Cours Codage avancé pour les
systèmes de communications
mobiles CDMA,OFDM, OFDMA,
WCDMA…
Chapitre 0 Introduction et Motivation (4 h)
0-1) Rappels sur les principes de transmission (chaine de
transmission, modulation, …)
0-2) Le partage de ressources
0-3) Le Multiplexage
0-4) Les techniques d’accès
0-5) Vue d’ensemble d’un système de communication
0-6) Application
Chapitre 1 : Media de transport (6 heures)
1-1) C’est quoi un média de transport
1-2) Le canal de propagation
1-3) Path loss
1-4) Mécanismes de propagation
1-5) Evanouissement
1-6) Réception Multi trajets et diffusion (Multipath
1-7) Statistiques sur les effets de propagation
1-8) Exercices
Chapitre 2 Transmission CDMA
2-1) Introduction (la philosophie du CDMA)
2-2) CDMA c’est quoi?
2-3) Etalement de spectre
2-4) Le principe en D.S.S.S
2-5) Le principe de saut de fréquence
2-6) Principe de l’accès multiple avec codes
2-7) Bruit, interférences
2-8) Nombre d’utilisateurs sur la même bande
2-9) Génération de codes
2-10) Différents types de multiplexage
2-11) CDMA : émission
2-12) CDMA : réception
2-13) CDMA : famille des codes orthogonaux (OVSF)
2-13) Les avantage du CDMA
2-14) Simulation d’un système CDMA
Chapitre 3 CDMA 2000 (??? 6 heures)
3-1) CDMA 2000 c’est quoi?
3-2) Évolution du CDMA2000/Versions CDMA
3-3) Avantages CDMA2000
3-4) Architecture du réseau CDMA2000
3-5) Canaux logiques CDMA2000
3-6) Transition à partir de systèmes cdmaOne
3-7) Comparaison CDMA2000/W-CDMA
Chapitre 4 OFDM (6 heures)
4-1) OFDM c’est quoi?
4-2) Rappel sur les Canaux sélectifs
4-3) Modulations Multi-porteuses
4-4) Principes généraux
4-5) Aspects pratiques
4-6) Les stratégies de transmission
4-8) COFDM
4-8) Simulation d’un système OFDM
Chapitre 5 Introduction aux systèmes ULB
(6 heures)
5-1) C’est quoi l’ULB
5-2) Signaux ULB
5-3) Analyse spectrale des impulsions ULB
5-4) Modulation ULB
5-5) Analyse Spectrale des signaux ULB modulés
5-6) chaine de transmission ULB
5-7) Simulation d’un émetteur ULB
Les systèmes de communication Sans fils au quotidien
GSM 900 MHz Analogique 800 MHz
DCS 1800 MHz DECT ~1900 MHz
UMTS 2 GHz
Radar anticollision ~80 GHz
Télépéage ~6 GHz
Ouverture à distance 433 MHz
Wifi / Bluetooth / UWB
2.4 à 6 GHz
TV terrestre
500 MHz
Systèmes satellites 1 à 45 GHz
(Ex : Télévision 12 GHz, GPS 1.5
GHz)
Problème principal : l’énergie
3 MHz 30 MHz 300 MHz 3 GHz 30 GHz 300 GHz
100m 10m 1m 10 cm 1 cm 1 mm
120 dBm Radars météo 1GW
100 Radars militaires
Satellites
1MW
80
TV UHF
60 Four
TV VHF 1KW
40 TFTS
Télé
Amateurs
péage 1W
GSM
20
Amateurs DECT
0 1mW
La chaîne de transmission radio
Partie émission :
signal Cod Mod duplexeur ampli antenne
utile
BB
synthé fo
Partie réception :
signal
antenne duplex ampli Démod ampli Décod
utile
LNA
synthé fi
Notion de canal radio
La chaîne de transmission radio :
émetteur RF récepteur RF
num/analog analog/num
Propagation guidée Propagation espace libre Propagation guidée
canal radio
Les « boîtiers » contenant l’électronique sont reliés aux antennes via
des lignes ou câbles (feeders).
D’un point de vue traitement du signal, l’ensemble des déformations de
l’onde engendrées par la propagation guidée+libre forme le canal radio.
Où se perd l’énergie ?
atténuation, dispersion atténuation, dispersion
Milieu de propagation
bruit des bruit des
composants composants
désadaptation désadaptation
Réflexions, diffractions, trajets multiples,
obstacles, diffusion, évanouissement,
conditions météos...
Et tous ces paramètres varient en fonction de la fréquence, du
temps et même de la polarisation de l’onde.
1 - Introduction
Agenda
1. Structure générale d’une chaîne de
transmission
2. Transmission en bande de base
3. Pourquoi moduler ?
4. Modulation
5. Exemples
1. Structure générale d ’une chaîne de transmission
On peut distinguer deux types d’information,
conduisant à deux structures générales de
systèmes de transmission
• information analogique
• information numérique
1. Structure générale d ’une chaîne de transmission
A) Information analogique
Source Transducteur Emetteur
Canal
Dest. Transducteur Récepteur
1. Structure générale d ’une chaîne de transmission
A) Information analogique
Source Transducteur Emetteur
Son
Lumière Canal
Température
Vitesse
Accélération
Déplacement
Force
Dest. Transducteur
... Récepteur
1. Structure générale d ’une chaîne de transmission
A) Information analogique
Source Transducteur Emetteur
Microphone
Photodiode
Canal
Capteur CCD
Thermocouple
Capteur piézo
Potentiomètre
Dest. TransducteurJauge
...
de cont.
Récepteur
1. Structure générale d ’une chaîne de transmission
A) Information analogique
Source Transducteur Emetteur
Pré-ampli. Canal
(C. Anal.-
Num.)
(codage)
(modulation)
(filtrage)
Dest. Transducteur Amplification
Récepteur
(de
1. Structure générale d ’une chaîne de transmission
A) Information analogique
Source Transducteur Emetteur
Ligne bifilaire
câble coaxial
Canal
fibre optique
guide d ’ondes
espace libre
ionosphère
canal sous-
Dest. Transducteur Récepteur
marin
1. Structure générale d ’une chaîne de transmission
A) Information analogique
Ampli. réception
Source Transducteur Emetteur
filtrage
(démodulation)
(décodage) Canal
(C. Num.-Anal)
Amplification
(de puissance)
Dest. Transducteur Récepteur
1. Structure générale d ’une chaîne de transmission
A) Information analogique
Source Transducteur Emetteur
Haut-parleur
Visualisation Canal
Asservissement
Commande de
procédé
Calcul
...
Dest. Transducteur Récepteur
1. Structure générale d ’une chaîne de transmission
B) Information numérique
ETTD ETCD ETCD ETTD
1. Structure générale d ’une chaîne de transmission
B) Information numérique
Terminaux informatiques
(ou autres)
ETTD ETCD ETCD ETTD
1. Structure générale d ’une chaîne de transmission
B) Information numérique
Equipements Terminaux de
Traitement des Données
ETTD ETCD ETCD ETTD
Contrôleur de communications
Source/collecteur de données
1. Structure générale d ’une chaîne de transmission
B) Information numérique
Equipements de Terminaison
de Circuit de Données
=
Modem
ETTD ETCD ETCD ETTD
1. Structure générale d ’une chaîne de transmission
B) Information numérique
Interfaces numériques
ETTD ETCD ETCD ETTD
1. Structure générale d ’une chaîne de transmission
B) Information numérique
Interfaces analogiques
ETTD ETCD ETCD ETTD
1. Structure générale d ’une chaîne de transmission
B) Information numérique
Ligne de transmission
ETTD ETCD ETCD ETTD
2. Transmission en bande de base
Définition :
On appelle transmission en bande de base une
transmission sans modification préalable du
spectre du signal au niveau de l’émetteur.
Exemples :
• Signal analogique
• Signal numérique
2. Transmission en bande de base
2. Transmission en bande de base
2. Transmission en bande de base
Avantages de la TBB :
• Émetteurs et récepteurs simples
• Possibilité de multiplexage temporel
3. Pourquoi moduler ?
Inconvénients de la TBB :
• Sensibilité aux parasites
• Transmission par câble ou fibre optique --> coût élevé
• Impossibilité de partage direct d’un même canal par
plusieurs sources
3. Pourquoi moduler ?
Inconvénients de la TBB :
• Impossibilité de transmission à l’air libre pour signaux BF
fmin fmax
20 Hz 20 kHz
Son
l = 15000 km l = 15 km
20 Hz 5 MHz
Vidéo
l = 15000 km l = 60 m
3. Modulation
Définition :
On appelle transmission en bande transposée ou
modulation une transmission avec modification
préalable du spectre du signal à transmettre.
La modulation utilise généralement 2 signaux :
• le message analogique ou numérique, appelé
signal modulant ou message (BF)
• un signal de porteuse ou d ’échantillonnage (HF)
3. Modulation
La modulation peut être :
• soit une transposition plus ou moins directe du spectre
du message vers les HF (modul. d ’amplitude, de fréquence)
• soit une modification radicale du signal lui-même et utilisant
des moyens numériques, notamment l’échantillonnage
(modulation par impulsions),
• soit une combinaison des deux techniques précédentes (Wide
Band Code Division Multiple Access - W-CDMA)
3. Modulation
Avantages de la modulation :
• Adaptation du signal modulé aux caractéristiques
fréquentielles du canal de transmission
• Rayonnement possible dans une antenne
• Transmission possible à longue distance (ex: satellites)
• Moindre sensibilité au bruit et parasites externes
• Transmissions simultanées : possibilité de multiplexage
fréquentiel
3. Modulation
Avantages de la modulation :
• Homogénéité des équipements (antennes)
fmin = 495 MHz fmax = 505 MHz
lmax = 60.6 cm lmin = 59.4 cm
Df / f faible : 10 / 500 = 2%
3. Modulation
Avantages de la modulation :
• Transmissions simultanées : possibilité de multiplexage
fréquentiel
Amplitude
f
Spectre d’amplitude d’un message en bande de base
3. Modulation
-f1 f1 f
... ... f
-f2 -f1 f1 f2
3. Modulation
Inconvénients de la modulation :
• Systèmes plus complexes : risque d’augmentation de
la dégradation du signal due aux équipements
• Bande de fréquences à l’émission plus importante
que celle du message
3. Modulation
• Modulations analogiques (analog modulation)
• Modulations par saut (shift keying modulation)
• Modulations par Impulsions et Codage - MIC
(Pulse Code Modulation - PCM)
3. Exemple Modulation
Modulations analogiques
3. Exemple Modulation
Modulations par saut
3. Exemple Modulation
Modulations par impulsions
3. Exemple Modulation
Classification des modulations
PORTEUSE
continue
(sinusoïdale)
impulsions
3. Exemple Modulation
Classification des modulations
PORTEUSE MESSAGE
continue analogique
(sinusoïdale) (continu)
discret
impulsions (numérique)
3. Exemple Modulation
Classification des modulations
PORTEUSE MESSAGE
continue AM - FM - PM analogique
(sinusoïdale) (continu)
discret
impulsions (numérique)
3. Exemple Modulation
Classification des modulations
PORTEUSE MESSAGE
continue analogique
(sinusoïdale) (continu)
ASK
FSK
PSK
discret
impulsions (numérique)
3. Exemple Modulation
Classification des modulations
PORTEUSE MESSAGE
continue analogique
(sinusoïdale) (continu)
PPM
PAM
discret
impulsions (numérique)
3. Exemple Modulation
Classification des modulations
PORTEUSE MESSAGE
continue analogique
(sinusoïdale) (continu)
discret
impulsions (numérique)
PCM - W-CDMA
Exemple de Modulations en
Pratique
• Modulations analogique
– AM
– FM
– ...
• Modulations numérique
– FSK
– GMSK
Modulation AM
Fs = 8000; % Sampling rate is 8000 samples per second.
Fc = 300; % Carrier frequency in Hz
t = [0:.1*Fs]'/Fs; % Sampling times for .1 second
x = sin(20*pi*t); % Representation of the signal
y = ammod(x,Fc,Fs); % Modulate x to produce y.
figure;subplot(2,1,1);
plot(t,x); % Plot x on top.
subplot(2,1,2); plot(t,y)% Plot y below.
Modulation AM
Pour deux signaux sur deux canaux différents
Fs = 8000; % Sampling rate is 8000 samples per second.
t = [0:.1*Fs]'/Fs; % Sampling times for .1 second
x = [sin(20*pi*t) sin(20*pi*t+pi/8)]; %
Modulation et démodulation
% Prepare to sample a signal for two seconds,
% at a rate of 100 samples per second.
Fs = 100; % Sampling rate
t = [0:2*Fs+1]'/Fs; % Time points for sampling
% Create the signal, a sum of sinusoids.
x = sin(2*pi*t) + sin(4*pi*t);
Fc = 10; % Carrier frequency in modulation
phasedev = pi/2; % Phase deviation for phase modulation
y = pmmod(x,Fc,Fs,phasedev); % Modulate.
y = awgn(y,10,'measured',103); % Add noise.
z = pmdemod(y,Fc,Fs,phasedev); % Demodulate.
% Plot the original and recovered signals.
figure;
plot(t,x,'k-',t,z,'g-');
legend('Original signal','Recovered signal');
Modulation et démodulation
% Prepare to sample a signal for two seconds,
% at a rate of 100 samples per second.
Fs = 100; % Sampling rate
t = [0:2*Fs+1]'/Fs; % Time points for sampling
% Create the signal, a sum of sinusoids.
x = sin(2*pi*t) + sin(4*pi*t); 2
Original signal
Fc = 10; % Carrier frequency in modulation
1.5 Recovered signal
phasedev = pi/2; % Phase deviation for phase modulation
y = ammod(x,Fc,Fs,phasedev); % Modulate. 1
y = awgn(y,10,'measured',103); % Add0.5noise.
z = amdemod(y,Fc,Fs,phasedev); % Demodulate.
% Plot the original and recovered signals.0
figure; -0.5
plot(t,x,'k-',t,z,'g-');
-1
legend('Original signal','Recovered signal');
-1.5
-2
0 0.5 1 1.5 2 2.5
Modulation AM DBL
% Sample the signal 100 times per second, for 2 seconds.
/ BLU
Fs = 100;
t = [0:2*Fs+1]'/Fs;
Fc = 10; % Carrier frequency
x = sin(2*pi*t); % Sinusoidal signal
% Modulate x using single- and double-sideband AM.
ydouble = ammod(x,Fc,Fs);
ysingle = ssbmod(x,Fc,Fs);
% Compute spectra of both modulated signals.
zdouble = fft(ydouble);
zdouble = abs(zdouble(1:length(zdouble)/2+1));
frqdouble = [0:length(zdouble)-1]*Fs/length(zdouble)/2;
zsingle = fft(ysingle);
zsingle = abs(zsingle(1:length(zsingle)/2+1));
frqsingle = [0:length(zsingle)-1]*Fs/length(zsingle)/2;
% Plot spectra of both modulated signals.
figure;
subplot(2,1,1); plot(frqdouble,zdouble);
title('Spectrum of double-sideband signal');
subplot(2,1,2); plot(frqsingle,zsingle);
title('Spectrum of single-sideband signal');
Modulations Numériques
Pour le représentation des signaux numérique en utilise
des ensemble d’éléments finie.
Exemple de signaux
Des matrices ou des vecteurs
[2 3 7 1 0 5 5 2 6]'
[2 3; 3 3; 7 3;0 3;]
Exemples de modulation numé
% Create a random digital message
M = 16; % Alphabet size
x = randint(5000,1,M); % Message signal
% Use 16-QAM modulation.
y = qammod(x,M);
% Transmit signal through an AWGN channel.
ynoisy = awgn(y,15,'measured');
% Create scatter plot from noisy data.
scatterplot(ynoisy);
% Demodulate to recover the message.
z = qamdemod(ynoisy,M);
% Check symbol error rate.
[num,rt]= symerr(x,z)
Exemples de modulation numé
Combinaison de la modulation avec un filter de forme
M = 16; % Alphabet size
x = randint(5000,1,M); % Message signal
Nsamp = 4; % Oversampling rate
% Use 16-QAM modulation.
y = qammod(x,M);
% Follow with rectangular pulse shaping.
ypulse = rectpulse(y,Nsamp);
% Transmit signal through an AWGN channel.
ynoisy = awgn(ypulse,15,'measured');
% Downsample at the receiver.
ydownsamp = intdump(ynoisy,Nsamp);
% Demodulate to recover the message.
z = qamdemod(ydownsamp,M);
% Check symbol error rate.
[num,rt]= symerr(x,z)
0-2 Partage de ressources
Interface Radio
Multiplexage FDD
Frequency Division Duplexing (FDD)
Utilise deux bandes de fréquence différentes
FDD utilise un filtre passe bande pour séparer les chemins TX/RX,
permettant une transmission et une réception simultanées
La bande TX doit être translater de la bande RX à quelques KHz
FDD utilise quelques systèmes RF pour séparer les signaux reçus
de ceux transmis
Points faibles de la FDD:
Une fuite spectrale à des canaux adjacents dans sortie l'émetteur
aura lieu lorsque l'amplificateur de puissance est activée et
désactivée pour économiser de l'énergie
Atténuation très importante (typiquement 2-3 dB) par rapport à la
technique TDD (1 dB); elle augmente et atténuer le signal
transmis
Multiplexage FDD
Schémadedefonctionnement
Schéma fonctionnement
Multiplexage TDD
La bande est utilisée par l’émission et la réception
TDD utilise un Switch pour séparer les canaux TX/RX
Le Tx ne s’interférer pas avec le Rx parce que le Tx est désactive
pendent que le Rx active et vice versa
Permet une directe communication entre deux Tx/Rx ce qui utile
pour une communication courte distance Application LaN
Points faibles de la FDD:
Les signaux forts générés par l'ensemble des émetteurs près de la bande de
récepteur désensibilise le récepteur
Multiplexage TDD
Schéma de fonctionnement
L’objectif du multiplexage
L’objet du multiplexage est la transmission de plusieurs communications
sur un même canal (Figure en bas).
Il existe plusieurs méthodes.
CDMA (Code Division Multiple Access). Ce qui a motivé le choix de CDMA
est le fait que cette technologie est actuellement la plus en vogue car elle
possède certains avantages.
Différents types de multiplexage
Le TDMA (Time Division Multiple Access) ou multiplexage temporel utilise le
fait que la fréquence d’envoi des bits d’information est plus faible que la
capacité du réseau (figure en bas). On peut donc profiter des « temps morts
» pour transmettre une deuxième communication.
Dans le cas du schéma ci-dessus, on peut transmettre jusqu’à 8
communications à la fois (figure en bas ). A la réception, il suffit d’utiliser
un commutateur qui passe d’un utilisateur au suivant tous les Tc.
Multiplexage fréquentiel : FDMA
Le FDMA (Frequency Division Multiple Access) consiste à diviser la bande
passante du canal en K (nombre d’utilisateurs) bandes de fréquences
d’intersection nulle. Cette méthode est illustrée figure en bas. Il faut donc
translater les différents utilisateurs sur ces bandes de fréquences.
Supposons que la bande de fréquence occupée par un utilisateur seul soit
[0,F]. On peut pour simplifier considérer un signal du type si = Ai cos(2πfit),
avec fi<F. Si on le multiplie par 2 cos(2πvit), on obtient alors un signal Si =
Ai cos[2π(fi +vi)t] + Ai cos[2π(fi - vi)t] qui (en éliminant le deuxième terme
par filtrage) est le signal si translaté sur la fréquence vi. Donc, répétant cette
opération pour chaque utilisateur i, avec la loi vi = i.F, on réalise le
multiplexage désiré.
FDMA en pratique
Un canal est assigné à un pair en FDD
Un canal un utilisateur en temps
Bande étroite 30 KHz. Ne nécessite pas une égalisation si
le Ts>> du temps d’étalement.
Complexité faible par rapport aux CDMA/TDMA (contrôl simple)
Allocation du canal à la demande des utilisateurs
Exemples : AMPS (FDMA/FDD), CT2 (cordless phone)
FDMA/TDD, DECT (European cordless) FDMA/TDD
Par exemple, AMPS utilise des canaux de 30 kHz
Caractéristiques FDMA
chaque canal conduit à un circuit téléphonique en un temps
bien déterminer
Le nombre de canaux simultanés supporter par un système
FDMA
La bande de garde
La bande totale
La bande de chaque canal
Exemple :
TDMA en pratique
Une Trame constitue de m slots du temps
La transmission d’un utilisateur n’est pas continue : la nature
numérique du signal
TDMA/FDD – differentes porteuses pour uplink/downlink
Different TDMA wireless standards have different frame
structures
Non-continuous transmission helps handoff procedures
Even in TDMA/FDD different time slots are used for transmission
and reception to avoid use of duplexer
TDMA en Pratique
Suppose an operator is allotted 5 MHz of spectrum for the up-link and 5 MHz for the
down-link. One carrier supports one eight-slot time frame and we will see later that, in
the GSM system, this requires a channel occupancy of 200 kHz. By using five carriers
contiguously spaced in frequency by 200 kHz, we can have five TDMA carriers per
MHz, corresponding to 40 channels. For the 5 MHz band we have 24 carriers
(allowing for a guard band), and it is these carriers that are deployed in our cellular
structure.
TDMA en Pratique
TDMA en pratique
Le nombre total de canaux (channel slots ) est
Caractéristiques TDMA
Efficacité de la technique TDMA – mesure le % of des données qui
contiennent de la information
Overhead
time
Nombre de bits total par trame
Efficacité
Caractéristiques TDMA
Exemple: dans le GSM, une trame contient 8 slots temps et chaque
slot temps contient 15,625 bits et un débit de données de
270.833 kbps
Caractéristiques TDMA
Etude de cas GSM
1. Introduction
L’interface radio est l’une des parties les plus
sophistiquées du système; nous allons présenter les
caractéristiques de base de cette interface (méthode
d’accès et technique de transmission) et de montrer les
différents traitements que subit le signal utilisateur lors
d’une communication.
2. Partage des ressources radio
• Un système radio-mobile a besoin d’une partie du
spectre radio pour fonctionner.
• Les concepteurs doivent donc demander une bande de
fréquence auprès de l’instance officielle chargée de la
gestion du spectre.
• Pour un système à prétention internationale, la bande
est allouée au niveau de l’UIT (Union Internationale
des Télécommunications).
2. Partage des ressources radio
La bande dédiée au système GSM est de :
• 890 à 915 MHz pour la voie montante :
• 935 à 960 MHz pour la voie descendante
• Soit 2×25 MHz;
les bandes de fréquence allouées à son extension DCS
sont de :
• 1710 à 1785 MHz pour la voie montante
• 1805 à 1880 MHz pour la voie descendante
• Soit 2×75 MHz.
2. Partage des ressources radio
• La bande radio représentant une ressource rare, les
défendeurs de la norme doivent l’utiliser à bon escient
et avec contrôle.
• Le premier choix architectural a donc été de découper
le spectre alloué pour obtenir des canaux physiques
qui supporteront une communication téléphonique.
3. Partage en fréquence (FDMA)
Chacune des bandes dédiées au système GSM est
divisée en 124 canaux fréquentiels d'une largeur de 200
kHz.
Sur une bande de fréquence sont émis des signaux
modulés autour d’une fréquence porteuse qui siège au
centre de la bande.
Les fréquences sont allouées d’une manière fixe aux
différentes BTS et sont désignées souvent par le terme
de "porteuses", de plus, il faut veiller à ce que deux BTS
voisines n’utilisent pas des porteuses identiques ou
proches.
4. Partage en temps (TDMA)
Principe
Chaque porteuse est divisée en intervalles de temps
appelés slots.
La durée élémentaire d’un slot a été fixée pour la norme
GSM sur une horloge à 13 MHz et vaut:
Tslot = (75/130)×10-3s soit environ 0.5769 ms.
Un slot accueille un élément de signal radioélectrique
appelé burst.
4. Partage en temps (TDMA)
L’accès TDMA permet à différents utilisateurs de
partager une bande de fréquence donnée.
Sur une même porteuse, les slots sont regroupés par
paquets de 8. La durée d’une trame TDMA est donc:
TTDMA = 8×Tslot =4.6152 ms.
Chaque usager utilise un slot par trame TDMA. Les slots
sont numérotés par un indice TN qui varie de 0 à 7.
Un “ canal physique ” est donc constitué par la
répétition périodique d’un slot dans la trame TDMA sur
une fréquence particulière.
Canal plein débit
4. Partage en temps (TDMA)
Les concepteurs de GSM ont prévus la possibilité de
n’allouer à un utilisateur qu’un slot toutes les 2 trames
TDMA.
Cette allocation constitue un canal physique demi-débit
par opposition au canal plein débit défini
précédemment.
5. Implantation du saut de fréquence
L’option du saut de fréquence lent (SFH) semble être
intéressante pour augmenter la capacité du système
GSM.
Le saut de fréquence permet de lutter contre les
évanouissements sélectifs, c’est-à-dire une diminution
momentanée de la puissance de l’onde radioélectrique
lors de la réception, grâce à la diversité en fréquences.
Habituellement le saut est activé lorsque la charge du
réseau devient importante, il doit alors apporter un
accroissement notable des performances.
5. Implantation du saut de fréquence
Lorsque le saut de fréquence lent est activé, un canal
physique ne siège pas sur une seule fréquence mais
utilise un ensemble de porteuses.
6. Duplexage Séparation des bandes
Dans le système GSM le duplexage se fait en fréquence.
La bande totale allouée au système est divisée en deux
sous-bandes d’égale importance; l’intervalle fréquentiel
qui les sépare n’est pas attribué au système.
Ce partage entre les bandes montantes (mobile vers
réseau) et les bandes descendantes (réseau vers
mobile) facilite le filtrage et la séparation des voies.
Dans GSM l’écart duplex vaut DWduplex=45 MHz, et dans
le cas de DCS1800 il vaut DWduplex=95 MHz.
7. Canal physique duplex
Un canal simplex se rapporte à un slot par trame TDMA
sur une porteuse (en l’absence de saut de fréquence).
Un canal physique duplex correspond à deux canaux
simplex.
Si la porteuse supportant la voie descendante est fd , la
voie montante est sur la fréquence fu:
fu = fd – DWduplex
Un canal physique correspond à la ressource radio qu’il
faut utiliser pour supporter une communication
téléphonique.
7. Canal physique duplex
Dans le système GSM un mobile émet et reçoit à des
instants différents.
Au niveau du mobile, l’émission et la réception sont
décalées dans le temps d’une durée de trois slots, mais
pour conserver la même numérotation Tn de 0 à 7 de
slots, la synchronisation de la trame TDMA montante
est aussi décalée de 3×Tslot.
7. Canal physique duplex
Ce décalage permet de simplifier le filtre duplex présent
dans chaque mobile. Son rôle se réduit à rejeter le
signal provenant d’une éventuelle autre BTS émettant
pendant une phase de réception du mobile.
8. Format du burst
Le format d’un burst normal est donné par cette figure,
c’est le type le plus couramment utilisé, il permet de
transmettre 114 bits. On remarque qu’il y a une période
de garde de 30.5 µs correspondant à la différence de
durée entre un burst et un slot, ce délai sert à
compenser les temps de transmission entre le mobile et
la station de base.
8. Chaîne de transmission
Cas de la parole
La chaîne de transmission qui correspond à la transmission du signal de la
parole est décrite par la figure suivante:
8. Chaîne de transmission
Cas de la parole
D’après la théorie des télécommunications, la
transmission d’une source d’information sur un canal
doit mettre en œuvre un codage de source (compressif)
et un codage de canal (protecteur) efficaces.
Les techniques cryptographiques permettent d’assurer
un service de confidentialité sur un canal de
transmission diffusant où des écoutes indiscrètes
peuvent être entreprises.
9. Transmission de la parole paquétisée
Cas de la parole
On peut présenter d’une façon synoptique les différents
traitements que subit une trame de 20 ms de parole :
9. Transmission de la parole paquétisée
Cas de la parole
Le signal analogique de parole, dans le cas du signal
téléphonique ordinaire, peut être vu comme une
fonction du temps x (t) avec un spectre limité à la
bande [300 Hz , 3400 Hz].
Il est découpé en intervalles jointifs de durée 20 ms.
Chaque intervalle est numérisé, comprimé (par le codec
de parole), protégé pour aboutir à une trame codée,
appelée bloc, de 456 bits.
Le codage s’effectue paquet par paquet et cette
paquetisation introduit un délai de 20 ms. En effet pour
traiter un morceau de 20 ms il faut l’avoir reçu
complètement.
9. Transmission de la parole paquétisée
Cas de la parole
Une fois obtenu le bloc de parole numérisé, comprimé et
protégé, il faut le transmettre. Pour cela on a recours à
l’entrelacement.
On peut prendre l’exemple des 456 bits de la trame
codée de la parole : ces bits sont brassés et divisés en I
groupes où I représente le degré d’entrelacement.
Ici, I vaut 8 on va donc transmettre les 456 bits en
57×8 bits. Ces huit demi-burst sont numérotés de 0 à 7.
Chaque sous-bloc est associé avec un sous-bloc de la
trame de parole précédente (pour les sous-blocs 0, 1, 2
et 3) ou de la trame suivante (pour les sous-blocs 4, 5,
6 et 7).
9. Canaux logiques
L’interface radio est le maillon faible de la chaîne
transmission.
Il faut prévoir un certain nombre de fonctions de
contrôle de nature variée pour que le mobile se rattache
à une station de base favorable, pour établir une
communication, pour surveiller son déroulement et
assurer des commutations de cellules en cours de
communication.
Ces autres fonctions engendrent des transferts de
données: informations système, relevés de mesures,
messages de contrôles. Plusieurs canaux logiques ont
été définis pour les différents types de fonction.
9. Canaux logiques
L’interface radio permet d’offrir un certain nombre de
tuyaux numériques:
5. Les canaux de contrôle logiques
Sur une paire de fréquence, un slot parmi 8 est alloué à
une communication avec un mobile donné.
Cette paire de slots forme un canal physique duplex. Ce
dernier forme la base de deux canaux logiques ; d’abord
le TCH (Trafic CHannel) qui porte la voie numérisée,
mais aussi un petit canal de contrôle, le SACCH ( Slow
Associated Control Channel) qui permet principalement
le contrôle des paramètres physiques de la liaison.
5. Les canaux de contrôle logiques
D’une manière plus générale, il faut prévoir une
multitude de fonctions de contrôle, en particulier :
• diffuser des informations système (cf. Broadcoast
Control CHannels)
• prévenir les mobiles des appels rentrant et faciliter leur
accès au système (cf. Common Control Channel)
• contrôler les paramètres physiques avant et pendant
les phases actives de transmission (cf. FACCH, SCH et
SACCH)
• fournir des supports pour la transmission de
signalisation téléphonique (cf. SDCCH).
Une séance pour les canaux logiques
Exercices
1) Le rôle d’une filtre de mise en forme
2) Rappeler les avantages de la technique
FDD
3) C’est quoi un canal physique
4) C’est quoi Canal plein débit
5) Le nombre de canaux simultanés
supporter par un système FDMA
6) Le nombre de canaux simultanés
supporter par un système TDMA
Chapitre 2 CDMA
2-1) Introduction (la philosophie du CDMA)
2-2) CDMA c’est quoi?
2-3) Etalement de spectre
2-4) Le principe en D.S.S.S
2-5) Le principe de saut de fréquence
2-6) Principe de l’accès multiple avec codes
2-7) Bruit, interférences
2-8) Nombre d’utilisateurs sur la même bande
2-9) Génération de codes
2-10) Différents types de multiplexage
2-11) CDMA : émission
2-12) CDMA : réception
2-13) CDMA : famille des codes orthogonaux (OVSF)
2-13) Les avantage du CDMA
2-14) Simulation d’un système CDMA
Principe de l’accès multiple avec codes
Il existe plusieurs variantes : on décrit ci-dessous l’étalement par
séquence directe (Direct Sequence Spread Spectrum).
Le message A de l’émetteur A, représentée par une séquence de
+1, -1 traduisant la séquence de bits 1 et 0 logiques, est multiplié
par un code : une séquence de +1 et –1 (les « chips »)
judicieusement choisie, et dont les transitions sont m fois plus
fréquentes.
Idem pour un émetteur du message B: message multiplié par un
code B.
Les séquences produits A*CA et B*CB sont ajoutées et transmises.
A la réception, le destinataire du message A multiplie la séquence
reçue par le code CA, idem pour le destinataire du message B.
Principe de l’accès multiple avec codes
Si les codes sont bien choisis, sur la durée d’un bit, (donc de m chips), la
moyenne de CA.CA et de CB.CB est égale à m/2, tandis que CA.CB a une
moyenne nulle :
Les codes CA et CB sont dits «orthogonaux» (Somme des produits des
éléments correspondants [=produit scalaire]=0).
Principe de l’accès multiple avec codes
Principe de l’accès multiple avec codes
Remarques :
La séquence somme est transmise sur trois niveaux d’amplitudes avec
deux émetteurs. quatre avec trois émetteurs etc. La moyenne sur chaque
durée d’un bit est nulle.
Lorsque que le nombre d’émetteurs est plus important, la distribution des
amplitudes s’apparente à une distribution Gaussienne (comme le bruit
Gaussien).
En réception les signaux sur chaque durée d’un bit de message ont une
moyenne non nulle, ce qui permet la reconstitution du signal par simple filtre
passe bas.
On préfère en fait mesurer la corrélation :
la somme des produits code*signal reçu sur la durée d’un
bit.
Principe de l’accès multiple avec codes
Les codes sont choisis tels que leur produit scalaire CA.CB soit nul et CA.CA
soit maximum (codes orthogonaux = produit scalaire nul).
On rappelle qu’un produit scalaire est la somme des produits des
composantes correspondantes : u1v1 + u2v2 pour deux vecteurs U et V de
composantes u1, u2 et v1, v2 .
Cette notion de produit scalaire n’est pas limitée aux vecteurs dans le plan,
mais est générale. Le code est ici un vecteur dont les composantes sont les
chips.
Principe de l’accès multiple avec codes
Si l’on effectue une moyenne non pas sur les chips d’une période mais à
cheval, les moyennes seront globalement plus faibles => ceci permet de
synchroniser la réception pour certains systèmes, en recherchant la position où
l’on obtient (en valeur absolue) un maximum.
Les codes sont dans ce cas choisis tels que le produit scalaire d’un code
par lui-même décalé soit pratiquement nul.
L’étalement ne doit pas être confondu avec le brouillage (scrambling) où
les bits de message sont multipliés (si –1,+1) ou XORés (1,0) avec un code
aléatoire à raison d’un pour un.
Bruit, interférences.
Si une interférence (une perturbation en bande étroite) est ajoutée sur le
canal entre l’émetteur et le récepteur, il sera au niveau du récepteur multiplié
par le code, donc 'étalé', sa densité spectrale sera diminuée dans le rapport
d’étalement (« gain de codage »), et passera inaperçu !
En revanche, si le bruit est en bande large tel que le bruit blanc gaussien, plus
la bande est large plus la puissance du bruit est importante (densité spectrale
constante).
Le bruit blanc gaussien est une fonction dont les composantes fréquentielles
ont la même amplitude (au sens transformée de Fourier), tandis que
l’amplitude de la fonction elle-même à chaque instant est distribuée selon une
loi Normale (cloche de Gauss).
Nombre d’utilisateurs sur la même bande :
Capacité maximale en bps: C < W*(S/N)/0.69 [puisque log2(1+S/N)*0.69=ln
(1+S/N)<S/N sur Shannon] S/N = Eb*C/(No*W) avec Eb = Energie par bit et
No densité spectrale bruit
En CDMA, la puissance de bruit est essentiellement la somme des puissances
des M-1 autres utilisateurs
= > No= Eb*C*(M-1) donc S/N = 1/(M-1)~1/M ou 1/M = Eb/No*C/W
=>Limite de Shannon : Eb/No > 0.69 (= -1.59 dB) ou S/N>0,69*C/W
Le nombre d’utilisateurs est M = Gp/(Eb/No)= Gp/0,69 où Gp = facteur
d’étalement = gain de codage = W/C(?).
En pratique en téléphonie mobile, Eb/No limite est considéré ~ 6dB.
Et l’on tient compte aussi l’interférence des cellules voisines b(~60%), de
l’activité vocale u (~50, la précision du contrôle de puissance a (~0.8) et le gain
du à la sectorisation l(~2,5)
Donc M = Gp/(Eb/No) *1/(1+b) *1/u *a *l
Génération de codes:
Les séquences pseudo-aléatoires constitués de +1, -1 (notés aussi 1, 0 selon
l'approche) sont générées par matériel ou logiciel.
Ces codes doivent respecter différentes propriétés :
Equilibre (balance) des 0’s ( ou –1) selon la notation et 1’s
Multiplexage codé : CDMA
Le CDMA appartient à la classe des multiplexages dits à étalement de
spectre. En effet, comme nous allons le voir, chaque utilisateur émet sur
toute la largeur de bande du canal de communication. Le principe est le
suivant : à chaque utilisateur correspond une clé (ou code) à l’aide de
laquelle son message est codé avant d’être émis.
Il existe deux principales variétés de CDMA :
FH-CDMA (Frequency Hop) : Dans ce système, on fait de l’évasion de
fréquence : la clé de chaque utilisateur code pour une suite de fréquences
qui feront alternativement office de porteuse. Ce système ressemble à un
multiplexage fréquentiel dans lequel l’attribution des fréquences varierait
rapidement (par rapport au débit d’informations à transmettre).
DS-CDMA (Direct Sequence) : C’est à ce type de CDMA qu’on fait
généralement référence quand on parle de CDMA, et c’est celui que nous
avons étudié aussi bien théoriquement qu’expérimentalement. Ici, on
multiplie directement le message à transmettre par une le code (séquence
pseudo-aléatoire). L’étalement spectral du signal
CDMA : émission
Comme toujours en communication, on commence par la
transmission du signal. On se place dans la situation suivante : K
utilisateurs souhaitent transmettre des informations via un même
câble. Chaque information est modélisée par une suite de +/-1 : ±1 :
bk = [bk(1), …, bk(N)].
On désigne par k le kème utilisateur.
CDMA : émission
On couple alors tous les utilisateurs et le signal émis devient :
représente le délai de transmission pour l’utilisateur k.
Opération de multiplexage
CDMA : émission
On considère pour la suite (afin d’alléger les notations) que l’on normalise les gk :
On définit la fonction ρ qui permet de déterminer une corrélation entre les codes gk
On multiplexe les informations en les combinant chacune avec un ‘vecteur’ gk. Ainsi,
le paquet de bits de longueur N : bk=[bk(1), …, bk(N)]t, devient :
CDMA : réception
On étudie maintenant la façon de traiter le signal reçu afin de découpler des
informations transmises. On étudie d’abord le cas d’une transmission parfaite
avant d’étudier les méthodes permettant traités les signaux bruités.
Transmission idéale
On suppose que la transmission s’est effectuée sans ajout de bruit, donc le
signal reçu est de la forme:
On suppose également que les codes choisis sont orthogonaux.
Dans ce cas, si les signaux sont synchrones, il suffit de faire K produits
scalaires pour obtenir les K informations de départ :
CDMA : réception
Transmission idéale
or, on ne regarde que le bit i alors :
les codes étant orthogonaux :
On peut donc ainsi récupérer les informations de chaque utilisateur
séparément. Si maintenant les signaux ne sont pas synchrones, il faut
transmettre à un moment les {τk} (déphasage entre les utilisateurs).
Ensuite, on détermine :
CDMA : réception
Le récepteur optimal
Le signal reçu est susceptible d’être bruité. On modélise ce bruit par du
AWGN (Additional White Gaussian Noise), noté n(t). On a maintenant
D’une manière générale, en présence de bruit ou quand les codes ne sont
pas orthogonaux, on aborde le problème de la manière suivante. On définit la
fonction :
On cherche alors la suite qui minimise Λ(b). Si on développe
son expression, on obtient :
CDMA : réception
Le récepteur optimal
Le premier terme, étant indépendant de b, ne joue pas de rôle dans la
minimisation de Λ : on peut donc le négliger.
Si on pose alors
on obtient une nouvelle fonction à minimiser :
ou, sous une autre forme
CDMA : réception
Le récepteur optimal
Conclusion :
Il apparaît donc, que pour pouvoir déterminer la bonne suite bK, il faut
transmettre au récepteur la valeur des énergies des signaux émis par chaque
utilisateur. Ensuite, le récepteur recherche parmi les 2K séquences possibles,
celle qui correspond le mieux au signal, c’est-à-dire, celle qui minimise C(rk,
bk). K étant le nombre total d’utilisateurs, on comprend qu’il soit impossible
d’utiliser ce type de récepteur pour un réseau de taille normal.
De plus, lorsque la transmission est asynchrone, le récepteur optimal doit
réaliser 2KN tests de corrélation (N est la longueur des codes). Il est donc
indispensable d’utiliser des récepteurs non-optimaux mais bien plus rapides.
CDMA : réception
Les récepteurs non optimaux
Le détecteur conventionnel, mono-utilisateur
Le récepteur optimal a une complexité qui croît exponentiellement avec le
nombre d’utilisateurs K. On cherche maintenant à déterminer des récepteurs
dont la complexité croît linéairement avec K. Le détecteur le plus simple est
celui que nous avons utilisé dans le cas de la transmission idéale . Il s’agit
donc de faire des produits scalaires.
On pose
Alors
On trouve que si les codes sont orthogonaux, alors le terme central devient
nul et ce détecteur est optimal. Par contre, si ce n’est pas le cas, les
interférences avec les autres utilisateurs peuvent ne pas être négligeables.
Ceci est d’autant plus vrai que les énergies sont assez différentes : les
signaux peu puissants risquent d’être mal décodés.
CDMA : réception
Les récepteurs non optimaux
Le détecteur conventionnel, mono-utilisateur
De plus, même dans le cas de codes orthogonaux, si les
signaux ne sont pas synchrones, on a de fortes chances
de perdre l’orthogonalité et donc de voir la qualité du
récepteur se détériorer.
CDMA : réception
Les récepteurs non optimaux
Le détecteur multi-utilisateur
Le détecteur présenté au paragraphe précédent a une complexité linéaire,
mais présente une faiblesse dans le cas où les utilisateurs émettraient avec
des puissances assez différentes. On va donc étudier un autre détecteur qui
tout en restant de complexité linéaire, limite les problèmes d’interférences
inter-utilisateurs. Dans le cadre d’une transmission où les utilisateurs sont
synchronisés, si l’on décompose le signal reçu sur la base des {g k}on obtient
le vecteur :
est le bruit gaussien (sa matrice de covariance
CDMA : réception
Les récepteurs non optimaux
Le détecteur multi-utilisateur
Or, puisque le bruit est gaussien, et le signal rK est d’espérance RsbK et de
covariance Rs alors,
donc, la meilleure approximation linéaire de bK est le vecteur bK qui minimise la
fonction :
On montre que Λ est minimale pour le vecteur
le résultat final étant :
CDMA : réception
Les récepteurs non optimaux
Le détecteur multi-utilisateur
étant déterminé par une opération linéaire, la complexité des calculs est
linéaire en K. On a schématisé le fonctionnement du détecteur
CDMA : réception
Les récepteurs non optimaux
Le détecteur multi-utilisateur
Prenons pour illustrer cette démonstration, étudions le cas de deux utilisateurs. On
a alors :
CDMA : réception
Les récepteurs non optimaux
Le détecteur multi-utilisateur
Il est intéressant de remarquer que les 2 signaux sont maintenant
décorrélés, ce qui signifie que l’on n’a plus les problèmes qui pouvaient
apparaître dans le cas où les énergies des différents signaux seraient
assez différentes.
On peut aussi noter que dans le cas où g1 et g2 sont orthogonaux (ρ =
0), on retrouve alors le même résultat qu’avec le détecteur mono-
utilisateur. De plus, on peut montrer que cette méthode est toujours
valable dans le cas où les signaux ne seraient plus synchrones. Ce
détecteur permet donc d’éliminer les problèmes d’interférences des
signaux entre eux. C’est pourquoi on lui donne aussi le nom de
decorrelating detector.
Les avantages du CDMA
Résistance aux interférences
Historiquement, le CDMA est issu de programmes de recherche
militaires qui avaient pour but de protéger les transmissions
d’information contre le brouillage, c’est à dire une forme
d’interférence volontaire.
Le CDMA, étant une méthode de multiplexage à étalement de spectre,
le brouillage efficace doit se faire sur toute la bande de fréquences
utilisées, ce qui n’est pas envisageable car cela consommerait une
puissance colossale.
Les avantages du CDMA
Résistance aux interférences
Dans les applications civiles, la résistance à un brouillage
intentionnel n’est pas un critère déterminant dans le choix de la
technologie de multiplexage.
On cherche cependant à rendre le système de communication
résistant à des interférences non volontaires : les interférences entre
utilisateurs, les interférences liées à des phénomènes de réflexion et
la présence d’un bruit additif.
Le premier type d’interférences est bien toléré par le CDMA, par
construction, puisque les codes utilisés sont faiblement corrélés.
Au vu des publications auxquelles nous avons eu accès, la
résistance au deuxième type d’interférences est également assurée,
même si nous n’avons pas pu la mettre en évidence par nous-
même.
Quant à la résistance au bruit additif, nos résultats expérimentaux
Les avantages du CDMA
Confidentialité (faible probabilité d’interception)
Pour les applications militaires comme civiles, la confidentialité est
un atout important pour un système de communication. Dans le cas
du CDMA, le signal émis ressemble beaucoup à du bruit parce que
l’on utilise des codes longs pseudo-aléatoires.
Le signal est étalé uniformément sur un large spectre : on ne
détecte aucun pic en amplitude pour une fréquence donnée. Ceci
permet de masquer la présence ou non d’une communication.
Quand bien même on détecterait l’existence d’une communication,
il est très difficile de l’intercepter si on n’a pas accès aux codes
utilisés. C’est une des raisons qui font que l’armée, ainsi que les
opérateurs téléphoniques utilisent cette méthode.
Les avantages du CDMA
Un multiplexage adapté au système cellulaire
Les réseaux de téléphonie mobile actuels sont tous basés sur le
concept de cellules. Une cellule correspond à une zone
géographique dans laquelle les utilisateurs transitent tous par le
même relais. Il se pose deux problèmes : celui de la réutilisation
des fréquences et celui du passage d’un utilisateur d’une cellule à
une autre.
Du point de vue de la réutilisation des fréquences, le CDMA déplace
le problème puisqu’il s’agit de codes et non plus de fréquences. Cet
aspect donne lieu soit à des analyses caricaturales (dans les
publications quasi publicitaires d’entreprises), soit à des études dont
le niveau nous dépassait.
Il semblerait que le CDMA soit plus performant que les autres
méthodes de multiplexage au niveau des zones de recouvrement
des cellules. Nous n’avons pas pu cependant contrôler cette
affirmation.
Les avantages du CDMA
Une faible consommation
Le CDMA nécessite moins de puissance que les technologies
concurrentes.
Ce gain est présent en conversation ou non.
Ceci permet l’augmentation de l’autonomie des téléphones
portables ou bien la diminution de la taille des batteries donc des
combinés.
Théorie de la technique CDMA
• Description du principe d’étalement par
séquence directe
• Etude des performance
• Projet de recherche pour la semaine
prochaine
• Discussion
Description (I)
Système de communication standard
Système de communication avec étalement par un code aléatoire
To approach channel capacity, it is desirable to make the signal more noiselike.
Therefore, we introduce a random number generator, to make the modulation
appear random.
Description (I)
Vue de pré du modulateur et le démodulateur
Modèle standard
Alors dans ce schéma 1 ou -1 est transmit chaque seconde. La forme d’onde donc
passe à travers un filtre de mise en forme après par le canal + affectée par le bruit
Le signal résultant et passé par le matched filtre et échantillonné chaque seconde.
a) is known as the bit time and is known as the bit rate.
Description (I)
Vue de pré du modulateur et le démodulateur
Modèle standard
Dans ce cas y à un bit entre chaque seconde mais multiplier par une faster
moving sequence {-1,1} chaque Tc
a) Clearly things that move faster in time are wider in frequency. Hence the name
“spreading”.
b) Each of the short transmitted symbols is known as a chip.
Performances (I)
Examinons les performances de chaque systèmes assurons un canal simple AWGN
Le bruit n(t) de variance sigma^2, indépendant des données transmises
Dans le système standard on a :
Après échantillonnage, on obtient
Si on assure qu’il n’est pas de ISI, alors les échantillons de bruit sont indépendants.
Le seuil de décision est placé en 0. Supposons que p(0)=p(1).
Performances (I)
On peut calculer la probabilité d’erreur comme suite :
Performances (I)
Dans le système CDMA
Les rij sont indépendant, avec une distribution gaussienne comme :
avec
Après la multiplication les Sij ont :
Sij ne sont pas dépendant de cij entièrement.
Performances (I)
Performances (I)
Donc l’étalement il nous a pas coter beaucoup de chose a part un
peu de complexité dans le modulateur et le démodulateur.
En général ça vrai que dans le cas d’un étalement direct dans un
système communication cohérente
MODULATIONS MULTIPORTEUSES
OFDM
I Canal à trajets multiples
II
Canal à trajet multiples
Le signal émis sous forme d’onde subit de
nombreuses réflexions, en particulier en
milieu urbain et le récepteur reçoit une série
d’échos de provenances diverses.
I.1 Modèle simplifié
Considérons un modèle simple d’un canal à l’issus duquel le
récepteur reçoit la somme du signal émis et de signaux
ayant subit des échos retardés tr d’amplitude ρr. La réponse
impulsionnelle (Passe-bande) s’écrit :
n
h(t ) C BP (t ) r (t t r )
r 0
Sa fonction de transfert :
n
H ( f ) C BP ( f ) r e
j 2 f t r
r 0
I.1 Modèle simplifié
Le signal analytique associé à la réponse impulsionnelle est
donc :
n
C (t ) r (t t r jˆ (t tr )
t
BP
r 0
2 pour f 0
(t ) jˆ(t )
0 pour f 0
n
2 r exp 2ft r f 0
H ( f ) CBP ( f ) r 0
0 ailleurs
I.1 Modèle simplifié
Prenons par exemple encore plus simple de
2 trajets, le direct et un retardé de t1 :
2
CBP(t) (t) (t t1 ) et CBP( f ) 1 2 2 cos2ft1
|CBP(f)|
1
–
f
1/2 t1 1/t1
I.1 Modèle simplifié
On remarque que la fonction de transfert CBP(f)H(f),
comporte des zones où le signal sera amplifié
CBP(f) > 1et des zones où le signal sera très affaibli
CBP(f) < 1( zone d’évanouissement « fading »).
Sa période de variation est de l’ordre de 1/τ ; τ étant
l’étalement des retards.
1
• B << C (f) = cte pas de distorsion ;
t1 BP
• B >> CBP(f) n’est pas constante distorsions fortes
« Sélectivité fréquentielle »
I.1 Modèle simplifié
En général :
Le spectre de la fonction de transfert de l’enveloppe complexe est
obtenu à partir du signal analytique :
B
2 r exp( j 2 ( f f 0 )t r f
C LP ( f ) C BP ( f f 0 ) r 2
0 ailleurs
C
2
( f )
r
re j 2f0 tr
e j 2f0 tr
LP
0 ailleurs
C LP (t ) 2 r
fr e j 2f0 tr
(t tr )
I.1 Modèle simplifié
r 2 f 0 t r
B
2 f r e
j r j t r
e f
C LP ( f ) r 2
0 ailleurs
et
C LP ( t ) 2 r e j r
(t t r )
r
I.2 Canal multitrajet :
Signal émis : s ( t ) Re s ( t ) e j 2f0 t
f 0 f p f c : porteuse
s (t ) : enveloppe complexe
Signal reçu : X (t ) r (t ) s t t r (t )
Chaque chemin provoque une atténuation ρr et un retard tr qui varient
en fonction du temps.
Le signal reçu peut aussi s’écrire :
X (t ) Re r (t ) e j 2f 0 t r ( t ) s (t t r (t ) e j 2f 0 t
I.2 Canal multitrajet :
L’expression entre les crochets montre
que le signal en bande de base subit
des atténuations ρr(t), des retards tr(t)
et des déphasages [-j 2 π f0 tr(t)].
La réponse impulsionnelle en bande de
base :
CLP (t , tr ) 2 r (t ) e t tr (t )
j 2f 0 t r ( t )
I.2 Canal multitrajet
Dans le cas des effets de retards indépendants du temps on
a :
g (t ) s (t t )
r r
C LP 2 e r
j 2 f0 tr
(t t r )
Leur présentation compacte peut être faite par l’introduction
du facteur de réflexion complexe τr et du temps de
propagation relatif τr
r 2 f
j r 0
r 0 t r
rr e phase de
0 0 0
où
r tr t0 0 max r
I.2 Canal multitrajet
τr peut être négatif mode d’expression non causal !
En général, on peut donner un multicanal par le formalisme
suivant :
j
r e r
t ( t r t 0 )
n
C MP ( t ) 2
r 0 2 0 e j 0
n
C MP ( t ) ( t ) r
r 1
r (t t r )
n
C MP ( f ) 1 r
r 1
r e j 2 ft r
I.2 Canal multitrajet
Exemple : Paramètres de retard indépendants du
temps avec : n =1, r1 = r, τ1=τ.
C2P (f) = 1+ r e-j2πft = 1 + r cos 2 π f τ – j r sin 2 π f τ
2
C2 P ( f ) 1 r 2 r cos(t )
La phase de C 2 P arg C 2 P ( f )
( f ) arctan
Im C 2 P ( f )
arctan
r sin 2 f
Re C 2 P ( f ) 1 r cos 2 f
Le temps de propagation de groupe :
1 d ( f )
g
2 df
I.2 Canal multitrajet
1 r cos( )
g ( f ) r
2P
2 2
1 r 2 r cos( )
Pour r = 0,8 ; Θ = δ/2 :
2
r
0-
1.5- 1 r
C2P
τg(f)/
(f) 1- -2-
τ r
0.5-
-4- 1 r
-B/2 1/τ 0 +B/2 -B/2 0 +B/2
f → 1/τ
f →
• B >> 1/2 sélectivité fréquentielle : distorsion forte ;
• B << 1/2 moins de distorsion.
II Modélisation du Canal
Mobile
II.1 Effets de la variation des caractéristiques
du canal mobile avec le temps : effet Doppler
Pour simplifier, on considère un canal n’introduisant
qu’un retard τ. Pour ce retard, la formule donnant le
signal reçu X(t) pour τ = 0 par exemple est :
X (t ) (t ) s (t )
(t ) C
X (t ) Re (t ) s(t )
(Complexe) c’est-à-dire que le signal reçu subit une atténuation
et un déphasage.
La réponse impulsionnelle du canal est en général invariante dans
le temps. On désigne par c(t,), la réaction du canal au temps t
sur une excitation d’une impulsion au moment
II.1 Effets de la variation des caractéristiques
du canal mobile avec le temps : effet Doppler
c (t , ) rr (t ) 0 t r (t )
r
Le signal émis est représenté par son enveloppe
complexe αS (t). le signal reçu en bande de base est
donc :
X LP (t ) c (t , )
S ( ) d
C'est-à-dire
X LP (t ) c (t , ) s
( ) d rr (t ) s t r (t )
r
X LP (t ) rr (t ) s t r (t )
r
II.1 Effets de la variation des caractéristiques
du canal mobile avec le temps : effet Doppler
On prend par exemple un signal non modulé ce qui
donne une enveloppe complexe constant :
αs(t) = u0 = const,
Le signal reçu est une superposition de plusieurs
exponentiels complexes
S LP (t ) u0 rr (t ) u0 rr (t ) e j r ( t )
0
r r
Certaine constellations défavorables amènent au phénomène
de « Fading ». Au contraire, des constellations favorables,
peuvent amplifier le signal reçu. Dans le cas d’un récepteur
mobile on a à faire avec un fading sélectif dans le temps.
II.1 Effets de la variation des caractéristiques
du canal mobile avec le temps : effet Doppler
S LP se compose de plusieurs amplitudes aléatoires nombre
0
élevé des dispersion distribution Gaussienne !
'
S LP ''
et S LP (partie réelle et imaginaire) peuvent être
0
0
considérées comme des processus Gaussiens indépendants et
non corrélées.
Pour la valeur absolue de l’enveloppe complexe on a donc :
2 '' 2
S LP ( t ) S '
LP0
(t ) S LP0
(t )
0
rr : variable aléatoire complexe
Théorie de la limite centrale.
Re rr r r '
''
Distributi on Gaussiene
Im rr r r
2
rr r r 2 r r' ' Distributi on Rayleigh
II.1 Effets de la variation des caractéristiques
du canal mobile avec le temps : effet Doppler
X X2
2 2 exp pour x 0
s
p (X ) s
S
PL0
0 ailleurs
Supposons que le mobile se déplace à la vitesse v et qu’il
reçoit les ondes issues d’un même signal dans toutes les
directions possibles αn c'est-à-dire que le canal est dispersif.
L’onde reçue dans la direction αn subit un décalage de
fréquence (fréquence de Doppler) égale à :
Ve
fD f 0 cos n Ve : Vitesse de SM ;
C0
et C0 : Vitesse de la lumière ;
Ve f0 : Porteuse ;
f D max f0 αn : Angle d’incidence.
C0
II.1 Effets de la variation des caractéristiques
du canal mobile avec le temps : effet Doppler
Le signal reçu par le mobile est la somme de toutes ces
ondes : il subit une variation d’amplitude et un déphasage qui
se modéliseront par une amplitude et une phase aléatoires.
L’angle αn est considéré comme une variable aléatoire
distribuée d’une manière uniforme dans l’intervalle [-π, +π].
Pour la détermination de la distribution de la densité de
probabilité de la fréquence fD, on utilise la relation entre deux
distributions supposées.
p x ( ) et p y ( ) avec y g (r )
On a donc
d g 1
( )
p y ( ) p x g 1
( )
d
II.1 Effets de la variation des caractéristiques
du canal mobile avec le temps : effet Doppler
En utilisant cette formule sur la relation de Doppler, on obtient :
f
d arccos
f f D max
p f ( f ) p arccos
D
f D max df
Et avec la distribution uniforme
f 1 pour f f D max
p arccos
f D max 0 ailleurs
La dérivée sera donc :
f
d arccos
f D max 1 1
df f D max f
2
1
f D max
II.1 Effets de la variation des caractéristiques
du canal mobile avec le temps : effet Doppler
La densité de probabilité pdonne
f
(f) le nombre des lignes
D
spectrales inclues dans un intervalle fréquentiel Δf. La
puissance dans cet intervalle est la somme de toutes les
composantes de fréquence incluses dans Δf. La « dsp » des
fréquences Doppler est semblable à la distribution p f ( fce
) qui
D
donne :
s2
1 f D max
pour f f D max
2
f
1
Ss s ( f ) f D max
0 0
0 ailleurs
II.1 Effets de la variation des caractéristiques
du canal mobile avec le temps : effet Doppler
Et enfin
1
1 f D max
pour f f
2 D max
f
1
pf ( f ) f
D max
D
0 ailleurs
Souvent, on peut modéliser un canal variant dans le temps par
une fonction du canal en bande de base multiplicative aléatoire
suivant une loi de Rayleigh déduite d’un effet Doppler (canal de
Rayleigh).
II.2 Sélectivité fréquentielle
C LP (t ) 2 f re j 2f 0 tr (t t r )
r
Notons que le signal est convolué par une fonction dépendante des
retards : ici la convolution est discrète, mais on peut modéliser le
canal par une distribution continue de retard (Filtre transversal !)
Soit Tm le plus grand des retards appelé étalement des retards. La
fonction de corrélation de CLP représente la puissance moyenne d’un
signal impulsionnel dans le canal. Sa variation Φc(τ) en fonction de τ
donne le profil des intensités crées par les retards dus aux multi –
chemins et le retard maximum Tm. c'est-à-dire :
S LP ( t ) r ( , t )u (t ) d
La transformée de
Fourrier de la fonction
c ( ) E C( )
2
x ! Φc(τ) donne la bande
cohérence spectrale.
II.2 Sélectivité fréquentielle
• Si la largeur de bande du signal Δf est inférieure à Bc
1
Bc : Bande de cohérence
Tm
l’amplitude du signal est peu affectée, considérant que la
fonction de transfert est quasiment constante.
• Si la largeur de bande du signal Δf est supérieure à Bc,
certaines composantes spectrales du signal seront affaiblies et
le signal subira des distorsions.
• Le canal est sélectif en fréquence
• Signal émis avec composant de période T
– T > Tm pas d’interférence ;
(T
– < Tm interférence ISI.
)
c (f) c
Tm t 1 f
Bc
Tm
II.3 Sélectivité temporelle
On peut tracer le spectre de puissance Doppler du canal SC(f) qui
a l’allure d’un élargissement Doppler. Le spectre Doppler montre
alors la variation de la fréquence porteuse
SC (f) Φc(Δt)
Conclusion
• Si le canal ne varie pas dans le temps (SM – fixe) Φc(Δt) reste
constante, sa TF SC(f) est un Dirac, fD est nul et la porteuse
reste constante ;
• Si la période T des signaux émis est grande devant le temps de
cohérence Δtc ≈ 1/ fD, on observera un affaiblissement de ces
signaux ;
• Si la période T < Δtc le canal pourra être considéré comme
invariant dans
(
c
le
t) temps. S (f )
c
tc
1 f
D Spectre de Doppler
fD
III Introduction aux Modulations
Multi-porteuses (MCM)
III.1 Principe : (MCM)
• Transmission des données numériques en parallèles
modulées sur un grand nombre de porteuses à bas
débit (augmentation de la durée du symbole !) ;
• C’est une technique de multiplexage en fréquences ;
• Augmentation de l’efficacité spectrale en
orthogonalisant les porteuses – utilisation de TFD
(TFR) OFDM
III.2 Utilisations (OFDM)
• DAB : Digital Audio Broadcasting ;
• DVB-T : Digital Video Broadcasting –
terrestrial;
• ADSL : Asynchronous Digital Subscriber
Line.
• Suivant les applications, cette technique se nome
OFDM (Orthogonal Frequency Division
Multiplexing) ou MTC (Multi-Tone-Channel).
III.3 Exigence
• Très bonne synchronisation entre l’émetteur
et le récepteur (utilisation des fréquences
pilotes !) ;
• Réduction de l’effet de multitrajet ! (utilisation
des intervalles de garde) ;
• Composantes analogiques de haute qualité
(amplificateur oscillateurs…).
III. 4 Exemple
• Un signal d’un débit binaire de 20 Mbit/s est
modulé en QAPSK en utilisant une seule
porteuse, la durée d’un symbole (2bits) est de
100ns.
• Des retards maximums multichemins typiques
sont de l’ordre de 100µs ! On a donc une
situation défavorable. Il y a donc des ISI et ICI.
• Dans le cas d’une division de la bande disponible
en N = 4000 sous-porteuses, la durée de
symbole sera donc de l’ordre de 400 µs. Vis-à-vis
de retard typique 100µs, on n’aura plus des ISI
ICI.
III.4 Principe de la modulation - MCM
La capacité du canal est donnée par la formule de Shannon :
f max
S
C lb 1
N df
f min
Dans le cas de plusieurs sous canaux numériques
N 1
S
C
K 0
B k lb 1
N
Chaque sous-canal est modulé en QAM (QPSK…)
mathématiquement on peut représenter cette opération par
une présentation complexe :
S QPSK (t ) S I (t ) jS Q (t ) e j 2f 0 t
III.4 Principe de la modulation - MCM
• Le signal binaire est traité tout d’abord par un maping (I, Q)
• bl(t) dk(t) en C
• Après cette opération une modulation quadratique (partie
analogique) est suivie (fréquences porteuses fk) ensuite les
fréquences fk seront multipliés au signal MC, dont la forme est
la suivante :
N 1
S MC ( t )
k 0
d k (t ) e
j 2f k t
• Au niveau de l’émission il y a donc pour chaque fk une
structure des filtres mise en forme et des modulateurs. La
séparation des canaux doit être réalisée en utilisant des filtres
très sélectifs.
• Conclusion : Très grand coût ? Il faut chercher une autre
stratégie !!!!!!!
III.4 Principe de la modulation - MCM
ej2f0 t
d0 g0(t)
ej2f1 t
S
d1
g1(t)
SNRZ(t) ω SMC(t)
+
bl(t)
ej2fNt
dN-1
gN(t)
III.5 Principe de la modulation multiporteuse
• On peut donc écrire N 1
S MC ( t )
k 0
d k g k (t ) e j 2fk t
(MC : Multi-Channel)
Pour éviter le problème de la grande dépense on va
orthogonaliser les sous-porteuses entre eux. Tel que :
k
fk f0
TS
• TS : sera donc le temps qui sépare 2 séquences de N données.
• On prend f 1
0 ce qui rend les sous-porteuses
T
orthogonales entre eux. Le signal OFDM est donc :
MC
N 1
S OFDM (t ) d k (i ) e j 2f k t rect (t iTS )
k 0
cas de f 0 0!
1
N 1 j 2
S OFDM (t ) d k (i ) e Ts
rect (t iTS )
k 0
III.5 Principe de la modulation multiporteuse
Alors
N 1 K
S OFDM ( f ) d k e
j k
sinc TS f
T
k 0 S
(37)
• Remarque
En général, on peut par exemple alloue aux symboles mapés.
– sk = ck = dk.
– ck = ak + jbk = dk.
k
j 2 f 0 t
N 1
S OFDM (t ) ak jbk e
TS
pour iTS t (i 1)TS
k 0
III.5 Principe de la modulation multiporteuse
Le signal réel émis en bande étroite sera donc :
N 1 j 2 f 0 t
k
S (t ) Re S OFDM (t ) Re ak jbk e
TS
k 0
N 1 k k
ak cos 2 f 0
t bk sin 2 f 0
t
k 0
TS TS
• D’après cette expression, le modulateur ainsi que le démodulateur
devraient comporter N modulateurs individuels.
• Nous avons déterminé le spectre du signal OFDM dans l’équation
37 (voir un exemple dans la figure suivante où N = 4). Chaque
porteuse modulant une donnée pendant une fenêtre de durée TS,
son spectre est la transformée de Fourrier de la fenêtre… (Voir
figure), et le spectre total est la somme des spectres individuels.
III.5 Principe de la modulation multiporteuse
Notions sur l’orthogonalité
Fonctions linéairement indépendantes dans un espace
fonctionnel.
Condition bd’orthogonalité entre f(t),
b g(t) et h(t)…
a
f ( t ) g ( t ) dt 0 ; g ( t ) h ( t ) dt
a
0
f (t) g (t) h (t)
1
a Ts Δ Δ b t
TMC TMC
1
T s
III.5 Principe de la modulation multiporteuse
Chaque porteuse modulant une donnée pendant la durée de
TMC [f1 dans TS ; f2 dans TS ; f3 dans TS].
La figure ci-dessus montre que l’espace entre chaque sous-
1
porteuse est T . Lorsque le spectre d’une sous-porteuse est
S
maximal, les autres sont donc nuls. C’est la condition
d’orthogonalité (de OFDM).
IV Principe de la Modulation
OFDM
IV.1 Génération des débits et adressage en
diversité sur le symbole OFDM
Le type de modulation contenu dans la norme (DAB) est la
modulation QPSK (voir cours CA et CN)
Génération des débits
bl → dk
IV.1 Génération des débits et adressage en
diversité sur le symbole OFDM
QPSK symboles 0 ≤ j ≤ N-1 se présentent tous en parallèle et en même
temps à la sortie et vont tous agir en synchronisme pendant un temps TS
sur la sous porteuse fk.
Connexion physique entre dj et fk
Bijection j k
Par exemple : j = 0 k = -513 ; j = 1 k = 14 ; j = 2 k = 329 …
Symbole individuel transmis : l’une quelconque de ces sous porteuses
modulées et transmises pendant la durée TS.
L’ensemble émis en parallèle de ces symboles individuels transmis
constituera un symbole (OFDM) – transmis.
Au cours du temps, l’antenne va donc rayonner un nouveau symbole
OFDM transmis chaque fois que N débits de commande sont enregistrés.
Dans la norme DAB, les symboles OFDM transmis sont groupés en
« trame » chaque trame réunie L symboles OFDM transmis consécutifs, le
symbole courant étant repéré par la lettre i avec 0 ≤ i ≤ L-1.
Le nombre de sous – porteuses est exceptionnellement élevé. Ce nombre
N est un multiple de 64 qui varie selon la configuration adoptée pour le
système de radiodiffusion. La norme DAB envisage les multiples 3, 6, 24.
IV.1 Génération des débits et adressage
en diversité sur le symbole OFDM
La norme DVB a retenu l’utilisation des sous – porteuses :
1704 porteuses : « mode 2k » ;
6816 porteuses : « mode 8k ».
L’ensemble de ces sous porteuses est appelé « Symbole OFDM »
IV.2 Description Théorique de la Modulation
OFDM
Les débits issus de générateurs de symboles vont permettre de
sélectionner grâce à l’encodeur l’adresse d’une quelconque de sous
porteuse du symboles OFDM pendant une durée TS (durée utile !) ;
En imposant à cette sous porteuse l’une des quatre phases possibles
de la QPSK (p.ex);
La sous-porteuse correspond fk est isolée par la donnée (débit)
modulatrice dj avec la phase convenable pendant la durée TS < TMC où
(TMC = TS + Δ = TS + Tg) ;
Tout se passe comme si l’on appliquait sur la sous – porteuse fk une
porte (ou fenêtre) de durée TS ;
L’enveloppe spectrale en fréquence de la portion ainsi isolée est donc une
fonction sinus cardinal, avec un premier zéro à la fréquence