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Explosion ATEX

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Aspects phénoménologiques

Le phénomène d ’explosion
 Une explosion est l ’évolution rapide d ’un système avec
libération d ’énergie et production d ’effets mécaniques et
éventuellement thermiques

 L ’énergie libérée peut avoir une origine physique ou


chimique

 La définition, donnée par la norme EN 1127-1, peut également être citée


: une explosion est « une réaction brutale d’oxydation ou de
décomposition impliquant une élévation de température ou de pression ou
des deux simultanément ».
Une explosion est « la transformation rapide d’un système matériel
donnant lieu à une forte émission de gaz, accompagnée
éventuellement d’une émission de chaleur importante (INRS)».
Le phénomène d ’explosion
 Deux types d ’explosion correspondent à une
énergie libérée d ’origine physique :
– la rupture d ’un récipient pressurisé par un gaz
– la vaporisation brutale d ’un liquide surchauffé

 Deux types d ’explosion correspondent à une


énergie libérée d ’origine chimique :
– l ’explosion d ’une ATEX
– l ’explosion qui résulte d ’un emballement thermique
Le phénomène d ’explosion

Effets d’une explosion:

• effets thermiques
• effets mécaniques :
–onde de surpression aérienne
–projection de débris
Mécanisme de l ’explosion

 On distingue deux régimes distincts de propagation


d ’une explosion :
– la déflagration
– la détonation
L’explosion physique
 La rupture (l ’éclatement) d ’un récipient pressurisé
par un gaz génère différents types d ’effet :
– l ’émission d ’une onde de choc
– la projection des débris du récipient

 Du fait de sa rapidité, le phénomène s ’apparente à


la détonation d ’un explosif
L’explosion physique
 La vaporisation brutale d ’un liquide surchauffé est
un phénomène qui se produit généralement
– dans l ’industrie métallurgique
– dans les chaudières ou récipients contenant des gaz liquéfiés
(BLEVE)
 l ’énergie libérée est proportionnelle à
– la masse du liquide vaporisé
– la différence entre la température initiale du liquide et sa
température d ’ébullition
L’explosion chimique
 L ’énergie libérée est l ’enthalpie d ’une réaction
chimique exothermique :
– soit c ’est l ’enthalpie d ’une réaction chimique
» de décomposition d ’un produit instable
» entre un ou plusieurs réactifs (emballement thermique)

– soit c ’est l ’enthalpie de la réaction de combustion dans l ’air


d ’un produit combustible : le mélange réactionnel est une
atmosphère explosive (ATEX) constituée d ’un produit
combustible à l ’état de gaz, de vapeur ou de poussière
dispersée dans l ’air
Le phénomène d ’explosion

Etat des substances impliquées dans une explosion d’ATEX

• gaz inflammables
• liquides inflammables
• solides pulvérulents

lebsirhayet@[Link]
lebsir.oran2@[Link]
Les sources d ’inflammation
 Sources d ’inflammation les plus fréquentes :

– flammes nues (briquet, chalumeau, brûleur…)


– travaux de meulage (étincelles mécaniques)
– étincelles électriques (contacteurs, moteurs…)
– électricité statique (surtout pour les gaz et vapeurs)
– surfaces chaudes (fours, pièces mécaniques qui frottent et
s ’échauffent…)
– auto-inflammation d ’un dépôt de poussières combustibles
Les sources d ’inflammation
 Autres sources d ’inflammation :
– compression adiabatique d ’une ATEX gazeuse
– foudre
– courants vagabonds
– produits pyrophoriques
– rayonnement haute fréquence
– rayonnement optique
– rayonnement ionisant
Caractérisation des substances
combustibles
 Une substance combustible est caractérisée par :
– son oxydabilité
– sa chaleur de combustion H
– ses limites d ’explosivité (LIE/LSE),
– son point d ’éclair (pour un liquide)
– sa température d ’auto-inflammation (TAI)
– son énergie d ’inflammation (EMI)
– ses conditions d ’explosion en milieu confiné
Les Atmosphères explosibles (ATEX)

Une « Atmosphère Explosible » est une atmosphère qui


pourrait devenir explosive en raison des conditions
locales ou/et opérationnelles.

C’est un mélange d’air et de substances inflammables


sous forme de gaz, vapeurs, brouillards ou poussières,
dans lequel, après inflammation, la combustion se
propage à l’ensemble du mélange non brûlé.
Des atmosphères explosibles peuvent se former, dues à la
présence des produits suivants :

• Gaz et vapeurs :
• Combustibles pour les installations de chauffage, de
séchage, etc.,
• Gaz combustibles stockés,
• Vapeurs de solvants inflammables stockés ou manipulés
;
• Poussières combustibles susceptibles de constituer avec
l’air des nuages explosifs lors d’opérations courantes
(chargement ou déchargement de produits pulvérulents,
dépoussiérage de filtres…).
Quand est-on en présence d’une ATEX ?
Deux conditions doivent être réunies pour qu’il y ait explosion :

Condition n°1 :
Il faut la présence d’un comburant et d’un combustible. Dans un
mélange formant une ATEX, l’oxygène de l’air est le comburant , les
substances inflammables sous forme de gaz, de vapeurs ou de
poussières sont le combustible .

Condition n°2 :
Le mélange doit être explosif. Une ATEX explose par l’apport
d’une source d’inflammation, qui peut être une source d’énergie
suffisamment importante (par exemple une étincelle d’origine
mécanique ou électrique) ou une température suffisamment
élevée (par exemple une surface chaude).
Voici quelques exemples de combustibles pouvant former une ATEX dans un mélange avec l’air :

Voici quelques exemples de combustibles pouvant former une


ATEX dans un mélange avec l’air :

Gaz Vapeurs Poussières

Méthane Sulfure de carbone Aluminium


Butane Alcool éthylique Amidon
Propane Oxyde d’éthylène Céréales
Hydrogène Acétone Charbon
Explosion d ’une ATEX
 L ’énergie libérée est l ’enthalpie de la réaction de
combustion dans l ’air d ’une substance
« oxydable » ou « combustible » ou « inflammable »
– cas d ’une substance hydrocarbonée :

y z y z
C xH yO zN t  (x   ) O 2  3 , 7 7 ( x   ) N 2  
4 2 4 2
y  y z t 
xC O 2  H 2 O  3 ,7 7 ( x   )  N 2 (H  0)
2  4 2 2

– cas d ’un métal ou d ’un métalloïde M :


y y y
xM  O 2  3 ,7 7 N 2   M x O y  3 , 7 7 N 2 (ΔH  0)
2 2 2
Energie minimale qui doit être fournie au mélange, sous forme d’une
flamme ou d’une étincelle, pour provoquer l’inflammation.

Energie fournie par la source > Energie Minimum


d’Inflammation 

OU

T° mélange > T° auto inflammation


Les conditions d’explosion d’un gaz

Pour être explosif, le mélange ne doit être ni trop pauvre, ni trop riche
en combustible.

Pour être dans son domaine d’explosivité, le mélange avec l’air doit
remplir la condition suivante : 

Limite Inférieure d’Explosivité < concentration de la substance


inflammable dans le mélange > Limite Supérieur d’Explosivité
Les conditions d’explosion des vapeurs

Dans le cas des vapeurs, la température du liquide inflammable doit


être suffisante pour émettre assez de vapeurs.

Pour être dans son domaine d’explosivité, le mélange avec l’air doit
remplir la condition suivante :

T° liquide > Point éclair


Les conditions d’explosion des poussières

Les couches ou brouillards de poussières combustibles peuvent


devenir explosives lorsque : 

T° de surface du process > T° d’auto inflammation

Une Atmosphère Explosible poussiéreuse se présente et réagit


généralement d’une manière très différente d’une Atmosphère
Explosible gazeuse.

Cette différence peut s’exprimer par les constats suivants :


réglementation ATEX.

Dans quel type d’industrie trouve-t-on des ATEX ?


Secteur Exemple de risque d’explosion
L’overspray qui se forme dans les cabines de peinture lors
Ateliers de peinture du laquage de surfaces au pistolet est susceptible de former
une atmosphère explosible.

Lors de l’usinage de pièces métalliques, des poussières


métalliques explosibles peuvent se former lors du
Ateliers de transformation des métaux traitement des surfaces (polissage). C’est le cas en
particulier des métaux légers. Ces poussières de métaux
peuvent créer un risque d’explosion dans les collecteurs

Lors du recyclage des déchets, il peut y avoir des risques


d’explosion dus, par exemple, à des fûts et d’autres
Recyclage des déchets récipients non vidés contenant des gaz et / ou des liquides
inflammables ou encore des poussières de papier ou de
plastique.

L’usinage de pièces en bois produit des poussières de bois


Transformation du bois susceptibles de former des mélanges poussières / air
explosifs dans des filtres ou des silos par exemple.
1. la ventilation n’a pas le même effet pour le gaz que pour les
poussières, si dans le premier cas elle les dilue, dans le second elle
peut créer des nuages de poussières, donc induire une concentration.

2. La nature chimique du produit ne peut pas être reliée à sa capacité à


former des nuages de poussières, laquelle dépend principalement de
la nature physique du produit (granulométrie, mottage…).

3. On n’est pas maître de la concentration, alors que les valeurs de


pression d’explosion, de vitesse de montée en pression, et d’énergie
minimale d’inflammation dépendent de la concentration.

4. Il y a possibilité de formation de couche d’auto inflammation et de


combustion sans flamme.

5. Il n’y a pas de détection préventive possible par analyseur.


Le zonage

Suite à l’étude de la possibilité d’apparition d’Atmosphère


Explosible dans l’entreprise, il faut réaliser un zonage dans
l’entreprise.
Dans les ateliers, le danger peut être permanent, potentiel ou minime.
Parallèlement l’atmosphère peut être explosible à cause de gaz,
de vapeur ou de poussière.

Selon le danger, les zones de gaz et vapeur vont être notées de 0 à 2


et les zones de poussière de 20 à 22, comme renseigné dans le
tableau suivant.
Probabilité d’un
Haute Moyenne et faible Très faible Improbable
ATEX
Emplacement où
une Atmosphère
Emplacement où Emplacement où Explosible n’est pas
une Atmosphère une Atmosphère susceptible de se
Explosible est Explosible est présenter en
présente en susceptible de se fonctionnement Emplacement non
Définitions
permanence ou présenter normal ou, si elle se dangereux
pendant de longues occasionnellement présente néanmoins,
périodes ou en fonctionnement n’est que de courte
fréquemment normal durée
(fonctionnement
anormal prévisible)
Gaz et vapeurs ZONE 0 ZONE 1 ZONE 2 Hors ZONES
Poussières ZONE 20 ZONE 21 ZONE 22 Hors ZONES
Définition des paramètres nécessaires au
zonage

1 Identifier les matières inflammables présentes sur


le site

2 Identifier les sources de dégagement

3 Quantifier le dégagement en terme de degré

Uniquement Quantifie le degré de ventilation (aptitude à diluer)


pour les gaz 4
et la disponibilité de la ventilation (fiabilité)
et vapeurs

5 Caractériser le type et l’étendue de la zone


Définition des paramètres nécessaires au
zonage

1 - Identification des produits :


 But : recenser tous les produits pouvant dégager des
vapeurs inflammables ou présenter de la mise en
suspension de poussières combustibles présents sur le
site et les zones de stockages et/ou process employant ces
produits.

Remarques :
Pour les poussières, les zonages sont plus « standarts »,
Définition des paramètres nécessaires au
zonage

1 - Identification des produits :

Exclusion :
• Les produits utilisés à température ambiante dont les points d'éclair sont > à 55°C.
• Les produits pour lesquels : T°utilisation (≠ Tamb) < P éclair - 15°C
• Les produits utilisés dans des quantités très limitées (< 1 L) sur des postes
multiples (solvant de nettoyage,…) qui feront l'objet de recommandations quant à
leur utilisation
• Aérosols dont les points d'utilisation sont multiples et variés et pour lesquels la
priorité sera donnée à des consignes d'utilisation plus qu'à un zonage ATEX

Cas des surfaces chaudes :


Les surfaces chaudes peuvent amplifier le dégagement de vapeurs.
• Si PE < Tsurface < TAI : vaporisation du liquide donc risque d’explosion
• Si Tsurface > TAI : risque d’inflammation du liquide
Définition des paramètres nécessaires au
zonage

1 - Identification des produits liquides et gaz :


 Informations à recenser :
Désignation lieu et Utilisation Point TAI Densité de LIE (%) LES (%)
du produit condition de d'éclair vapeur /air
stockage

1- Nom commercial ou nom d’emploi dans 5- Température d’Auto-inflammation :


l’entreprise température à partir de laquelle une substance
s’enflamme spontanément en l’absence de
2- Recensement des zones potentielles source d'inflammation
liées au stockage 6- Nombre de fois que les vapeurs d'un produit so
plus lourdes ou plus légères que l'air (air = 1).
3- Recensement des zones potentielles
Densité > 1  vapeurs près du sol.
liées aux process
Densité < 1  vapeurs se mélangent avec l'air ou
4- Température la plus basse à laquelle un montent
corps combustible émet suffisamment de
vapeurs pour former, avec l’air ambiant, un 7- Limite Inférieure d’Explosivité
mélange gazeux qui s’enflamme sous l’effet Limite Supérieure d’Explosivité
d’une source d'inflammation
Définition des paramètres nécessaires au
zonage

1 - Identification des produits - poussières:


 Informations à recenser :
T minimale inflammation
(°C) Concentration
Localisa- Granulométrie E.M.I
Produits Forme minimale d'explosion
tion moyenne (mJ)
en nuages en couches (nuages) g/m3

Granulométrie :
Les nuages se forment d’autant plus facilement et sont d’autant plus stables que les poussières
qui les constituent sont plus fines. Les poussières fines restent plus longtemps en suspension,
elles sont donc plus dangereuses. Le danger apparait autour d’une granulométrie de 500µm.
Température minimale d’inflammation :
température la plus faible d’une surface chaude sà partir de laquelle le mélange de poussière
dans une couche ou en nuage est enflammé.
Energie minimale d’inflammation :
Celle-ci, selon les poussières, peut varier de 5 millijoules à 1 joule.
Concentration minimale d’explosion (limite inférieure d’explosivité ou LIE) :
Concentration au-dessous de laquelle l’explosion ne se produit pas.
Définition des paramètres nécessaires au
zonage

1 - Identification des produits - poussières:


 Informations à recenser :

T minimale
inflammation (°C) Concentration
Granulom
Localis E.M.I minimale
Produits Forme étrie en
a-tion en (mJ) d'explosion
moyenne couche
nuages (nuages) g/m3
s

Poudre
Silo Solide < 63 µm 370 400 30 45
de sucre
Cas des gaz et vapeurs
 Combustion de l ’acétone dans l ’air :

C 3 H 6 O  4 O 2  1 5 , 0 8 N 2   3 C O 2  3 H 2 O  1 5 , 0 8 N 2 ( H  1 6 9 2 kJ )
( 1 9 ,0 8 A ir )

 La teneur en acétone d ’un mélange acétone-air


stoechiométrique vaut :
Cst = 1/(1+4+15,08) = 5 % mol. ou % vol.

 Un tel mélange est « inflammable » ou « explosif »


Cas des gaz et vapeurs
 Si, à un mélange stoechiométrique air-acétone, on ajoute un
excès d ’air, l ’excès d ’air diminue la température de la
flamme

 Pour une valeur limite de l ’excès d ’air, la flamme est trop


refroidie et ne peut plus se propager : la Limite Inférieure
d ’Explosivité (LIE) est atteinte

 Cette valeur vaut LIE = 2,6 % vol. (soit près de 1/2 Cst)
Cas des gaz et vapeurs

 Il existe également une limite supérieure


d ’explosivité (LSE)

 Le domaine de concentration entre LIE et LSE est le


domaine d ’explosivité
L’explosion :

Limite Supérieure d’Explosivité

Limite Inférieure d’Explosivité

Une zone ATEX est donc une zone potentiellement explosible, c'est-à-dire qu'en présence d'une
source d'inflammation, une explosion peut se produire.
Pour avoir une zone ATEX, toutes les conditions de l'hexagone ci-dessus doivent donc être
réunies, à l'exception de la source d'inflammation.
Cas des gaz et vapeurs
Quelques valeurs de LIE et LE dans l ’air

Combustible LIE (% vol.) LSE (% vol.)


Hydrogène 4 75
Ethylène 2,7 36
Propane 2,2 9,5
Méthane 5 15
Acétone 2,6 12,8
Oxyde d’éthylène 3 100
Cas des gaz et vapeurs
 Interaction température/limites d ’explosivité :

– une augmentation de la température diminue la LIE


et accroît la LSE
– Pour les liquides inflammables, on a recours à la
notion de Température Limite Inférieure
d ’Explosivité (TLIE), dont la valeur est inférieure au
point d ’éclair
– Pour les températures les plus élevées, le
phénomène d ’auto-inflammation se produit et on
introduit la température d ’auto-inflammation (TAI)
Cas des gaz et vapeurs

 L ’énergie d ’inflammation est minimale (EMI) pour une


composition voisine de la stoechiométrie,

 Elle varie selon les produits, mais elle est toujours


inférieure à 1 mJ
Cas des gaz et vapeurs

 Au cours de l ’explosion d ’une ATEX gazeuse


en milieu confiné, la pression dans le
confinement varie selon la courbe p(t) ci-après,
 Deux valeurs sont remarquables :
– la pression maximale d ’explosion Pex,
– la vitesse maximale de montée en pression
(dp/dt)ex
Cas des gaz et vapeurs

 De même, sur l ’étendue du domaine d ’explosivité, la


courbe de variation de (dp/dt)ex=f(c) présente également un
maximum, soit (dp/dt)max

 on définit la grandeur KG = (dp/dt)max . V1/3, où V est le


volume du récipient d ’essai

 réputée indépendante de V, KG croît avec V


Cas des poussières combustibles

 Par rapport aux gaz et vapeurs, certaines caractéristiques


d ’inflammabilité et d ’explosivité sont particulières aux
poussières combustibles
 granulométrie : une poussière ne peut former une ATEX que
si sa granulométrie moyenne est suffisamment fine (300 m
au plus)
 LIE : elle dépend de l ’énergie d ’inflammation et vaut
quelques dizaines de g/m3
Cas des poussières combustibles

 EMI : elle est comprise entre 10 mJ et 10 J selon les


produits (pour les valeurs les plus faibles, l ’inflammation
par électricité statique est possible),

 Teneur limite en oxygène (LOC) : comme pour les gaz et


liquides hydrocarbonés, elle vaut 10% avec N2 comme gaz
inerte (voir inertage), mais elle est plus faible pour les
poussières métalliques
Cas des poussières combustibles

 Comme pour les gaz, la valeur de Pmax est un peu


inférieure à 10 bar,
 De même, on définit : Kst = (dp/dt)max . V1/3
 Selon la valeur de Kst, on définit la classe de la
poussière :
0 < Kst < 200 Classe St1
200 < Kst < 300 Classe St2
300 < Kst Classe St3
Cas des poussières combustibles

 Comme pour les gaz, on définit la TAI d ’un


nuage de poussières,

 On définit également la TAI d ’une couche de


poussière ; elle est d ’autant plus faible que
l ’épaisseur de la couche est grande et toujours
inférieure à la TAI de la poussière en nuage
La prévention des explosions
d ’ATEX
 La prévention des explosions d ’ATEX consiste
à supprimer l ’une des conditions nécessaires à
l ’occurrence d ’une explosion :
– présence du combustible,
– présence du comburant,
– proportions comburant/combustible appartenant au
domaine d ’explosivité
– présence d ’une source d‘ inflammation.  
La prévention des explosions
d ’ATEX
 La suppression totale du combustible est la
solution idéale
 Pour un liquide inflammable, il suffit de le
mettre en œuvre à une température inférieure à
sa TLIE  
La prévention des explosions
d ’ATEX
 La suppression du combustible peut aussi
s ’opérer par une dilution suffisante à l ’air
 le principe est utilisé dans les tunnels de
séchage des peintures et vernis :
– la quantité des solvants à évaporer peut être
évaluée
– le débit de ventilation du tunnel est calculé d ’après
cette quantité, de façon à rester en-dessous de
25% de la LIE  
L ’inertage
 La suppression du comburant est une méthode
courante : c ’est l’inertage,
 Il consiste à limiter la teneur d ’une atmosphère
en comburant, en utilisant un gaz inerte,
 Les gaz inertes sont impropres à la
combustion,
 Ils ne donnent lieu à aucune réaction ; ils sont
portés à la température de la flamme et plus ils
sont abondants, plus la flamme est refroidie,
L ’inertage
 Les gaz inertes sont :
– l ’azote,
– les gaz résultant d ’une combustion (gaz carbonique,
vapeur d ’eau…),
– les gaz rares de l ’air.
 Les conditions de teneur en oxygène permettant
de garantir l ’inertage d ’une atmosphère
s ’obtiennnent à partir du diagramme
triangulaire du système combustible/air/inerte
L ’inertage
 Avec l ’azote comme inerte, la teneur limite en
oxygène (LOC) vaut environ 10 % pour les
hydrocarbures,
 CO2 est un inerte un peu plus efficace que
l ’azote puisque la LOC vaut environ 12 %,
 Pour être un moyen de prévention efficace,
l ’inertage demande à être pratiqué selon des
procédures et dans des conditions de
maintenance des équipements très strictes
La prévention des explosions
d ’ATEX
 La suppression de toutes les sources
d ’inflammation actives permet d ’empêcher les
explosions d ’ATEX
 La mise en œuvre de ce principe consiste à
n ’installer en zone dangereuse que des
matériels électriques et non-électriques
 La prévention des décharges électrostatiques
demeure cependant difficile, d ’autant qu ’ elle
peut mettre en cause les opérateurs
La protection contre les effets
des explosions d ’ATEX
 Il existe différents moyens de protection contre
les effets des explosions
– matériel résistant à la surpression (Pex)
– protection par évent d ’explosion
– protection par suppresseur d ’explosion
– dispositifs d ’isolement :
» arrête-flamme
» vannes d ’isolement
» écluse rotative
» déflecteur d ’explosion  
Confinement résistant à la
surpression
 Le confinement doit être capable de résister à
la pression maximale Pex développée par
l ’explosion
 Ceci suppose de savoir évaluer précisément
Pex
 Ce principe ne peut convenir que pour des
confinements de faible volume 
Protection par évent d ’explosion
 Le principe consiste à limiter la pression
développée dans un confinement par une
explosion, en déchargeant une partie des gaz
d ’explosion à travers un orifice (évent)
 La pression résiduelle Pred ne doit pas
dépasser la pression maximale admissible
dans le confinement
Protection par évent d ’explosion
 La surface d ’évent nécessaire est une fonction
des paramètres suivants :
– le volume du confinement V,
– la pression d ’ouverture de l ’évent Pstat,
– la valeur de Pred
– les caractéristiques d ’explosivité de l ’ATEX
 En cas d ’explosion, des effets mécaniques et
thermiques sont produits à proximité de l ’évent
 
Protection par évent d ’explosion
 Il faut donc choisir l ’emplacement du ou des
évents de façon à éviter que les effets produits
à l ’extérieur du confinement puissent entraîner
des dégâts
 Le prolongement d ’un évent par une
canalisation déchargeant les gaz d ’explosion
suffisamment loin des zones où le personnel
d ’exploitation est présent (par exemple sur le
toit d ’un bâtiment) est une pratique courante  
Protection par évent d ’explosion
 Il faut alors tenir compte du fait que la présence
d ’une canalisation en prolongement d ’un évent
diminue fortement l ’efficacité d ’un évent
 Des abaques permettent de calculer la surface
d ’évent nécessaire en fonction des différents
paramètres du système  
Protection par suppresseur
d ’explosion
 Un suppresseur d ’explosion est un système
d ’extinction très rapide (opère en quelques
dizaines de ms seulement)
 Le déclenchement du système d ’extinction est
actionné dès qu ’un système de détection
associé (optique ou manométrique) repère
l ’amorçage d ’une explosion
Protection par suppresseur
d ’explosion
 Le produit extincteur peut être de l ’eau
pulvérisé ou un produit minéral inerte
 Comme pour un évent d ’explosion, les
caractéristiques d ’un suppresseur dépendent
– du volume du confinement V,
– de la pression de déclenchement du suppresseur,
– de la pression maximale admissible dans le
confinement
– des caractéristiques d ’explosivité de l ’ATEX
Les systèmes d ’isolement
 Un système d ’isolement permet d ’empêcher la
propagation de la flamme d ’une explosion
 Il est installé dans une canalisation qui relie
deux parties d ’une même installation
 on distingue différents systèmes d ’isolement :
– les arrête-flammes
– les vannes d ’isolement
– les écluses rotatives
Les arrête-flammes
 Un arrête-flamme (AF) permet d ’arrêter la
flamme se propageant dans une ATEX gazeuse
contenue dans une canalisation
Les arrête-flammes
 Le principe de fonctionnement d ’un AF repose
sur le coincement des flammes et la hauteur du
triangle élémentaire est liée à la valeur de
l ’IEMS (interstice maximal expérimental de
sécurité) de l ’ATEX considérée
 On distingue :
– les AF « en ligne » destinés à être installés dans
une canalisation
– les AF « bout de ligne » destinés à être installés à
l ’extrémité d ’une canalisation
– les AF anti-déflagration et anti-détonation
Les vannes d ’isolement
 On distingue :
– les vannes à fermeture rapide (systèmes à activer)
– les vannes VENTEX (systèmes passifs)
– les écluses rotatives (systèmes passifs)
Aspects méthodologiques
Méthode d’évaluation des risques
 Une évaluation des risques conforme à la
réglementation ATEX passe par les étapes
suivantes :
– évaluer la probabilité de formation d ’une ATEX,
– recenser toutes les sources d ’inflammation possibles des
ATEX formées,
– évaluer la probabilité d ’ inflammation des ATEX formées,
– préciser l ’emplacement et le volume des ATEX formées,
– évaluer les effets résultant d ’une inflammation de ces
ATEX,
– évaluer, parmi ces effets, ceux qui sont nocifs pour les
travailleurs
Méthode d’évaluation des risques

 Dans chacune des étapes précédentes, il faut


prendre en compte :
– les produits combustibles susceptibles de
former des ATEX (gaz, vapeur, poussière),
– les conditions de formation des ATEX
(fonctionnement normal ou anormal des
installations),
– les phénomènes physiques à l’origine de la
formation des ATEX  
Caractéristiques des produits mis
en œuvre
 Le caractère combustible des gaz ou liquides
mis en œuvre est souvent connu

 Le caractère combustible des solides


pulvérulents mis en œuvre peut être établi à
partir d ’essais simples (voir aspects
phénoménologiques)
Méthode d’évaluation des risques

 Conditions de formation des ATEX à considérer


– en matière de dysfonctionnement, les
situations à prendre en compte ne
correspondent pas a priori aux scénarios
majorants de l ’étude des dangers (exemple
d ’une fuite de gaz ou de liquide résultant de la
rupture guillotine du plus gros piquage)
– ces situations doivent au contraire être
plausibles et tenir compte du vécu de
l ’exploitant  
Méthode d’évaluation des risques

 Ce n ’est pas parce qu ’un accident ne s ’est


jamais produit qu ’il ne se produira jamais

 A contrario, le fait qu ’un accident ne se soit


jamais produit sur un site donné, au cours de la
mise en œuvre de produits donnés, dans des
conditions données et sur une durée
d ’exploitation importante renseigne sur le
caractère improbable de cet accident
Méthode d’évaluation des risques
 C ’est pourquoi il est utile de prendre en compte
l ’accidentologie relative à l ’installation
considérée ou, à défaut, à des installations
comparables
 Il convient donc de tirer parti du retour
d’expérience des incidents ou
presqu ’accidents ayant mis en cause
l ’explosion d ’une ATEX et que l ’exploitant a
vécus au cours de l ’exploitation de ses
installations,  
Méthode d’évaluation des risques
 Chaque cas doit être analysé afin
– d ’identifier le phénomène, normal ou anormal à
l ’origine de la formation d ’une ATEX, à
proximité ou à l ’intérieur de tel élément de
l ’installation,
– de préciser l ’emplacement de l ’ATEX formée et
d ’estimer son volume,
– d ’identifier, en cas d ’inflammation, la source
qui est à l ’origine de cette inflammation,
– d ’évaluer les effets produits et éventuellement
subis par des travailleurs présents à proximité.  
Exemples de formation d’une
ATEX
 une ATEX est présente normalement dans le
ciel d’un récipient sous air contenant un liquide
inflammable dont le point d’éclair est inférieur
à la température ambiante (zone 0)

 une ATEX se forme occasionnellement, en


fonctionnement normal, à chaque ouverture de
l ’évent de respiration de ce récipient (a priori
zone 1)
Exemples de formation d’une
ATEX
 une ATEX se forme dans l ’air ambiant, à
proximité d ’une flaque d ’un liquide à point
d ’éclair inférieur à l ’ambiante qui serait
répandu accidentellement (zone 2)
 une ATEX se forme dans l ’air ambiant à
proximité d ’une canalisation sous pression
d ’un gaz inflammable qui présente une fuite
(dysfonctionnement créant une zone 2)
Exemples de formation d’une
ATEX
 Une ATEX peut se former lorsqu ’un dépôt de
poussière inflammable se trouve mis en
suspension

 Un volume important d ’ATEX peut être formé


à partir d ’un dépôt de très faible épaisseur
(un dépôt uniforme de moins de 1 millimètre
réparti sur 1m2 peut former 1 m3 d ’ATEX)
Probabilité de formation d’une
ATEX
 Il suffit d ’évaluer la probabilité de formation
d ’une ATEX de façon qualitative seulement
 La définition des zones introduit un critère de
fréquence et donc de probabilité d ’occurrence
des ATEX présentes dans chaque zone :
(fréquence)zone 0 ou 20 > (fréquence)zone 1 ou 21
(fréquence)zone 1 ou 21 > (fréquence)zone 2 ou 22
Probabilité d ’inflammation des
ATEX formées
 La probabilité d ’inflammation d ’une ATEX est
liée à la probabilité d ’occurrence d ’une source
d ’inflammation active dans cette ATEX

 Les sources d ’inflammation susceptibles


d ’être actives sont de nature variée (voir
phénoménologie)
Probabilité d ’inflammation des
ATEX formées
 La probabilité d ’occurrence d ’une source
d ’inflammation active s ’évalue
– selon les caractéristiques du produit combustible
constitutif de l ’ATEX
– en fonction de l ’expérience tirée de cas
d ’inflammation connus par des sources identifiées
– une évaluation qualitative est suffisante dans la
plupart des cas
Probabilité d ’inflammation des
ATEX formées
 Une flamme nue (briquet, chalumeau, brûleur),
de même qu ’une étincelle électrique produite
par un matériel non protégé (contacteur,
moteur…) sont toujours des sources d ’inflam-
mation actives d ’une ATEX gaz ou poussière
 La possibilité d ’inflammation d ’une ATEX par
une surface chaude est liée à la valeur de la
TAI du produit combustible constitutif de l’ATEX
Probabilité d ’inflammation des
ATEX formées
 La possibilité d ’inflammation d ’une ATEX par
un phénomène électrostatique dépend de la
valeur de l ’EMI du produit combustible
constitutif de l ’ATEX, surtout si l ’ATEX contient
un pulvérulent combustible,
 Un phénomène électrostatique peut mettre en
cause le procédé seul mais peut également
impliquer un opérateur
Évaluation des effets de
l ’explosion d ’une ATEX
 Les effets de l ’explosion d ’une ATEX sont de
deux natures distinctes (voir phénoménologie) :

– des effets thermiques liés à la production de gaz de


combustion dans la flamme

– des effets mécaniques qui sont liés à l ’expansion


des gaz de combustion et qui dépendent du degré
de confinement de l ’ATEX
Évaluation des effets de
l ’explosion d ’une ATEX
 Compléments sur les effets mécaniques
– En milieu confiné, la pression augmente jusqu ’à
10bar au plus ou jusqu ’à la rupture du confinement
(avec projection éventuelle de débris)
– Les effets mécaniques sont négligeables si l ’ATEX,
est de volume limité et se trouve à l ’air libre
– En milieu encombré ou partiellement confiné,
l ’explosion produit une onde de pression aérienne
qui peut elle-même induire la projection de débris
Évaluation des effets de
l ’explosion d ’une ATEX
 Effets thermiques et mécaniques des
explosions sur les personnes :
– une personne qui se trouverait dans le volume
occupé par les gaz de combustion (10 fois le
volume de l ’ATEX initial) serait gravement brûlée
mais serait indemne en-dehors de ce volume
– une personne exposée aux effets mécaniques
d ’une explosion pourrait être renversée (si l ’onde
aérienne a une pression de crête supérieure à
100mbar ou blessée par la projection de débris)
Évaluation des effets de
l ’explosion d ’une ATEX
 Pour évaluer les effets de l ’explosion d ’une
ATEX sur les travailleurs, il faut évaluer
– l ’emplacement de l ’ATEX (relativement aux
travailleurs)
– le volume de l ’ATEX (les effets de son explosion
sont d ’autant plus importants que ce volume est
grand)
Volume et emplacement des
ATEX formées
 Le volume et l ’emplacement de l ’ATEX formée
en cas de fuite dans l ’air ambiant d ’une
installation sous pression d ’un gaz inflammable
peuvent être estimés à partir des paramètres
suivants :
– les caractéristiques du gaz,
– la pression du gaz,
– la section de fuite,
– l ’environnement de la fuite
Volume et emplacement des
ATEX formées
 Le volume et l ’emplacement de l ’ATEX formée
en cas d’épandage accidentel d ’un liquide
inflammable peuvent être évalués précisément
à partir des paramètres suivants :
– la température du liquide,
– des caractéristiques d ’inflammabilité du liquide (LIE,
LSE),
– la surface de la flaque,
– la vitesse de l ’air à la surface de la flaque
Volume et emplacement des
ATEX formées
 Le volume et l ’emplacement de l ’ATEX formée
en milieu confiné par mise en suspension d ’un
dépôt de poussière combustible sont difficiles à
évaluer précisément, dès lors que l ’épaisseur
du dépôt est importante

 Ils dépendent de l ’importance du phénomène


qui peut être à l ’origine de la mise en suspen-
sion du dépôt
Volume et emplacement des
ATEX formées
 Avant la réglementation ATEX, il existait diffé-
rents textes (réglementaires, normatifs…) qui
imposaient/définissaient, selon les installations
– les types de zone correspondants
– l ’emplacement et les dimensions de chaque zone
 ces textes sont principalement :
– les arrêtés de 67, 72 et 75 pour les ATEX gazeuses
– la norme NF 60079-10 pour les ATEX gazeuse
– la norme EN 50281-3 pour les ATEX poussière
Volume et emplacement des
ATEX formées
 mais dans ces textes, les dimensions des
zones sont définies de façon forfaitaire, sans
tenir compte
– des propriétés des produits mis en œuvre, de la
nature des procédés et des installations exploités,
– des phénomènes physiques à l ’origine de la
formation des ATEX,
– de l’étendue des conséquences de l ’explosion des
ATEX
Évaluation des effets de
l ’explosion d ’une ATEX
 L ’évaluation des effets de l ’explosion d ’une
ATEX peut démontrer la nécessité de prendre
telle ou telle mesure de prévention/protection
 Une nouvelle démarche d ’évaluation des
risques doit alors être effectuée en supposant
que cette mesure est appliquée
 Cette nouvelle démarche peut conduire à revoir
le classement de zone initial
Exemples d ’application

 Cas d ’un filtre à manches


Exemples d ’application
Cas d ’un filtre à manches

 Un ensemble de dépoussiérage par filtre à


manches est destiné
– à la captation d ’air empoussiéré,
– à la filtration de l ’air empoussiéré au moyen d ’un
filtre à manches, éventuellement précédé d ’un
cyclone,
– au recueil de la poussière retenue sur les manches,
– au rejet atmosphérique de l ’air dépoussiéré,
Exemples d ’application
Cas d ’un filtre à manches

 Un ensemble comporte les éléments suivants :


– un réseau de canalisations d ’aspiration,
éventuellement précédé d ’un cyclone,
– un caisson contenant les manches qui séparent la
partie air empoussiéré de la partie air dépoussiéré,
– un système de décolmatage des manches,
– une trémie pour le recueil gravitaire de la poussière,
– un ventilateur d ’aspiration, installé côté air
dépoussiéré,
Exemples d ’application
Cas d ’un filtre à manches
Air dépoussiéré

Côté air
dépoussiéré
Ventilateur
d’aspiration

Manches

Réseau de canalisation
véhiculant l’air
Côté air
empoussiéré jusqu’au filtre
empoussiéré

trémie

Vanne écluse
Exemples d ’application
Cas d ’un filtre à manches
 Comment appliquer la réglementation ATEX à cette
installation (si poussière combustible) ?
– quelles sont les possibilités de formation d ’une ATEX dans
chaque partie de l ’installation, en fonctionnement normal ou
anormal ?
– quel classement de zones proposer ?
– quel sont les possibilités d ’inflammation des ATEX
formées ?
– quels sont les effets prévisibles d ’une explosion ?
Exemples d ’application
Cas d ’un filtre à manches
 Possibilités de formation d ’une ATEX

– selon l ’empoussièrement, l ’air empoussiéré peut constituer


une ATEX
– une ATEX se forme dans le filtre lors du décolmatage,
– si une manche est détériorée ou démanchée, une ATEX peut
se former côté air dépoussiéré
Exemples d ’application
Cas d ’un filtre à manches
 Classement en zones

– le côté air empoussiéré est à classer en zone 20 ou 21, au


moins dans le filtre
– l ’intérieur du réseau de canalisation véhiculant l ’air
empoussiéré jusqu ’au filtre est peut-être également à classer
en zone 20 ou 21
– le côté air dépoussiéré est à classer en zone 22
Exemples d ’application
Cas d ’un filtre à manches

 Possibilités d ’inflammation des ATEX formées


– il existe plusieurs causes possibles d ’inflammation des ATEX
présentes dans les différentes parties (source d ’origine
électrostatique si la poussière est isolante, ventilateur
d ’aspiration…)
Exemples d ’application
Cas d ’un filtre à manches
 Effets prévisibles de l ’explosion d ’une ATEX
– en cas d ’inflammation d ’une ATEX présente dans le filtre, il
se produira une explosion en milieu confiné qui développera
une surpression suffisante pour détruire le caisson du filtre
– un travailleur présent à proximité peut être blessé par les
effets , mécaniques ou thermiques, de l ’explosion
– il est donc indispensable de prendre des mesures de
prévention ou de protection
Exemples d ’application
Cas d ’un filtre à manches

 Mesures de prévention
– il n ’est pas possible de prévenir la présence d ’une ATEX
dans le filtre
– il n ’est pas non plus possible de garantir l ’absence d ’une
source d ’inflammation de l ’ATEX formée dans le filtre
– Aucune mesure de prévention d ’un explosion n ’est donc
appropriée
Exemples d ’application
Cas d ’un filtre à manches

 Mesures de protection
– le filtre peut être protégé par évent d ’explosion,
– si la canalisation d ’aspiration contient une ATEX, il faut
également empêcher l ’explosion de s ’y propager, en
installant un système d ’isolement (vanne à fermeture rapide,
…) en amont du filtre
Exemples d ’application
Cas d ’un filtre à manches

 Protection du filtre par évent d ’explosion


– le dimensionnement du ou des évents doit tenir compte
» de l ’explosivité de la poussière,
» du volume du filtre,
» de la pression maximale admissible dans le filtre,
» de la pression d ’ouverture de l ’évent
Exemples d ’application
Cas d ’un filtre à manches

 Protection du filtre par évent d ’explosion


– l ’implantation du ou des évents doit être choisie de façon
telle que le jet des gaz de combustion sortant de l ’évent ne
produise pas de blessures aux travailleurs,
– il faut prendre en compte le risque d ’une explosion
secondaire si l ’évent décharge les gaz d ’explosion dans un
bâtiment empoussiéré,
Exemples d ’application
Cas d ’un filtre à manches

 Protection du filtre par évent d ’explosion


– une solution consiste à prolonger l ’évent par une
canalisation de décharge vers l ’extérieur,
– il faut alors tenir compte de la diminution d ’efficacité de
l ’évent, du fait de la présence de cette canalisation
Mesures de prévention/protection (art. 5 à 15 de
l ’arrêté du 8/7/03)
 Les mesures de prévention/protection contre les
explosions peuvent être organisationnelles ou
techniques
 Les mesures organisationnelles (art. 5 et 6) sont les
suivantes :
– formation des travailleurs exposés aux risques
d ’explosion
– instructions écrites et autorisation d’exécuter certains
travaux (consignes, procédures, permis de feu ...), y
compris pour les entreprises intervenantes
Mesures de prévention/protection
 Mesures techniques (art. 7 à 15) :
– prévention de la formation des ATEX par la
ventilation ou l’aspiration à la source et par un
contrôle de l ’atmosphère des locaux
– prévention de la formation des ATEX par
inertage
– prévention de l ’inflammation des ATEX par la
suppression de toutes les sources
d ’inflammation actives (y compris celles
d ’origine électrostatique)
Mesures de prévention/protection
 Mesures techniques (suite) :
– protection contre les effets des explosions au
moyen de différents systèmes
»évents d ’explosion,
»suppresseurs d ’explosion,
»systèmes d ’isolement,
»arrête-flammes
– utilisation de détecteurs et d’alarmes

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