Inférences pragmatiques:
implicatures et explicateurs
Les approches conventionnelles du sens.
La communication envisagée comme un code.
• Jusqu’à la moitie du XXème siècle un message qui part d’une source (le codeur) et qui transmis via
un canal de communication a une destination, ou il est décodé.
• En effet, pour pouvoir être transmise une information doit nécessairement être décodée dans le
langage. Cette contrainte pose des problèmes lorsque la communication se fait de manière non
littérale, comme dans le cas de l’énoncé de Marie en (1b).
• 1) a. Pierre: Tu viens au cours de pragmatique?
b) Marie: J’ai un rendez-vous chez le médecin a quatre heures?
• Dans son énoncé, Marie n’encode pas littéralement de réponse a la questions de Pierre.
L’objectif de la pragmatique est Si tout n’est pas exprimé
précisément d’expliquer comment littéralement dans le langage, le
se fait la transition entre l’énoncé passage entre sens littéral et sens
prononcé par Marie et le sens communiqué se fait par une série
qu’elle souhaite communiquer a de conditions préalables qui
Pierre. doivent être respectées.
• La pragmatique s’est affirmé comme discipline a
partir de la théorie des actes de langage, initiée
La théorie des dans les années 1950 par Austin et développée
par Searle.
actes de
langage • Searle a pensé que tous les actes de langage ne
sont pas réalisés de manière transparente dans
indirects le langage, par exemple:
• 2) Ferme la fenêtre
• 3) Je te demande de fermer la fenêtre
• 4) Pourrais-tu fermer la fenêtre s’il te
plait?
• 5) Voudrais-tu fermer la fenêtre?
• 6) Il serait bien que tu fermes la
fenêtre
• 7) J’aimerais que tu fermes la fenêtre
• Searle a expliqué comment est possible que le locuteur peut arriver a
comprendre si un énoncé est une question ou une requête en
proposant une série de règles conventionnelles qui doivent être
respectées pour qu’un acte illocutionnaire soit couronné de succès.
Propositionnel Préliminaires Sincerité Essentielle
• Pour réussir la communication non littérale doit obligatoirement faire appel a une
série de règles conventionnelles qui assurent la transition entre signification
linguistique et sens du locuteur.
• Chaque acte de langage repose sur une série de conditions conventionnellement
établies entre les locueteurs.
Conventions de langue et conventions
d’usage.
Convention de langue Convention d’usage
Tous les éléments qui relèvent de la Ils portent sur la manière dont une langue est
connaissance qu'un locuteur a de sa langue utilisée par une culture donné
Donne lieu au sens littéral de l’énoncé Exemples:
Exemple: La signification des mots La marqie de politesse en disant « s’il te plait »
ou frapper la porte pour signaler sa présence
• 8) Ferme la fenêtre s’il te plait.
• 9)Peux-tu fermer la fenêtre s’il te plait?
• 10)Est-ce que ca dérangerait de fermer la fenêtre s’il te
plait?
• 11)Peux-tu courir le marathon?
LA PRAGMATIQUE DE GRICE
• Paul Grice a proposé une vision radicalement différente de la manière dont les
énoncés sont compris.
• L’auditeur reconnaisse l’intention informative du locuteur. L’auditeur d’un énoncé
doit déduire la meilleur interprétation possible en partant du principe que le
locuteur est rationnel.
Principe général de coopération
Arguments contre l’existence d’un sens
conventionnel
• Exemple:
• À midi j’ai mangé du poison et des pommes de terre.
• En considerant que le locuteur est rationnel, l’auditeur corrigera le mot poison par
poisson.
• Il n’existe aucun règle conventionnelle qui permette d’expliquer que l’on puisse
comprendre poisson à partir de poison dans un cas comme celui-ci. Le locuteur ne
peut faire cette correction que par déduction logique.
• Exemple:
• -Tu iras?
• -Sais pas
• Un autre exemple vient du fait que dans la communication, un grand nombre
d’énoncés ne forment pas des phrases grammaticalement correctes ou
complètes.
Deux exemples de communication
• L’intuition.
• Sens.
• Déduction.
• Une inférence utilise comme données d’entrée une série de prémisses à partir
desquelles elle fournit en sortie une série de conclusions, qui sont soit directement
déductibles à partir de ces prémisses soit simplement justifiées par elles.
• Est une forme de raisonnement qui part de prémisses pour arriver à des
conclusions.
• On distingue généralement deux formes d’inférence: déductive et non
déductive [abductive].
• L’inférence déductive a pour propriété que la vérité des prémisses garantit
la vérité des conclusions.
• L’inférence non déductive ne garantit en revanche pas la vérité d’une
conclusion mais la rend tout simplement probable. C’est le type de
déduction qui conduit à la meilleure explication possible.
Exemple
• Elsa se dirige vers le bar pour prendre un
verre et depuis sa table, Jeanne agite
explicitement son verre vide a sa
direction. Elsa comprend que Jean sait
qu’elle est en position d’obtenir un
nouveau verre au bar. Elle en conclut ainsi
que Jeanne lui demande de lui apporter un
nouveau verre plein.
• Inférence en fonction du contexte.
Limites de la théorie de Grice
• Un problème inhérent à la théorie de Grice est le raisonnement complexe
qu’il associait au processus d’interprétation.
• Ce raisonnement est trop complexe pour pouvoir être appliqué par de
jeunes enfants.
LA THÉORIE DE LA PERTINENCE
• 1980. Dan Sperber et Deirdre Wilson ont repris les intuitions de
Grice. L’idée centrale de leur théorie est que l’ensemble des
maximes de la conversation peuvent être réduites à un seul
principe, le principe de pertinence.
Principe cognitif de pertinence
• Se définit comme un équilibre entre coûts et bénéfices. Les bénéfices sont
les interprétations correctes des énoncés et le coût est l’effort cognitif
requis pour parvenir à cette interprétation.
• Un réponse non littérale qui demande un effort extrêmement important
pour comprendre un refus ou une acceptation est perçue comme peu
pertinente.
• Pierre: - Tu viens au cours de pragmatique?
• Marie: - J’ai un rendez-vous chez le médecin à quatre heures.