LA CORROSION
HUMIDE.
Présenté par :
❶ Introduction.
❷ Présentation de la corrosion humide:
-Définition.
-Différents modes de la corrosion.
-Type de corrosion.
-Les facteurs de la corrosion.
❸ Mécanisme de la corrosion humide :
-Aspect électrochimique.
-Aspect thermodynamique.
-Aspect cinétique. Plan de travail:
❹ Moyens de protection contre la corrosion
humide:
-Revêtement non métallique .
-Revêtement métallique.
-Protection anodique.
-Protection cathodique.
❺ Conclusion.
Introduction :
La corrosion désigne l'ensemble des
phénomènes par lesquels un métal ou un
alliage métallique tend à s'oxyder en ions
métalliques, sous l'influence de réactifs
gazeux ou en solution.
La corrosion est dite sèche quand les agents
oxydants ne sont pas en solution ; elle est
dite humide dans le cas contraire, elle
nécessite un conducteur électronique (le
métal) et un conducteur ionique
(l’électrolyte).
Ce phénomène coûte cher et pose de
redoutables problèmes :
elle induit de graves dommages, cause de
nombreux accidents et n'est pas sans
conséquences écologiques notables. Il est
rarement désiré, il faut donc l'étudier pour
chercher à limiter son impact.
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Présentation de la
corrosion humide:
Définition.
Différents modes de la corrosion.
Type de corrosion.
Les facteurs de la corrosion.
Définition :
Les métaux à l'état naturel sont présents sous leur forme oxydée et
donc s'oxydent spontanément au contact d'agents oxydants. Certains
résistent particulièrement bien, c'est le cas du zinc ou de l'aluminium,
mais d'autres comme le fer se corrodent à grande vitesse et les objets
rouillés perdent leur solidité et deviennent donc inutilisables.
La corrosion est le phénomène par lequel les métaux et les alliages
subissent de la part de leur environnement une oxydation en ions
métalliques, éventuellement complexés par le milieu.
La corrosion humide d’un métal nécessite un conducteur électronique
(le métal) et un conducteur ionique (l’électrolyte).
Le métal est en permanence recouvert d'une ne pellicule d'eau, Elle
peut se faire à température ordinaire. l’oxydant est principalement :
Les ions H+(H2O) de la solution impliqués dans le couple H+/H2.
O2 dissous en solution impliqué dans le couple O2/H2O.
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modes :
On distingue deux modes de corrosion :
1. Corrosion uniforme ou généralisée :
Une attaque régulière sur toute la surface du métal.
La vitesse de corrosion est exprimée en perte de masse ou en
perte d’épaisseur et elle est non linéaire.
Homogénéité parfaite de la surface du métal, tous les sites en
surface sont équivalents.
homogénéité parfaite du milieu oxydant.
2. Corrosion localisée ou différentielle :
métal corrodé de manière inhomogène par l’existence de conditions
différentes en 2 endroits sur le métal.
Existence d’un gradient de concentration d’oxydant sur le métal.
circulation des électrons au sein du métal pour relier les zones
anodique et cathodique.
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Types :
Corrosion par piqure : Corrosion caverneuse : Corrosion intergranulaire: Corrosion sélective
Pénétration dans la masse Associée aux faibles Corrosion préférentielle du Le métal anodique est
selon la verticale volumes de solutions joint de grain, sélectivement corrodé
Propriétés mécaniques stagnantes, Cas des aciers inoxydables ¾ Dézincification des laitons et
peu affectées Elle est Liée a un gradient austénitiques dans la Zone Graphitisation de la fonte
Faibles pertes de poids en concentration d'oxygène Affectée Thermiquement Perte des propriétés
Danger de perforation 2 étapes : (ZAT) d'une soudure. mécaniques
Métaux passivables : - incubation (lente) Identification : changement
Aciers inox, aluminium - propagation (rapide) de couleur
01 02 03 04
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Types :
5. Corrosion galvanique :
Deux métaux de natures différentes, au potentiel
d’oxydoréduction différent ;
Il est possible de classer les métaux selon pour déterminer
les métaux qui se corroderont de manière accélérée au
contact d'un autre métal ;
Pour que la corrosion galvanique se produise, les métaux
doivent être en contact à un contact électrique et ionique;
La présence d’eau agissant en tant qu’électrolyte,
recouvrant les deux métaux
6. Corrosion érosion :
Cette corrosion est produite par le mouvement relatif
d'un fluide corrosif et d'une surface métallique.
L'aspect mécanique du mouvement est important et
les phénomènes de frottement et d'usure peuvent
intervenir. On a apparition de sillons, vallées, surfaces
ondulées, trous...
Les phénomènes de turbulence peuvent détruire les
films protecteurs et entraîner des vitesses de
corrosion très élevées sur des matériaux;
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facteurs :
4 paramètres peuvent influencer la corrosion :
Milieu d’attaque Conditions d’emploi :
États de surface;
Concentration du Moyens de protection;
réactif Forme des pièces;
Teneur en oxygène; Emploi d’inhibiteur;
PH du milieu; Sollicitations mécaniques;
Température; Procédés d’assemblage;
Impuretés; Conditions d’entretient;
Particules solides;
Nature du metal : Indices du temps:
Composition du Métaux ne subissant pas le
métal/alliage vieillissement;
Procédé d’élaboration; Tensions mécaniques;
Traitements thermiques; Températures;
Additions protectrices; Modification des enduits de
Impuretés; protection;
Conditions d’entretien.
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Mécanisme de la
corrosion humide :
Aspect électrochimique de la corrosion.
Aspect thermodynamique de la corrosion.
Aspect cinétique de la corrosion.
Aspect électrochimique de la corrosion
La corrosion humide d’un métal nécessite un conducteur électronique (le
métal) et un conducteur ionique (l’électrolyte).
La corrosion humide est un phénomène électrochimique. Les deux
réactions électrochimiques ayant lieu sur la surface du métal sont
l’oxydation du métal, et la réduction de l’eau.
Des zones anodiques où le métal est oxydé :
M +n
des zones cathodiques sièges d'une réduction
en milieu acide
2+ + 2 H2
en milieu neutre désoxygéné :
2H2O + 2 H2 + 2HO-
en milieu neutre oxygéné :
O2+ 2 H2O + 4 4HO
Un conducteur métallique permettant la circulation des électrons
entre les zones anodique et cathodique
Un électrolyte par l'intermédiaire duquel l'anode et la cathode sont
en contact.
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Aspect thermodynamique de la corrosion :
D’un point de vue thermodynamique, un métal est oxydé par l’eau si
son potentiel d’équilibre (ou potentiel de Nernst) est inférieur à celui
de l’eau :
Le potentiel de l’eau dépend de son pH et celui du métal en cas de
formation d’hydroxyde métallique. On utilise un diagramme potentiel-
pH pour savoir si un métal peut subir une corrosion.
Même en présence de corrosion, la concentration en ions métalliques
au voisinage du métal est très faible. On considère que l’ordre de
grandeur de la concentration pour une vitesse de corrosion moyenne est
10−6 mol · L-1
L’eau
est un oxydant du fer quel que soit le pH. Cependant, la différence
de potentiel augmente lorsque le pH diminue. Considérons en effet
l’équation bilan : Fe + 2 → +
Son enthalpie libre est reliée à la différence des potentiels des deux
couples :
L’enthalpie libre de réaction est négative et sa valeur absolue est plus grande en milieu acide, où le pouvoir oxydant de l’eau
est donc plus grand. Le fer dans un acide fort concentré formation de bulles d’hydrogène, et destruction de la pièce
rapidement. Le dioxygène est un oxydant du fer très fort, mais sa concentration dans l’eau est heureusement très faible.
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Aspect cinétique de la corrosion :
• Les processus de corrosion, même s’ils sont thermodynamiquement
favorables, sont parfois très lents.
• Dans le cas du fer la corrosion est tout de même assez rapide pour
induire la formation de rouille en quelques jours :
en milieu marin car la présence d’ions chlorures est cependant un
facteur accélérant la corrosion.
En milieu acide, la corrosion est encore plus rapide, mais cela
dépend de l’état de surface de la pièce. Par exemple, une pièce en
fer déjà rouillée est soumise à un courant de corrosion plus faible.
En milieu neutre, la corrosion du fer est beaucoup plus lente.
• La densité de courant au potentiel de corrosion est le courant de
corrosion, noté jcorr . Cette densité permet de quantifier la vitesse
de corrosion. Elle est en effet reliée à la vitesse de consommation du
fer par :
La courbe intensité-potentiel du fer dans un milieu acide chlorhydrique a l’allure suivante (i correspond à
l’intensité globale du courant qui traverse l’électrode métallique) :
On distingue deux domaines de potentiels :
Un domaine de potentiel dans lequel le fer se comporte comme une cathode. Seule une réduction est possible,
le fer est protégé. Il est dans son domaine d’immunité.
Un domaine de potentiel dans lequel le fer se comporte comme une anode. Seule une oxydation est possible,
le fer est attaqué. Il est dans son domaine de corrosion. 9
Aspect cinétique de la corrosion
La courbe intensité-potentiel du fer dans
un milieu acide sulfurique dilué a l’allure
suivante:
On constate une chute brutale de l’intensité du
courant (ou de la densité de courant ) anodique
qui correspond à la formation d’une couche
d’oxyde isolant le métal du milieu corrosif. On
retrouve les domaines d’immunité et de
corrosion.
Il apparaît en plus deux domaines :
Un domaine de potentiel dans lequel
l’intensité anodique est très faible.
Le métal n’est pas corrodé car il est passivé. L’oxydation du fer a conduit à la formation d’un film protecteur
: qui isole le métal du milieu extérieur. Il est dans son domaine de passivation.
Un domaine de potentiel dans lequel l’intensité anodique croît à nouveau car il y a oxydation de l’eau en
dioxygène à la surface du film passivant. Le métal est une anode mais c’est l’eau qui est oxydée, il n’y a pas
corrosion du métal. C’est le domaine de Trans passivation.
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Moyens de protection
contre la corrosion
humide:
Revêtement non métallique .
Revêtement métallique.
Protection anodique.
Protection cathodique.
Revêtement non métallique :
Le but est de Déposer un matériau d’apport à
la surface d’un substrat tout en conservant
les propriétés structurelles de la pièce avant
traitement. -Peinture,
Les revêtement non métallique doivent -
posséder un certain nombre de qualités, polyester,
imperméabilité à l’eau et aux gaz, grande
adhérence, stabilité chimique,
-vernis,
on distingue deux types de revêtement non
métallique :
Revêtements organiques :
Il s’agit principalement des peintures (type
minium Pb3O4 peinture antirouille), des
matières plastiques (grillage plastifié), vernis,
Revêtements polymériques…
Revêtements inorganiques:
- couches de conversion
- L’émail, ciment,….
- céramiques réfractaires
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Revêtement métallique:
dépôt d'une couche d'un autre métal résistant mieux à la corrosion.
Les revêtements métalliques peuvent être appliqués de plusieurs
façons selon l’épaisseur voulue et les caractéristiques du support
On distingue deux méthodes de protection:
Par électrolyse (chromage, nickelage, argenture, zingage...) : par immersion dans un bain de métal fondu
(galvanisation) :
Cette technique ne s’applique que difficilement aux pièces de grandes Le métal à protéger est plongé dans un bain de
dimensions. Les dépôts présentent toujours une certaine porosité due à métal protecteur fondu. L’opération se faisant à
la présence de particules étrangères ou de gaz occlus pendant chaud, la couche formée est complexe car des
l’opération d’électrolyse. On est donc conduit à effectuer des dépôts phénomènes de diffusion interviennent. Cette
d’épaisseur suffisante pour qu’il n’y ait pas continuité entre les pores.
Ainsi, dans le cas d’un revêtement de nickel sue l’acier, il faut que les
méthode est utilisée en particulier pour le
dépôts aient au moins 30µm épaisseur. dépôt de zinc (galvanisation) ou d’étain
Le Zinc résiste mieux à la corrosion car il se recouvre d'une couche (étamage).
d'hydrocarbonate imperméable. De plus en absence de cette couche, la
vitesse d’oxydation de Zn reste faible car la surtension cathodique de
H2/H2O est élevée.
L’électrozinguage est une technique d’électrolyse qui permet d’obtenir
une couche de zinc sur des pièces en fer. Elle est utilisée par exemple
pour protéger les clous et les vis en fer. Lorsque la couche est trouée à la
suite d’un choc, l’effet protecteur par anode sacrificielle continu à agir.
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Protection anodique :
Méthode naturelle de protection.
Le métal joue le rôle d’anode.
a) Passivation :
Certains métaux peuvent en présence d'un oxydant, former à leur
surface un film d'oxyde fin, adhérent et continu. Ils sont alors
pratiquement inertes même dans des milieux agressifs (ex milieu
marin). C'est le cas du titane, du chrome, de l'aluminium anodisé...
Ce n'est pas le cas de l'acier sauf s'il comporte un pourcentage
massique en Cr supérieur à 12% (acier inoxydable).
b) Couche protectrice :
grâce à une réaction chimique (ex : parkérisation du fer en plongeant
une tôle d'acier dans une solution chaude d'acide phosphorique ce qui
provoque l'apparition d'une couche de phosphate de fer imperméable
c) Protection anodique électrochimique
Cette fois le fer est relié au pôle positif d'un générateur de telle sorte
que le point de fonctionnement soit dans le domaine de passivation du
fer. La pièce se recouvre d’une couche d’oxyde protectrice
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Protection cathodique :
Mise au point par l’homme .
Le métal joue le rôle de cathode. A. Anode sacrificielle:
Le fer à protéger est relié électriquement à du zinc (ou à un
métal plus électropositif que lui, ex : Mg).
Il convient de prévoir un dispositif d'élimination des ions
Zn2+ (ou Mg2+) formés lors de la dissolution de l'anode
protectrice, par exemple en la plaçant sur un lit de sable
(poreux).
On peut protéger de cette façon les coques en acier des
gros navires, en y fixant des blocs de zinc.
B A
B. protection cathodique par courant imposé :
On relie le fer au pôle négatif d'un générateur de telle
sorte que le point de fonctionnement soit dans le
domaine d'immunité du fer.
Cette méthode est particulièrement utilisée pour les
ouvrages enterrés (canalisations diverses, pipelines ou
sea-lines) et les ouvrages immergés (carènes de navires,
docks flottants, …).
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Il peut se produire un dégagement de H2 sur la pièce
Conclusion :
,,
La corrosion est un problème majeur,
économique mais aussi de sécurité , de
protection environnementale et de santé.
A l'heure actuelle, les métaux sont utilisés dans
un très grand nombre de domaines, il est donc
primordial de savoir les protéger.
La corrosion intervient dans de nombreux
domaines où elle peut s'avérer dangereuse. En
effet, elle peut abîmer les pièces des
constructions, les carrosseries des véhicules.
La corrosion peut aussi être une cause de
pollution, surtout dans les environnements
marins. En effet, l'ai marin et l'eau de mer sont
très corrosifs et agressent les matériaux en
contact avec eux. Ces derniers peuvent alors
,,
s'abîmer et se déverser dans les mers et océans.
Une protection efficace contre la corrosion
permettra un renouvellement moins fréquent
des matériaux, générant ainsi une économie
sensible.
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REFERNCES BIBLIOGRAPHIQUES
[1] [Link]. La corrosion humide
[Link]
[2] [Link]. CORROSION : DEFINITIONS/ MOYENS DE PROTECTION.
[Link]
[3] [Link]-biskra (2001). CORROSION ET MOYENS DE PROTECTION.
[Link]
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