
concept de « contrat didactique »,
donnez des exemples concrets.
Activité 2
Dans le « triangle didactique », le pôle
« enseignant » consiste en « l’intervention
didactique », en quoi consiste cette
intervention ?
Activité 3
Que signifie pour vous une variable
didactique ? Donnez-en quelques exemples
se rapportant à la discipline informatique.
La didactique de l’informatique :
perspectives des recherches et problématiques
L’informatique est une discipline qui s’enseigne à
part entière dans plusieurs pays du monde. Elle fait
aussi l’objet d’une intégration dans les autres
disciplines dans la majorité des systèmes éducatifs.
Il est demandé de se poser des questions propres à
l’informatique, tenant compte de sa culture qui se
développe sans cesse, et de ses savoirs et savoir-
faire qui constituent la société numérique : Comment
favoriser l’accès à ces savoirs organisés ? Comment
transposer les situations et les problèmes qui
donnent du sens aux connaissances scientifiques ?
(À quoi sert la didactique ? Gérard Vergnaud, In Revue Sciences Humanines
(Hors série N°24, La dynamique des savoirs), 1999).
La didactique de l’informatique :
perspectives des recherches et problématiques
Au Maroc, la décision d’intégrer l’informatique dans
le système éducatif marocain est prise en 1982, la
formation des enseignants animateurs en
informatique commence en 1984. A partir de l’an
2000, les élèves-enseignants ont un profil de
spécialistes (licenciés en option informatique).
Cette formation initiale prévoit un module
de la didactique informatique, généralement
réservé à la didactique générale et aux nouvelles
approches pédagogiques. Ce qui soulève le besoin
à la formation continue en didactique spécifique
aux problèmes d’enseignement de l’informatique.
La didactique de l’informatique :
perspectives des recherches et problématiques
Si aucun colloque scientifique n’est encore
organisé pour mettre le train de la recherche en
didactique de l’informatique sur ses rails au niveau
du Maroc, alors, ceci n’est pas le cas dans d’autres
pays du monde, nous citons, à titre d’exemple les
colloques organisés par l’EPI (Enseignement public
et informatique) puis par l’association francophone
pour la didactique de l’informatique (AFDI) :
• France, Paris en 1988 ;
• Belgique, Namur en 1991 ;
• Suisse, Sion en 1992 ;
• Québec en 1994 ;
• Tunisie, Monastir en 1996.
La didactique de l’informatique :
perspectives des recherches et problématiques
Quelques problématiques discutées aux colloques de la
didactique de l’informatique :
Acte Problématiques
• Quel enseignement de l’informatique ?
La didactique de
l’informatique, un • Quel investissement à faire en école ? faut-il
problème ouvert enseigner un traitement de texte ou un tableur qui
auront disparu avant que l’élève sorte du lycée ?
Jacques • L’élève doit-il savoir quelque chose de
Arsac l’ordinateur, ou considérer le matériel et le logiciel
comme une boîte noire ?
• Doit-il être un expert en traitement de texte ou
tableur ? un gérant d’une base de données ?
• Doit-il être compétent en programmation ?
• Quelles compétences pour l’enseignant ?
La didactique de l’informatique :
perspectives des recherches et problématiques
Acte Problématiques
Enseignement Est-ce qu'une programmation méthodique dès les
de méthodes de premiers apprentissages évite de prendre des
programmation
dans l’initiation habitudes de programmation empirique et
à l’informatique désordonnée, tout en facilitant la résolution des
Janine problèmes de programmation ?
ROGALSKI
L'apprentissage Psychologie ou science de la programmation par où
de la commencer ?
programmation
Claude PAIR
La didactique de l’informatique :
perspectives des recherches et problématiques
Quel objet d’étude pour la didactique de
l’informatique ?
La didactique de l’informatique dans ses débuts se
confondait avec une réflexion sur l’enseignement de
l’algorithmique et de la programmation[1]. Devant l’absence
des cours d’informatique aux années 90, et ce dans la
majorité des pays, au niveau du secondaire, une question
légitime se pose alors : peut-on parler de didactique de
l’informatique en l’absence de son enseignement ? Les
didacticiens se sont détournés aux problèmes liés aux
utilisations raisonnées des logiciels et des environnements
informatiques.
[1] BARON G-L., BRUILLARD E., Une didactique de l'informatique ? Revue Française de
Pédagogie, n°135, avril 2001, pp 163-172. In Contribution de Charles Duchâteau, Mais
qu'est la didactique de l'informatique devenue ? Symposium international francophone
autour des Technologies informatiques en éducation : Perspectives de recherches,
La didactique de l’informatique :
perspectives des recherches et problématiques
Au Maroc, l’enseignement de l’informatique est
présent, malgré que les savoirs et les savoir-faire
proposés dans le curriculum ne soient pas plus
opérationnels[1]. Mais cette situation pose déjà
quelques questions à caractère didactique :
• Quels savoirs et quels savoir-faire favoriser dans
l’enseignement de l’algorithmique et
de la programmation ? Et quelles plateformes pour
cet enseignement ?
• Quelle approche méthodologique pour
l’enseignement des logiciels ? Et pour quels
concepts ?
[1] Haddi A., Regards sur : Le curriculum d'informatique au cycle secondaire Marocain, In
EPI Septembre 2009, http://www.epi.asso.fr/revue/articles/a0909d.htm
La didactique de l’informatique :
perspectives des recherches et problématiques
• Quels savoirs à structurer en lien avec le traitement
automatique de l’information, partant du matériel au
logiciel, en vue d’enseigner le multimédia ?
• Du réseau au Web, quel parcours didactique faut-il
instaurer au secondaire ?
• Quels impacts de ces enseignements sur les
apprenants, tenant compte de leurs
apprentissages en dehors de l’école ? Quelles
solutions didactiques pour converger les deux
enseignements (intra et extra-école) vers une même
construction du savoir ?
• Sans oublier la question d’évaluation : qu’est ce
qu’on évalue ? Comment on l’évalue ?
il e rs
A te
Activité 4
Les connaissances peuvent étre de trois type :
déclaratives, procédurales ou conditionnelles.
Complétez le tableau suivant en précisant le type de
chaque connaissance :
connaissances connaissances connaissances
déclaratives procédurales conditionnelles
Quand vous supprimer un fichier
de l’ordinateur où vas t-il ?
Définissez les termes suivants :
imprimante, saut de page, police
des caractères
Comment fait-on pour imprimer
la 5ième page d’un document qui
contient 10 pages ?
Activité 5
L’informatique en tant qu’outil peut-il influer sur
l’apprentissage de la l’informatique en tant que
discipline ? Discuter.
Activité 6
Pour préparer une séquence, l’enseignant est appelé
à se fixer des objectifs pédagogiques spécifiques. Ces
objectifs s’énoncent de la manière suivante :
« à la fin de cette leçon, l’apprenant sera
capable de … » suivi d’un verbe d’action (tableau de
la taxonomie de Bloom).
Donnez un exemple d’une séquence pédagogique en
énonçant clairement ses objectifs spécifiques.
Des concepts fondamentaux de la science informatique
aux objets d’enseignement
1. Les chaînons de la transposition didactique
La transposition didactique est le processus par lequel le
« savoir savant » subit un traitement pour devenir un « savoir
à enseigner ». Ce qui peut être schématisé par la figure ci-
dessous :
SAVOIR A
SAVOIR SAVANT TRAITEMENT
ENSEIGNER
Des concepts fondamentaux de la science informatique
aux objets d’enseignement
Le premier chaînon concerne l'activité du scientifique. Elle
s'inscrit dans une histoire personnelle, celle du chercheur.
Après une découverte, le chercheur va vulgariser ses
connaissances pour qu'elles puissent être comprises et
accessibles par la communauté scientifique. L'intérêt de
cette démarche est de rendre son savoir public.
Le second chaînon concerne le travail de transformation
des savoirs. Ce n'est pas l'enseignant qui transforme
directement de sa propre initiative un savoir "savant" en
objet d'enseignement mais tout l'environnement social
auquel est confronté l'objet du savoir.
En phase 3, l'enseignant simule dans sa classe une
microsociété scientifique, le savoir à enseigner est
transformé en savoir enseigné.
Des concepts fondamentaux de la science informatique
aux objets d’enseignement
2. De quel savoir savant informatique parle-t-on ?
a. L'objet et les méthodes de la science informatique
Comme toute science, l'informatique a un objet
d'étude : le Traitement automatique de l'information.
L'informatique puise ses méthodes dans les
mathématiques et les sciences exactes : démarches
logico-déductives et expérimentales. Cependant, avec
le développement de l'Intelligence Artificielle et des
Sciences cognitives, elle est conduite à utiliser aussi
les méthodes des sciences humaines (psychologie
cognitive par exemple) et des sciences sociales
(analyse d'une situation à informatiser).
Des concepts fondamentaux de la science informatique
aux objets d’enseignement
b. Les concepts centraux de la science informatique
Les informaticiens s'entendent sur l'idée que leur
science s'organise autour de quatre concepts
centraux :
L’algorithme ;
L’information ;
La machine ;
Le langage.
Des concepts fondamentaux de la science informatique
aux objets d’enseignement
L’algorithme
La notion trouve ses débuts en mathématique, mais sa
formalisation doit beaucoup aux avancées de
l’informatique. Les chercheurs qui exercent des activités
mathématiques et informatiques soulèvent les différences
qui existent entre une pensée algorithmique et une pensée
mathématique, et résument :
6 modes de pensées sont communs entre l’activité du
mathématicien et de l’informaticien :
la manipulation de formules
la représentation d’une réalité
la réduction à des problèmes plus simples
le raisonnement abstrait
les structures d’informations
les algorithmes.
Des concepts fondamentaux de la science informatique
aux objets d’enseignement
Tandis que deux catégories ajoutées à la pensée
algorithmique semblent ne pas être présentes
dans la pensée mathématique :
la notion de complexité
la notion d’affectation symbolisée par := ou ←
Des concepts fondamentaux de la science informatique
aux objets d’enseignement
la notion de complexité
La notion de complexité permet de tenir compte
du coût, plus souvent, les constructions
mathématiques ne tiennent pas compte de cet
ingrédient algorithmique[1]. L’efficacité d’un
algorithme consiste en la recherche de deux
quantités importantes. La première quantité est
l’évolution du nombre d’instructions de base en
fonction de la quantité de données à traiter. La
seconde quantité estimée est la quantité de
mémoire nécessaire pour effectuer les calculs.
[1]Knuth D. E. (1985), Algorithmic thinking and mathematical thinking, The
American MathematicalMonthly, 92(1), 170-181.
Des concepts fondamentaux de la science informatique
aux objets d’enseignement
la notion d’affectation
La notion d’affectation diffère de la notion
d’égalité, la variable mathématique diffère de la
variable informatique. Une variable mathématique
est un symbole représentant un élément non
spécifié ou inconnu d’un ensemble. Une variable
informatique désigne un emplacement en
mémoire dont le contenu peut changer.
Un exemple qui montre cette différence :
x = x + 1 en mathématique n’a pas le même sens
qu’en informatique, c’est une incrémentation de la
valeur de x, est non pas une inégalité impossible,
au moins dans les ensembles connus.
il e rs
A te
Activité 7
Complexité d’un algorithme
(Voir document)
Activité 8
Élaboration d’un plan de cours
(Voir document)
Activité 9
Élaboration d’algorithmes
(Voir document)
Activité 10
Élaboration d’une situation-problème
(Voir document)
Activité 11
Le TBI un outil didactique
(Voir document)
Activité 12
Existent-ils des concepts informatiques
à enseigner sans ordinateur ?
(Voir document)