Exploration de l’axe
gonadotrope
Dr Patricia Ferrari
Laboratoire d’Hormonologie
CHU de Nice
Février 2012
PLAN (1)
La différenciation sexuelle
Rappels anatomiques et physiologiques
L’hypothalamus
L’hypophyse
Chez la femme
l’ovaire
Les oestrogènes
Les androgènes
Chez l’homme
PLAN (2)
Les explorations fonctionnelles
Méthodologie
Les particularités
La puberté
Puberté précoce
Retard pubertaire
La pilule
La menopause
DIFFERENCIATION SEXUELLE NORMALE
Canaux de Wolff
Précurseurs :
de l’épididyme,
des canaux déférents,
des vésicules séminales
Chez le garçon
DIFFERENCIATION SEXUELLE
NORMALE
Chez la fille
Canaux de Müller
Précurseurs :
de l’utérus,
des trompes,
de la partie sup.
du vagin
Axe hypothalamo-
hypophysaire chez la femme
Physiologie de l’axe gonadotrope
Au niveau hypothalamique
nécessite la présence de neurones à GnRH
(Gonadotropin Releasing Hormone) fonctionnels
La GnRH, formée de 10 acides aminés est
libérée dans le sang porte hypothalamo-
hypophysaire.
L’hypothalamus : la GnRH
GnRH = LHRH = gonadoliberine =gonadoreline
½ vie = 4 -7 mn
Sécrétion pulsatile variable en fréquence
et en amplitude au cours du cycle :
début de phase folliculaire : 1 à 2 pulses par heure
Fréquence augmentée en fin de phase folliculaire
et en période pré-ovulatoire
Ralentissement en phase lutéale (action de la
Prog) 1 pulse/4h
Mode d’action et activité
biologique de la GnRH
Désensibilisation hypophysaire par la GnRH en continu
Bioforma :Cahier de Formation n° 30
Physiologie de l’axe gonadotrope
Au niveau hypophysaire, la GnRH
se lie sur les récepteurs membranaires des
cellules gonadotropes.
est nécessaire à la sécrétion et à la
biosynthèse de la sous-unité et des sous-
unités ß des gonadotrophines, qui forment la
LH (Luteinizing hormone) et la FSH (Follicle
Stimulating Hormone).
Protocoles de prise en charge en PMA
Utilisation des agonistes de la GnRH
Pour bloquer les sécrétions hormonales de la femme
qui pourraient interférer avec le traitement de la phase
de stimulation, suivi par
La phase de stimulation au 14è j par des
gonadotrophines (FSH recombinante),
qui a pour but d’obtenir la croissance de plusieurs
follicules permettant le recueil de plusieurs ovocytes
Dosage d’Estradiol et écho à chaque étape
Protocoles de prise en charge (2)
Pas de phase de blocage
Phase de stimulation dès le 2è j par des
gonadotrophines (FSH recombinante),
qui a pour but d’obtenir la croissance de plusieurs follicules
permettant le recueil de plusieurs ovocytes
Utilisation des antagonistes de la GnRH
Lorsque la taille des follicules atteint un certain seuil ou que le
taux d’estradiol arrive à un certain niveau, on ajoute un autre
médicament par voie sous-cutanée : Cétrotide® (antagonistes du
GnRH).
Protocoles de prise en charge (3)
Le déclenchement de l’ovulation
Lorsque la stimulation et la maturation folliculaire sont
suffisantes, on peut déclencher l’ovulation en mimant le
pic de LH.
Le déclenchement de l’ovulation impose l’arrêt des
autres traitements. Il se fait dans les mêmes conditions
quel que soit le protocole de stimulation.
Produit utilisé : Ovitrelle 500mg (hCG recombinante) en
injection sous-cutanée. L’ovulation se produit 37 à 40
heures après cette injection. Le recueil ovocytaire ayant
lieu juste avant l’ovulation, les ponctions se font 36
heures après l’injection d’Ovitrelle®.
L’hypophyse
Pour la fonction gonadotrope 3 hormones
protéiques :
Les gonadotrophines :
la FSH
la LH
La prolactine (PRL)
Les gonadotrophines
FSH = follicle stimulating hormone
LH = Luteinizing hormone
Glycoproteines de 28000 et 33000 Da
Héterodimères 2 chaînes peptidiques et
Sous-unité identique pour FSH, LH, TSH et
HCG. Se lie au récepteur
Sous-unité spécifique
Hétérogénéité des formes circulantes selon le %
de glucides et ½ vie différente
Les gonadotrophines
Dissociation des 2 ss-unités = perte de
l’activité biologique
Chaîne = spécificité immuno et biologique
de l’hormone
Gène des 3 ss-u sur 3 chro différents
Excès de ss-u
½ vie FSH = 2-3 h jusqu’à 10h
½ vie LH = 20-30 mn
Les gonadotrophines
La GnRH stimule leur synthèse
Une modification de la pulsatilité de la GnRH
modifie le niveau d’expression de la FSH et LH
Rétrocontrôle par les hormones stéroïdes :
Inhibent la transcription des gènes des ss-u et
Si taux bas d’E2 : augmentation de FSH et LH
Si taux élevé d’E2 : baisse de FSH et LH
Inhibition de la FSH par les inhibines (peptides
ovariens)
Les gonadotrophines
Pulsatilité de la LH variable au cours du cycle
FSH et LH contrôlent au niveau ovarien :
la maturation folliculaire,
le déclenchement de l’ovulation
la régulation de la synthèse et de la sécrétion des
hormones stéroïdes ou peptidiques
Fonctions des
gonadotrophines
LA FSH :
Chez la femme :
Dvpment des follicules
Sécrétion des Oe par l’ovaire
Chez l’homme :
Nécessaire à la spermatogénèse
Fonctions des
gonadotrophines
LA LH :
Chez la femme :
Responsable de l’ovulation et de la formation
du corps jaune
Contrôle de la sécrétion des Oe et de la P
Chez l’homme :
Stimule la sécrétion de la T par les c de Leydig
La prolactine
Hormone peptidique, une seule chaîne de 198 aa en 3
boucles
Plusieurs formes circulantes:
La PRL monomérique,
La big PRL (forme di ou trimérique)
La big-big PRL (PRL + IgG)
demi-vie : 30 min pour la PRL (plus longue pour la
bbPRL)
La prolactine
Sécrétion : cellules lactotropes de l’hypophyse
contrôle inhibiteur : hypothalamus (dopamine)
Si pas de dopamine (stress, mdcts) alors levée de
l’inhibition !
stimulée par : TRH, oestradiol à forte dose
Hormone lactotrope :
Augmente tout le long de la grossesse, et si
allaitement
Sécrétion pulsatile, rythme nycthéméral
faibles variations au cours du cycle menstruel
La prolactine
Activités biologiques :
prolifération mammaire
grossesse,
montée laiteuse après accouchement
diminue la pulsatilité de la GnRH
(dysovulation) = hypofertilité !
= aménorrhée !
L’Ovaire
Fonction exocrine : sécrétion des ovocytes
Fonction endocrine : synthèse des hormones
à partir du cholestérol (idem testicules et surrénales )
Variable au cours du cycle :
Avant ovulation sécrétion par les cellules de la granulosa
du follicule : E2 et inhibine B
Après l’ovulation sécrétion par le corps jaune fonctionnel:
E2 et progestérone
Autre sécrétion plus constante :
Sécrétion des androgènes par le stroma ovarien
Pourcentages relatifs des hormones stéroïdes
circulantes selon leur origine chez la femme adulte
Au niveau ovarien
Stock de follicules présent dès la vie embryonnaire.
Follicule ovarien formé de plusieurs couches:
une couche externe = la thèque
une couche interne formée par les cellules de la granulosa
qui entourent l'ovocyte.
Lors du cycle,
la LH se lie à son récepteur situé sur la membrane des
cellules de la thèque
la FSH se lie à son récepteur situé sur les cellules de la
granulosa.
L'ovulation est la conséquence du pic de LH
Bioforma :Cahier de Formation n° 30
La fonction endocrine de
l’ovaire
Les androgènes
4, T, synthétisées par le stroma ovarien et la thèque
interne du follicule
DHT synthétisée à partir de la T au niveau de la peau
Les oestrogènes
Estrone (E1) et estradiol (E2) secrétées à partir des
androgènes sous l’action d’une aromatase
Sécrétées à chaque étape du cycle par l’ovaire
Peuvent être sécrétées par le tissu adipeux
Les hormones progestatives
Prog et 17OHP
La fonction endocrine de
l’ovaire
2 voies de synthèse
Voie dite « 4 » et voie dite « 5 »
Prog seulement par la voie 4
La synthèse et la sécrétion de Prog et d’E2
varient en permanence au cours du cycle
La synthèse des androgènes par le stroma
ovarien est cte tt au long du cycle
INSULINE
Principaux facteurs régulant la stéroïdogénèse ovarienne, d'après la théorie de coopération bicellulaire. P450 scc :
cytochrome P450
Médecine Thérapeutique et Endocrinologie et Reproduction, vol. 1, n° 3,
Aldostérone
Cholestérol
∆5 Prégnènolone
21/ 11
OHlase Isomérase 17α 17,20
hydroxylase desmolase
Progestérone DHA S-DHA
sulfotransférase
17 OHlase Isomérase
17 OH Progestérone ∆ 4-Androstènedione Estrone
Aromatase
11/ 21β Oxydo Oxydo
OHlase reductase reductase
Cortisol Testostérone 17β œstradiol
Aromatase
5α
∆4 reductase
∆5 5α DHT
Autres sécrétions ovariennes
Les inhibines A et B
Inhibine B :
synthétisée au cours de la phase folliculaire précoce par les
cellules de la granulosa des petits follicules antraux en
croissance de moins de 8mm
Suppresseur de la synthèse de FSH.
Les autres hormones antéhypophysaires notamment la LH ne
sont pas influencées par l'inhibine.
Action inhibitrice sur les autres follicules ovariens en voie de
développement :
bloquent l'aromatase diminuant ainsi la transformation de testostérone en
oestradiol par les cellules de la granulosa.
Mesure de la réserve ovarienne
Autres sécrétions ovariennes
L’AMH (hormone anti-mullérienne)
Même hormone chez le mâle et la
femelle : différents rôles/régulation
Chez la femme :
marqueur de tumeur de la granulosa
Mesure de la réserve ovarienne
Chez l’homme sécrétée par les cellules de Sertoli :
bilan de la fonction gonadique chez le jeune garçon
Sécretion d’AMH dans l’ovaire :
1: inhibe le recrutement initial
2 : freine l’action stimulante de la FSH sur la
croissance des follicules intermédiaires
Durlinger, ALL et. Al., Reproduction(2002) 124, 601–609
Les androgènes chez la femme
2 hormones à activité androgénique :
Testostérone et Dihydrotestostérone
Capacité à se lier aux récepteurs nucléaires des
androgènes,
L'ovaire et les surrénales ne sécrètent que très
peu de T et pas de DHT,
synthèse et sécrétion d’un précurseur :
la 4 Androstènedione ( 4).
Les androgènes chez la femme
La Delta 4 androsténédione :
se transforme en périphérie (foie, tissu adipeux,
muscle, peau) essentiellement en androgène
actif : la T, sous l'effet de la 17-ß hydroxystéroïde
déshydrogénase (17HSD)
Provient pour 40 % de la surrénale et pour 60 %
de l'ovaire (cellules de la thèque et du stroma).
La 4 ne se lie quasiment pas à des protéines
de transport,
Les androgènes chez la femme
La testostérone
produite en périphérie (production = 0.25 mg/jour),
circule dans le sang essentiellement sous forme
liée à la Sex Hormone Binding Globulin
(SHBG), protéine de liaison de forte affinité dont les
taux plasmatiques sont influencés par l'état nutritionnel
et les taux circulants d'insuline,
Et en faible quantité liée à l’albumine (faible
affinité)
Synthèse des androgènes
(ovaire et surrénale)
Rôles des H stéroïdes
ovariennes
ESTROGENES
Tractus génital activité trophique
reconstruction endomètre en début de cycle
sécrétion de glaire cervicale
croissance des canaux galactophores
Autres tissus
croissance, minéralisation osseuse,
maturation squelettique
répartition gynoïde du tissu adipeux
synthèse de protéines hépatiques
(SHBG, lipoprotéines, facteurs de coagulation)
PROGESTERONE
Optimise la muqueuse de l’endomètre pour la nidation
Effet hyperthermique décalage thermique
Effets sédatifs à des taux élevés
ANDROGENES OVARIENS
• Modification de l’appareil pilo-sébacé
Transport des H stéroïdes
Proteines de transport
Sex Hormone Binding Globulin (SHBG, SXB)
Lie fortement la DHt, la T et l’E2
Mais faiblement la DHEA et la 4
Marqueur de l’imprégnation estrogénique
Corticosteroid Binding Globulin (CBG)
Lie fortement la Prog
L’albumine
lie toutes les H avec une faible affinité
Transport des H stéroïdes
Conséquences de ces liaisons :
Biodisponibilité, bioactivité fonction de la
concentration des protéines porteuses
dosage simultané de l’hormone et de la
protéine porteuse pour l’interprétation
Choix du dosage :
hormone totale (libre et liée)
hormone libre +++
Axe hypothalamo-
hypophysaire chez l’homme
DIFFERENCIATION SEXUELLE NORMALE
Influence hormonale
L’hypothalamus : la GnRH
Chez l'homme, la sécrétion de LH-RH se
fait toutes les 3-4 heures.
Chez beaucoup d'hommes, les sécrétions
de LH-RH et donc de LH et FSH
surviennent surtout la nuit et sont liées au
sommeil.
Fonctions des
gonadotrophines
LA FSH :
Stimule le dvpt des tubes séminifères
Poursuit le dvpt des spermatozoides
LA LH :
Stimule le dvpt des c de Leydig, des testicules
et la sécrétion de la T
Fonctions des gonadotrophines
Les hormones
Principale hormone mâle : testostérone
Autres androgènes testiculaires :
4 androstènedione
déhydroépiandrostérone (DHEA)
Androgènes surrénaliens : moins
puissants
Le testicule : structure et fonctions
3 fonctions principales
Détermine pendant la vie fœtale la différenciation
masculine des OGE
Synthèse de la testostérone
Initiation puis maintien de la spermatogenèse
Structure
Tubes séminifères : cellules de Sertoli
cellules de la lignée germinale
Tissu interstitiel : cellules de Leydig
Fonctions endocrines (cellules de Leydig et de Sertoli)
et fonctions exocrines (cellules germinales)
Fonction endocrine :
les hormones
Testostérone :
Chef de file des hormones mâles
Produite par les cellules de Leydig
Transport :
44 % liées à la SHBG +++
50 % liées à l’albumine
2 % libres
Transformation intracellulaire en
dihydrotestostérone
= > forme biologique active
Métabolisme de la T 3 voies différentes
Activation dans les tissus cibles
Testostérone 5 reductase DHT
Conversion en oestrogènes (tissu osseux, adipeux)
Testostérone Œstradiol
Aromatase à
Cytochrome
∆4 androsténèdione P450 Œstrone
Catabolisme hépatique +++
Testostérone 17 cétostéroïdes
DHT (androstérone)
Effets Physiologiques
Effets sexuels
Pendant la vie fœtale : différenciation des OGE
A la naissance : taux faibles, pic à 2 mois, baisse à 6 mois
A la puberté : nombre et taille des cellules de Leydig
sécrétion de testostérone
OGE, croissance, masse musculaire,
caractères sexuels secondaires
A l’âge adulte : trophicité des OGE
entretien de la spermatogenèse
Caractères sexuels 2aires
Vieillissement sécrétion de testostérone
Effets métaboliques
Métabolisme protidique +++ : effets anabolisants
(muscle squelettique, os)
Métabolisme lipidique : effets lipolytiques
Métabolisme des glucides : stockage glycogène
au niveau musculaire
Mode d’action
Pro-hormone réduite en DHT par la 5 reductase
Liaison à un récepteur soluble
EXPLORATIONS
FONCTIONNELLES
Méthodologie
Le dosage plasmatique d’une hormone :
Donne le reflet de sa production au moment précis
où est effectué le prélèvement sanguin.
Concentration plasmatique fonction de ses
variations pulsatiles et nycthémérales :
variations importantes spécifiques de l’hormone étudiée
La concentration plasmatique d’une H est le reflet
de sa production globale et non pas par une seule
glande endocrine
Méthodologie
Le dosage d’une hormone ou de ses
métabolites dans les urines de 24h présente
l’avantage de mesurer la production de cette
hormone au cours de l’ensemble du
nycthémère
Méthodologie
Dosages en base = exploration statique
Ex : E2, T,
Dosages après stimulation et/ou freination
Exploration dynamique
Test au GnRH,
Test au TRH
Méthodologie
Nature du prélèvement :
Sérum (+++), plasma (attention aux anti-coagulants),
Urines (diurèse des 24h)
A décanter dès réception
Conservation :
1 à 2 j à T° ambiante
1 semaine à 4 °C
Plusieurs mois à -20°C
Renseignements cliniques
sur le patient (âge, sexe, stade pubertaire)
Date des dernières règles
Traitement en cours
Méthodologie
Connaître la technique de dosage :
Limite de détection/sensibilité
Intérêt en Pédiatrie
Interférences techniques
Standardisation
Variabilité inter-technique +++
Faux positifs/faux négatifs
Liés à la technique
Liés à l‘hormone à doser
Méthodologie
Connaître la physiologie :
À quel moment prélever :
Au cours du cycle,
Au cours de la journée,
½ vie de l’hormone :
Ne pas répéter des dosages inutilement
Variations physiologiques :
Puberté, grossesse, contraception
Jour du cycle, Ménopause,
Dosages de la FSH et LH
Dans le plasma ou le sérum
Variations circa-horaires dues à la pulsatilité de la
GnRH
Variations au cours du cycle :
la FSH augmente en fin de phase lutéale puis diminue à
partir du 7ème jour de la phase folliculaire environ.
LH/FSH <2 sauf au pic ovulatoire où LH/FSH = 4
Chez la femme réglée dosage à J3-J5 du cycle
(pas de notion de jeûne, posture ou activité physique)
Dans les urines
Reflet de la sécrétion nycthémérale surtout utilisée en
pédiatrie
mUI/ Femmes Femmes
normalement Femmes méno
mL réglées enceintes pausées
P.
Pic préovulatoire P. Lutéale
Folliculaire
LH 1,9 - 12,5 8,7 - 76,3 0,5 - 16,9 < 1,5 15,9 - 54
FSH 2,5 - 10,2 3,4 - 33,4 1,5 - 9,1 < 0,3 23 - 116
Variations au cours du cycle menstruel et de la vie
Variations pathologiques
Taux élevés de FSH et LH
Dysgénésie gonadique
Caryotype : Sy de Turner
Ménopause précoce
Diminution réserve ovarienne
Taux bas de FSH et LH
Adénome hypophysaire compressif
Grossesse (E2 élevé)
Insuffisance gonadotrope centrale
Variations pathologiques
Elévation isolée LH seule
SOPK
Taux élevés de FSH et LH et E2 Nl
Périménopause
SORG
Variations iatrogènes
Taux diminués de FSH LH
Contraception orale
Taux effondrés de FSH LH
Agonistes du GnRH
Antagonistes du GnRH
Progestatifs : Androcur, Lutényl
Oestro-progestatifs contraceptifs
Prise d’androgènes anabolisants
Corticothérapie à fortes doses
Indications du dosage de la FSH
FSH en 1ère intention si hypofertilité
Si aménorrhée : pour définir l’origine
Haute : hypogonadisme hypogonadotrope
Basse : hypogonadisme hypergonadotrope
Chez la patiente réglée :
pour évaluer sa réserve ovarienne,
À J3
Avec E2 +/- inhibine B
FSH et LH si troubles pubertaires
Particularités du dosage de la LH
Si aménorrhée : pas de jour particulier
Chez la patiente réglée, pour exploration de
l’axe gonadotrope :
Entre J3 et J5
En période péri-ovulatoire pour les PMA
Indications du dosage de la LH
Avec la FSH en 1ère intention si hypofertilité
Si aménorrhée : pour définir l’origine
Haute : hypogonadisme hypogonadotrope
Basse : hypogonadisme hypergonadotrope
Chez la patiente avec signes cliniques
d’hyperandrogénie :
diagnostic différentiel de SOPK
FSH et LH si troubles pubertaires
Indications du dosage de la LH
Dans le cadre de la PMA :
Avec l’E2
Tous les 3 à 7 j en début de traitement
Permet de surveiller l’approche du pic pré-
ovulatoire et donc le moment propice pour un
rapport sexuel ou une ponction d’ovocytes
La prolactine
Conditions de prélèvement :
Un prélèvement à 10 h du matin, à jeûn au repos
depuis 20 mn
Si contrôle 2 ou 3 prél à 10 mn d’intervalle
Eviter la période péri-ovulatoire
La prolactine
Valeurs de référence :
PRL < 20 ng/mL ou 420 mUI/L
Patho si > 25
HyperPRL
Adénome
Hypothyroïdie
Insuff rénale
SOPK
Atteinte Hypothalamique ou hypophysaire
La prolactine
Médicaments hyperprolactinémiants à
connaître :
estrogènes,
psychotropes (neuroleptiques,
antidépresseurs, anxiolytiques)
antiulcéreux,
hypotenseurs,
antiémétiques,
amphétamines,
opiacés
La prolactine
Test au Métoclopramide ou MCP (Primpéran)
Inhibe le tonus dopaminergique
PRL
Résultats :
Sujet normal : 2
Adénome : moins de stimulation
Test au TRH
TRH stimule la synthèse de PRL et TSH
Résultats
Sujet normal : 2 à t 15mn
Adénome : aucune modification
La prolactine
Attention aux réactions croisées avec la bbPRL
Connaître la technique
Variabilité inter-technique importante
Quand rechercher la bbPRL ?
Si discordance clinico-biologique
Si discordance entre 2 dosages faits dans des labos différents
Comment la doser ?
Précipitation au PEG : approximatif
Positif si > 50%
Chromatographie avec filtration sur gel
VN si 30%< bbPRL<50%
Exploration de la
fonction ovarienne :
dosages de l’E2 et de la Prog
E2 en phase folliculaire
=
reflet de la maturation et de la croissance
folliculaire
E2 et Prog en phase lutéale
=
reflet de l’activité steroïdogène du corps jaune
Exploration de la
fonction ovarienne: l’E2
Marqueur de la maturation folliculaire
Sa concentration augmente au cours de la phase
folliculaire témoignant de la croissance du follicule
Prél à J3 chez la femme réglée
Nécessite des dosages sensibles
Attention aux variations entre les techniques de
dosage
Attention aux réactions croisées avec les ttts :
E2 par voie transcutanée
Problèmes spécifiques
E2 dans 2 circonstances distinctes :
En diagnostic : dosage sensible +++
Limite de détection < 10 pg/mL chez la femme
Limite de détection < 5 pg/mL chez l’enfant
Dans le cadre de la PMA
Technique rapide
Disponibilité 7j/7
Reproductibilité
Dilution (taux supra-physiologiques)
Indications du dosage de l’E2
Exploration de la fonction de reproduction
chez la femme :
Bilan d’aménorrhée
hypofertilité
Dystrophie ovarienne
Suivi des protocoles d’induction de l’ovulation
Indications du dosage de l’E2
Suivi des protocoles d’induction de l’ovulation
En phase folliculaire précoce (+FSH, inhibine B,
AMH)
En période périovulatoire
Au cours des ttts par anta ou agonistes de la
GnRH
Au cours des stimulations de l’ovulation
Valeurs de référence
à titre indicatif !!
Phase folliculaire :
40 à 190 pg/mL
Pic au milieu du cycle :
95 à 508 pg/mL
Phase lutéale :
48 à 309 pg/mL
Post-ménopause :
< 20 à 40 pg/mL
Variations pathologiques
E2< 10 pg/ml chez une femme non
ménopausée = arrêt de la maturation
folliculaire = aménorrhée
En ménopause l’œstrogène circulant est
l’estrone : E2/E1 <1
Lors de la grossesse, sécrétion d’estriol
(E3) par l’unité foeto-placentaire
Exploration du corps jaune
ovarien
= dosage de l’E2 et de la Prog ++
Prélèvement entre le 4ème et le 6ème jour
suivant le décalage thermique (= ovulation)
Prog sécrétée sous forme de pulse (= LH)
Si Prog > 3 ng/mL = ovulation
En phase lutéale Prog > 10 ng/mL
Prog J3 + Prog J5 + Prog J7 après décalage
thermique < 15 alors insuff lutéale
périménopause
Exploration des androgènes
chez la femme
Les hormones stéroïdes androgènes
4…. oui mais
Testostérone…..oui
DHT…..non
SDHA et DHEA …..oui mais
17 OHP…. oui mais
La SHBG …. oui mais
Exploration des androgènes
chez la femme
Prél en 1ère partie de phase folliculaire
Aug de la 4, 17OHP et T en période péri-
ovulatoire
Prél à distance de tte prise de contraceptif
Variations pathologiques:
T Nle et 4 normale ou peu élevée
Hirsutisme idiopathique par aug de la 5 réductase
T très élevée > 15 ng/mL
Tumeur ovarienne ou surrénalienne
Bloc enzymatique
T, 4, LH élevées FSH Nle = SOPK
Exploration des androgènes
chez la femme
T Nle et SXB diminuée + hirsutisme
Hypothyroidie, obésité, acromégalie
17 OH P augmentée = bloc enzymatique
Exploration des androgènes
chez la femme
Test au Synacthène (ACTH)
Entre J5 et J8 du cycle
Résultats
Hyperplasie congénitale des surrénales
17OH P base
Réponse explosive à H1
Particularités du dosage de la
testostérone
Testo libre = 1% Testo totale
Testo biodisponible = T libre + T liée à l’alb
Limite de détection basse (pédiatrie)
Dosage des protéines porteuses (SXB)
Free Androgen Index :
FAI = T totale (nmol/L) / SXB (nmol/L) x 100
Indications du dosage
Signes d’hyper androgénie clinique associés
à des troubles des règles ou de la fertilité
Mais même si hyperproduction taux
plasmatiques cts car surconsommation en
périphérie
Chez l’homme, bilan d’impuissance et
d’hypofertilité
Valeurs de référence à titre
indicatif !
Chez la femme adulte :
0,3 à 0,6 ng/mL (1 ng/mL x 3, 467 = nmol/L)
Chez le petit garçon : selon le stade
pubertaire
Chez l’homme adulte :
2,5 à 10 ng/mL
Exploration de la fonction
ovarienne: inhibine et AMH
Inhibine
Sécrétée par l’ovaire
Rétrocontrôle de la FSH
Dosage à J3 du cycle
Dosage difficile
AMH
Dosage difficile
marqueur de la réserve ovarienne (avec le CFA)
L’hormone anti-mullerienne
Intérêt clinique chez l’enfant mâle à la
naissance
Marqueur de présence testiculaire
si testicules non palpés
cryptorchidie/anorchidie ?
L’hormone anti-mullerienne
Intérêt clinique chez l’enfant mâle avant la
puberté
Marqueur de la valeur fonctionnelle
du testicule
si ambiguïté sexuelle
dysgénésie gonadique?
L’hormone anti-mullerienne
Intérêt clinique chez l’homme
AMH normalement très basse
Si résistance aux androgènes
AMH très augmentée
Dans les stérilités masculines
AMH indétectable = azoospermie obstructive
AMH très diminuée = azoospermie non obstructive
sans spermatogenèse
Indications de la 4
Chez la femme provient pour 60% de l’ovaire
et 40% des surrénales :
Permet de préciser l’origine de la sécrétion
après test de stimulation (Synacthène)
ou de freination (test à la déxaméthasone),
Résultats :
Stimulation : aug de 30 à 50% du taux de base
Freination : diminution de 30 à 50% du taux de base
Le SOPK
Critères de Rotterdam
Conférence de consensus avec 30aine d’experts réunis
en 2003 à Rotterdam (Société Européenne de Médecine
de Reproduction et d’Embryologie (ESHRE) et par la
Société Américaine de Médecine de Reproduction
(ASRM))
2 critères parmi les suivants
1) Oligoménorrhée et/ou anovulation
2) Signes cliniques et/ou biologiques
d’hyperandrogénie
3) Ovaires polykystiques à l’échographie
Diagnostic : critères de
Rotterdam
Oligo- ou anovulation, reconnaissable aux troubles
menstruels tels que l’oligo- ou l’aménorrhée.
Hyper-androgénie et/ou signes cliniques d’une élévation
des androgènes (androgénisation).
Diagnostic différentiel d’exclusion: M. Cushing,
syndrome andrénogénital (AGS), tumeur ovarienne ou surrénalienne
sécrétrice d’androgènes, médicaments ou anabolisants.
Critères échographiques
Diagnostic échographique des OPK:
Au moins 12 follicules ou plus dans chaque ovaire
2-9 mm de diamètre
Augmentation de volume ovarien (> 10ml)
Distribution des follicules et hyperéchogénicité
ne font plus partie des critères
Approche vaginale (mieux chez les obèses)
Épidémiologie
Une des causes les plus fréquentes d’infertilité féminine
Une des endocrinopathies les plus fréquentes chez les
femmes
Prévalence plus élevé chez les femmes noires que les
blanches (8% vs 4.8%)
Association avec Intolérance au Glucose et diabète type II
Epidémiologie
5 à 10 % de la population féminine avant la ménopause
50% ont une obésité de type androïde
32% d’infécondité
et donc > 80% des causes d’infécondité endocrinienne
féminine
36% ont une hyperandrogénie avec acné et hirsutisme
29% ont des troubles des règles
1% est de découverte fortuite
Physiopathogénie
L’hyperandrogénie va aggraver le phénomène
d’accumulation des petits follicules,
les androgènes diminuent l’apoptose ou mort
cellulaire programmée des follicules.
L’excès d’androgènes lors de la vie intra-utérine
pourrait de plus être impliqué dans la
physiopathologie du SOPK (programming foetal).
Quel bilan prescrire ?
Devant une aménorrhée Iaire/Iiaire après la -HCG :
• Prolactine : Éliminer hyperprolactinémie
• TSH : Éliminer atteinte thyroïdienne (Hypo ou
HyperT4)
• FSH : Éliminer aménorrhée d’origine ovarienne
• LH : Augmentée dans SOPK
• DHEA-S : Éliminer tumeur surrénalienne si
hyperandrogénie
• 17 OHP avec test au synacthène
Quel bilan prescrire ?
Les autres dosages utiles pour le SOPK :
• Testostérone totale et libre : Dx différentiel pour une
autre cause d’hyperandrogénie
• Attention à la technique de dosage !!
SHBG
Index de testostérone libre ……
Et L’AMH….
Les variantes physiologiques :
la puberté
Exploration fonctionnelle et morphologique
Détermination de la maturation osseuse : sésamoïde
Echo pelvienne : mensuration de l’utérus
Biologie :
Estradiol plasmatique > 25-30 pg/mL = puberté
Lors du début de la puberté :
Test GnRH : pic LH > 5 UI/L
LH / FSH > 1
La puberté précoce
Développement des caractères sexuels avant
l’âge de 8 ans
Puberté précoce vraie :
Activation précoce de l’axe hypothalamo-
hypophysaire
Test de stimulation des gonadotrophines :
LH / FSH > 1 confirme puberté précoce centrale
La puberté précoce
Pseudopuberté précoce
Production inadéquate d’oestrogènes ou
androgènes
(tumeur ou kyste de l’ovaire, corticosurrénalome,
hyperplasie congénitale des surrénales)
développement pubertaire dysharmonieux
Biologie : œstrogènes, androgènes
FSH, LH normaux
Retard pubertaire
Absence de développement mammaire
chez une fille de 13 ans ou plus
Retard pubertaire simple
Aucun dosage ou test ne permet le diagnostic
Hypogonadisme hypogonadotrope
(Anomalies hypothalamo-hypophysaires : insuf hypophysaire, tumeurs,
troubles psychologiques)
Pas d’ de LH et FSH sous GnRH
Hypogonadisme hypergonadotrope
(Anomalies chromosomes sexuels, insuffisance ovarienne, chimiothérapie,
irradiations, maladies auto-immunes)
LH et FSH
La ménopause
Dès l’âge de 30 ans déclin de l’activité ovarienne
Périménopause = folliculogénèse
oestrogènes
cycles anovulatoires, progestérone
Ménopause = stock de follicules primaires épuisé
= insuffisance oestrogénique
Œstrone +++ (aromatisation périphérique)
Hyperandrogénie relative
Pas de dosage à faire, c’est la clinique qui prime !
La pilule
Diminution des pulses et de la quantité de GnRH
désensibilisation des cellules produisant la LH et la FSH
à l'action de la Gn-RH
Pas d’augmentation de la LH et FSH préovulatoire.
Blocage de l’ovulation
Prolifération de l’endomètre du fait des oestrogènes
contenus dans les contraceptifs. Les progestatifs
modifient l'endomètre proliférant en endomètre
sécrétoire.
Quand un cycle de pilules est terminé après 21 jours, la
menstruation survient du fait de la diminution des
hormones.
Ouf…C’est fini…..