Conception des assemblages de
construction métallique
Thomas Pressac
Ingénieur Polytech’ Clermont-Ferrand
Responsable du bureau d’études aux Ets Chevalier,
Loudéac
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 1
Conception des assemblages de construction métallique
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A. Rappels succints sur les modes de liaison
A.1 Boulons normaux
A.2 Boulons précontraints HR/HV et HRC
A.3 Soudures
A.4 Rivets
B. Principes de conception – Transmission des efforts
C. Assemblages courants d’éléments sous N,V
C.1 Poutres superposées
C.2 Assemblage d’éléments de contreventement
C.3 Assemblages de poutres aux poteaux
C.4 Assemblage poutres sur poutres
C.5 Fermes treillis – treillis articulés
C.6 Attaches de tirants et câbles
C.7 Assemblages de tubes
C.8 Dispositions particulières
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 2
Conception des assemblages de construction métallique
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.1 Boulons normaux
A.2 Boulons précontraints HR/HV et HRC
A.3 Soudures
A.4 Rivets
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 3
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.1 Boulons normaux
Terminologie et caractéristiques : d trou
d0 tige
tête
partie lisse - A
tige
partie filetée - AS Jeu = d – d0
écrou = 1 à 3 mm
Caractéristiques de résistance :
Diamètre d0 – Sections brute et nette A et AS
Classe de résistance (limite élastique de l’acier constitutif)
Classe de qualité 4.6 4.8 5.6 5.8 6.6 6.8 8.8 10.9
Limite d’élasticité fyb (MPa) 240 320 300 400 360 480 640 900
Résistance ultime fub (MPa) 400 400 500 500 600 600 800 1000
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A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.1 Boulons normaux
Fonctionnement :
Les boulons permettent d’assembler plusieurs tôles (généralement 2 ou 3)
d’épaisseurs différentes et permettent d’assurer la transmission des efforts entre les
éléments. Ils sont mis en œuvre avec un serrage simple, non contrôlé.
Ils peuvent être sollicités en traction et/ou en cisaillement.
simple cisaillement double cisaillement traction interaction
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A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.1 Boulons normaux
Vérifications :
Résistance des boulons : traction et/ou cisaillement [NF EN 1993-1-8 §3.6.1]
Résistance au cisaillement
par plan de cisaillement :
v fub A
FV,Rd Cisaillement et traction
M2
combinés :
[0.5;0.6]
FV,Ed Ft,Ed
Résistance à la traction : 1
FV,Rd 1.4 Ft,Rd
k 2 fub A s
Ft,Rd
M2
0.9 ou 0.63 (bls
tête fraisée) 1.25
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A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.1 Boulons normaux
Vérifications :
Pression diamétrale de la tige du boulon sur la(les) tôle(s)
Résistance en pression diamétrale :
Paramètres
géométriques k 1 b fu dt
Fb,Rd
M2
1.25
Rupture
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A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.1 Boulons normaux
Trous surdimensionnés
La résistance en pression diamétrale dans les trous oblongs ou surdimensionnés
n’était pas spécifiquement codifiée auparavant par les normes traditionnelles.
Norme EN 1993-1.8
L’Eurocode 3 donne des recommandations en la matière au travers d’un
coefficient minorateur de la résistance en pression diamétrale des boulons
utilisés dans les trous circulaires normaux Fb,Rd (EN 1993-1-8 Tableau 3.4) :
- Pour les trous circulaires surdimensionnés : 0.8 x Fb,Rd
- Pour les trous oblongs (lorsque l’effort est perpendiculaire à l’axe longitudinal
du trou oblong) : 0.6 x Fb,Rd
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 8
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.1 Boulons normaux
Vérifications :
Poinçonnement d’une tôle par un boulon en traction
Résistance au poinçonnement :
dm
Diamètre moyen de la tête de boulon ou de
l’écrou (entre cercle inscrit et cercle circonscrit)
Aire dmtp 0.6dm t p fu
tp Bp,Rd
M2
1.25
dm
Remarque : La vérification au poinçonnement ne
Ft,Ed devrait normalement pas être déterminante pour la
grande majorité des assemblages courants
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A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.1 Boulons normaux
Rigidité des assemblages boulonnés :
Boulons cisaillés
Les boulons se mettent en butée dans la
direction de l’effort. En revanche, dans la
direction perpendiculaire à l’effort, le jeu des
boulons confère à l’assemblage une certaine
liberté de déplacement .
Liberté de déplacement
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 10
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.2 Boulons précontraints HR/HV et HRC
P0
Terminologie, caractéristiques et fonctionnement :
Précontrainte P0
tête
partie lisse - A
tige
partie filetée - AS
Mobilisation d’efforts de
écrou frottement sous l’effet de la
précontrainte – pas de
pression diamétrale
Caractéristiques de résistance :
Diamètre d0 – Sections brute et nette A et AS
Effort de précontrainte P0 permettant de mobiliser des efforts de frottement entre
les pièces assemblées – d’où l’importance d’une bonne préparation de surface
Classe de résistance (limite élastique de l’acier constitutif)
Classe 8.8 10.9
fyb (MPa) 640 900
fub (MPa) 800 1000
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 11
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.2 Boulons précontraints HR/HV et HRC
Vérifications :
Résistance des boulons : [NF EN 1993-1-8 §3.6.1]
Résistance à la traction - Précontrainte:
Fp ,C 0.7 As f ub
Résistance au glissement et/ou traction :
Fs,Rd k snFp,C 0Ft,Ed ) 1.10 ELU
1.25 ELS
Coefficient minorateur Coefficient de frottement propre à l’état de surface
fonction de la géométrie des des parties en contact des pièces assemblées
trous surdimensionnés
Nombre de surface de frottement
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 12
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.2 Boulons précontraints HR/HV et HRC
Trous surdimensionnés
L’usage des boulons à serrage contrôlé dans les trous oblongs ou
surdimensionnés n’était pas envisagé auparavant par les normes traditionnelles.
Normes EN 1993-1.8 et EN 1090-2
L’utilisation des boulons précontraints dans des trous oblongs ou surdimensionnés
est désormais prévue. Leur influence sur la résistance de l’assemblage est
appréhendé au travers du coefficient ks vu précédemment (EN 1993-1-8
Tableau 3.6).
Des préconisations sont par ailleurs données dans l’EN 1090-2 Tableau 11.
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 13
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.2 Boulons précontraints HR/HV et HRC
Rigidité des assemblages avec boulons précontraints : P0
Contrairement aux assemblages avec boulons
normaux, un assemblage par boulons
précontraints ne possède pas de liberté de
mouvement compte tenu des efforts de
frottement générés par la précontrainte. Un tel
assemblage est donc relativement rigide.
Aucune liberté
de déplacement
frottement généré
par la précontrainte
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 14
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.2 Boulons précontraints HR/HV et HRC
3 types de boulons précontraints :
Les boulons HR (système français)
Les boulons HV (système allemand)
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 15
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.2 Boulons précontraints HR/HV et HRC
3 types de boulons précontraints :
Les boulons HRC (// système anglais TCB) - boulons à précontrainte calibrée
Embout
fusible
Embout
fusible
Vis
Gorge de rupture calibrée
Gorge de
rupture calibrée
Le boulon HRC fait partie du système HR, et sa particularité réside dans la technique
de mise en précontrainte qui est contrôlée par la rupture en torsion de l’embout
fusible, précisément calibré, attenant à la vis.
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 16
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.2 Boulons précontraints HR/HV et HRC
Le serrage s’effectue généralement par rotation imposée à l‘écrou (rarement à la tête
de la vis. Suivant les méthodes de serrage, cette rotation est contrôlée :
soit par la mesure du couple qu’il est nécessaire de développer pour permettre la rotation,
soit par la mesure de l’angle de rotation,
soit par le constat visuel du cisaillement d’une gorge de rupture calibrée sur le couple spécifié,
soit par la mesure de l’écrasement de rondelles compressibles sous l’effet de la précontrainte
imposée au boulon.
De là, on peut distinguer 4 méthode de serrage :
N°1 La méthode du couple : application d’un couple de serrage à l’aide d’une
clef dynamométrique, généralement en 2 étapes (75% puis 100%)
N°2 La méthode combinée : application d’un couple de serrage à l’aide d’une
clef dynamométrique (75%), puis application d’une rotation spécifiée (60°, 90°,
120°)
Clef dynamométrique
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 17
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.2 Boulons précontraints HR/HV et HRC
De là, on peut distinguer 4 méthode de serrage :
N°3 La méthode de précontrainte pour les boulons HRC : Les
boulons HRC doivent être serrés à l'aide d'une visseuse spécifique
équipée de deux douilles coaxiales qui réagissent par couple l'une
contre l'autre. La douille extérieure qui se prend sur l'écrou tourne dans
le sens horaire. La douille intérieure qui s'engage sur l'extrémité
cannelée de la vis tourne dans le sens contraire des aiguilles d'une
montre. Visseuse électrique pour
boulons HRC
Embout fusible
extrémité cannelée
Ecrou
Gorge de
rupture calibrée
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 18
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.2 Boulons précontraints HR/HV et HRC
De là, on peut distinguer 4 méthode de serrage :
N°4 La méthode par indicateur de précontrainte : Cette
méthode consiste à utiliser des rondelles « compressibles » en
tant qu’indicateurs directs de la précontrainte dans les boulon.
La déformation des bossages (protubérances) disposés sur une
des faces de la rondelle sous l’effet du serrage des boulons est
censée refléter l’atteinte ou non du niveau de précontrainte
souhaité.
Bossage
Indicateur (protubérances)
La rondelle indicatrice est
généralement placée sous la tête de
la vis mais elle peut également être
placée côté écrou.
Rondelle
côté
écrou Interstice
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 19
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.3 Soudures
Terminologie :
Les dispositions de soudures sont nombreuses. Ici, on parlera essentiellement de la
disposition la plus couramment utilisée en construction : les cordons d’angle.
Sans chanfrein Avec chanfrein Joint d’angle
et talon
a = apothème
(gorge du cordon)
Oblique sans chanfrein Joint à clin
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 20
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.3 Soudures
Fonctionnement – Efforts développés dans le cordon :
Plan de gorge de section : a x L
Les efforts à transmettre d’une tôle à
une autre transitent par les cordons de
soudure entre les 2 pièces et sont
projetés sur la plus petite section des
┴
// cordons, le plan de gorge, où ils
développent des contraintes normales et
┴ tangentielles.
Composantes du vecteur contrainte dans
le cordon sur la facette constituée par le
plan de gorge :
L Contrainte normale : ┴
Contraintes tangentielles : ┴ et //
a
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 21
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.3 Soudures
Cordons frontaux, latéraux et obliques
Suivant la nature des contraintes développées sur le plan de gorge, on fait la
distinction entre les cordons frontaux et latéraux.
Cordon frontal Cordon latéral Cordon oblique
L F
F F F F
L
┴
F //
F L
┴
┴ = ┴ = F / (√2xLxa) // = F / (Lxa)
F
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 22
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.3 Soudures
Vérification
L’EN 1993-1-8 propose les formules de vérification de résistance de la soudure d’angle
suivante (≈ critère de Von Mises) au §[Link] :
Résistance nominale ultime à la traction
3
2 2
2
//
fu
w M2
0.9fu / M2
Facteur de corrélation – dépend de la nuance
d’acier des tôles assemblées
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 23
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.3 Soudures
Rigidité des assemblages soudés
Dans un certaine mesure, on peut dire que la soudure assure une continuité de la
matière entre 2 pièces puisqu’au moins une des section des pièces assemblées est
« reconstituée » par les cordons de soudure.
A ce titre, les assemblages soudés constituent donc une liaison rigide sans réelle
liberté de mouvement entre les pièces assemblées.
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 24
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.4 Rivets
Présentation :
L’assemblage par rivetage constitue le mode d’assemblage le plus ancien (Viaduc de
Garabit, Tour Eiffel, nombreux ouvrages d’art de la SNCF et de la RATP) .
Les rivets nécessitent une mise en œuvre à chaud (900 °C), raison pour laquelle ils
sont actuellement moins utilisés.
pression Mise en œuvre
tête
Contre-bouterolle
Rivet posé
axe
900 °
Le rivet remplit complètement
bouterolle
le trou : d = d0
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 25
A. Rappels succincts sur les modes de liaison
A.4 Rivets
Rigidité :
Les rivets constituent un mode d’assemblage par disposition plein trou – c’est-à-dire
qu’il n’y a pas de jeu d’assemblage (jeu = d – d 0 ≈ 0). Cette disposition confère à
l’assemblage une bonne rigidité.
Après sa pose à chaud, le refroidissement crée un retrait de l’acier constitutif du rivet,
dont les effets dans l’axe du boulon sont assimilables à une précontrainte
longitudinale. Cet effet de précontrainte améliore les caractéristiques de l’assemblage
en comprimant les tôles assemblées l’une sur l’autre : meilleure tenue à la corrosion,
mobilisation d’efforts de frottement (voir longévité des ouvrages de la RATP à Paris).
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 26
Conception des assemblages de construction métallique
B. Principe de conception - transmission des efforts
B.1 Attaches à boulon unique
B.2 Attaches avec plusieurs modes de liaison
B.3 Epure des efforts – excentrements
B.4 Principe de transmission des efforts dans un profil en I
B.5 Adéquation de la disposition réelle d’attache avec la modélisation
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 27
B. Principes de conception – Transmission des efforts
B.1 Attaches à boulon unique
Attaches par boulon unique
La ductilité des aciers de construction utilisés confère aux éléments de charpente
un mode de ruine ductile qui va dans le sens de la sécurité.
Contrairement aux éléments de charpente, l’acier utilisé dans les boulons possède
moins d’allongement à rupture et confère aux boulons un mode de ruine réputé
plus fragile. Pour cette raison, et dans un souci de sécurité de la construction, on
évite d’utiliser 1 seul boulon dans les assemblages, en particulier au niveau des
assemblages principaux.
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 28
B. Principes de conception – Transmission des efforts
B.2 Attaches hybrides
Attaches avec plusieurs modes de liaison
De façon général, il convient d’éviter d’utiliser plusieurs modes de liaison dans un
même assemblage en raison du fonctionnement différent de chacun d’eux.
En effet, comme vu précédemment, les modes de liaison présentent des rigidités
différentes – dans un même assemblage, la totalité de l’effort à transmettre serait
supportée par un seul mode avant que l’autre ne commence à remplir son rôle.
Une dérogation est toutefois admise pour l’utilisation simultanée de soudures et de
boulons précontraints (disposition peu courante, qu’il vaut mieux éviter
néanmoins).
L’EN 1993-1-8 §3.9.3 précise néanmoins que le
serrage final des boulons devrait être effectué après
achèvement du soudage
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 29
B. Principes de conception – Transmission des efforts
B.3 Epure des efforts - excentrements
Epure - excentrement
De manière générale, il est souhaitable d’épurer les efforts dans les assemblages
de manière à éviter le développement d’efforts secondaires, qui peuvent être tout
à fait importants.
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 30
B. Principes de conception – Transmission des efforts
B.4 Principe de transmission des efforts
Transmission des efforts dans les éléments
() C
M
90% de M
→ semelles
T
()
V 95% de V
→ âme
()
N N réparti
au prorata
des aires
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 31
B. Principes de conception – Transmission des efforts
B.4 Principe de transmission des efforts
Transmission des efforts des éléments aux attaches
Encastrement
M Semelles
bloquées
Appui simple
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 32
B. Principes de conception – Transmission des efforts
B.5 Adéquation de l’assemblage avec la modélisation
La modélisation sur ordinateur autorise une multitude de liaison à l’extrémité
d’une barre : z
6 degrés de liberté Mz y
2 possibilités par degré de liberté : libre ou bloqué My
Vz Vy
N x
Mx
Cette diversité n’est pourtant que théorique : elle n’intègre pas la faisabilité
réelle de toutes ces dispositions dans la réalisation pratique des assemblages.
Exemple : modélisation z réalité
Mz y Est-ce vraiment
réalisable ??
My réalisation
Vz Vy
N x
libre Mx
bloqué
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 33
B. Principes de conception – Transmission des efforts
B.5 Adéquation de l’assemblage avec la modélisation
Rigidité / semi-rigidité
Contrairement aux liaisons modélisées (parfaites), les assemblages réels suivent en
fait un comportement différent commandé par les rigidités relatives des composants
de l’attache.
Moment M
Bien que les dispositions réelles
d’assemblage soient imparfaites, les
règlements traditionnels ne considèrent que
Rigide
les cas d’articulation parfaite et
Semi-rigide d’encastrement parfait.
L’Eurocode 3 apporte une amélioration en
classant les assemblages en fonction de leur
rigidité (Loi Moment–Rotation) :
Les assemblages rigides, assimilables à des
Articulé encastrements
rotation Les assemblages de type articulés ne
Classement des assemblages suivant leur transmettant pratiquement aucun moment
rigidité (Loi M-) Les assemblages semi-rigides
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 34
Conception des assemblages de construction métallique
C. Assemblages courants d’éléments sous N,V
C.1 Poutres superposées
C.2 Assemblage d’éléments de contreventement
C.3 Assemblages de poutres aux poteaux
C.4 Assemblage poutres sur poutres
C.5 Fermes treillis – treillis articulés
C.6 Attaches de tirants et câbles
C.7 Assemblages de tubes
C.8 Dispositions particulières
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 35
C. Assemblages courants
C.1 Poutres superposées
C.1.1 Dispositions habituelles
C.1.2 Les pannes de toiture
C.1.3 Les lisses de bardage
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 36
C.1 Poutres superposées
C.1.1 Dispositions habituelles
Procédé d’assemblage le plus simple aussi bien en fabrication qu’au montage
Poutre supérieure continue.. .. ou avec joint
4 boulons
Poutre
principale
porteuse
Fabrication = débit + perçage
Montage = 4 boulons
Généralement utilisé en planchers industriels ou de bâtiments
Offre une grande hauteur pour le passage des canalisations – ce qui peut être un
inconvénient quand on cherche à limiter la hauteur entre étage (Immeuble de
bureaux)
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 37
C.1 Poutres superposées
C.1.1 Dispositions habituelles
En terme de modélisation, l’assemblage s’apparente à un appui simple ou à
une articulation, présentant un certain degré de liberté en rotations
Disposition réelle Modélisation
Poutre continue
Poutre iso Poutre iso
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 38
C.1 Poutres superposées
C.1.1 Dispositions habituelles
Assemblage soumis généralement aux efforts suivants :
V Ng Vg Vd N
d
N
T Tg Td
1 effort vertical prédominant, transmis par contact direct entre les 2 poutres
2 efforts horizontaux éventuels, repris en cisaillement par les boulons
Si V seul, les boulons sont mis par construction
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 39
C.1 Poutres superposées
C.1.1 Dispositions habituelles
Dans le cas d’efforts verticaux importants …
Mise en place de raidisseurs d’âme
pour diffuser l’effort (à la fois dans
l’âme de la poutre portée, et dans
l’âme de la poutre porteuse) et
apporter un maintien au voilement
V fort à l’âme de la poutre porteuse.
Poutre portée
V fort
Diffusion dans l’âme
de la poutre portée
grâce aux raidisseurs
Diffusion dans l’âme
de la poutre porteuse Raidisseurs
par la soudure
Poutre porteuse
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 40
C.1 Poutres superposées
C.1.2 Le cas des pannes en toiture
pannes q ue
porti
qu e
porti
qu e
porti
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 41
C.1 Poutres superposées
C.1.2 Le cas des pannes en toiture
Boulons ou échantignolles
Petits
profils
panne UPN
échantignolle
panne IPE
e to iture
Pent
boulons
or t ique
se de p Dans le cas où le support et/ou le profil de panne
er
Trav présente(nt) un encombrement insuffisant, on peut
avoir recours à une échantignolle (plat plié).
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 42
C.1 Poutres superposées
C.1.2 Le cas des pannes
Les liens de pannes, ou liernes
Les pannes sont généralement équipées de liernes qui constituent un appui supplémentaire
dans le sens de la petite inertie.
liernes
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 43
C.1 Poutres superposées
C.1.2 Le cas des pannes
Ces liernes travaillent essentiellement en traction et peuvent être :
- soit des ronds pleins filetés en extrémité et fixés au travers de l’âme de la panne,
- soit des cornières simples boulonnées sur les ailes inférieures des profils de pannes.
panne
panne Lierne - Rond plein
taraudé
panne
panne
Lierne – cornière
boulonnée
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 44
C.1 Poutres superposées
C.1.3 Le cas des lisses de bardage
lisses de bardage
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 45
C.1 Poutres superposées
C.1.3 Le cas des lisses de bardage
Assemblages par boulons
Lisse IPE
boulons
INT EXT
Lisse UPN
Bardage
Poteau de portique
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 46
C.1 Poutres superposées
C.1.3 Le cas des lisses de bardage
Liens de lisses (idem pannes)
Liens de lisses
Liens de lisses
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 47
C. Assemblages courants
C.2 Attaches d’éléments de contreventement
C.2.1 Contreventements à treillis horizontaux
C.2.2 Contreventements verticaux
C.2.3 Remarques particulières sur les attaches de cornières
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 48
C.2 Attaches d’éléments de contreventement
C.2.1 Contreventements à treillis horizontaux
En tant que Poutre Au Vent de toiture ou de plancher
Membrures = traverses de portiques ou poutre principale de plancher
Montants = pannes ou solives
Diagonales = éléments de contreventement
Plancher
Toiture (vue en plan)
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 49
C.2 Attaches d’éléments de contreventement
C.2.1 Contreventements à treillis horizontaux
Diagonales de contreventement
Généralement faites d’1 ou 2 cornières légères, travaillant essentiellement en traction :
Treillis articulé → les cornières ne reprennent qu’un effort normal
Les cornières comprimées sont considérées inactives car elles flambent
Treillis bi-articulés
Diagonales :
Cornières dos à dos Cornière seule
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 50
C.2 Attaches d’éléments de contreventement
C.2.1 Contreventements à treillis horizontaux
Diagonales de contreventement
Les diagonales sont attachées à chaque extrémité sur une des ailes, par des boulons
travaillant au cisaillement (jeu d’assemblage → articulation)
Il convient de noter le moment
parasite résultant de l’excentrement
inhérent aux attaches de cornières
seules.
Les goussets pincés entre les M=Fx
barres permettent une attache
simple entre les treillis et les F
membrures - sans excentrement F/2 F/2
parasite.
F F
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 51
C.2 Attaches d’éléments de contreventement
C.2.1 Contreventements à treillis horizontaux
Dispositions habituelles e rse
tr av
Gousset de
liaison
panne - montant de PAV
diagonale
Toiture
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 52
C.2 Attaches d’éléments de contreventement
C.2.2 Contreventements verticaux
En tant que palée de stabilité
Le principe d’attache est à peu de chose
près le même que pour les treillis
horizontaux.
Les types de palées sont toutefois
plus nombreuses, afin de s’adapter
aux contraintes d’encombrement
des façades.
Suivant la forme de la palée, les
diagonales travaillent en traction
seule ou en traction/compression.
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 53
C.2 Attaches d’éléments de contreventement
C.2.2 Contreventements verticaux
Dispositions habituelles
Pour les diagonales qui travaillent essentiellement en traction, on peut adopter une
cornière ou une double cornière selon l’importance des efforts à reprendre.
Lorsque les diagonales peuvent être comprimées, on choisit des profils qui
présentent de meilleurs caractéristiques vis-à-vis des risques de flambement
(section bi symétrique, inertie accrue, ...) : double cornière, UPN, IPE, HEA,..
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 54
C.2 Attaches d’éléments de contreventement
C.2.2 Contreventements verticaux
Dispositions habituelles pour les palées en croix :
montant
poteau
diagonale
T
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 55
C.2 Attaches d’éléments de contreventement
C.2.2 Contreventements verticaux
Dispositions habituelles pour les palées en K :
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 56
C.2 Attaches d’éléments de contreventement
C.2.3 Vérification des attaches de cornières
Vérification des boulons
La vérification des boulons ne présente en pratique pas de difficulté particulière dans
ce genre d’attache, où les boulons sont essentiellement sollicités en cisaillement
compte tenu de l’effort de traction apporté par la diagonale.
Selon que l’assemblage concerne une cornière seule ou 2 cornières dos à dos sur le
gousset, les boulons sont respectivement sollicités en simple ou double cisaillement.
Cornière seule Cornières dos à dos +
+ gousset gousset
simple cisaillement double cisaillement
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 57
C.2 Attaches d’éléments de contreventement
C.2.3 Vérification des attaches de cornières
Vérification des cornières seules
Cette disposition engendre des flexion dans la cornière du fait de l’excentricité du
plan d’attache par rapport à la fibre neutre de celle-ci. L’évaluation précise des
contraintes correspondantes n’est pas aisée et dépend des caractéristiques des
attaches.
L’Eurocode (EN 1993-1-8 §3.10.3) présente une approche consistant à se dispenser
de la prise en compte des moments d’excentrement en fondant la résistance sur une
fraction de la section nette, fonction du nombre et de l’entraxe des boulons
attachant la cornière.
Résistance en traction Résistance en traction
(1 boulon) (2 boulons ou plus)
e2
d0 2 (e2 0.5d 0 ) t f u Anet f u
N u , Rd N u , Rd
M2 Anet M2
e2-0.5d0 e2-0.5d0
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 58
C.2 Attaches d’éléments de contreventement
C.2.3 Vérification des attaches de cornières
Vérification des cornières seules
Le tableau ci-après montre que la résistance obtenue est de l’ordre de 60% de la
résistance plastique de calcul de la section brute pour des cornières courantes
en S235 attachées par au moins 3 boulons de diamètres appropriées à leur
dimension.
Profil L50x5 L60x6 L70x7 L80x8
Capacité brute (daN) = A∙fy/M0 10254 14762 20081 26213
Diamètre des boulons 14 16 18 20
Nb boulons pour capacité brute 3 3 4 4
Capacité nette (daN) = ∙Anet∙fu/M2 6221 9067 12442 16345
Ratio Capacité nette / Capacité brute % 61 61 62 62
Dans le même esprit, EDF adoptait déjà autrefois de façon empirique une valeur de
60% de la section brute comme section résistante (pour tenir compte de la
dégression résultant de l’effet combiné du trou des boulons et du moment parasite).
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 59
C. Assemblages courants
C.3 Assemblages de poutre aux poteaux
C.3.1 Dispositions générales
C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau
C.3.3 Attache par double cornière boulonnée
C.3.4 Autres dispositions assimilables à une articulation
C.3.5 Remarque particulière
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 60
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.1 Dispositions générales
Modélisation :
N poutre
V
poteau
Assemblage très couramment utilisé dans toute sorte d’ouvrage
L’attache est habituellement soumise à un effort tranchant prédominant accompagné
d’un effort normal éventuel
La souplesse en rotation est obtenue grâce à l’utilisation des boulons travaillant au
cisaillement et/ou à la déformabilité des cornières travaillant en extension
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 61
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau
1ère Disposition courante : éclisse soudée sur le poteau
Poteau en I
ou H Poutre boulonnée à
l’éclisse
e
utr
po
Éclisses (plats)
soudées au poteau
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 62
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau
1ère Disposition courante : éclisse soudée sur le poteau
Poutre boulonnée à
l’éclisse
Poteau
caisson
Éclisses (plats) soudées
sur une paroi du poteau
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 63
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau
Efforts à attacher sous l’effet des charges sur la poutre
Un effort tranchant V prédominant
Un effort normal N éventuel
V N
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 64
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau
Fonctionnement de l’assemblage : Est-ce une articulation ? Et où se situe t’elle ?
Position de Soudure sur poteau Boulons en cisaillement : leur jeu
l’articulation dans nominal confère à l’assemblage un
= rigidité importante
le modèle certain degré de liberté en rotation
informatique : en
réalité, le poteau
présente une
rigidité faible
flexionnelle
importante
Hypothèses de la RdM :
petits déplacements,
petites rotations
→ Cette disposition d’assemblage peut donc être
considérée comme une articulation au droit des
boulons côté poutre
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 65
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau
Vérification du poteau
Du fait de l’excentricité de l’articulation, un faible moment fléchissant est
introduit dans le poteau
Mp
Efforts dans le poteau :
Np
Np = -V
Mp = Vx
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 66
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau
Vérification des soudures
Efforts à transmettre
Efforts dans un cordon :
Effort horizontal TH = N/2
Effort vertical TV = V/2
poteau A A
Moment M = V/2 x
N () et (┴) ()
V
TH
M
TV moy
2 cordons
(gorge = a)
due à M due à TH due à TV
Coupe A-A
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 67
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau
Vérification du plat d’éclisse
Efforts à transmettre
Efforts maxi dans la section A-A :
A Effort normal Ne = N
Section A-A Effort tranchant Ve = V
Moment Me = V x
D’où les contraintes :
= N/S + 6V. th²
N
h = V/S
poteau
V Pression diamétrale des boulons
sur le plat :
Pression diamétrale = V/dt x 1/n
t (Généralement, on prend un gousset d’épaisseur
A au mois égale à l’épaisseur d’âme de la
poutre)
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 68
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau
Vérification des boulons
Efforts à transmettre
Efforts sollicitant chaque boulon :
Effort traction Nb = 0
Effort tranchant vertical TV = V/n
Effort tranchant horizontal TH = N/n
Avec : n = nb de boulons
N
Ttotal = √(TV² + TH²)
Côté
poteau V Les boulons travaillent en simple cisaillement
Côté
poutre
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 69
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.2 Attache par éclisse soudée sur le poteau
Vérification de la poutre
Efforts à transmettre
Cisaillement sur section nette : = V / Snet
Pression diamétrale des boulons sur
l’âme de la poutre :
Pression diamétrale = V/dt x 1/n
V
Côté
poutre
Snet
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 70
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.3 Attache par double cornières boulonnées
2ème Disposition courante : 2 cornières boulonnées (pas de soudage)
poteau
Poutre boulonnée
aux cornières
e
outr
p
Éclisses (double cornière)
boulonnée au poteau
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 71
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.3 Attache par double cornières boulonnées
Représentation schématique
B Coupe B-B
A A
Elévation poutre
poteau
B Éclisses (double cornière)
boulonnées au poteau
Coupe A-A
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 72
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.3 Attache par double cornières boulonnées
Fonctionnement – Particularité des cornières en extension
Cette attache présente plus de
souplesse que les précédentes avec
éclisse soudée, compte tenu de la
grande déformabilité des cornières qui
N (faible ou nul) travaillent en extension.
V F/2
F
Mp
F/2 Déformabilité des
Np cornières en extension
Par conséquent, cette disposition
d’attache est moins adaptée à
transmettre un effort normal.
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 73
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.3 Attache par double cornières boulonnées
Vérification des boulons côté poteau
Les boulons les + sollicités sont
soumis aux efforts suivants :
Cisaillement : Vtotal = √(VH²+VV²)
V V • VV = V / n
• VH,max = M1dmax / di²
(nb. total de boulons = n)
a1
Moment M1 induit par
On a : M1 = (Vi x di) butée
V/2 di V/2 sur les boulons :
Vi = VH,max x di/dmax M1 = V/2 x a1/2
dmax Vi
Donc : M1 = (VH,max x di /dmax)
2
D’où :
M1 = VH,max x (di2) / dmax VH,max = M1dmax / di²
VH,max
Et : VH,max = M1dmax / di²
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 74
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.3 Attache par double cornières boulonnées
Vérification des boulons côté poutre
Les boulons les + sollicités sont
soumis aux efforts suivants :
Cisaillement : Vtotal = √(VH²+VV²)
V V • VV = V / n
• VH,max = M2dmax / (2.di²)
(nb. total de boulons = n)
a2
Moment M2 induit par VH,max
On a : M2= 2 x (Vi x di)
V/2 sur les boulons : Vi dmax
M2 = V/2 x a2 Vi = VH,max x di/dmax
di
V
Donc : M2 = 2 x (VH,max x di2/dmax)
D’où :
M2 = 2 x VH,max x (di2) / dmax
VH,max = M2dmax / (2.di²)
Et : VH,max = M2dmax / (2.di²)
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 75
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.4 Autres dispositions assimilables à 1 articulation
Assemblage par tasseaux Le plat est soumis à :
• un cisaillement = V/2
• un moment = V/2 x /2
N (faible ou nul)
tasseau
V
V
Les boulons travaillent : V/2
Les cordons de soudure reprennent :
• en traction : Nb = N / n
• V en cordon latéral : ┴ = V / aL) V/2
• en cisaillement : Vb = V / n
• N en cordon frontal : ┴ = // = N / √2.(aL)
(nb. total de boulons = n)
Rmq : Le tasseau ne doit pas être d’épaisseur trop importante > articulation
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 76
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.4 Autres dispositions assimilables à 1 articulation
Assemblage par tasseaux (variante)
Plat soudé à la poutre
poteau
Poutre
Tasseau soudé au poteau
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 77
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.4 Autres dispositions assimilables à 1 articulation
Assemblage par tasseaux et éclisses en cornières
Trous oblongs pour
ne pas mettre en Éclisse en 2L
charge l’éclisse. Celle-
ci a principalement un
rôle de maintien
latéral ici.
V N (faible ou nul)
Tasseau en L
Attention longueur
d’appui rigide
(risque de plier la
cornière)
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 78
C.3 Assemblages des poutres aux poteaux
C.3.5 Remarque particulière
Assemblage de poutres de grande hauteur
La question se pose de l’obtention d’une capacité de rotation suffisante pour
considérer véritablement l’assemblage comme une articulation.
Cela nécessite une vérification du
d déplacement horizontal d des boulons
extrêmes, compte tenu de la rotation
de calcul de la poutre au niveau de
Assemblage de l’appui. Si d > jeu nominal des
grande hauteur boulons, les boulons sont mis en butée
H et l’hypothèse de l’articulation doit être
remise en cause.
d = H/2 x tan()
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 79
C. Assemblages courants
C.4 Assemblages poutres sur poutre
C.4.1 Dispositions générales
C.4.2 Attache sans grugeage
C.4.3 Attache avec grugeage(s)
C.4.4 Remarque particulière
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 80
C.4 Assemblages poutre sur poutre
C.4.1 Dispositions générales
Modélisation :
N poutre portée
V
poutre porteuse
Assemblage également utilisé très couramment dans toute sorte d’ouvrage
L’attache est habituellement soumise à un effort tranchant prédominant accompagné
d’un effort normal éventuel
La souplesse en rotation est obtenue grâce :
à l’utilisation des boulons travaillant au cisaillement,
à la déformabilité des cornières travaillant en extension,
À la rigidité en torsion quasi nulle de la poutre porteuse dans certaines configurations.
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 81
C.4 Assemblages poutre sur poutre
C.4.2 Attache sans grugeage
Dispositions courantes
Eclisse en 2L
boulonnée
Poutre
porteuse
Poutre portée
Poutre portée
Poutre porteuse
Eclisse soudée ou
boulonnée sur la Eclisse soudée
poutre porteuse
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 82
C.4 Assemblages poutre sur poutre
C.4.2 Attache sans grugeage
Fonctionnement de l’assemblage – Position de l’articulation
On considère habituellement l’articulation au niveau de la poutre porteuse pour
les raisons suivantes :
(Position de l’articulation Soudure = rigidité importante
dans le modèle) La
poutre porteuse a une
rigidité en torsion quasi-
Boulons en cisaillement : leur jeu
nulle
nominal confère à l’assemblage
un certain degré de liberté en
rotation. Mais une fois le jeu
d’assemblage consommé, les
boulons se mettent en butée
Poutre portée
Poutre porteuse
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 83
C.4 Assemblages poutre sur poutre
C.4.2 Attache sans grugeage
Démarche de justification
La démarche de justification est tout à fait similaire à celle présentée pour les
assemblages poutre - poteau, à la différence que l’articulation est considérée au
droit de l’âme de la poutre.
Efforts dans les cordons : TH
TH = N → ┴ = ┴ = N / (2√2xaxL)
TV = V → // = V / (2xaxL)
TV
V Efforts dans les boulons :
N
M = V x → TH = Mxdmax / Sdi²
TV = V TH,i
Poutre portée
→ Ttotal = √(TH²+ TV²)
Poutre porteuse
di
V
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 84
C.4 Assemblages poutre sur poutre
C.4.3 Attache avec grugeage(s)
Possibilité de recourir à un grugeage…
… soit pour un problème d’encombrement, soit pour une exigence d’arase supérieure
identique. Cette disposition impose les vérifications complémentaires suivantes :
A Résistance à l’interaction M-V de la
section nette (trous) et de la section
grugée (A-A).
Résistance au cisaillement de bloc :
N
Poutre portée
Poutre porteuse
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 85
C.4 Assemblages poutre sur poutre
C.4.3 Attache avec grugeage(s)
Possibilité de recourir à 2 grugeages…
… soit parce que les 2 profils sont identiques, soit parce que la poutre portée est
plus haute que la poutre porteuse. Cette disposition impose également les
vérifications complémentaires suivantes :
A Résistance à l’interaction M-V de la
section nette (trous) et de la section
grugée (A-A). Ce critère peut être
assez critique dans ce cas.
N Résistance au cisaillement de bloc :
Poutre porteuse
Poutre portée
A
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 86
C.4 Assemblages poutre sur poutre
C.4.4 Remarques particulières
Poutre porteuse de 2 poutres symétriques
… La poutre porteuse est relativement bien maintenue en torsion par les poutres
portées placées de part et d’autre (poutres et chargements quasi identiques de
chaque côté). Par conséquent, l’articulation peut être considérée au droit des
boulons d’éclisse côtés poutres (2 articulations).
N N
V V
Poutre portée gauche Poutre portée droite
Poutre porteuse
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 87
C.4 Assemblages poutre sur poutre
C.4.4 Remarques particulières
Assemblages de petits profils
Les profils de faibles hauteurs (IPE,HEA,HEB,UPN 80 à 120) posent un problème
d’encombrement de la file verticale de boulons au niveau de l’assemblage. Aussi
peut-on avoir recours à 1 file horizontale de boulons.
A Poutre portée
Vérifications spécifiques :
Poutre Résistance en cisaillement et à la
porteuse flexion de la section grugée (A-A)
sous les efforts :
V
Effort tranchant = V
f Moment = V x f
A
Résistance en cisaillement des boulons côté
Résistance en double cisaillement des poutre porteuse sous l’effet de l’effort
boulons côté poutre portée sous l’effet du tranchant vertical V et du moment M’ :
moment M : TV + V/2 butée
M’ = V/2 x TV
M = V x (a+b/2) TH
→ TV = V / 2
→ TV = M / b h
→ TH = M’ / (h/2)
V TV – V/2
a b V/2
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 88
C.4 Assemblages poutre sur poutre
C.4.4 Remarques particulières
Assemblages de poutres biaises par doubles cornières
Une attention toute particulière doit être apportée aux poutre obliques dont
l’assemblage présente un fort excentrement dans le cas des faibles angles
(problème d’encombrement des boulons côté poutre).
Coupe A-A
A
Pb d’encombrement-accessibilité
Poutre portée
biaise
Poutre
porteuse
Excentrement
Angle aigu important
A
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 89
C. Assemblages courants
C.6 Attaches de tirants et câbles
C.6.1 Les tirants et les câbles
C.6.2 Disposition d’attache
C.6.3 Démarche de calcul
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 90
C.6 Attaches de tirants et câbles
C.6.1 Les tirants et les câbles
Technologie et terminologie
Tirants / barres tendues = rond plein, taraudé aux extrémités
Câble = c’est un assemblage de torons, qui sont eux-mêmes constitués d’un
assemblage de fils métalliques
toron
4 type de câbles multi-torons
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 91
C.6 Attaches de tirants et câbles
C.6.1 Les tirants et les câbles
Les tirants et les câbles travaillent essentiellement en traction. L’effort à attacher est
diriger suivant la direction tangente à l’élément au point d’appui.
T
T T
tirant câble
T
En bâtiment, ces éléments sont principalement utilisés dans les systèmes de
contreventement (ex : diagonales de palée de stabilité) et dans les ouvrages
architecturaux (ex : nuage de la grande arche de la Défense).
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 92
C.6 Attaches de tirants et câbles
C.6.2 Dispositions d’attache
Disposition très couramment utilisée : tirant + chape + axe + gousset
Chape d’extrémité
T T câble ou tirant
T
T
Gousset
Axe d’articulation
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 93
C.6 Attaches de tirants et câbles
C.6.2 Dispositions d’attache
Disposition très couramment utilisée : tirant + chape + axe + gousset
câble
chape
Axe d’articulation
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 94
C.6 Attaches de tirants et câbles
C.6.2 Dispositions d’attache
Disposition très couramment utilisée : tirant + chape + axe + gousset
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 95
C.6 Attaches de tirants et câbles
C.6.3 Démarche de calcul
Schéma statique de l’axe
Assemblage réel Schéma statique
proposé par l’EC3-1-8
Moment
T/2 T/2
développé
Chape Chapes
b
T/2 T/2 M
Axe
d’articulation x
Gousset
Gousset
a c c a M = T x (b+4c+2a) / 8
T
T
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 96
C.6 Attaches de tirants et câbles
C.6.3 Démarche de calcul
Vérifications
L’axe d’articulation est donc soumis aux efforts suivants :
T/2 T/2 • cisaillement = T/2
Chapes
• moment de flexion = M = T x (b+4c+2a) / 8
b
Les goussets et les chapes, quant à eux, sont
principalement soumis à une pression diamétrale :
d
• gousset : = F / (bxd)
Gousset
• chapes : = F / (2xaxd)
a c c a
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 97
C. Assemblages courants
C.7 Attaches de tubes
C.7.1 Dispositions courantes
C.7.2 Ossatures spatiales
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 98
C.7 Attaches de tubes
C.7.1 Dispositions courantes
Types de sollicitation et d’attache
Les tubes sont très souvent utilisés
comme des éléments de bielle, sollicités
par des efforts normaux exclusivement
(traction-compression)
T C
tube
T C
Dans de tels cas, les tubes sont
généralement attachés comme les
tirants par un ensemble « chape + axe
+ gousset ». De nombreuses variantes
sont toutefois possibles.
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 99
C.7 Attaches de tubes
C.7.1 Dispositions courantes
Tubes aplatis aux extrémités
Mode d’attache généralement dévolu aux tubes de petites dimensions, sollicités
par des efforts modérés.
N N
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 100
C.7 Attaches de tubes
C.7.1 Dispositions courantes
Tubes aplatis aux extrémités
Mode de fabrication
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 101
C.7 Attaches de tubes
C.7.1 Dispositions courantes
Tubes aplatis aux extrémités
Différents types d’aplatissement
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 102
C.7 Attaches de tubes
C.7.1 Dispositions courantes
Assemblage à fourche
Vérifications recommandées [CIDECT] :
fourche De la soudure :
// = N / (4xLxa)
t
De la fourche :
tube Afourche x fy plaque ≥ N
N N Du tube au droit de la soudure :
d1
4L x t1 x fy1/√3 + 4t x t1 x fy1 ≥ N
cisaillement traction
t1
Soudure gorge = a L
t1 L
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 103
C.7 Attaches de tubes
C.7.1 Dispositions courantes
Assemblage avec plat
Vérifications recommandées [CIDECT] :
De la soudure :
plat // = N / (4xLxa)
t
De la fourche :
tube N / Afourche ≥ fy plaque
N N Du tube au droit de la soudure :
d1
4L x t1 x fy1/√3 + 2t x t1 x fy1 ≥ N
cisaillement traction
t1
Soudure gorge = a L
t1 L
25/03/2015 Assemblages sous N,V - [Link] 104
C.7 Attaches de tubes
C.7.1 Dispositions courantes
Assemblage avec tronçon en T
Vérifications à effectuer :
Platine d’about De la soudure tube-platine :
gousset
┴ = ┴ = N / (√2 x xd1xa)
t De la soudure gousset-platine :
┴ = ┴ = N / (√2 x xLxa)
Du gousset :
tube
N / Agousset ≥ fy,gousset
N N Du tube au droit de l’impact du
d1 gousset :
L N / [2 x t1 x (t+2e+2a)] ≥ fy,tube
t1
Soudure gorge = a e
N/2
t+2e+2a
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C.7 Attaches de tubes
C.7.2 Ossatures spatiales
Le système Mero
Le système Mero constitue un des systèmes les plus connus pour la réalisation d’ossatures
spatiales.
Les pièces nodales (nœud Mero)
sont des sphères d’acier pleines
et forgées, avec jusqu’à 18 trous
filetés.
Les extrémités coniques des
barres sont munies de boulons
qui se vissent dans les trous
filetés.
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C. Assemblages courants
C.8 Dispositions particulières
C.8.1 Trous oblongs
C.8.2 Dispositifs anti-dessèrement
C.8.3 Dispositions plein trou
C.8.4 Couples galvaniques – couples électrolytiques
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C.8 Dispositions particulières
C.8.1 Trous oblongs
Disposition
Schéma à faire
Utilisation
Au droit d’un joint de dilatation entre blocs de bâtiment pour permettre l’indépendance
structurelle d’un bloc par rapport à l’autre dans une direction horizontale.
En pied d’un arc ou d’un portique métallique pour s’assujettir de la poussée horizontale
souvent significative sur les fondations et inhérentes au fonctionnement de ce type
d’ossature (les pieds d’arcs ou de portiques sont alors reliés par un tirant dans lequel les
efforts de poussée s’auto-équilibrent.
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C.8 Dispositions particulières
C.8.2 Dispositifs anti-desserrement des boulons
Usage, utilité
Dans les bâtiments soumis à des vibrations dues à des sollicitations cycliques ou
dynamiques :
- Effet du vent
- Ponts roulants
- …/…
Dispositifs
- Système « écrou + contre-écrou »
- Système « écrou + écrou PAL »
- Boulons HR
Ecrou PAL
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C.8 Dispositions particulières
C.8.3 Disposition plein trou
Qu’est ce que c’est ?
Disposition plein trou = assemblages boulonnés avec jeu réduit (jeu = d – d 0)
Dans la pratique…
> Très difficilement réalisable avec des boulons (Des boulons ne peuvent être introduits
dans un trou de même diamètre que par force)
> On adopte donc plutôt une disposition de jeu réduit : d+1 pour des boulons ϕ20 (au
lieu de d+2). L’obtention d’un jeu d+0.5 est déjà moins courante.
Utilité
Minimiser la part de déformation associée au jeux d’assemblages des assemblages par
boulons normaux
Ex : poutre treillis de grande portée pour minimiser la flèche de montage sous poids
propre (Cette flèche est due au raccourcissement de chaque montant et à l’allongement
de chaque diagonale de la valeur des jeux d’assemblages sur toute la longueur de la PT :
une fois cumulées, ces déformations élémentaires, aussi négligeables qu’elles n’y
paraissent, peuvent générer une flèche relativement significative en milieu de travée)
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C.8 Dispositions particulières
C.8.4 Couples galvaniques – couples électrolytiques
Une attention particulière doit être apportée à la compatibilité des métaux constitutifs
d’une ossature métallique si ces matériaux sont différents (acier, inox, aluminium,..).
Il existe en effet un risque de corrosion galvanique, autrement dit de formation d’une
pile électrochimique entre les 2 matériaux mis en contact dans un environnement
jouant le rôle d’électrolyte : un des métaux s'oxyde et se dissout (anode), tandis que
sur l'autre métal a lieu une réduction (cathode).
Ce risque est fonction de l’atmosphère corrosive et de la différence de potentiel entre
les 2 métaux.
EN 1090-2 §10.4
C’est la raison pour laquelle la norme d’exécution EN 1090 recommande d’éviter tout
contact intempestif entre matériaux différents, en particulier entre acier Inox et
Aluminium (ex : charpente Aluminium + boulons inox).
Exemple de couples électrolytiques rencontrés couramment : Acier galvanisé à chaud
(Zinc) + Inox (Par exemple Garde-corps inox sur coursive métallique galvanisée en
bord de mer)
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Références
Norme EN 1993-1-8 Eurocode 3 partie 1-8 Assemblages
Norme EN 1993-1-8 NA Annexe Nationale à la partie 1.8
Norme EN 1090-2 Exécution des structures métalliques
Formulaire de la construction métallique – Editions Le Moniteur (nouvelle édition
2009) – Pierre Maitre
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