Séance 3 : Rencontre avec Rimbaud
Objectif : Découvrir l’influence que peut avoir l’art sur la vie de l’auteur.
Support : Polycopié ( partie littérature)
Problématique : Pourquoi, Françoise Sagan a-t-elle éprouvé le besoin de
raconter ce souvenir ?
Analyse :
1) Françoise SAGAN ne connaissait rien de Rimbaud et la lecture découverte arrive un matin à 8h
après une nuit blanche , sur la plage. Elle évoque la passion dévorante qu’elle a pour la littérature
puisqu’elle n’en dort même plus.
2) « J’ignore » représente le « je » de la narratrice adulte, le
« je » de l’écriture tandis que « J’avais » fait référence au JE de la narratrice adolescente, JE du
passé.
3) Françoise Sagan, alors âgée de quinze ans était très attachée à se forger une personnalité qui
convenait à son « imaginaire » et qui correspondait à l’idée qu’elle se faisait d’elle-même « jeune
fille […] plage » (l. 12).
4. a. « Je fus foudroyée instantanément » (l. 21) : Le livre est une révélation, un « coup de foudre »
qui provoque une émotion si violente à l’auteure que sa vie en sera à jamais bouleversée.
b. La découverte du recueil de Rimbaud joue le rôle de révélateur et détermine la vocation de
Françoise Sagan, sa volonté de devenir écrivain.
5. a. Les livres sont comparés à une île et à des oiseaux.
b. Les livres permettent de s’évader et de s’affranchir des barrières mais aussi de
s’élever pour se surpasser comme ce fut le cas pour Françoise Sagan.
6. L’affiche très estivale avec son ciel bleu azur qui épouse la méditerranée, a presque une odeur de
crème solaire, de roman d’été, de bien être et d’insouciance qui reflète bien l’état d’esprit et la
légèreté de la jeune Françoise Sagan avant sa rencontre avec Rimbaud.
7) les figures de style :
– « la littérature était tout. Qu’elle était tout […] Elle était tout » (l. 24 à 27) : répétition qui insiste
sur la découverte que la littérature va devenir son centre d’intérêt exclusif.
– « la plus, la pire, la fatale » (l. 27) : gradation qui exprime à la fois une élévation et une lutte qui
s’annonce difficile voire funeste.
– « les mots, ses esclaves et nos maîtres » (l. 28-29) : métaphore qui insiste sur la découverte d’une
emprise du langage, dans un rapport de soumission / domination.
b. En cet instant, la narratrice découvre la toute-puissance de la littérature et cette idée jette une
clarté nouvelle sur son existence. Cette découverte lui parvient comme une illumination.
8. Ce souvenir est très important pour Françoise Sagan car il marque un tournant dans sa vie par la
découverte de sa vocation.