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Modèle classique en macroéconomie

Ce document présente les principes fondamentaux de la macroéconomie classique, notamment l'équilibre général sur le marché du travail, la détermination du niveau de production, et la détermination du niveau général des prix par le marché monétaire.

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Thèmes abordés

  • théorie quantitative de la mon…,
  • équilibre macroéconomique,
  • politique budgétaire,
  • contrainte budgétaire,
  • économie d'échange,
  • capitaux physiques,
  • inflation,
  • effet d'éviction,
  • interdépendance des marchés,
  • épargne
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Modèle classique en macroéconomie

Ce document présente les principes fondamentaux de la macroéconomie classique, notamment l'équilibre général sur le marché du travail, la détermination du niveau de production, et la détermination du niveau général des prix par le marché monétaire.

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  • théorie quantitative de la mon…,
  • équilibre macroéconomique,
  • politique budgétaire,
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  • économie d'échange,
  • capitaux physiques,
  • inflation,
  • effet d'éviction,
  • interdépendance des marchés,
  • épargne

Cours de Macroéconomie:

Chapitre I
le modèle classique
S2: Sciences économiques et Gestion
I. L’approche classique
1. La conception générale de l’économie
1.1. La nature de l’économie: une économie
réelle d’échange
Les systèmes économiques dans lesquels nous
vivons sont conçus par les économistes
néoclassiques comme:
 Des économies d’échange,
 Des économies réelles
 Des économies certaines
1.2. L’objet de l’analyse: l’équilibre générale
des échanges
Le marché, lieu d’ajustement et de mise en
cohérence des décisions individuelles est un
lieu purement fictif.
A l’équilibre, il n y’a aucun agent rationné, et
chacun est satisfait de la situation
économique qui prévaut, puisqu’il réalise au
regard des prix en vigueur, les transactions
qu’il souhaitait opérer.
Dans la conception (néo) classique, les marchés
remplissent donc tous la même fonction
économique: ils déterminent des prix tels que la
quantité que les acheteurs souhaitent acquérir soit
égale à celle que les vendeurs désirent offrir.
2. Les deux principes fondamentaux de la
macroéconomie (néo)classique
2.1. La loi des débouchés
Dans la pensée classique, il ne peut y avoir de
problèmes de débouchés pour les biens
produits: ce n’est pas la demande de biens
qui pose problème par son insuffisance, mais
c’est l’offre de biens elle-même qui peut être
limitée à un moment donné.
 Le but ultime d’un producteur, d’un

entrepreneur, en réalisant la production de


son bien, est d’acquérir d’autres biens.
 La monnaie n’est jamais demandée pour elle-

même
2.2. La théorie quantitative de la monnaie

La théorie quantitative de la monnaie exprime


qu’il existe un lien direct entre la quantité de
monnaie en circulation dans l’économie au
cours d’une période, et le niveau général des
prix de cette économie.
 La monnaie, simple intermédiaire des
échanges, n’est jamais demandée pour elle-
même
 La monnaie n’est qu’un voile posé sur les

grandeurs réelles
3. La structure d’un modèle d’inspiration
classique

On considère une économie fermée à trois


agents (une firme représentative, un ménage
représentatif et l’Administration) et quatre
macro—marchés (du travail, du bien, des
titres financiers et de la monnaie).
3.1. La détermination du niveau d’activité et d’emploi:
marché de travail et fonction de production
a. La fonction de production

Pour déterminer le niveau de la production intérieure, il


faut mesurer le niveau d’emploi sur le marché
national de travail et voir comment il est combiné
aux capitaux physiques disponibles pour produire
des biens et des services.
Y = f (K;L)
Y: capacité de production d’une économie ou PIB
potentiel
L: force ouvrière totale
K: stock des capitaux physiques ou des moyens de
production fabriqués
Les capitaux physiques disponibles dans l’économie
proviennent des investissements accumulés qui
ont été faits dans le passé. A leur tour, les
investissements annuels sont la réalisation des
épargnes annuelles que les entreprises et les
individus ont réalisé en ne dépendant que de la
totalité de leurs revenus. Une fois les capitaux
physiques (K) disponibles seuls les travailleurs
peuvent les rentabiliser par une production.
Si l’on considère l’offre globale à un moment
donné, on peut considérer que le stock de
capitaux physiques K est fixe ( K) .
L’offre globale et le niveau de production à un
moment donné dans le temps, dépendent
uniquement du niveau d’emploi
Y = f(L)
Selon l’approche classique, le niveau d’emploi
dans l’économie se détermine sur le seul
marché du travail.
La fixation du prix et de la quantité sur ce
marché est analysée comme le produit de la
confrontation d’une courbe d’offre et d’une
courbe de demande de travail, qui dépendent
toutes du taux de salaire réel.
b. Hypothèses
 H1 : L’économie est en concurrence parfaite et

l’information est parfaite.


 H2 : Les agents sont rationnels et adoptent un

comportement de maximisation de leurs fonctions


objectif sous contrainte. Les ménages salariés
maximisent leur utilité sous contrainte budgétaire, et
les entreprises maximisent leur profit sous la
contrainte technique de la fonction de production.
 H3 : Les travailleurs se font concurrence entre eux. Il

n’y a pas de syndicats.


 H4 : Les travailleurs raisonnent en terme de pouvoir

d’achat (salaire réel).


 H5 : Les prix et le taux de salaire sont parfaitement

flexibles à la hausse comme à la baisse et les agents


adaptent leur comportement aux variations du taux
de salaire réel
c. L’offre de travail
L’offre de travail est une fonction croissante du
salaire réel et ceci pour plusieurs raisons
dont on peut citer:
 L’arbitrage entre les loisirs et le revenu réel
 L’appartenance à la population active
Cette courbe d’offre de travail se déplace dans deux
cas :
 - Dans le cas d’une variation de la population active

: l’augmentation la déplace vers la droite et la


baisse vers la gauche.
 - Dans le cas d’une variation de la fonction d’utilité

des ménages salariés : toute augmentation de la


préférence pour les loisirs la déplace vers la gauche
et l’augmentation de la préférence pour la
consommation la déplace vers la droite.

d. La demande de travail
Les entreprises demandent du travail dans le
but de produire les quantités qui
maximisent leur profit sous la contrainte
technique de la fonction de production.
Cette courbe de demande de travail se déplace si
la productivité marginale du travail se déplace,
c'est-à-dire si la fonction de production varie.
Or, celle-ci varie dans deux cas :
 - variation du stock de capital

 - variation du coefficient de progrès technique

ΔK > 0 et/ou ΔA > 0 se traduit par un


déplacement vers la droite de la courbe de
demande de travail et inversement.
e. L’équilibre sur le marché de
travail
L’équilibre sur ce marché est
tel que l’offre de travail est
égale à la demande de travail.
La solution de cet équilibre
est le niveau d’emploi et le
taux de salaire d’équilibre et
par la même le niveau de
production d’équilibre.

Ce équilibre est un équilibre de


plein emploi.
Il n y’a pas de chômage
involontaire, il n y’a que le
chômage volontaire.
Toute augmentation de
l’offre de travail qui se
traduit par un déplacement
de la courbe d’offre de
travail vers la droite crée
un déséquilibre sur le
marché de travail (excès
d’offre).
 Les nouveaux arrivants sur

le marché du travail ne
trouvent à être employés
que s’ils acceptent un taux
de salaire réel plus faible.
Toute augmentation de la
demande de travail qui se
traduit par un
déplacement de la courbe
de demande de travail
vers la droite crée un
déséquilibre sur le marché
du travail (excès de
demande). Cette demande
supplémentaire de travail
ne peut être satisfaite que
si les entreprises
proposent un taux de
salaire réel plus élevé.
3.2. La détermination de la structure de la
production: le marché du capital de prêt (ou
de fonds prêtables)

Le marché du capital de prêt (ou marché des


fonds prêtables) met en relation les
épargnants désirant placer leurs fonds et
d’autre part les entreprises désirant
emprunter en vue d’investir et d’autre part
l’Administration souhaitant financer son
déficit budgétaire.
L’offre de capital de prêt (demande de titres) est
assurée par les ménages est dérivée des règles
supposées de comportement individuel. El
l’occurrence, on admet que cette offre est le
résultat d’une procédure d’optimisation
intertemporelle des ménages entre consommer
aujourd’hui et consommer demain.
Le taux d’intérêt va apparaitre comme une
récompense de l’abstinence de consommation.
Elle est donc une fonction croissante du taux
d’intérêt qui reflète la rentabilité des
placements financiers.
S = S ( r) avec S ( r) > 0
La demande de capital de prêt (offre de titres), on peut
distinguer le comportement de l’Etat et celui des
entreprises:
Etat: la demande de capital de prêt résulte de la nécessité
de trouver les moyens de financer le déficit budgétaire,
on peut supposer que ce comportement est indépendant
du niveau de taux d’intérêt: la demande est inélastique. Il
peut être financer soit par l’émission des bons de trésors
soit par la création monétaire.
Entreprises: la demande de capital de prêt est déterminée
par l’investissement. Puisque l’investissement est
décroissant avec le niveau des taux d’intérêt, il en sort de
même de la demande de capital de prêt. Elles offrent
alors des titres qu’elles émettent pour financer leurs
investissements.
I = I ( r) avec I ( r) <0
A l’équilibre la demande des capitaux est égale
à l’offre des capitaux.
Niveau S ( r) = I ( r) + G – T
de taux Demande de
d’intérêt titres (offre de
réel fonds prêtables)

r Offre de titres
(demande de fonds
prêtables)

F* Montant de
capital échangé
3.3. La détermination du niveau
général des prix: le marché de la
monnaie
a. L’offre de la monnaie

L’offre de la monnaie est la quantité


de monnaie mise, à un moment
donné, à la disposition du public
par le système bancaire.
L’offre nominale de monnaie est
exogène: M°=M°0 mais elle n’est
pas toujours constante.
L’offre réelle de monnaie: M° / P =
M°0 / P.
 Elle peut varier selon la politique

monétaire expansive (Δ M°> 0) ou


restrictive (Δ M°< 0) .
b. La demande de la monnaie
La théorie quantitative de la monnaie se
présente ainsi:
Md . V = P . Y
On a donc:
Md = (P.Y)/V
 Cette théorie suppose que : (i) l’économie est

en concurrence parfaite, (ii) l’information est


parfaite, (iii) les agents sont rationnels et (iv)
le niveau de production est fixé au plein
emploi
c. L’équilibre sur le marché de la monnaie
Et puisqu’à l’équilibre on a
Md = M° = M *
donc
P* = (M*. V) / Y
On confirme que la seule variable
endogène dont le niveau est déterminé
par le marché de la monnaie est le niveau
général des prix, P.
(ΔV/V =0, ΔY/Y=0 et M° est exogène).
La relation permet alors de déterminer
pour chaque niveau de production le NGP
compatible avec une relation entre P et Y
décroissante.
Et permet aussi de dégager relation entre
l’offre de monnaie et le NGP (politique
monétaire expansive se traduit
inévitablement par une augmentation du
NGP (Inflation)).
II. L’équilibre macroéconomique classique :
Le modèle de plein emploi
 H1 : L’économie est en concurrence parfaite et l’information est parfaite.
 H2 : Les agents sont rationnels et adoptent un comportement de
maximisation de la fonction objectif sous contrainte. Les ménages
salariés maximisent leur utilité sous contrainte budgétaire, et les
entreprises maximisent leur profit sous la contrainte technique de la
fonction de production.
 H3 : Tous les prix (P, r et w ) sont parfaitement flexibles à la hausse
comme à la baisse, et l’ajustement vers l’équilibre se fait par les prix et
non par les quantités.
 H4 : Tous les marchés sont en équilibre stable
 H5 : Toute offre crée sa propre demande
 H6 : le temps de production est la courte période, c'est-à -dire que le
stock de capital est constant.

Le modèle classique est un modèle


dichotomique
1. La sphère réelle
1.1. Le modèle
1.2. L’équilibre sur le marché du travail

Ce niveau de production d’équilibre est un


niveau de production de plein emploi qui ne
varie que si l’équilibre sur le marché du
travail se déplace, c’est-à-dire si les courbes
d’offre et/ou de demande de travail se
déplacent.
1.3. L’équilibre sur le marché des biens et services
L’équilibre sur le marché des biens et services permet
de déterminer le taux d’intérêt réel d’équilibre, ce
qui nous permet de déterminer toutes les variables
de la sphère réelle ( T*, Yd*, C*, I* et Mp*).
Toutefois, le taux d’intérêt réel d’équilibre se
détermine simultanément sur le marché des biens et
services et sur le marché financier. En effet,
l’équilibre sur le marché des biens et services ne se
réalise que si l’équilibre sur le marché financier est
réalisé.
2. La sphère monétaire
Le modèle

L’équilibre sur le marché monétaire permet


donc de déterminer le NGP d’équilibre, et
d’exprimer par la même toutes les variables
du modèle en termes nominaux.
2.3. L’articulation graphique du modèle
L’équilibre macroéconomique modélisé
 Fonction de production : Y = F(K, L) = K0,5 L0,5

 Fonction d’offre de travail : Ls = f (W/P) = 0.5 (W/P)0.5

 Fonction de demande de travail : Ld = g (W/P) = (W/P)-0.25

A court terme le capital est fixe. Donc, on suppose que le stock de capital = K0 = 36 (Il
est en fait déterminé par l’équilibre du marché du capital. Le taux d’intérêt est alors
le taux de rendement du capital (d Y / d K) à cette quantité d’équilibre K0 = 36).

Quel est l’équilibre macroéconomique de court terme?


 Le salaire et la quantité de travail d’équilibre sont déterminés par la fonction de
production et le marché du travail:

Ls = Ld à l’équilibre. Donc, 0.5 (W0/P0)0.5 = (W0/P0)-0.25 c’est-à-dire W0/P0 = 2,5 environ.


La quantité de travail d’équilibre est donc :
W0/P0 = 2,5 = d Y / d L = 0.5 K00,5 L0-0,5 => 2,5 = 0.5 * (36) 0,5 * (L0) -0,5 => L0 = 1,44

 Quelle est alors la valeur de la production d’équilibre de court terme ?


Y0 = K00,5 L00,5 = (36) 0,5 * (1,44) 0,5 = 7,2

La valeur de la production ne dépend que des inputs et de la technologie. Elle ne dépend


pas des prix. Graphiquement, l’offre agrégée est une droite verticale dans le plan (Y,
P).
III. Le déplacement de l’équilibre
1. Le déplacement de la courbe d’offre de travail
 L’augmentation de la population active ou de

l’utilité marginale du travail déplace la courbe


d’offre de travail vers la droite, et se traduit par
une baisse du taux de salaire réel d’équilibre et
une augmentation du niveau de l’emploi
d’équilibre, ce qui implique une augmentation
du niveau de production.
 L’augmentation du niveau de production

engendre une augmentation de l’épargne des


ménages, de l’épargne publique et de l’épargne
extérieure (donc de l’épargne globale). Face à
un investissement constant, l’excès d’offre de
fonds prêtables crée un déséquilibre sur le
marché financier qui ne sera résorbé que par
une baisse du taux d’intérêt réel.
2. Le déplacement de la courbe de demande de
travail
IV. Les politiques économiques
1. La politique budgétaire
Nous supposons une politique budgétaire expansive : ΔG > 0 ,
c'est-à-dire une augmentation de la demande globale de bien
et services. Or, selon la loi de Say qui représente une des
hypothèses de ce modèle, la variation de la demande de biens
et services ne se traduit pas par une variation de l’offre de
biens et services, qui ne varie que si l’équilibre sur le marché
de travail se déplace. Autrement dit, ΔG > 0 ⇒ ΔY = 0
 Autrement dit, l’augmentation des dépenses publiques se

traduit par une baisse des dépenses privées (la consommation


des ménages et l’investissement des entreprises). Ce
phénomène est appelé effet d’éviction.
 La variation du taux d’intérêt ne manquerait pas d’influencer

la consommation et l’investissement. Toutefois, l’incidence


exacte de la politique budgétaire expansive dépend de son
mode de financement qui peut être : par emprunt (émission
de titres financiers), par la fiscalité ou par émission monétaire.
a. Financement par emprunt
 L’augmentation des dépenses publiques se
traduit par une baisse de l’épargne publique, et
donc par une baisse de l’épargne globale. Face à
un investissement constant, le déficit d’offre (ou
l’excès de demande) de fonds prêtables crée un
déséquilibre sur le marché financier qui ne sera
résorbé que par une hausse du taux d’intérêt réel.
b. Financement par la fiscalité

 La politique budgétaire expansive financée par les impôts n’a


aucune incidence sur l’épargne publique. Elle a par contre un
impact direct négatif sur l’épargne des ménages, du fait que
l’augmentation des impôts réduit le revenu disponible. Ainsi,
l’épargne globale va baisser et le taux d’intérêt réel va
augmenter.
 Toutefois, la baisse de l’épargne est d’un montant plus faible
que dans le cas du financement par emprunt, et de ce fait,
l’augmentation du taux d’intérêt sera également plus faible.
C’est pourquoi l’investissement des entreprises va être
faiblement évincé. Mais la consommation des ménages va
subir une double éviction : une éviction par l’augmentation du
taux d’intérêt et une éviction par l’augmentation de la
fiscalité.
c. Financement par émission monétaire
2. La politique fiscale
 Nous supposons une augmentation de la fiscalité autonome :

ΔT 0 > 0 avec ΔG = ΔM° = 0.


 Ceci se traduit par une baisse du revenu disponible, et donc

par une baisse de la consommation des ménages, c’est à


dire une baisse de la demande globale de bien et services.
 Or, selon la loi de Say qui représente une des hypothèses de

ce modèle, la variation de la demande de biens et services ne


se traduit pas par une variation de l’offre de biens et
services, qui ne varie que si l’équilibre sur le marché de
travail se déplace.

 Toutefois, l’augmentation des impôts se traduit par une


augmentation de l’épargne publique égale à (ΔT 0 ), et une
baisse de l’épargne des ménages égale à (- s ΔT 0 ).
L’épargne globale va donc augmenter. Face à un
investissement constant, l’excès d’offre (ou le déficit de
demande) de fonds prêtables crée un déséquilibre sur le
marché financier qui ne sera résorbé que par une baisse du
taux d’intérêt réel d’équilibre.
 L’augmentation des impôts autonomes se traduit
donc par une baisse de la consommation des
ménages et une augmentation des investissements
des entreprises. C’est comme si l’investissement
exerce un effet d’éviction sur la consommation.
3. La politique monétaire
4. Conclusion

Les politiques économiques dans le cadre du modèle


classique sont, non seulement inefficaces, mais elles
ont en plus des effets négatifs sur l’économie, tels
que l’éviction ou l’inflation.
Ce modèle défend l’idée selon laquelle le marché est
le meilleur régulateur de l’activité économique, et
que l’intervention de l’Etat crée des distorsions qui
éloignent l’économie de l’optimum.
Propriétés du modèle classique
1. Le modèle classique se base sur la
neutralité de la monnaie, l’activité se
déroule dans un avenir certain
(probabilisable) et les agents sont
autonomes et indépendants
2. L’objet de l’analyse classique consiste en la
recherche des conditions de l’équilibre
général instantané et simultané des
échanges réels via l’interdépendance (loi de
Walras) de l’ensemble des marchés
3. Indépendance des sphères réelles et monétaires
(dichotomie)
Dans la sphère réelle, le marché de travail détermine le
salaire réel (w/p), l’emploi L et la production Y.
Le marché des titres détermine le taux d’intérêts r, le
volume d’épargne et le montant des investissements
Dans la sphère monétaire, le marché de la monnaie ne
détermine que le niveau général des prix.
Il y’a donc séparation des sphères réelles et monétaires.
4. La réalisation automatique de plein emploi
Si un déséquilibre apparait sur le marché de travail par
exemple le chômage involontaire serait
automatiquement résorbé à travers la diminution du
salaire réel.
La chômage est la conséquence d’un salaire réel plus
élevé que le salaire réel d’équilibre.
On considère une économie à trois agents (les firmes, les ménages et l’Etat),
comportant quatre marchés (marché des biens, de la monnaie, du travail et des
titres). On suppose que l’Etat finance ses dépenses par l’emprunt ou la création
monétaire uniquement. Les conventions de notations habituelles sont utilisées.
Les relations suivantes définissent les comportements et les équilibres
caractéristiques de cette économie. On suppose que H>0 représente un
paramètre qui affecte (favorablement) la productivité du travail, que v>0 est la
vitesse de circulation de la masse monétaire et que L 0 est le niveau de la
population active.
(1) Q = H (N) 0,5
(2) Ld = (H 2 /4) . (w/p) -2
(3) L° = L0
(4) L° = Ld = N
(5) I = -2000 i + 1000
(6) S = 8000 i – 400
(7) G = G ; (8) S = I + G
( 9) Md = (1/v) . P. Q ; (10) M° = M ; (11) M° = Md
1/ Rappelez brièvement les fondements des différents comportements représentés
2/Ecrire la contrainte budgétaire de l’Etat. Pour quelle raison le marché des titres a
été éliminé ?
3/ Quelles sont les variables endogènes principales du modèle?
4/ Etudier l’équilibre du marché de travail et déterminer le niveau de salaire réel, de
l’emploi et de la production d’équilibre. Quelles sont les variables exogènes qui
influencent l’équilibre de ce marché?
5/ Etudier l’équilibre du marché de la monnaie et déterminer le
niveau général des prix de cette économie. Quelles sont les
variables exogènes qui influencent l’équilibre de ce march?.
6/ Etudier l’équilibre du marché des biens et déterminer le taux
d’intérêt. Quelles sont les variables exogènes qui influencent
l’équilibre de ce marché?
7/ Supposons qu’initialement, H = 40, v = 3, L0 = 40000, G =
200 et M° = 2000. Déterminer l’ensemble des grandeurs
caractéristiques de cette économie.
8/ Etudier l’incidence sur l’équilibre macroéconomique d’une
augmentation de dépenses publiques de +400 financée par
emprunt.
9/ Etudier l’incidence sur l’équilibre macroéconomique (a)
d’une hausse de la masse monétaire de +200 à l’open
market (politique monétaire pure), (b) d’une hausse de la
vitesse de circulation de la massa monétaire de +1.
10/ L’Etat fixe le taux de salaire réel à un niveau plancher de
0,2. Quelles en seront les conséquences pour l’économie?

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