Oraux Thiers
Oraux Thiers
Préambule
Ce document regroupe un grand nombre d’exercices posés à l’oral aux élèves de MP** pendant l’année 2022,
et de MP* à partir de l’année 2023. Certains d’entre eux n’ont pas pu être traités ou explorés intégralement, et
il sera donc indiqué en-dessous de ceux qui proposaient davantage de questions :
Il restait des questions mais l’élève n’a pas eu le temps de poursuivre.
Certaines questions qui auraient pu suivre seront parfois ajoutées, et il sera plutôt indiqué :
Il restait probablement des questions ; si tel est le cas, en voici une ou plusieurs qui auraient pu être posées.
Vous trouverez également un bon nombre de notes de bas de page, qui précisent certains mots de vocabulaire
introduits dans l’énoncé ou proposent une ouverture sur des notions mathématiques proches de ce dont l’exercice
traite. Elles seront indiquées au sein du texte par un nombre entre crochets en exposant, comme ici.[1]
Sommaire
Les exercices sont regroupés par concours, et classés selon les grands thèmes suivants (liens cliquables) :
• Algèbre bilinéaire, espaces euclidiens ;
• Algèbre linéaire, polynômes, réduction ;
• Analyse, topologie ;
• Calcul différentiel ;
• Groupes, anneaux, arithmétique ;
• Probabilités.
La dernière page de ce document est consacrée aux indications, qui étaient fournies dès le début avec l’énoncé,
ou qui sont apparues au cours de l’échange, pour les oraux qui s’y prêtent (notamment pour les exos posés à
l’X ou aux ENS). Lorsqu’un exercice en propose, vous trouverez en-dessous de son énoncé la mention :
▷ Des indications sont disponibles pour cet exercice. Cliquez ici pour les consulter.
Les titres des exercices préciseront l’année à laquelle ils ont été donnés lorsque l’auteur les a récupérés, donc
sans doute pas pour la première fois ! Lorsqu’un exercice a été redonné (quasiment) à l’identique, le titre en
fera mention. De même, lorsqu’un corrigé détaillé est disponible à la fin du document, cela sera indiqué dans le
titre. Vous pouvez contacter l’auteur à l’adresse [Link][at][Link].
Enjoy !
1
Oraux de mathématiques aux concours Lycée Thiers – MP*
Notations
A× groupe des inversibles de l’anneau A
A[X] espace des polynômes à coefficients dans A
An [X] sous-espace des polynômes à coefficients dans A de degré au plus n
πu polynôme minimal de u
χu polynôme caractéristique de u
ker u noyau de u
im u image de u
rg u rang de u
det u déterminant de u
tr u trace de u
spec u spectre de u
P(A) probabilité de A
E(X) espérance de X
Var(X) variance de X
cov(X, Y ) covariance de X et Y
2
Oraux de mathématiques aux concours Lycée Thiers – MP*
2. Montrer que si U, V ∈ S+
n (R), alors tr(U V ) ≥ 0.
3. Soit I un intervalle non vide de R. On considère une fonction dérivable f : I → Mn (R) ainsi que P ∈ R[X].
Montrer que tr ◦ P ◦ f est dérivable sur I et calculer sa dérivée.
1≤i,j≤n
3
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f (v) ∈ S et v − f (v) ∈ S ⊥ .
Montrer que S est un espace vectoriel, et que f est la projection orthogonale sur S.
3.a) Montrer que si X ∈ ker(A) \ {0}, alors aucun coefficient de X n’est nul.
3.b) Montrer que dim ker(A) ≤ 1.
Il restait des questions mais l’élève n’a pas eu le temps de poursuivre.
Exercice 10 : X 2022
On pose G = SO(3), et on considère un sous-groupe H de G tel que[2] :
∀g ∈ G, ∀h ∈ H, ghg −1 ∈ H.
[2] Un tel sous-groupe H est appelé distingué ou normal, ce que l’on note H ⊴ G. On montre que H est distingué si et seulement
si l’ensemble des classes à gauche modulo H coı̈ncide avec celui des classes à droite, c’est-à-dire {gH | g ∈ G} = {Hg | g ∈ G}.
Ces sous-groupes permettent de construire les groupes quotients, dont Z/nZ est un exemple célèbre : on définit G/H = G/R, où
la relation d’équivalence R est définie par xRy ⇐⇒ xy −1 ∈ H, et cet ensemble peut être muni d’une structure de groupe héritée
de celle de G, lorsque H ⊴ G. Par exemple, dans le cas de (Z/nZ, +), la relation R n’est autre que la congruence modulo n.
[3] Un tel groupe G est appelé simple. Pour n ≥ 3, on peut montrer que SO(n) est simple si et seulement si n est impair.
4
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0
a
.. ..
. .
A= .
0 a
a ··· a b
B = 0 1 1 .
0 0 1
5. Trouver une autre méthode pour calculer An .
[4] La matrice B est appelée la réduite de Jordan de A. Le théorème de décomposition de Frobenius, dont la décomposition de
Jordan est un cas particulier, fournit une classification complète des matrices à similitude près sur un corps quelconque.
5
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0 ···
a a a
.. ..
0 . .
b
A = ... .. .. .. .. .
. . . .
. ..
.. .
0 a
b ··· b b 0
0 0 0 0 0 0
0 0 1 ou 0 0 −1 .
0 −1 0 0 1 0
6
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p
Y
χA = (X − λi )mi .
i=1
En établissant que (m1 , . . . , mp ) est solution d’un système linéaire p × p, montrer que 0 ∈ spec(A).
3. Par un raisonnement similaire, montrer que spec(A) = {0}. En déduire que A est nilpotente.
f ◦ g − g ◦ f = f.
u : L (E) −→ L (E)
h 7−→ h ◦ g − g ◦ h.
7
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1. Notons Hn = sn /tn sous forme irréductible. Écrire une fonction decomposition(n) qui renvoie (sn , tn ).
2. Calculer avec Python le reste de la division euclidienne de sp−1 par p2 pour les nombres premiers p ≤ 100, et
émettre une conjecture. On pourra utiliser [Link](n) qui renvoie le plus petit
nombre premier supérieur ou égal à n.
3. On considère un nombre premier p ≥ 5 ainsi que le polynôme :
p−1
Y n−1
X
Q= (X + k) = ak X k .
k=1 k=0
produit des éléments de G est égal à son neutre, sauf s’il existe un unique x ∈ G d’ordre 2, auquel cas ce produit est égal à x.
8
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1 1 2 2
A= et B= .
1 1 0 1
[7] La matrice A ⊗ B (lire « A tenseur B ») est appelée produit de Kronecker de A et B. On peut montrer que dans une base bien
choisie du K-espace vectoriel K n ⊗ K n , c’est la matrice du produit tensoriel des applications linéaires associées à A et B.
9
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··· ···
t0 f tn−1 f t1
.. .. ..
. . .
t1
Mf (t) = ... .. .. .. .. .
. . . .
. .. ..
.. . .
f tn
tn−1 ··· ··· t1 t0
1 1 ... 1
a1 a2 ... an
V (a1 , . . . , an ) = .. .. .. ..
. . . .
(a1 )n−1 (a2 )n−1 ... (an )n−1
1 2iπ
Fn = √ V 1, ω, . . . , ω n−1 où ω = exp
.
n n
1. Écrire des fonctions Python F(n) et M(f, t) qui renvoient respectivement Fn et Mf (t).
2. On pose Pt = tn−1 X n−1 + · · · + t1 X + t0 . Conjecturer une formule liant Pt (A1 ) et M1 (t) avec Python.
3. Montrer que Pt (A1 ) = M1 (t). Montrer que Fn est inversible, et que Fn−1 = Fn .
4. Soit D la matrice diagonale de coefficients 1, ω, . . . , ω n−1 . Trouver un lien entre D et Fn A1 Fn .
1. Écrire des fonctions s(n) et v(n) qui renvoient respectivement s(n) et v(n).
2. Montrer que v(mn) = v(m) + v(n) pour tous m, n ∈ N∗ .
3. Tester la relation v(n) = s(n − 1) − s(n) + 1 pour n ∈ {1, . . . , 10000} avec Python, puis la démontrer.
4. Calculer v(k!) pour k ∈ N∗ .
5. Montrer l’équivalence entre les assertions suivantes :
(i) n est une puissance de 2 ;
n
(ii) pour tout k ∈ {1, . . . , n − 1}, le coefficient binomial est pair.
k
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3. Calculer de manière approchée les valeurs propres de M1 pour n ∈ {2, 3, 4, 5, 6}. Les tracer en nuage de
points (on pourra utiliser [Link] et [Link] pour obtenir les parties réelle et imaginaire d’un complexe z). Que
dire du nombre de valeurs propres et du nombre de valeurs propres réelles de M1 ?
4.a) Calculer (M2 )k pour k ∈ {0, 1, 2, 3, 4}. Observer leurs dernières lignes ; que peut-on conjecturer ?
4.b) Montrer que la famille ((Mn )k )0≤k≤n−1 est libre.
4.c) Montrer que le polynôme minimal de Mn est de degré n.
4.d) Montrer que le commutant de Mn est un R-espace vectoriel de dimension n.
4.e) Montrer que le sous-espace propre associé à toute valeur propre complexe est une droite.
0 Ir
AM − Kr B = 0 où Kr = .
0 0
4.b) Soit N ∈ Mn (C). Donner une condition nécessaire et suffisante sur spec(N ) pour que N soit nilpotente.
4.c) Soit P = A−1 B. Montrer que pour tout λ ∈ C, P − λM ∈ GLn (C).
5. Soit φ ∈ L (Mn (C)). Montrer que φ préserve le rang si, et seulement si, GLn (C) est stable par φ.
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u(P ) : C −→ C
∞
X P (n) n
z 7−→ e−z z .
n=0
n!
f : Mn (R) −→ R
X 7−→ det(A + XB)
[8] On identifie ici les fonctions polynomiales C → C et les polynômes complexes, ce qui ne pose pas de problème puisque C est
un corps infini. Cela devient impossible lorsque le corps de base est fini ! Par exemple, X 2 + X ∈ Z/2Z[X] n’est clairement pas le
polynôme nul, mais sa fonction associée est bien nulle...
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g : Mn (R) −→ Mp (R)
X
7−→ Y
Y
0
B
W = (B, D) ∈ Mn−p,p (R) × Mn−p,n−p (R) .
BT D
[9] La matrice Jp est la matrice de coefficients diagonaux (1, . . . , 1, 0, . . . , 0) avec exactement p coefficients égaux à 1.
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On suppose que (X − 1)k divise P pour un certain k ∈ N, et on veut montrer que card(A) ≥ k + 1.
1. On suppose par l’absurde que card(A) ≤ k. On définit la suite de polynômes (Ps )s∈N par :
P0 = 1,
Ps+1 = X(X − 1) · · · (X − s).
1. Simplifier vn ◦ (u − idE ).
2. Montrer que im(u − idE ) ∩ ker(u − idE ) = {0}.
3. On suppose E de dimension finie. Montrer que E = im(u − idE ) ⊕ ker(u − idE ).
4. On suppose à présent que E = im(u − idE ) ⊕ ker(u − idE ), mais on ne suppose plus E de dimension finie.
Montrer que (vn ) converge simplement et que im(u − idE ) est un fermé de E.
5. Étudier la réciproque.
q
X q
X
tk = 1 et tk ak = a.
k=1 k=1
[10] Il apparaı̂t en fait dans la preuve que les t sont positifs. On peut donc dire que les racines de P ′ appartiennent à l’enveloppe
i
convexe des racines de P : c’est le théorème de Gauss-Lucas, évoqué par Gauss en 1836 et démontré par Félix Lucas en 1879.
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f : C[X] −→ R
P 7−→ P (b).
···
c a a a
.. ..
. .
b c
A = ... .. .. ..
. . .
c
. ..
.. .
c a
b ··· b b c
Déterminer det(A) à l’aide du polynôme P = det(A + XJ), où J est la matrice ne contenant que des 1.
C= .. ..
. 0 .
1 0 1/n
1 1/n
1. Montrer que C est diagonalisable sur K si, et seulement si, χC est scindé à racines simples sur K.
2. Montrer que C est diagonalisable sur C.
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X 2 = 1 1 0 .
1 0 4
n!
|P (k)| ≥ .
2n
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0
−A
B= .
2A 3A
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u(P ) : R −→ R
Z ∞
x 7−→ Π(x + t)P (t)e−t dt.
0
[11] L’ensemble C(A) est appelé classe de similitude de A. C’est l’orbite de A pour l’action par conjugaison de GLn (C) sur Mn (C).
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x 0 = a ∈ Rn ,
xn+1 = xn + α(b − Axn ).
1. Donner une condition nécessaire et suffisante sur x0 et α pour que (xn ) converge.
2. On pose en = A−1 b − xn . Trouver la constante optimale C > 0 telle que pour tout n ∈ N, ∥en+1 ∥ ≤ C ∥en ∥.
G = {u ∈ L (E) | u ◦ f = f ◦ u, u2 ◦ f = f et ∃p ∈ N, f p+1 ◦ u = f p }.
1. Montrer que (E, ∥·∥∞ ) est un espace vectoriel normé, et que F est un sous-espace vectoriel de E.
2. Montrer que F est dense dans (E, ∥·∥∞ ).
[12] Une semi-norme est une application à valeurs positives, homogène et vérifiant l’inégalité triangulaire, c’est-à-dire ayant les
mêmes hypothèses qu’une norme sans la séparation (on peut avoir ∥x∥ = 0 avec x ̸= 0). Par exemple, l’intégrale sur [0, 1] de |f |
pour f : [0, 1] → R continue par morceaux (ou simplement Lebesgue-intégrable) est une semi-norme.
[13] Cette méthode itérative est connue sous le nom de méthode de Richardson à pas fixe.
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Justifier que l’application u : t 7−→ det M (t) est polynomiale de degré r. Calculer ses coefficients de degré r et
r − 1.
3. En déduire que dim V ≤ np.
1. On suppose la famille (In , A, . . . , An−1 ) libre. Montrer que les µk sont à valeurs réelles.
2. Montrer que les µk sont continues.
M = ai + aj 1≤i,j≤n .
λ1 ≤ X T SX ≤ λn
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0 A−1 C
M= .
−In −A−1 B
Montrer que λ ∈ spec(M ) si, et seulement s’il existe x ∈ Cn \ {0} tel que l’application :
f : R −→ Rn
t 7−→ eλt x
f ◦ g − g ◦ f = idE .
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est un idéal non nul de K[X]. On note πf,x son générateur unitaire[14] ; comparer πf et πf,x .
2. On suppose que f est diagonalisable, de valeurs propres λ1 , . . . , λr respectivement associées à des vecteurs
propres v1 , . . . , vr . On pose v = v1 + . . . + vr ; montrer que πf = πf,v .
3.a) Soient F1 , . . . , Fp des sous-espaces vectoriels de E. Montrer que si la réunion des Fi est égale à E, alors
l’un des Fi est égal à E.[15]
Il restait probablement des questions ; si tel est le cas, en voici une ou plusieurs qui auraient pu être posées.
3.b) En déduire qu’il existe x ∈ E tel que πf,x = πf .
Exercice 69 : X 2022
Soient A, B ∈ Mn (C). Montrer l’équivalence entre les assertions suivantes :
(i) B est nilpotente et BA = 0 ;
(ii) ∀M ∈ Mn (C), χAM = χAM +B .
Exercice 70 : X 2022
Soit p un nombre premier.
1. Soit f ∈ Z[X]. Montrer que si le polynôme obtenu à partir de f en résuidant ses coefficients modulo p est
irréductible sur Z/pZ, alors f est irréductible sur Z.
2. Soient h ∈ N∗ et n ∈ N. On note :
n
• Ap (h) = {(a0 , . . . , an−1 ) ∈ {0, . . . , h − 1} | an−1 X n−1 + · · · + a1 X + a0 X est irréductible sur Z/pZ} ;
22
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Exercice 71 : X 2022
On considère les polynômes :
n
Y n
X Y
f= (X − αi ) = bk X k et g= (X − (αi + αj ))
k=1 k=0 1≤i<j≤n
Exercice 72 : X 2022
1 √
Existe-t-il P ∈ Z[X] tel que P √ = 3?
2
Exercice 73 : X 2023
Soit E un C-espace vectoriel de dimension n ∈ N∗ . On considère a, b ∈ L (E) et on pose [a, b] = ab − ba.[16]
On suppose que [a, b] = f ◦ v, où f ∈ L (C, E) et v ∈ L (E, C) vérifient v ◦ f = 0.
1. Calculer det ([a, b]).
2. Montrer que a et b sont trigonalisables dans une même base.
▷ Des indications sont disponibles pour cet exercice. Cliquez ici pour les consulter.
Exercice 74 : X 2023
On munit Rn de sa structure euclidienne usuelle.
1. Montrer que |||·||| est une norme sur Rn .
2. Soit A ∈ Mn (R). Montrer que :
|||A||| = sup |⟨AX, Y ⟩| .
∥X∥≤1
∥Y ∥≤1
[16] Le vecteur [a, b] est le commutateur de a et b. C’est un objet également étudié en théorie des groupes : le groupe dérivé d’un
groupe G est le sous-groupe de G engendré par ses commutateurs, souvent noté [G, G]. Il est lié à la notion de groupe résoluble.
23
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Exercice 75 : X 2025
Pour M ∈ Mn (C), on définit l’ensemble de ses racines carrées :
R(M ) = {A ∈ Mn (C) | A2 = M }.
Exercice 76 : X 2025
Soit H un sous-espace vectoriel de Md (C) stable par multiplication. On considère[17] :
δ(A) = CA − AC.
On pourra calculer les puissances de δ via la formule du binôme de Newton, puis montrer que l’application
suivante est constante égale à AB :
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0 −1 1 1
S= et T = .
1 0 0 1
φA : Mn (R) −→ Mn (R)
M 7−→ AM.
0
M1
M= (M1 , M2 ) ∈ Mp (R) × Mq (R), p + q = n
0 M2
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[19] Le réel C(M ) est appelé conditionnement de M . Il mesure la difficulté de la résolution numérique d’un système linéaire de la
forme M x = y. Si C(M ) est élevé, les erreurs d’approximation sur y auront tendance à fortement se propager sur x.
26
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Analyse, topologie
Exercice 85 : CCP 2023
On considère l’intégrale :
∞
ln(t)
Z
I= dt.
0 1 + t2
1. Existence et valeur de I ?
2. Soit a ∈ ]0, +∞[ \ {1}. Trouver des réels α et β tels que :
1 α β
∀t ∈ R, = + 2 .
(1 + t2 )(α2 + t2 ) 1 + t2 a + t2
3. Calculer l’intégrale :
∞
ln(t)
Z
I(a) = dt.
0 (1 + t2 )(a2 + t2 )
4. Rappeler le théorème de convergence dominée. L’utiliser pour calculer l’intégrale :
Z ∞
ln(t)
dt.
0 (1 + t2 )2
2. Démontrer :
n−1
1X
k
lim ln 1 + 2 = 0.
n→∞ n n
k=0
3. Soit f une fonction continue sur [0, 1]. À l’aide de la continuité uniforme de f , montrer que :
n−1
1X
Z 1
k k
lim f + 2 = f (t) dt.
n→∞ n n n 0
k=0
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u0 = x0 ,
un+1 = arctan(un ).
28
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[20] C’est le problème de Bâle, posé en 1644 par Pietro Mengoli. D’ailleurs, π 2 / 6 ≈ 1.644.
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1.a) Donner u13 , u31 et u32 . À l’aide de Python, donner une expression de un .
1.b) Tracer les 100 premières valeurs de Sn . Que peut-on conjecturer ?
2.a) Montrer que un ≤ 1 + log2 (n).
2.b) Montrer que la série (Sn )n∈N converge.
2.c) Calculer sa somme S. On pourra d’abord démontrer :
∞
S X (−1)k−1
S= + .
2 k
k=1
30
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2 x
sin((2n + 2)t)
Z
Sn (x) = dt.
π 0 sin(t)
[21] La limite simple de (Sn ) est la série de Fourier d’un signal carré d’amplitude 1 et de période 2π.
[22] La formule π = 4 − 4/3 + 4/5 − 4/7 + . . . est due à Madhava, mathématicien √ indien (1350–1425). La convergence de cette série
alternée est cependant trop lente, et il est plus judicieux de calculer arctan(1/ 3) à l’aide de son développement en série entière.
Cette méthode a d’ailleurs permis à Madhava de donner l’approximation π ≈ 3.14159265359, avec 11 décimales correctes !
31
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3.a) Pour n ∈ N et x ∈ R, on pose fn (x) = sin(nx). Montrer que si bn fn converge uniformément sur R, alors
P
bn = o(1/n).
3.b) Montrer la réciproque.
τx : R −→ R
t 7−→ f (x + t)
[23] Dans un R-espace vectoriel de dimension quelconque, cette propriété caractérise la complétude, c’est-à-dire la convergence de
toute suite de Cauchy. Lorsqu’un espace vectoriel normé est complet pour sa norme, on dit que c’est un espace de Banach.
[24] Une fonction développable en série entière au voisinage de tout point est appelée analytique, et c’est une propriété beaucoup
plus forte que la dérivabilité à tout ordre. La fonction x 7−→ exp(−1/x2 ) prolongée par 0 en x = 0 illustre très bien cette nuance.
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[[1;2;3];[3;1;2];[2;3;1];[2;1;3];[1;3;2];[3;2;1]]
1.c) Écrire une fonction nb derangements(n) qui renvoie le nombre de dérangements de {1, . . . , n}.
1.d) On note dn ce nombre, avec par convention d0 = 1. Démontrer :
n
X n
n! = dn−k
k
k=0
3.a) Démontrer :
p
X p
p = n
Sk (p).
k
k=0
3.c) En déduire :
p
X p n
Sp (n) = (−1) p−k
k .
k
k=0
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1. En utilisant la méthode des rectangles, montrer que Hn = ln(n) + O(1) lorsque n → ∞. En déduire les
rayons de convergence de f et g.
2. Donner une expression de g et en déduire un équivalent de f en 1− .
3. En calculant (1 − x)f (x), montrer que f admet une limite finie en −1 et la calculer.
2.a) Donner le domaine de définition D de Γ. Montrer que Γ(x) > 0 pour tout x ∈ D.
2.b) Montrer que Γ est l’unique fonction f : D → R vérifiant[27]
• f (1) = 1,
• f (x + 1) = xf (x) pour tout x ∈ D,
• ln ◦ f est convexe.
[25] Cette définition se généralise aux espaces topologiques, et caractérise le fait qu’une partie soit « en un morceau ». Un espace
topologique est un couple (E, T ) où E est un ensemble et T est une topologie, c’est-à-dire un ensemble de parties de E stable par
réunion quelconque, intersection finie, et contenant ∅ et E. Les éléments de T sont appelés les ouverts de E (tiens, tiens). Dans le
cas usuel où E est un espace vectoriel normé, ou simplement un espace métrique, sa topologie est définie par ses boules ouvertes.
[26] La réciproque est fausse en général. Notons G le graphe de la fonction x 7−→ sin(1/x) restreinte à ]0, 1]. On peut montrer, mais
c’est loin d’être facile, que son adhérence G = G ∪ ({0} × [−1, 1]) est connexe, mais n’est pas connexe par arcs. La réciproque est
tout de même vraie pour les ouverts des espaces topologiques localement connexes par arcs, comme (R, |·|) par exemple.
[27] C’est le théorème de Bohr-Mollerup, démontré en 1922.
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2.a) Dans cette question, on prend A = (0, 1, . . . , n). Écrire une fonction Python qui prend (a0 , . . . , an−1 ) en
argument, où P = a0 + a1 X + . . . + an−1 X n−1 ∈ Rn−1 [X], et renvoie ∥X n − P ∥A .
2.b) Calculer d1 et d2 . On pourra utiliser la fonction [Link].
3. Montrer que pour tout P ∈ Rn−1 [X], il existe un unique (b0 , . . . , bn ) ∈ Rn+1 tel que :
n
X n
Y
Xn − P = (X − aj )
bk
k=0 j=0
j̸=k
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2i 2i + 1
ai = −1 et bi = cos π .
n 2n
Représenter f et Ln (f ) à l’aide de Python, pour les familles (ai )0≤i≤n et (bi )0≤i≤n et pour n ∈ {5, 10, 20, 50}
(on pourra utiliser la fonction [Link] interpolate). Faire de même avec g.
3. Soient a, b ∈ R tels que a < b, un entier p ∈ N∗ , des réels c0 , . . . , cp ∈ [a, b] deux à deux distincts, et une
fonction g dérivable p fois sur ]a, b[, telle que g(c0 ) = · · · = g(cp ) = 0. Montrer que g (p) s’annule sur ]a, b[.
4. Soient x0 , . . . , xn ∈ [a, b] des réels deux à deux distincts, et f : [a, b] → R une fonction n + 1 fois dérivable.
Montrer qu’il existe ξx ∈ ]a, b[ tel que pour tout t ∈ [a, b] :
n
1 Y
f (t) − Ln (f )(t) = Un (t)f (n+1) (ξx ) où Un (x) = (X − xi ).
(n + 1)! i=0
T0 = 1,
T1 = X,
Tn+2 = 2XTn+1 − Tn .
Démontrer :
∀n ∈ N, ∀θ ∈ R, Tn (cos θ) = cos(nθ).
8. Déterminer le degré, le coefficient dominant, ainsi que les racines de Tn .
Il restait probablement des questions ; si tel est le cas, en voici une ou plusieurs qui auraient pu être posées.
9. Pour une subdivision σ de [a, b] comportant n + 1 points, on note Pσ (f ) l’unique polynôme de Rn [X] qui
coı̈ncide avec f en tout point de σ. Comment minimiser ∥f − Pσ (f )∥∞ à l’aide des bi ?
▷ Des indications sont disponibles pour cet exercice. Cliquez ici pour les consulter.
36
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Calculer S10 (0.9), S100 (0.99), S1000 (0.999), S10000 (0.9999) et comparer ces valeurs à π 2 / 6.
3. Soient a1 , . . . , an ∈ ]0, +∞[. Comparer les quantités :
a1 + . . . + an
et (a1 · · · an )1/n
n
et démontrer l’affirmation, puis prouver la conjecture réalisée en question 1.
4. On admet que ζ(2) = π 2 / 6 (cf. exercice 91). Montrer que :
est bien définie sur ]0, 1[, puis démontrer la conjecture faite en question 2.
5. Démontrer la conjecture faite en question 2.
6. Soit f ∈ C 0 (R+ , R) décroissante et intégrable sur R+ . Montrer que f est positive.
7. Montrer que pour tout h > 0, la série f (nh) converge et vérifie :
P
∞
X Z ∞
lim+ h f (nh) = f (t) dt.
h→0 0
n=1
37
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et − 1 t
f (t) = et g(t) =
t et −1
et prolongées par 1 en t = 0.
Montrer que f est développable en série entière, et que f et g sont de classe C ∞ sur R.
2. On admet que si une fonction h est développable en série entière au voisinage de 0 avec h(0) ̸= 0, alors 1/h
est aussi développable en série entière au voisinage de 0.
a) Montrer qu’il existe une suite de polynômes (Pn )n∈N tels que :
∞
text X Pn (x) n
∀x ∈ R, ∀t ∈ ]−r, r[, = t .
et − 1 n=0 n!
b) Démontrer :
Z 1
∀n ∈ N, ′
Pn+1 = (n + 1)Pn et Pn+1 (x) dx = 0.
0
3. Démontrer le résultat admis en question 2.
38
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f : R −→ R
2
e−1/x si x ̸= 0,
x 7−→
0 sinon,
n’est solution d’aucune équation différentielle linéaire homogène à coefficients constants (normalisée).[28]
[28] On qualifie ici de normalisée une équation différentielle en y dans laquelle le coefficient de y (n) est égal à 1.
39
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1. Démontrer :
n−1 Z
1X π t + kπ
In = f sin(t) dt.
n 0 n
k=0
40
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1. Pour n ∈ N et x ≥ 0, on pose fn (x) = f (nx). Convergence simple de (fn )n∈N ? Convergence uniforme sur
tout compact ?
x
2. Mêmes questions avec gn (x) = f .
n
√
3. En déduire une condition nécessaire et suffisante pour que f soit de classe C 1 sur R.
41
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u0 = 0,
u1 = 1,
(n + 2)un+2 = un+1 + (n + 1)un .
42
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Justifier que la suite (aj )j∈N est bien définie. Converge-t-elle ? Démontrer :
aj+1
lim = e.
j→∞ aj
2. Calculer la limite :
n
1 X 1
lim √ √ √ .
n→∞ n 2k − 1 + 2k
k=1
Déterminer la limite :
π4
lim n − an bn .
n→∞ 48
43
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Montrer que si g et G ont une limite finie en +∞, alors celle de g est nulle.
2. Soit f ∈ C 0 (R+ , R+ ) telle que : Z x
f (x) f (t)2 dt −−−−−→ 1.
0 x→+∞
44
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Jz = {y − x | y ∈ Ix }.
a0 = 0,
b0 = 1,
N : R∗+ −→ R
x 7−→ card {n ∈ N | an ≥ x} .
1 1
Z
A(f ) = f (t)et dt
∥f ∥1 0
45
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46
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(iii) f ′ (0) = 1.
1. Justifier rapidement que l’on peut supposer 0 < x1 < · · · < xn , et montrer que xn ≤ 1.
2. Démontrer :
n
f (t) 1 1
Z
ak 1[−xk ,xk ] (x).
X
= g(x)eitx dx où g(x) =
t 2 −1 k=1
Démontrer : Z 1
2
|g(x)| dx ≤ 2.
−1
[29] C’estune version de l’égalité de Parseval, avec laquelle on peut d’ailleurs calculer les ζ(2k) !
[30] Cettenotion n’était pas au programme en 2022, la question avait donc été formulée de la manière suivante : démontrer C > 0
tel que ∥A(f )∥∞ ≤ C ∥f ∥∞ pour tout f ∈ E, et trouver la constante C optimale.
47
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[31] C’est un corollaire d’un théorème dû à Hardy et Littlewood, démontré en 1914 par les deux mathématiciens du même nom,
qui l’ont d’ailleurs utilisé l’année suivante dans une nouvelle démonstration du théorème des nombres premiers. Le résultat reste
d’ailleurs vrai si l’on suppose seulement an = O(1/n). Une forme plus générale est le théorème dit taubérien de Hardy-Littlewood.
[32] En fait, e est même transcendant, c’est-à-dire qu’il n’est racine d’aucun polynôme non nul à coefficients rationnels. Ce résultat
a été démontré par Charles Hermite en 1873. Le théorème d’Hermite-Lindemann, démontré en 1882 par Ferdinand von Lindemann,
affirme plus généralement que si a est un nombre algébrique non nul, alors ea est transcendant.
48
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1. Soient α, β ∈ [0, 1] tels que α ≤ β. Montrer que si f ∈ E est β-höldérienne, alors f est α-höldérienne.
2. Soient α, β ∈ [0, 1] tels que 0 < α ≤ β < 1 et α + β > 1. On considère f ∈ E une fonction α-höldérienne et
g ∈ E une fonction β-höldérienne. On pose, pour n ∈ N :
n
2X −1
k+1
k k
In (f, g) = f g −g .
2n 2n 2n
k=0
2.a) Montrer que (In (f, g))n∈N converge. On notera I(f, g) sa limite.
2.b) Calculer I(f, g) + I(g, f ).
2.c) On suppose f et g de classe C ∞ . Calculer I(f, g).
mr (f ) = sup |f (z)| .
|z|≤r
On considère r1 , r2 , r3 tels que R > r1 > r2 > r3 > 0. Montrer qu’il existe des constantes C > 0 et s ∈ ]0, 1[ qui
dépendent de r1 , r2 , r3 , mais pas de f , telles que :
▷ Des indications sont disponibles pour cet exercice. Cliquez ici pour les consulter.
49
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x(0) = a
x′ (t) = g(t) − x(t)(f (t) + g(t))
et on admet qu’elle possède une unique solution sur R+ .[33] On suppose enfin que :
a = 1,
0
a1 = 2,
an−1
n+1 = 2an +
a .
n2
Trouver un équivalent de an et majorer la constante qui y apparaı̂t.
On pose, pour n ∈ N :
n
X
un = bn + uk an−k .
k=0
f (qt)
∀t ∈ R, f (t) = 1 + .
a(t)
[33] Ce point peut être traité à l’aide du théorème de Cauchy-Lipschitz linéaire. Le théorème général, hors-programme, stipule que
si I est un intervalle ouvert de R, E est un espace de Banach, et F : I × E → E est continue et localement lipschitzienne par rapport
à la seconde variable, alors pour tous t0 ∈ I et x0 ∈ E, l’équation x′ = F (t, x) ; x(t0 ) = x0 admet une unique solution maximale
(J, x) où J est un intervalle ouvert inclus dans I, c’est-à-dire que x est solution sur J et ne peut être prolongée continûment en
dehors. Ici, F est globalement lipschitzienne par rapport à x donc la solution obtenue est en fait globale, c’est-à-dire J = I.
50
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51
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Démontrer[35] : Z t Z t
∀t ∈ R, u(t) ≤ c(t) + c(s)a(s) exp a(y) dy ds.
0 s
3. Soit t0 ∈ R. Démontrer[36] :
Z t
∀t ∈ R, x(t) = e(t−t0 )A x(t0 ) + e(t−s)A B(s)x(s) ds.
t0
Montrer qu’il existe des projecteurs π + et π − , respectivement sur E + et E − , qui commutent avec A et qui
vérifient π + + π − = idE .
5. On suppose que E + = Rn et que B(t) −−−−→ 0. Montrer que x(t) −−−−→ 0.
t→+∞ t→+∞
[35] C’est le lemme de Grönwall, extrêmement utile dans l’étude des équations différentielles.
[36] C’est une variante de la formule de Duhamel, qui permet d’exprimer les solutions de x′ = Ax + b.
52
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f (θ)
Z π
It (f )(φ) = dθ.
−π (1 − cos(θ − φ))
1/2−t
1 x0 ··· xn−1
0 f (x0 ) 1 x0 ··· xn−1
0 xn0
.. .. .. .. .. .. .. ..
. . . . f (n) (τ ) . . . .
.. .. .. .. = .. .. .. .. .
n!
. . . . . . . .
1 xn ··· xn−1
n f (xn ) 1 xn ··· xn−1
n xnn
2k
n
N (t) = card (k, n) ∈ N2 =t et B(t) = min k ∈ N t< .
k k
53
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1. Montrer l’égalité[37] :
an am
lim = lim inf ∈ R ∪ {−∞, +∞}.
n→∞ n n→∞ m≥n m
∀x ∈ R, F (x + 1) = F (x) + 1.
F n (x) − x
un = où F n = F ◦ · · · ◦ F (n fois)
n
admet une limite, et que celle-ci est indépendante de x.
∀f ∈ E, (f ≥ 0 =⇒ u(f ) ≥ 0).
pk : [0, 1] −→ R
x 7−→ xk
et on considère une suite (un )n∈N ∈ L+ (E)N telle que (un (pk )) converge uniformément vers pk sur [0, 1] pour
tout k ∈ {0, 1, 2}. Montrer que si f ∈ E, alors (un (f )) converge uniformément vers f sur [0, 1].
4. Lien avec le théorème d’approximation de Weierstrass ?
[37] C’est une version du lemme de Fekete pour les suites presque sous-additives.
54
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f : R −→ R
Z ℓ
t3
x 7−→ exp ixt + i dt
0 3
est de classe C 2 .
2. Même question avec ℓ = +∞.
u0 = 1,
un+1 = aun .
55
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D = {2k ℓ + 2k [0, 1] | k, ℓ ∈ Z}
et on pose, pour I ∈ D :
1
Z
mI (f ) = f (x) dx
|I| I
1
sup σn < ∞.
n∈N 2
Montrer que pour tout x ∈ [0, 1/2[, il existe cx ∈ R à expliciter, tel qu’à partir d’un certain rang :
3. On ne fait plus l’hypothèse précédente sur σn . Montrer qu’il existe x0 ∈ ]0, 1] tel que :
• si x < x0 , alors il existe cx0 ∈ R tel qu’à partir d’un certain rang, fn (x) ≤ exp(−cx0 n) ;
• si x > x0 , alors fn (x) ≥ x − x0 pour tout n ∈ N.
56
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f (x − 1) + f (x + 1) + f (x − π) + f (x + π)
∀x ∈ R, f (x) = .
4
de l’espace vectoriel normé (B, ∥·∥∞ ) soit invariante par translation par t.
[39] Le support d’une fonction f : E → F est l’adhérence de l’ensemble {x ∈ E | f (x) ̸= 0}. Par conséquent, une fonction continue
est à support compact si et seulement si elle est nulle en dehors d’un compact.
57
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Calcul différentiel
Exercice 178 : Centrale 2023
On considère la fonction :
g : R∗+ × R −→ R
x
(x, t) 7−→ .
x2 + t 2
1. Justifier que g est de classe C 2 et calculer ∆g.
2. On considère à présent la fonction :
f : R∗+ −→ R
Z ∞
x 7−→ g(x, t)eit dt.
−∞
α = sup det(A).
A∈M
f : R2 −→ R
x2 − y 2
(x, y) 7−→ xy .
x2 + y 2
f : R × R∗+ −→ R
Z ∞
sin(t + x)
(x, y) 7−→ dt.
0 t+y
58
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f : R2 −→ R2
1
(x, y) 7−→ (sin(x + y), cos(x − y)).
2
1. Déterminer la différentielle de f .
2. Montrer que pour tout (x, y) ∈ R2 :
1
∥df (x, y)∥2 ≤ √ .
2
3. En déduire que le système :
2x = sin(x + y)
2y = cos(x − y)
admet au plus une solution.
f : R2 −→ R
(x, y) 7−→ min x2 , y 2 .
[40] Le cofacteur d’indice (i, j) d’une matrice A est le coefficient (i, j) de sa comatrice, c’est-à-dire (−1)i+j det(D ), où D
i,j i,j est la
matrice obtenue en supprimant la ième ligne et la j ème colonne de A. Dans l’espace euclidien orienté R3 , la comatrice de A décrit
d’ailleurs l’interaction de A avec le produit vectoriel : pour tous vecteurs u et v, Au ∧ Av = (com A)(u ∧ v).
59
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Montrer que α est bien définie et qu’elle est lipschitzienne sur [0, R].
3. Soit r0 ∈ [0, R[. Démontrer :
α(r) − α(r0 )
∀ε > 0, ∃δ > 0, ∀r ∈ ]r0 , r0 + δ], ≥ m(1 − ε).
r − r0
4. Montrer que α(r) ≥ mr + f (0).
Démontrer :
∀x ∈ Rn , df (x)(x) = kf (x).
Étudier la réciproque.
60
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f : S++
n (R) −→ Sn (R)
++
A 7−→ A2
f : R2 −→ R
(x, y) 7−→ x ⋆ y.
1
Z x
φ(x) = dt.
e ∂2 f (t, e)
61
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y ′′ + µ(1 − y 2 )y ′ + y = 0
ω(µ) = 1 + ω1 µ + O(µ2 )
• lorsque µ → 0 :
ε(τ, µ) = O(µ2 ) ; ∂1 ε(τ, µ) = O(µ2 ) ; ∂1,1 ε(τ, µ) = O(µ2 ).
où ℓ, L ∈ R sont tels que 0 < ℓ ≤ L. On fixe τ ∈ ]0, 2/L[ et on définit la suite (un )n∈N par[42] :
u 0 ∈ Rd
un+1 = un − τ ∇f (un ).
62
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fA : Z −→ A
k 7−→ k · 1A .
F : K −→ K
x 7−→ xp
[43] Cet entier est appelé la caractéristique de A. Le résultat de la question 2.a) reste vrai lorsque A est seulement supposé intègre.
[44] On peut construire un corps de cardinal q = pn en quotientant Fp [X] par l’idéal engendré par un polynôme irréductible à
coefficients dans Fp de degré n, ou encore en considérant le corps de décomposition de X q − X sur Fp . En fait, si K est un corps
fini de cardinal q, alors q = pn où p désigne la caractéristique de K, et n = dimFp (K). Un tel corps est unique à isomorphisme
près.
[45] C’est l’endomorphisme de Frobenius, qui se trouve être un automorphisme car K est un corps fini. Il est toujours injectif
en tant que morphisme de corps, mais n’est surjectif que lorsque K est parfait, c’est-à-dire que toutes ses extensions finies sont
séparables (c’est le cas des corps finis, de ceux dont la caractéristique est nulle, mais pas de Fp (X) par exemple).
[46] Ce résultat se généralise à n’importe quel nombre d’entiers et fait intervenir la légendaire fonction zêta de Riemann.
63
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(M ⊗ N )(P ⊗ Q) = (M P ) ⊗ (N Q).
[47] On peut s’en convaincre en écrivant une présentation du groupe G. En effet, G = ⟨x, y | xa = y b = 1, xy = yx⟩ correspond à
l’abélianisé du produit libre Z/aZ ⋆ Z/bZ = ⟨x, y | xa = y b = 1⟩, c’est donc la somme directe Z/aZ ⊕ Z/bZ, c’est-à-dire le produit.
64
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P ∈ Z[X] =⇒ P (X + Y )P (X − Y ) ∈ Z[X, Y 2 ].
P1 = X 2 − 2,
√ √
Pn = Pn−1 X − pn × Pn−1 X + pn .
√ √
Montrer que pour tout n ∈ N∗ , Pn ∈ Z[X] et Pn p1 + · · · + pn = 0.
(X − Y )k (X + Y )ℓ + (X − Y )ℓ (X + Y )k ∈ Z[X, Y 2 ].
[48] Ces complexes sont appelés entiers algébriques. On peut montrer qu’ils forment un anneau commutatif intègre, et même un
sous-anneau du corps des nombres algébriques, qui sont les complexes annulés par un polynôme non nul de Q[X].
65
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1
φ0 = 0 et φp (t1 , . . . , tp ) = .
t1 + φp−1 (t2 , . . . , tp )
8. On admet que si t1 , . . . , tp > 0, alors Kp (t1 , . . . , tp ) et Kp−1 (t2 , . . . , tp ) sont des entiers strictement positifs
premiers entre eux. On note d = pgcd(α, β). Montrer que :
9. Montrer que si euclide(u, v) nécessite n appels, alors v > Fn−1 , où (Fn )n∈N est la suite de Fibonacci.
10. En déduire que le nombre d’appels à euclide(u, v) est supérieur à :
√
1+v 5
ln
2
A= √ .
1+ 5
ln
2
66
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[49] Dans un groupe G, un automorphisme f est appelé intérieur lorsqu’il existe g ∈ G tel que f (x) = gxg −1 pour tout x ∈ G.
[50] Lorsque n = 6, il existe un automorphisme « exceptionnel » et [Aut S6 : Int S6 ] = 2.
67
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Montrer qu’il existe un unique sous-groupe non trivial H de G tel que C(H) = H.
▷ Des indications sont disponibles pour cet exercice. Cliquez ici pour les consulter.
M (X) − M (1)
∈ Z[X].
X −1
Montrer que l’équation d’inconnue (a0 , . . . , an−1 ) ∈ Zn :
68
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L = v1 Z + v2 Z
[51] Le théorème des nombres premiers affirme que π(n) est en fait équivalent à n / ln n.
69
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Probabilités
Exercice 210 : CCP 2024
1. Soit X une variable aléatoire entière. Montrer que sa fonction génératrice :
∞
X
GX (t) = P(X = n)tn
n=0
70
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1. Écrire une fonction Python A(n) qui renvoie la matrice A, si les Xi,j suivent une loi de Rademacher.[52]
2. On admet que D = det(A) est une variable aléatoire. Conjecturer les valeurs de E(D) et Var(D) en fonction
de n, et vérifier cela pour n = 1 et n = 2.
3. Montrer que E(D) = det (E(Xi,j )1≤i,j≤n ).
4. Calculer E(χA (x)) pour x ∈ R.
5. Déterminer Var(D). On pourra montrer que si σ, τ ∈ Sn :
n n
!
Y Y 0 si σ = τ,
cov Xσ(i),i ; Xτ (i),i =
1 sinon.
i=1 i=1
6. Montrer que[53] :
n
Y
det(A) ≤ ∥Ci ∥2 .
i=1
a−1
P(X = n) = .
a+b
a
3. En déduire E(X) et Var(X).
[52] On dit que X suit une loi de Rademacher lorsque P(X = 1) = P(X = −1) = 1/2, en référence au mathématicien du même
nom. Un théorème portant son nom énonce qu’une fonction lipschitzienne est presque partout dérivable.
[53] C’est l’inégalité de Hadamard. Les mathématiciens Jacques Hadamard et Charles-Jean de la Vallée Poussin furent les premiers
à démontrer le théorème des nombres premiers en 1896, à l’aide des travaux de Riemann sur la fonction zêta.
71
Oraux de mathématiques aux concours Lycée Thiers – MP*
np
1X k−1
k
bn = f exp −
n n n
k=1
np " k−1 #
1X 1 k−1
k
cn = f 1− − exp −
n n n n
k=1
3. En déduire : Z ∞
Yn
lim E f = f (t)e−t dt.
n→∞ n 0
72
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Trouver une condition nécessaire et suffisante pour que (pn )n∈N définisse une distribution de probabilité.
L’hypothèse « f de classe C 1 » est-elle nécessaire ?
73
Oraux de mathématiques aux concours Lycée Thiers – MP*
Y = X1 + · · · + Xk .
Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur (Vn ) pour que (En ) converge uniformément vers f .
74
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3. En déduire[54] :
t2
E [cos(tSN )] −−−−→ exp − .
N →∞ 2
[54] C’est exactement le théorème central limite exprimé à l’aide des fonctions caractéristiques ! L’exercice en reproduit la preuve
dans un cas particulier. Pour le démontrer en général, il faut faire appel au théorème de Lévy sur l’inversion de Fourier.
[55] Il s’agit de la marche aléatoire symétrique sur Z ! C’est une chaı̂ne de Markov que l’on peut facilement généraliser à Zd . Elle
est récurrente (c’est-à-dire que l’on repasse presque sûrement par tous les états) si et seulement si d ≤ 2.
[56] Les notions de martingale et de temps d’arrêt ne sont pas loin, mais cela nous emmènerait au contraire un peu loin.
75
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76
Oraux de mathématiques aux concours Lycée Thiers – MP*
Indications
Cette section contient des indications fournies dans certains exercices ou certaines questions difficiles, qui sont
parfois apparues au cours de l’échange avec l’examinateur pour les oraux qui s’y prêtent.
Exercice 10
Montrer que la composante connexe par arcs de idR3 dans G est un sous-groupe distingué de G.[57]
Dans le cas où G est connexe par arcs et G ̸= {idR3 }, montrer que G contient une rotation d’angle π.
Exercice 73
Chercher un vecteur propre commun à a et b.
Exercice 74
Pour la question 3, étant donnés X = (x0 , . . . , xn ) ∈ Rn+1 et Y = (y0 , . . . , yn ) ∈ Rn+1 , on pourra considérer :
n
X n
X
P (t) = xk eikt et Q(t) = yk eikt .
k=0 k=0
Exercice 102
Pour la question 4, on pourra poser g(t) = f (t) − Ln (f )(t) − CUn (t) où C ∈ R.
Exercice 154
Prendre r2 < (r1 )s (r3 )1−s .
Exercice 166
i+j i+j
Montrer que les fonctions i 7−→ et j 7−→ sont strictement croissantes.
i j
Exercice 206
Déterminer d’abord C(M ) lorsque M est un singleton. Pour ce faire, écrire les relations entre coefficients et
racines du polynôme caractéristique, et montrer que C({A}) = C({B}) si, et seulement si, tr(A) = tr(B).
Exercice 209
2
Pour la question 4, on pourra choisir L tel que ∥I∥2 = p pour tout I ∈ L.
On pourra également prendre v1 = (p, 0) et v2 = (q, 1) où q 2 ≡ −1 (mod p).
Exercice 232
Pour la question 5, on pourra montrer que GR = GN ◦ GZ .
[57] On rappelle qu’un sous-groupe H de G est dit distingué lorsque gHg −1 ⊆ H pour tout g ∈ G.
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Corrigés
k=1
Démonstration. On note tout d’abord λ1 , . . . , λr les valeurs propres distinctes de A. D’après le théorème
spectral, il existe alors Q ∈ O(n) telle que :
λ1 Iα1
A = Q .. T
. Q
λr Iαr
où l’on a noté αi = dim ker(A − λi In ) pour i ∈ {1, . . . , r}. La matrice du projecteur spectral associé est :
0
Pi = Q Iαi QT .
0
et puisque les Pi sont symétriques positives, chaque ⟨Pi x, x⟩ est positif. De plus :
n
X
⟨Pi x, x⟩ = 1
i=1
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Soient A, B ∈ Sn (R) et t ∈ [0, 1]. Notons M (t) = tA + (1 − t)B. Puisque c’est une matrice symétrique réelle, il
existe une base orthonormée (x1 , . . . , xn ) de Rn constituée de vecteurs propres de M (t), chaque xi étant associé
à la valeur propre λi . Remarquons alors que :
tAxi + (1 − t)Bxi = λi xi
ce qui entraı̂ne :
t ⟨Axi , xi ⟩ + (1 − t) ⟨Bxi , xi ⟩ = λi .
Ainsi, par convexité de l’exponentielle :
n
X n
X n
X
tr M (t) = exp(t ⟨Axi , xi ⟩ + (1 − t) ⟨Bxi , xi ⟩) ≤ t exp ⟨Axi , xi ⟩ + (1 − t) exp ⟨Bxi , xi ⟩ .
i=1 i=1 i=1
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où λ ∈ R et les αi sont les racines distinctes de P . On obtient alors les équivalences :
2 ′ 2
P′ P ′′ P′ P′
(N − 1)(P ′ )2 ≥ N P P ′′ ⇐⇒ (N − 1) ≥N ⇐⇒ −N ≥ .
P P P P
sont positivement liés. Puisque N = deg P ≥ 1, ils ne sont pas nuls, donc il y a égalité si, et seulement, s’il
existe t0 (x) > 0 tel que pour tout i ∈ {1, . . . , r} :
1
x − αi = .
t0 (x)
x − αi = x − αj .
Par conséquent, le cas d’égalité correspond au cas où P a exactement une seule racine. □
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Comme (an ) est P positive, on en déduit que an converge. C’est presque terminé. De nouveau par positivité
P
de (an ), la série an xn converge normalement sur [0, 1]. Donc f est continue en 1, puis f (1) = ℓ.
3. Il suffit de montrer que :
N
1
X
f 1− − an −−−−→ 0.
N n=0
N →∞
Rappelons que an z n est de rayon 1, donc nan z n également, ce qui justifie la majoration :
P P
∞ n ∞ n
1 1 1
X X
an 1 − ≤ n |an | 1 −
N N N
n=N +1 n=N +1
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