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Réglementation Anti-Blanchiment

Ce document traite de la réglementation pour la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Il décrit le cadre juridique au niveau international, européen et français, ainsi que le processus de blanchiment et les obligations des établissements.

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Réglementation Anti-Blanchiment

Ce document traite de la réglementation pour la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Il décrit le cadre juridique au niveau international, européen et français, ainsi que le processus de blanchiment et les obligations des établissements.

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1

La réglementation pour la lutte


contre le blanchiment et le
financement du terrorisme

7 juin 2012
PRAM module 3, partie 3

Anne-Lise Couaillac

Nom de l’Intervenant,
Fonction de l’Intervenant
2

SOMMAIRE

> 1. Le cadre juridique

> 2. Le processus de blanchiment

> 3. Les implications d’organisation dans les établissements


et les obligations des SGP
> 4. Les procédures de reporting

> 5. Les sanctions


3

1 Le cadre juridique

1.1 Définitions

1.2 Cadre International

1.3 Cadre Européen

1.4 Cadre Français


4

1.1 Définitions

> Article 324-1 du Code Pénal (délit général de blanchiment)

« Le blanchiment est le fait de faciliter, par tout moyen, la


justification mensongère de l’origine des biens ou des revenus
de l’auteur d’un crime ou d’un délit ayant procuré à celui-ci
un profit direct ou indirect »
« Constitue également un blanchiment le fait d’apporter un
concours à une opération de placement, de dissimulation ou
de conversion du produit direct ou indirect d’un crime ou
délit »
5
1.1 Définitions

> Directive 2005/60/CE du 26/10/2005


« Le financement du terrorisme est « le fait, par quelque moyen que ce soit,
directement ou indirectement, de fournir ou de réunir des fonds dans l’intention de
les voir utilisés ou en sachant qu’ils seront utilisés, en tout ou en partie, en vue de
commettre l’une quelconque des infractions suivantes : les atteintes contre la vie
d’une personne pouvant entraîner la mort, les atteintes graves à l’intégrité
physique d’une personne, l’enlèvement ou la prise d’otage, le fait de causer des
destructions massives à une installation gouvernementale ou publique, la capture
d’aéronefs ou de navires ou d’autres moyens de transport collectifs ou de
marchandises… »
6
1.1 Définitions

> Le délit de blanchiment est une infraction générale, distincte et autonome qui ne nécessite pas
une plainte préalable de l’administration fiscale, il suffit que soient établis les éléments
constitutifs de l’infraction principale ayant procuré les sommes litigieuses.
> C’est une infraction punie de 5 ans d’emprisonnement et de 375.000 euros d’amende.
> Les peines sont doublées si le blanchiment est aggravé (blanchiment commis de façon
habituelle, ou utilisant les facilités de l’exercice d’une activité professionnelle ou en bande
organisée). La responsabilité pénale des personnes morales mais également de l’ensemble
des collaborateurs de l’établissement peut être engagée en cas de blanchiment. La
tentative de blanchiment est punie des mêmes peines que le délit lui-même.
7
1.2 Le cadre international
 Le Comité de Bâle, composé des gouverneurs des banques
centrales de 13 pays de l’OCDE ont publié une déclaration de
principe visant à prévenir l’utilisation du système bancaire pour le
blanchiment de fonds. (12 décembre 1988)
Documents de référence posant le principe « Connaissance
Client » ou « Know Your Customer » :
« Devoir de diligence des banques au sujet de la clientèle »
« Prévention de l’utilisation du système bancaire »

 La convention de Vienne des Nations Unies, le 20 décembre


1988 s’est réuni pour :
- établir le délit de blanchiment de capitaux provenant d’un trafic de
stupéfiants
- faire adopter les mesures nécessaires afin que le secret professionnel
ne soit pas systématiquement une entrave à la prévention et à la lutte
contre le blanchiment
- permettre aux autorités d’identifier, de geler ou de saisir
les produits de trafic des drogues
 Plusieurs autres conventions internationales
8
1.2 Le cadre international

Le Groupement d’Action Financière sur le blanchiment de


capitaux (ou GAFI)
Organisme intergouvernemental qui a pour objectif de promouvoir des
stratégies nationales et internationales de lutte contre le blanchiment

- Surveiller les progrès de ses membres dans les mesures prises


contre le blanchiment (auto évaluation annuelle + évaluation
mutuelle détaillée)

- Surveiller les tendances des techniques de blanchiment

- Promouvoir l’adoption et la mise en œuvre des 40


recommandations (et des 9 recommandations en matière de
terrorisme) dans les pays non membres. Ces recommandations
sont reconnues comme normes internationales pour les Etats
Membres des Nations Unies
9
1.2 Le cadre international

Site internet : www.fatf-gafi.org

- Liste des Etats Membres: 36 pays/territoires/organisations


régionales
- Liste des pays et territoires non coopératifs (dernière mise à jour :
février 2012)
- Liste de juridictions présentant des défaillances
- Rapports concernant les méthodes de blanchiment et les moyens de
les combattre
- Rapports relatifs aux évaluations mutuelles des pays

40 recommandations et 9 spéciales sur le Financement du Terrorisme

=> Voir documents remis en séance


10
1.2 Le cadre international

> Sur la base des résultats des analyses réalisées par le Groupe d’examen de la coopération
internationale (ICRG), les juridictions à haut risque et/ou non coopératives peuvent être
publiquement identifiées dans l'un des deux documents publiés par le GAFI trois fois par an.
> Le premier document, la Déclaration publique du GAFI, identifie:

1) Les juridictions présentant des défaillances stratégiques en matière de LBC/FT et qui font
l’objet d’un appel du GAFI à ses membres et aux autres juridictions à appliquer des contre-
mesures.

2) Les juridictions présentant des défaillances stratégiques en matière de LBC/FT qui n’ont pas
fait de progrès suffisants ou qui ne se sont pas engagées à suivre un plan d’action élaboré avec
le GAFI, afin de remédier à leurs défaillances.
11
1.2 Le cadre international

> Dans le deuxième document public du GAFI, "Améliorer la conformité aux


normes de LBC/FT dans le monde : Un processus permanent", le GAFI
identifie les juridictions présentant des défaillances stratégiques en matière de
LBC/FT mais déterminées, grâce à un engagement politique de haut niveau, à
corriger ces défaillances par la mise en œuvre d’un plan d’action élaboré en
coopération avec le GAFI. La situation varie d’un pays à l’autre et chacun présente
donc des degrés de risques différents sur le plan de la LBC/FT. Le GAFI encourage
ses membres à prendre en compte les défaillances stratégiques recensées dans ce
document.
12
1.2 Le cadre international
Juridictions pour lesquelles le GAFI appelle ses membres et les autres juridictions à appliquer
des contre-mesures afin de protéger le système financier international des risques permanents et
importants de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (BC/FT) émanant de ces
juridictions*.

IranRépublique populaire démocratique du Corée (RPDC)

Juridictions présentant des défaillances stratégiques en matière de LBC/FT et qui n’ont pas
réalisé de progrès suffisants ou qui ne se sont pas engagées à suivre un plan d’action élaboré
avec le GAFI afin de corriger leurs défaillances**. Le GAFI appelle ses membres à tenir compte
des risques que représentent les défaillances de chacune des juridictions ci-dessous.

Cuba**
Bolivie
Éthiopie
Ghana
Indonésie
Kenya
Myanmar
NigériaPakistan
Sao Tomé-et-Principe
Sri Lanka
SyrieTanzanie
Thaïlande
Turquie
13
1.3 Le cadre européen
Directive du Conseil 91/308/CEE du 10/06/91 et Directive modificative
2001/97/CE du 04/12/2001 abrogée par la Directive 2005/60/CE et
directive d’application 2006/70/CE du 1er août 2006
Le renforcement progressif et permanent de la réglementation

La directive 91/308/CEE du 10 juin 1991 :


- définit comme blanchiment de capitaux une série d’agissements liés au
trafic de stupéfiants ,
- impose des obligations au seul secteur financier

La directive 2001/97/CE du 4 décembre 2001 :


- étend la liste des activités criminelles concernées
- fait entrer dans son champ d’application des activités et professions non
financières vulnérables
14
1.3 Le cadre européen
La directive 2505/60/CE du 26 octobre 2005: « troisième directive »
Abroge et remplace les directives de 1991 et 2001 pour intégrer les
recommandations actualisées du GAFI
– ! A transposer par les Etats membres pour le 15/12/2007 ! -
Les trois principaux principes introduits dans la troisième directive :
(1) Approche nouvelle : Approche par les risques
Trois niveaux de vigilance : normale, simplifiée, renforcée en fonction
du risque associé à chaque type de client
(2) Elargit la définition du blanchiment
Etend la notion de blanchiment au financement du terrorisme
Etend l’activité criminelle à tout type de participation à une infraction grave
recouvrant les activités criminelles organisées, les différentes formes
d’activités illégales, et de manière générale, à tout délit punissable d’une
peine d’emprisonnement de plus d’un an – Fraude fiscale
(3) Nouvelle notion introduite
Personnes Politiquement Exposées / Bénéficiaire Effectif
15
1.3 Le cadre européen
Particularités : Le financement du terrorisme
→ But : Eviter d’apporter un soutien financier à des personnes et entités
sanctionnées et d’être utilisé intentionnellement ou non dans le cadre
d’activités criminelles
Différents règlements européens instituant « certaines mesures
restrictives spécifiques » :
Exemples : Règlement (CE) du 27 mai 2002 imposant des mesures
restrictives à l’encontre de personnes et entités liées à Oussama Ben
Laden, au réseau AL Quaida et aux Talibans
→ Obligations :
Geler les fonds, avoirs financiers et ressources économiques
A titre d’information : Autres listes
Specially Designated National and Blocked Persons » de l’Office of
Foreign Assets Control (OFAC)
Sanctions financières de la Banque d’Angleterre
16

Principaux textes français en matière de lutte contre le


financement du terrorisme:

- Décret du 26 septembre 2001 :


. Permettant le gel des comptes des avoirs des personnes non résidentes
en France
. Requérant l’autorisation préalable du Ministère des Finances pour des
transferts de fonds entre la France et l’étranger entrepris par des
individus et entités sanctionnés
- Loi du 9 mars 2004 relative à l’adaptation de la justice aux évolutions
de la criminalité
- Loi du 23 janvier 2006 (Loi « Sarkozy »)
17
1.4 Le cadre français (sources :site www.tracfin.minefi.gouv.fr/legislation.htm)

Evolution législative :
Extension du champ de déclaration de soupçon à de
nouvelles professions et de nouveaux domaines
- Loi n° 90-614 du 12 juillet 1990 :
Fondatrice du système français de lutte contre le blanchiment
Deux types d’obligations mis à la charge des organismes visés (banques,
établissements financiers, Banque de France, sociétés d’assurance et courtiers,
mutuelles) :
- Obligation générale de vigilance
- Obligation de déclaration de soupçon de certaines sommes ou opérations
- Décret du 9 mai 1990 portant création de la cellule TRACFIN, rattachée au
Ministère de l’Economie et des Finances
- Loi n° 93-122 du 29 janvier 1993 :
Elargit le champ de la déclaration de soupçon à la criminalité organisée
(►transposition de la première directive)
18
1.4 Le cadre français
- Loi n° 96-392 du 13 mai 1996 :
Elargit le dispositif aux courtiers d’assurances
Renforce le contrôle des bureaux de change
Facilite la coopération internationale
Insère dans le code pénal (article 324-1) le délit général de blanchiment du
produit de tous crimes et délits
- Loi n° 98-546 du 2 juillet 1998 :
Etend le dispositif aux intermédiaires immobiliers
- Loi n° 2001-450 du 15 mai 2001 (Loi NRE / Article L562-6 du COMOFI) :
Intègre des professions non financières au dispositif (casinos, marchands
d’objets d’art, antiquités, pierres précieuses, commissaires priseurs)
Crée un comité de liaison de la lutte contre le blanchiment du produit des
crimes et délits
Organise les possibilités de recueil d’information de TRACFIN auprès des
administrations, collectivités territoriales et établissements publics
19
1.4 Le cadre français
- Loi n° 2001-450 du 15 mai 2001 (suite)
Instaure un dispositif de déclarations systématiques d’opérations auprès de
TRACFIN pour certaines opérations sensibles :
- Toute opération dont l’identité du donneur d’ordre ou du bénéficiaire
reste douteuse malgré les diligences effectuées
- Aux opérations effectuées pour le compte de tout instrument de gestion
d’un patrimoine d’affectation dont l’identité des constituants ou des
bénéficiaires n’est pas connue
- Loi n° 2003-706 du 1er août 2003 (Loi de sécurité financière) :
Soumet aux régimes de la déclaration de soupçon les OPCVM, les sociétés de
gestion, les personnes habilitées au démarchage, les CIF et reconnaissance
du pouvoir disciplinaire de l’AMF sur les sociétés de gestion, les
démarcheurs et les CIF
- Loi n° 204-130 du 11 février 2004 :
Etend le champ d’application de la déclaration de soupçon à la corruption et à
la fraude aux intérêts financiers des communautés européennes
Etend le dispositif de la déclaration de soupçon aux professions du chiffre et du
droit
20
1.4 Le cadre français

- Loi n° 2004-204 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux


évolutions de la criminalité (applicable au 1er octobre 2004) :
Etend le dispositif aux groupements, cercles, sociétés organisant des jeux de
hasard, des loteries
Intègre explicitement le financement du terrorisme dans le champ de la
déclaration de soupçon
Permet à TRACFIN de recevoir des informations émanant des établissements
publics et organismes de sécurité sociale
- Loi n°2004-804 du 9 août 2004 relative au soutien de la consommation et
à l’investissement
Etend le champ d’application de la déclaration de soupçon aux institutions,
unions de prévoyance et de gestion de retraites complémentaires
21
1.4 Le cadre français
- Loi n° 2006-64 du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre le terrorisme
et portant dispositions diverses relatives à la sécurité et aux contrôles
frontaliers :
Institue une procédure spécifique, relevant de la compétence de la direction
générale du Trésor et de la politique économique (DGTPE), permettant
de geler, sans délai et pour une durée de 6 mois renouvelable, les avoirs
des personnes physiques ou morales dans des activités terroristes et étend
la compétence du comité de liaison à la lutte contre le financement du
terrorisme
- Décret n° 2006-736 du 26 juin 2006 (Article R562 à R564 du COMOFI):
. Pour les organismes financiers appartenant à un groupe, possibilité de
désigner comme représentant TRACFIN une personne habilitée du
groupe
. Modalités de vérification d’identité des personnes physiques hors de leur
présence (certification, pièce supplémentaire, premier versement via un
compte CE ou EEE…)
22
1.4 Le cadre français

- Décret n° 2006-736 du 26 juin 2006 (Article R562 à R564 du COMOFI):


(suite)
. Dérogation à l’obligation d’identification des bénéficiaires effectifs lorsque
le cocontractant est un organisme CE ou EEE (ou leur filiale) ou situé
dans un Etat tiers imposant des obligations équivalentes en matière de
lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme
23
1.4 Le cadre français

Ordonnance n° 2009-104 du 30 janvier 2009 et ses textes d’application :

Décret n° 2009-874 du 16 juillet 2009 (critères fraude fiscale)


Décret n° 2009-1087 du 2
septembre 2009 (obligation de vigilance et de déclaration)
Arrêté du 2 septembre
2009 (Définition des éléments d’information liés à la connaissance du
client et de la relation d’affaires)

Le Code Monétaire et Financier


Modification du titre VI du livre V du code monétaire et financier
(Articles L 561-1 et suivants) par l’Ordonnance n° 2009-104 du 30
janvier 2009
24
1.4 Le cadre français

- Principales modifications de la nouvelle réglementation :

Décret du 2 septembre 2009 : Approche par les risques


(Elaboration d’une cartographie des risques)
Extension de la déclaration de soupçon à TRACFIN aux
infractions passibles d’une peine privative de liberté
supérieure à un an ou participent au financement du
terrorisme et aux fraudes fiscales
Notions de bénéficiaire effectif et de Personne politiquement
exposée
25
1.4 Le cadre français
Liste des « paradis fiscaux » :MAJ 2012

> Brunei,

> les Iles Marshall,

> Montserrat,

> Ile de Nauru,

> Ile de Niue,

> Les Philipines,

> Le Botswana
26
1.4 Le cadre français

- Le règlement général de l’Autorité des Marchés Financiers


(Article 315-49 et suivants)

- Lignes directrices de l’Autorité des Marchés Financiers


27

2 Le processus de blanchiment et de FT

2.1 Les 3 phases du blanchiment

2.2 Cas pratiques

Lieu, date et nature de l’intervention


28
2.1 Le processus de blanchiment et de FT: 3 phases

> Phase 1: le placement ou prélavage

Vise à introduire des fonds provenant d’opérations délictueuses dans le


système financier d’un pays
> Phase 2: l’empilage ou le lavage

Vise à brouiller les pistes pour supprimer tout lien entre les capitaux et
leur origine
> Phase 3: l’intégration ou l’essorage

Vise à investir dans un circuit légale afin de lui donner l’apparence d’avoir
été obtenu de manière licite
29
2 Le processus de blanchiment et de FT: 3 phases

> Qu’est-ce qu’une typologie de blanchiment ? (site tracfin)


> C’est l’étude de cas de blanchiment dont les mécanismes mis en œuvre présentent des caractéristiques
communes et des pratiques similaires qui permettent de les classer par famille homogène. Cette étude de
cas résulte de l’analyse effectuée à partir des déclarations de soupçon adressées par les professionnels et
des transmissions judiciaires effectuées par Tracfin.
> Outre l’établissement d’une classification des mécanismes de blanchiment en groupes homogènes, les
typologies visent à regrouper des pratiques identifiées pour traiter l’information d’un point de vue
statistique mais à fournir des indicateurs de vigilance aux professionnels en mettant l’accent sur l’évolution
des comportements des blanchisseurs. Cet exercice ne prend en compte que les procédés de blanchiment
signalés les plus significatifs.
2.2 Le processus de blanchiment et de FT, exemples
• Exemple d’un aller retour croisés sur un marché financier
• deux clients d’un même intermédiaire passent, au même cours d’exécution :
• l’un, un ordre d’achat et de vente, en spéculant sur la hausse de l’indice
• l’autre, résidant dans un autre pays, procède de la même façon, mais en sens inverse
• ainsi, si l’un perd 1M€, l’autre va gagner en même temps 1M€
• l’intermédiaire affecte la perte au premier et le gain au second via une application
• l’intermédiaire réglera la somme ainsi blanchie sous couvert de la chambre de compensation et aucun lien n’apparaitra entre les
deux clients, pourtant complices
Illustration :
• A et B appartiennent à la même organisation mafieuse et ont le même courtier chez lequel ils ont ouvert chacun un compte
• L’un gagne ce que l’autre perd via soit une opération de marché distincte soit une application
• Le client gagnant peut réinvestir ouvertement les profits devenus légaux

Courtier : passe des


ordres pour ses clients A
et B

Ventes à 105,2 Achats à 105,2


Société A NYSE LIFE Société B
Achats à 105 Ventes à 105

 Solde = 0
2.2 Le processus de blanchiment et de FT, exemples
• Exemple de dissimulation
• Un collaborateur d’une société de gestion A procède, dans le cadre de son activité, à des opérations de vente pour le compte de
portefeuilles gérés par A, sur un marché obligataire peu liquide
• Son intermédiaire est un courtier B, qui opère de manière plutôt occasionnelle
• Les négociations sont effectuées à des cours inhabituels. Cependant, en raison du caractère peu liquide du marché, les écarts
apparaissent peu significatifs
• De connivence avec le salarié de la société de gestion A, B achète les titres obligataires vendus par A, pour le compte d'un client
offshore D. Le même jour, il revend ces titres, avec plus-value, à un autre intermédiaire C, grâce à une nouvelle complicité d'un
salarié de celui-ci
• Ainsi, l'opération engendre, au préjudice des intermédiaires A et C, des profits pour le client D. Ces profits sont discrètement
partagés entre les salariés impliqués de A et C et le client de B. Le courtier B a, quant à lui, perçu d’importantes commissions
d'intermédiation, réglées à l’aide de fonds illicites
Opérations de vente pour compte Opérations d’achat pour compte
propre sur un marché obligataire propre sur le même marché obligataire
Salarié d’une peu liquide peu liquide Salarié d’une
société de gestion Contrepartie :
entreprise
A courtier B
d’investissement D

Achats des titres obligataires peu Ventes des titres obligataires peu
liquides liquides, avec plus-value

Commission d’intermédiation Profit réalisé grâce


réglée à l’aide de fonds illicites à la plus-value

Donneur d’ordres :
client offshore D
32

3 Le rôle de TRACFIN

Lieu, date et nature de l’intervention


33
3 Le rôle de TRACFIN

> Cellule nationale de renseignement financier de type administratif créée en


1990

> Service à compétence nationale depuis 2006 rattaché aux ministres chargés
de l’économie et du budget

> Sa mission principale : en amont de la phase judiciaire recueillir, analyser


et enrichir les déclarations de soupçon aux fins de transmission aux
autorités judiciaires.

> Un rôle conforté en matière de renseignement : recueillir et diffuser des


informations avec les partenaires publics autorisés
3 Le rôle de TRACFIN

Tracfin: centre unique national pour recevoir les déclarations de soupçon


mais aussi l’élément clé d’un développement continu et permanent du
partenariat avec les acteurs du dispositif LAB/FT.

Une politique globale préventive qui suppose :

 un partenariat avec les professionnels, de plus en plus nombreux à être


impliqués dans le dispositif LAB/FT

 et une étroite collaboration avec les autorités de contrôle


Organigramme de TRACFIN
Directeur
M. Jean-Baptiste CARPENTIER
Conseiller juridique
Directeur adjoint
Mme Charlotte CAUBEL
M. Yves ULMANN

Département des affaires


Département des enquêtes Département de l’analyse, du renseignement
administratives et financières
M. Cyrille Cohen et de l’information M. Bruno NICOULAUD
Mme Josiane DUENAS

Division d’enquête 1 Division de l’intégration de


Pôle informatique
l’information
Officiers
Pôle changeurs et jeux
de liaison

Division d’enquête 2 Division de l’orientation et de la


valorisation de l’information
Cellule
Pôle fiscal
lutte contre le
financement
du terrorisme Division d’enquête 3 Division internationale

Pôle transferts d’espèces


3 Le rôle de TRACFIN

En 2011, Tracfin a reçu et analysé 24 090 informations (+ 19 % par


rapport à 2010).En outre, le Service a renforcé son activité de traitement de
l’information qui s’est traduite par 26 091 actes d’investigation et a
conforté son rôle d’externalisation des informations à destination des
destinataires habilités par le code monétaire et financier avec 1064 notes de
transmissions (+ 20% par rapport à 2010).
37

4 Les implications d’organisation dans


les établissements et les obligations des
SGP
4.1 Rappel du contexte

4.2 Obligations des SGP

4.3 Obligation d’organisation

4.4 Contrôles

Lieu, date et nature de l’intervention


1.1 Rappel sur l’environnement d’une SGP
Clients directs et indirects:

C1 C2 C3 C4

Distributeurs ou
Apporteurs
d’affaires

Passif

La société de
Marché gestion et ses
collaborateurs

Opcvm Opcvm
mandats
1 2
Portefeuilles gérés Actif
39
Les obligations des SGP

> Obligation de vigilance

> Obligation d’organisation

> Obligation de contrôle

> Obligation de déclaration


40
Les obligations des SGP

Article 315-50 de réglement général de l’AMF :

“La société de gestion est soumise aux dispositions de la présente sous-


section au titre des services d’investissement mentionnés à l’article
L321-1 du code monétaire et financier et de la commercialisation,
effectuée par elle-même ou par recours à un mandataire, des parts ou
actions d’organisme de placement collectif dont elle assure la gestion”
41
Les obligations des SGP

- Mise en place d’une organisation interne


- Désignation d’un déclarant et d’un correspondant TRACFIN
- Existence de procédures internes écrites
- Mise en œuvre d’une cartographie des risques
- Connaissance du Client / Suivi de la relation client
- Conservation des données et traçabilité (Obligation d’archivage :
5 ans)
- Existence d’un dispositif de contrôle interne
- Evaluation du risque de blanchiment dans la mise en œuvre de la
politique d’investissement pour compte propre ou pour compte de
tiers
- Information et Formation des collaborateurs
42
Les obligations des SGP

Article 315-52 du règlement AMF


- Désignation d’un membre de la direction comme responsable de la
mise en œuvre du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux
et le financement du terrorisme
- Possibilité de déléguer tout ou partie à un tiers sous réserve qu’il
dispose de l’autorité, des ressources et de l’expertise nécessaire et
qu’il n’est pas impliqué dans l’exécution des services et activités qu’il
contrôle – Le délégant demeure toutefois responsable.

Article R 561-23 du COMOFI et Article 315-53 du règlement AMF


- Désignation d’un déclarant et d’un correspondant TRACFIN
43
Approche par les risques

- Niveau de diligences à adapter en fonction des niveaux de


risques identifiés (approche par les risques):

– En pratique : Deux approches :


(1) Mise en œuvre d’une cartographie des risques prévue par le
décret du 2 septembre 2009 par la société de gestion à
apprécier en fonction :
– - des produits ou des services offerts par la société de
gestion, - des réseaux de distribution utilisés, - des
caractéristiques des clients
– La société de gestion doit pouvoir justifier auprès de l’AMF
que les diligences mises en place sont appropriées aux risques
44
Approche par les risques

(2) Des niveaux de diligence définis par l’ordonnance et son


décret d’application :

– Diligences simplifiées : (Article R 561-15)


- les clients ou les produits présentant un faible risque de
blanchiment
- Personnes mentionnées à l’article L 561-2 1° à 6°
(organismes financiers assujettis en France/UE/EEE/ pays
tiers – arrêté du 21 juillet 2006)
- Sociétés cotées (pays tiers : exigence de publicité
compatible)
- Autorités publiques ou organismes publiques
45
Approche par les risques

– Diligences complémentaires : (Article L 561-10)


- Le client ou son représentant légal n’est pas présent
physiquement
- Les personnes politiquement exposées
- Le produit ou l’opération favorise l’anonymat
- L’opération est une opération pour compte propre ou pour
compte de tiers effectuée avec des personnes physiques ou
morales domiciliées dans un état ou un territoire dont les
insuffisances de la législation ou les pratiques font obstacle à
la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement
du terrorisme
46
Approche par les risques

– Notion de personnes politiquement exposées :

– - Personne résidant dans un pays autre que la France et qui


exerce ou a cessé d’exercer depuis moins d’un an l’une de
fonctions mentionnées à l’article R 561-18 du décret
– - Membres directs de la famille du client
– - Personnes connues pour être étroitement associées au client
47
Approche par les risques

Définition – Bénéficiaire effectif – Article L561-2-2


Le bénéficiaire effectif est la personne physique qui contrôle directement
ou indirectement le client ou de celle pour laquelle une transaction est
exécutée ou une activité réalisée

Définition appliquée aux différentes catégories de personnes morales (Article


R561-1 du décret)
(1) Lorsque le client est une société
(2) Lorsque le client est un organisme de placements collectifs
(3) Lorsque le client n’est ni une société, ni un organisme de placements
collectifs, ou lorsque le client intervient dans le cadre d’une fiducie ou de
tout autre dispositif juridique comparable relevant d’un droit étranger
► Seuil de 25 % de détention du capital et des droits de vote
48
Approche par les risques

- La politique d’investissement

Article 315-57 du règlement général de l’AMF


« Lors de la mise en œuvre de sa politique d’investissement pour
compte propre ou pour compte de tiers, la société de gestion de
portefeuille veille à évaluer le risque de blanchiment de capitaux et
de financement du terrorisme et définit des procédures permettant
de contrôler les choix d’investissements opérés par ses préposés »

A retenir : « Société cotée dont les titres sont admis à la négociation sur
au moins un marché réglementé en France ou dans un Etat partie à
l’accord sur l’EEE ou dans un pays tiers imposant des exigences de
publicité compatibles avec la législation communautaire, figurant sur
une liste arrêtée par le ministre chargé de l’économie »
Un cadre normatif adapté

>Politique, procédures qui décrivent notamment:

– L’évaluation, la surveillance et le contrôle des risques LAB-FT


– La mise en œuvre des mesures de vigilance, en particulier:
• Les conditions et les modalités d’acceptation des clients
• Les diligences d’identification et de connaissance du client selon la classification des risques
• Les éléments d’information à recueillir et à conserver
• Le rôle et les responsabilités de chacun en la matière
• Le dispositif de contrôle mis en place
• L’organisation de la remontée des alertes en cas de détection d ’anomalies
• Les modalités de circulation et d’échange d’informations
• La formation et la sensibilisation des collaborateurs

=> Il doit être facilement accessible et connu de l’ensemble des collaborateurs


>=> Il doit être mis à jour régulièrement

>La société de gestion veille à ce que des mesures équivalentes soient appliquées dans ses filiales et succursales
situées à l’étranger

>Lorsque le droit applicable localement ne lui permet pas de mettre en œuvre ces mesures équivalentes, elle en
informe Tracfin et l’AMF
La formation et la sensibilisation du personnel

(art. 315-58 du RG AMF)


La Société de gestion de portefeuille doit assurer à son personnel, au moment de
l’embauche et tout au long du contrat de travail une information et une formation
sur :

la réglementation les techniques de


applicable et ses blanchiment
modifications utilisées

procédures et modalités de
les mesures de mise en œuvre des
obligations
prévention et de d’identification, de
détection contrôle, de déclaration de
soupçon et d’archivage
La formation et la sensibilisation du personnel

> Les personnes concernées en priorité


– Les membres de la direction
– Les gérants de portefeuilles et leurs assistants
– Les négociateurs
– Les commerciaux et toutes personnes en relation avec la clientèle
– Les collaborateurs du Back Office et du Middle Office qui traitent ou
contrôlent les opérations et les flux
– Les contrôleurs internes de 1er et 2ème niveau,
– Les RCCI
– Les autres collaborateurs
La formation et la sensibilisation du personnel

 Le contenu de la formation doit notamment évoquer

 L’obligation d’alerte
» L’attitude à suivre en cas de suspicion

 Le devoir de confidentialité à l’égard des clients suspects


 Les modalités de réalisations des dilligences sur les catégories de clientèles et
l’approche par les risques avec un niveau de vigilance adapté
 Les outils de contrôle
 Le rôle et le recours à TRACFIN

 Emargement et archivage
53

5 Les procédures de reporting

Lieu, date et nature de l’intervention


54
5 Les procédures de reporting

 Un dispositif de contrôle interne


Mise en place d’un plan de contrôle interne

- Contrôle de premier niveau


→ Contrôle exercé par les opérationnels

- Contrôle de second niveau


→ Contrôle exercé par le département Conformité / Contrôle
Interne (en fonction de l’organisation interne de la société de
gestion)
Objectif : Vérifier la mise en œuvre des procédures en matière de
lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme
5 Les procédures de reporting

 L’organisation à mettre en place:


 L’examen et la validation a priori par les personnes désignées ou un comité ad hoc des
dossiers clients sensibles (diligences renforcées) et la formalisation des décisions
(attention à la confidentialité)
 La traçabilité des contrôles effectués (traitement des opérations détectées anormales et
formalisation des décisions prises)

 Information de Tracfin ou mise sous surveillance


 Rupture des relations avec le client
 Information du teneur de compte
 Un suivi régulier des clients ayant donné lieu à un examen particulier et une mise sous
surveillance
 Le rôle et les responsabilités du correspondant / déclarant TRACFIN
 L’organisation concernant le traitement des anomalies ou des dossiers sensibles
5. Le reporting de contrôle

Une information régulière concernant les résultats des contrôles doit être
communiquée à:

 L’organe exécutif et s’il y a lieu au comité d’audit


 L’organe délibérant

Le reporting peut être intégrer dans le rapport annuel de contrôle interne
Il peut également faire l’objet d’une remontée au groupe d’appartenance.
5. Exemple d’indicateurs dans un reporting

1. Nombre de nouveaux clients


2. Nombre de dossiers contrôlés en deuxième niveau
3. Nombre d’anomalies
4. Nombre de dossiers maj
5. Contrôle sur les PPE
6. Formations des collaborateurs
7. Sensibilisations des nouveaux arrivants
8. Mise à jour ou cr procédure ou de la cartographie
9. Nombre de déclarations
10. Tenue des comités tracfin/ lab etc..
11. Remontée des anomalies ou dysfonctionnements
12. Évolution dans les outils de contrôles et détection
13. Suivi des intermédiaires et contreparties
14. Remontée des filiales
15. Évolution réglementaire
16. Revue des conventions de distribution
17. Le suivi des recommandations de l’inspection ou audit
18. ……
58

6 Les sanctions

Exemples à l’étranger et en France


59
Exemples de sanctions

> CITIBANK JAPAN 2004:

La FSA (Financial Services Agency, équivalent japonais de la Commission


Bancaire) a ordonné la fermeture des activités de Private Banking de
CityBank Japan dans laquelle travaillait plus de 400 personnes pour avoir
« failli à mettre en œuvre les mesures obligatoires de prévention du
blanchiment d’argent, sur-charger les clients sur des produits dérivés et
effectuer des prêts ayant contribué à mener à bien des actions de fraudes »
60
Exemple de sanctions

 Sentier II société générale 2008


Sanctions encourue : 10 ans de prison et 750 000 € d’amende par le PDG de la Société Générale
Motif : l'instruction a pointé, d'une part, le "caractère sommaire" du système de contrôle des
chèques, confié à des intérimaires en sous-effectif (4 à 6 personnes) et peu qualifiés.

En outre, des dossiers retrouvés lors de perquisitions dans les services commerciaux ont montré
que le problème des chèques volés remis à l'encaissement était connu de la Société Générale.
Ainsi, une note non signée, adressée le 15 novembre 2000 au conseil d'administration de la
banque, était intitulée "Affaire du Sentier : risque de mise en examen de la Société Générale
pour blanchiment". La banque n'a pourtant décidé de suspendre provisoirement le traitement
des chèques remis pour encaissement par les banques israéliennes que le 10 janvier 2002.
Elle se défend depuis d'avoir "sciemment ou intentionnellement participé" à des opérations de
blanchiment.
Relaxe : les mouvements de fonds, retraits d'espèces ou encaissement de chèques en Israël,
"n'étaient pas révélateurs de fonctionnements anormaux" à même de servir "d'alerte" pour le
personnel de la banque. Alors qu'il a été reproché par les enquêteurs de la banque un contrôle
insuffisant des chèques, le représentant du ministère public a estimé que la réglementation en
la matière n'était "pas particulièrement claire".
Exemples de sanctions – AMF Société EGP
Acteurs Griefs Décision Sanction
Manquements aux obligations en matière de LAB/LAT :
La Commission a établi que :
• Absence de vigilance telle qu’imposée par le RG AMF au titre de la LAB
• Absence d’organisation des contrôles internes sur la LAB
• EGP Fonds et Gestion ne disposait
• Absence d’identification des clients pas de traces écrites des mesures
mises en place pour veiller au Les sanctions sont
• Absence de formation du personnel
respect des exigences en matière de les suivantes :
LAB/LAT. Les contrôles n’étaient
pas formalisés
Sanction Défense d’EGP Fonds et Gestion par communiqué de presse :
contre la • avertissement
• Sanction trop sévère : elle concerne des défaillances dans le dispositif
Société EGP
anti-blanchiment au cours des exercices 2005 et 2006, corrigées dès 2007 • EGP Fonds et Gestion ne disposait
Fonds et
pas des éléments relatifs à l’identité • sanction pécuniaire de
Gestion • Aucun cas de blanchiment n’a été relevé, seulement des imperfections
de ses clients 50 000 €
dans les procédures en vigueur et dans la formation du personnel
• Les 4 collaborateurs non formés étaient une secrétaire, 2 agents du BO
15 janvier
peu concernés par le dispositif et le RCCI • EGP Fonds et Gestion n’a pas • publication de la
2009
assuré de formation à ses salariés en décision au BALO,
• L’opération visée concerne un fonds des Bahamas, localisation ne
matière de LAB/LAT. La dernière sur le site Internet et
figurant pas sur une liste sous surveillance (non GAFI…)
formation dispensée datait de juin dans la revue de
2005, avant agrément de l’AMF. 4 l’AMF
salariés de la société, dont le RCCI
• EGP Fonds et Gestion souhaite une concertation de place, visant à
n’avait pas reçu de formation,
définir précisément les obligations des sociétés de gestion en matière de
aucun document de formation
prévention du blanchiment de capitaux, à l’occasion de la publication
continu n’avait été remis aux
prochaine des décrets d’application de la troisième directive européenne
salariés
sur la lutte anti-blanchiment
 Décision de principe : pour la première fois, une société est sanctionnée pour un manquement lié à un défaut de formation LAB/LAT (même si ce grief n’est pas
le seul concernant les manquements aux obligations en matière de LAB/LAT)
 Les éléments suivants sont réaffirmés
1. Tous les salariés (dont le RCCI) doivent participer à la formation annuelle. La société doit donc prévoir une ou plusieurs session(s) de rattrapage en
cas d’absence de salarié(s)
2. La formation doit être fournie à chaque employé sur un support durable (du type support papier) soit lors de la formation, soit à l’embauche
Sanctions – ACAM – Blanchiment de capitaux 14/11/
2011
Société Oddo de Courtage en Assurance

Acteurs .
Griefs Décision Sanction
• Manquement à la réglementation en
matière de lutte anti-blanchiment
Au moment du contrôle de l’ACAM, la
Sanction de l’ACAM SOCA était dépourvue des procédures
adaptées à son activité ainsi que de tout
• L’ensemble des griefs a été retenu
11 février 2009 dispositif de contrôle interne. Elle n’a
pas été en mesure d’identifier ni de
déclarer les sommes et opérations
• L’ACAM a tenu compte, dans sa • L’ACAM a prononcé un
pouvant constituer des soupçons à
contre sanction, des efforts menés par la SOCA avertissement assorti d’une
déclarer à Tracfin
pour remédier aux manquements sanction pécuniaire de 50
constatés 000 €
• Rétrocession de commissions à des
la Société ODDO de
intermédiaires d’assurance non
Courtage et d’Assurance immatriculés
(SOCA)
La SOCA a également fait appel à des
intermédiaires non immatriculés, et leur
a versé des commissions sans procéder
aux vérifications d’usage
Sanction – AMF – Société de Gestion de Portefeuille
Fininfor et Associés Multigestion
Griefs
Acteurs Décision Sanction
• Manquement lié aux fonds propres
réglementaires négatifs et inférieurs au seuil
requis
• non-respect par la société de l’exigence d’un niveau minimal
de fonds propres et de l’insuffisance de ses moyens financiers
• Manquement relatif au fait de ne pas avoir
Sanctions à l’égard disposé de moyens financiers suffisants et
de la société adaptés à son activité, compte tenu des • Le manquement relatif tirés de l’absence de contrôle des
FININFOR ET déficits en fonds propres risques et du fait que l’AMF, qui avait subordonné son
agrément à la présence d’un contrôleur des risques, n’a pas été
ASSOCIES avisée de la démission de ce dernier, intervenue en novembre • Blâme et sanction
MULTIGESTION • Manquement relatif au fait de ne pas avoir 2006. A partir de cette date, les constatations de l’enquête, que pécuniaire de
informé l’AMF de la démission de son la société n’a pas été en mesure de contredire, ont révélé un
50 000 € à
contrôleur des risques en novembre 2006 défaut de contrôle jugé d’autant plus préoccupant que la
l’encontre de la
alors que l’agrément délivré avait gestion alternative indirecte pratiquée par FININFOR, «
2 octobre 2008 société
précisément été subordonné à la présence de décorélée » des indices de marché, présentait pour les
ce dernier; ainsi qu’au fait ne pas avoir, investisseurs un risque particulier exigeant une surveillance • Publication de la
jusqu’en novembre 2006, procédé à un accrue. décision
contrôle suffisant sur « les risques • Le manquement relatif l’obligation faite aux sociétés de
spécifiques liés au fonds alternatif sous gestion d’évaluer le risque de blanchiment de capitaux et de
jacent », puis, à compter de la démission de
financement du terrorisme, ce que la société, qui n’a pas mis
son contrôleur, de ne plus avoir assuré en place de procédures permanentes de contrôle des choix
aucun contrôle des risques d’investissement, a reconnu ne pas avoir fait.

• Manquement relatif à l’absence de contrôle


en matière de lutte contre le blanchiment et
le financement du terrorisme

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