INFECTION A VIH CHEZ
L’ENFANT
OBJECTIFS
1. Décrire l’épidémiologie de l’infection à VIH
2. Énumérer les principaux modes de transmission du VIH à l’enfant
3. Décrire la physiopathologie de l’infection à VIH
4. Décrire l’histoire naturelle de l’infection à VIH chez l’enfant
5. Réunir les arguments du diagnostic de l’infection à VIH
6. Décrire le traitement de l’infection à VIH chez l’enfant
PLAN
1-Introduction 4-Diagnostic
1-1 Définition 4-1 Diagnostic positif
1-2 Intérêt 4-2 Diagnostic différentiel
2-Généralités 4-3 Diagnostic étiologique
3-Signes 5-Traitement
3-1 Signes cliniques 5-1 Traitement curatif
3-2 Examens paracliniques 5-2 Traitement préventif
3-3 Evolution 6- Conclusion
1- Introduction
1-1 Définition
L’infection à VIH se définit comme étant la présence du virus de
l’immunodéficience humaine (VIH1 et ou 2) dans l’organisme. Il s’agit
d’une infection chronique entraînant une destruction progressive du
système immunitaire.
1- Introduction
1-2 Intérêt
Épidémiologique
- Infection à VIH est une pandémie
- Afrique subsaharienne plus touchée: 90 % des cas
Diagnostique
- Polymorphisme clinique
- Symptômes se confondant parfois à ceux des affections communautaires
pédiatriques
- Confirmation diagnostique par les tests virologiques ou immunologiques
- Diagnostic précoce peut être fait
1- Introduction
• Thérapeutique
• La prévention occupe une place essentielle, la contamination des
enfants se faisant surtout par la voie mère enfant.
• Le traitement curatif est bien codifié et les protocoles en court
connaissent de constantes améliorations
• Pronostique
• Le pronostic de l’infection à VIH chez l’enfant est de nos jours favorable
du fait de la possibilité de diagnostic précoce, de la disponibilité
d’antirétroviraux (ARV) efficaces et de moyens de surveillance
thérapeutique.
2- Généralités
• 2-1 Epidémiologie
• Selon ONUSIDA, en 2018: 37,9 millions, dont 1,7 millions d'enfants
• L’Afrique sub saharienne est la plus touchée
• Depuis 2010, les nouvelles infections à VIH chez les enfants ont
diminué de 41 %, passant de 280 000 en 2010 à 160 000 en 2018
• En 2018, 62% de toutes les personnes vivant avec le VIH avaient accès
au traitement dont 54% des enfants de 0 - 14 ans. Parmi les femmes
enceintes vivant avec le VIH 82% avaient accès à la prévention de la
transmission mère – enfant du VIH.
2- Généralités
• Au Burkina Faso, en 2017, on dénombrait 94 000 [72 000 - 120 000]
personnes vivant avec le VIH
• Le taux de prévalence du VIH chez les adultes âgés de 15 à 49 ans
était de 0,8 %.
2- Généralités
2-2 Agents pathogènes
• Virus de l’immunodéficience humaine est un virus à ARN de la
famille des Retroviridae
• Appartient au genre des Lentivirus et deux types sont décrits (VIH-1
et VIH-2). Le VIH1 est celui responsable de la pandémie.
• VIH1 comporte trois groupes M (Major) avec ses 9 sous-types (A-D,
F-H, J-K), O (Outlier), N (New) et éventuellement un quatrième P
(Plantier)
• VIH-2 comporte huit groupes (A à H).
2- Généralités
• VIH-1 est sphérique d'un diamètre moyen de 145 nanomètres. Il
possède :
- une enveloppe lipidique au niveau de laquelle sont insérés des
glycoprotéines d’enveloppe ( gp120, gp41)
- une matrice protéique (MA) composée de protéines : p17
- une capside(CA) composée protéines p24 ; protéines nucléocapside p7
(NC)
- un génome contenu dans la capside: constitué d'un simple brin d'ARN en
double exemplaire
- Des enzymes : la transcriptase inverse, l'intégrase,la protéase
• Figure représentant la structure du VIH
2- Généralités
Transmission
Plusieurs voies de transmission du VIH à l’enfant sont décrites :
• Transmission mère-enfant (TME) : encore appelée transmission verticale
est la principale voie de contamination de l’enfant. Elle varie selon le
type : VIH1 : 25-45% ; VIH2 : < 2%
• Transmission sanguine : transfusion, circoncision, excision, objet souillé
• Transmission sexuelle chez l’adolescent ou en cas de violence sexuelle
• Transmission mère- enfant le risque 5-10% en fin de grossesse ; 10-20%
au cours de l’accouchement ; 10-20% pendant l’allaitement
2- Généralités
2-3 Physiopathologie
• Lorsque le VIH pénètre dans l’organisme, il s’en suit quatre étapes :
• 1ère étape : pénétration du virus dans la cellule hôte
• 2ème étape : rétro transcription de l’ARN en ADN provirale
• 3ème étape : intégration de l’ADN viral dans le génome cellule hôte
• 4ème étape : production de nouvelles particules virales
2- Généralités
2-4 Histoire naturelle du VIH
• Elle décrit les manifestations cliniques et biologiques chronologiques
observables entre la contamination par le VIH et la survenue du SIDA.
• Après pénétration du virus dans l’organisme, la maladie évolue en 3
phases :
- Primo-infection: pic de réplication virale, taux de lymphocytes CD4
reste élevé
2- Généralités
- Phase de latence clinique :
Réplication virale continue mais elle est stable
On note une accumulation de virus et une détérioration anatomique et
fonctionnelle des tissus lymphoïdes
- Phase tardive :
Correspond au stade SIDA
ARN virale élevée et taux CD4 bas d’où les infections opportunistes.
3-Signes
3.1 Signes cliniques
• L’infection par le VIH est caractérisée par des manifestations cliniques
pouvant être réparties en 3 groupes:
- Les affections très spécifiques de l`infection à VIH
- Les affections fréquentes chez les enfants infectés par le VIH et rares
chez les non infectés
- Les affections communes aux enfants infectés ou non par le VIH
• Chez le sujet VIH + ces différentes infections sont dites opportunistes
3-Signes
• Affections très spécifiques de l’infection à VIH:
• Pneumonie à Pneumocystis jirovecii
• Candidose œsophagienne
• Cryptococcose extra pulmonaire
• Pneumopathie lymphoïde interstitielle
• Herpes zoster (zona) envahissant plus d’un dermatome
• Molluscum contagiosum
• Malnutrition sévère surtout chez un nourrisson de moins de 6
mois allaité
3-Signes
• Affections très spécifiques de l’infection à VIH: (suite)
• Sarcome de Kaposi
• Lymphome
• Encéphalopathie à VIH: retard psychomoteur, régression des
acquisitions psychomotrices, hypotonie
3-Signes
• Affections fréquentes au cours du VIH et rares chez les enfants non
infectés:
• Infections bactériennes sévères et récidivantes
• Muguet persistant ou récurrent
• Parotidite bilatérale non douloureuse
• Lymphadénopathies persistantes généralisées
• Hépato-splénomégalie
• Fièvre persistante et/ou récurrente Fièvre (>1mois)
3-Signes
• Affections fréquentes au cours du VIH et rares chez les enfants non
infectés: (suite)
• Herpes zoster (zona) localisé à un dermatome
• Dermatose généralisée persistante
• Troubles neurologiques
3-Signes
• Affections fréquentes chez les enfants VIH + et VIH - :
• Otite chronique ou récurrente
• Diarrhée persistante ou récurrente
• Pneumonie sévère
• Tuberculose
• Bronchectasie
• Retard de croissance
3-Signes
3.2 Examens paracliniques
• Examens du diagnostic direct
Nécessite une technologie plus avancée
- Culture virale
- Recherche d’antigènes viral (Ag P24)
- PCR ARN (genome viral: ARNv)
- PCR ADN (ADN proviral): réalisable dans certains laboratoires de
référence dans notre contexte
3-Signes
• Examen du diagnostic indirect ou sérologique
Détectent des anticorps sériques. Ces tests sont plus accessibles :
- Tests ELISA (Enzym Linked Immuno Sorbent ASSAY)
- Tests rapides
- Western Bloot: confirmation de la détection des Ac
• Autres Examens
-Hémogramme : anémie, leucopénie surtout lymphocytes
- Numération des CD4 : valeur varie selon le stade évolutif
3-Signes
3.3 Evolution
• Sous traitement bien conduit:
- Evolution clinique marquée par régression des signes cliniques, un
bon développement psychomoteur et staturo-pondéral
- Sur le plan biologique: restauration immunitaire progressive
3-Signes
3.3 Evolution
• Sans traitement:
Evolutif possible selon trois modes chez les enfants:
- Progresseurs rapides: décès avant 1er anniversaire (25%)
- Formes communes: développent les symptômes précocement et
décèdent entre 2-5 ans (50%)
- Progresseurs lents: survivent spontanément au-delà de 8 ans (5 à
25%)
4- Diagnostic
4- 1 Diagnostic positif
Il est orienté par la clinique et confirmé par la biologie
4.1.1. Diagnostic clinique
L’examen clinique doit être complet à la recherche :
• D’antécédents familiaux:
- Infection à VIH des parents /mère
- Décès de parent ou dans la fratrie
4- Diagnostic
• signes physiques :
- affections très spécifiques de l’infection à VIH
- affections fréquentes au cours du VIH et rares chez les enfants non
infectés
- affections fréquentes chez les enfants VIH + et VIH –
• A partir de ces signes l’OMS a établi une classification clinique qui
permet le diagnostic positif dans toutes les situations ou la
confirmation biologique ne peut être obtenue. (Voir tableau I)
:
Classification clinique de l’infection à VIH (OMS)
STADE SIGNES
Stade I: -Asymptomatique
-Lymphadénopathie généralisée persistante
:
Classification clinique de l’infection à VIH (OMS)
Stade - Perte de poids inférieure à 10% du poids corporelle
II: - Hépato splénomégalie persistante inexpliquée
-Infections récurrentes ou chroniques des voies
aériennes supérieures (otite moyenne, otorrhée,
sinusite, amygdalite)
-Zona; Molluscum contagiosum
-Erythème gingival linéaire, ulcérations buccales
récurrentes
:
Classification clinique de l’infection à VIH (OMS)
Stade -Infection fongique de l’ongle, infection verruqueuse
II: extensive virale
-Augmentation de volume des parotides persistante
inexpliquée
Classification clinique de l’infection à VIH (OMS)
Stade III -Perte de poids supérieure à 10% du poids
- Tuberculose ganglionnaire, TB pulmonaire
-Diarrhée persistante inexpliquée
- Gingivite/parodontite chronique nécrosante
- Fièvre persistante inexpliquée, intermittente ou
constante (>1mois)
- Candidose buccale persistante (>6 semaines de vie)
- Leucoplasie chevelue
Classification clinique de l’infection à VIH (OMS)
Stade III - Pneumopathie Interstitielle Lymphoïde (PIL)
symptomatique
- Pathologie pulmonaire chronique associée au VIH
(bronchectasie)
- Pneumonie bactérienne sévère récurrente
- Anémie, neutropénie, thrombopénie chronique
inexpliquée
Classification clinique de l’infection à VIH (OMS)
Stade -Syndrome cachectique du SIDA (Emaciation sévère inexpliquée,
IV ou MAS inexpliqué répondant mal au traitement)
- Retard de croissance sévère inexpliquée
- Pneumonie à pneumocystis jiroveci
- Candidose œsophagienne
-Tuberculose extra pulmonaire (TEP)
- Leuco encéphalopathie multifocale progressive (LEMP)
-Infection à cytomégalovirus
Classification clinique de l’infection à VIH (OMS)
Stade -Infections bactériennes sévères récurrentes
IV - Infection chronique à herpès simplex virus
-Toxoplasmose cérébrale ( après la période NN)
-Encéphalopathie à VIH
-Lymphomes
- Isosporose chronique
- Cryptosporidiose
-Cryptococcose
4- Diagnostic
4.1.2. Diagnostic biologique
• Avant l’âge de 18 mois
PCR :à réaliser à partir de 6 semaines de vie
• Après l’âge de 18mois
- Le diagnostic est fait par les tests sérologiques
- Infection à VIH confirmée si 2 tests sérologiques positifs
-Infection à VIH exclue si 2 tests sérologiques négatifs
• Il existe une classification du déficit immunitaire VIH basée sur le taux
de lymphocyte TCD4. Voir tableau II
4- Diagnostic
4- Diagnostic
4-2 Diagnostic différentiel
Il faut éliminer :
• Devant la malnutrition: malnutrition par carence
• Devant les ADP: Cancers ( Hémopathies malignes+++)
• Devant le déficit immunitaire: déficits immunitaires congénitaux ou
acquis (traitement immunosuppresseur)
• Devant le syndrome infectieux éliminer toute autre pathologie
infectieuse
4- Diagnostic
4-3 Diagnostic étiologique
• Deux virus en cause: VIH-1 et VIH-2
• Les manifestations cliniques sont les même pour les deux.
• Le VIH 1 est le plus répandu
• Le VIH 2 de transmission plus faible; potentiel évolutif plus lent,
probablement en raison d’une réplication virale moins importante
Charge virale mésurée par les techniques habituelles.
• Un patient peut être infecté par l’un ou les deux virus.
5-Traitement
5-1 Traitement curatif
Avant de commencer un TARV, il faut :
• Confirmer le diagnostic et le type du VIH
• Réaliser un bilan pré thérapeutique : hémogramme, glycémie,
transaminases, créatininémie , uricémie, lipasémie, taux de CD4,
Radiographie pulmonaire, Ag Hbs. Charge virale (non obligatoire)
• Traiter en priorité les infections opportunistes
• Mettre en place un dispositif d’aide et d’accompagnement à
l’observance
5-Traitement
5-1-1 But
• Arrêter la multiplication virale
• Rétablir le déficit immunitaire
• Traiter les infections opportunistes
• Eviter les rechutes (échecs)
5-Traitement
5-1-2 Moyens
• Assistance psycho sociale
• Mesures hygièno diététiques
• Anti rétroviraux (ARV) :Plusieurs classes thérapeutiques
- Inhibiteurs nucléosidiques de la reverse transcriptase (IN): Zidovudine
(AZT),Lamivudine (3TC) , Abacavir (ABC) , Ténofovir (TDF), Emtricitabine
(FTC)
• Inhibiteurs non nucléosidiques de la RT (INN): Efavirenz (EFV),
Névirapine (NVP), Etravirine
5-Traitement
- Inhibiteurs de la protéase (IP): Ritonavir, Lopinavir, Saquinavir,
Nelfinavir Amprénavir, Indinavir, Atazanavir, Tipranavir, Darunavir
- Inhibiteurs de fusion et d’entrée : Enfuvirtide ( âge>6 ans)
- Inhibiteurs de l’intégrase: Raltegravir
5-Traitement
5-1-3 Indications
• Assistance psycho sociale
Elle permet une bonne observance thérapeutique
• Mesures hygièno-diététiques :
Alimentation équilibrée adaptée à l’âge
5-Traitement
• Traitement antirétroviral
-TARV systématique chez tous les enfants VIH+ ayant moins de 5ans
-Chez les VIH+ de 5 ans et plus: traitement indiqué aux stades OMS III
ou IV ou lorsque le taux de CD4 inférieur ou égal à 500 cellules/mm3
-Traitement associe plusieurs molécules ; habituellement 3 ARV
- Schémas thérapeutiques possibles sont :
2INTI + INNTI ou
2INTI + IP
5-Traitement
- INNTI ne sont pas actifs sur le VIH2 ;
• AZT (Hb > 8 g/dl) ou ABC + 3TC ou FTC+ NVP ou EVF
• NFV ou Lopinavir/r (Si VIH 2 ou VIH 1+2)
• Voir tableau III
Tableau III: Schémas thérapeutiques de 1ère intention
Caractéristique 1ère intention 1ère intention de
du patient privilégié remplacement
Enfant < 3 ans ABC + 3TC + LPV/r AZT + 3TC + LPV/r
ABC + 3TC + NVP
AZT + 3TC + NVP
Tableau III: Schémas thérapeutiques de 1ère intention
(suite)
Caractéristique 1ère intention 1ère intention de
du patient privilégié remplacement
Enfant âgé de 3 ABC + 3TC + EFV ABC + 3TC + NVP
ans à moins de 10 AZT + 3TC + EFV
ans et AZT + 3TC + NVP
l’adolescent de TDF + FTC+ EFV
<35kg TDF + FTC+ NVP
Tableau III: Schémas thérapeutiques de 1ère intention
(suite)
Caractéristique 1ère intention 1ère intention de
du patient privilégié remplacement
Chez l’adolescent TDF + FTC + EFV TDF + FTC + EFV
(âgé de 10 à 19 AZT + 3TC + EFV
ans) ≥35 kg AZT + 3TC + NVP
TDF + FTC + NVP
ABC + 3TC + EFV
(ou NVP)
5-Traitement
• En cas d’échec thérapeutique le choix se fait parmi les schémas
thérapeutiques de 2ème intention
• Voir Tableau IV
Tableau IV: Schémas thérapeutiques de 2ère intention
5-Traitement
5-1-4 Surveillance du malade et du traitement
Elle permet :
• D’évaluer l’efficacité, l’observance, la tolérance du TARV
• De dépister et traiter les I.O
• Ajuster le traitement ARV en fonction du poids
• Modifier le schéma thérapeutique si échec ou toxicité importante
5-Traitement
5-2 Traitement préventif
5-2-1 But
• Eviter la transmission du VIH de la mère à l’enfant
• Prévenir la survenue d’infections opportunistes
5-Traitement
5-2-2 Moyens
• Sensibilisation afin d’éviter la transmission de l’infection à VIH
• Dépistage systématique chez les femmes enceintes
• Mise en route du TARV chez les femmes enceintes séro positives
• Prévenir les infections opportunistes : Cotrimoxazole
5-Traitement
5.2.3 Indication
• Si femme enceinte VIH+: entreprendre TARV et le poursuivre après
accouchement
• TDF+FTC+EFV (Atripla 1 cp/jour) si VIH1
• TDF+FTC(ou 3TC)+LPV/r si VIH2 ou VIH1+2
• Cotrimoxazol 960 mg/j à partir de la 16 ème SA
• Nouveau-né: Prophylaxie ARV : NVP (sirop) 4 mg/Kg/J pdt 6 semaines,
ou AZT 4mg/Kg 2 fois /J pendant 6 semaines; allaitement exclusif pdt
6 mois, diversification alimentaire à 6 mois avec ablactation à 12 mois
5-Traitement
• Cotrimoxazole : Dès l’âge de 6 semaines pour les enfants exposés au
VIH et poursuivre jusqu’à preuve d’une non contamination
Si enfants infectés, le cotrimoxazole sera poursuivi jusqu’à l’âge de
5 ans
Sera interrompue si CD4 > 350/mm3 et CV indétectable depuis au
moins 6 mois.
Tableau V. Présentation et posologie du cotrimoxazole chez le nourrisson et l’enfant vivant avec le
VIH ou exposé au VIH
Dose quotidienne Suspension (5 ml de Comprimé Comprimé adulte « dose Comprimé adulte
recommandée sirop pédiatrique (100 mg/ simple » « double dose» (800 mg/
200 mg/ 20 mg) (400 mg/ 160 mg)
40 mg) 80 mg)
< 6 mois ¼ comprimé ; peut être
100 mg sulfaméthoxazole/ 2,5 ml 1 comprimé mélangé à des aliments –
20 mg triméthoprime
6 mois-5 ans
200 mg sulfaméthoxazole/ 5 ml 2 comprimés ½ comprimé –
40 mg triméthoprime
6-14 ans
400 mg sulfaméthoxazole/ 10 ml 4 comprimés 1 comprimé ½ comprimé
80 mg triméthoprime
> 14 ans
800 mg sulfaméthoxazole/ – 2 comprimés 1 comprimé
160 mg triméthoprime
Fréquence : une fois par jour
6-Conclusion
• L’infection à VIH demeure un problème de santé publique
• Malgré nombreuses avancées réalisées surtout sur le plan
thérapeutique
• Transmission de l’infection est évitable
• Nécessite une bonne communication pour les mesures préventives et
une prise en charge efficace de l’infection chez l’adulte.
MERCI