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Victoires du révisionnisme en 2007

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Dubitando

Dubitando ad veritatem pervenimus.


Cicero, Tusculan, 1.30.73

Petite revue dhistoire rvisionniste N 11, avril 2007 Sommaire


Robert Faurisson, Les Victoires du rvisionnisme. MHC, Alternance de dfaites et de victoires de la libert dexpression. MHC, Les Justes et le charabia au Panthon. MHC, Friedel, 9 ans : gaz mais revenu. Maurice Haas-Colle, Anne Frank a-t-elle t gaze Auschwitz ou est-elle morte du typhus Bergen-Belsen ? MHC, Dautres Anne, brles vives. 3 18 18 19 21 23

Editeur responsable Maurice Haas-Colle, haas397@[Link]. Les textes publis le sont sans quait t demand le consentement des auteurs. Lditeur en souhaite la reproduction. Toutefois, il voudrait rappeler que, si lachat, la dtention et la lecture dcrits contestant la version officielle de lHistoire ne sont pas interdits, en revanche, leur diffusion est le plus souvent interdite en raison de lois sclrates qui, comme la loi [Fabius-] Gayssot, rglementent les droits la libert de recherche ou dinformation et la libert de la presse. Abonnement Revue rserve aux mdias. Abonnement gratuit. Ecrire haas397@[Link]. On peut tlcharger la revue sur le site franais de lAAARGH [Link] Sommaire du n 1, septembre 2004
Liminaire. Robert Faurisson, Juivre ou mourir . Jean-Marie Boisdefeu, De Gaulle et l'extermination des juifs. Le gnral tait-il un rvisionniste ? Jean-Marie Boisdefeu, Et Churchill ? Et Eisenhower ? Y croyaient-ils davantage que De Gaulle ? Lorigine du mythe et son exploitation. Jean-Marie Boisdefeu, N Auschwitz en 1943 et mort en France en 1985.

Sommaire du n 2, dcembre 2004


Collgues, tudiants et amis de Bruno Gollnisch, Pour la dfense de Bruno Gollnisch. Robert Faurisson, Retour sur Shoah, film de Claude Lanzmann. MHC, La liquidation du ghetto de Lodz. Maurice Haas-Colle, Auschwitz : la preuve ! Oui, mais la preuve de quoi ? MHC, Photos truques. Robert Faurisson, Une quatrime victoire pour lditeur rvisionniste Jean Plantin.

Sommaire du n 3, mars 2005


Robert Faurisson, Deux -cts de lactuel tsunami shoatique. Robert Faurisson, Le syndrome de Dresde. Henri van den Berg, Chambre gaz et terrain de foot. Franois Sauvenire, La banque(route) du Yad Vashem ou comment arriver 6.000.000. Maurice Haas-Colle, Des faits tablis . Maurice Haas-Colle, La transformation des morgues des crmatoires dAuschwitz-Birkenau.

Sommaire du n 4, juin 2005


MHC, Vincent Monteil. Robert Faurisson, La victoire de Vincent Reynouard. Franois Sauvenire, Par miracle . Henri van den Berg, Extermine et tmoin permanent la fois. Jean-Marie Boisdefeu, Le Plan Birobidjan des Allemands. Maurice Haas-Colle, Des actes de dcs pour les juifs gazs ? Abraham Cooper et Harold Brackman, Une mauvaise manire d'enseigner l'histoire. Maurice Haas-Colle, Jean-Claude Pressac et les archives de Moscou.

Sommaire du n 5, octobre 2005


Robert Faurisson, Il y a dix ans, la capitulation de Jean-Claude Pressac. Comment contourner la censure juive et accder au site de lAAARGH. MHC, Le Plan Birobidjan des Allemands. (complment) Dubitando, n 11, avril 2007 1

Maurice Haas-Colle, Histoire de trous. Robert Faurisson, Bradley Smith, Confidences dun rvisionniste amricain.

Sommaire du n 6, dcembre 2005


Robert Faurisson, LONU met le rvisionnisme au ban de lhumanit. Robert Faurisson, A Limoges, procs expditif contre le rvisionniste Georges Theil. Robert Faurisson, Le pouvoir des juifs tient directement la croyance quasi gnrale dans le monde occidental au phnomnal mensonge de l Holocauste . Robert Faurisson, Limage des juifs chez les Franais : vers une dtrioration ? Judith Rueff, Simon Wiesenthal, la mort de lhomme-mmoire de lHolocauste. Mark Weber, Simon Wiesenthal, chasseur de nazis et imposteur. Salvador Allende, raciste, eugniste, antismite, antihomo, antirvolutionnaire, etc. (recension dun article dArnaud Imatz).

Sommaire du n 7, mars 2006


Robert Faurisson, Des rodomonts ? MHC, Dieudonn demande labrogation de toutes les lois liberticides. MHC, La Sude persiste refuser toute loi sclrate bridant la libert dexpression en matire dhistoire. MHC, Le procs Irving vs. Lipstadt.. MHC, Hitler et le gnocide des Armniens. Jean Molitor, Le mythe du million de morts dAuschwitz. Jean Molitor, Des chemines qui fumaient jour et nuit. Henri van den Berg, Analyse dune photo.. Franois Sauvenire, Gaz Treblinka et mort Minsk Franois Sauvenire, Des dports juifs de France retrouvs en Ukraine ? Robert Faurisson, Considrable rvision, officielle, du nombre des morts de Majdanek.

Sommaire du n 8, juin 2006


Robert Faurisson, Pour Hossein Amiri. Robert Faurisson, En France aussi la rpression du rvisionnisme saggrave. Louis Binam, Le prtendu Sonderkommando des crmatoires dAuschwitz. Henri van den Berg, Les fables des fosses de crmation et de la graisse humaine utilise comme combustible. Henri van den Berg, La photo des fosses de crmation dAuschwitz : un faux ? Maurice Haas-Colle, Quont dit les constructeurs des prtendues chambres gaz dAuschwitz ? Il y a 23 ans

Sommaire du n 9, octobre 2006


Robert Faurisson, Mmoire juive contre histoire. Robert Faurisson, Le rvisionnisme du prsident iranien. MHC, A la XVIIe chambre, le CRIF et Yahv contre le professeur Robert Faurisson. Victoires de la libert dexpression en Turquie et en Suisse. Franois Sauvenire, Nouvelles de la banque du Yad Vashem. Louis Binam, Les Sonderbauten dAuschwitz taient-ils des crmatoires, des crmatoires avec chambres gaz, des bordels ou autre chose ? MHC, Jacques Attali, rformateur. Maurice Haas-Colle, Le journal du Dr. Kremer.

Sommaire du n 10, dcembre 2006


Robert Faurisson, Andr Schwarz-Bart, escroc littraire [avec deux additifs propos des Bienveillantes, roman de Jonathan Littell]. Appel de 56 juristes franais l'abrogation des lois mmorielles Jean Franchimont, La France, pays des droits de lhomme ? Gilad Atzmon, Le syndrome de stress pr-traumatique Un aperu de la psychose collective isralienne. Jean Molitor, Le mythe de la dispersion des juifs. Jean Molitor, Sur trois autres mythes juifs. Jean-Louis Gillet, O sont passs les registres mortuaires d'Auschwitz de l'anne 1944 et pourquoi ont-ils disparu ? MHC, Pire que la France : lAllemagne ! Emmanuel Kant, Quest-ce que les Lumires ?

Imprim aux Pays-Bas

Dubitando, n 11, avril 2007

Les Victoires du rvisionnisme


Robert Faurisson
Au Prsident Mahmoud Ahmadinejad A nos prisonniers de conscience Ernst Zndel, Germar Rudolf, Horst Mahler A Arthur Butz, Fred Leuchter, Barbara Kulaszka, Ahmed Rami, Gerd Honsik, Heinz Koppe Rsum Au procs de Nuremberg (1945-1946), le tribunal des vainqueurs a notamment accus lAllemagne vaincue 1) davoir ordonn et planifi lextermination physique des juifs dEurope ; 2) davoir, dans ce but, mis au point et utilis des armes de destruction massive appeles, en particulier, chambres gaz ; 3) davoir, essentiellement par ces armes mais aussi par dautres moyens, provoqu la mort de six millions de juifs. A lappui de cette triple accusation, reprise depuis soixante ans par lensemble des grands mdias occidentaux, on na produit aucune preuve qui rsiste lexamen. Le professeur Robert Faurisson en a conclu en 1980 : Les prtendues chambres gaz hitlriennes et le prtendu gnocide des juifs forment un seul et mme mensonge historique, qui a permis une gigantesque escroquerie politicofinancire, dont les principaux bnficiaires sont lEtat dIsral et le sionisme international et dont les principales victimes sont le peuple allemand mais non pas ses dirigeants et le peuple palestinien tout entier. En 2006, il maintient intgralement cette conclusion. En prs de soixante ans, les rvisionnistes, commencer par les Franais Maurice Bardche et Paul Rassinier, ont accumul, du point de vue historique et scientifique, une impressionnante srie de victoires sur leurs adversaires. Vingt exemples sont ici donns de ces victoires, qui vont de 1951 nos jours. Le rvisionnisme nest pas une idologie mais une mthode inspire par la recherche de lexactitude en matire dhistoire. Les circonstances font que le rvisionnisme est aussi devenu la grande aventure intellectuelle du temps prsent. N en 1929 dun pre franais et dune mre britannique (cossaise), Robert Faurisson a enseign les lettres classiques (franais, latin, grec), puis sest spcialis dabord dans lanalyse de textes de la littrature franaise moderne et contemporaine et, enfin, dans la critique de textes et documents (littrature, histoire, mdias). Il a enseign, en particulier la Sorbonne et lUniversit de Lyon. A cause de ses prises de position rvisionnistes, il a t interdit denseignement. A de multiples reprises il a t condamn en justice. Il a subi dix agressions physiques. En France, presse, radio et tlvision lui sont fermes ainsi qu tout rvisionniste. Parmi ses ouvrages : Ecrits rvisionnistes (1974-1998), en quatre volumes (2e dition, LV-2027 p.). Avertissement Le prsent expos a pour titre Les Victoires du rvisionnisme et non pas Histoire du rvisionnisme ou Arguments de la thse rvisionniste . Il traite des seules victoires que nos adversaires ont d nous concder de manire explicite ou implicite. Il ne faut donc pas sattendre ici trouver mention systmatique dauteurs, douvrages ou darguments rvisionnistes. Si toutefois il me fallait recommander un bref chantillon de lectures rvisionnistes, je conseillerais louvrage de premire rfrence que constitue The Hoax of the Twentieth Century / The Case Against the Presumed Extermination of European Jewry, publi en 1976 par Arthur Robert Butz. Le livre est magistral. Dans ses trente annes dexistence personne nen a tent la rfutation tant il est solidement bti ; jen conseille la lecture dans ldition de 2003, qui a lavantage de contenir cinq remarquables supplments. Il conviendrait galement de lire, de Fred Leuchter, son fameux rapport, An Engineering Report on the Alleged Execution Gas Chambers at Auschwitz, Birkenau and Majdanek, Poland ; jen recommande la lecture dans ldition couverture dore, dite par Samisdat Publishers Toronto en 1988 et contenant, la page 42, le texte dune lettre du 14 mai 1988 sur labsence totale dorifices dans les toits des prtendues chambres gaz des crmatoires II et III dAuschwitz-Birkenau ; F. Leuchter a galement publi trois autres rapports sur la question des chambres gaz. Du chimiste allemand Germar Rudolf on ne manquera pas de lire au moins
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Lectures on the Holocaust / Controversial Issues Cross Examined, Theses and Dissertations Press (PO Box 257768, Chicago, IL 60625, USA), 2005, 566 p., ainsi que limpressionnante srie (plus de trente volumes cette heure) quil a publie sous le titre de Vierteljahreshefte fr freie Geschichtsforschung, sans compter, en anglais, sa revue The Revisionist et bien dautres publications qui font dj de luvre de G. Rudolf (aujourdhui g de 42 ans et prisonnier en Allemagne) un formidable monument scientifique. Enfin, citons lopus magnum de lavocate canadienne Barbara Kulaszka, Did Six Million Really Die ? / Report of the Evidence in the Canadian False News Trial of Ernst Zndel, 1988, publi en 1992 ; sa densit typographique en fait un ouvrage denviron mille pages de format usuel ; on y voit que, lors de deux trs longs procs intents Ernst Zndel en 1985 et en 1988 devant un tribunal de Toronto, la partie adverse, confronte largumentation rvisionniste, sest effondre : un vrai Stalingrad pour les historiens orthodoxes, commencer par le plus grand dentre eux, Raul Hilberg. Des tudes essentielles ont t crites par les Allemands Wilhelm Stglich et Udo Walendy, lItalien Carlo Mattogno, lEspagnol Enrique Aynat Eknes, le Suisse Jrgen Graf et une dizaine dautres auteurs. Les 97 livraisons de The Journal of Historical Review (1980-2002), dues pour une bonne partie lAmricain Mark Weber, constituent une mine de renseignements sur tous les aspects de la recherche rvisionniste. En France, Pierre Guillaume, Serge Thion, Henri Roques, Pierre Marais, Vincent Reynouard, Jean Plantin ont pris la suite de Maurice Bardche et de Paul Rassinier. On ne compte plus travers le monde les publications et les sites Internet de caractre rvisionniste, et ce malgr la censure et la rpression. L Holocauste reste nanmoins lunique religion officielle de tout lOccident, une religion meurtrire sil en fut. Et qui continue dabuser des millions de braves gens par les procds les plus grossiers : talage de tas de lunettes, de cheveux, de chaussures ou de bagages prsents comme des reliques de gazs , photographies falsifies ou dtournes de leur sens, usage de documents inoffensifs altrs ou interprts contresens, mises en scne de tmoins professionnels, multiplication linfini de monuments, de crmonies, de spectacles, matraquage shoatique ds lcole, dplacements organiss vers les lieux saints du prtendu martyre juif et procs grand spectacle avec appels au lynchage. *** Le prsident Ahmadinejad a eu le mot juste : le prtendu Holocauste des juifs est un mythe , cest--dire une croyance entretenue par la crdulit ou lignorance. En France, il est parfaitement licite de proclamer quon ne croit pas en Dieu mais il est interdit de dire quon ne croit pas en l Holocauste , ou simplement quon en doute. Cette interdiction de toute espce de contestation est devenue formelle et officielle avec la loi du 13 juillet 1990. Ladite loi a t publie au Journal officiel de la Rpublique franaise le lendemain, cest--dire le 14 juillet, jour de commmoration de la Rpublique et de la Libert. Elle prononce que la peine peut aller jusqu un an de prison et une amende de 45 000 euros ; mais est galement possible la condamnation au versement de dommages-intrts et de considrables frais de publications judiciaires. La jurisprudence prcise que tout cela sapplique mme si [cette contestation] est prsente sous une forme dguise ou dubitative ou par voie dinsinuation (Code pnal, Paris, Dalloz, 2006, p. 2059). La France na donc quun mythe officiel, celui de l Holocauste , et ne connat quun blasphme, celui qui outrage l Holocauste . Personnellement, le 11 juillet 2006, jai t une fois de plus assign en justice devant un tribunal de Paris sur le fondement de cette loi spciale. Le prsident du tribunal qui allait me juger, Nicolas Bonnal, avait suivi un stage de formation la rpression du rvisionnisme sur Internet, un stage organis par le Centre Simon Wiesenthal de Paris sous lgide du Conseil reprsentatif des institutions juives de France (CRIF) ! Dans un communiqu triomphalement intitul : Le CRIF partie active de la formation des magistrats europens , cet organisme juif, dont le pouvoir politique est exorbitant, navait pas craint dannoncer urbi et orbi quil comptait Nicolas Bonnal parmi ses lves ou stagiaires. [1] Ce nest pas tout. A mon procs, pour faire bonne mesure, la procureuse de la Rpublique sest trouve tre une juive du nom dAnne de Fontette ; dans la proraison de son rquisitoire, cette dernire, bien que cense parler au nom dun Etat lac, en a appel la vengeance de Yahweh, protecteur de son peuple lu contre les lvres fausses de Faurisson, coupable davoir accord un entretien tlphonique de caractre rvisionniste une station de radio-tlvision iranienne, Sahar 1.
[1] [Link] 2&stinfo=297.376.1467

Dubitando, n 11, avril 2007

Les conclusions de la recherche rvisionniste Les Allemands du Troisime Reich ont voulu extirper les juifs dEurope mais non les exterminer. Ils ont souhait une solution finale territoriale de la question juive et non pas une solution finale au sens dune quelconque suppression physique (souhaiter une solution finale du chmage , ce nest pas vouloir la mort des chmeurs). Les Allemands ont eu des camps de concentration mais non des camps dextermination (expression forge par la propagande allie). Ils ont utilis des chambres gaz de dsinfection fonctionnant notamment avec un insecticide appel Zyklon B ( base dacide cyanhydrique) mais ils nont jamais eu de chambres gaz homicides ou de camions gaz homicides. Ils ont utilis des fours crmatoires pour lincinration de cadavres et non pour y enfourner des tres vivants. Aprs la guerre, les photographies dites datrocits nazies nous montraient soit des malades, soit des mourants, soit des morts mais non des tus. A cause du blocus des Allis, cause de leurs bombardements gnraliss et cause de lapocalypse vcue par lAllemagne la fin dun conflit de prs de six annes, la famine et les pidmies, notamment de typhus, avaient ravag le pays et, en particulier, les camps de louest surpeupls par larrive massive des dtenus vacus des camps de lest et privs de nourriture, de mdicaments et du Zyklon B ncessaire la protection contre le typhus. Dans cette boucherie quest une guerre, on souffre. Dans une guerre moderne, les civils des nations belligrantes souffrent parfois autant, sinon plus, que les soldats. Durant le conflit qui, de 1933 1945, les a opposs aux Allemands, les juifs europens ont donc eu souffrir mais infiniment moins quils nosent laffirmer avec aplomb. Certes, les Allemands les ont traits comme une minorit hostile ou dangereuse (il y avait des raisons cela) et contre ces gens les autorits du IIIe Reich ont t amenes prendre, cause de la guerre, des mesures, de plus en plus coercitives, de police ou de scurit militaire. Dans certains cas, ces mesures sont alles jusqu la mise en camps dinternement ou bien jusqu la dportation vers des camps de concentration ou de travail forc. Parfois des juifs ont t excuts pour sabotage, pour espionnage, pour terrorisme et, surtout, pour activits de gurilla en faveur des Allis, principalement sur le front russe mais non pour la simple raison quils taient juifs. Jamais Hitler na ordonn ou permis quon tue une personne en raison de sa race ou de sa religion. Quant au chiffre de six millions de morts juives, il est une pure invention qui na jamais reu de justification malgr les efforts en ce sens de linstitut Yad Vashem de Jrusalem. Devant les formidables accusations lances contre lAllemagne vaincue les rvisionnistes ont dit aux accusateurs : 1. Montrez-nous un seul document qui, votre avis, prouve que Hitler ou un quelconque national-socialiste a ordonn et planifi lextermination physique des juifs ; 2. Montrez-nous cette arme de destruction massive quaurait t une chambre gaz ; montrezen nous une seule, Auschwitz ou ailleurs ; et si, par hasard, vous prtendez que vous ne pouvez pas nous en montrer une parce que les Allemands auraient, selon vous, dtruit larme du crime , fournissez-nous au moins un dessin technique reprsentant lun de ces abattoirs qui, vous en croire, auraient t dtruits par les Allemands et expliquez-nous comment cette arme aux rendements fantastiques a bien pu fonctionner sans entraner la mort des excutants ou de leurs aides ; 3. Expliquez-nous comment vous tes parvenus votre chiffre de six millions de victimes. Or, en plus de soixante ans, les historiens-accusateurs juifs ou non juifs se sont rvls incapables dapporter une rponse ces trois demandes. Ils ont donc accus sans preuves. Cela sappelle calomnier. Mais il y a plus grave : les rvisionnistes ont numr une srie de faits rels qui prouvent que cette extermination physique, ces chambres gaz et ces six millions nont pas pu exister. 1) Le premier de ces faits est que, pendant toute la dure de la guerre, des millions de juifs europens ont vcu au vu et au su de tous, une bonne partie dentre eux tant employs en usines par les Allemands qui manquaient cruellement de main-duvre, et ces millions de juifs-l nont donc pas t tus. Mieux : les Allemands ont obstinment offert aux Allis, jusque dans les derniers mois du conflit, de leur livrer autant de juifs quils le souhaiteraient la condition expresse que ce ne ft pas pour les envoyer en Palestine, et cela par gard pour le noble et vaillant peuple arabe dj accabl par les colons juifs. 2) Le deuxime de ces faits, quon nous cache soigneusement, est que les excs ventuellement commis contre les juifs pouvaient entraner les sanctions les plus svres ; tuer un seul juif ou une seule juive pouvait valoir, y compris pour les soldats allemands, dtre condamn mort par un tribunal militaire et fusill. Autrement dit, les juifs vivant sous administration allemande
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continuaient, sils observaient les rglements en vigueur, de jouir de la protection de la loi pnale, mme vis--vis des forces armes . 3) Le troisime de ces faits est que les prtendues chambres gaz nazies dAuschwitz ou dailleurs sont tout simplement inconcevables pour des raisons physiques ou chimiques qui sont videntes : jamais, aprs le prtendu gazage au gaz cyanhydrique de centaines ou de milliers dhommes dans un local, dautres hommes auraient pu pntrer dans un vritable bain de ce poison pour y manipuler et extraire tant de cadavres qui, cyanurs en surface comme en profondeur, seraient devenus intouchables. Le gaz cyanhydrique adhre fortement aux surfaces ; il pntre mme le ciment ou la brique et il est difficile ventiler ; il pntre la peau, il sinstalle dans les corps, il se mle aux humeurs. Aux Etats-Unis, cest prcisment ce gaz quon utilise encore de nos jours dans une chambre gaz pour excuter un condamn mort, mais prcisment cette chambre est dacier et de verre, elle est pourvue dune machinerie obligatoirement trs complique et ncessite dextraordinaires prcautions demploi ; il suffit de voir une chambre gaz amricaine destine excuter un seul individu pour se rendre compte que les prtendues chambres gaz dAuschwitz supposes avoir servi excuter des foules dindividus, jour aprs jour, nont pu ni exister ni fonctionner. Mais alors, dira-t-on, que sont devenus tous ces juifs dont, nous, rvisionnistes, nous concluons de nos recherches quils nont jamais t tus ? La rponse est l, sous nos yeux et la porte de tous : une partie des juifs dEurope est morte, comme des dizaines de millions de non-juifs, du fait de la guerre, de la faim, des pidmies et une autre partie des juifs a bel et bien survcu, par millions, la guerre. Ces derniers se sont fait abusivement appeler des miraculs . En 1945, les survivants ou les miraculs juifs europens se comptaient par millions et ils ont essaim dans une cinquantaine de pays du monde, commencer par la Palestine. Comment une prtendue dcision de totale extermination physique des juifs aurait-elle pu ainsi engendrer des millions de miraculs juifs ? Des millions de miraculs , ce nest plus un miracle ; cest un faux miracle, cest un mensonge, cest une fraude. Pour ma part, jai, en 1980, rsum en une phrase de soixante mots franais les conclusions des recherches rvisionnistes : Les prtendues chambres gaz hitlriennes et le prtendu gnocide des juifs forment un seul et mme mensonge historique, qui a permis une gigantesque escroquerie politicofinancire dont les principaux bnficiaires sont lEtat dIsral et le sionisme international et dont les principales victimes sont le peuple allemand, mais non pas ses dirigeants, et le peuple palestinien tout entier. Aujourdhui, en 2006, soit vingt-six ans plus tard, je maintiens cette phrase dans son intgralit. Celle-ci ne mtait inspire par aucune sympathie ou antipathie politique ou religieuse. Elle trouvait son fondement dans des faits avrs quavaient commenc de mettre au jour, dune part, Maurice Bardche, en 1948 et en 1950, avec ses deux livres sur le procs de Nuremberg et, dautre part, Paul Rassinier, en 1950, en publiant Le Mensonge dUlysse. A partir de 1951, anne aprs anne, nos adversaires, si riches, si puissants, si acharns pratiquer toutes les formes possibles de rpression contre le rvisionnisme, se sont vus contraints de nous donner progressivement raison sur les plans technique, scientifique et historique. Les victoires remportes par le rvisionnisme de la Deuxime guerre mondiale sont nombreuses et significatives, mais, il faut malheureusement le reconnatre, elles restent encore de nos jours quasiment inconnues du grand public. Ces victoires, les puissants ont tout fait pour les cacher au monde. Cela se comprend : leur domination et leur partage du monde sont en quelque sorte fonds sur la religion du prtendu Holocauste des juifs. Mettre en cause l Holocauste , en dvoiler publiquement lextraordinaire imposture, arracher leur masque aux hommes politiques, aux journalistes, aux historiens, aux universitaires, aux hommes dglises, de clans, de chapelles qui, pendant plus de soixante ans, ont prch le faux tout en brandissant lanathme contre les impies, constitue une prilleuse aventure. Mais, comme on va le voir, malgr la rpression, le temps semble finir par jouer en faveur des rvisionnistes. Exemples de victoires rvisionnistes Je ne rappellerai ici que vingt de ces victoires. 1) En 1951, le juif Lon Poliakov, qui avait t attach la dlgation franaise au procs de Nuremberg (1945-1946), a conclu que, pour tous les points de lhistoire du IIIe Reich nous disposions dune surabondance de documents lexception dun seul point : la campagne dextermination des juifs . L, crit-il, Aucun document nest rest, na peut-tre jamais exist (Brviaire de la haine, Paris, Calmann-Lvy, 1974 [1951], p. 171).
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Remarque : Il y a l une extraordinaire concession la thse rvisionniste. En effet, une aussi formidable entreprise criminelle censment conue, ordonne, organise et perptre par les Allemands aurait ncessit un ordre, un plan, des instructions, un budget, ... Une telle entreprise, mene pendant des annes, sur tout un continent et produisant la mort de millions de victimes aurait laiss un flot de preuves documentaires. En consquence, si lon vient nous dire quil na peut-tre jamais exist de telles preuves documentaires, cest que le crime en question na pas t perptr. En labsence de tout document, lhistorien na plus qu se taire. L. Poliakov a fait cette concession en 1951, cest--dire il y a cinquante-cinq ans. Or il faut savoir que, de 1951 2006, ses successeurs ont galement chou trouver la moindre preuve documentaire. Episodiquement, et l, on a assist des tentatives pour nous faire croire telle ou telle dcouverte mais, chaque fois, comme on le verra ci-dessous, il a fallu dchanter. 2) En 1960, Martin Broszat, membre de lInstitut dhistoire contemporaine de Munich, a crit : Ni Dachau, ni Bergen-Belsen, ni Buchenwald, des juifs ou dautres dtenus nont t gazs (Die Zeit, 19 aot 1960, p. 16). Remarque : Cette concession soudaine et inexplique est significative. Au procs de Nuremberg, la seule chambre gaz homicide que laccusation se ft hasarde nous montrer dans un film avait t celle de Dachau et nombreux avaient t les tmoignages de prtendus gazages homicides dans les trois camps susmentionns. M. Broszat reconnat donc implicitement que ces tmoignages taient faux. Il ne nous dit pas en quoi ils taient faux. Il ne nous dit pas non plus en quoi dautres tmoignages portant, par exemple, sur Auschwitz, Majdanek, Treblinka, Sobibor ou Belzec continueraient, eux, dtre dignes de foi. Dans les annes 1980, Dachau, une pancarte indiquait en cinq langues que la chambre gaz dguise en douche que visitaient les touristes navait jamais servi en tant que telle. Les rvisionnistes avaient alors demand en quoi la pice pouvait tre qualifie de chambre gaz homicide. Du coup, les autorits du Muse de Dachau ont retir cette pancarte pour la remplacer par une autre o, en allemand et en anglais, il est maintenant dit : Chambre gaz. Ici se trouvait le centre du meurtre de masse potentiel et on ajoute que jusqu 150 hommes la fois pouvaient tre gazs dans cet espace avec du Zyklon B. On remarquera les mots de potentiel et de pouvaient (en anglais, potential et could ). Le choix de ces mots tmoigne dune belle fourberie : il fait natre chez les touristes lide que ladite chambre gaz a effectivement servi tuer mais, en mme temps, il permet de rtorquer aux rvisionnistes : Nous navons pas dit expressment que cette chambre gaz a servi tuer ; nous avons simplement dit quelle pouvait ou quelle aurait pu, lpoque, servir tuer tant de personnes . Pour conclure, en 1960, M. Broszat a, sans aucune explication, dcrt dans une simple lettre que personne navait t gaz Dachau ; puis, dans les annes qui ont suivi, les autorits du Muse de Dachau, fort embarrasses, ont essay, au prix de diffrentes supercheries qui ont vari avec le temps, de tromper les visiteurs en leur laissant croire que, dans cette pice allure de douche (et pour cause, car cen tait une), on avait bel et bien gaz des gens. 3) En 1968, lhistorienne juive Olga Wormser-Migot, dans sa thse sur Le Systme concentrationnaire nazi, 1933-1945 (Paris, Presses universitaires de France, 1968), a consacr tout un dveloppement ce quelle appelle Le problme des chambres gaz (p. 541-544). Elle y exprime son scepticisme sur la valeur de clbres tmoignages attestant de lexistence de chambres gaz dans des camps comme ceux de Mauthausen ou de Ravensbrck. Sur Auschwitz-I, elle est formelle : ce camp o, aujourdhui encore, les touristes visitent une prtendue chambre gaz tait, en ralit, sans chambre gaz (p. 157). Remarque : Pour porter contre les vaincus dhorribles accusations de gazages homicides, on sest seulement fi des tmoignages et ces tmoignages nont pas t vrifis. Notons ici le cas particulier dAuschwitz-I : il y a donc 38 ans, une historienne juive a eu le courage dcrire que ce camp tait sans chambre gaz ; or, encore aujourdhui, en 2006, les touristes visitent en foule Auschwitz-I une pice quon ose, fallacieusement, leur prsenter comme une chambre gaz . On est l devant une supercherie. 4) En 1979, trente-quatre historiens franais ont sign une longue dclaration commune en rponse aux arguments techniques que javais personnellement invoqus pour dmontrer que lexistence et le fonctionnement des chambres gaz nazies se heurtent des impossibilits matrielles radicales. Selon la thse officielle, Rudolf Hss, lun des trois commandants successifs dAuschwitz, avait avou (!) et dcrit comment Auschwitz et Birkenau on gazait les juifs. Daprs cet aveu, trs vague, lorsque les victimes semblaient avoir rendu leur dernier soupir, on
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mettait en marche un appareil de ventilation et une quipe de prisonniers juifs entrait immdiatement dans la vaste pice pour en retirer les cadavres et les transporter jusquaux fours crmatoires. R. Hss disait que ces juifs procdaient ce travail ngligemment en fumant et en mangeant. Jai fait observer que ctait impossible : on ne peut pas pntrer en fumant et en mangeant dans un local satur dacide cyanhydrique (gaz virulent, pntrant et explosible) pour y toucher, manipuler et en extraire grand ahan des milliers de cadavres imprgns dacide cyanhydrique et donc intouchables. Dans leur dclaration, les trente-quatre historiens mont rpondu : Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a t possible. Il a t possible techniquement puisquil a eu lieu (Le Monde, 21 fvrier 1979, p. 23). Remarque : Cette rponse revient esquiver la question pose. Si on se drobe ainsi, cest quon est incapable de rpondre. Et si trente-quatre historiens se trouvent ce point incapables dexpliquer comment un crime de cette dimension a t perptr, cest que ce crime dfie les lois de la nature ; il est donc imaginaire. 5) En 1979, galement, les autorits amricaines se sont enfin dcides rendre publiques des photographies ariennes dAuschwitz que, jusqu prsent, elles tenaient caches. Avec cynisme ou navet, les deux auteurs de la publication, Dino A. Brugioni et Robert G. Poirier, anciens membres de la CIA, donnent au petit recueil de photos le titre de The Holocaust Revisited et collent et l des tiquettes portant les mots de gas chamber(s) , mais, dans leurs commentaires, rien ne vient justifier de telles appellations (Central Intelligence Agency, Washington, February 1979, ST-79-10001). Remarque : Aujourdhui, en 2006, cette supercherie nous fait songer la misrable dmonstration de lancien ministre amricain Colin Powell essayant de prouver, avec le mme procd des tiquettes apposes sur des photos ariennes, lexistence dusines de fabrication d armes de destruction massive dans lIrak de Saddam Hussein. En ralit, ces photographies dAuschwitz infligent un dmenti la thse des chambres gaz nazies. Ce que lon voit distinctement sur elles, ce sont de paisibles crmatoires sans aucune foule de gens agglutins lextrieur en attente de pntrer dans les prtendus vestiaires et les prtendues chambres de la mort. Les terrains aux alentours sont dgags et visibles de partout. Les plates-bandes des jardinets de ces crmatoires sont bien dessines et ne portent aucune trace du pitinement, chaque jour, de milliers de personnes. Le crmatoire n 3, par exemple, est contigu ce que nous savons tre, grce des documents srs du Muse dEtat dAuschwitz, un terrain de football et il est proche dun terrain de volley-ball (Hefte von Auschwitz, 15, 1975, hors-texte de la page 56 et page 64). Il est galement proche des dix-huit baraquements hospitaliers du camp des hommes. Il y a eu trente-deux missions ariennes des Allis au-dessus de toute cette zone qui comprenait aussi les importantes installations industrielles de Monowitz. On comprend que les Allis y aient bombard plusieurs reprises le secteur industriel tout en pargnant autant que possible ce qui tait videmment un camp de concentration, de travail et de transit et non un camp dextermination , sur lequel ne sont tombes en fin de compte que quelques bombes perdues. 6) En 1982, le 21 avril, une association a t fonde Paris pour ltude des assassinats par gaz sous le rgime national-socialiste (ASSAG) en vue de rechercher et contrler les lments apportant la preuve de lutilisation des gaz toxiques par les responsables du rgime nationalsocialiste en Europe pour tuer les personnes de diffrentes nationalits, contribuer la publication de ces lments de preuve, prendre cet effet tous les contacts utiles au plan national et international . Larticle 2 des statuts dispose : La dure de lAssociation est limite la ralisation de son objet nonc larticle 1. Or cette association fonde par quatorze personnes, dont Germaine Tillion, Georges Wellers, Genevive Anthonioz ne de Gaulle, Me Bernard Jouanneau et Pierre Vidal-Naquet, na, en prs dun quart de sicle, jamais rien publi et elle continue dexister en 2006. Pour le cas o lon soutiendrait tort quelle a produit un livre intitul Chambres gaz, secret dEtat, il conviendrait de rappeler quil sagit l en fait de la traduction en franais dun ouvrage publi en allemand par Eugen Kogon, Hermann Langbein et Adalbert Rckerl et o figurent quelques contributions de quelques membres de lASSAG (Paris, Editions de Minuit, 1984). Remarque : A lui seul, le titre de cet ouvrage donne une bonne ide de son contenu : au lieu de preuves, appuyes de photographies de chambres gaz, de dessins, de croquis, de rapports dexpertises sur larme du crime, le lecteur ne trouve que des spculations partir de ce qui est appel lments de preuves (et non preuves ), et cela parce que, nous dit-on, ces chambres gaz auraient constitu le plus grand des secrets possibles, un secret dEtat . Sil est
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une arme de destruction massive qui aurait mrit une expertise en bonne et due forme, cest bien cette arme-l. En effet, elle constitue une anomalie dans lhistoire de la science pour deux raisons au moins : elle na pas eu de prcdent et elle na pas eu de suite ; elle a surgi du nant pour retourner au nant. Or, lhistoire de la science ne connat aucun phnomne de ce genre. En tout cas, du seul fait de son existence encore aujourdhui en 2006, on peut dire que cette association dite ASSAG na toujours pas ralis lobjet pour lequel elle a t fonde, il y aura bientt vingt-cinq ans. Elle na donc encore trouv ni preuves, ni mme lments de preuves de lexistence des chambres gaz nazies . 7) En 1982, du 29 juin au 2 juillet, sest tenu Paris, la Sorbonne, un colloque international sous la prsidence de deux historiens juifs, Franois Furet et Raymond Aron. Selon ses organisateurs, il sagissait de rpliquer solennellement et publiquement Robert Faurisson et une poigne danarcho-communistes qui lui avaient apport leur soutien (allusion Pierre Guillaume, JeanGabriel Cohn-Bendit, Serge Thion ainsi qu dautres libertaires, parfois juifs). Le dernier jour, lors de la confrence de presse tant attendue, les deux organisateurs ont d admettre publiquement que, malgr les recherches les plus rudites , on navait pas trouv un ordre de Hitler de tuer les juifs. Quant aux chambres gaz, ils ny ont pas mme fait allusion. Remarque : Ce colloque a constitu la premire tentative en vue de montrer au grand public que les rvisionnistes mentaient. Comme dautres colloques du mme genre (notamment en 1987, toujours la Sorbonne), laccs en a t interdit aux rvisionnistes et, comme tous les autres colloques, sans exception, il a dbouch sur un complet chec pour ses organisateurs. 8) En 1983, le 26 avril, prenait fin, en appel, le long procs qui mavait t intent en 1979, notamment par des organisations juives, pour dommage autrui par falsification de lhistoire (sic). Ce jour-l, la premire chambre de la cour dappel civile de Paris, section A (prsident Grgoire), tout en confirmant ma condamnation pour dommage autrui rendait un hommage appuy la qualit de mes travaux. Elle prononait, en effet, quon ne pouvait dceler dans mes crits sur les chambres gaz aucune trace de lgret, aucune trace de ngligence, aucune trace dignorance dlibre, ni aucune trace de mensonge et que, par voie de consquence, la valeur des conclusions dfendues par M. Faurisson [sur les chambres gaz] relve donc de la seule apprciation des experts, des historiens et du public . Remarque : Si lon ne peut relever chez lauteur de travaux rfutant la thse des chambres gaz ni lgret, ni ngligence, ni ignorance dlibre, ni mensonge, ni falsification , cest la preuve que ces travaux sont ceux dun chercheur srieux, appliqu, consciencieux, probe et authentique, et cela un tel degr quon doit avoir le droit de soutenir publiquement, comme il le fait, que lesdites chambres gaz ne sont quun mythe. 9) En 1983, le 7 mai, Simone Veil, qui est juive et elle-mme une survivante du gnocide , a dclar au sujet des chambres gaz : Au cours dun procs intent Faurisson pour avoir ni lexistence des chambres gaz, ceux qui intentent le procs sont contraints dapporter la preuve formelle de la ralit des chambres gaz. Or chacun sait que les nazis ont dtruit ces chambres gaz et supprim systmatiquement tous les tmoins (France-Soir Magazine, 7 mai 1983, p. 47). Remarque : Sil ny a ni arme du crime, ni tmoignages, que reste-t-il ? Que penser des locaux prsents des millions de visiteurs abuss comme tant des chambres gaz ? Que penser des personnages qui se prsentent en tmoins ou en miraculs des chambres gaz ? Pour sa part, S. Veil est la premire autorit holocaustique qui ait ainsi donn entendre que tout prtendu tmoin des gazages ne peut tre quun faux tmoin. Dj le 6 mars 1979, lors dun dbat des Dossiers de lcran organis par la tlvision franaise autour de la sortie du feuilleton amricain Holocaust , elle avait manifest son mpris pour Maurice Benroubi prsent comme un tmoin des chambres gaz . Ce dernier stait du coup montr dune extrme discrtion par rapport son tmoignage paru peu auparavant dans LExpress (3-9 mars 1979, p. 107-110). 10) En 1961, le juif Raul Hilberg, Number One des historiens orthodoxes, avait publi la premire dition de son uvre majeure et cest en 1985 quil en a publi la seconde dition, profondment revue et corrige. La distance est considrable entre ces deux ditions et ne peut sexpliquer que par la succession de victoires remportes entre-temps par les rvisionnistes. Dans la premire dition, lauteur avait froidement affirm que la destruction des juifs dEurope avait t dclenche la suite de deux ordres successifs donns par Hitler. Il ne prcisait ni la date, ni le contenu de ces ordres. Ensuite il prtendait expliquer par le menu le processus politique,
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administratif et bureaucratique de cette destruction ; par exemple il allait jusqu crire qu Auschwitz lextermination des juifs tait organise par un bureau qui tait charg la fois de la dsinfection des vtements et de lextermination des tres humains (The Destruction of the European Jews, 1961, rdit en 1979 par Quadrangle Books, Chicago, p. 177, 570). Or, en 1983, renonant totalement cette explication, R. Hilberg en est soudain venu affirmer que le processus de destruction des juifs dEurope stait, en fin de compte, droul sans plan, sans organisation, sans centralisation, sans projet, sans budget, mais, en tout et pour tout, grce une incroyable rencontre des esprits, une transmission de pense consensuelle au sein dune vaste bureaucratie , la bureaucratie allemande (an incredible meeting of minds, a consensus mind reading by a far-flung bureaucracy) (Newsday, New York, 23 fvrier 1983, p. II/3). Cette explication, R. Hilberg la confirmera sous serment au procs Zndel de 1985 Toronto, le 16 janvier 1985 (compte rendu verbatim, p. 848) ; puis, il la confirmera de nouveau mais avec dautres mots dans la version profondment rvise de son ouvrage (The Destruction of the European Jews, New York, Holmes & Meier, 1985, p. 53, 55, 62 ; en franais, La Destruction des juifs dEurope, Paris, Fayard, 1988, p. 51, 53, 60). Il vient, enfin, de la confirmer nouveau en octobre 2006 dans un entretien accord au Monde : Il ny avait pas de schma directeur prtabli. Quant la question de la dcision, elle est en partie insoluble : on na jamais retrouv dordre sign de la main dHitler, sans doute parce quun tel document na jamais exist. Je suis persuad que les bureaucraties sont mues par une sorte de structure latente : chaque dcision en entrane une autre, puis une autre, et ainsi de suite, mme sil nest pas possible de prvoir exactement ltape suivante (Le Monde des livres, 20 octobre 2006, p. 12). Remarque : Lhistorien Number One du gnocide des juifs sest donc trouv si dsempar quil en est soudain venu se renier et expliquer une gigantesque entreprise dassassinat collectif comme si celle-ci stait faite en quelque sorte par lopration du Saint-Esprit. Il voque, en effet, une rencontre des esprits au sein dune bureaucratie et il qualifie cette rencontre d incroyable . Si elle est incroyable, pourquoi faudrait-il y croire ? Faut-il croire lincroyable ? Il invoque aussi la transmission de pense et qualifie celle-ci de consensuelle , mais il sagit l dune pure spculation intellectuelle base de croyance dans le surnaturel. Comment croire un phnomne de ce genre, en particulier au sein dun vaste appareil bureaucratique et, plus particulirement encore, au sein de la bureaucratie du IIIe Reich ? Il est noter qu linstar de R. Hilberg, les historiens officiels se sont mis, dans les annes 1980-1990, abandonner lhistoire et verser dans la mtaphysique et le jargon. Ils se sont interrogs sur le point de savoir sil fallait tre intentionnaliste ou fonctionnaliste : fallait-il supposer que lextermination des juifs stait produite la suite dune intention (non encore prouve) et selon un plan concert (non encore trouv) ou bien cette extermination stait-elle produite delle-mme, spontanment et dans limprovisation, sans intention formelle et sans aucun plan ? Ce type de controverse fumeuse tmoigne du dsarroi dhistoriens qui, incapables de fournir des preuves et des documents lappui de leur thse, en sont rduits thoriser dans le vide. Au fond, les uns, les intentionnalistes , nous disent : Il y a ncessairement eu une intention et un plan, que nous navons pas encore trouvs mais que nous dcouvrirons peut-tre bien un jour , tandis que les autres nous affirment : Il ny a pas besoin de rechercher les preuves dune intention et dun plan car tout a pu se passer sans intention, sans plan et sans laisser de traces ; de telles traces sont introuvables parce quelles nont jamais exist. 11) En mai 1986, en France, des juifs, salarmant de constater quils ne parvenaient pas rpliquer aux rvisionnistes sur le simple plan de la raison, ont dcid dentreprendre une action en vue dobtenir la rpression lgale du rvisionnisme. Ces juifs sont principalement Georges Wellers et Pierre Vidal-Naquet runis, avec leurs amis, autour du grand rabbin de France, Ren Samuel Sirat (Bulletin quotidien de lAgence tlgraphique juive, 2 juin 1986, p. 1, 3). Au bout de quatre ans, ils obtiendront, grce notamment au juif Laurent Fabius, prsident de lAssemble nationale, le vote, le 13 juillet 1990, dune loi spciale permettant dinfliger toute personne tenant publiquement des propos rvisionnistes au sujet de lextermination des juifs une peine pouvant aller jusqu un an de prison, une amende dun maximum de 300 000 F (45 000 euros) et dautres peines encore. Ce coup de force constitue un flagrant aveu de faiblesse. Remarque : G. Wellers et P. Vidal-Naquet ont t surtout alarms par larrt du 26 avril 1983 (voyez, ci-dessus, le paragraphe 8). Le premier a crit : La cour a reconnu que [Faurisson] stait bien document. Ce qui est faux. Cest tonnant que la cour ait march (Le Droit de vivre, juinjuillet 1987, p. 13). Le second a crit que la Cour dappel de Paris a reconnu le srieux du travail de Faurisson, ce qui est un comble, et ne la, en somme, condamn que pour avoir agi avec
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malveillance en rsumant ses thses en slogans (Les Assassins de la mmoire, Paris, La Dcouverte, 1987, p. 182). 12) En 1986, en aot, Michel de Board, ancien rsistant dport, professeur dhistoire, doyen de la facult des lettres de luniversit de Caen, membre de lInstitut de France, responsable, au sein du Comit dhistoire de la Deuxime guerre mondiale, de la commission dhistoire de la dportation, a dclar quen fin de compte le dossier est pourri . Il prcisait que le dossier en question, celui de lhistoire du systme concentrationnaire allemand, tait pourri par, selon ses propres mots, normment daffabulations, dinexactitudes obstinment rptes, notamment sur le plan numrique, damalgames, de gnralisations . Faisant allusion aux tudes des rvisionnistes, il ajoutait quil y avait dautre part, des tudes critiques trs serres pour dmontrer linanit de ces exagrations (Ouest-France, 2-3 aot 1986, p. 6). Remarque : M. de Board tait un historien professionnel et mme lhistorien franais le plus comptent en matire dhistoire de la dportation. Jusquen 1985 il dfendait la position strictement orthodoxe et officielle. A la lecture de la thse du rvisionniste Henri Roques sur le prtendu tmoignage du SS Kurt Gerstein, il a compris son erreur. Il la honntement reconnue, allant jusqu dire que, sil avait personnellement jusquici cautionn lexistence dune chambre gaz dans le camp de Mauthausen, ctait tort, sur la foi de ce qui se disait. (Sa mort prmature en 1989 a priv le camp rvisionniste dune minente personnalit qui stait promis de publier un ouvrage destin mettre en garde les historiens contre les mensonges officiels de lhistoire de la Deuxime guerre mondiale). 13) En 1988, Arno Mayer, professeur amricain dorigine juive, enseignant luniversit de Princeton lhistoire de lEurope contemporaine, a crit propos des chambres gaz nazies : Les sources pour ltude des chambres gaz sont la fois rares et douteuses (Sources for the study of the gas chambers are at once rare and unreliable) (The Final Solution in History , New York, Pantheon Books, 1988, p. 362 ; en franais, La solution finale dans lhistoire, prface de Pierre Vidal-Naquet, Paris, La Dcouverte, 1990, p. 406). Remarque : Encore aujourdhui, en 2006, le grand public persiste croire que, comme le lui suggrent inlassablement les mdias, les sources pour ltude des chambres gaz sont innombrables et indiscutables. Au colloque de la Sorbonne de 1982, A. Mayer navait, comme son ami Pierre Vidal-Naquet, pas eu de mot assez dur pour les rvisionnistes ; or, six ans plus tard, voil que cet historien ultra-orthodoxe sest considrablement rapproch des conclusions rvisionnistes. 14) En 1989, lhistorien helvtique Philippe Burrin, posant en principe et sans le dmontrer que chambres gaz nazies et gnocide juif ont exist, a tent de dterminer quelle date et par qui la dcision avait t prise dexterminer physiquement les juifs dEurope. Il ny est pas plus parvenu que tous ses confrres intentionnalistes ou fonctionnalistes (Hitler et les juifs / Gense dun gnocide, Paris, Seuil, 1989). Il lui a fallu constater labsence de traces du crime et noter ce quil a dcid dappeler leffacement obstin de la trace dun passage dhomme (p. 9). Il dplore les grandes lacunes de la documentation et il ajoute : Il ne subsiste aucun document portant un ordre dextermination sign de Hitler. [] Selon toute vraisemblance, les ordres furent donns verbalement. [] les traces sont ici non seulement peu nombreuses et parses, mais difficiles dinterprtation (p. 13). Remarque : Voici encore un historien professionnel qui reconnat quil ne peut produire aucun document lappui de la thse officielle. Le grand public simagine que les traces du crime de Hitler sont nombreuses et sans ambigut mais lhistorien qui a examin la documentation affrente na, lui, rien trouv sinon de rares semblants de traces auxquelles il se demande quelle interprtation donner. 15) En 1992, Yehuda Bauer, professeur lUniversit hbraque de Jrusalem, a dclar lors dune confrence internationale qui sest tenue Londres sur le gnocide des juifs : Le public rpte encore, jour aprs jour, la sotte histoire (the silly story) qui veut que ce soit Wannsee que lextermination des juifs ait t dcide (communiqu de la Jewish Telegraphic Agency reproduit dans The Canadian Jewish News, 30 janvier 1992). Remarque : Outre le fait quune lecture attentive du procs-verbal de la runion de BerlinWannsee du 20 janvier 1942 prouve que les Allemands envisageaient une solution finale territoriale [eine territoriale Endlsung] de la question juive , dbouchant sur un renouveau juif dans un espace gographique dterminer, la dclaration bien tardive de Yehuda Bauer
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confirme que ce point majeur de la thse de lextermination des juifs na en fait aucune valeur. Ajoutons, notre tour, que lextermination des juifs na t dcide ni Wannsee ni ailleurs. Lexpression de camps dextermination nest quune invention de la propagande de guerre amricaine et des exemples prouvent que, pendant cette guerre, lassassinat dun seul juif ou dune seule juive exposait son auteur, quil ft civil ou militaire, membre ou non de la SS, passer en conseil de guerre de larme allemande et tre fusill (en soixante ans, jamais un seul historien orthodoxe na fourni dexplication ce genre de faits rvls par la dfense jusque devant le tribunal de Nuremberg). 16) En janvier 1995, lhistorien franais Eric Conan, co-auteur avec Henry Rousso de Vichy, un pass qui ne passe pas (Paris, Gallimard, 2001 [1994, 1996]), a crit que javais finalement eu raison de certifier, la fin des annes 1970, que la chambre gaz visite Auschwitz par des millions de touristes tait entirement fausse. Selon E. Conan, sexprimant dans un grand hebdomadaire franais : Tout y est faux []. A la fin des annes 70, Robert Faurisson exploita dautant mieux ces falsifications que les responsables du muse rechignaient alors les reconnatre . E. Conan poursuit : [Des personnes], comme Tho Klein, [prfrent quon laisse la chambre gaz] en ltat mais en expliquant au public le travestissement : lHistoire est ce quelle est ; il suffit de la dire, mme lorsquelle nest pas simple, plutt que de rajouter lartifice lartifice . E. Conan rapporte ensuite un propos stupfiant de la sous-directrice du Muse national dAuschwitz, qui, elle, ne se rsout pas expliquer au public le travestissement. Il crit : Krystyna Oleksy [] ne sy rsout pas : Pour linstant, on la laisse en ltat [cette pice qualifie de chambre gaz] et on ne prcise rien au visiteur. Cest trop compliqu. On verra plus tard (Eric Conan, Auschwitz : la mmoire du mal , LExpress, 19-25 janvier 1995, p. 68). Remarque : Ce propos dune responsable polonaise signifie en clair : on a menti, on ment et, jusqu nouvel ordre, on continuera de mentir. En 2005, jai demand E. Conan si les autorits du Muse dAuschwitz avaient publi un dmenti ou lev une protestation contre le propos quil avait, en 1995, prt K. Oleksy. Sa rponse a t quil ny avait eu ni dmenti, ni protestation. En 1996, cette imposture-ci et dautres concernant aussi le camp dAuschwitz-I ont t dnonces par deux auteurs juifs, Robert Jan van Pelt et Deborah Dwork, dans un ouvrage crit en commun : Auschwitz, 1270 to the Present, Yale University Press, 443 p. Voici un chantillon des mots qui leur viennent sous la plume : postwar obfuscation , additions , deletions , suppression , reconstruction , largely a postwar reconstruction (p. 363), reconstructed , usurpation , recreated , four hatched openings in the roof, as if for pouring Zyklon B into the gas chamber below, were installed [after the war] (p.364), falsified , inexact , misinformation , inappropriate (p. 367), falsifying (p. 369). En 2001, le caractre fallacieux de cette chambre gaz Potemkine a t aussi reconnu dans un livret accompagnant deux CD-Rom et intitul : Le Ngationnisme. Rdig par Jean-Marc Turine et Valrie Igounet, ce livret est prfac par Simone Veil (Radio-France INA, Vincennes, Frmeaux et Associs). 17) En 1996, Jacques Baynac, historien franais, de gauche et rsolument antirvisionniste ds 1978, a fini par admettre, toute rflexion faite, quil ny avait pas de preuves de lexistence des chambres gaz nazies. On ne peut, crit-il, que constater labsence de documents, de traces ou dautres preuves matrielles (Le Nouveau Quotidien de Lausanne, 2 septembre 1996, p. 16, et 3 septembre 1996, p. 14). Mais il dit quil persiste croire en lexistence de ces magiques chambres gaz. Remarque : En somme, J. Baynac dit : Il ny a pas de preuves mais je crois , tandis quun rvisionniste pense : Il ny a pas de preuves, donc je refuse de croire et mon devoir est de contester . 18) En 2000, la fin de son Histoire du ngationnisme en France (Paris, Gallimard), Valrie Igounet a publi un long texte la fin duquel Jean-Claude Pressac, qui avait t lun des adversaires les plus dtermins des rvisionnistes, signe un vritable acte de capitulation. En effet, reprenant le mot du professeur Michel de Board, il dclare que le dossier du systme concentrationnaire est pourri , et ce de faon irrmdiable. Il crit : Peut-on redresser la barre ? et il rpond : Il est trop tard . Il ajoute : La forme actuelle, pourtant triomphante, de la prsentation de lunivers des camps est condamne . Il termine en estimant que tout ce quon a ainsi invent autour de trop relles souffrances est promis aux poubelles de lhistoire (p. 651652). En 1993-1994, ce protg du juif franais Serge Klarsfeld et du rabbin amricain Michael
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Berenbaum, directeur scientifique du Muse de lHolocauste de Washington, avait t clbr dans le monde entier comme un extraordinaire chercheur qui, dans son livre sur Les Crmatoires dAuschwitz, la machinerie du meurtre de masse (Paris, CNRS ditions, 1993), avait, parat-il, terrass lhydre du rvisionnisme. Ici, dans le livre de V. Igounet, on le voit signer sa capitulation. Remarque : Le grand public est tenu dans lignorance dun fait capital : lhomme providentiel que la presse du monde entier avait prsent comme un extraordinaire chercheur qui avait enfin dcouvert la preuve scientifique de lexistence des chambres gaz nazies, cet homme-l a fini par reconnatre son erreur. Quelques annes plus tard, pas un organe de presse na signal sa mort. 19) En 2002, R.J. van Pelt, dj nomm, a publi The Case for Auschwitz. Evidence from the Irving Trial, Indiana University Press, XVIII-571 p. On sait que David Irving, qui est tout au plus un semi-rvisionniste et qui connat mal largumentation rvisionniste, a perdu le procs en diffamation quil avait eu limprudence dintenter luniversitaire juive amricaine Deborah Lipstadt. Il a maladroitement essay de soutenir la thse parfaitement juste au demeurant selon laquelle il na pas exist de chambres gaz homicides Auschwitz. Mais il a tout de mme marqu un point essentiel et, si le juge Charles Gray, puis dautres juges aprs ce dernier avaient eu plus de courage, ce point aurait d lui permettre de gagner sa cause. Largument se rsumait en une formule de quatre mots que javais lance en 1994 : No holes, no Holocaust . Mon raisonnement avait t le suivant : 1. Auschwitz est au centre de l Holocauste ; 2. Les grands crmatoires dAuschwitz-Birkenau, ou Auschwitz-II, sont au centre du vaste complexe dAuschwitz ; 3. Au cur de ces crmatoires se trouvaient, parat-il, une ou plusieurs chambres gaz homicides ; 4. Aujourdhui un seul de ces crmatoires (le crmatoire n 2), bien quil soit en ruines, permet daller examiner la pice cense avoir t une chambre gaz homicide ; cest le lieu prsum dun crime lui-mme prsum ; 5. On nous affirme que, pour tuer les dtenus juifs entasss dans la pice, un SS, se dplaant sur le toit en bton de ladite chambre gaz, dversait des granuls de Zyklon B par quatre orifices rguliers situs dans le plafond ; 6. Or il suffit de ses yeux pour se rendre compte que de tels orifices nont jamais exist ; 7. Donc le crime na pu tre commis. R.J. van Pelt, tmoignant contre D. Irving, a t la torture pour essayer de trouver une parade cet argument. En fin de compte, ni lui, ni ses collaborateurs ny sont parvenus. Le juge Gray a d, lui aussi, reconnatre labsence apparente de ralit des orifices (compte rendu verbatim, p. 490) et, dune manire plus gnrale, il a concd que les documents dpoque apportent peu dvidence claire de lexistence de chambres gaz destines tuer des gens (p. 489 ; pour plus de dtails, on se reportera aux pages 458-460, 466-467, 475-478 et 490-506). Dans le texte mme de son jugement, Charles Gray reconnat sa surprise : Je dois reconnatre que, comme la plupart des gens je suppose, je croyais que les preuves de lextermination en masse de juifs dans les chambres gaz dAuschwitz taient irrcusables. Jai cependant abandonn cette ide prconue aprs examen des preuves qui mont t fournies par les parties dans ce procs. (13.71). Lchec des historiens-accusateurs est ici flagrant et D. Irving aurait d gagner son procs grce cette constatation dun juge qui lui tait hostile : les documents dpoque ne nous livrent dcidment que peu dlments de preuves, qui soient clairs, de lexistence des chambres gaz nazies et donc dune politique allemande dextermination des juifs. Nest-ce pas, aprs tout, ce que concluaient dj, comme nous lavons vu plus haut, bien des historiens juifs, commencer par Lon Poliakov en 1951 ? 20) En 2004, un historien franais, Florent Brayard, a publi un ouvrage intitul : La solution finale de la question juive . La technique, le temps et les catgories de la dcision, Paris, Fayard, 640 p. En 2005, dans un compte rendu de cet ouvrage, on a pu lire les trois phrases suivantes : On sait que le Fhrer na ni rdig, ni sign un ordre de suppression des juifs, que les dcisions car il y en eut plusieurs ont t prises dans le secret dentretiens avec Himmler, peut-tre Heydrich et/ou Gring. On suppose que, plutt quun ordre explicite, Hitler a donn son accord des demandes ou projets de ses interlocuteurs. Peut-tre ne la-t-il pas mme formul, mais sestil fait comprendre par un silence ou un acquiescement (Yves Ternon, Revue dhistoire de la Shoah, juillet-dcembre 2005, p. 537). Remarque : Presque chaque mot, ces phrases montrent que leur auteur en est rduit daventureuses spculations. Quand il ose avancer sans le moindre indice que Hitler sest peuttre fait comprendre par un silence ou un acquiescement , il ne fait que reprendre la thorie du nod (signe de tte du Fhrer !) mise par le professeur Christopher Browning au procs Zndel de Toronto en 1988. Pas un universitaire de conviction antirvisionniste ne sest montr plus pitoyable et plus niais que ce shabbat-goy. Tant il est vrai que, anantie par les victoires rvisionnistes, la thse officielle a fini par se vider de tout contenu scientifique.
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Bilan de ces victoires rvisionnistes Rcapitulons brivement ces victoires rvisionnistes. Mis au pied du mur par les rvisionnistes, les historiens officiels de la prtendue extermination physique des juifs ont fini par reconnatre que, du point de vue historique et scientifique, il ne leur reste plus aucun argument pour soutenir leur atroce accusation. Ils reconnaissent en effet : 1) quils ne peuvent invoquer aucun document prouvant le crime ; 2) quils sont incapables de fournir la moindre reprsentation de larme du crime ; 3) quils ne possdent pas de preuves ni mme des lments de preuves ; 4) quils ne peuvent nommer aucun tmoin vridique (voy., ci-dessus, lopinion de S. Veil) ; 5) que leur dossier est pourri (bis), irrmdiablement pourri et quil est destin aux poubelles de lhistoire ; 6) que les sources autrefois invoques se sont rvles non seulement bien plus rares quon ne le prtendait mais aussi douteuses ; 7) que les prtendues traces sont peu nombreuses, parses, difficiles dinterprtation ; 8) quil y avait eu de leur part falsifications, travestissement, artifice ; 9) qu lappui de la thse officielle on a trop souvent invoqu une histoire sotte (sic), celle dune dcision dexterminer les juifs qui aurait t prise en janvier 1942 Berlin-Wannsee ; 10) que le premier dentre eux, Raul Hilberg, en est aujourdhui rduit tout expliquer, de manire farfelue, par de supposes initiatives que la bureaucratie allemande aurait, daprs lui, hardiment prises sans ordre, sans plan, sans instruction, sans contrle et simplement grce, parat-il, une incroyable rencontre des esprits et une transmission de pense consensuelle. Ces historiens officiels nont su rpondre aucune demande ou constatation des rvisionnistes du genre de : 1) Montrez-moi ou dessinez-moi une chambre gaz nazie ; 2) Apportez-moi une preuve, un seul bout dvidence de votre choix prouvant quil y a eu un gnocide ; 3) Donnez-moi un tmoignage, un seul tmoignage, celui qui vous semble le meilleur ou encore 4) Pas dorifices, pas d Holocauste . Acculs dans les cordes du ring, les historiens de cour ont fait appel aux tribunaux pour condamner les rvisionnistes, mais, contre toute attente, il est arriv que les juges sont parfois alls jusqu rendre hommage la probit des rvisionnistes ou bien ont manifest leur surprise devant la raret ou labsence des preuves documentaires chez les accusateurs. Alors, dabord en France, puis en bien dautres pays dEurope, ces accusateurs en ont appel au vote de lois spciales pour faire taire les rvisionnistes. L ils ont sign leur perte. Recourir des lois spciales, la police et la prison, cest avouer son impuissance utiliser les arguments de la raison, de lhistoire et de la science. Cent autres arguments encore pourraient tre ici rappels qui prouvent que, sur le plan de lhistoire et de la science, il ne reste plus pierre sur pierre de limmense difice de mensonges dress par les sectateurs de l Holocauste ou de la Shoah . En contraste avec ce champ de ruines lon a vu se construire ldifice de toute une littrature rvisionniste. On y dcouvre profusion documents, photographies, expertises, transcriptions de procs, rapports techniques et scientifiques, tmoignages, tudes statistiques, le tout portant sur cent aspects de lhistoire de la Deuxime guerre mondiale qui montrent ce qua t en ralit le sort des juifs europens et qui dmontrent de manire clatante que la version juive de cette guerre est largement de lordre du mythe. Du mythe, les juifs sont alls la mythologie et de la mythologie la religion ou, plutt, un semblant de religion. Aujourdhui, les servants de cette fausse religion ressemblent de plus en plus des prtres qui continuent dofficier et qui ressassent les formules consacres mais, manifestement, sans plus avoir la foi. Ils ne croient plus vraiment leur credo . Cest ainsi, par exemple, que, depuis une dizaine dannes, on les voit conseiller leurs ouailles dobserver la plus grande discrtion possible sur le sujet des chambres gaz. Dans ses mmoires le grand faux tmoin Elie Wiesel a crit en 1994 : Les chambres gaz, il vaut mieux quelles restent fermes au regard indiscret. Et limagination (Tous les fleuves vont la mer , Paris, Le Seuil, 1994, p. 97). Comme lui, Claude Lanzmann (auteur du film Shoah), Daniel Goldhagen (auteur de Hitlers Willing Executioners), Simone Veil (ancienne prsidente du Parlement europen, cite plus haut), Franois Lotard (ancien ministre) deviennent depuis quelques annes tonnamment rservs, prudents ou silencieux sur le sujet. Il y a quelques mois, Jacques Attali (homme daffaires juif et historien) vient de dcrter : Limmense majorit des juifs assassins lont t par les armes individuelles des soldats et des gendarmes allemands, entre 1940 et 1942, et non par les usines de mort, mises en place ensuite ( Groupes de criminels ? , LExpress, 1er juin 2006, p. 60). Cette manire implicite de passer par pertes et profits les prtendues chambres gaz nazies devient courante. On essaie de remplacer le mensonge dAuschwitz par le mensonge
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de Babi Yar ou dautres fantastiques massacres en Ukraine ou dans les Pays baltes mais, pas une fois, on ne nous fournit leur propos des preuves scientifiques telles que des rapports dexhumation et dautopsie comme cela a t le cas pour de rels massacres perptrs, eux, par les Sovitiques Katyn, Vinnitsa ou ailleurs. Quant au nombre des morts dAuschwitz, on ne nous dit plus gure quil a t de 9 000 000 (comme dans Nuit et Brouillard), de 8 000 000, de 6 000 000 ou de 4 000 000 (comme au Procs de Nuremberg ou sur les stles dAuschwitz-Birkenau jusquen 1990). On se contente de 1 500 000 (comme sur ces mmes stles depuis 1995), ou de 1 100 000, ou de 700 000 (comme lcrivait J.-C. Pressac), ou encore de 510 000 (comme a conclu Fritjof Meyer en 2002 : Die Zahl der Opfer von Auschwitz , Osteuropa, mai 2003, p. 631-641), tous ces derniers chiffres ntant pas plus fonds que les prcdents. Conclusion gnrale Le privilge nous est donn dassister, en ce dbut du XXIe sicle, une srieuse remise en cause de lun des plus grands mensonges de lhistoire. Le mythe de l Holocauste a beau briller de mille feux, en ralit il se consume. Il a servi justifier la cration en terre de Palestine dune colonie guerrire qui a pris le nom d Etat juif et qui sest dote dune Arme juive . Il impose au monde occidental le joug dune tyrannie juive ou sioniste qui sexerce dans tous les domaines de la vie intellectuelle, universitaire et mdiatique. Il empoisonne jusqu lme dun grand pays, lAllemagne. Il a permis dextorquer cette dernire ainsi qu bien dautres pays du monde occidental des sommes exorbitantes en marks, en dollars ou en euros. Il nous accable de films, de muses, de livres qui entretiennent le feu dune haine au caractre talmudique. Il permet den appeler la croisade arme contre laxe du mal et, pour cela, de fabriquer, la demande, les plus honts mensonges sur le modle prcisment du Grand Mensonge de l Holocauste car il ny a aucune diffrence entre les armes de destruction massive dAdolf Hitler et celles de Saddam Hussein. Il permet daccuser quasiment le monde entier et dexiger partout repentance et rparations cause, soit de prtendues actions diriges contre le peuple lu de Yahweh , soit dune prtendue complicit dans le crime, soit dune prtendue indiffrence gnrale au sort des juifs durant la Deuxime guerre mondiale. Il a son actif des flots de procs truqus, commencer par linfme procs de Nuremberg. Il a autoris des milliers de pendaisons de soldats vaincus, une atroce Epuration, la dportation de millions de civils chasss de la terre de leurs anctres, des pillages sans nom, des dizaines de milliers de scandaleuses procdures judiciaires, y compris aujourdhui des poursuites visant des octognaires ou des nonagnaires contre lesquels viennent rendre faux tmoignage des miraculs juifs. Ces abominations, cette dmesure dans le mensonge et la haine, cette hybris quun jour ou lautre le destin vient toujours punir, bref, tous ces excs doivent prendre fin. Pas un peuple ne sest montr plus patient avec cette hybris juive ou sioniste que le peuple arabe ; or voici que ce peuple lui-mme est bout de patience. Il va se dbarrasser du joug isralien et faire comprendre lOccident que le temps est venu de rechercher une vritable paix au lieu de soutenir par les armes un Etat artificiel qui ne se maintient que par la force. Mme en Occident, mme aux EtatsUnis, les yeux se dessillent chez certains et lon prend conscience des risques quon fait courir la communaut internationale par une soumission aussi prolonge la fausse religion de l Holocauste , arme n1, pe et bouclier de lEtat dIsral. Conclusion pratique Il existe des moyens pratiques dentamer une vritable action contre cette fausse religion dont le sanctuaire se situe Auschwitz. Comme on le sait, au cur dAuschwitz se trouve une chambre gaz emblmatique. Jusquici environ trente millions de touristes lont visite. Il sagit dune imposture ; tous les historiens en ont conscience et les autorits du Muse dEtat dAuschwitz le savent mieux que personne. Or lUNESCO (Organisation des Nations Unies pour lducation, la science et la culture), sur la demande du Gouvernement polonais a, le 26 octobre 1979, inscrit ce camp dans la liste des sites ou biens culturels (Cultural Property) du Patrimoine mondial, et cela charge, pour lUNESCO, den prserver lauthenticit. Pour ma part, je suggre donc que lUNESCO soit saisie de ce cas de supercherie, qui constitue une atteinte lducation, la science et la culture. Dune faon plus gnrale, nous pourrions reprendre le mot prononc en 1979 par JeanGabriel Cohn-Bendit : Battons-nous donc pour quon dtruise ces chambres gaz quon montre aux touristes dans les camps o lon sait maintenant quil ny en eut point (Libration, 5 mars 1979, p. 4). Il existe dautres moyens pratiques de lutter contre la tyrannie du mythe de l Holocauste , commencer par lannonce au monde entier de ces victoires rvisionnistes quon lui a jusquici
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caches. Je fais confiance aux rvisionnistes prsents dans cette assemble pour nous suggrer dautres moyens et pour en discuter. Pratiquant le mensonge grande chelle, les religionnaires de l Holocauste se sont faits peu peu les ennemis du genre humain. Depuis plus de soixante ans, ils mettent progressivement en accusation le monde entier ou peu sen faut. Leur principale cible a, bien sr, t lAllemagne et tous ceux qui, aux cts de ce pays, ont cru devoir lutter contre Staline de la mme faon que dautres, dans le camp adverse, pensaient devoir lutter contre Hitler. Mais, dans leur frnsie accusatrice, les organisations juives sont alles jusqu blmer les Allis pour leur prtendue indiffrence criminelle au sort des juifs europens. Elles sen sont prises Roosevelt, Churchill, De Gaulle, au Pape Pie XII, au Comit international de la Croix-Rouge ainsi qu bien dautres personnalits, instances ou pays pour navoir pas dnonc lexistence des chambres gaz . Mais comment aurait-on pu tenir pour vrifi ce qui ntait si videmment quune grotesque rumeur de guerre ? Il suffit de lire louvrage du juif Walter Laqueur, The Terrible Secret (Londres, Weidenfeld & Nicholson, 1980, 262 p.), pour y relever une trentaine de rfrences au scepticisme, parfaitement justifi, du camp alli devant le flot des rumeurs provenant de sources juives. Des enqutes avaient t menes, qui avaient permis de conclure que ces rumeurs taient infondes. Cest donc de clairvoyance et non dindiffrence que les Allis et les autres accuss ont fait preuve. Cest de cette mme clairvoyance quaprs la guerre, dans leurs discours ou dans leurs mmoires, Churchill, De Gaulle et Eisenhower ont tmoign en se gardant de mentionner, ne ft-ce quune seule fois, lesdites chambres gaz . La guerre et la propagande de guerre ont besoin du mensonge tout comme les croisades et lesprit de croisade se nourrissent de haine. A loppos, la paix et lamiti entre les peuples ne peuvent que gagner au souci de lexactitude en matire de recherche historique, une recherche qui doit pouvoir sexercer en toute libert. --Deux pices jointes portant sur la prtendue chambre gaz dAuschwitz-I [Les soulignements sont mon fait.] 1) Intgralit de ce quen a dit Eric Conan, en 1995 Autre sujet dlicat : que faire des falsifications lgues par la gestion communiste ? Dans les annes 50 et 60, plusieurs btiments, qui avaient disparu ou chang daffectation, furent reconstruits avec de grosses erreurs, et prsents comme authentiques. Certains, trop neufs , ont t ferms au public. Sans parler de chambres gaz dpouillage, prsentes parfois comme des chambres gaz homicides. Ces aberrations ont beaucoup servi aux ngationnistes, qui en ont tir lessentiel de leurs affabulations. Lexemple du crmatoire I, le seul dAuschwitz I, est significatif. Dans sa morgue fut installe la premire chambre gaz. Elle fonctionna peu de temps, au dbut de 1942 : lisolement de la zone, quimpliquaient les gazages, perturbait lactivit du camp. Il fut donc dcid, la fin davril 1942, de transfrer ces gazages mortels Birkenau o ils furent pratiqus, sur des victimes essentiellement juives, une chelle industrielle. Le crmatoire I fut, par la suite, transform en abri antiarien, avec salle dopration. En 1948, lors de la cration du muse, le crmatoire I fut reconstitu dans un tat dorigine suppos. Tout y est faux : les dimensions de la chambre gaz, lemplacement des portes, les ouvertures pour le versement du Zyklon B, les fours, rebtis selon les souvenirs de quelques survivants, la hauteur de la chemine. A la fin des annes 70, Robert Faurisson exploita dautant mieux ces falsifications que les responsables du muse rechignaient alors les reconnatre. Un ngationniste amricain vient de tourner un film vido dans la chambre gaz (toujours prsente comme authentique) : on ly voit interpeller les visiteurs avec ses rvlations . Jean-Claude Pressac, lun des premiers tablir exactement lhistoire de cette chambre gaz et de ses modifications pendant et aprs la guerre, propose de la restaurer dans son tat de 1942, en se fondant sur des plans allemands quil vient de retrouver dans les archives sovitiques. Dautres, comme Tho Klein, prfrent la laisser en ltat, mais en expliquant au public le travestissement : lHistoire est ce quelle est ; il suffit de la dire, mme lorsquelle nest pas simple, plutt que de rajouter lartifice lartifice. Krystyna Oleksy, dont le bureau directorial, qui occupe lancien hpital des SS, donne directement sur le crmatoire I, ne sy rsout pas : Pour linstant on la laisse en ltat et on ne prcise rien au visiteur. Cest trop compliqu. On verra plus tard. (Eric Conan, Auschwitz : la mmoire du mal , LExpress, 19-25 janvier 1995, pages 54-69 ; p. 68). Dans sa longue tude, E. Conan a voulu montrer combien il y a loin de la mmoire lhistoire. Il la fait sans remettre en cause le dogme de lHolocauste ; il est mme all jusqu dire sa croyance en lexistence de larme de
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destruction massive appele chambre gaz et il a pos comme exactes et dmontres des assertions qui nont pas le moindre fondement scientifique. Nanmoins il a eu le courage de dnoncer de graves mensonges dont celui de la chambre gaz emblmatique quon prsente aujourdhui aux visiteurs dAuschwitz. Et il ose admettre que, ds la fin des annes 1970, jai eu raison sur le sujet. En 2005, je lui ai demand si son tude avait suscit des rectifications ou des protestations, en particulier de la part des autorits du Muse national dAuschwitz et de Krystyna Oleksy. Sa rponse a t : Aucune . 2) Intgralit de ce qui en est dit dans un livret de CD-Rom prfac par Simone Veil La motivation [Robert Faurisson] la : lamour exclusif de la vrit, telle serait lune de ses obsessions. Universitaire, Robert Faurisson ne cessera dutiliser cette caution scientifique, gage soi-disant de respectabilit. Il lit Maurice Bardche. Il dcouvre Paul Rassinier. Il dcortique Rimbaud, Lautramont et Apollinaire. Homme brillant et cultiv, il nen est pas moins un provocateur. Pendant les annes soixante-dix, Robert Faurisson travaille. Il bauche sa mthode historico-littraire. Il se rend aux archives dAuschwitz. Sa ngation va sy construire. Elle repose sur un fait rel : la chambre gaz du camp dAuschwitz I est une reconstitution , puisquelle a servi dentrept pour les mdicaments des S.S. et dabri antiarien aprs la mise en service des chambres gaz dAuschwitz II-Birkenau ; ce quil a pu voir (et ce que lon peut encore voir) est une chambre gaz suppose. Cest indniable. Il nempche que pour Robert Faurisson, il sagit dune supercherie dont les Juifs sont les auteurs (Le Ngationnisme (1948-2000). Entretiens diffuss sur France Culture sous la direction de Jean-Marc Turine. Livret par Valrie Igounet et Jean-Marc Turine prfac par Simone Veil, Vincennes, Frmeaux et associs, 2001, 48 pages ; p. 27-28). Annexes : deux dessins de Chard 1er dessin : 1er novembre 2006 : ce dessin de Chard (Franoise Pichard, de Paris) reoit le second prix du concours international des caricatures de l Holocauste organis par lIran. 2me dessin : Le professeur Bruno Gollnisch avait simplement dclar que, sur le sujet des chambres gaz, les historiens devaient pouvoir se prononcer librement. Il a dabord t suspendu denseignement pour cinq ans par lUniversit Lyon-III. Puis, les 7 et 8 novembre 2006, il a d comparatre devant le tribunal de Lyon, constitu du juge Fernand Schir et de ses deux assesseurs. Pressions et chantage lont conduit seffondrer et reconnatre devant ses juges lexistence du gnocide des juifs et des chambres gaz nazies. Le jugement sera rendu le 18 janvier 2007. Il faut savoir quen France, la loi interdit la contestation de lexistence des crimes nazis contre les juifs mme si [cette contestation] est prsente sous une forme dguise ou dubitative ou par voie dinsinuation (Code pnal, 2006, p. 2059). Par consquent, en la matire, il ne faut ni contester ni mme paratre contester.

Thran, le 11 dcembre 2006

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Signalons que lAAARGH a publi sur le net [Link] un numro spcial de Conseils de Rvision (207 pages soit 3,2 Mo) consacr la Confrence de Thran.

Alternance de dfaites et de victoires de la libert dexpression


Dfaites : En transit par Schipol, le rvisionniste flamand Siegfried Verbeke avait t arrt par les Hollandais et livr aux Allemands ; aprs 9 mois de dtention provisoire, ces derniers lont relch. Toutefois, revenu en Belgique, S. Verbeke a t nouveau emprisonn pour purger une peine de 1 an de prison pour rvisionnisme historique. De son ct, le germano-canadien Ernst Zndel a t condamn pour le mme motif par les Allemands 5 ans de prison. Zndel a dj pass deux ans dans les geles amricaines et canadiennes. Victoire : Le gouvernement italien avait, linitiative des juifs amricains, adopt un projet de loi antirvisionniste. Il y a finalement renonc devant les protestations des intellectuels italiens, dcidment plus habiles que leurs collgues franais. Semi-victoire ? : La proposition de Brigitte Zypries, ministre de la Justice allemand, dinstaurer un dlit de rvisionnisme dans tous les Etats de l'Union europenne a t adopte mais elle a t tellement dulcore par les dfenseurs de la libert dexpression (Pays-Bas, Grande-Bretagne, pays nordiques notamment) quil ny a rien en redouter.

Les Justes et le charabia au Panthon


Le 18 janvier 2007 a eu lieu au Panthon une crmonie dhommage aux Justes ayant aid des juifs en bravant les risques encourus (selon ce quon peut dsormais lire sur lun des murs du Panthon) ou au pril de leur vie (selon les agences de presse). Bravant les risques encourus ? Avec les Justes , cest donc le charabia qui entre au Panthon ; en effet, en bon franais, on brave un interdit, on court un risque et on encourt une peine ; cette inscription constitue en outre un plonasme. Au pril de leur vie ? Quelquun peut-il nous donner la liste des condamnations prononces contre des Justes ?

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Friedel, 9 ans : gaz mais revenu


Selon la version officielle et obligatoire de lhistoire, les juifs arrivant Auschwitz taient tris par sexe puis rpartis en deux files : d'une part, la file de droite avec les aptes au travail, provisoirement pargns et promis une mort rapide par le travail ; d'autre part, la file de gauche avec les inaptes, destins tre aussitt gazs et incinrs (les malades, les invalides, les enfants et les adultes qui les accompagnaient). Ceux qui n'y croient pas seraient des tres abjects et mme des criminels de la Pense (Lionel Jospin) ou des criminels contre la Vrit (Jacques Chirac). Alors, voyons le cas du convoi belge n XXV arriv Auschwitz le 21 mai 1944 c'est--dire au dbut de la priode la plus noire de l'histoire d'Auschwitz. (Ainsi, les historiens indiquent-ils qu'il y a eu, cette poque, jusqu 24.000 gazages par jour.) [1] A la date du 21 mai 1944, le Kalendarium indique : Arrive du convoi 25 venant de Malines (Belgique) avec 507 Juifs bord (228 hommes, 29 garons, 221 femmes, 29 fillettes). Il est probable que 200 Juifs d'autre origine ont t rattachs ce convoi lors de la slection l'arrive, l'issue de laquelle 300 hommes [2] et 99 femmes ont t admis dans le camp et immatriculs A-2546 A-2845 (pour les hommes) et A-5143 A-5241 (pour les femmes). Les quelque 300 autres personnes ont t gazes. Un tmoin oculaire confirme d'ailleurs la chose : Rgine Beer, qui fut vice-prsident de la Fondation Auschwitz et qui a inlassablement tmoign dans toutes les coles de Flandre et sur les plateaux de tlvision ; Rgine Beer a publi nagure le rcit de sa dportation Auschwitz dans ledit convoi XXV. [3] La description de la slection l'arrive que fait Rgine Beer est on ne peut plus conforme au dogme holocaustique : il y est question de SS en armes, de fouets, de chiens aboyants (toutes choses, on le notera, qu'on ne retrouve d'ailleurs pas dans les nombreuses photos qui ont t prises Auschwitz mme) ; bien entendu, Madame Beer n'oublie pas, au passage, d'insulter les rvisionnistes qui pourraient mettre en doute son rcit. Mais que s'est-il plus prcisment pass sur la rampe ? Au bout de la route [comprendre : du quai], le commandant du camp ou le mdecin du camp : d'un mouvement de la main droite ou gauche, ils dcidaient si l'on devait disparatre tout de suite ou si l'on avait le droit de vivre encore un peu. Les vieux, les malades, les infirmes, les gens qui portaient un enfant dans les bras ou la main, les femmes enceintes et des groupes entiers de jeunes enfants taient immdiatement envoys gauche. Pour tre gazs et brls : mais nous ne le savions pas encore. C'est ici que se situe un pisode rcurrent, un classique du tmoignage holocaustique, un must : Rgine descend du train en portant dans ses bras un enfant que sa mre, puise, lui a confi mais que sa grand-mre rcupre au moment de la slection ; C'est ce qui m'a sauv la vie : avec l'enfant dans les bras, j'aurais t envoye immdiatement aux chambres gaz. C'est ainsi que j'ai survcu cette premire slection. Dans ce mme convoi se trouvaient Esther T. (44 ans) et son fils g de 9 ans seulement, Friedel R.. A cet ge, Friedel ne pouvait videmment qu'tre envoy dans la file de gauche, celle des inaptes gazer, en compagnie de sa mre. Il faut en effet se rappeler que, sauf exception, les SS ne sparaient jamais les enfants de leur mre ; les garons eux-mmes suivaient leur mre dans le camp des femmes, tout en figurant dans la statistique du camp des hommes. [4] Pour les historiens, si les SS agissaient de la sorte, ce ntait pas par humanit mais dans le but de se simplifier la tche : l'apte ainsi sacrifi (puisqu'on le gazait alors qu'il aurait pu tre mis au travail) les aidait maintenir l'ordre dans les rangs des victimes ; c'est l une interprtation tout fait incohrente, d'ailleurs, car ctait bien de la part des adultes que les SS pouvaient craindre des gestes de rbellion mais peu importe car ce qui compte, en l'occurrence, c'est qu'Esther accompagna logiquement son fils dans la file de gauche. Esther et son petit Friedel furent donc immdiatement gazs comme tous les inaptes de cette file de gauche. On peut dailleurs le vrifier : Esther ne fait pas partie des 99 femmes qui furent pargnes et immatricules A-5143 A-5241 (dont Rgine Beer, immatricule A-5148) et Friedel ne fait pas partie non plus des quelque 300 hommes qui furent pargns et immatriculs A-2546 A-2845. D'autres documents nous le confirment : ainsi le Mmorial de la dportation des Juifs de Belgique affirme-t-il conformment au dogme que tous les enfants du convoi ont t gazs sur le champ. En ralit, ce sont l des fariboles et la vrit est toute autre : s'il est exact qu'Esther et son fils ont bien t envoys dans la
[1] Rcit tir dun article de J-M. Boisdefeu, Akribeia, n 4, mars 1999. [2] A savoir quelque 100 hommes du convoi XXV auxquels ont t rattachs 200 hommes dun autre convoi. [3] KZ A5148 , EPO, Bruxelles, 1992
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file de gauche, ils n'ont pas t gazs pour autant et cela pour la raison incontournable qu'ils sont revenus en Belgique. On peut le vrifier sans faire de grandes recherches puisqu'ils figurent dans la liste nominative des rescaps publie par l'Administration des Victimes de la Guerre Bruxelles. Les historiens objecteront peut-tre aussitt que Friedel a t pargn pour faire l'objet d'exprimentations mdicales [autre poncif holocaustique] et qu'il y a survcu et, qui sait, n'y a peut-tre finalement pas t soumis pour l'une ou l'autre raison ; cette objection maligne ne peut videmment tre retenue car, dans ce cas, Friedel aurait t envoy dans la file de droite et immatricul avec les aptes du convoi. Esther et son fils furent finalement immatriculs mais plus tard et ils reurent des numros sans rapport avec les numros reus par les aptes de la file de droite. Que s'est-il donc pass ? Selon une note rdige en 1945 par une association affilie au Service International de Recherche d'Arolsen (Aide aux Isralites victimes de la Guerre), Esther a dclar qu'aprs la slection, elle avait t envoye avec son fils dans le camp des familles et qu'ils y taient rests jusqu' la libration du camp par les Russes en janvier 1945. Esther a prcis avoir travaill dans un Aussenkommando . Et qu'taient devenus les autres femmes, enfants et autres inaptes de la fameuse file de gauche ? Peu curieux, ne sachant pas qu'il crivait l'histoire, le fonctionnaire qui l'interrogeait a simplement not : N'a rien su de ce qui se passait avec le transport car a t d'abord au Familienlager. Une chose est sre : le sort qu'ont connu Esther et son petit Friedel ne s'explique pas la lumire de la version officielle de l'histoire c'est--dire dans les tnbres du dogme. Le tmoignage dEsther na jamais intress les mdias ; il est sans intrt puisquil na rien dextravagant ; de plus, il sinscrit mal dans lopration de bourrage de crne laquelle les historiens nous soumettent depuis un demi-sicle ; dailleurs le tmoignage dEsther ne serait-il pas nausabond puisquil conforte les thses rvisionnistes ? La seule prsence sur le plateau dune chane de tlvision dEsther et de Friedel ne serait-elle dj pas un outrage abominable la Mmoire ? Mieux vaut donc recourir au tmoignage de folles sen allant rptant contre toute vraisemblance que le ciel dAuschwitz tait obscurci par des flots de fume noire sortant de crmatoires dans lesquels on brlait des enfants juifs comme Friedel.
[4] Ainsi, ce ne sont pas eux qui, au cours de lt 1942, Pithiviers, ont spar plus de 4.000 enfants de leur mre mais les Franais.

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Anne Frank a-t-elle t gaze Auschwitz ou est-elle morte du typhus Bergen-Belsen ?


Maurice Haas-Colle
Pour les historiens, le sort des juifs dports Auschwitz tait invitablement le suivant : les juifs jugs aptes au travail taient pargns et immatriculs (tatous), les autres tant aussitt gazs. Ainsi, prenons le cas du convoi de juifs hollandais arriv Auschwitz le 5 septembre 1944 et dans lequel se trouvait la clbre Anne Frank, un des symboles de lextermination des juifs. Les historiens disent que sur les 1.019 juifs du convoi, 470 ont t retenus pour le travail et immatriculs, les 549 autres tant aussitt gazs. Etant morte du typhus Bergen-Belsen en 1945, Anne Frank a donc d obligatoirement avoir t immatricule son arrive Auschwitz. Toutefois, celui qui sintresse srieusement la question constate que : les historiens affirment que la liste des personnes immatricules a t gare ; cest bien fcheux mais, effectivement, pas impossible ; ils ont pu dterminer par dduction que 212 femmes avaient t immatricules (A-25.060 A25.271) ; sappuyant sur le dogme, ils en concluent quAnne a d recevoir un numro de cette srie mais ils ne se sont pas beaucoup proccups de le vrifier. En vrit, on constate, la lecture des plus rputs biographes dAnne, que ce point est vacu comme avec gne. Ainsi en est-il de Mirjam Pressler, laquelle fut trs proche du pre Frank et collabora ldition du Journal dAnne ; on est donc en droit dattendre des dtails intressants de sa part. Or, si elle consacre plusieurs pages au premier orgasme (sans dfloration) quaurait connu Anne en avril 1944 dans lannexe dAmsterdam, par contre, elle ignore compltement le problme de son immatriculation. Cest curieux. On na pas plus de chance avec Willy Lindwer, journaliste, auteur dun film sur la dportation dAnne. En supplment, il publia les interviews de six tmoins dont il stait servi pour son documentaire ; ces tmoins, interroges en fait non pas sur elles-mmes mais sur Anne, arriveront tout de mme parler de leur propre immatriculation mais pas de celle dAnne. Cest tonnant. [1] On peut, la suite de Lindwer, examiner dans le dtail les tmoignages danciennes dtenues hollandaises (toutes immatricules) qui avaient ctoy Anne Frank et sa famille Auschwitz mais en vain ; leurs rcits ne sont dailleurs ni clairs ni cohrents et ils ne permettent mme pas de reconstituer avec certitude le droulement des vnements lors de larrive du convoi, de la slection des aptes et du tatouage ; un fait frappe tout de mme le lecteur : les Frank mre et filles napparaissent pas dans les rcits des premiers jours ni mme des premires semaines de leur internement Auschwitz, pas mme dans les rcits des dtenues arrives en mme temps quelles. Ne serait-on pas en droit destimer que les Frank ne faisaient pas partie du groupe des immatricules (lesquelles se retrouvrent toutes en quarantaine, apparemment sans les Frank) et ne les ont rejointes que plus tard aprs avoir t extraites du Durchgangslager (camp de transit) o taient envoyes, cette poque et selon la thse rvisionniste, les femmes non immatricules parce que non retenues pour le travail Auschwitz et en attente soit dun transfert dans un autre camp, soit dune rimplantation dans une zone de rimplantation ? Le Kalendarium lui-mme affirme dailleurs que, lorsquAnne et sa sur furent envoyes Bergen-Belsen, elles se trouvaient dans le camp de transit. [2] Cette dduction se trouve finalement confirme par un tmoignage indit, celui dune juive franaise (Mathilde J.), elle aussi dporte Auschwitz. Elle y fut immatricule A-16.734 puis, en janvier 45, elle fut transfre Bergen-Belsen. Mathilde J. a rdig en 1988 un texte de 6 pages intitul Bergen-Belsen 1945 ; dans ce texte, elle affirme avoir ctoy Anne Frank linfirmerie de Bergen-Belsen et prcise ( deux reprises) que cette dernire navait pas t immatricule : ainsi trouve-t-on en exergue de son texte la mention : Anna Frank, 16 ans, n : nant Mathilde J[], 18 ans, n A-16.734 ; et plus loin [p. 6] : Anna ntait pas tatoue.
[1] Mirjam Pressler, Qui tait Anne Frank ?, Calmann-Lvy, 1995. Willy Lindwer, The Last Seven Months of Anne Frank, MacMillan, 1991. Auteurs aussi dcevants : Ernst Schnabel, Danuta Czech, Robert Kempner, Melissa Mller, Carol Ann Lee, David Barnouw, etc. [2] Soit dit en passant, certains tmoins ne sont pas tendres ; ainsi Ronnie Goldstein-van Cleef dit quAnne tait geignarde, enfant gte, difficile et que limage sainte quon en a donne mrite des corrections ; par ailleurs, ctait une fille ordinaire qui ne parlait jamais de son journal. (Ellis Jonker, Btin. Fion. Auschwitz, n 91/2006, p. 98)
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La conclusion quon en tirera (avec prudence) est quil est permis de penser quAnne Frank na pas t immatricule et que certains sont au courant mais nous cachent ce fait drangeant puisquil en dcoule quAnne aurait d tre gaze. A moins de rviser le dogme ou, tout le moins, rviser lhistoire de la dportation dAnne Frank (dans lespoir de ne pas corner le dogme), on pourrait donc affirmer (On devrait mme laffirmer pour ne pas tomber dans le pch et risquer la correctionnelle.) quAnne Frank est morte deux fois : aprs avoir t gaze Auschwitz, elle a t transfre Bergen-Belsen et y est morte du typhus. [3]
[3] Parmi les autres femmes du convoi qui ne furent probablement pas immatricules, on en trouve au moins une autre qui ne fut pas gaze pour autant et mourut de mort naturelle : il sagit de la mre de lhomme politique juif autrichien Benedikt Kautsky ; elle tait ge de plus de 80 ans et il est difficile de prtendre qu cet ge, elle navait t pargne que parce quelle avait t retenue pour le travail.

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Dautres Anne, brles vives


On sait [mal] que les Allis adoptrent une politique terroriste de bombardement des villes allemandes, Churchill, conseill par Lindemann, ayant espr que la destruction par le feu des quartiers ouvriers des villes allemandes conduirait la victoire dans lespace de dix-huit mois. [1] Les Britanniques lapprouvrent, y compris les lites, les journaux et mme les Eglises, ce qui, il est vrai, ne saurait surprendre. La Grande-Bretagne ne consacra pas moins de 40% de son budget de guerre cette politique criminelle qui cota la vie au moins 600.000 innocents civils allemands, en majorit des femmes et des enfants, crass sous leurs maisons ou brls vifs. Mme sils lapprouvrent, les Britanniques ont eu conscience de lhorreur de cette politique (Churchill lui-mme aurait dit : Sommes-nous donc devenus des btes sauvages ? ) ; ils ont rsolu leur problme de conscience par compensation en propageant la fable du gazage des juifs. Il se trouve en France des gens pour justifier cette tentative de gnocide sur le peuple allemand : ainsi Simone Veil, rcipiendaire de divers prix de vertu (prix de tolrance, etc.), a-t-elle dclar en janvier 2005 loccasion du 60me anniversaire de la libration dAuschwitz : Il y a eu certes beaucoup de civils tus, mais sans doute fallait-il en passer par l pour quils comprennent. [2] Cette apologie de gnocide rvle non seulement un fonds mauvais mais aussi une ignorance crasse car il est bien connu que cette politique terroriste na fait que renforcer la dtermination des Allemands et reculer lissue de la guerre. Parmi ces bombardements terroristes, celui de Wrzburg le 16 mars 1945, jour de la mort dAnne Frank Bergen-Belsen, fit 4.500 morts dont un certain nombre de femmes et fillettes qui portaient le mme prnom que lhrone juive. Puisque loccasion nous en est donne, pourquoi nvoquerions-nous pas galement la mmoire de ces autres malheureuses, brles vives ? [3]
[1] R. Hochhuth, Soldats. Ncrologie pour Genve, Seuil, 1968, p. 68. [2] Aprs Auschwitz, n 293, mars 2005, p. 8. [3] Liste de 133 noms extraits de Dr. Hans Oppelt, Wrzburger Chronik des Denkwrdigen Jahres 1945, Verlag F. Schningh (Wrzburg), 1947 ; on peut estimer quil y manque une soixantaine dAnna non identifies.

In Memoriam
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