Séquence 4: LE COMPTE
Prof: OU-MELLAL Brahim 1
I) Définition et présentation
1) Utilité
Les entreprises réalisent chaque jour, un
nombre considérable des opérations, modifiant
ainsi leurs bilans ; ce qui rend la tâche
d’établir le bilan après chaque opération, une
tâche pénible et coûteuse (temps) ; D’où la
nécessité d’utiliser des tableaux pour
l’enregistrement de chaque opération. Ces
tableaux s’appellent : Les comptes.
Prof: OU-MELLAL Brahim 2
2) Exemple
L’E/se GAMA a réalisé les opérations suivantes durant
le mois d’octobre 2017:
Le 01/10/2017, avoir en caisse : 10.000dh ;
Le 15/10/2017, retrait de la banque pour alimenter la
caisse : 20.000 Dh ;
Le 20/10/2017, vente de marchandises au comptant
par caisse, « pièce n °V315 »:10.000dh;
Le 21/10/2017, règlement d’un fournisseur en espèce,
« pièce n °K218 » :15.000dh ;
Le 25/10/2017, paiement par caisse de frais de
transport, « pièce n°A125 » :5.000dh ;
T.A.F. : CALCULER L’AVOIR EN CAISSE AU
25/10/2017.
Prof: OU-MELLAL Brahim 3
Correction:
« compte caisse »
DATES OPÉRATION ENTRÉES DATES OPÉRATION SORTIES
S S
01/10 AVOIR EN
CAISSE (SI)
10 000 21/10 Règlement
fournisse
15 000
ur
15/10 DE LA +20 000 25/10 Transport 5000
BANQU
E
20/10 +10 000
VENTE DE
M/SE
TOTAL 40 000 TOTAL 20 000
AVOIR EN CAISSE AU 25/10/2017= TOTAL ENTRÉES – TOTAL
SORTIES
= 40 000 – 20 000 = 20 000
Prof: OU-MELLAL Brahim 4
3) Définition
Un compte, par convention, est un tableau,
qui retrace l’évolution historique de chaque
éléments de l’entreprise.
IL EST DIVISÉ EN DEUX PARTIES :
LA PARTIE GAUCHE : EST
RÉSERVÉE AUX EMPLOIS C’EST LE
DÉBIT ;
LA PARTIE DROITE : EST
Prof: OU-MELLAL Brahim 5
4) Vocabulaire liés au compte
DÉBITER UN COMPTE : C’EST PORTER
UNE SOMME À SON DÉBIT;
CRÉDITER UN COMPTE : C’EST PORTER
UNE SOMME À SON CRÉDIT ;
LE LIBELLÉ ENREGISTRE LA PIÈCE
JUSTIFICATIVE DE L’OPÉRATION OU LA
NATURE DE CELLE-CI (EX : N° DE LA
FACTURE…) ;
L’INSCRIPTION D’UNE SOMME AU DÉBIT
OU AU CRÉDIT D’UN COMPTE EST
APPELÉ : IMPUTATION ;
Prof: OU-MELLAL Brahim 6
LE SOLDE D’UN COMPTE EST LA
DIFFÉRENCE ENTRE LE TOTAL DE
SES DÉBITS ET LE TOTAL DE SES
CRÉDITS. TROIS CAS PEUVENT SE
PRÉSENTER :
SI LE TOTAL DÉBIT > AU TOTAL
CRÉDIT : SOLDE DÉBITEUR
SI LE TOTAL DÉBIT < AU TOTAL
CRÉDIT : SOLDE CRÉDITEUR
SI LE TOTAL DÉBIT = AU TOTAL
CRÉDIT : SOLDE NUL
Prof: OU-MELLAL Brahim 7
5) Présentation d’un compte
On distingue généralement 3 types de
présentation :
Le compte schématique ou en T ;
Le compte à colonnes séparées ou
opposées ;
Le compte à colonnes regroupées ou
mariées.
Prof: OU-MELLAL Brahim 8
a) Le compte schématique ou en T
Prof: OU-MELLAL Brahim 9
b) Compte à colonnes séparées ou
opposées
Prof: OU-MELLAL Brahim 10
c) compte à colonnes regroupées ou
mariées
Prof: OU-MELLAL Brahim 11
Remarque
On distingue 2 grandes catégories de comptes:
LES COMPTES DE BILAN OU COMPTES
DE SITUATION DÉCRIVENT LA
SITUATION PATRIMONIALE DE
L’ENTREPRISE.
LES COMPTES DE CHARGES ET DE
PRODUITS OU COMPTES DE GESTION
OU D’ACTIVITÉ CONSTATENT LES
RESSOURCES ET LES EMPLOIS
EXTÉRIEURS AUX ÉLÉMENTS DU
PATRIMOINE DE L’ENTREPRISE.
Prof: OU-MELLAL Brahim 12
6) Le fonctionnement des comptes
D(+) Compte d’actif C(-) D(-) Compte du passif C(+)
D(+) Compte de charge C(-) D(-) Compte de produit C(+)
Prof: OU-MELLAL Brahim 13
II) Principe de la partie double
1) Exemples:
Exemple1: Le 02/03/2017, l’entreprise
« GAMA » effectue un Versement des espèces
en banque de 5000,00 DH.
Cette opération intéresse deux comptes :
Compte caisse est crédité par 5000,00 Dh.
Sortie de valeur, le compte diminue ;
Compte Banque est débité par la même somme
5000,00 Dh. Entrée de valeur, le compte
augmente.
Prof: OU-MELLAL Brahim 14
D Banque C D Cais e C
5 000.00 5 000.00
Prof: OU-MELLAL Brahim 15
Exemple 2: le 03/04: règlement du
fournisseur en espèces: 2000 DH
Emplois Ressources
(Destination) (Origine)
Prof: OU-MELLAL Brahim 16
Exemple 3: Le 05/05/2007, l’entreprise
« GAMA » achète des marchandises auprès
de son fournisseur Ali d’un montant de
8 000.00 Dh ; la facture est réglée moitié en
espèce et moitié par chèque bancaire.
D Caisse C D Banque C D Achat de M/ses C
4 000.00 4 000.00 8 000.00
Prof: OU-MELLAL Brahim 17
Exemple 4: le 07/06: achat de M/ses au
fournisseur « Radi » pour 3000 dh, le tiers du
montant est réglé en espèce, le reste à crédit.
Exemple5: le 08/06: vente de M/ses au client
« BETA » pour 2600 DH, la moitié du
montant est réglée en espèces, le reste à
crédit.
Prof: OU-MELLAL Brahim 18
On peut déduire que toute opération
comptable peut être analysée en terme
d’emplois et de ressources et intéresse au
moins deux comptes : Un compte à débiter
et un compte à créditer de même montant et
de sens contraire : c'est le principe de la
partie double.
Prof: OU-MELLAL Brahim 19
2) Définition
La partie double signifie que toute
opération de l’entreprise fait intervenir au
moins deux comptes : Un ou plusieurs sont
débités et un ou plusieurs sont crédités pour
des montants tel que :
Total débit = Total crédit
Prof: OU-MELLAL Brahim 20
III) Le Plan Comptable Générale des
Entreprises (PCGE)
Prof: OU-MELLAL Brahim 21
1) Définition
Le plan comptable général des entreprises PCGE
présente la liste des comptes à utiliser par les
entreprises ainsi que leurs règles de
fonctionnement.
Par ailleurs, l’ensemble des comptes sont
présentés en deux modèles :
Le modèle normal : appliqué plus spécialement
aux moyennes et grandes E/ses.
Le modèle simplifié : réservé aux petites E/ses
ne dépassant pas certains seuls de taille fixés par
la loi.
Prof: OU-MELLAL Brahim 22
2) Codification
Le classement des comptes est fait selon une codification
décimale, un compte comporte au moins 4 chiffres :
Le 1er chiffre permet d’identifier la classe
Le 2ème chiffre permet d’identifier la rubrique
Le 3ème chiffre permet d’identifier le poste
Le 4ème chiffre permet d’identifier le compte lui
même
Le 5ème compte permet d’identifier le compte
divisionnaire
Le 6ème chiffre : sous-compte
Prof: OU-MELLAL Brahim 23
3) La signification de certaines codifications
a) Les constantes
Le 4 en deuxième position:
un compte de bilan qui comporte 4 en 2ème
position est soit un compte de créances, soit un
compte de dettes.
1481: emprunts auprès des établissement de
crédit
2411: prêts au personnel
3421: clients
4411: Fournisseurs
Prof: OU-MELLAL Brahim 24
Le 8 en quatrième position
Un compte qui comporte un 4 en 4ème
position est :
Soit un compte intitulé « autres…. » ou
« divers…. » il s’agit d’un compte de
bilan.
Soit un compte intitulé « … sur exercice
antérieurs » quand il fait partie des classes
6 ou 7.
Prof: OU-MELLAL Brahim 25
b) Les parallélismes
Un parallélisme de codification existe au
niveau du 2ème et 3ème chiffre pour les
créances et les dettes circulantes.
343: personnel-débiteur
443: personnel-créditeur
345: Etat débiteur
445: Etat-créditeur.
Prof: OU-MELLAL Brahim 26
Séquence 5: les composantes du
résultat
Prof: OU-MELLAL Brahim 27
Exemple :
Au 31/12/2017, date de fin d’exercice, l’entreprise GAMA
vous fournit les éléments suivants relatifs à sa situation:
Caisse: 60000 DH; dettes fournisseurs: 1200000 DH; M/se:
750000 DH; Banque: 100000 DH; capital personnel
3000000 DH; créance client: 130000 DH; matériel de
transport 220000 DH; fonds commercial: 3200000 DH.
T.A.F:
1) Dressez le bilan de l’E/se GAMA AU 31/12/2017 et
déterminez le résultat de l’exercice.
2) Le bilan permet-il d’expliquer comment ce résultat a été
formé?
3) De quel type d’information a-t-on besoin pour connaître
l’origine de ce résultat?
Prof: OU-MELLAL Brahim 28
Bilan de l’E/Se « GAMA » au 31/12/2017
Actif Montant Passif Montant
2: actif immobilisé 1:financement permanent:
- Fonds commercial 320000 - Capital personnel 3000000
- Matériels de transport 0 - Résultat net de +260000
3: actif circulant (HT) 220000 l’exercice
- M/se 4: passif circulant (HT) 1200000
- Clients 750000 - Fournisseur
5: trésorerie actif 130000
- Banque 5: trésorerie passif
- caisse 100000
60000
total 446000 Total 4460000
0
résultat= actif total – passif = 4460000 –(300000+120000) =260000
Prof: OU-MELLAL Brahim 29
Le bilan ne permet de pas d’expliquer
comment ce résultat a été créée, d’où la
nécessité de connaitre les opérations
effectuées par l’E/se tout au long de l’exercice
en question et qui ont abouti à ce résultat.
Certaines de ces opérations entraînent un
appauvrissement de l’E/se, elles sont appelées
charges; alors que d’autres au contraire
enrichissent l’E/se, ce sont les produits
Prof: OU-MELLAL Brahim 30
Entre le 01/01/2017 et le 31/12/2017, l’entreprise a effectué les opérations
suivantes:
Achat de marchandises 3 500 000 DH
Frais de transport 100 000 DH
Versement de salaires 550 000 DH
Vente de marchandises 4 600 000 DH
Frais de communication 10 000 DH
Eau et électricité 5 000 DH
Intérêts reçu de la banque 20 000 DH
Paiement d’impôts 135 000 DH
Autres charges 45 500 DH
Intérêts payés 14 500 DH
T.A.F:
1. Classer ces opérations selon qu’elles constituent un appauvrissement
ou un enrichissement de l’entreprise.
2. Que représente la différence entre les montants totaux de ces deux
catégories d’opération?
Prof: OU-MELLAL Brahim 31
I) Notion de charges
1) Définition:
Les charges sont des sommes versées ou à
verser par l’E/se en contrepartie des biens et
des services qu’elle obtient des tiers
(fournisseurs, préteurs…). La charge est :
◦ Une source d’appauvrissement de l’entreprise ;
◦ Elle est définitive ;
◦ Elle concerne une période inférieure ou égale à
l’année.
Prof: OU-MELLAL Brahim 32
appauvrissement montant Enrichissement Montant
- achats de M/Ses 3500000 - Ventes de 4600000
- Frais transport 100000 M/Ses 20000
- Versement de 550000 - Intérêt reçus
salaire
- Frais de 10000
communication
- Eau et électricité 5000
- Paiement d’impôts 135000
- Autres charges 45500
- Intérêts payés 14500
total 4360000 total 4620000
Résultat= opérations d’enrichissement – opérations d’appauvrissement
4620000 - 4360 000 = +260 000 DH
Prof: OU-MELLAL Brahim 33
Exemple de charges:
Achat de marchandises au comptant,
achat de MP à crédit, paiement
d’électricité,
Paiement de salariés
Impôt payé à l’Etat, dons
Intérêts versés ou débiteurs
Paiement du loyer….
Prof: OU-MELLAL Brahim 34
2) Classification des charges
Le PCGE regroupe les charges dans la
classe 6 dite comptes de charges.
Prof: OU-MELLAL Brahim 35
Le PCGE classe les charges en :
Charges d’exploitation : Rubrique 61, ce sont des charges régulières,
répétitifs, à caractère cyclique, elles concernent le fonctionnement
normale de l’E/se. Il s’agit des achats de matières et de
marchandises, des salaires et des autres charges externes… ;
Les charges financières : Rubrique 63, elles concernent des
dépenses de nature financière. Il s’agit des intérêts des emprunts et
dettes, intérêts bancaires… ;
Les charges non courantes : Rubrique 65, ce sont des charges
exceptionnelles ou anormales Il s’agit des pénalités, dons versés…
Remarque : les charges d’exploitation et financières sont appelées charges courantes.
Prof: OU-MELLAL Brahim 36
3) Fonctionnement des comptes de
charges:
Les comptes de charges augmentent au
débit et diminuent au crédit, ils sont
généralement de solde débiteur.
Prof: OU-MELLAL Brahim 37
Exemple:
Si on achète de M/se, le compte de
charges à débiter est :
D 6111 achats de M/ses C
X
Sion paie le loyer, le compte de charges à
débiter est:
D Locations et charges locatives C
X
Prof: OU-MELLAL Brahim 38
Application:
L’E/se « GAMA » a réalisé les opérations suivantes au cours du mois de Mars:
1)Achats de M/ses à crédit 25000 DH .
2)Paiement des frais d’électricité 1500 DH en espèces
3)Achats de M/ses au comptant par chèque bancaire 30000 DH
4)La banque vous prélève des intérêts de 2000 DH et des commissions de 400
DH
5)Paiement en espèces d’une pénalité pour infraction de code de la route de
400Dh.
6)Achats de fourniture stockées pour 15000 Dh par chèque bancaire.
7)Paiement par chèque bancaire des honoraire d’un avocat de 6000 DH
8)Paiement de la vignette d’une voiture en espèces de 6000 DH
9)Paiement par chèque bancaire du salaire de la femme de ménage à 2500 DH
Achats en espèces de timbres postaux 500 DH et paiement des frai de
10)
téléphone par virement bancaire à 3000 DH.
T.A.F:
[Link] ces opérations dans les comptes correspondants, sachant qu’au début du
mois mars les comptes caisse et banque présentent les soldes suivants:
Banque : 75000 DH (SD); ; caisse : 12000 DH (SD)
[Link] les soldes des comptes de charges. Prof: OU-MELLAL Brahim 39
II) Notion de produit
1) Définition:
Les produits sont des sommes reçues ou à
recevoir par l’E/se en contrepartie des
biens et des services qu’elle fournit à ses
clients. Le produit est :
◦ Une source d’enrichissement de l’entreprise ;
◦ Elle est définitive ;
◦ Elle concerne une période inférieure ou égale
à l’année.
Prof: OU-MELLAL Brahim 40
Exemples:
Vente de marchandises
Ventes de biens et services
Intérêts reçus aux débiteurs.
Subventions reçues
Loyer reçu…..
Prof: OU-MELLAL Brahim 41
2) Classification des produits
Le PCGE regroupe les charges dans la
classe 7 dite comptes de produits .
Prof: OU-MELLAL Brahim 42
Comme pour les charges, Le PCGE a distingué 3 catégories de produits :
Les produits d’exploitation : Rubrique 71, produits ayant un caractère
normal et habituel : ventes de marchandises, ventes de produits
fabriqués, locations reçues… ;
Les produits financiers : Rubrique 73, produits ayant un caractère
financier : intérêts reçus…
Les produits non courants : Rubrique 75, produits ayant un caractère
exceptionnel ou anormal ; exemple : dons reçus, cessions
d’immobilisations…
Remarque : les produits d’exploitation et financiers sont appelés des
produits courants.
Prof: OU-MELLAL Brahim 43
3) Fonctionnement des comptes de
produits:
Les comptes de charges augmentent au
crédit et diminuent au débit , ils sont
généralement de solde créditeur.
D 7….. Comptes de produits C
↓ ↑
Prof: OU-MELLAL Brahim 44
Application
E/se « GAMA » a réalisé pendant le même mois mars, les opérations
suivantes:
1. Ventes de M/ses à crédit à 75000 DH
2. Encaissement par chèque bancaire du loyer d’un immeuble non affecté
à l’exploitation 9000 DH
3. La banque nous avise, qu’elle porte au crédit de notre compte des
intérêts de 1200 DH
4. Encaissement en espèces d’une commission de 5000 DH pour service
rendu à l’E/se voisine.
5. Ventes de M/ses par chèque bancaire 25000 DH
6. L’E/se obtient une subvention d’équilibre par chèque bancaire de 4000
DH
7. L’E/se obtient de son fournisseur un escompte de règlement de 600 DH
T.A.F:
1) Enregistrez ces opérations dans les comptes correspondants.
2) Etablissez les soldes des comptes de produits.
Prof: OU-MELLAL Brahim 45
III) Le compte de produits et de charges
C’est un état de synthèse qui permet de
récapituler les comptes de charges et de
produits pour déterminer le résultat net de
l’exercice :
Résultat = total produits-total charges
Si Produits>charges => Bénéfice
Si Produits< charges => Pertes
Prof: OU-MELLAL Brahim 46
Le CPC du plan comptable marocain est établi en vertical
(en cascade) et permet de calculer 6 niveaux de résultats:
Résultat d’exploitation=produits d’exploitation (71)-
charges d’exploitation (61)
Résultat financier =Produits financiers (73)-charges
financières (63)
Résultat courant= résultat d’exploitation +résultat
financier
Résultat non courant= produits non courants(75)- charges
non courantes(65)
Résultat avant impôt= résultat courants + résultat non
courant
Résultat net de l’exercice= résultat avant impôts – impôts
sur les résultats
NB: pour établir le CPC on doit utiliser les postes
Prof: OU-MELLAL Brahim 47
Application
D’après les deux applications précédentes, on peut
relever les comptes de gestion suivants:
charges produits
comptes solde comptes solde
6111 achats de M/se 55000 7111 ventes de M/ses 100000
6122 achats de mat et four 15000 71272 commissions et 5000
conso courtages reçu
61251 achat de F non stock 1500 7182 revenus des immeuble 9000
6136 rémun des ind et hon 6000 non à l’exploitati
61451 frais postaux 500 7381 intérêt et pdts assimil 1200
61455 frais de téléphone 3000 7386 escompte obtenus 600
6147 service bancaire 400 7561 subvention équilibre 4000
61673 taxes sur véhicules 6000
6171 rémunération du pers 2500
6311 intérêt empr et dette 2000
6583 pénalité et amd pénal 400
T.A.F
Etablissez le CPC de l’E/se sachant que l’impôt sur le
résultat est de 7500 DH. Prof: OU-MELLAL Brahim 48
Partie 2: le système classique
d’enregistrement
Prof: OU-MELLAL Brahim 49
Introduction
Le traitement comptable des opérations économiques
réalisées par l’entreprise est effectué suivant deux
systèmes :
Le système classique : c’est un système ancien et
traditionnel, qui se base sur l’enchaînement d’un
ensemble d’étapes. Ce système continue d’être à la
base des systèmes actuels.
Le système centralisateur : il s’agit de l’utilisation
de l’outil informatique pour la comptabilisation
(l’utilisation des logiciels de comptabilité). Ce
système moderne continue de se baser sur le
système classique.
Prof: OU-MELLAL Brahim 50
Schéma d’organisation du système classique
Prof: OU-MELLAL Brahim 51
1) La pièce justificative:
Les documents de base (factures, talons de
chèques, avis bancaire, reçus, pièces de
caisse, etc.) sont classés, référencés et
conservés pour contrôle, voire pour preuve.
Ils constituent les pièces justificatives de la
comptabilité. Ces pièces doivent être gardées
par l’entreprise pour une période de 10 ans à
compter de leurs dates.
Ces pièces doivent exister afin que
l’opération soit comptabilisée dans le journal.
Prof: OU-MELLAL Brahim 52
2) le journal:
Cette phase permet à la fois :
l’analyse des flux en débits et en crédits ;
l’enregistrement chronologique des opérations. Cet
enregistrement se fait dans un livre comptable obligatoire : le
journal
Le journal doit être numéroté (pages), daté, et paraphé par le
greffier du tribunal de commerce, selon l’ordre chronologique et
sans ratures ni blanc.
La tenue de journal est obligatoire, il s’agit d’un document
fondamental pour l’enregistrement des opérations effectuées par
l’entreprise suivant leur ordre chronologique.
Prof: OU-MELLAL Brahim 53
Prof: OU-MELLAL Brahim 54
3) le grand livre :
Elle consiste à reporter les écritures du journal
dans le grand livre, où sont regroupés, d’une
façon schématique, les comptes inscrits au journal
selon l’ordre du plan comptable. L’établissement
du grand livre est aussi obligatoire.
Le grand livre sert de base à l’établissement de la
balance.
Prof: OU-MELLAL Brahim 55
4) La balance
Le regroupement des comptes du grand livre, le
plus souvent chaque mois, en un seul tableau
récapitulatif appelé balance, le but est de
contrôler périodiquement les comptes. Cet
document n’est pas imposable par la loi, il est
facultatif, mais il est très important pour vérifier
la bonne comptabilisation des opération.
Prof: OU-MELLAL Brahim 56
La balance est une liste générale de tous les
comptes. La balance n’est pas obligatoire, elle
revêt, toutefois, une grande importance car
elle permet de vérifier si les enregistrements
ont été fait correctement, et ce par la
vérification des deux égalités :
Σ Débits = Σ Crédits
Σ Soldes débiteurs = Σ Soldes créditeurs
Prof: OU-MELLAL Brahim 57
N°des Noms Solde de début Mouvement de Soldes de fin de
compte des de période la période période
s compte
s
Débite Crédite Débite Crédite Débite Crédite
urs urs urs urs urs urs
………. …….. …….. ………. ……… ……….. ……… ……….
………. ……. …….. ……… ……… ………. ……… ……….
……… ……. …….. …….. ……… ………. ……… ……….
Totaux T1 T2 T3 T4 T5 T6
Prof: OU-MELLAL Brahim 58
5) Etablissement des états de
synthèses :
L’établissement des états de synthèse : Le
Bilan, le CPC et l’ETIC sur la base de la
balance.
Prof: OU-MELLAL Brahim 59