Protéinurie
DR FLOREA LAURA
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Rappel de physiologie
Les protéines
franchissent ou non le
filtre glomérulaire (en
fonction de leur forme,
leur poids moléculaire,
leur charge électrique)
= perméabilité sélective.
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Rappel de physiologie
Les protéines filtrées par le
glomérule sont réabsorbées (à
99%) et catabolisées au niveau du
tube contourné proximal des
tubules rénaux, par un processus
d’endocytose
1% de ces protéines, non
réabsorbées sont retrouvées
dans l’urine définitive =
protéinurie physiologique
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Protéinurie physiologique
Débit: < 150 mg/j (en moyenne 80 mg/j dont < 30 mg/j
d’albuminurie ou « microalbuminurie »)
Composition:
60% de protéines plasmatiques: 1/3 d’albumine + 2/3 de
globulines
40% de protéines urinaires (mucoprotéine de Tamm-Horsfall-
uromoduline; déchets protéolyses de provenance uro-génitale)
Bandelette urinaire:
Usuellement non détectée par les bandelettes réactives: négative
ou traces
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Dépistage et analyse
des protéinuries
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Mesure de la protéinurie
Référence: g/l/ 24 heures
Urines de 24 h non indispensables, car on peut utiliser le
rapport protéinurie (g/l) sur créatininurie (mmoles/l). Le
rapport normal est inférieur à 15 mg/mmoles.
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Protéinurie physiologique
Inférieure à 150 mg par 24 heures
Protéinurie physiologique composée
60 % de protéines plasmatiques
40 % de protéines venant des tubules et de l’urothélium;
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Détection de la
protéinurie
Bandelette urinaire : technique semi quantitative
Négative ou traces < 0,3 g/l
++ environ 1 g/l
Ne détecte que l’albumine (les globulines ne sont pas reconnues
par le test)
Dosage pondéral en g/24 heures
Ou sur échantillon (matin) en utilisant le rapport
protéinurie/créatininurie
Protéinurie si
≥ 0.3 g/j ou
≥ 0.3 g/j ou ≥ 30 mg/mmol de créatininurie
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1ère étape : analyse
quantitative
Si
> 2g/24 heures ou
> 2 g/g ou > 200 mg/mmol de créatininurie
Protéinurie glomérulaire le plus souvent
Si
< 2g/24 heures ou
< 2 g/g ou < 200 mg/mmol de créatininurie
Tout est possible
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2ème étape : analyse
qualitative
Électrophorèse des protéines urinaires : fiabilité
imparfaite
Albumine majoritaire: Néphropathies glomérulaires
(protéinurie sélective si albumine > 80%, associée à une LGM)
Globulines de faible poids moléculaire: Néphropathies tubulaires
Protéinurie « de surcharge » ou « pré rénales »
Chaînes légères d’immunoglobulines (anciennement BJ)
Myoglobinurie
Hémoglobinurie
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2ème étape : analyse
qualitative
Analyse par analyse radio-immunologique (RIA) : plus
fiable
Détection et quantification de protéines spécifiques
Exemple: Microalbuminurie = albuminurie de faible débit: 30 à
300 mg/j ou mg/g de créatininurie ou 3 à 30 mg/mmol de
créatininurie
Néphropathie diabétique débutante
Facteur de risque cardio-vasculaire
Réversible avec bloqueurs du SRA
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Signes cliniques
Le plus souvent asymptomatique +++
Urines mousseuses en cas d’albuminurie
Œdèmes si syndrome néphrotique ou néphritique
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Classification des
protéinuries
1. Protéinuries urologiques
Ex : Protéinurie associée a une infection urinaire ou a un
saignement urinaire
Le débit est faible, inférieur à 1 g/j
Le test devra être répété après guérison de l’épisode urologique
2. Protéinuries intermittentes
Protéinurie n’est plus décelable lors d’examens ultérieurs
Causes la fièvre, l’effort
Protéinurie jusqu’à 1.5 g/j
Les mécanismes:
Sont une hyperperméabilité glomérulaire induite par l’angiotensine II
et la noradrénaline, et une réduction de la réabsorption tubulaire
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Classification des
protéinuries
3. Protéinurie orthostatique
L’excrétion importante de protéines en orthostatisme,
disparaissant en clinostatisme
Les éléments diagnostiques:
1. Le terrain: adolescent, longiligne, en période de croissance
2. Le caractère orthostatique
3. Le caractère isolé…tout est normal…
4. L’évolution: survient un peu avant la puberté et disparait à l’arrêt de
croissance (après 20 ans)
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Classification des
protéinuries
4. Protéinuries permanentes « de surcharge »
Une augmentation de la charge plasmatique en une protéine
librement filtré par le glomérule, car elle est petite, mais
incomplètement réabsorbée par le tubule proximale, dont les
possibilités sont dépassées
Causes:
Production élevée d’origine tumorale (chaines légères d’Ig au cours du
myélome multiple, lysozyme au cours de certaines leucémies aigue)
Excès de libération du a un dommage tissulaire (Hb - hémoglobinurie,
myoglobine-myoglobinurie)
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Classification des
protéinuries
5. Protéinuries permanentes « par dysfonction tubulaire »
Le tube contourné proximal réabsorbe et catabolisme de très
nombreux protéines plasmatiques, qui ont franchi librement un
glomérule normale, du fait de leur petite taille et d’un point
isoélectrique favorable.
L’existence d’une tubulopathie limite les possibilités de réabsorption et
se traduit par un débit urinaire élevé de ces protéines = protéinurie
tubulaire (maladies du tube contourné proximal, NTI chroniques)
Diagnostique:
β2-microglobinurie élevé +++
Électrophorèse des protéines urinaires: des globulines de petit poids
moléculaire
La protéinurie: débit faible…parfois 1.5 -2 g/24 h
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Classification des
protéinuries
6. Protéinuries permanentes par dysfonction
glomérulaire
Les anomalies glomérulaires peuvent être:
Soit fonctionnelles, secondaires à la perte des charges négatives de la
membrane basale dans la néphrose lipoïdique
Soit organiques, secondaires à des lésions variables de l’endothélium,
de la membrane basale, de l’épithélium.
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Classification des
protéinuries
Sélectivité
Protéinurie sélective – si l’albuminurie est supérieure à 85%
Protéinurie non sélective – si l’albuminurie est inférieure à 85%:
les globulines sont alors perméables a des globulines de poids
moléculaire plus élevé que l’albumine, avec un tracé électro
phorétique urinaire proche de celui de plasma
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Syndromes glomérulaires
Syndrome néphrotique
Syndrome néphritique aigue
Syndrome de GNRP
Syndrome de glomérulonéphrite chronique
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20
T itr e d u d ia g r a m m e
P r o té in u r ie p e r m a n e n t e
A n a ly s e q u a n tita tiv e E T q u a lita tiv e C o n te x te c lin iq u e , P r e s s io n a r té r ie lle
E C B U , c r é a tin in e p la s m a tiq u e
E c h o g r a p h ie r é n a le
E P P v o ir e IE P P e t IE P U , g ly c é m ie
P r o t é in u r ie g lo m é r u la ir e P r o té in u r ie tu b u la ir e P r o té in u r ie d e s u r c h a r g e
A lb u m in e m a jo r ita ir e ( > 6 0 % ) A lb u m in e m in o r it a ir e (< 5 0 % ) u n s e u l t y p e d e p r o t é in e d e f a ib le P M
p r o t é in u r ie s é le c tiv e s i a lb u m in e > 8 0 %
N é p h r o p a th ie g lo m é r u la ir e n o n p r o lif é r a tiv e N é c r o s e tu b u la ir e a ig ü e G a m m a p a th ie m o n o c lo n a le
N é p h r o p a th ie g lo m é r u la ir e p r o lifé r a tiv e T u b u lo p a th ie a ig u ë m y é lo m a te u s e H é m o ly s e
N é p h r ite in te r s titie lle a ig ü e R h a b d o m y o ly s e
N é p h r it e in te r s tie lle c h r o n iq u e
D ia g n o s tic s e lo n s é m io lo g ie e t c o n te x te c lin iq u e D ia g n o s tic s e lo n s é m io lo g ie e t c o n te x te c lin iq u e
( g lo m é r u lo p a th ie s e c o n d a ir e ? ) l'e n q u ê te " e x tr a r é n a le " e s t e s s e n tie lle a u d ia g n o s tic
B io p s ie r é n a le R a r e m e n t b io p s ie r é n a le
s i a b s e n c e d e d ia g n o s tic
s i im p lic a tio n th é r a p e u tiq u e 21