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Cours EqDiff

Ce document traite des équations différentielles, en particulier celles modélisant la chute d'un corps dans le vide et dans un liquide visqueux, ainsi que la désintégration radioactive. Il présente des théorèmes et des exercices concernant les solutions des équations différentielles du premier ordre à coefficients constants. Des exemples pratiques, tels que la datation au carbone 14, illustrent l'application de ces concepts.

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Ce document traite des équations différentielles, en particulier celles modélisant la chute d'un corps dans le vide et dans un liquide visqueux, ainsi que la désintégration radioactive. Il présente des théorèmes et des exercices concernant les solutions des équations différentielles du premier ordre à coefficients constants. Des exemples pratiques, tels que la datation au carbone 14, illustrent l'application de ces concepts.

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Equations différentielles T ale S

I - Introduction - Contexte physique


Chute d’un corps dans le vide
Si v(t) désigne la vitesse du corps à l’instant t, alors l’accélération du corps est
la dérivée v ′ (t).
Dans le vide, le corps est soumis uniquement à la force de pesanteur son poids)
P = mg et la loi de Newton (principe fondamental de la mécanique) donne :

mv ′ (t) = P = mg

soit aussi, v ′ (t) = g.

Chute d’un corps dans un liquide visqueux


Pour fournir un modèle plus réaliste, on peut prendre en compte de plus les
frottements ; ceux-ci peuvent-être modélisés par une force opposée au mouve-
ment du corps, et inversement proportionnelle à sa vitesse.
La loi de Newton s’écrit alors :
F = −k v
mv ′ (t) = F + P = −kv(t) + mg

soit aussi, mv ′ (t) = −kv(t) + mg


P = mg k
ou, v ′ (t) = − v(t) + g
m

La fonction v(t) est cette fois solution d’une équation différentielle reliant v(t)
et sa dérivée v ′ (t).

Radioactivité A la toute fin du XIX ème siècle, Marie et Pierre Curie mettent en évidence des
éléments radioactifs autres que l’uranium, le polonium et le radium.
Des atomes de ces éléments radioactifs se désintègrent en permanence.
Si on désigne par N(t) le nombre d’atomes de radium à l’instant t, alors la quantité d’atomes qui se
désintègrent à un instant donné est proportionnelle à la quantité d’atomes encore présente :
N ′ (t) = −aN(t)
En résolvant cette équation, on peut donc connaı̂tre à chaque instant t le nombre d’atome N(t).
Ceci est par exemple appliqué pour la datation au carbone 14 de matière organique.
Le carbone 14 est un isotope radioactif du carbone. Connaissant le nombre d’atomes de carbone
14 présents et qui se sont désintégrés, on détermine la durée qu’à pris cette désintégration, c’est-à-dire
l’âge de la matière organique.

Cas mathématique général Ces deux équations sont de la forme y ′ = ay + b, où y est la fonction
recherchée (v ′ ou N).
On appelle ces équations des équations différentielles du premier ordre à coefficients constants.

Y. Morel Equations différentielles 1/4


T ale S
II - Généralités
Soit a et b deux nombres réels quelconques. On cherche à résoudre l’équation différentielle

(E) : pour tout réel x , y ′ (x) = a y(x) + b

que l’on note aussi (E) : y ′ = ay + b, c’est-à-dire que l’on cherche toutes les fonctions f , définies et
dérivables sur IR, telles que f ′ = a f + b, ou encore telles que, pour tout x réel, f ′ (x) = a f (x) + b.

Exercice 1 Soit f la solution de l’équation différentielle (E) : 3y ′ − 6y = 1 telle que f ′ (1) = 2.


a) Déterminer f (1).
1
b) Montrer que f : x 7→ e2x−2 − est solution de (E).
6

III - Equation y ′ = ay

Théorème Soit a un nombre réel non nul.


Les solutions sur IR de l’équation différentielle (E) : y ′ = ay sont les fonctions définies
par f (x) = Keax , où K est un réel quelconque.
Démonstration :
• f est solution de (E) : f définie sur IR par f (x) = Keax est dérivable, et f ′ (x) = aKeax = af ,
c’est-à-dire que f est bien solution de l’équation différentielle y ′ = ay.
• Il n’y a pas d’autres fonctions solution de (E) Soit g une fonction solution de (E), c’est-à-dire
g(x)
telle que g ′ = ag. On définit la fonction ϕ sur IR par ϕ(x) = ax = g(x)e−ax .
e
ϕ est dérivable sur IR, et
 
′ ′ −ax −ax
ϕ (x) = g (x)e − ag(x)e ′
= g (x) − ag(x) e−ax = 0
| {z }
=0

Ainsi, ϕ est constante sur IR : il existe un réel K tel que ϕ(x) = g(x)e−ax = K, soit donc, g(x) = Ceax ,
ce qui montre que g est une fonction f .

Exercice 2 Résoudre l’équation différentielle 2y ′ + y = 0.


Exercice 3 Rechercher la fonction f solution de l’équation différentielle 2y ′ + 5y = 0, sachant
que f (0) = 3.

IV - Equation y ′ = ay + b

Théorème Soit a et b deux réels non nuls.


Les solutions sur IR de l’équation différentielle (F ) : y ′ = ay + b sont les fonctions f
b
définies par f (x) = Keax − , où K est un réel quelconque.
a
b
Démonstration : • f est solution de F : f définie par f (x) = Keax − est bien dérivable sur IR,
a
f ′ (x) = aKeax .

Y. Morel Equations différentielles 2/4


T ale S
De plus, af (x) = aKeax − b = f ′ − b, et donc, on a bien, f ′ = af + b, c’est-à-dire que f est
solution de l’equation différentielle F .
• Toutes les solutions de (F ) sont de la forme de f :
Soit g une solution de (F ), c’est-à-dire telle que g ′ = ag + b.
b
Soit alors ϕ la fonction définie sur IR par ϕ(x) = g(x) + .
a
Alors ϕ est dérivable sur IR, et ϕ′ (x) = g ′ (x) = ag(x) + b = aϕ(x).
Ainsi, ϕ est une solution de l’équation différentielle y ′ = ay, et donc, ϕ(x) = Keax , où K est
nombre un réel.
b b
On en déduit donc que g(x) = ϕ(x) − = Keax −
a a
Remarque : Les solutions f sont la somme d’une solution de (E1 ) : y ′ = ay, soit f1 (x) = Keax avec
K ∈ IR, et d’une solution g particulière de (E).
La solution g la plus simple que l’on peut chercher est une solution constante : g(x) = C ∈ IR,
b
dans quel cas, g ′(x) = 0, et donc (E) : g ′ = ag + b ⇐⇒ 0 = aC + b ⇐⇒ g(x) = C = −
a
La solution générale de (E) est alors f = f1 + g = Keax − ab .

Propriété Pour tout couple de réels (x0 ; y0 ), l’équation différentielle y ′ = ay + b, avec a 6= 0, admet
une unique solution f telle que f (x0 ) = y0 .

Démonstration : Les solutions de l’équation y ′ = ay + b sont toutes de la forme f (x) = Keax − ab , où
K est un réel.
On sait ici de plus que f (x0 ) = y0 , soit Keax0 − ab = y0 . 
On trouve alors, Keax0 = y0 + ab , soit aussi, K = eax0 y0 + ab .
Finalement, la fonction f solution et telle que f (x0 ) = y0 est bien définie de manière unique par
b
f (x) = Keax − , avec K calculé précédemment.
a

Y. Morel Equations différentielles 3/4


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Exercices - Equations différentielles
Exercice 1 (E) est l’équation différentielle 2y ′ + y = 1.
a) Résoudre (E).
b) Déterminer la fonction f solution de (E) telle que f (−1) = 2.
c) Tracer la courbe représentant f dans un repère orthonormal.
Exercice 2 Résoudre les équations différentielles :

 5p = 2p′ − 1
( ( ( (
y ′ = 2y + 3 4y ′ = 2y − 3 3y ′ + 4y − 6 = 0 3u′ = u + 6
a) b) c) d) e) 4
y(0) = 1 y(5) = −1 y(−1) = 0 u(0) = 5 
p(0) = 1
Exercice 3 Soit f la solution de l’équation différentielle (E) : 3y ′ − 6y = 1 telle que f ′ (1) = 2.
a) Déterminer f (1).
b) Déterminer la solution f .
Exercice 4 On considère l’équation différentielle (E) : y ′ + 3y = 3e−3x (−6x + 1).
On note g la fonction définie sur IR par g(x) = e−3x (−9x2 + 3x + 19).
1. Dresser le tableau de variation de g. Préciser les limites.
2. Montrer que la fonction g est solution de (E).
3. Résoudre l’équation différentielle (E0 ) : y ′ + 3y = 0.
4. Montrer qu’une fonction f est solution de (E) si, et seulement si, f − g est solution de (E0 ).
5. Résoudre alors (E).
1
6. Déterminer la fonction solution de (E) qui prend la valeur 1 en .
3
Exercice 5 (D’après Baccalauréat) On considère l’équation différentielle (E) : y ′ − 2y = e2x .
1. Démontrer que la fonction u définie sur IR par : u(x) = xe2x est une solution de (E).
2. Résoudre l’équation différentielle (E0 ) : y ′ − 2y = 0.
3. Démontrer qu’une fonction v définie sur IR est solution de (E) si, et seulement si, v − u est
solution de (E0 ).
4. En déduire toutes les solutions de l’équation (E).
5. Déterminer la fonction, solution de (E), qui prend la valeur 1 en 0.
Exercice 6 (22 p51)
f est la solution sur IR de l’équation différentielle (E) : 2y ′ − 4y = 1 telle que f ”(1) = −2.
a) Démontrer que si y est une solution de (E) alors pour tout réel x, y”(x) = 2y ′(x).
b) En déduire que, pour tout réel x, y”(x) = 4y(x) + 1.
c) En déduire f ′ (1) et f (1).
d) Déterminer la fonction f .
e) Tracer la courbe représentative de f et sa tangente T au point d’abscisse 1 dans un repère
orthonormal.
Exercice 7 On cherche à résoudre l’équation différentielle (E) : y ′ = 3y − 5y 2 .
1. Démontrer qu’une fonction v définie sur IR est solution de (E) si, et seulement si, la fonction
1
v = est solution de (E ′ ) : y ′ = −3y + 5.
u
2. Résoudre (E ′ ).
3. En déduire les solutions de (E).
4. Déterminer la solution de (E) qui prend la valeur 1 en 0.

Y. Morel Equations différentielles 4/4


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