EXPRESSION ORALE
Mieux comprendre le trac pour mieux l’apprivoiser
Réaliser Par : Nizar Elasri
PLAN
Définition
Quand et comment se manifeste le trac ?
Comment contrôler ou réduire les effets
désagréables du trac ? autrement dit
transformer le trac en bon trac…
DÉFINITION
Le mot trac vient du verbe tracasser, il désigne l’allure et la
piste suivie par un animal. Il est à mettre en relation avec la
traque, terme de la langue des chasseurs qui désigne l’action
d’enfermer l’animal dans un cercle de chasseurs de plus en
plus resserré.
D’où les connotations d’émotion intense, de peur, d’étreinte
douloureuse et d’enserrement angoissant.
DÉFINITION
Le trac se définit comme un état de ce qui se manifeste
quand on est exposé, au niveau de son comportement, de
ses capacités ou de son identité, à l’observation attentive ou
au jugement d’autrui.
QUAND ET COMMENT SE MANIFESTE LE TRAC ?
Le trac regroupe un ensemble de manifestations
physiologiques déclenchées par la nécessité de faire face à
une situation difficile ou inhabituelle, quand nous nous
sentons, de près ou de loin, menacés ou en danger.
Ces manifestations de surface, souvent désagréables, sont
associées à des réactions physiologiques profondes qui ont
pour finalité de mettre l’organisme dans les meilleures
conditions pour surmonter les difficultés.
QUAND ET COMMENT SE MANIFESTE LE TRAC ?
Les manifestations de surface du trac :
Physiques :
tremblements des mains, des genoux, des jambes ;
frissons ; gorge sèche ; boule dans la gorge ; voix
chevrotante ; voix tendue, aiguë ; musculaires ;
transpiration, mains moites, rouge aux joues, chaleur ;
battements cardiaques; dérèglement du système digestif
(nausées, vomissements, diarrhée) et urinaire ;
QUAND ET COMMENT SE MANIFESTE LE TRAC ?
Psychologiques :
Tendance à être spectateur de ce qu’on fait
(dissociation) ; idées intruses ; pensées catastrophe ;
trous de mémoire ; difficulté ou impossibilité de
trouver ses mots, perte du fil de l’intervention,
blocage…
COMMENT CONTRÔLER OU RÉDUIRE LES EFFETS
DÉSAGRÉABLES DU TRAC ?
Respirer (respiration abdominale profonde et
régulière) les bras croisés coincent la respiration ;
Se détendre (secouer vos mains, relâchez vos bras,
vos épaules… avant d’être face au public)
Choisissez la position (assis/debout) dans laquelle
vous vous sentez le mieux en mesurant les avantages
et les inconvénients de chacune.
Position assise : sentiment de sécurité, le bureau
vous protège, vous pouvez y poser vos documents ;
inconvénient : vous risquez de vous avachir, de
bloquer vos bras en points d’appui, ou de les faire
disparaître entre vos jambes.
Position debout : mobilité, regard, déplacements
facilités ; inconvénients: ne pas être stable, ne pas
savoir quoi faire de vos notes.
Adopter des stratégies ou des outils qui rendent
moins visibles les effets désagréables du trac ou
réduisent la tentation de gestes parasites :
si vos mains tremblent, utilisez des fiches de petit ou
moyen format plutôt que de grandes feuilles de papier ;
posez le crayon sur la tablette de rétroprojection ; prenez
un simple crayon, plutôt qu’un stylo bille à bouton clic
clac ou un stylo à bouchon que vous allez boucher et
déboucher ; attachez vos cheveux pour éviter de renvoyer
votre mèche constamment en arrière.
Face à un jury, le considérer non pas comme un
ennemi qui cherche à vous piéger, mais comme un
partenaire de l’interaction; les questions qui vous
sont posées sont d’abord des perches tendues pour
vous faire rectifier une erreur ou vous faire
approfondir une réflexion ; ensuite une façon de voir
jusqu’où vous pouvez aller .
Conclusion
si telle intervention est ratée, dans tel contexte, avec telles
conditions de préparation et d’exécution, cela ne veut
absolument pas dire que son auteur est nul.
Chacun a le droit à l’erreur, c’est un des droits
fondamentaux de l’homme . Il n’y a que ceux qui ne font
rien qui ne font pas de bêtises.
Analyser après l’intervention, et si possible avec un
auditeur, vos points forts et les points sur lesquels il
vous faut progresser.
Pour relativiser les choses :
« Il est difficile de rêver un professeur plus mal doué que
notre grand pasteur à cette époque ; il bégayait, ânonnait,
cherchait ses phrases et ses mots qu’il trouvait au prix des
plus pénibles et plus visibles efforts. Le pauvre Pasteur,
timide et gêné, n’osait lever le yeux, ni paraître entendre le
cruel accompagnement dont chacune de ses phrases était
scandée. On eût bien étonné, à cette époque, les élèves et
même les professeurs de Strasbourg si on leur avait annoncé
que Pasteur serait un jour une des plus hautes gloires
scientifiques de la France et du monde. »
Références bibliographiques :
ARCIER, André-François.- Le Trac. Le comprendre
pour mieux l’apprivoiser.- Onet le Château, éd.
Alexitère, 1998 .
SIMONET, Renée.- Comment réussir un exposé oral.-
Paris, Dunod, 2000.
Boite commune
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