0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
23 vues11 pages

Breton 22 Poems

Le document présente une série de courts poèmes évoquant des thèmes variés tels que la nature, les relations humaines, et des images oniriques. Chaque section explore des émotions et des scènes à travers des métaphores riches et des descriptions sensorielles. L'ensemble crée une atmosphère poétique et contemplative, invitant le lecteur à réfléchir sur la beauté et la complexité de la vie.

Transféré par

wx19
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
23 vues11 pages

Breton 22 Poems

Le document présente une série de courts poèmes évoquant des thèmes variés tels que la nature, les relations humaines, et des images oniriques. Chaque section explore des émotions et des scènes à travers des métaphores riches et des descriptions sensorielles. L'ensemble crée une atmosphère poétique et contemplative, invitant le lecteur à réfléchir sur la beauté et la complexité de la vie.

Transféré par

wx19
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1.

Le lever du soleil

Il était dit que le jeu de mains devait mal finir. C’en est fait, une bonne fois le canut et le
gnaf ont réglé leur compte ; on en est quitte pour une tourbe à ne pas démêler la soie du
chégros. Voilà pour le spectacle extérieur : il a pris fin sur les hauts cris du petit monde que
les mères entraînent et rassurent.

Mais l’enfant décidément oublié à son banc bien après l’heure est seul à pouvoir montrer,
dans le gland du rideau qu’attisent les spasmes de la veilleuse, la patte héraldique haut
levée du tout jeune lion qui s’avance et qui joue.

2. L’échelle de l’évasion

Tout est encore froncé comme un bouton de coquelicot, mais l’air baille de chausse-
trappes. Il n’est que de mettre le nez dehors pour évoluer entre des boîtes à surprise de
toutes tailles, d’où ne demande qu’à jaillir de son corps d’annelé la tête de Pierre-le-
Hérissé devenu adulte épandant sa barbe de braise.

Nantis au grand complet de leur attirail, les ramoneurs échangent leurs plus longs «
Ooooh-Ooooh » par le tuyau de la cheminée.
3. Personnages dans la nuit guidés par les traces phosphorescentes des escargots

Rares sont ceux qui ont éprouvé le besoin d’une aide semblable en plein jour — ce plein
jour où le commun des mortels a l’aimable prétention de voir clair.

Ils s’appellent Gérard, Xavier, Arthur… ceux qui ont su qu’au regard de ce qui serait à
atteindre les chemins tracés, si fiers de leurs poteaux indicateurs et ne laissant rien à
désirer sous le rapport du bien tangible appui du pied, ne mènent strictement nulle part.

Je dis que les autres, qui se flattent d’avoir les yeux grands ouverts, sont à leur insu perdus
dans un bois. À l’éveil, le tout serait de refuser à la fallacieuse clarté le sacrifice de cette
lueur de labradorite qui nous dérobe trop vite et si vainement les prémonitions et les
incitations du rêve de la nuit quand elle est tout ce que nous avons en propre pour nous
diriger sans coup férir dans le dédale de la rue.

4. Femmes sur la plage

Le sable dit au liège :

« Comme le lit de sa plus belle nuit je moule ses formes qui suspendent en leur centre la
navette de la mer. Je la flatte comme un chat, à la démembrer vers tous ses pôles. Je la
tourne vers l’ambre, d’où fusent en tous sens les Broadways électriques. Je la prends
comme la balle au bond, je l’étends sur un fil. J’évapore jusqu’à la dernière bulle ses
lingeries et, de ses membres jetés, je lui fais faire la roue de la seule ivresse d’être. »

Et le liège dit au sable :

« Je suis la palette de son grain, je creuse le même vertige à la caresse. Je l’abîme et je la


sublime, ainsi les yeux mi-clos jusqu’à l’effigie de la déité immémoriale au long du sillage
des pierres levées et je vaux ce que, pour son amant, la première fois qu’elle s’abandonne,
elle pèse dans ses bras. »
5. Femme à la blonde aisselle coiffant sa chevelure à la lueur des étoiles

Qu’y a-t-il entre cette cavité sans profondeur, tant la pente en est douce, à croire que c’est
sur elle que s’est moulé le baiser, qu’y a-t-il entre elle et cette savane déroulant
imperturbablement au-dessus de nous ses sphères de lucioles ? Qui sait, peut-être le
reflet des ramures du cerf dans l’eau troublée qu’il va boire parmi les tournoiements en
nappes du pollen et l’amant luge tout doucement vers l’extase.

Que, sous le pouvoir du peigne, cette masse fluide, mûrement brassée de sarrasin et
d’avoine, tout au long épinglée de décharges électriques, n’est pas plus confondante dans
sa chute que le torrent qui bondit couleur de rouille à chaque détour du parc du château de
Fougères, aux treize tours, par la grâce du geste qui découvre et recouvre le nid
sournoisement tramé des vrilles de la clématite.

6. L’Étoile matinale

Elle dit au berger : « Approche. C’est moi qui t’attirais enfant vers ces caves profondes où la
mer, en se retirant, gare les œufs des tempêtes que lustre le varech, aux myriades de
paupières baissées. Seulement à la lumière frisante, comme on met la main sur les
superbes fossiles au long de la route qui se cherche dans la montagne dynamitée, tu
brûlais de voir jaillir l’arête d’un coffre de très ancien ouvrage qui contînt (ce n’est même
pas la peine de le forcer) tout ce qui peut ruisseler d’aveuglante au monde.

Je te le donne parce que c’est toi, comme chaque jour, pour que tes sillons grésillent et
que, plus flattée qu’aucune, ta compagne sourie en te retrouvant. »
7. Personnage blessé

L’homme tourne toute la vie autour d’un petit bois cadenassé dont il ne distingue que les
fûts noirs d’où s’élève une vapeur rose. Les souvenirs de l’enfance lui font à la dérobée
croiser la vieille femme que la toute première fois il en a vu sortir avec un très mince fagot
d’épines incandescentes.

(Il avait été fasciné en même temps qu’il s’était entendu crier, puis ses larmes, par
enchantement, s’étaient taries au scintillement du bandeau de lin qu’aujourd’hui il
retrouve dénoué dans le ciel.)

Cette lointaine initiation le penche malgré lui sur le fil des poignards et lui fait
obsessionnellement caresser cette balle d’argent que le comte Potocki passe pour avoir
polie des saisons durant à dessein de se la loger dans la tête. Sans savoir comment il a
bien pu y pénétrer, à tout moment l’homme peut s’éveiller à l’intérieur du bois en douce
chute libre d’ascenseur au Palais des Mirages, entre les arbres éclairés du dedans dont
vainement il tentera d’écarter de lui une feuille cramoisie.

8. Femme et oiseau

Le chat rêve et ronronne dans la lutherie brune. Il scrute le fond de l’ébène et, de biais, lape
à distance le tout-vif acajou.

C’est l’heure où le sphinx de la garance détend par milliers sa trompe autour de la fontaine
de Vaucluse et où partout la femme n’est plus qu’un calice débordant de voyelles en
liaison avec le magnolia inimitable de la nuit.
9. Femme dans la nuit

À dix heures du soir toutes les femmes en une courent au rendez-vous en rase campagne,
sur mer, dans les villes. C’est elle qui fait la vole des cartons de la fête et des tamis de
rosée dans les bois.

Par-dessus les toits la reine des cormorans, le point de guêpe au niveau du sablier, fait
tinter de son bec le sac des présages fermé, giclant entre les promesses. « Mir Bernât, dit
Sifre adossé au rempart de Carcassonne, d’une dame j’ai la moitié, mais je n’ai pas bien pu
décider s’il me vaut mieux le bas ou le haut. »

Rien ne résonne encore plus loin dans les folies, les gares, les hôtels. Une vie
protoplasmique profuse se taille dans la Voie lactée, à hauteur de soupir, une amande qui
germe. Du ciel de la journée reste un nid d’accenteur.

10. Danseuses acrobates

Parlez-moi de ces femmes dont la double huppe de coq de roche déploie à volonté l’arc
semi-circulaire qui relie leurs narines à leurs talons, leur nuque à leur pubis et qui, dans un
bruit sourd toujours déchirant, choisissent de s’abîmer en étoile à même la terre.

L’écuyère dérive sur son patin de soie, c’est la plume au vent, et son cheval n’a laissé qu’un
fer étincelant dans le ciel. Corsetée de mousse, en maillot de lumière, l’exquise Marie
Spelterini s’avance sur un fil au-dessus du Niagara.

Rien non plus en esprit ne se gouvernera sans le trait d’éperdu à l’expiration duquel le plus
haut période d’assouplissement commande l’abandon au radar qui aiguille infailliblement
les rencontres et, le doute au rebut, de tropisme en giration, doit toujours permettre de
ressaisir par la main.
11. Le Chant du rossignol à minuit et la pluie matinale

La clé de sol enjambe la lune. Le criocère sertit la pointe de Pépée du sacre. Un voilier
porté par les alizés s’ouvre une passe dans les bois.

Et les douze gouttes du philtre s’extravasent en un flot de sève qui emparadise les cœurs et
feint de dégager cette merveille (on ne peut que l’entrevoir) qui, du côté bonheur, ferait
contrepoids au sanglot. Les chères vieilles croches tout embrasées reposent le couvercle
de leur marmite.

12. Le 13 l’échelle a frôlé le firmament

Celle qu’aima l’Amour, on sait que, pour avoir voulu le voir en l’éclairant d’une lampe alors
qu’il dormait, elle le mit en fuite en lui laissant tomber sur la main une goutte d’huile
enflammée. Il lui est dit qu’elle ne le retrouvera que tout en haut de la Tour dont l’escalier
commence comme celui de l’Hôtel de la Reine-Blanche à Paris, mais se rompt et se
hérisse de toujours plus d’obstacles en s’élevant, labyrinthe vertical en coupe de murex
tombé en ruines.

On la voit, sans souffle, atteindre le sommet, sa gaze plus lacérée et plus lucide qu’une
nuit d’été. Hélas, le dieu n’y est pas, et les tentations d’en bas, innombrables joueuses de
tympanon à tête de courtilière, y vont de leur ronde pour lui pomper le cœur : chérie, c’en
sera fait, tu ne sentiras plus rien.

C’est alors, mais seulement alors, que dans l’inouï s’assure et à toute volée retentit la voix
de la Tour : « Les yeux fermés, redescends par où tu es venue. Tu ne t’arrêteras pas au
niveau du sol. C’est quand à nouveau tu seras parvenue ici en reflet que te sera révélé
l’équilibre des forces et que tu poseras le doigt sur le coffret de parfums. »
13. La poétesse

La Belle Cordière de nos jours retrouve sa mission, qui est de faire grésiller le sel de la terre.
Elle mire l’instant où le soleil doit devenir noir comme un sac fait de poil et le vent joncher
la terre de figues vertes.

C’est, il semble, amorcé, quoique la lune persiste à répandre l’odeur de seringa. Les jeux
de l’amour et de la mort se poursuivent sous le péristyle dans des détonations d’armes à
feu.

Des taillis où couve une chanson ensorcelante perce par éclairs et ondule la pointe du sein
de la belladone. Lamiel, le tison aux doigts, s’apprête à incendier le Palais de Justice.

14. Le Réveil au petit jour

À tire-d’aile s’éloigne le totonnet de la meunière et voilà qu’il survole le clocher, repoussant


les cerfs-volants de la nuit, comme les autres en forme de cœurs et de cages. La charrue à
tête d’alouette le contemple de l’herbe grasse.

Au diapason de tout ce qui s’étire au-dehors, une dernière flamme se cambre au centre du
lit frais défait. En contrepoint, dans le murmure qui s’amplifie s’essore une barcarolle dont
jaillit tintinnabulant notre grand ami Obéron, qui règne sur le cresson de fontaine.

Chut ! Sans plus bouger il nous convie à entendre le beau Huon frapper à la fois aux Cent
Portes. En effet le cor magique brame en chandelier dans le lointain. Le sang coulera mais
il ne sera pas dit que le Chevalier manque à nous rapporter les quatre molaires et les
moustaches, aux prix desquelles est Esclarmonde et s’accomplit le sacrifice quotidien.
15. Vers l’arc-en-ciel

« 22, 23, 24… »

D’un froment plus fondant que la neige la rose monstre du saut à la corde s’évase dans la
chère cour grise quitte enfin de ses fenêtres piaillantes.

D’entre les volutes de la fleur sableuse s’élance un cœur d’enfant toujours plus haut
jusqu’à se détacher en diabolo vers le fuchsia de la mansarde. « 38, 39, 40… »

Le leurre passe avec la muleta du sang qui bout et, dans l’éblouissant, la manche de vers
luisants seule fuse de la garde insensible à force de prestesse.

Tandis que, du chaudron immémorial d’où sa chevelure se soulève par saccades à flots
d’ailes de corbeau, s’exhale le haut fumet des esquives et des feintes, Concha épelle
jusques et y compris le mot défaillir l’alphabet de l’amour.

16. Femmes encerclées par le vol d’un oiseau

Il est sur mon talon, il en veut à chacune de mes boucles, il me traite comme un violon
qu’on accorde, il m’oublie dans son labyrinthe où tourne l’agate œillée ! — Où ai-je déjà vu
cette plume en fronde de capillaire filer vermeille dans l’éclair d’un fleuret ?

Tous les soirs que fait l’engoulevent, il regagne, moi en croupe, son poste d’aiguilleur, d’où il
a la haute main sur les cônes, trompes, lanternes, balises, pavillons et flammes.
17. Femmes au bord d’un lac à la surface irisée par le passage d’un cygne

Leur rêverie se veloute de la chair d’une pensée proportionnée aux dimensions de l’œil
cyclopéen qu’ouvrent les lacs et dont la fixité fascina qui devait se faire le terrible héraut du
Retour Éternel.

Le beau sillage partant du cœur innerve les trois pétales de base de l’immense fleur qui
vogue se consumant sans fin pour renaître dans une flambée de vitraux. Ce sont les
oratoires sous-jacents, plus que profanes, où se retirent les belles, chacune dans son
secret.

Elles s’y rendent en tapis volant, sur le merveilleux nuage d’inconnaissance. C’est là que la
vapeur des alambics fait ruche et que le bras, qui reflète à s’y méprendre le col de cygne,
pointe tout distraitement sur l’angle du miel.

Plus, entre les mots, la moindre brise : le luxe est dans la volupté. — Toute femme est la
Dame du Lac.

18. L’oiseau migrateur

Sur les murs des petits bourgs, des hameaux perdus, ces beaux signes à la craie, au
charbon, c’est l’alphabet des vagabonds qui se déroule : un quignon de pain, peut-être un
verre à trois maisons après la forge ; château : gare au molosse qui peut sauter la haie.

Ailleurs le petit homme nu, qui tient la clé des rébus, est toujours assis sur sa pierre. À qui
veut l’entendre, mais c’est si rare, il enseigne la langue des oiseaux : « Qui rencontre cette
vérité de lettres, de mots et de suite ne peut jamais, en s’exprimant, tomber au-dessous de
sa conception. »

Sous les ponts de Paris, le fleuve monnaye, entre autres méreaux, le souvenir des priapées
au temps où le chef des jongleurs levait tribut sur chaque folle femme.

Et chacun de nous passe et repasse, traquant inlassablement sa chimère, la tête en


calebasse au bout de son bourdon.
19. Chiffres et constellations amoureux d’une femme

Au globule de vie toute la chance et pour cela qu’il s’agglomère à lui-même autant de fois
que la goutte de pluie sur la feuille et la vitre, selon les tracés pas plus tôt décidés que
disparus dont elle garde le secret et cela en autant de sens qu’indiquent les rayons du
soleil.

C’est comme les perles de ces petites boîtes rondes de l’enfance, jouet comme on n’en
voit plus, qui ne tenaient pas quitte tant qu’au prix d’une longue patience on n’en avait pas
ponctué jusqu’au dernier alvéole une bouche esquissant un sourire.

La tête d’Ogmius coiffée du sanglier sonne toujours aussi clair par l’ondée d’orage : à
jamais elle nous offre un visage frappé du même coin que les cieux. Au centre, la beauté
originelle, balbutiante de voyelles, servie d’un suprême doigté par les nombres.

20. Le bel oiseau déchiffrant l’inconnu au couple d’amoureux

Les bancs des boulevards extérieurs s’infléchissent avec le temps sous l’étreinte des
lianes qui s’étoilent tout bas de beaux yeux et de lèvres. Alors qu’ils nous paraissent libres
continuent autour d’eux à voleter et fondre les unes sur les autres ces fleurs ardentes.

Elles sont pour nous traduire en termes concrets l’adage des mythographes qui veut que
l’attraction universelle soit une qualité de l’espace et l’attraction charnelle la fille de cette
qualité mais oublie par trop de spécifier que c’est ici à la fille, pour le bal, de parer la mère.

Il suffit d’un souffle pour libérer ces myriades d’aigrettes porteuses d’akènes. Entre leur
essor et leur retombée selon la courbe sans fin du désir s’inscrivent en harmonie tous les
signes qu’englobe la partition céleste.
21. Le crépuscule rose caresse les femmes et les oiseaux

Le sorbier entre dans la lyre ou bien la lyre dans le sorbier. Vous pouvez fuir, les belles, la
poursuite ne sera pas longue ! Le souffle des chevaux lacère d’un nuage les vestes des
piqueurs et les disperse comme il ne peut advenir qu’à l’approche du Grand Veneur en
personne.

Vous n’arriverez pas jusqu’à la grille… C’était bien la peine, votre gorge est un flot de
bouvreuils. Saviez-vous qu’à la cathédrale de Sens on montra des grelots de vermeil dont
le rôle fut de tinter aux franges d’une étole et d’un manipule ?

22. Le passage de l’oiseau divin

Le monde se distend comme la pelure en impeccable hélice d’un citron vert. En scintille la
boucle de celle qui supplia : « Encore une minute, monsieur le bourreau ! » Et la
bouleversante cornemuse, conçue en des temps toujours reculables pour épouser les
mouvements du cœur auquel elle s’applique étroitement quoi qu’il arrive, donne de tous
ses bourdons à l’étoile du berger.

Où se délace — d’un flot de rubans de Riemann — la beauté, qui l’appréhende a déjà le


pied sur la pédale : « La partie matérielle de la plante est tout à fait consentante à être
mangée. » C’est très volontiers que la chenille qui la dévore, se fit-elle arrogante comme
celle de la dicranure vinule, s’expose, dans le subtil du devenir, à être la proie de l’oiseau.

Plus rien n’en transparaît dans l’aromal : « Un oiseau, un papillon ne sont jamais tristes. Les
papillons sont très élevés en esprit ; ils jouent avec les enfants ; le papillon le sait et s’en
amuse : il s’échappe toujours, même quand on l’attrape et qu’on le tue. »

Vous aimerez peut-être aussi