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Syndrome de Sharp : Diagnostic et Traitement

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HOPITAL CENTRAL DE L

ARMEE

CONNECTIVITES MIXTES
SYNDROME DE SHARP

Dr Brahimi
SOMMAIRE
I- Introduction :
II- Epidémiologie :
III- Physiopathologie :
IV- Clinique :
V- Biologie :
VI- Examens morphologiques et fonctionnels :
VII- Formes cliniques :
VIII- Diagnostic positif :
IX- Diagnostic différentiel :
X- Pronostic :
XI- Traitement :
I- Introduction :

Sharp a individualisé en 1972 un syndrome baptisé


« mixed connective tissue disease » (MCTD),
regroupant de façon variable des signes de lupus,
de sclérodermie, de dermatopolymyosite et de PR,
associé à un taux élevé d’Ac anti-RNP, faisant de
cette entité l’objet de discussion concernant son

autonomie.
I- Introduction :
1 - Définitions :
􀂃 a- Connectivite mixte ou intriquée (MCTD) :

répondraient de façon simultanée à un nombre suffisant


de critères pour plusieurs connectivites distinctes (LES,
sclérodermie, PR ,dermatopolymyosite).

􀂃 b- Syndrome de Sharp : fait partie des MCTD


Association de signes appartenant à 2 connectivites ou
plus et présence obligatoire d’Ac anti-RNP à un taux

significatif (≥ 1/4000) →satisfaisant aux critères de Sharp.


I- Introduction :
c- Syndrome de chevauchement (overlap syndrome) :
succession de 2 connectivites majeures dans le
temps(sclérodermie puis LES ++).
d- Connectivite indifférenciée (UCTD) :
connectivite probable ne satisfaisant pas encore à aucun
système reconnu de critères.

2- Intérêt :
- Son existence est toujours débattue.
- Son caractère bénin a été mis en doute (car atteintes
viscérales)
II- Epidémiologie :

- Prévalence : 1/10 celle du LES.


- Sexe : prédominance féminine.

- Age : à tout âge. Pic entre 30 et 40 ans.

- HLA : fréquence de l’A1, B8, DR3, DR4 avec


l’atteinte articulaire,
DQB1, et DRB1 avec les anti-RNP.
III- Physiopathologie :

- Peu connue.
- Le rôle pathogène des Ac anti U1-RNP est incertain.
- Concept : anti-RNP + terrain génétique → modification du

statut immunologique d’un individu → 1 ou plusieurs


maladies auto-immunes.
- Facteurs inducteurs d’anti-RNP : produits chimiques

(monomères vinyliques), silice, Ag viraux.


IV- Clinique :
• Modes de début :
􀂃 Souvent insidieux progressif.
􀂃 Signes initiaux : signes généraux, arthralgies ou
polyarthrite, syndrome de Raynaud, doigts boudinés.

1- Manifestations articulaires :
- Arthralgies ou polyarthrite (fixe et additive), oligoarthrite.
- Siège : IPP, MCP, poignets, coudes, chevilles, MTP.
- Atteinte symétrique, pas très sévère.
- Déformations (rares) : main de Jaccoud, érosions ( PR).
IV- Clinique :
2- Manifestations abarticulaires :
- Rétractions fixées en flexion des mains.
- Ténosynovite des fléchisseurs des doigts.
- Nodules sous-cutanés de type rhumatoïde.

3- Manifestations osseuses :
- Résorption des houppes phalangiennes (sclérodermie).
- Ostéonécrose aseptique épiphysaire ou médullaire
(apparemment due à la cortiocothérapie).
IV- Clinique :
4- Manifestations musculaires :
- Myalgies : proximales, sans retentissement clinique,
biologique ou électrique.
- Polymyosite : 10-20%. Corticosensible, surtout si prise tôt.

5- Manifestations cutanées :
 Phénomène de Raynaud :
- Presque constant. Peut rester isolé plusieurs années.
- Siège : mains, rarement les pieds.
- Complications : rares. troubles trophiques (sclérodermie).
- Capillaroscopie : aspect ressemblant à une sclérodermie
(63%), LES (23%), non spécifique (14%).
IV- Clinique :
 Doigts boudinés :
- Atteinte mixte : articulaire, ténosynoviale et cutanée.
- Doigts gonflés, tendus, peau difficile à plisser.
- Evolution : réversible au début sous traitement. Peut
évoluer vers une sclérodactylie.

 Autres lésions cutanées :


- Télangiectasies multiples.
- Troubles de la pigmentation.
- Rash facial ou photosensibilité.
- Alopécie.
-Calcinose sous-cutanée.
IV- Clinique :
 Lésions muqueuses :
- Ulcérations buccales, rarement urogénitales.
- Perforation du septum nasal.

6- Manifestations respiratoires :
 Atteinte pulmonaire :
- Atteinte restrictive.
- Peut être asymptomatique.
- Toux, dyspnée, douleur thoracique.
- Radio : infiltrats interstitiels irréguliers.
IV- Clinique :

 HTAP :
- Liée à une prolifération conjonctivale intimale, réduisant le
calibre des petites artères et artérioles pulmonaires.
- Entraine une défaillance ventriculaire droite.
- Peu sensible au traitement.

 Autres :
- Epanchement pleural : inflammatoire, corticosensible.
- Hémorragie alvéolaire
IV- Clinique :
.7- Manifestations cardiaques :
- Péricardite : asymptomatique ou paucisymptomatique.
- Myocarde : insuffisance cardiaque globale, troubles du
rythme voire de la conduction. Bloc de branche droit, BAV.
- Valvulopathie : prolapsus mitral ; épaississement aortique.

8- Manifestations digestives :
- Tous les segments peuvent être touchés. L’oesophage est
le siège de prédilection (corticosensible).
- Hépatite chronique active.
- Hémorragie digestive.
- Pancréatite.
IV- Clinique :
9- Manifestations rénales :
- Atteinte modeste.
- Protéinurie isolée ; syndrome néphrotique, HTA.

10- Manifestations neurologiques :


- Céphalées.
- Manifestations centrales : comitialité, ataxie cérébelleuse,
névrite optique rétrobulbaire, méningite aseptique, troubles
psychiques.
- Atteinte des paires crâniennes : trijumeau, facial.
- Neuropathie périphérique : syndrome du canal carpien,
polyneuropathie distale (sensitive).
IV- Clinique :
.
11- Manifestations hématologiques :
- Adénopathies superficielles et profondes, qui régressent au
cours de l’évolution.
- Parfois splénomégalie.
- Anémie inflammatoire (rarement hémolytique).
- Leucopénie (lymphocytes++).
- SAPL (→ thrombose).

12- Associations :
- Syndrome sec.
- Dysthyroïdie : thyroïdite de Hashimoto, hypothyroïdie
V- Biologie :
1- Bilans standard :
- VS accélérée. CRP élevée.
- Leucopénie.
- Anémie inflammatoire.
- Hypergammaglobulinémie polyclonale.
􀂃
2- Bilan immunologique :
Non spécifique :
- Complexes immuns : détectés parfois.
- Variation du taux du complément.
- FAN : 1/1000e, de type moucheté.
V- Biologie :
Anti-RNP :
- Retrouvés à des taux significatifs.
- Ce sont des particules intranucléaires comportant de petits
ARN riches en uridine d’où U-RNA.

IgG spécifiques contre la fraction ARN des U1-RNP.

- Les anti-RNP ne sont pas spécifiques de la connectivite


mixte et sont présents à faible taux dans la maladie lupique,
la sclérodermie, le SGS
V- Biologie :

- Evolution : stables, peuvent disparaître après plusieurs


années de rémission clinique.

Autres auto-Ac :
- Anti-scl70 : en cas de chevauchement avec la sclérodermie.
- FR : présent dans 40% des cas, sans PR

- Ac APL : possibles.
- Anti-Sm : critère d’exclusion du Sharp.
VI- Examens morphologiques et fonctionnels :

- Capillaroscopie : mégacapillaires (50%).


- EFR : nécessaire pour le suivi, avec étude de la DLCO.
- Echo-doppler cardiaque : surveillance de la PAP.
VII- Formes cliniques :

1- Forme infantile :
- Plus sévère. Mortalité plus importante.
- Age : 4-16 ans.
- Fréquence de l’atteinte cardiaque, pulmonaire, rénale.
- Evolution : très variable.

2- Grossesse :
- Pas de problème particulier (pour la plupart des auteurs).
- La fertilité n’est pas modifiée.
VII- Formes cliniques :
3- Formes évolutives :

- Formes bénignes : restent limitées et/ou manifestations


inflammatoires corticosensibles.
- Formes mortelles : localisations viscérales ou infectieux.
- Evolution vers un LES, sclérodermie (HLA DR5), PR (HLA
DR1 ou DR4), dermatopolymyosite.
- Evolution des symptômes :
􀀹 Arthrite, myosite, Raynaud, dysfonction oesophagienne →
atténuation avec le temps.
􀀹 HTAP, atteinte neurologique → persistent.
VIII- Diagnostic positif :

- Difficile au début (diagnostic porté par excès ou par défaut).

- Plusieurs critères, aucun n’est validé.

- Critères de Sharp : très sensibles mais peu spécifiques.

- Autres : critères de Kahn (simples), critères japonais,

critères d’Alarcon-Segovia.
VIII- Diagnostic positif :
Critères de Sharp

Critères majeurs
- Myosite sévère.
- Atteinte pulmonaire : DLCO<70%, HTAP, lésions
histologiques vasculaires prolifératives à la biopsie Pul

- Raynaud ou hypomobilité oesophagienne.


- Mains gonflées ou sclérodéctylie.

- Ac anti-ECT≥10000 avec anti-RNP (+) et anti- Sm (-).


VIII- Diagnostic positif :
Critères mineurs
- Alopécie.
- Leucopénie
- Anémie
- Pleurésie
- Péricardite
- Arthrite
- Neuropathie du trijumeau
- Rash malaire
- Thrombocytopénie
- Myosite modérée
- Antécédent de mains gonflées.
VIII- Diagnostic positif :

Connectivite mixte certaine : 4 critères majeurs en


l’absence d’anti-Sm. anti U1-RNP≥1/4000e
Connectivite mixte probable :

- 3 critères majeurs et anti RNP ≥ 1/1000e


- 2 critères majeurs et 1 mineur et anti RNP ≥ 1000e
Connectivite mixte possible : (pas de critère biologique)

- 2 ou 3 critères majeurs.
- 1 critère majeur et 3 mineurs
VIII- Diagnostic positif :

Critères de Kahn
a- Critère sérologique : présence d’Ac anti-
RNP à taux élevé,
avec FAN mouchetés > 1/2000e
b- Phénomène de Raynaud
c- Présence de : myosite, synovite, doigt
boudiné.
Diagnostic si : A + B + 2/3 de C
IX- Diagnostic différentiel :
Syndrome de chevauchement.
Autres associations de connectivites :

- PR + SGS (fréquente).
- PR + PAN.
- PR + LES.
- Sclérodermie + DM.
- Sclérodermie + SGS.
- LES + sclérodermie.
- LES + PM.
- LES + SGS
X- Pronostic :
- Le caractère bénin a été mis en doute.
- Diverses atteintes viscérales ou complications peuvent être
observées.

- La mortalité n’est pas négligeable.


- Causes de décès :
- Complications de la maladie : myocardite, pneumopathie,

HTAP, glomérulonéphrite, vascularite, hémorragie digestive,


amylose.
- Complications du traitement : infections++
XI- Traitement :
Mal codifié. Il doit être adapté à la présentation de la maladie.
A- Forme modérée :
- AINS ou aspirine.
- ± antipaludéens de synthèse.

B- Myosite :
- Corticothérapie.
- Méthotrexate (attention à l’atteinte respiratoire).

C- Arthrite :
- AINS voire corticoïdes.
- Antipaludéens de synthèse.
- Eventuellement : méthotrexate.
- D-pénicillamine ?
XI- Traitement :
D- Syndrome de Raynaud :
- Mesures d’hygiène.
- Inhibiteurs calciques : nifédipine, diltiazem.
- Prostaglandine E1 en IV.
- Prostacycline PGI2 ou son analogue (Iloprost).

E- Signes de PR :
- Idem PR.

F- Signes de LES ou DPM : sérite, méningite.


- Corticothérapie orale voire bolus.

H- Atteinte rénale :
- Corticoïdes ± cyclophosphamide (selon histologie).
XI- Traitement :

I- HTAP :
- Inhibiteurs calciques, IEC, aspirine
- Prostacycline IV ou inhalée.

G- Manifestations digestives :
- Mesures hygiéno-diététiques.
- Anti H2 et IPP.
- Prokinétiques, alginates.
- Corticoïdes, chirurgie.
Merci pour votre attention

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