Santé et Sécurité au Travail: Guide
Santé et Sécurité au Travail: Guide
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Introduction
d’entreprises, car au-delà des impératifs humains et sociaux, ces sujets constituent des enjeux
plus être perçus comme une fatalité, mais bien comme un dysfonctionnement de l’entreprise.
La mise en place d’un système de gestion de la santé et de la sécurité au travail peut contribuer
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1.1 Définitions
1.1.1 Hygiène :
Définition 1 : l’hygiène, c’est l’ensemble des moyens collectifs ou individuels, les principes et les
pratiques visant à préserver ou à favoriser la santé.
1.1.2 Santé :
La santé est une notion de nature polysémique et évolutive, c’est à la fois :
L’absence de maladie
Un état biologique souhaitable
Un état complet de bien-être physique, mental et social (définition de l’OMS – 1946),
La capacité d’une personne à gérer sa vie et son environnement, c’est-à-dire à mobiliser les ressources
personnelles (physiques et mentales) et sociales en vue de répondre aux nécessités de la vie.
Définition 1 :
C’est la situation dans laquelle quelqu’un ou quelque chose n’est exposé :
À aucun danger,
À aucun risque d’agression physique, d’accident, de vol ou de détérioration.
Définition 2 : C’est l’ensemble des mesures législatives et administratives qui ont pour
objet de garantir les individus et les familles, contre certains risques appelés risques
sociaux.
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1.1.4 Plaintes :
On se plaint quand on ne se sent pas bien. Ces plaintes peuvent avoir diverses causes : travail de
routine, mauvaises conditions de travail, fatigue, mauvaise position, contrainte de travail trop élevée,
température, ...Les plaintes sont des signaux essentiels de mal-être des travailleurs et elles doivent
dès lors être prises sérieusement en considération. Exemple : un ouvrier se plaint de maux de dos,
bien qu’il ne doive rien porter durant son travail. Suite à une analyse, il apparaît que sa table de
travail est 10 cm trop basse. Après une adaptation, tout revient dans l’ordre.
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1.1.5 Danger :
Danger : Cause ou source ayant le potentiel de provoquer des préjudices ou des dommages : des
blessures humaines, un mauvais état de santé, des dégâts matériels, des dommages à l’environnement
ou plusieurs de ces causes.
Les dangers peuvent se matérialisés par des :
Produits dangereux : inflammables, toxiques, explosifs…
Réactions chimiques dangereuses : incompatibilité, corrosion, dégagement de produits toxiques.
Conditions opératoires extrêmes : pression, températures, rayonnement, électricité…
Erreurs de conception non détectées
Énergie potentielle : la hauteur
Énergie électrique : conducteur nu sous tension
Énergie pneumatique : gaz sous pression
Énergie mécanique : organe mobile 6
1.1.6. Dommage
l’environnement
Fractures
Allergie
Intoxication
La mort
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1.1.7. Risque :
Le « risque » est la possibilité de survenance d’un dommage résultant d’une exposition à
un danger. Le risque est la composante de deux paramètres : la « gravité » et la «
probabilité ».
Plus la gravité et la probabilité d’un événement sont élevées, plus le risque est élevé.
1.1.9 Situation dangereuse :
Une situation dangereuse immédiate sur le lieu de travail qui, si l’on n’y fait rien, peut
avoir un accident comme conséquence. Par exemple : un couvercle de puits non placé, un
trou dans le sol qui n’est pas protégé, un échafaudage sans balustrade, etc.
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1.1.8. Presque accident ou quasi accident :
Un événement non voulu, qui n’a pas eu de lésion ni de dégât comme conséquence mais qui aurait pu,
dans des circonstances moins favorables, mener à un accident. Par exemple : sur un chantier, un marteau
l’échafaudage. Il n’y a pas de dégât ou de lésion mais cela aurait été le cas dans des circonstances moins
favorables.
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2-Accident de travail
Accident survenu, quelle qu'en soit la cause, par le fait ou à l'occasion du travail à toute personne
salariée ou travaillant, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs
ou chefs d'entreprise.
Situation 1 :
Monsieur A travaille au fond d’une tranchée en terre de 3 mètres de profondeur. Il
dégage de la terre tombée au fond de la tranchée. Un engin lourd conduit par monsieur D
passe au bord de la tranchée et la fait s’écrouler. Monsieur A est enseveli.
Situation 2 :
Un salarié réalise des travaux de soudures dans un réservoir métallique fermé pour le
stockage des carburants. Un ventilateur alimenté par un courant électrique assure le
renouvellement d’air et l’évacuation des fumées de soudures. Une coupure du courant
alimentant le ventilateur est survenue. Le salarié ne s’est pas aperçu de l’arrêt de
l’extracteur d’air pollué. Après un certain temps il tombe asphyxié par les fumées de
soudure.
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Situation 3 :
M. ALI réalise un travail de nettoyage d’un silo pour le stockage du ciment. Le travail consiste à enlever le
ciment calcifié sur les parois du silo. Brusquement le morceau de ciment calcifié sur lequel se tenait ALI, se
détache et tombe avec le salarié au fond du silo. Il décède suite à son ensevelissement sous 2.50m de ciment
en poudre fine se trouvant au fond du silo. Remarque : M. ALI, portait un équipement de protection
individuelle contre les chutes dont la longueur de sa longe dépasse les 2 m réglementaires
Situation 4 :
M. OMAR travaille sur un chantier du bâtiment. La construction de l’immeuble en est au 7eme niveau, des
ouvriers posent les vitres… Ce jour-là il s’est réveillé en retard. Pressé de commencer son travail (nivellement
du sol proche de la façade), il oublie de mettre son casque et ne met pas ses chaussures de sécurité.
Tout à coup, un poseur de fenêtre laisse tomber un montant et M. OMAR le reçoit sur la tête.
Situation 5 :
M. Tahar vient d’être nommé à un nouveau poste de travail. Le tour qu’il utilise réclame un graissage
périodique de ses engrenages. Afin d’effectuer cette opération, il ouvre le carter de transmission et dépose de
la graisse sur les engrenages en mouvement à l’aide d’une spatule. La spatule se coince dans les engrenages,
se brise et les éclats sont projetés sur son visage.
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Chapitre 2 - Principaux risques
a) Electrique
b) Mécaniques
c) Chimiques
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I- Electrique :
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Les installations électriques de toute nature doivent être conçues en vue de préserver la sécurité des
personnes et la prévention des incendies et explosions :
Protection contre les contacts directs : mise hors de portée des personnels
- par éloignement (respect des distances de voisinage)
- au moyen d’obstacles (présence d’écran, armoires électriques fermées)
- par isolation (gainage des câbles)
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II- Mécaniques :
Heurts par les parties mobiles en mouvement des machines, écrasement par des chutes
d’objets ou des véhicules, coupures et perforations par les outils de travail, projections
de particules solides (copeaux de métal, de bois, de roche) ou de matière
incandescente, contraintes posturales et visuelles et gestes répétitifs …
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Prévention des risques
•Automatisation des interventions
•Conception de machines sûres
•Capotage et cratérisation des équipements
•Mise en place de barrières physiques ou immatérielles
•Sécurisation des commandes
•Arrêt d'urgence
•Respect des vérifications périodiques et maintien en conformité des équipements de travail
•Tenue et prise en compte des registres des contrôles techniques et des rapports de vérification
•Procédure de remise en service après une opération de maintenance ou une modification de l'équipement
•Procédures d'intervention sur les organes en mouvement
•Poste ergonomique, adapté au salarié
•Emploi de personnel stable, formé
•Rythme de travail permettant le respect des temps de sécurité
•Elaboration et affichage des procédures en cas d'accident
•Matériel de premiers secours présent, adapté, contrôlé
•Secouristes formés.
•Gants et chaussures de sécurité
•Protection spécifique adaptée aux autres risques.
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III- Chimiques :
Exposition à des substances chimiques par inhalation, ingestion ou contact cutané,
produits gazeux, liquides ou solides, cancérigènes, mutagènes, toxiques, corrosifs,
irritants, allergisants…
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3.2. Classification et symboles
Le SIMDUT (Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail) regroupe les produits
chimiques en six grandes catégories, selon leurs propriétés ou les risques qu’ils représentent.
C’est aussi le cas des bouteilles de gaz brisées à la suite d’une chute ou autrement. Les fuites
peuvent être dangereuses puisque le gaz qui s'échappe est très froid et peut causer des gelures.
Toutes les bouteilles de gaz comprimé doivent être bien attachées lors de leur entreposage ou de
leur utilisation. Une chaîne est souvent utilisée pour les empêcher de tomber.
Attention : Manutentionnez toujours les bouteilles avec beaucoup de précaution. Ne tentez jamais
de les déplacer ou de modifier le réglage des régulateurs de débit si vous n’avez pas suivi la
formation requise ou en l’absence de supervision.
Exemples : air comprimé, dioxyde de carbone (extincteurs), gaz propane, oxygène, oxyde
d'éthylène et gaz de soudage.
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Catégorie B - Matières inflammables et combustibles (solides, liquides ou gaz)
Les matières inflammables brûlent ou s'enflamment facilement, tandis que les matières
combustibles doivent être chauffées avant de s’enflammer. Les matières qui brûlent à 37,8 ºC sont
considérées comme étant inflammables ;
Les autres sont des matières combustibles.
La règle générale consiste à garder ces matières éloignées des sources de chaleur (par exemple la
veilleuse de votre appareil de chauffage, qui peut enflammer des vapeurs d’essence, le soleil, qui
aura le même effet sur des chiffons imbibés de solvant, etc.).
Exemples : Gaz propane, butane, acétylène, éthanol, acétone, térébenthine, toluène, kérosène,
solvant Stoddard, peintures sous forme d’aérosol, vernis, ammoniac, chlore.
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Catégorie C - Matières comburantes
Il faut de l'oxygène pour que survienne un incendie. Les comburants aident l'incendie à se
propager en fournissant un apport d'oxygène ou permettent aux matières qui ne brûlent pas
normalement à s'enflammer soudainement (combustion spontanée). Dans certains cas, la seule
présence d’une matière comburante peut causer un incendie, même sans étincelle ni flamme.
Il faut prendre soin de garder ces matières loin des matières inflammables ou combustibles
puisqu'elles augmentent le risque d'incendie.
Exemples : gaz (oxygène, ozone), liquides (acide nitrique, acide chromique, hypochlorite de
sodium) et solides (chromate, permanganate de potassium)
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Catégorie D - Toutes ces matières peuvent entraîner des blessures.
D1 Matières ayant des effets toxiques immédiats et graves
Ces matières sont extrêmement toxiques et immédiatement dangereuses pour la vie et la santé.
Elles peuvent entraîner des effets graves (empoisonnement, évanouissement, coma ou décès)
quelques minutes ou heures après l’exposition. La plupart des matières de la catégorie D1
causeront également des effets latents, qui se manifesteront au bout de mois ou d’années.
Il faut s’assurer que ces matières portent toujours l’étiquette appropriée et éviter toute
exposition. L’ingestion accidentelle représente un problème sérieux – prenez soin que ranger
ces matières loin des lieux où vous mangez et buvez.
Exemples : monoxyde de carbone, cyanure de sodium, acide sulfurique, toluène d’isocyanate
(TDI) et acrylonitrile.
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D-2 - Matières ayant d'autres effets toxiques
Ces matières sont toxiques mais leurs effets ne se perçoivent pas rapidement. À long
terme, il peut s’agir notamment du cancer, d’allergies cutanées ou respiratoires, de
problèmes de fécondité, ou des changements de l’ADN (gènes). Certaines matières sont
intégrées dans cette catégorie parce qu’une exposition prolongée à des concentrations
faibles (effets chroniques) a des effets moins graves ou temporaires, comme une irritation
de la peau ou des yeux. Il faut éviter tout contact avec ces matières.
Exemples : fibre d'amiante, mercure, ammoniac, acétone, benzène, propane, silice, plomb
et cadmium.
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D-3 – Matières infectieuses
Ces matières sont des organismes (ou leurs sous-produits), tels que des bactéries, des virus, des
moisissures et des parasites, qui peuvent rendre les personnes ou les animaux malades. Les tissus
ou les liquides organiques contenant ces organismes (sang, urine) figurent dans ce groupe.
Comme pour celles de la catégorie D, il faut éviter tout contact avec ces matières et s’assurer
qu’elles soient bien étiquetées. On doit aussi les manutentionner avec soin.
Les matières infectieuses se retrouvent dans les hôpitaux, les laboratoires, les installations de
recherche et les cabinets de vétérinaires.
Exemples : virus du VIH/sida et de l'hépatite B, bactéries E. coli et salmonelles.
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Catégorie E - Matières corrosives
Ces matières peuvent entraîner des brûlures graves, voire des dommages permanents aux
tissus humains (peau, yeux et poumons), en plus de s’attaquer aux vêtements et même aux
métaux.
Il faut se garder avec soin de tout contact avec des matières corrosives.
Portez des vêtements de protection appropriés (lunettes de sécurité, gants, chaussures et
vêtements de protection) et assurez-vous que des douches oculaires et autres se trouvent à
proximité et fonctionnent correctement.
Les matières corrosives les plus communes sont des acides tels que les acides sulfuriques et
nitriques, des bases telles que l'hydroxyde d'ammonium, la soude et la potasse caustiques,
ainsi que l’ammoniac, le chlore et le dioxyde d’azote.
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Catégorie F - Matières dangereusement réactives
Ces matières peuvent :
• réagir très violemment et rapidement (soit « vigoureusement ») avec l'eau pour former un gaz toxique ;
• réagir avec elles-mêmes lorsqu'elles sont secouées ou échappées, ou lorsque la température et la pression
augmentent ;
• s’associer entre elles de façon vigoureuse (se polymériser);
• se dissocier (se décomposer);
• perdre leur humidité et devenir plus denses (se condenser).
Les matières réactives peuvent être très instables et dangereuses si elles ne sont pas manipulées correctement,
en raison de leur réactivité rapide.
Assurez-vous que ces matières soient stables et utilisez-les correctement – à cette fin, consultez la fiche
signalétique et votre superviseur.
Exemples : acrylate d'éthyle, styrène, chlorure de vinyle, peroxyde de benzoyle, acide picrique et chlorure
d'aluminium. 27
28
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Formation
• La loi exige qu’elle doive dispensée à tous les travailleurs qui se servent de produits contrôlés, les
manutentionnent ou doivent se tenir à proximité.
L’objectif global est de communiquer aux travailleurs les connaissances qui leur permettront de
comprendre comment protéger quotidiennement leur santé et leur sécurité et de mettre ces principes en
pratique.
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CHAPITRE 3-
MANAGEMENT
DES RISQUES
1 - Préparation de la démarche
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Comment…?
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La préparation de la démarche
Il est nécessaire que l’employeur prenne connaissance des principes généraux de prévention auxquels il doit se conformer.
La méthode d’évaluation, les moyens financiers, les modalités de communication des résultats doivent être précisées.
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L’évaluation des risques
Elle doit se faire de manière globale et exhaustive en s’appuyant sur la prise en compte des situations
de travail réel du salarié.
Identifier les dangers
Il s’agit de repérer, dans chaque unité de travail, tous les dangers auxquels peuvent être exposés les
salariés.
Il faut donc :
Observer le poste de travail et son environnement à la recherche de dangers.
Déterminer et analyser toutes les tâches réalisées.
Demander l’avis des opérateurs sur des situations dangereuses potentielles ou réelles à leur poste.
Rechercher d’éventuels dommages corporels ou matériels antérieurs au poste.
Connaître la nature des produits utilisés et leur éventuelle toxicité.
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Evaluer les risques
Il faut définir le risque au poste de travail pour chaque situation dangereuse et l’évaluer en fonction :
De la nature du danger et de la gravité de ses conséquences éventuelles, par exemple :
Faible : dommage mineur, accident bénin
Modérée : accident avec arrêt sans séquelles
Grave : accident avec séquelles
Très grave : risque mortel
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Classer les risques : pour déterminer les priorités de plan d’action en fonction de la gravité
potentielle et de la probabilité d’apparition
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Elaboration du programme d’actions et mise en œuvre des actions de prévention
La mise au point du programme d’actions consiste à rechercher des solutions respectant les
principes généraux de prévention.
Le programme de prévention des risques professionnels devra tenir compte des éléments d’ordre
technique, organisationnel et humain.
Il devra planifier l’ensemble des actions de prévention, établir des priorités d’action et décrire les
mesures envisagées permettant de supprimer ou de réduire le risque.
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2. Etudes de cas
Exemple 1 :
a) Analyse du risque
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b) Evaluer le risque
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C) Suppression/Réduction du risque
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X. DÉMARCHE D'ANALYSE D'UN ACCIDENT
1. Arbre de causes
Il présente l’ensemble des faits (événements, états…) ayant provoqué l’accident tout en indiquant les
liaisons logiques (et chronologiques) qui unissent ces faits entre eux. En d’autres termes, l’arbre est une
représentation de l’enchaînement des causes qui ont provoqué directement ou indirectement la blessure.
Pour chaque fait recueilli les questions simples suivantes :
Quelle est la cause de ce fait ?
A-t-elle été nécessaire à la production de ce fait ?
A-t-elle été suffisante, c’est-à-dire n’y a-t-il pas eu d’autres causes elles-mêmes nécessaires?...
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Exemple
45
Exercice
46
47
48
49
50
51
52
53
Correction :
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2. Recherche
Le recueil des données doit permettre de décrire le déroulement de
l’accident en termes concrets et objectifs. Pour ce faire, le praticien
s’appliquera à recueillir des faits tangibles en se gardant bien de les
interpréter ou d’émettre une opinion à leur sujet. Ce souci d’objectivité est
essentiel à l’application de la méthode d’analyse.
L’expérience montre que les faits ainsi recueillis sont de deux types :
Ceux qui présentent un caractère inhabituel par rapport au déroulement du
travail (en effet, si tout s’était passé comme à l’ordinaire, l’accident ne se
serait pas produit) ;
Ceux qui présentent un caractère permanent et qui prennent une part
active dans l'apparition de l’accident par l’intermédiaire ou avec le
concours de faits inhabituels.
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Etudes de cas
Pour rendre service à un client le chef d'atelier d'un garage accepte de terminer la réparation d'un camion,
il corme cette tâche à PIERRE, un aide nouvellement embauché. PIERRE doit remonter le moteur à
l'aide d'une chèvre ‘machine à élever’, à laquelle il suspendra le moteur.
Il ignore l'existence d'élingues ‘corde ‘ appropriées, et utilise une corde servant à tracter les véhicules et
qui trame à terre. PIERRE pousse la chèvre près du camion et ne sait comment présenter le moteur dans
le camion. Il va demander de l'aide au chef d'atelier qui lui demande de se débrouiller seul, car ses
collègues sont occupés.
PIERRE pousse le moteur pour l'emboîter en plaçant son bras dessous pour le guider, il éprouve
beaucoup de difficultés quand soudain la corde casse, le moteur lui écrase le bras.
Etablir l’arbre des causes, en posant pour chaque événement les questions suivantes : Pourquoi
l'événement s'est produit ? - Y a-t-il d'autres faits qui ont initié l'événement en question ?
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Correction
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Calcul d’indicateurs
L’indice et le taux de fréquence d’accidents
Le taux de fréquence est le nombre d’accidents avec arrêt de travail supérieur à un jour, survenus au cours
d’une période de 12 mois par million d’heures de travail, alors que l’indice de fréquence est le nombre
d’accidents de travail pour 1 000 salariés.
a) le nombre moyen de travailleurs sur poste
b) le nombre moyen d’heures travaillées par semaine
c) le nombre moyen de semaines travaillées par année
d) le nombre d’accidents (événements) pour l’année
x 1 000 000
x 1 000
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Indicateur de gravité
Le taux de gravité représente le nombre de journées indemnisées pour 1 000 heures
travaillées, c’est à dire le nombre de journées perdues par incapacité temporaire pour 1
000 heures travaillées.
x 1 000
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Taux de blessures
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Exemple
Une compagnie de 60 employés qui travaillent 48 semaines par
année et ce , à 40 heures par semaine, l’année précédente cette
compagnie a enregistré 10 accidents de travail avec arrêt et 30
jours perdues par incapacité temporaire.
61
CHAPITRE 4-
ÉQUIPEMENTS DE
PROTECTION
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Les équipements de protection individuelle : "E.P.I."
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Ils permettent à chacun de travailler dans de bonnes conditions de sécurité
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65
66
67
68
69
70
71
72
73
Le sauvetage secourisme
du travail
74
75
76
77
78
79
80
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Où apprendre les bases du secourisme ?
•Protection Civile.
•Croissant Rouge
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CHAPITRE 5
NORMES, RESPONSABILITES ET
RÉGLEMENTATION DE SÉCURITÉ
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En Tunisie, le dispositif normatif relatif à la Santé et Sécurité au Travail est géré par une
institution nationale de normalisation appelée INNORPI chargée d’élaborer les normes
techniques touchant les domaines de la sécurité des produits, des machines et de la gestion de
la Santé et Sécurité au Travail dans l’entreprise.
Exemples :
OHSAS 18001 : Santé Travail.
AFNOR/E90H : Effets des vibrations sur l'homme.
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Norme OHSAS 18001
La norme OHSAS 18001 indique la méthode de mise en place d'un management de la santé et
de la sécurité au travail.
L'objectif est d'obtenir une meilleure gestion des risques afin de réduire le nombre d'accidents, de
se conformer à la législation et d'améliorer les performances.
Il s'agit de l'abréviation d’Occupational Health and Safety Assessment Series, ce qui signifie Sécurité
et Santé au travail.
L’OHSAS 18002 explique les exigences de ce référentiel et décrit les démarches à entreprendre pour
mettre en œuvre et certifier un système de management.
L’OHSAS 18001 est un référentiel (et non pas une « norme internationale ») élaborée en qualité
d'outil pour auditer les entreprises. Structure du référentiel L'OHSAS a une structure très similaire à
aux normes ISO 9001 et 14001, et est basé sur l’amélioration continue.
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Les axes sont les suivants :
• Une politique santé & sécurité qui engagent à tous les niveaux de l'organisation entière dans
une considération plus prononcée des problèmes de sécurité
• Une planification basée en partie sur l'identification des dangers, donnera une vision plus
avancée concernant l'évaluation et la maîtrise des risques
• La mise en œuvre et opérations sur tous les éléments de l'organisation pour une pro activité
optimisée et immédiatement opérationnelle
• La vérification et les actions correctives pour un traitement et un contrôle systématique
• La revue de Direction pour contrôler et orienter les actions
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ISO 12100 :2010
L'ISO 12100 :2010 spécifie la terminologie de base, les principes et une méthodologie en vue
d'assurer la sécurité dans la conception des machines. Elle spécifie les principes de l'appréciation
du risque et de la réduction du risque pour aider les concepteurs à atteindre cet objectif.
L'ISO 12100 :2010 est également destinée à servir de document de base pour l'élaboration des
normes de sécurité de type B ou de type C.
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ISO 13857 :2008
L'ISO 13857 :2008 établit des valeurs en matière de distances de sécurité, tant dans un
environnement industriel que public, afin d'empêcher l'atteinte des zones dangereuses des
machines.
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Iso 45001 : 2018
ISO 45001 est une Norme internationale qui spécifie les exigences que doit remplir un système
de management de la santé et la sécurité au travail, avec des lignes directrices pour son
utilisation, pour permettre à un organisme d’améliorer de façon proactive sa performance SST
en termes de prévention des blessures et des problèmes de santé.
ISO 45001 sera applicable à toute organisation, quels qu’en soient la taille, le type et la nature.
Toutes ses exigences sont destinées à être intégrées dans les processus de gestion d’une
organisation.
ISO 45001 permet à une organisation d’intégrer, au travers de son système de management de
la santé et sécurité au travail (SMS), d’autres aspects ayant trait à la santé et la sécurité, comme
le bien-être des travailleurs.
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Un système de management de la santé et sécurité au travail (SMS) fondé sur ISO
45001 permettra à une organisation d’améliorer sa performance SST de différentes
façons :
• En mettant en place et en appliquant une politique et des objectifs SST
• En établissant des processus systématiques qui tiennent compte du « contexte », des
risques et opportunités et des exigences juridiques et autres
• En déterminant les dangers et les risques SST associés à ses activités et en cherchant
à les éliminer, ou à les maîtriser pour en minimiser les effets potentiels
• En instaurant des mesures de maîtrise opérationnelle pour gérer ses risques SST et
les exigences juridiques et autres
• En prenant mieux conscience des risques SST
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• En évaluant les performances SST et en cherchant à les améliorer en adoptant des mesures
appropriées
• En veillant à ce que les travailleurs jouent un rôle actif dans les questions SST
Ces mesures combinées établiront la réputation de l’organisation en tant que lieu de travail sûr
et pourront avoir les autres avantages directs suivants :
• Meilleure aptitude à réagir en termes de conformité réglementaire
• Réduction du coût d’ensemble des incidents
• Diminution des temps d’immobilisation et du coût des perturbations de la production
• Réduction du coût des primes d’assurance
• Réduction de l’absentéisme et de la rotation du personnel
• Adoption d’un référentiel international (qui peut être un critère positif pour les clients attachés
aux principes de responsabilités sociétales).
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Les obligations de l’employeur
• Protéger les travailleurs des risques inhérents aux machines, au matériel et ceux aux produits utilisés;
• Fournir les moyens de prévention collective et individuelle adéquats et initier les travailleurs à leur
utilisation;
•Exécuter les instruction relatives à la protection de sa santé et de sa sécurité ainsi que celles des salariés
•Participer aux cycles de formation et aux activités d’information et de sensibilisation relatives à la santé
•Informer immédiatement son chef direct de toute défaillance constatée susceptible d'engendrer un
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La mission du responsable de sécurité
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Le comité de santé et de sécurité au travail
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Chapitre 6 –
Démarche
ergonomique
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Qu’est-ce que l'ergonomie?
des moyens de travail aux dimensions corporelles; elle s’intéresse aussi à une
du travail.
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Intérêts de l’ergonomie?
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Exemples
Déterminer la hauteur de l’estrade AB sachant que la
hauteur DF = 260 cm, la longueur du bac est de 50 cm
et que la distance CE =100 cm.
Avec :
CD = 89,4 + 50 = 139,4 cm
CB = 145,2 + 2,5 = 147,7 cm
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CONCEPTION DES POSTES DE TRAVAIL ET LEURS ENVIRONNEMENTS
L’analyse du travail portera plus particulièrement sur les quatre points suivants :
La description et le découpage des différentes composantes de la tâche ;
La recherche des différentes exigences visuelles, leurs conséquences sur la
définition générale de la posture ;
La description de l’activité gestuelle et des forces exercées ;
Les relations entre la tâche étudiée et celle des autres postes liés.
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Choix de la posture de travail
Avec :
A : assis;
D : debout ;
A/D : assis- debout ;
D / ACD : Debout avec
chaise disponible.
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Hauteur du plan de travail
La détermination de la hauteur du plan de travail est très importante dans la conception des postes de travail. Si le
plan de travail est trop haut, il faut pour compenser lever les épaules, ce qui entraîne des crampes douloureuses au
niveau des omoplates, dans le cou et les épaules. Si la hauteur du plan de travail est au contraire insuffisante, le dos
sera trop courbé, ce qui provoquera des douleurs dans les muscle du dos. Il faut donc que le plan de travail soit situé à
une hauteur adaptée à la taille de l’opérateur, que celui-ci travaille assis ou debout.
La hauteur la plus appropriée, dans les cas d’un travail manuel debout est de 5 à 10 cm au- dessus du niveau du coude.
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Travail de bureau
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