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Exercices d'Algèbre Corrigés

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Universit Choua Doukkali Facult des Sciences e b e Dpartement de Mathmatiques et Informatique e e Fili`re SMIA Semestre 1 AU : 2010/2011 e

Module Alg`bre 1 e Responsable : A. Ha ly

Exercices Corrigs e
Exercice 1 1. Soit E = {x = a2 + b2 N : a, b N}. Montrer que E est une partie stable de (N, ). 2. Soit F = {x = a2 + b2 + c2 N : a, b, c N}. Montrer que F nest pas une partie stable de (N, ). (Indication pour 2 : montrer que 3 et 5 sont dans F mais pas leur produit). Corrig. e 1 - Soient a, b, c, d N, on a : (a2 + b2 )(c2 + d2 ) = a2 c2 + a2 d2 + b2 c2 + b2 d2 = a2 c2 + b2 d2 + 2abcd + a2 d2 + b2 c2 2abcd = (ac + bd)2 + (ad bc)2 = (ac + bd)2 + |ad bc|2 . On a ac + bd, |ad bc| N, donc (a2 + b2 )(c2 + d2 ) E. E est stable par multiplication. 2 - Nous allons montrer que F nest pas stable par multiplication. On a 3 = 12 + 12 + 12 et 5 = 22 + 12 + 02 . Donc 3 et 5 sont dans F . Montrons que 15 = 3.5 nest pas un lment de F . Sinon, 15 = a2 + b2 + c2 . On peut ee supposer que a b c. Ncessairement c 3, car sinon c 4 et a2 + b2 + c2 16. Dautre part, c > 2, car e sinon a2 + b2 + c2 12. Il en rsulte que c = 3. On a alors 15 = 9 + b2 + c2 . Ce qui entra que b2 + c2 = 6. e ne Ce qui est impossible par vrication directe. Donc 15 F . e / Exercice 2 Dans C, on consid`re la LCI dnie par x y = x + y xy x2 y 2 e e 1. Montrer que la loi est commutative et poss`de un lment neutre. e ee 2. Montrer que tout lment de C est symtrisable pour . ee e 3. Calculer 1 1 et 1 (1). 4. Montrer quil existe des lments non rguliers pour . ee e 5. est-elle associative ? Corrig. e 1. Soient x, y C. On a x y = x + y xy x2 y 2 = y x. Donc est commutative. Soit e C tel que x C on a x e = x. Alors x C, x + e xe x2 e2 = x. Donc e(1 x ex2 ) = 0. Par suite e = 0. On vrie bien que x 0 = x. 0 est llment neutre de . e ee 2. Soit a C . Si a = 0, alors a est symtrisable. Si a = 0, alors a est symtrisable, si et seulement si, e e il existe x C tel que a x = a + x ax a2 x2 = 0. Donc, si et seulement si, lquation du second degr e e a2 x2 + (a 1)x a = 0 poss`de une solution. Or dans C toute equation de ce type poss`de des solutions. Donc e e tout lment de C est symtrisable pour la loi . ee e 3. On a 1 1 = 1 (1) = 0. 4. Dapr`s 3, 1 1 = 1 (1), mais 1 = 1. Donc 1 nest pas rgulier. e e 4. La loi nest pas associative car 1 poss`de deux symtriques 1 et 1. (ou aussi parce quil existe un e e lment symtrisable non rgulier). ee e e Exercice 3 Donner un exemple de mono contenant un lment symtrisable ` gauche mais non symtrisable ` droite. de ee e a e a (Indication : Considrer le mono (F(N, N), ), des applications de N dans lui-mme). e de e Corrig. e Soit f : N N dnie par f (n) = n + 1, n N. Considrons g : N N dnie par g(n) = n 1, si n 1 e e e et g(0) = 0. Alors g f = IN . Donc f est symtrisable ` gauche. Or f g(0) = 1 = 0. Donc f g = IN . e a

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Exercice 4 Sur E = Q2 , on dni la loi par : (a, b) (a , b ) = (aa , ba + b ). Citer les proprits de cette loi. On e ee tudiera en particulier les lments symtrisables. e ee e Corrig e Associativit. Soient (a, b), (a , b ), (a , b ) E. On a : e ((a, b) (a , b )) (a , b ) = (aa , ba + b ) (a , b ) = (aa a , (ba + b )a + b ) = (aa a , ba a + b a + b ). (a, b) ((a , b ) (a , b )) = (a, b) (a a , b a + b ) = (aa a , ba a + b a + b ). Donc ((a, b) (a , b )) (a , b ) = (a, b) ((a , b ) (a , b )), par consquent, est associative. e Commutativit. On a (a, b) (a , b ) = (aa , ba + b ) et (a , b ) (a, b) = (a a, b a + b). Il est facile de voir e que la loi nest pas commutative. En eet, (1, 1) (0, 1) = (0, 1) alors que (0.1) (1, 1) = (0, 2). Elment neutre. Soit (e, e ) E tel que (a, b) E, on a : (a, b) (e, e ) = (e, e ) (a, b) = (a, b). e Alors ae = ea = a et be + e = e a + b = b, a, b Q. Ainsi e = 1 et e = 0. On vrie ensuite que e (a, b) (1, 0) = (1, 0) (a, b) = (a, b). Donc poss`de un lment neutre qui est (1, 0). e ee En conclusion (E, ) est un mono non commutatif. de Elments symtrisables. Soit (a, b) E un lment symtrisable. Il existe alors (a , b ) E tel que (a, b) e e ee e (a , b ) = (a , b ) (a, b) = (1, 0). Par consquent, aa = a a = 1 et ba + b = b a + b = 0. Il en rsulte que a = 0, e e a = a1 et b = b.a1 . Rciproquement, si a = 0, alors (a, b) (a1 , b.a1 ) = (a1 , b.a1 ) (a, b) = (1, 0). e En conclusion, (a, b) est symtrisable, si et seulement si, a = 0 et on a alors (a, b)1 = (a1 , b.a1 ). e

Elments rguliers. Les lments symtrisables sont rguliers. e e ee e e Rciproquement, si (a, b) nest pas symtrisable, on a a = 0 et (a, b) = (0, b). On a (0, b) (1, b) = (0, 0) = e e (0, b) (0, 0), alors que (1, b) = (0, 0). Ce qui veut dire que (0, b) nest pas rgulier. Donc dans ce mono un e de lment est rgulier, si et seulement si, il est symtrisable. ee e e Exercice 5 On note P(E) lensemble des parties dun ensemble non vide E. Pour lesquelles des lois , ou , P(E) est-il un groupe ? Corrig e (P(E), ) est un mono dlment neutre E mais nest pas symtrisable. (P(E), ) est un mono de e e e de dlment neutre mais E nest pas symtrisable. ee e La loi est associative, commutative et poss`de un lment neutre . Tout lment est le symtrique de e ee ee e lui-mme (AA = ). Donc (P(E), ) est un groupe ablien e e Exercice 6 Soit E lintervalle ouvert ] 1, 1[. Pour x, y E, on pose x y = 1. Montrer que dnit une l.c.i. sur E. e 2. Soit lapplication f : R R dnie par f (x) = e ex ex , x R. ex + ex x+y . 1 + xy

a. Montrer que f (R) = E. b. Montrer que x, y R, on a f (x + y) = f (x) f (y). En dduire que (E, ) est un groupe ablien isomorphe e e

Universit Choua Doukkali Facult des Sciences e b e Dpartement de Mathmatiques et Informatique e e Fili`re SMIA Semestre 1 AU : 2010/2011 e a ` (R, +). Corrig. e 1. Montrons que si x, y E, alors x y E. Dabord on a 1 + xy = 0 et 1 (x y)2 =

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(1 + xy)2 (x + y)2 1 x2 y 2 x2 y 2 (1 x2 )(1 y 2 ) = = >0 (1 + xy)2 (1 + xy)2 (1 + xy)2

car x2 < 1 et y 2 < 1. Do` 0 (x y)2 < 1. Par suite 1 < x y < 1 u 2 - a - La fonction f ainsi dnie est la tangente hyperbolique x thx (voir cours dAnalyse), cest une e bijection de R sur E. Donc f (R) = E. th(x) + th(y) = f (x) f (y). 1 + th(x)th(y) Donc (E, ) est isomorphe ` (R, +). Par consquent (E, ) est un groupe isomorphe ` (R, +). a e a b - On f (x + y) = th(x + y) = Exercice 7 Soit lensemble E = Z Z sur lequel on dnit la loi de composition interne note de la mani`re suivante : e e e (a, x), (b, y) E, (a, x) (b, y) = (a + bx, xy) 1. Montrer que (E, ) est un mono de. 2. Soit u E. Pour n N, on pose un = u u . . . u (n fois). Montrer que (a, 1)n = (na, 1). 3. On note G le groupe des lments inversibles de (E, ). ee a - Dterminer G. e b - G est-il ablien ? Justier. e Corrig. e 1. Soient (a, x), (b, y), (c, z) E. On a : ((a, x) (b, y)) (c, z) = (a + bx, xy) (c, z) = (a + bx + cxy, xyz) (a, x) ((b, y) (c, z)) = (a, x) (b + cy, yz) = (a + bx + cyx, xyz) Donc est associative. Soit (e, e ) tel que (a, x) (e, e ) = (e, e ) (a, x) = (a, x), (a, x) E. On a a + xe = e + ae = a et xe = e x = x. Donc e = 1 et e = 0. Puis on vrie que (0, 1) est bien llment neutre de cette loi. e ee

Conclusion, (E, ) est un mono de. 2 - On montre par rcurrence que n N, on a (a, 1)n = (na, 1). e Cest vrai pour n = 0 car (a, 1)n = (0, 1). Supposons la proprit vraie pour n. On a (a, 1)n+1 = (a, 1)n (a, 1) = ee (na, 1) (a, 1) = ((n + 1)a, 1). Do` le rsultat. u e 3 - a - On a (a, x) est inversible, si et seulement si, il existe (b, y) E tel que (a, x)(b, y) = (b, y)(a, x) = (0, 1). Donc on a a + bx = b + ay = 0 et xy = 1. Comme x, y Z, on a x = 1 et y = 1 ou x = 1 et y = 1. Si x = 1 alors (a, 1) (a, 1) = (a, 1) (a, 1) = (0, 1). Donc (a, 1) est inversible. Si x = 1 alors (a, 1) (a, 1) = (0, 1). Donc (a, 1) est inversible. Ainsi G = {(a, x) E : x = 1}. b - G nest pas ablien car (1, 1) (1, 1) = (2, 1) alors que (1, 1) (1, 1) = (0, 1). e Exercice 8 Soit G un groupe, H et K deux sous-groupes de G. Montrer que H K est un sous-groupe de G, si et seulement si, H K ou K H. Corrig e Montrons que, si H K est un sous-groupe, alors H K ou K H. Par contraposition. Si H K et K H. Il existe x H x K et y K, y H. Montrons que xy 1 H K. Sinon, xy 1 H ou xy 1 K. Si / / / 3

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xy 1 H on a x1 xy 1 H, ce qui entra y 1 H. Absurde. De mme, xy 1 K entra x = xy 1 y K ne e ne cest encore une absurdit. Donc xy 1 H K. Par suite H K nest pas un groupe. e / La rciproque est vidente. e e Exercice 9 Montrer que lapplication exponentielle exp : (C, +) (C , ) est un morphisme de groupes. Dterminer e son noyau et son image. Corrig. Soit z = x + iy C. ez = ex (cos y + i sin y) Montrons que f : (C, +) (C , ), z ez est un e morphisme. En eet, si z = x + iy et z = x + iy dans C, alors ez ez = ex+x (cos y + i sin y)(cos y + i sin y ) = ex+x (cos(y + y ) + i sin(y + y )) = ez+z Soit z = x + iy C, z Kerf f (z) = 1 ex (cos y + i sin y) = 1 x = 0 et y = 2k o` k Z. Donc u Kerf = 2iZ. Soit z = x + iy C et u = a + ib C tel que eu = z. Alors ea (cos b + i sin b) = |z|(cos + i sin ), o` u = Argz. Donc, si on prend u = ln |z| + i, alors eu = z. Lexponentielle est donc surjective. Exercice 10 Soit E un ensemble, P(E) lensemble des parties de E. Montrer que (P(E), , ) est un anneau commutatif. Corrig. e On a (P(E), ) est un groupe ablien et (P(E), ) est un mono commutatif. Il reste ` montrer que est e de a distributive par rapport ` . a Soient A, B, C E. On a (A B)\(A C) = (A B) (A C) = (A B) (A C) = ((A B) A) ((A B) C) = (A B) C = A (B C) = A (B\C). Donc A(BC) = A((B\C)(C\B)) = (A(B\C))(A(C\B)) = ((AB)\(AC))((AC)\(AB)) = (A B)(A C) Exercice 11 1 - Montrer que Z est un mono pour la loi dnie par : de e x y = x + y xy 2 - Trouver les lments inversibles de (Z, ). ee 3 - Calculer pour la loi , les puisances dun lment a Z. ee Corrig. e 1 - Associativit. Soient x, y, z Z, on a : e (x y) z = (x + y xy) z = x + y xy + z xz yz + xyz et x (y z) = x (y + z yz) = x + y + z yz xy xz + xyz. Donc (x y) z = x (y z). est associative. Commutativit. x, y Z, x y = x + y xy = y + x yx = y x. est commutative. e Elment neutre. Soit e tel que x e = x, x Z. On a x + e ex = x. Donc ex = 0, par suite e = 0. On e vrie alors que x 0 = 0 x = x. Ainsi 0 est llment neutre de . e ee En conclusion, (Z, ) est un mono commutatif. de

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2 - Un lment x de Z est inversible pour , sil existe x Z tel que x x = x + x xx = 0. Ou encore, ee 1 (1 x)(1 x ) = 0. Ce qui implique que (1 x)(1 x ) = 1. Par consquent 1 x = 1 ou 1 x = 1, e x = 0 ou x = 2. Les lments inversibles de (Z, ) sont 0 et 2. ee 3 - En remarquant que xy = 1(1x)(1y), montrons par rcurrence que xn = 1(1x)n . Cest vrai pour e n = 0, x0 = 0. Supposons la proprit vraie pour n. On a x(n+1) = xxn = 1(1x)(1x)n = 1(1x)n+1 . ee Exercice 12 Soit X un ensemble. On consid`re (F(X), ), le mono des applications de X dans lui-mme. Soit f F(X). e de e Montrer que : 1 - f est rguli`re ` gauche f est injective f est inversible ` gauche. e e a a 2 - f est rguli`re ` droite f est surjective f est inversible ` droite. e e a a 3 - f est bijective f est rguli`re f est inversible. e e Corrig. e 1 - f rguli`re ` gauche f injective. Supposons que f est rguli`re ` gauche, soient y, y X tels e e a e e a que f (y) = f (y ). Montrons que y = y . Considrons les applications constantes g, h F(X), telles que e x X, g(x) = y et h(x) = y . On a x X. f g(x) = f (g(x)) = f (y) = f (y ) = f (h(x)) = f h(x). Donc f g = f h. Comme f est rguli`re ` gauche, g = h. Donc y = y . f est injective. e e a f injective f inversible ` gauche. Supposons que f est injective. Pour tout y x, f 1 {y} est un singleton a ou vide. Fixons a X et dnissons g F(X) par : g(y) = x si f 1 {y} = {x}, g(y) = a, si f 1 {y} = . Alors e x X, on a : g f (x) = x, x X. Donc g f = IX . f inversible ` gauche f rguli`re ` gauche. Cette implication est vraie dans tout mono a e e a de. 2 - f rguli`re ` droite f surjective. Par contraposition, supposons que f ne soit pas surjective. Il e e a existe y X tel que y f (X). Soient a, b X, a = b. On consid`re g, h F(X) dnies par : g est / e e lapplication constante g(x) = a, x X, h est dnie par h(x) = a si x f (X), h(x) = b sinon. On a e g f (x) = h f (x) = a, x X, mais g = h. Donc f nest pas rguli`re ` droite. e e a f surjective f inversible ` droite. Supposons que f est surjective. Alors y X, on a f 1 {y} est non a vide. Les ensembles f 1 {y} forment une partition de X, on choisit dans chaque f 1 {y} un lment z. On ee dnit ainsi une application par z = g(y). Alors f g = IX . e Limplication f inversible ` droite f rguli`re ` droite est vraie dans tout mono a e e a de. 3 - Les quivalences f est bijective f est rguli`re f est inversible, sont une consquence de 2 et 3. e e e e Exercice 13 Soit E un mono dlment neutre e. de e e 1 - Montrer que tout lment inversible ` gauche et rgulier ` droite est inversible. ee a e a 2 - Donner un exemple dun mono contenant un lment inversible ` gauche non inversible ` droite. de ee a a 3 - Montrer que dans un mono ni tout lment rgulier ` gauche ou ` droite est inversible. de ee e a a Corrig. e 1 - Soit x E inversible ` gauche et rgulier ` droite. Il existe x E tel que x x = e. On a (xx )x = a e a x(x x) = xe = x = ex. Puisque x est rgulier ` droite, on a : xx = e. Donc x est inversible. e a

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2 - En utilisant lexercice 12, il sut de considrer F(X) avec X inni et une application injective non e surjective. Par exemple X = N et f : N N, dnie par f (n) = n + 1. e 3 - On suppose que E est ni et a E rgulier ` droite. Soit lapplication a : E E, dnie par a (x) = xa. e a e Puisque a est rgulier ` droite, a est injective. Or E et ni, donc a est bijective. Il existe a E tel que : e a a a = e. Donc a est inversible ` gauche et rgulier ` droite. On applique alors 1. a e a Par la mme mthode on dmontre que rgulier ` gauche inversible. e e e e a Autre mthode. On consid`re lapplication : N E dnie par (n) = an . Puisque E et ni, ne peut e e e pas tre injective. Donc il existe m > n tels que an = am . Donc, puisque a est rgulier ` gauche ou ` droite, il e e a a en est de mme de an . Donc amn = e. Ou encore a.amn1 = amn1 .a = e. Donc a est inversible. e Exercice 14 1 - Soit (E, .) un ensemble ni muni dune l.c.i associative pour laquelle tout lment est rgulier. Montrer ee e que (E, ) est un groupe. 2 - Le rsultat prcdent reste-il vrai si on suppose seulement que tout lment est rgulier ` gauche ? e e e ee e a Corrig e 1 - Nous allons montrer que (E, ) poss`de un lment neutre. Soit a E x. On consid`re les applications e ee e e a , a : E E, dnies par a (x) = ax et a (x) = xa. Puisque a est rgulier , a et a sont injectives. Comme e e E est ni, elles sont bijectives. Donc e E tel que ae = a (e) = a. Soit x E. Comme a est bijective, il existe x E tel que x = x a. On a xe = (x a)e = x (ae) = x a = x. De mme on a a(ex) = (ae)x = ax, donc e par rgularit de a on a ex = x. Par consquent, (E, ) poss`de un lment neutre e. e e e e ee (E, ) est un mono ni dans lequel tout lment est rgulier, on utilise alors lexercice 13 question 3, pour de ee e conclure que tout lment de E et inversible. Donc (E, ) est un groupe. ee 2 - Soit E un ensemble ni de cardinal 2. On dnit sur E la loi par x y = y, x, y E. Alors est e associative et tout lment de e est rgulier ` gauche car a x = a y x = y. Mais (E, ) nest pas un groupe ee e a (il ne poss`de pas dlment neutre). e ee Exercice 15 Montrer que les groupes (Q, +) et (Q , ) ne sont pas isomorphes. + Corrig e Supposons quil existe un isomorphisme f : (Q, +) (Q , ). Il existe Q, tel que f () = 2. On a + 2 2 = f () = f ( + ) = f ( ) . Donc f ( ) = 2. Absurde, car 2 Q. / 2 2 2 2 Exercice 16 1 - Dire les ensembles suivants sont sous-anneaux de R. si des 3 A = {a + b 2 R : a, b Z}. B = {a + b 2 R : a, b Z}. 2 - Montrer que D = {a + bi C : a, b Z}, o` i2 = 1, est un sous-anneau de C. Trouver ses lments u ee inversibles. Corrig e 1 - a 1 A. Soient a + b 2, a + b 2 A, alors : On (a + b2) (a + b 2) = (a a ) + (b b ) 2 A, car (a a ), (b b ) Z. (a + b 2)(a + b 2) = (aa + 2bb ) + (ab + ba ) 2 A, car aa + 2bb , ab + ba Z. En conclusion, A est un sous-anneau de R.

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3 3 Nous allons montrer que B nest pas un sous-anneau. Plus ecisment ( 2 = 4 B. Suppopr e que 2) / 3 3 3 3 3 3 3 3 sons que 4 = a + b 2 B. On multiplie par 2 on obtient 8 = 2 = a 2 + b 4. Donc, a 2 + b 4 = 3 3 2 3 a 2 + b(a + b 2) = ab + (a + b ) 2 = 2. - Si a + b2 = 0, on a b3 = 2, ce qui est impossible. - Si a + b2 = 0, alors 3 2= 2 ab Q, ce qui est encore impossible. a + b2

3 En consquence, ( 2)2 B. B nest pas un sous-anneau de R. e / 2 - On a 1 D. Soient a + bi, a + b i D, alors :

(a + bi) (a + b i) = (a a ) + (b b )i D, car (a a ), (b b ) Z. (a + b 2)(a + b i) = (aa bb ) + (ab + ba )i D, car aa bb , (ab + ba ) Z. D est donc un sous-anneau de C. Soit z = a + bi D un lment inversible. Il existe z = c + di D tel que zz = 1. En prenant les modules, ee on obtient | zz |2 =| z |2 | z |2 = 1. Par consquent (a2 + b2 )(c2 + d2 ) = 1. Il en rsulte que a2 + b2 = 1. Do` e e u (a, b) = (0, 1), (1, 0), (0, 1) ou (1, 0). Les lments inversibles sont donc 1, 1, i et i. ee Exercice 17 Soit R. Donner une condition ncessaire et susante sur pour que lensemble {a + b R : a, b Q}, e soit un sous-anneau de R. Corrig e Soit A = {a + b R : a, b Q}. On a 1 A et il est clair que A est toujours un sous-groupe de (R, +). Supposons que A soit un sous-anneau de R, alors a, b, a , b Q, on a : (a + b)(a + b ) = aa + (ab + ba ) + bb 2 A, ce qui entra 2 A. i.e 2 = c + d, avec c, d Q. Cette condition est aussi susante, car si ne 2 = c + d, on a (a + b)(a + b ) = aa + (ab + ba ) + bb 2 A Exercice 18 (voir aussi exercice 26) Soit (A, +, ) un anneau. On dsigne par 0, llment neutre de (A, +) et par 1, llment neutre de (A, ). e ee ee On dit que a A est nilpotent sil existe k N tel que ak = 0. 1. Montrer que si a et b sont nilpotents et que ab = ba, alors a + b est nilpotent. 2. Montrer que si a est nilpotent alors 1 a est inversible. Calculer alors son inverse. 3. Trouver les lments nilpotents de Z/10Z et de Z/12Z. ee Corrig. 1. Soient a, b A nilpotents. Il existe k, m N tels que ak = bm = 0. Comme ab = ba, on peut e appliquer la formule du binme, on a : o (a + b)k+m = = =
k+m i=0 i Ck+m ai bk+mi + i Ck+m ai bk+mi k+m

k i=0

i Ck+m ai bk+mi

bm

k i=0

i Ck+m ai bki + a

i=k+1 k+m k i=k+1

i Ck+m aik bk+mi

Universit Choua Doukkali Facult des Sciences e b e Dpartement de Mathmatiques et Informatique e e Fili`re SMIA Semestre 1 AU : 2010/2011 e Donc : (a + b)k+m = 0 En conclusion on a (a + b)k+m = 0, do` a + b est nilpotent. u

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2. Soit a A, On a (1a)(1+a+a2 +. . .+ak1 ) = 1ak . Donc si ak = 0, (1a)(1+a+a2 +. . .+ak1 ) = 1. Ce qui entra que (1 a) est inversible et que (1 a)1 = (1 + a + a2 + . . . + ak1 ). ne 3. Il est clair quun lment inversible ne peut pas tre nilpotent. Donc les lments , , , qui sont ee e ee 1 3 7 9 inversibles dans Z/10Z, ne sont pas nilpotents. Dautre part, on a : Les puissances de sont , , ,,. Donc nest pas nilpotent. 2 1 24 86 2 Les puissances de sont , ,. Donc nest pas nilpotent. 4 1 46 4 Les puissances de sont , . Donc nest pas nilpotent. 5 1 5 5 Les puissances de sont , . Donc nest pas nilpotent. 6 1 6 6 Les puissances de sont , , , . Donc nest pas nilpotent. 8 1 8 4 2 8 Par consquent le seul lment nilpotent dans cet anneau est . e ee 0 Dans Z/12.Z, les lments 1, 5, 7, 11, sont inversibles, donc non nilpotents. Par ailleurs, , , , ee 1 3 1 4 1 8 , 10 ne sont pas inversibles, donc , , , , 10 ne sont pas nilpotents. nest pas nilpotent. Ainsi les 3 4 8 9 2 1 9 1 seuls lments nilpotents de Z/12.Z sont et . ee 0 6 Exercice 19 Soit K = (Z/2Z, +, ). On dnit les lois + et sur K 2 par : e (x, y) + (z, t) = (x + y, z + t) et (x, y).(z, t) = (xz + yt, xt + yz + yt) Montrer que (K 2 , +, ) est un corps commutatif ` 4 lments. a ee Corrig. e On (K 2 , +) est un groupe ablien.(loi produit direct). e Soient (x, y), (z, t), (u, v) K 2 . On a : ((x, y) (z, t)) (u, v) = (xz + yt, xt + yz + yt) (u, v) = (xzu + ytu + xtv + yzv + ytv, xzv + ytv + xtu + yzu + ytu + xtv + yzv + ytv) (x, y) ((z, t) (u, v)) = (x, y) (zu + tv, zv + tu + tv) = (xzu + xtv + yzv + ytu + ytv, xzv + xtu + xtv + yzu + ytv + yzv + ytu + ytv) On a ((x, y) (z, t)) (u, v) = (x, y) ((z, t) (u, v)), donc est associative. Montrons que est commutative. On a : (x, y) (z, t) = (xz + yt, xt + yz + yt) et (z, t) (x, y) = (zx + ty, zy + tx + ty). Donc (x, y) (z, t) = (z, t) (x, y). la loi est donc commutative. Montrons que poss`de un lment neutre. Soit (e, e ) K 2 , tel que (x, y) K 2 (x, y) (e, e ) = e ee (xe + ye , xe + ye + ye ) = (x, y). En particulier, pour x = et y = on a e = et e = . On vrie 1 0 1 0 e bien que (, ) est llment neutre de . 1 0 ee Montrons que est distributive par rapport ` +. (x, y), (z, t), (u, v) K 2 . On a : a (x, y)((z, t)+(u, v)) = (x, y)(z+u, t+v) = (xz+xu+yt+yv, xt+xv+yz+yu+yt+yv) (x, y)(z, t)+(x, y)(u, v) = (xz + yt, xt + yz + yt) + (xu + yv, xv + yu + yv) = (xz + yt + xu + yv, xt + yz + yt + xv + yu + yv)

Universit Choua Doukkali Facult des Sciences e b e Dpartement de Mathmatiques et Informatique e e Fili`re SMIA Semestre 1 AU : 2010/2011 e La loi est distributive par rapport ` +. a Conclusion (K 2 , +, ) est un anneau commutatif.

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On a K 2 = {(0, 0), (1, 0), (0, 1), (1, 1)}. (1, 0) est llment neutre de la loi multiplicative et on vrie que ee e (1, 1) (0, 1) = (1, 0). Donc (1, 1) et (0, 1) sont inversibles. Donc tout lment de K 2 \ {(0, 0)} est inversible. Par ee consquent (K 2 , +, ) est un corps commutatif de cardinal 4. e Exercice 20 Soient q, m, n trois eniers naturels non nuls. 1. Montrer que le reste de la division euclidienne de q n 1 par q m 1 est gal ` q r 1, o` r est le reste de la e a u division euclidienne de n par m. 2. En dduire le PGCD de q n 1 et q m 1 est q d 1, o` d est le PGCD de n et m. e u 3. Soit n un entier naturel superieur ou gal ` 2. Montrer que si 5n 4n est premier alors n est premier. e a Corrig. e 1. Posons n = am + r, o` a et r sont respectivement le quotient et le reste de la division euclidienne de n par u m. On a q n 1 = (q am 1)q r + q r 1. Comme q am 1 est divisible par q m 1, on a (q am 1)q r + q r 1 q r 1 mod(q m 1). Par ailleurs, q r 1 < q m 1, donc q r 1 est le reste de la division euclidienne de q n 1 par q m 1. 2. Dapr`s lalgorithme dEuclide, il existe une suite nie strictement dcroissante r1 > . . . > rk = 0, telle e e que ri+1 soit le reste de la DE de ri1 par ri est rk1 = m n = d. Dapr`s 1, le reste de la division euclidienne e de q ri1 1 par q ri 1 est gal ` q ri+1 1. Donc le PGCD de q m 1 et q n 1 est le dernier reste non nul qui e a est q d 1 3. Si n nest pas premier, alors n = km avec k = 1 et m = 1. Donc u = 5n 4n = 5km 4km = (5k )m (4k )m est divisible par 5k 4k qui est dierent de 1 et u. Exercice 21 Soit p un nombre premier. k 1. Montrer que pour tout k tel que 1 < k < p on a p | Cp . 2. En raisonnant par rcurrence et en utilisant la question 1, donner une dmonstration du petit thor`me de e e e e Fermat. Corrig. e p! k . Donc p! = k!(p k)!Cp . On a 1 < k < p, et p est premier, donc p (p k)! et k!(p k)! k k p k!. Par consquent, p k!(p k)!. Or p | k!(p k)!Cp , donc dapr`s le thor`me de Gauss, p | Cp . e e e e p 2. Montrons par rcurrence sur a N, que p | a a. e Cest vrai pour a = 0. Supposons la proprit vraie pour a, montrons quelle est vraie pour a + 1. On a ee p p1 p1 p k k p k k k (a + 1) a 1 = Cp a a 1 = a a + Cp a . Dapr`s 1, on a p | e Cp ak et dapr`s lhypoth`se de e e
k 1. On a Cp =

rcurrence, p | ap a. Donc p | (a + 1)p a 1. e Exercice 22

k=0

k=1

k=1

Dterminer le plus petit entier naturel dont les restes de la division euclidienne par 7, 9 et 11 sont respectie vement 1 et 2 et 4. Corrig. Soit x un entier tel que les restes de la division euclidienne de x par 7, 9 et 11 sont respectivement e 1 et 2 et 4. On a x = 7k + 1 = 9a + 2. En rduisant modulo 7 on obtient 2a = 6. Donc a = 3. Par suite e x = 9(7m + 3) + 2 = 63m + 27. Par ailleurs, on a x = 63m + 29 = 11s + 4. En rduisant modulo 11 on obtient, e 8m = 8. Par suite, m = 11t + 1. Do` x = 63(11t + 1) + 29 = 693t + 92. Le nombre cherch est 92. u e

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Exercice 23 Soit un nombre premier p tel que 1 nest pas un carr dans (Z/pZ, +, ). Soient x et y deux entiers. Montrer e que x2 + y 2 est divisible par p, si et seulement si, x et y sont divisibles par p. Corrig. e Supposons que p | x2 + y 2 et p x. Alors x2 + y 2 dans Z/pZ. Comme p x, on a x est inversible dans Z/pZ. On a alors + ((2 )1 y )2 = 0. Posons z = ()1 y , alors z 2 = 1. Contradiction. Donc p | x. Do` p | y. 1 x u x La rciproque est vidente. e e Exercice 24 Montrer que n N on a : a) 24 | n3 (n2 1) et b) 6 | 5n3 + n. Corrig. a) Nous avons 24 = 3.8 et 3 8 = 1. Pour montrer que 24 | n3 (n2 1), on doit montrer que e 3 | n3 (n2 1) et 8 | n3 (n2 1). On a, dapr`s le thor`me de Fermat, 3 | n3 n donc 3 | n3 (n2 1) = n2 (n3 n). e e e Par ailleurs, on vrie dans Z/8Z que n5 n3 = , n N. e 0 b) Montrons que 6 | 5n3 + n. On a 2 | n n3 et dapr`s le thor`me de Fermat 3 | n n3 . Par suite 6 | n n3 . e e e Do` 6 | n n3 + 6n3 = 5n3 + n. u Exercice 25 Soit A un anneau tel que x A, on a : x2 = x. 1 - Montrer que x A, on a : x + x = 0 et que A est commutatif. 2 - Montrer que si A contient au moins trois lments, alors il nest pas int`gre. ee e Corrig e 1 - (x + 1)2 = x + 1 = x2 + x + x + 1 = x + x + x + 1, ce qui implique x + x = 0, i.e. x = x. Dautre part, x + y = (x + y)2 = x2 + xy + yx + y 2 = x + xy + yx + y, ce qui entra xy + yx = 0. Mais ne yx = yx, donc yx = xy. A est commutatif. 2 - Soient x = 0, 1. On a x(x + 1) = x + x = 0, mais x = 0 et x + 1 = 0. A nest pas int`gre. e Exercice 26 Soit (A, +, ) un anneau commutatif. On dsigne par 0, llment neutre de (A, +) et par 1, llment neutre e ee ee de (A, ). On dit que a A est nilpotent sil existe k N tel que ak = 0. 1 - Montrer que si a et b sont nilpotents alors a + b est nilpotent. 2 - Montrer que si a est nilpotent alors 1 a est inversible. Calculer alors son inverse. 3 - Soit A[X] lanneau des polynmes ` une indtermine sur A, et a, b deux lments de A. Montrer que le o a e e ee polynme aX + b est inversible dans A[X], si et seulement si, b est inversible et a est nilpotent dans A. o 4 - Soit n N et a Z. Montrer que les propositions suivantes sont quivalentes. e (i) - a est nilpotent dans Z/nZ. (ii) - Z/nZ, a est inversible. b 1 b (iii) - Tout nombre premier qui divise n divise a. 5 - Donner une condition ncessaire et susante sur n pour que tout diviseur de zro dans Z/nZ soit nilpotent. e e Corrig e 1 - Soient a, b A nilpotents. Il existe k, m N tels que ak = bm = 0. Dapr`s la formule du binme, qui e o sapplique puisque A est commutatif, on a :

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k+m i=0 k i=0

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(a + b)

k+m

= = =

i Ck+m ai bk+mi k+m

i Ck+m ai bk+mi +

i Ck+m ai bk+mi

bm
k+m

k i=0

i Ck+m ai bki + a

i=k+1 k+m k i=k+1

i Ck+m aik bk+mi

Donc : (a + b)

=0

En conclusion on a (a + b)k+m = 0, do` a + b est nilpotent. u 2 - Soit a A, On a (1a)(1+a+a2 +. . .+ak1 ) = 1ak . Donc si ak = 0, (1a)(1+a+a2 +. . .+ak1 ) = 1. Ce qui entra que (1 a) est inversible et que (1 a)1 = (1 + a + a2 + . . . + ak1 ). ne 3 - Supposons que aX+b est inversible dans A[X], il existe alors P = cn X n +cn1 X n1 +. . .+c1 X+c0 A[X], tel que (aX +b)P = 1. Ce qui entra que : (acn X n+1 +acn1 X n +. . .+ac1 X 2 +ac0 X)+(bcn X n +bcn1 X n1 + ne . . . + bc1 X + bc0 ) = 1. Do` : acn X n+1 + (acn1 + bcn )X n + (acn2 + bcn1 )X n1 + + (ac0 + bc1 )X + bc0 = 1. u Ainsi on a : bc0 = 1, ack + bck+1 = 0, pour k = 0, . . . n 1 et acn = 0. Donc b est inversible et ck+1 = b1 ack , pour k = 0, . . . n 1, et acn = 0. Finalement, cn = (1)n bn an c0 et acn = (1)n bn an+1 c0 = 0. Puisque b et c0 sont inversibles, on a : an+1 = 0. Donc a est nilpotent. Rciproquement, si b est inversible et a nilpotent, on a : b + aX = b(1 + b1 aX). b1 aX est nilpotent car e a est nilpotent, par suite 1 + b1 aX est inversible dapr`s 3. do` b(1 + b1 aX) est inversible car produit de e u deux inversibles. 4 - a) - Nous allons montrer que (i)(ii)(iii)(i). (i)(ii). Si a est nilpotent, a est nilpotent et a est inversible. b 1 b (ii)(iii). Par contraposition, montrons non (iii) non (ii). Supposons quil existe un nombre premier p|n tel que p a. On a n = pm et dapr`s Bzout, il existe u, v Z tels que up + va = 1. Alors on a : e e upm + vam = un + vam = m. Par consquent, v am = m dans Z/nZ. Ou encore (1 v a)m = 0. Ainsi (1 v a) e est un diviseur de zero, donc non inversible. (iii)(i). Supposons (iii), a = p1 . . . ps , o` les pi sont des premiers distincts. On a, par hypoth`se, u e s 1 p1 . . . ps | a. Prenons k = max{1 , . . . , s }, alors n | ak . Donc a est nilpotent. 5 - Supposons que tout lment non inversible de Z/nZ est nilpotent. Soit p, q deux nombres premiers diviee e e sant n. On a p est non inversible, donc nilpotent. Il rsulte, dapr`s 5-a, que q | p Donc n est divisible par un seul nombre premier. Do` n = ps . u Exercice 27 ) ( z e Soit H = { z z M2 (C)}. Montrer que H est un corps non commutatif pour les oprations usuelles sur z les matrices. ( H est appel le corps des quaternions). e Corrig Montrons que H est un sous-anneau de M2 (C)}. e ( ) ( ) z u On a I2 H. Soient z z , v v H. On a : z u ( ) ( ) ( ) u ) z z u u u = zu (z H. z z u
z u zu

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Universit Choua Doukkali Facult des Sciences e b e Dpartement de Mathmatiques et Informatique e e Fili`re SMIA Semestre 1 AU : 2010/2011 e ( ) ( u u ) =

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z z z z

v = zu

z u

et v = z u + zu .

u u

zuz u (zu +z u) z u+zu z u +zu

) =

v v v v

H, o` u

Par consquent, (H, +, ) est un anneau. e Montrons que(H, +, ) est un corps. Soit M =

avec a, b, c, d R non tous nuls. On a detM = zz + z z =|z|2 + |z |2= a2 + b2 + c2 + d2 = 0. Donc M est inversible. Il reste ` montrer que M 1 H. On a M 1 = (detM) ( a ) 1 z M = z z H. z
1 t

z z z z

= 0. Donc z ou z = 0. Posons z = a + bi et z = c + di,

. Com(M ). Posons = det(M )1 . On a R et (i 0 ) ( 0 1 ) 0 i 0 i . On a M M = ( i 0 ), 1 0 , M =

(H, +, ) nest pas commutatif, il sut de prendre : M = ( 0 ) M M = i i . On a bien M M = M M . 0 Exercice 28 Soit A un sous-anneau quelconque de Q. 1 - Montrer que A contient Z. m 1 2 - Soit A tel que m n = 1, montrer que A. n n

Corrig e 1 - On a 1 A, par rcurrence n = n.1 A. Donc N A. Par ailleursn A. Finalement Z A. e m 1 m 2 - Dapr`s le thor`me de Bezout, il existe a, b Z : am + bn = 1. Donc a + b = . Or a et b sont e e e n n n 1 dans A, donc A. n Exercice 29 Dans tout cet exercice, on consid`re les ensembles Q[ 2] = {a + b 2 R : a, b Q} et Z[ 2] = {a + b 2 e R : a, b Z} 1 - Montrer que Z[ 2] est un sous-anneau de et que Q[ 2] est son corps de fractions. R 2 - Soit : Q[ 2] Q[ 2] ; a + b 2 a b 2. Montrer que est un automorphisme du corps Q[ 2]. 3 - Pour tout z = a + b 2 Q[ 2], on pose N (z) = |z(z)| = |a2 2b2 | quon appelle norme de z. Montrer que N (Q[ 2]) Q+ et que N (zz ) = N (z).N (z ) pour z, z Q[ 2]. tous 4 - Soit z Z[ 2]. Montrer z est inversible dans Z[ 2], si et seulement si, N (z) = 1. 5 - Prouver que lensemble des lments inversibles de Z[ 2] est inni. ee 6 - Soit z Q[ 2]. Montrer quil existe u Z[ 2], tel que N (z u) < 1. (montrer dabord que pour tout x 1 dans Q, il existe s Z tel que |x s| ). 2 7 - Montrer que, pour tous z, u Z[ 2], avec u = 0, il existe q, r Z[ 2], tels que z = qu + r et N (r) < N (q). Corrig e 1 - On a 1 Z[ 2]. Soient a + b 2, a + b 2 Z[ 2], alors : (a + b 2) (a + b 2) = (a a ) + (b b ) 2 Z[ 2], car (a a ), (b b ) Z. (a + b 2)(a + b 2) = (aa + 2bb ) + (ab + ba ) 2 Z[ 2], car aa + 2bb , ab + ba Z. En conclusion, Z[ 2] est un sous-anneau de R. a En gnral, si A est un anneau int`gre contenu dans un corps, alors lensemble F = { K : a A, b A }, e e e b est un sous-corps de K et cest un corps de fractions de A. 12

Universit Choua Doukkali Facult des Sciences e b e Dpartement de Mathmatiques et Informatique e e Fili`re SMIA Semestre 1 AU : 2010/2011 e

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Soient a + b 2 Z[ 2], c + d 2 Z[ 2] , alors : a+b 2 (a + b 2)(c d 2) (a + b 2)(c d 2) = = Q[ 2] c2 + 2d2 c+d 2 (c + d 2)(c d 2) a c (ad + bc) 2 , cest donc un quotient de deux Rciproquement, tout lment + e ee 2, de Q[ 2] scrit, e b d bd x lments de Z[ 2]. Par consquent, Q[ 2] = { R : x Z[ 2], y Z[ 2] }. Cest donc le corps de fraction ee e y de Z[ 2]. 2 - : Q[ 2] Q[ 2] ; a + b 2 a b 2. Soient x = a + b 2, y = a + b 2 Q[ 2]. On a : (x + y) = ((a + a ) + (b + b ) 2) = a + a (b + b ) 2 = a b 2 + a b 2 = (x) + (y). (xy) = ((aa + 2bb )) + (ab + ba ) 2 = (aa + 2bb ) (ab + ba ) 2 = (a b 2)(a b 2) = (x)(y). est un morphisme de corps, donc ncessairement injectif. Il est aussi surjectif car x = a + b 2 Q[ 2], e on a (a b 2) = x. Finalement, est un automorphisme. 3 - Pour tout z = a + b 2, Q[ 2], il est clair que N (Q[ 2]) Q+ . Par ailleurs, N (zz ) = |zz (zz )| = |zz (z )(z ) = |z(z).z (z )| = |z(z)|.|z (z )| = N (z)N (z ). 4 - Soit z Z[ 2]. z est inversible dans Z[ 2], si et seulement si, il existe z Z[ 2] : zz = 1. Ce qui en tra que N (zz ) = N (z)N (z ) = 1. Comme z, z Z[ 2], on a N (z), N (z ) N. Ce qui entra que N (z) = 1. ne ne Rciproquement, supposons que N (z) = 1, on a z = a + b 2, et a2 2b2 = 1. Posons z = a b 2, alors e zz = 1, ce qui entra que z est inversible. ne 5 - Llment z = 1 + 2 est inversible car N (z) = 1. On a n N, z n est aussi inversible. Dautre part, ee z n = z m , n = m, sinon z nm = 1, ce qui implique, puisque z R, que z = 1 ce qui est absurde. Donc lensemble {z n : n N} est inni. 1 6 - Soit x Q. Notons E(x), la partie enti`re de x. Posons (x) = E(x), si x [E(x), E(x) + [ et e 2 1 1 (x) = E(x) + 1, si x [E(x) + , E(x) + 1[. On a toujours |x (x)| . 2 2 Pour z = x+y 2 Q[ 2], posons u = (x)+(y) 2 Z[ 2]. On a N (zu) = |(x(x))2 2(y(y))2 | 1 1 | | < 1. 4 2 z z 7 - Soient z, u Z[ 2], avec u = 0. On a Q[ 2], donc, dapr`s 6, il existe q Z[ 2], tel que N ( q) < 1. e u u z qu r Posons r = z qu, alors z = qu + r, et N ( ) = N ( ) < 1. Ce qui entra que N (r) < N (q). ne u u Exercice 30 Montrer que pour tout P K[X] on a P (X) X divise P (P (X)) X.

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Universit Choua Doukkali Facult des Sciences e b e Dpartement de Mathmatiques et Informatique e e Fili`re SMIA Semestre 1 AU : 2010/2011 e Corrig e Posons P =

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n k=0

ak X k . On a P (P (X)) X = P (P (X)) P (X) + P (X) X. Il sut donc de montrer que

P (X) X divise P (P (X)) P (X). On a P (P (X)) P (X) =


n k=0

ak P k

n k=0

ak X k =

n k=0

ak (P k X k ). Comme P X divise P k X k pour

tout k N, on a alors P (X) X divise P (P (X)) P (X). Exercice 31 Pour quelles valeurs de n N , le polynme (X n + 1)n X n est-il divisible par X 2 + X + 1 ? o 1 3 Les racines de X + X + 1 sont j = + i et Donc X 2 + X + 1 = (X j)(X Posons j. j). 2 2 n n n 2 = 0. Comme P = (X + 1) X . Pour que P soit divisible par X + X + 1, il faut et il sut que P (j) = P (j) P est ` coecient rels, on a P (j) = 0 P ( = 0. Donc il sut davoir P (j) = 0. a e j)
2

Corrig e

Notons dabord que j 3k+r = (j 3 )k j r = j r , pour r = 0, 1, 2. Si n = 3k, P (j) = (j 3k + 1)3k j 3k = 23k j 3k = 0. Si n = 3k + 1, P (j) = (j 3k+1 + 1)3k+1 j 3k+1 = (j + 1)3k+1 j P (j) = (j 2 )3k+1 j = (1)3k+1 j 6k+2 j = (1)3k+1 j 2 j = 0. Si n = 3k + 2, P (j) = (j)3k+2 j 2 = (1)3k+2 j 3k+2 j 2 = (1)3k j 2 j 2 = ((1)k 1)j 2 Il en rsulte que dans ce cas P (j) = 0 k est pair. e Finalement P est divisible par X 2 + X + 1, si et seulement si, n = 6k + 2. Exercice 32 1 . 1 - Montrer que est racine dun polynme du second degr de Q[X] que lon dterminera. o e e 2 2 2 - En dduire lexpression de puis celles de cos e et sin par radicaux. 5 5 1 2 + 1 3 + 1 4 + 22 + 1 Corrig. 1 - On a = + = e = , et 2 = 2 + 2 + 2 = , do` 2 + = 1 u 2 2 2 2 + i sin , alors est racine de X 5 1 = (X 1)(X 4 + X 3 + X 2 + X + 1). Comme 2 - Soit = cos 5 5 2 1 = 1, on a est racine de X 4 + X 3 + X 2 + X + 1. Il en rsulte que 2 cos e = + est racine de X 2 + X 1. 5 2 1 5 2 2 2 2 1 + 5 Donc 2 cos = . Comme 0 < < , on a cos > 0 et cos > 0. Donc cos = et 2 5 2 5 5 5 4 5 2 2 10 + 2 5 sin = 1 cos2 = 5 5 4 Soit une racine de P = X 4 + X 3 + X 2 + X + 1. On pose = + Exercice 33 1 - Soit P = an X n + an1 X n1 + . . . + a1 X + a0 Z[X]. Montrer que x Z est racine de P alors a x | P (a), pour tout a Z. En particulier, montrer quon a x | a0 . 2 - Trouver les racines enti`res de P = X 6 + X 5 3X 4 + 3X 3 16X 2 + 2X 12, puis factoriser ce polynme. e o

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Universit Choua Doukkali Facult des Sciences e b e Dpartement de Mathmatiques et Informatique e e Fili`re SMIA Semestre 1 AU : 2010/2011 e Corrig. e 1 - On a P (X) P (a) =

Module Alg`bre 1 e Responsable : A. Ha ly

n k=0

ak (X k ak ). Comme X k ak = (X a)(X k1 + aX k2 + . . . + ak2 X + ak1 ),

il est clair que X a divise P (X) P (a) dans Z[X]. Do` il existe Q Z[X] tel que P (X) P (a) = (X a)Q. u Donc, si x Z est racine de P , alors P (a) = (x a)Q(a). Do` x a divise P (a). En particulier, pour a = 0, u x divise P (0) = a0 . 2 - Si P poss`de des racines enti`res, alors elles divisent 12. Donc appartiennent ` lensemble e e a {1, 1, 2, 2, 3, 3, 4, 4, 6, 6, 12, 12}. On vrie que 2 et 3 sont racines de P . Ainsi P est divisible par e (X 2)(X +3) = X 2 +X 6. La division euclidienne de P par X 2 +X 6 donne P = (X 2 +X 6)(X 4 +3X 2 +2) Par ailleurs, on a X 4 + 3X 2 + 2 = (X 2 + 1)(X 2 + 2), do` les factorisations : u P = (X 2)(X + 3)(X i)(X + i)(X i 2)(X + i 2) dans C[X]. P = (X 2)(X + 3)(X 2 + 1)(X 2 + 2) dans R[X]. Exercice 34 Soit le polynme A(X) = X 6 3X 4 8X 3 2 6X 2 C[X]. o 9X 2i 1 3 1 - Calculer A(j) et A (j), o` j = e 3 = + i u . 2 2 2 - Factoriser A dans C[X] et dans R[X]. Corrig. e 1 - A(j) = j 6 3j 4 8j 3 9j 2 6j 2 = 1 3j 8 9j 2 6j 2 = 9 9j 9j 2 = 0. A (X) = 6X 5 12X 3 24X 2 18X 6 et A (j) = 6j 2 12 24j 2 18j 6 = 18j 2 18j 18 = 0. 2 - Il en rsulte que j est une racine au moins double de A. Comme A est un polynme rel, est aussi rae o e j cine au moins double. Par consquent, A est divisible par (X j)2 (X 2 = ((X j)(X 2 = (X 2 +X +1)2 . e j) j)) La division euclidienne de A par (X 2 + X + 1)2 donne A = (X 2 + X + 1)2 (X 2 2X 2) Les racines de X 2 2X 2 sont 1 = 1 + 3 et 2 = 1 3 et sont relles. e

En conclusion A se factorise de la mani`re suivante : e A = (X j)2 (X 2 (X 1 )(X 2 ) dans C[X]. j) A = (X 2 + X + 1)2 (X 1 )(X 2 ) dans R[X]. Exercice 35 On consid`re le polynme B(X) = 2X 4 5X 3 + 4X 2 5X + 2 dans C[X]. e o 1 1 - Montrer que si C est une racine de B, alors = 0 et est aussi racine de B. 2 - Montrer que B poss`de une racine enti`re que lon dterminera. e e e (Utiliser le fait que si a Z est une racine de B, alors a divise B(0)). 3 - Factoriser B dans R[X] et dans C[X]. Corrig. e 1 1 1 - Soit C une racine de B. Puisque B(0) = 2 = 0, on a = 0. Calculons B( ). On a B( ) =

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Universit Choua Doukkali Facult des Sciences e b e Dpartement de Mathmatiques et Informatique e e Fili`re SMIA Semestre 1 AU : 2010/2011 e 1 1 1 1 1 1 5 3 + 4 2 5 + 2 = 4 (2 5 + 42 53 + 24 ) = 4 B() = 0. 4

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2 - Si est une racine enti`re alors divise B(0) = 2. (voir exercice 6). Donc {1, 1, 2, 2}. On vrie e e que B(2) = 32 40 + 16 10 + 2 = 0. 1 3 - On a 2 est racine de B et dapr`s 2, e est aussi racine de B. Il en dcoule que B est divisible e 2 1 1 par (X 2)(X ), donc aussi par 2(X 2)(X ) = 2X 2 5X + 2. La division euclidienne donne 2 2 B = (2X 2 5X + 2)(X 2 + 1). On obtient les factorisations : 1 B = 2(X 2)(X )(X i)(X + i) dans C[X]. 2 1 B = 2(X 2)(X )(X 2 + 1) dans R[X]. 2 Exercice 36 Soit P (X) = X 6 + X 3 + 1 C[X]. On pose = e 9 . 1 - Calculer P () et dterminer toutes les racines de P . e 2 2 - On pose = 2 cos = + 1 . 9 a - Montrer que est racine dun polynme Q(X) unitaire ` coecients entiers de degr 3 que lon dterminera. o a e e 1 b - Calculer Q( ). 1 c - Exprimer les racines de Q en fonction de . Corrig.1 - P (X) = X 6 + X 3 + 1 C[X] et = e e On a P () = 6 + 3 + 1 = e
4i 3 2i 9 2i

+e

2i 3

+ 1 = j2 + j + 1 = 0

Soit C une racine de P . On a 6 + 3 + 1 = 0. Posons = 3 , alors 2 + + 1 = 0. Donc = j ou 1 3 = o` j = + i j, u . Donc 3 = j ou 3 = j. 2 2 On obtient = e


2i 2ki 9 + 3

, k = 0, 1, 2, ou = e
2i 9

4i 2ki 9 + 3

, k = 0, 1, 2 , et leurs conjugus. e

Finalement les 6 racines de P sont : = e 2 - a- Posons = 2 cos

,e

8i 9

,e

14i 9

2 = + 1 . On a : 9

3 = 3 + 3 + 3 1 + 3 = 3 ( 6 + 3 4 + 3 2 + 1). = 3 ( 4 + 2 ). Donc 3 3 = 3 ( 6 + 1) = 1. Donc si on pose Q = X 3 3X + 1, alors Q() = 0. 1 1 3 1 1 3 1 3 )=( ) 3 +1 = ( ) (1 3(1 )2 + (1 )3 ) = ( ) (1 3 32 + 6 + 1 1 1 1 1 1 1 3 3 + 32 3 ) = ( ) (1 + 3 3 ) = 0. 1 1 1 c - Dapr`s b, e est aussi racine de Q. On a = , sinon, 2 + 1 = 0, ce qui absurde car 1 1 1 est un nombre rel. Donc et e sont deux racines distinctes. Soit u la troisi`me racine de Q, on a e 1 1 1 Q = (X )(X )(X u). On a Q(0) = 1 = u, do` u = u 1 1 b - Q(

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Exercice 37 Soit P C[X]. 1 - Montrer quil existe deux polynmes P1 et P2 dans R[X], tels que P (X) = P1 (X) + iP2 (X). o 2 - Soit R. Montrer que est racine de P , si et seulement si, est racine de P1 et de P2 . 3 - Soit P = X 4 + 4X 3 + (6 + i)X 2 + (5 + 3i)X + 2 + 2i C[X]. Vrier que P poss`de des racines relles et e e e factoriser P . Corrig. e 1 - Soit P =
n k=0 n k=0 n k=0

(ak + bk i)X

C[X], avec ak , bk R. Posons P1 =

ak X et P2 =

bk X k , alors

P (X) = P1 (X) + iP2 (X). 2 - Soit R racine de P . Alors 0 = P () = P1 () + iP2 (). Puisque P1 () et P2 () sont des nombres rels, on a P1 () = P2 () = 0. e 3 - P = X 4 + 4X 3 + 6X 2 + 5X + 2 + i(X 2 + 3X + 2) = P1 (X) + iP2 (X). Si R est racine de P , on a + 3 + 2 = 0. Donc {1, 2}. On vrie que P1 (1) = P1 (2) = 0. Donc 1 et 2 sont racines de P . e La division euclidienne de P par X 2 + 3X + 2 donne P = (X 2 + 3X + 2)(X 2 + X + 1 + i).
2

Le discriminant du polynme X 2 + X + 1 + i est gal ` = 1 4 4i = 3 4i. On cherche dabord o e a les racines carres de . Soit u = a + ib C a, b R, tel que u2 = . Alors a2 b2 + 2abi = 3 4i. e Dautre part on a | u |2 = a2 + b2 =| |= 32 + 42 = 5. Donc a2 = 1 et b2 = 4 et ab < 0. Ce qui donne a = 1 et b = 2 ou a = 1 et b = 2. Les racines du polynme X 2 +X +1+i sont donc i et i1. Do` la factorisation o u P = (X + 1)(X + 2)(X + i)(X + 1 i) Exercice 38 1 - Factoriser le polynme X 4 + 4 dans R[X] et dans C[X]. o 2 - Soit P = X 6 4X 5 + 6X 4 12X 2 + 16X 8 C[X]. a - Dterminer le quotient et le reste de la division euclidienne de P par X 4 + 4. e b - Montrer que P et X 4 + 4 poss`dent deux racines communes que lon dterminera. e e c - Dterminer les multiplicits de ces racines communes dans P . e e d - Factoriser P dans C[X] et dans R[X]. Corrig. e 1 - Factorisons le polynme X 4 + 4 dans R[X]. o On a X 4 + 4 = X 4 + 4X 2 + 4 4X 2 = (X 2 + 2)2 4X 2 = (X 2 2X 2 + 2)(X 2 + 2X 2 + 2). Les polynmes (X 2 2X 2 + 2) et (X 2 + 2X 2 + 2) sont irrductibles dans R[X] car le descriminant o e 2 4.2 = 4 < 0. Donc la factorisation dans R[X] est :
2

X 4 + 4 = (X 2 2X 2 + 2)(X 2 + 2X 2 + 2) Factorisons le polynme X 4 + 4 dans C[X]. o Les racines de (X 2 2X 2 + 2) sont 1 + i = et . Les racines de (X 2 + 2X 2 + 2) sont et . Donc la factorisation dans C[X] est :

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Universit Choua Doukkali Facult des Sciences e b e Dpartement de Mathmatiques et Informatique e e Fili`re SMIA Semestre 1 AU : 2010/2011 e X 4 + 4 = (X )(X )(X + )(X + )

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2 - a. Soit Q le quotient et R le reste de la division euclidienne de P par X 4 + 4. Le calcul donne : Q = X 2 4X + 6 et R = 16X 2 + 32X 32. b - Puisque P = Q (X 4 + 4) + R, si z C est une racine commune de P et X 4 + 4, alors R(z) = P (z) Q (z 4 + 4) = 0. Donc z est aussi racine de R = 16(X 2 2X + 2). i. e z = = 1 + i ou z = . Or dapr`s la question 1, le polynme X 2 2X + 2 divise X 4 + 4. Donc X 2 2X + 2 divise Q (X 4 + 4) + R = P . e o Do` et sont aussi racines de P . u c - On P = 6X 5 20X 4 + 24X 3 24X + 16 et P () = 6(4 4i) + 80 + 24(2 + 2i) 24(1 + i) + 16 = 0. P = 30X 4 80X 3 + 72X 2 24. et P () = 120 80(2 + 2i) + 72.2i 24 = 16 + 16i = 0 En conclusion, et sont deux racines doubles de P . d - Puisque et sont deux racines doubles de P . On a : (X )2 (X )2 = [(X )(X )]2 = (X 2 2X + 2)2 = X 4 4X 3 + 8X 2 8X + 4 divise P . Le quotient de la division euclidienne de P par (X 2 2X + 2)2 est X 2 2. On obtient alors les factorisations : Dans C[X], P = (X )2 (X )2 (X Dans R[X], P = (X 2 2X + 2)2 (X Exercice 39 1 - Soit P Z[X]. On suppose que P poss`de une racine enti`re . Montrer que divise P (0). e e 2 - On consid`re P = X 4 4X 3 + 7X 2 6X + 2 R[X]. e 2.1. Sachant que P poss`de une racine enti`re , dterminer cette racine et sa multiplicit. e e e e 2.2. Factoriser P dans C[X] et dans R[X]. 1 2.3. Dcomposer en lments simples la fraction rationnelle F = e ee dans C(X) et dans R(X). P Corrig e n n 1 - Soit P = ak X k Z[X]. Supposons que Z est racine de P . Alors P () = ak k = 0. Donc
n k=1 k=0

2)(X +

2).

2)(X +

2).

ak k = a0 . Par consquent, on a ( e

n k=1

ak k1 ) = a0 . Posons

n k=1

k=0

ak k1 = b. On a b Z et b = a0 .

Do` | a0 = P (0). u

2. Soit P = X 4 4X 3 + 7X 2 6X + 2 R[X]. 2.1. Dapr`s la question 1, si est une racine enti`re de P , alors | P (0) = 2. Les diviseurs de 2 sont 1, -1, e e 2 et -2. On a P (1) = 0, P (1) = 1 + 4 + 7 + 6 + 2 = 20 = 0 P (2) = 16 32 + 28 12 + 2 = 2 = 0, P (2) = 16 + 32 + 28 + 12 + 2 = 80 = 0. Donc 1 est la seule racine enti`re de P . Cherchons son ordre de multiplicit. e e P = 4X 3 12X 2 + 14X 6, P (1) = 4 12 + 14 6 = 0. P = 12X 3 24X + 14, P (1) = 12 24 + 14 = 2 = 0.

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Universit Choua Doukkali Facult des Sciences e b e Dpartement de Mathmatiques et Informatique e e Fili`re SMIA Semestre 1 AU : 2010/2011 e Il en rsulte que 1 est racine double de P . e

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2.2. Puisque 1 est racine double de P , on a P est divisible par (X 1)2 . Donc il existe Q R[X] tel que P = (X 1)2 Q. La division euclidienne de P par (X 1)2 donne Q = X 2 2X + 2. Q est un polynme rel de degr 2, son discriminant de Q est gal ` 4 8 = 4 < 0, donc il est irrductible o e e e a e sur R, la factorisation de P dans R[X] est donc : P = (X 1)2 (X 2 2X + 2). Les racines de Q dans C sont 1 + i et 1 i, par consquent, la factorisation de P dans C[X] est : e P = (X 1)2 (X 1 i)(X 1 + i). 1 e e e o e 2.3. Soit F = . La fraction F est irrductible de partie enti`re nulle et poss`de un ple rel double qui est P gal ` 1 et deux ples complexes non rels conjugus qui sont 1 + i et 1 i. La dcomposition de F en lments e a o e e e ee simples dans C(X) est de la forme : F = o` a, b R et c C. u On cherche ensuite les coecients a, b et c. On a :b = [(X 1)2 F ](1) = X2 1 (1) = 1. 2X + 2 a b c c + + + 2 X 1 (X 1) X 1i X 1+i

Puisque 1 + i est un ple simple de F , on a : o 1 1 1 i = = = P (1 + i) 4(1 + i)3 12(1 + i)2 + 14(1 + i) 6 2i 2 a 1 i i F = + + . X 1 (X 1)2 2(X 1 i) 2(X 1 + i) c= Pour dterminer a il sut de calculer F (0). e En eet, F (0) = Finalement, F = . i i 1 + , dans C(X) (X 1)2 2(X 1 i) 2(X 1 + i) 1 i i 1 = a + 1 + = a + . Donc a = 0. 2 2(1 i) 2(1 + i) 2

En rassemblant les lments simples relatifs aux ples conjugus, on obtient : ee o e 1 1 , dans R(X) (X 1)2 (X 2 2X + 2)

F =

Remarque : on peut obtenir la dcomposition dans R(X) en remarquant que (X 2 2X + 2) (X 1)2 = 1. e Donc on a : 1 (X 2 2X + 2) (X 1)2 (X 2 2X + 2) (X 1)2 = = P (X 2 2X + 2)(X 1)2 (X 1)2 (X 2 2X + 2) (X 1)2 (X 2 2X + 2) 1 1 1 Do` u = . P (X 1)2 (X 2 2X + 2) Exercice 40 Soit s un entier naturel non nul. On consid`re lensemble A dni par : e e A = {x Q : n N, sn.x Z} 19

Universit Choua Doukkali Facult des Sciences e b e Dpartement de Mathmatiques et Informatique e e Fili`re SMIA Semestre 1 AU : 2010/2011 e

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1 - Montrer que A est un sous-anneau de Q. a 2 - Montrer que pour tout lment x de A, il existe a Z, n N, uniques tels que s a et x = n . ee s (Indication : Considrer le plus petit entier n tel que sn.x Z). e a 3 - Soit x = n A avec s a. s 3.1. Montrer que x est inversible dans A, si et seulement si, k N : a | sk . 3.2. En dduire que x est inversible dans A, si et seulement si, tout nombre premier qui divise a divise s. e 4 - A est-il un corps ? 1 5 - On consid`re lapplication : Z[X] Q, dnie par (P ) = P ( ). e e s 5.1. Montrer que est un morphisme danneaux. 5.2. Montrer que Im = A. 5.3. Soit P Z[X]. Montrer que P Ker, si et seulement si, il existe B Z[X] tel que P = (sX 1).B. Corrig. e 1 - On a 1 A, soient x, y A. On a x, y Q et il existe n, m N : sn x, sm y Z. On peut supposer que n m, on a alors : sn x, sn y Z et sn (x y) = sn x sn y Z. Donc x y A. Dautre part, sn+m (xy) = sn [Link] y Z. Donc xy A. En conclusion A est un sous-anneau de Q.
n1

2 - Soit n le plus petit entier tel que sn x = a Z. Si s | a, on a a = sb avec b Z et sn x = a = sb, entra nant x = b Z, ce qui contredit la minimalit de n. Donc s a. e Unicit : si x = e

a b = m , avec s a et s b, alors sm a = sn b. On peut supposer que m n, alors snm b = a. sn s Comme s a, ncessairement, n m = 0, i.e. n = m, par consquent, a = b. e e sn a avec s a. Suppposons que x est inversible dans A. Alors x1 = A. Ce qui entra ne n s a n n+m s s quil existe m N, tel que sm = Z, ou encore, a | sk , avec k = n + m N. a a sn+k sn sn Rciproquement, supposons quil existe k N tel que a | sk . On a alors e = sk . Z. Donc A. a a a a Il en rsulte que x = n est inversible dans A. e s 3 - 3.1. Soit x = 3.2. Supposons que x est inversible, k N : a | sk . Soit p un nombre premier divisant a. Alors p divise sk . Par consquent, p divise s. e Rciproquement, supposons que tout nombre premier qui divise a divise s. Soit a = p1 . . . pl , la factorisae 1 l tion de a en produit de nombres premiers. On a pi | s, i = 1, . . . , l. Posons k = max{1 , . . . , l }, alors on a a | sk , ce qui implique que x est inversible. 4 - Soit p un nombre premier ne divisant pas s, alors n N , on a p sn . On a p A et dapr`s 3, p nest e pas inversible dans A. Ce qui implique que A nest pas un corps. 1 5 - Soit lapplication : Z[X] Q, dnie par (P ) = P ( ). e s 5.1. P1 , P2 Z[X]. On a

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Universit Choua Doukkali Facult des Sciences e b e Dpartement de Mathmatiques et Informatique e e Fili`re SMIA Semestre 1 AU : 2010/2011 e 1 1 1 (P1 + P2 ) = (P1 + P2 )( ) = P1 ( ) + P1 ( ) = (P1 ) + (P2 ) s s s 1 1 1 (P1 .P2 ) = (P1 .P2 )( ) = P1 ( ).P1 ( ) = (P1 ).(P2 ) s s s (1) = 1. est un morphisme danneaux. 5.2. Soit P =
n k=0

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1 ak X k Z[X]. On a P ( ) = ak sk A. s
n k=0

Donc Im A. a A, avec a Z. Alors x = (aX n ). Donc A Im. Do` lgalit. u e e sn 1 5.3. Soit P Z[X]. Supposons quil existe B Z[X] tel que P = (sX 1).B. Alors (P ) = P ( ) = 0. Donc s P Ker. Rciproquement, si x = e Rciproquement, si P = e
n k=0

1 1 ak X k Ker. On a (P ) = P ( ) = 0. Donc est racine de P . Par consquent, e s s

1 X divise P dans Q[X]. Donc sX 1 divise P dans Q[X]. Il existe alors B Q[X], tel que P = (sX 1).B. Il s n n 1 reste ` montrer que B Z[X]. En eet, P ( ) = a ak sk = 0. En multipliant par sn on obtient ak snk = 0. s k=0 k=0 n n nk nk1 Donc an = ak s = s ak s . Do` s | an . Le quotient de la division euclidienne de P par sX 1 u
k=1 k=1

est alors un polynme ` coecients entiers B. o a Exercice 41 Soit (G, ) un groupe ablien dlment neutre e. Pour tout k N, on note fk lapplication fk : G G, e ee dnie par fk (x) = xk , x G. e 1 - Montrer que fk est un endomorphisme de G. 2. On suppose que G est ni dordre n et que k est premier avec n. On rappelle que x G, on a xn = e. 2.1. En utilisant le thor`me de Bezout, montrer que fk est un isomorphisme. e e
1 2.2. Montrer quil existe u N, tel que fk = fu .

3 - Soit m un entier naturel non nul. On note Um , le groupe des lments inversibles du mono (Z/mZ, ) ee de des classes modulo m. On rappelle que Um = {k : k est premier avec m}. On prend m = 21. 3.1. Dterminer U21 et donner son ordre. e 3.2. Montrer que U21 , il existe x U21 , unique tel que x5 = a. a 3.3. Dterminer x pour a = e 2 Corrig e Soit (G, ) un groupe ablien dlment neutre e. Pour tout k N, on note fk lapplication fk : G G, e ee dnie par fk (x) = xk , x G. e 21

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1 - x, y G, on a fk (x.y) = (xy)k = xk .y k ,car G est ablien. Donc fk (x.y) = fk (x).fk (y). Il en rsulte que e e fk est un endomorphisme de G. 2. On suppose que G est ni dordre n et que k est premier avec n. 2.1. Montrons que fk est injectif. Il sut de montrer que Kerfk = {e}. Soit x Kerfk . Alors xk = e. Dapr`s e le thor`me de Bezout, il existe u, v Z : uk + vn = 1. On a alors x = x1 = xuk+vn = xuk xvn = (xk )u (xn )v . e e Or xk = e et xn = e. Donc x = e. Il en rsulte que fk est injectif. Comme G est ni, fk est bijectif donc un e isomorphisme. 2.2. Soit y = fk (x) = xk , et u N tel que un + vn = 1. On a y u = (xk )u = x1vn = x.(xn )v = x. Donc x G, fu fk (x) = x. Do` fk = fu . u 1 3 - On prend m = 21. 3.1. Um = {, , , , , 10, 11, 13, 16, 17, 19, 20}. Lordre de Um est gal ` 12. 1 2 4 5 8 e a 3.2. Puisque 5 est premier avec 12, dapr`s 2.1., lapplication f5 : U21 U21 ; x x5 est un isomorphisme. e Donc U21 , il existe x U21 , unique tel que x5 = a. a 3.3. On a la relation de Bezout, 5.5 2.12 = 1. Donc x = a5 = 5 = 11 2 Exercice 42 Soit n un entier naturel non nul. On consid`re le polynme P ` coecients rels e o a e P = nX n+3 (n + 3)X n + 3 1 2 3 4 5 On note P le polynme driv de P . o e e Factoriser P dans R[X] et dans C[X]. Pour chaque racine de P calculer P (). Montrer que n N , P poss`de une racine double que lon dterminera. e e Dterminer les entiers n pour lesquels P poss`de au moins deux racines doubles. e e On prend n = 1. 5.1. Factoriser P dans C[X] et dans R[X]. 1 5.2. Dcomposer en lments simples la fraction rationnelle F = e ee dans C(X) et dans R(X). P

Corrig. e 1. P = n(n + 3)X n+2 n(n + 3)X n1 = n(n + 3)X n1 (X 3 1). La factorisation de P dans R[X] est P = n(n + 3)X n1 (X 1)(X 2 + X + 1). La factorisation de P dans C[X] est P = n(n + 3)X
n1

1 3 (X 1)(X j)(X o` j = + j) u . 2 2

2. Les racines de P sont 0, 1, j et On a : P (0) = 3, P (1) = 0, P (j) = nj n+3 (n + 3)j n + 3 = 3j n + 3 j. et P ( = 3n + 3 j) j 3. Puisque P (1) = P (1) = 0, alors n N , 1 est racine multiple de P . Par ailleurs, P = n(n + 3)(n + 2)X n+1 n(n + 3)(n 1)X n2 et P (1) = n(n + 3)(n + 2) n(n + 3)(n 1) = 4n(n + 3) = 0. Donc 1 est bien la racine double cherche. e 4. Si P poss`de une racine double autre que 1, alors cette racine est aussi racine de P . Donc ne peut tre e e que j ou On a P (j) = 0 3j n + 3 = 0 j n = 1 3 | n. j. 5.1 - Pour n = 1 on a P = X 4 4X + 3. Puisque 1 est racine double de P , on a P = (X 1)2 Q, o` Q est u un polynme de degr 2. La division euclidienne de P par (X 1)2 donne Q = X 2 + 2X + 3. o e La discriminant de Q est gal ` -8, donc Q est irrductible sur R. Donc P se factorise de la mani`re suivante : e a e e 22

Universit Choua Doukkali Facult des Sciences e b e Dpartement de Mathmatiques et Informatique e e Fili`re SMIA Semestre 1 AU : 2010/2011 e P = (X 1)2 (X 2 + 2X + 3) dans R[X]. P = (X 1)2 (X )(X ), dans C[X], o` = 1 + i 2. u 1 5.2. La dcomposition de la fraction rationnelle F = e dans R(X). P a b cX + d F = + + 2 X 1 (X 1)2 X + 2X + 3 On a : ((X 1)2 F )(1) = b. Or ((X 1)2 F ) = A la limite on a : limx xF (x) = 0 = a + c 1 1 . Donc b = . X 2 + 2X + 3 6

Module Alg`bre 1 e Responsable : A. Ha ly

1 d 1 a b F (0) = = a + b + . Ce qui implique que 2d 6a = 1. Enn, F (1) = = + + d c. On trouve 3 3 8 2 4 1 1 5 5 d= ,b= ,a= et c = a = . 7 6 42 42 Dans C(X) la dcomposition est sous la forme : e F = b e e a + + + 2 X 1 (X 1) X X

1 1 1 1 5i 2 = Comme est un ple simple, on a e = () = o = = P 43 4 +6 7 5+i 2 Exercice 43 Dans cet exercice, on consid`re lensemble Z Z muni de la structure de groupe produit dnie par : e e (x, y); (x , y ) Z Z, (x, y) + (x , y ) = (x + x , y + y ) Soient a, b Z xs, on consid`re lapplication : : Z Z Z, dnie par (x, y) = ax + by. e e e Montrer que est un homomorphisme de groupes. Montrer que nest jamais injectif. Montrer quil existe n N, tel que Im = nZ. Que reprsente n pour a et b ? e Montrer que est surjectif, si et seulement si, a et b sont premiers entre eux.

1 2 3 4

Corrig. 1. Soient (x, y), (x , y ) Z Z. On a ((x, y) + (x , y )) = (x + x , y + y ) = a(x + x ) + b(y + y ) = e (ax + by) + (ax + by ) = (x, y) + (x , y ). Donc est un morphisme de groupes. 2. Si a = b = 0, = 0 donc nest pas injectif. Si a = 0 ou b = 0, par exemple si a = 0, on a (b, a) = 0. Donc (b, a) Kerf , ce qui implique que nest pas injectif. 3. Im = {ax + by Z : x, y Z} = aZ + bZ = nZ o` n est le PGCD de a et b. u 4. est surjectif Im = Z. Dapr`s 3, Im = (a b)Z = Z. Donc est surjectif a b = 1. e Exercice 44 1 - Soit K un corps commutatif. 1.1. Montrer que les lments inversibles (pour la multiplication) de K[X] sont les polynmes constants ee o non nuls. 1.2. Montrer, par rcurrence sur n N, que tout polynme P de degr n de K[X] poss`de au plus n e o e e racines dans K. 2 - On consid`re lanneau A = (Z/8Z, +, ). e 2.1. Vrier que A nest pas un corps. e 2.2. Montrer que le polynme .X + est inversible dans A[X] et calculer son inverse. o 2 1

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Universit Choua Doukkali Facult des Sciences e b e Dpartement de Mathmatiques et Informatique e e Fili`re SMIA Semestre 1 AU : 2010/2011 e 2.3. Dterminer les racines du polynme X 2 dans A. e o 1 Corrig e Les questions 1.1 et 1.2 sont des questions de cours.

Module Alg`bre 1 e Responsable : A. Ha ly

2.1. On sait que (Z/nZ, +, ) est un corps, si et seulement si, n est un nombre premier. On a 8 nest pas un nombre premier, donc (Z/8Z, +, ) nest pas un corps. 2.2. Soit + X. On a (2X)3 = 0. Donc ( + X) est inversible dans A[X] et ( + X)1 = ( X + .X). 1 2 1 2 1 2 1 2 4 2.3. On a 02 = , 2 = , 2 = , 2 = , 2 = , 2 = , 2 = , 2 = . Donc X 2 poss`de 4 racines qui 0 1 1 2 4 3 1 4 0 5 1 6 4 7 1 1 e sont , , , . 1 3 5 7

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