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Examen Bactériologique Du Sperme: Spermoculture Et Spermogramme

Ce document décrit les techniques d'examen bactériologique du sperme, notamment la spermoculture et le spermogramme. Il explique le recueil du sperme, les signes pouvant indiquer une bactériospermie, les techniques de culture comme les cultures aérobies, anaérobies et pour mycoplasmes. Il présente également les résultats possibles comme les germes incriminés et le syndrome inflammatoire.

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Examen Bactériologique Du Sperme: Spermoculture Et Spermogramme

Ce document décrit les techniques d'examen bactériologique du sperme, notamment la spermoculture et le spermogramme. Il explique le recueil du sperme, les signes pouvant indiquer une bactériospermie, les techniques de culture comme les cultures aérobies, anaérobies et pour mycoplasmes. Il présente également les résultats possibles comme les germes incriminés et le syndrome inflammatoire.

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EXAMEN BACTÉRIOLOGIQUE DU

SPERME

Spermoculture
et
Spermogramme
I. Introduction

L’exploration des infertilités d’origine masculine


bénéficie, depuis quelques années d’un contrôle plus
rigoureux des paramètres spermatiques. Mais il n’est
pas faux de dire que l’analyse bactériologique du
sperme fait partie également du bilan minimal d’un
couple infertile en vue d’une assistance médicale de
procréation.
Sperme??

C’est un mélange de sécrétions de diverses


origines: testicules, vésicules séminales et
prostatiques, glandes urétrales.
À l’émission, il parcourt les voies
spermatiques( épididyme, déférent) puis les
voies urinaires au niveau de l’urètre où il peux
se charger de bactéries urovésicales.
II. Recueil du sperme

 Au laboratoire, après un délai d’abstinence de deux à cinq jours.


 Immédiatement après vidange vésicale totale (permet l’élimination
des contaminants ou des germes éventuellement responsables
d’urétrite.
 Lavage soigneux des mains au savon.
 Lavage du gland avec la lingette désinfectante remise par le
laboratoire.
 Puis l’éjaculat total est recueilli par masturbation dans un réceptacle
en plastique stérile non toxique, gradué.

Le sperme, normalement épais et visqueux, est mis à liquéfier 30 à 60


mn à 37 °C, puis traité après homogénéisation.
III. Quelle place pour le
spermogramme?

Il permet d’évaluer certains caractéristiques du sperme:


Macroscopiques: volume, pH, viscosité, couleur, et
liquéfaction.
Microscopiques: concentration des spermatozoïdes,
mobilité, vitalité, présence ou non d’agglutinats,
concentration des cellules rondes et des leucocytes
Signes d’appels pouvant faire évoquer
une béctériospermie positive

 Allongement du temps de liquéfaction


 Asthénospermie et/ou teratospermie.
 Agglutinats
 Présence de cellules rondes
 Leucospermie

L’interprétation des variations de ces caractéristiques permet de


décrire une situations assez caractéristiques
III. Quelle place pour le
spermogramme?

 La suspicion d’une infection du sperme peux se manifester par l’association:


- Asthénospermie ( altération de la mobilité fléchante)
- Nécrospermie
- Leucospermie
-Teratospermie ( spermatozoides à flagelle enroulé >10%)
 Insuffisance prostatique:
- pH et viscosité augmentés
- Asthénospermie ou sans hypospermie
 Insuffisance des vésicules séminales (lithiase, inflammation):
- pH acide
- Hypospermie
- Asthénospermie sévère
- Nécrospermie
IV. Quelle place pour la
spermoculture?

Vise à expliquer une altération des paramètres spermatiques


consécutives à la présence de bactéries dans le sperme:
spermoculture médicale.
Et à rechercher tous les germes qui pourraient contaminer le
milieux de culture lors de la réalisation d’une fécondation in
vitro: spermoculture analytique.
V. Techniques de la spermoculture

La spermoculture doit obéir à des règles rigoureuses de recueil,


d’exécution et d’interprétation.
Diagnostic d’inflammation : examen cytologique qualitatif et quantitatif
discriminant entre les cellules de la lignée germinale, les
polynucléaires et les macrophages.
Diagnostic d’infection : identification, numération et résistance aux
antibiotiques des bactéries présentes. La distinction entre réelle
infection ou contamination du prélèvement est délicate et pose le
problème du traitement du patient ou de l’innocuité du sperme à
préparer en cas d’AMP ( assistance médicale à la procréation). La
présence d’ADN plasmidique de C. trachomatis après amplification
génique signe sans conteste une infection.
V.1. Examens directs

 État frais : une goutte de sperme entre lame et lamelle montrera


les spermatozoïdes, leur mobilité, les cellules rondes, les
Trichomonas, les germes et les levures.
 Coloration de Gram : pour les germes et levures.
 Coloration de May Grunwald Giemsa: pour les cellules rondes
(spermatocytes, spermatides, leucocytes, macrophages) et les
Trichomonas.
V.2. Comptage des leucocytes

Il peut se faire en hématimètre sur une dilution du sperme au 1/10


dans du tampon PBS à 12 % de bleu de méthylène.
Les résultats sont peu reproductibles et utilisateur-dépendants. En
cas de cellularité élevée on peut employer un réactif du
commerce à la benzidine et cyanosine utilisant la réaction
peroxydasique.
Le leucoscreen est le plus utilisé mais les résultats sont sous-
évalués en cas de leucocytes dégranulés.
Les cytomètres en flux commencent à être utilisés et ont
l’avantage de donner la formule leucocytaire.
V.3. Mises en culture

On utilise des milieux sélectifs et hyperenrichis pour germes


aérobies, anaérobies, levures, corynébactéries,
mycoplasmes. La culture cellulaire pour les chlamydiae
n’est plus utilisée.
Il faut diluer pour éliminer le pouvoir bactériostatique du
plasma séminal, et quantitativement pour énumérer les
germes
V.3.1. Cultures aérobies et
microaérophiles

Le sperme dilué au 1/10 dans du bouillon de Schaedler pour


aéroanaérobies est vortexé et ensemencé à raison de 100 μl par boîte de
Pétri sur géloses au sang cuit («chocolat») supplémentée en vitamines
et en antibiotiques, Columbia au sang de mouton additionnée d’acide
nalidixique, et Drigalski ou au pourpre de bromocrésol.
Les boîtes sont placées à 37 °C, sous atmosphère de 5 % de CO2 pour les
géloses au sang, pendant 48 heures.
Elles sont alors examinées, énumérées, et traitées pour l’identification
bactérienne (galeries Api et tests spécifiques) et les antibiogrammes.
Les boîtes de gélose chocolat sont replacées à 37 °C sous CO2 pour une
éventuelle culture tardive du gonocoque.
V.3.2. Cultures anaérobies

La même dilution au 1/10 est ensemencée sans attendre sur une


boîte de gélose au sang de Schaedler pour anaérobies sans
inhibiteurs, et incubée en jarre anaérobie en milieu CO2 + H2
pendant 48 heures.
Les premières cultures sont examinées, comptées et traitées, puis les
boîtes sont replacées en anaérobiose et réexaminées au bout de
cinq jours.
Les identifications sont effectuées sur galeries Api-ana et les
antibiogrammes en gélose Schaedler en anaérobiose avec le choix
approprié d’antibiotiques.
V.3.3. Cultures pour mycoplasmes

Deux gouttes de sperme non dilué homogénéisé sont incorporées à


un flacon de milieu A3 puis inoculées après vortexage à une
galerie urée–arginine permettant la culture différentielle des
Mycoplasma et des Ureaplasma ainsi que leur numération en
UCC/ml. Cette technique est plus sensible dans le cas du sperme
que la culture en gélose A7 et souffre peu de contaminations par la
flore banale ; de plus, une culture tardive, en l’absence de
contaminations, permet de mettre en évidence des quantités
minimes de bactéries (entre 10 et 100 UCC/ml).
V.3.4. Cultures pour chlamydiae

La culture cellulaire sur cellules HeLa 229 n’est plus pratiquée que
lorsque la conservation de la souche microbienne est recherchée.
La sensibilité de la culture cellulaire dans le sperme est basse (< 50 %).
On peut l’accroître en ajoutant une immunofluorence directe (IFD) à
partir du culot lavé utilisé pour la culture cellulaire qui, de surcroît,
élimine la fluorescence non spécifique sur les agrégats de cristaux
prostatiques. On ne peut observer que des corps élémentaires par
cette technique (au moins trois par champ × 400 sont nécessaires).
V.4. Détection des acides nucléiques
chlamydiens

C’est actuellement la méthode de référence. Elle se fait par


hybridation moléculaire après amplification de l’ADN plasmidique
par réaction en chaîne à la polymérase (PCR) ou de l’ARN
ribosomal (TMA ou (transcripted mediated amplification).
V.5. Techniques immunologiques : les
IgA sécrétoires
séminales (IgAs) anti-C. trachomatis
La présence d’IgAs anti-Chlamydia dans le sperme signe la présence à
un endroit quelconque du passage du sperme, de tout ou partie de
la bactérie capable d’antigénicité.
VI. Résultats de la spermoculture
VI.1. Germes incriminés

Boitrelle et al., 2012


VI.2. Le syndrome inflammatoire

Il est caractérisé :
- par la présence de leucocytes dans le sperme
- Seuil de positivité selon OMS: 106/ml
Il survient :
- lors d’une infection aiguë
- à distance, de façon chronique
Il se manifeste :
- par la production de Dérives Actifs de l’Oxygène
- par des peroxydations lipidiques
- par une fragmentation de l’ADN
VII. Conclusion

La recherche de l’infection et de l’inflammation est un pilier du


bilan d’infertilité ou andrologique. Elle doit comprendre, outre la
recherche de l’infection superficielle, la spermoculture, qui doit
être menée avec des techniques modernes et interprétée avec
des critères rigoureux dans le but de soigner une infection en
cours, éviter la contamination de la partenaire ou des milieux
d’AMP.
Glossaires

- Asthénospermie: diminution de la vitalité et de la mobilité des


spz
- Teratospermie: présence de moins de 4% de spz de forme
typique dans le sperme ( male formation de spz).
- Nécrospermie: présence d’un très grand nombre de spz
mortes.
- Leucospermie: présence anormale de polynucléaires ( globules
blancs).
- UCC: unité de changement de couleur.

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