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cours de droit musulman

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Liinfluence de Is science des fordements sur le droit musulman que !a prescription (houkm) énoneée par chaque nass jouz'? (8) ne réalise pas la finalité pour laquelle elle a e:é légiférée, on doit procéder & 1a révision de cette prescription Cette meniére d'interpréter les lois (akkam) peut tre inspirée de ce quion appelle Vabrogation de certaines: prescriptions (Iois) contenues dans le Coran et la Sunna- Llabrogation a'intervient pas dans le but simplement de changes. La loi a en séalité changé afin de prendre [Link]ération lé'changement [Link] sociales. Ce principe.a notamment été suivi par lé calife Omar Ibn Al Khattab, ainsi que par le calife Othman. . 3 Cotte, démarche relative & l'interprétation de la chari’@ est un élément nécessaire pour : ue cette demitre puisse étre toujours en harmonie avec !*évolution de la vie sociale. Cependant, les oussoulfoiie: ont, par conte, pris comme point dé dépert ta aécessité d'interpréter les textes suivont les signification’ linguistiques. C'est pourquoi, ils ont réservé la grande partie de la matitre d’oussoul al'figh aux recheiches relatives aux ions linguistiques telles que le terme général, le terme particulier, 1"impératif positif ou. négatif; le propre ct 12 figuré,.. Cette partic o' ouszoul ai Fgh qui s"intéresse & I’explication de La signification des mots ~ et des phrases dans la langue arabe, a été un grand hendicap péur le droit, musulman : Tes turistes (Ies fougaha) ont été obligés de se soumetire & ces significations ; ceci 2 rendu la juridique incapable de suivre l’évolution de la vie (9). On peut prendre comme exemple, en matigre de responsabilité délictuelle, Ie hadith svivant : « Nourrizure contre nourriture et plateau contre plateau » (10) ; ét seion une autre transmission : « nourriture contre nourriture semblable et plateau. contre plarea sembleble, > (11)-En se. basant sur la:signification linguistiqué du mot “semblable” _(michlou) Figurant [Link]. padith, Je droit musuiman_ oblige [Link]-le-bien-- —— ¢autrui de fournir son semblable. Certains juristes, c’est le cas par exemple de Anbari (12), vont plus loin : le fait de détruire un bien d'autrui n’est réparable que moyennant un bien semblable & celui-ci., D’autres, par contre, optent pour la réparation -par equivalent & condition que l'équivalent du bien existe, et ce, méme'si ses carictéristiques difftreat de ceux dela chose détruite, Ainsi, les oéréales’ Sorit considérées comme ‘“étant toutes identicues. I! en va de.méme pour les différents types d'amendes. _Si cene solution était acceptable’ &.unie Epoque oi la diversité entre ices produits était. limitée, et of Jes transactions stefféciuaient. généraiement par [é biais du troc, aujourd'hui, (9) Voir Ahmed El Khemlichi, Wijhar nother, «3, p. 37'ets ly ably plik plats (10) sei) Joely (Lb Je pls) [Link] 2029-01-01 Scanné avec CamScanner : a ‘ ‘Abdelkarim EL KHAMLICH : ée est restée SOUS ‘ i chose usurpée est restée 5 ~ Ainsi; le igit considére que, durant toute la période oft la ose usu aison Oe ” Tse main, Uusurpateur mérite les revenues et les profits issus de ce ce, ; responsabilité quiil-encourt. ‘orte raison, pour I'acquéreur de a va également ainsi pour le voleur-¢t, & plus forte raison, ésili : Sur vice de fa chose | noi, méme si Toscasion de és hadith est la résiliation de la vente pour vic ae meer testo (circbustance particulidrd) (21), les fougaeha lui donnent une application genre ae ene distinction entre les acquérears de bonne foi ou ceux de mauvaise foi (22). able de récompenser l'acquéreur de mauvaise foi, a fortiori usurpateur (iétab‘a). Ne pas le suivre, c'est s'en remettre:aux « passions » (alrahwa’) (Cor. 45:18 et 9:48). Enfin, Fest en'se-référant & cette vole révélée par Dieu quill convient de « juger » (hakerna) les affgires humaines (Cor. 5:48]. Les. deux occurrences d'usage du verbe-shara’s (Cor. 42:13 et 21] sont intéressantes daits la mestire ot elles suggérent un rapprochement entre les notions de shavi’2/shira/shar’ at de gin (« religion ») ; shera’a min al-din...signifiant selon toute vraisembianc= « déciéter comme. religion... > (avec lide que ce décret introduit quelque chose de neuf ou ‘qu'il réintroduit quelque chose, d’oublié). La tradition musulmane, en revanche, @ éeatilfure distinction assez stricte-entre sharia et din, le premier terme renvoyant 3 la composante legals du religieux (tout ce qui 8 partie lide avec le devoir-atra du croyant, Vobjet du figh) et le second 8 sa composante doomatique'(I'abjet dela théologie, des usdi a/-cin). Le principal objet dé la révélation ayant été identifié avec la sharia, il n'est pas rere das la littérature musuimane classique de voir le terme’ shar’ utilisé comme synonyme de « révélation » (wahy). Lusage, rare (le mot dif, « religion », au signifié plus large est en revanche attesté 62 fpis), des termes shari’s et shir’s dans le Coran semble bien indiquer qu'il y's’agit d'une « vie > dont le contenu fait, entre autres, l'objet de Ia révélation. La suivre est un impérat{f de méme que s'y référer pour juger des affaires humaines (8 (exclusion, selon de nomtreux légistes dassiques, des choses. « purement mondaines » et de la « politique », al-siyasa). Cette « voie » est donc bien wne « loi» et elle est une hétéronomie dans la mesure ou, enjoint a'la suivre, homme n’en est pas ‘artisan ; Dieu et son messager Muhammad stant jes deux seuls Législateurs de la communauté. Fiqh” . : . . Figh, littéralement, signifie « compréhension » lorsque son abjet est réputé diffiqle 3 comprendre. Si la’ shari’a est donnée & la communauté dans la révélation, i n’en reste pas ‘moins qu’une « compréhension » de cette loi s’avere nécessaire pour [Link] membres He la communauté puisse s'y conformer en pratique. Ce travail de compréhension de la loi révélée 3 Ie statut de « devoir communautaire » (fard kiféya), par opposition aux obligations |’ayn incombant & tout musulman «obligé devant la loi» (mukallaf), et ce sont les légistes qualifiés de Ja communauté, les mujtahid-s, qui doivent accomplir' ce-devoir en exetcant Vijtindd, c'est-a-dire |« effort » nécessaire pour comprendre la loi (ils sont, également |dans Vobligation d'instruire ceux qui le leur demandent), Ainsi, contre une idée recue, I Sunnite a-bel et bien son clergé: constitué: par les. fugaha’-mujtahid-s, « ceux quilsont qualifiés pour comprendre la. Joi », méme si leur ministére ne s’étend pas jusqu’aux Qui est aujourd'hui le'cas), se montrer fort jaloux de Ses prérogatives et de ses privilege Partant, trés réticent &-Vidée dumoindre changement (ce qui est aussi le cas, aujourd’ Scanné avec CamScanner [Link] 2022-01-01 enercher 8 ecquérir une science t au croyant est de chercher @ uns \a premigze obligation légale incombant au crovant 2st & SAT” (a5 ceules ressources Gensine, un ‘im, des « fondements de la religion » (USUI BF, EN cit en connaissance Ge 2 raison (al). Une fois cette science acquise, le , res Ce es es Coran pour ce qui’ est-de le lol : le plus souvent, il mat sur la vole sank are. *) Co quelques statuts légaux exprimés dans la révélation, celle-ci, selon I'76 fe 7 indique d'autres sources pour découvrir les statuts légaux. L’exemple du prophéte Ainsi le Coran présente-t-il le-prophéte comme un « pws esa Cong 33:21) et, par ailleurs, obéir a Dieu, c'est obé 4:59 par ex.). La sunné, |[Link] tracée par le prophéte s et ses approbations), vs, en vertu d'une. interprétation de ces versets, devenir la dedxiéme des sources de mise au-jour des statuts Iggux (quantitativement, elle prime certainement par rapport su Coran). En réalité, létablissement de la. sunna [Link]-prophéte comme source du figh a suivi une voie semée d'embiches car, pendant longtemps, les fuqaha’ des divers centres importants de Vislam-estimaient, chacun de leur cote, que la sunna ayant valeur normative pou Vensembie de la communauté se trouvait parisitement reflétés per {a pratique de léu propre-région (de sorte que différentes versions de is sunna étaient ev’ competition). P: ailleurs, -bien des lagistes estimaient qu'on [Link] réduire la sunna au seul exemple Prophéte ; la sunma, leur avis, inclusit tout ce que dirént at firent les « Pieux Anciens » (al salai), soit le prophate et ses compagnons (a ntervention de Shafi. [Link] encore déterminante. ayant établi que la sunna du seul prophéte était normative et que la seule maniére d’en avoir connaissance était de se référer ‘Ux traditions. (hadith) raoportant sa conduite et de fes évaluer de-maniére critique, il ruine fa valeur: normative jusqu’alors reconnue par certains de exemple donné par les compagnons et des dires rapportés de ceux-ci (il s'agit, en termes techniques, de la non- ‘econnaissance par Shafi’ de la valeurdu « dire d'un seul comoagnon », gawl al-wahid min al-sehaba). Videntification: de Ia. sunna au seul exemple'du prophéten’allait dénc pas de soi, elle Procéde, 2 nouveau, d’une interprétation historiquement asséz tardive: Par ailleurs, affirmer gue ie prophéte doit tre suivien tout ce-quill dit et fit est le produit d’une lecture extréme de Cor. 33:21, d'autres lectures aursient pu, ou pourraient, en étre-faites, Lvaccord unanime de la commuriauté (a U’accord unanime dé la communauté, I"fimid’, est certainement la source du Aigh la moin: solidement &tablie ; son principe méme fut controversé (par Al-Nazzim notamment pour qi it pas un voyant ») moins, pout ature précis! manerait trop loin dans le-cadre de cet srtic! signalerai néanmoins que la Scanné avec CamScanner LL ZO Lo-Lo-zzoz. ‘2 premigre obligation /égale incombant au croyant est de chercher 3 acquérir une science certaine, un ‘Im, des « fondements de la religion » (usdi al-din) avec les seules ressources de sa raison (agi). Une feis cette science acquise, le croyant peiit et doit, en connaissance de cause (et non par un acte de foi), accapter tout ce que [a loi révélée lui impose. Tous les légistes s’accordent pour dire que les statuts légaux exposés dans la révélation coranique d’une maniére telle que leur application pratique ne pose aucun probleme herméneutique sont trés rares : I'iitihdd des Iégistes est, dans immense majorité des cas, requis (ce qui ressort de la définition du figh citée plus haut est que toutes les questions Gu figh sont des questions dont fa voie de « saisie » est I'ijtinad). Dans la langue des fugaha’, on dira que les nass-s, les « désignations expresses et explicites », sont trés rares dans le Coran pour ce quiest de la loi : le plus souvent, il met sur fa'voie sans dire. A cdté des aueiques statuts Iégeux exprimés dans la révélation, celle-ci, salon I'jtihad des fugahe’ indique d’autres sources pour découvrir les statuts Iégaux. L'exemple du prophéte Aingije Coren présente-t-il le prophéte comme un « beau modéie > (uswa hasana : Cor. 33:21) et, par ailleurs, obgir & Dieu, c'est obéir 8 son messager (Cor. 4:59 par ex.). La nna, la voie tracés par le prophéte (ses dires, ses actes et ses approbations), va, en vertu dune interprétation de ces versets, devenir la deuxiéme des sources de mise au jour des statuts légaux (quantitativement, elle prime certainement par rapport au Coren). Enr voie slité, Vétablissement de la sunna du seul prophéte comme source du figh a suivi une ‘semée d’embiiches car, pendant longtemps, les fugaha’ des divers centres importants de (islam estimaient, chacun de leur cdté, que la sunna ayant valeur normative pour Vensemble de la communauté se trouvait parfaitement refiétée par la pratique de leur propre région (de sorte que différentes versions de ia sunna étaient en comnpatition). Par ailleurs, bien des iégistes estimaient qu’on ne pouveit réduire la sunna au seul exemple du propiate ; la surna, 3 leur avis, incluait tout ce que dirent et firent les «-Piewx Anciens > (a!- salaf), soit |e prophéte et ses compagnons (a/-sahaba) Uintérvention de Shafi? fut ici encore déterminante. Ayant établi:que la sunna du seul prophéte était normative et que la seule maniére d’en avoir connaissance était de se référer 3ux traditions (hadith) rapportant sa conduite et de les évaluer de maniére critique, Il ruine ja valeur normative jusqu’alors reconnue par certains de [exemple donné par les compagnons et des dires rapportés de ceux-ci (jl s‘agit, en termes techniques, de la non~ seconnatssence par Shafi? da la valeur du « dire d’un seul compagnon », gawl al-wahid min al-sahaba). Videntification de tz surina au seul exemple du prophéte n’allait donc pas de soi, elle procéde, & nouveau, d’une interprétation historiquement assez tardive..Par ailleurs, affirmer que le prophéte doit étre suivi en tout ce qu’ll dit et fit est le produit d'une lecture extreme Ge Cor. 33:21, d'autres lectures auraient pu, ou pourraient, en étre faitss. ) Leccord unanime de la communauté (al-ijma’ accord [Link] la communauté, I'j ima’, est certainement fa source du figh la moins solidement établie ; son principe méme fut controversé (par Al-Nazzim notamment pour qui Scanné avec CamScanner | classique de | ‘Gma'est plus tardive encore que celle de la sunna et mentionnerai brigverrent 2 qui a rendu ("ijma’ problématique pour tant de légistes. Hl y a tout ¢'abord la fravilité des arguments avancés pour établir I'jimé’. Le principal argument est fourni par le Coran : « Quicanque se sépare du messager aprés que la voig lui a clairement été montrée, et suit alors un autre chemin que celui des croyants, nous nbus détournans de lui comme lui-méme s'est détourné. » (Cor, 4:115]. Pour différentes raispns qui tlennent & I’herméneutique telle que définie par les spécialistes d’usu/ al-figh efsx- mémes, il est difficile, mais pas impossible, de soutenir que la proposition et suit alorsjun autre chemin que celui des croyants implique que lorsque tous les musulmans s’accordent sur un point, leur accord constitue une preuve de la verité de-ce sur quoi, porte cet accprd (pour les interminables discussions autour de ce verset, voir, par ex., Abd Ishaq al-Shirgzi, [Link]-Luma’, Beyrouth 1988;-p. 668-677). | Ten va de méme, pour ce qui-est de la fragilité, des arguments issus de la surma en faveur de I'ma’ et, plus particuligrement, de ce dire bien connu (tardivement) attrib prophéte : « Ma communauté ne s’accorde pas dans (‘erreur » (ou: « dans ef selon tine autre version). I s'agit [Link] 18 de ce que les traditionnistes appellent « tne information. transmise par un seul > ([Link]-wahid), or, de Vavis de tous, une telle informition, parce que trop incertaine, a’est pas susceptible d’éieblir une question [de princige, un si, Le subterfuge trouvé pour contoumer la difficulté fut de cire que cette information a cegsé d’Btre trop faible dés lors qu'elle 2 rencontré 'eorément de tous (ce qui, clairement, revient tablir la valeur probante de Iijma” en s’didant d'un fjmé’...). Malgré la fragilité de des fondements, I"iima’ sera souvent considéré comme « la plus forte des preuves légales », plus contrsignanté que le Coran et Ia sunna: &t puis, il est'ici question de ('accord unanime de la communauté, cest-d-dire de tous musumans ; cet accord, dans la doctrine: classique; devient I'sccord unanime della, cornmunauté représentée par ses légistes qualiffés. L3 encore, il y eut discussion : n’étaityce pas la une"maniére pour les légistes-mujtahid-s de s’accaparer l'autorité sua communadté et d’en exciure toutes les autres composantes ?, et puis, comment définir précisérment ceux que l'on comptera ainsi au sein du groupe de « ceux qui délient et lient » (af ai-hall wd ‘aqd) les affsires de la» communauté 7. (sur ces questions, voir €. Chaumont, Béailla théalogien ash’arite contre les uqah&’ 3 -propos de I"jtihédet de V'accard unanime dela communauté, dans Studia Istamica n°79 [1994)). En réalité, déja en théorie, pas une seule des questions: qui forment la problématique de lijma’.n’a échappé 3 ld controverse. Le raisonnement (al-giyas) Lorsque ai le Coren, ni la sunna, ni \"ijma’ ne permettent de mettre au jour, un statut légal précis - et c'est le plus souvent le cas. -, le Fagih doit sen remettre au raisoniiement. On sit toutes. les, réticences qu’a inspirées cette source du figh tenue par'beaucoup polir responsable de la multiplication des divergences d'avis parmi les iégistes (alors que différents versets coranigues stigmatisent [es divisions internes de la communauté) ma| progressivement, e° , cette méfiance s’est éteinte (sauf chez les trés minoritaires:Zahirites, dopt § le grand ton Hazem). : 8 les théoriciens étaient partagés en ce qui regarde l'assise de I'usage du giyas en matiéhe Zi ifeotiteeieeeaquat FETS 3 aie & fT tim usét al-fgh, 1-V1, Beyrouth 1992, V; p, 21-125). Le Coran fimposé-t-il ou fe 2 4 Scanné avec CamScanner fe gir, aux dont le voie est isi tatuts 16 ie e Techniquement, le figh est défini comme « a saisie des S$ Bp. dit). « Saisie» (idrék) tinge » (ibn Furak, Huddd ion Flrek, dans BSOAS, ie 1 P vest en effet pas une wlutst que © connaissance » (ma’rifa) au « science » , te igh, on que lijtined § eet certaine dens fa mesure ob l'ijtinad est I instrument de son ea so ene, sinc Ser hamain et qu'il est intrinséquement faillible (et rien ne PEo™ ese Peso ihad a0 SVensemble de la communauté lorsqu'elie s’sccorde, de décreter détriment de tel autre). 12:00 2022-01-61. . it », dé done la Le- figh, que nous. appelons communément « droit | musulman ee tire, pluriel Comprahension humaine, médiatisée par Iijtindd, de ia loi révélée, Mesh Por soe Suisgue Ijtinad de tel légiste peut le mener a des conclusions différentes; Vere Corti Zelles de celui d’un autre légiste (et que tout légiste a le devoir de formuler son pr re eo Se vue sur le question Iégale envisagée). La compréhension plurielle des chose= 0E to revalee, et done la pratique -plurielle de ia [oi, et leur cohabitation paciiaue aon” Ieantestablement choses admises dans le systeme [égai sunnite classique ; cette plurallte 3 pris la forme de la reconnaissance conjointe de différentes « écoles » (madhéhio, plur. de Fiadhneb) pareillement légitimes te compréhension. et d’application de la loi. Qu’en est il gujoure'hui 2 Les musulmans contemporains qui ne sont pas versés dens le comprehension dee choses de'la lol-ne s’entendent-ils pas continuellement dire par des « religieux » (dont on [Link] s’lis sont qualifiés pour avoir voix au chapitre...) que la sar Gfeux quils fassent ceci ou cela de’bien précis (porter le voile pour les jeunes filles par exemple) alors que tout est question de:compréiension de cette loi ?, Dans ce travail de compréhension-découvrerient de la loi révélée, on'voit que lijtinad joue un réle prépondérant et irremplacable (I’idée selon laquelle il ¥ aurait eu queique chose comme «ls fermeture de la porte de Ijtihad », insidéd bali al-ijtinad, dans VYordre \égal musulman’ est: en-soi absurde et n’a pas résisté 8 I’analyse contemporaine}. Lijtinad est défini comme « le fait; pour qui est qualifié pour cela, duser de toutes ses capacités et de déployer un effort maximal dans la recherche du statut légal'» (Abd Ishaq al-Shirazi, Sart. al-Luma’, Beyrouth 1988, p. 1043), I s'agit donc de I'effort cognitif nécessaire pour comprendre la’ loi ; on se tromperait, et on se trompe souvent, en qualifiant ("fitihac d’« interprétation personnelfe ». : U« instrument de l"jtinéd » (la al-jjtinad) est fait d’une sérié de connaissances objectives (connaissancéds' la langue arabe, du’ Coran, de la “sunna, etc: voir, par exemple, El- Ojouwéni, Les’ fondements du figh; Paris 1995, 9. 160-167) ‘qui n’ont rien & voir, au contraire, avec la « personnalité » ou la « subjectivité » du_mujtahid.én régle générele, lorsqu'un légiste musuiman, se. référent & propre” spontanéité, fait ceuvre. trop < personnelle.», iiisera disqualifié pour s‘étre substitué au Légistateur ; on considérera que- s‘€loignant trop du donné révélé, il verse dans son‘contraire : qu'il suit ses « passions » (sur Se Point, la critique shafi'ienne'radicale de « \/appréciatiow personnelle », listinsén, comme ource: du, droit’ a joué un: réle’ déteriminant). “La: surdé[Link]- |: problématique de l'ijtindd est cause d'une idéalisation « modemisanté » de ce concept et de son réle au sein de I’ordre légal' musulman: Les connaissances objectives, dont 'scquisit y races’ la dignité can , dont acquisition conditionne iatcés'a la dignité de légiste- mujtzhid, constituent objet de la ‘science des usill ai-fign. 18 dignité de Jégiate Tin usalarrign SSS ~ Se Scanné avec CamScanner Be (oF On considére habituellement, je crois avec raison, que le ‘im ustil al-figh (littéralerent «la science des fondements de la compréhension », sous-entendu : « de ia loi») esi né avec le grand légiste Shafi (m. 204H/820 en Egypte) lorsque celui-ci entreorit la redaction d’Un-ouvrage simplement intitulé « LEpitre » (Al-Risdla ; différentes éditions au Caire et a Beyrouth, trad, francaise par Lakhdar Souami, Paris 1997 et trad. anglaise par M. Khadauri, Cambridge 1987). ‘ La « compréhension » de la loi s'est de facto révélée étre une entreprise compliqué délicate, et, par ailleurs, diverses compréhensions différentes et parfois antinomique cette loi circulsient dans I'empire’ musulman d'une maniére telle qu’aucun débat 1 possible entre les contradicteurs (est au contraire le fanatisme doctrinal, a l'occa: Violent, qui carsctérisait .le. (dés)ordre \égal est une question a prfari Stonnante, car enfin la source n’est-elle pas, simplement et: seulement; la‘ révélation coranique elle-méme ? II n’en [Link]. Le raisonnement tenu par les légistes [Link] suivay la révélation s'affirme compléte et achevée (idée qui, interprétée, dans la sphére légale devient 3 @ tout acte accompli per l'homme corraspond un statut dans la’loi révélée) orjde Facto la loi telle que révélée est loin, trés loin, de proposer un statut lé[Link] § chaque acte humain ; ii faut donc que la révélation elle-méine indique ouchercher le staf des acies quelle ne désigne pas expressément, Le Coren, en somme, msttrait toujours yur {a voie de ce quill.né dit pas. Sé complétude auto-procismée ne serait. pas actuelle Potentielle et il sppartiendreit aux Iégistes de la communauté d’actualiser ce potentiel. Le Coran La premiére c 3 SON message Suppose quvont ait Ia certitude due ae ceie revelation en est bien une et qu’elle est-véridique de sorte que pour bien des Iégisfes Scanné avec CamScanner [Link] 2022-01-07"

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