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Exposé Version 3

Un travail des étudiants d'ingénieur en Électronique et Automatisme Industriel. Il explique comment on obtient un agrément

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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

05/12/2025

AGREMMENT

[Date]

Presenté par :

 Seydou Moussa FOMBA


Professeur
 Abdou BAYOGO
 Soumaila KONATE [Link] Hervé SOMBORO
 Youssouf KEITA
 Jean Baptiste TOGO
 Kadidiatou KANTE
 Abdoulaye OUATTARA
 Ousmane NANTOUME
Table des matières
Introduction...........................................................................................................................................2
1. Cadre conceptuel et juridique de l’agrément au Mali.......................................................................2
1.1 Définition conceptuelle et administrative...................................................................................2
1.2 Cadre juridique et réglementaire................................................................................................3
1.3 Typologie pratique des agréments..............................................................................................3
3. Processus administratif d’obtention de l’agrément...........................................................................4
3.1 Conditions préalables et critères d’éligibilité...............................................................................4
3.2 Constitution du dossier administratif..........................................................................................4
3.3. Procédure opérationnelle pas à pas (avec délais et acteurs)....................................................6
3.4. Critères d’évaluation pratiques utilisés par le Comité d’Agrément............................................7
4. Effets, obligations et enjeux de l’agrément.......................................................................................8
4.1 Effets juridiques et administratifs................................................................................................8
4.2 Obligations de l’entité agréée......................................................................................................8
4.3 Enjeux économiques et sociaux...................................................................................................8
5. Limites du dispositif et perspectives de modernisation.....................................................................8
5.1 Contraintes et difficultés..............................................................................................................8
5.2 Perspectives de réforme..............................................................................................................8
6. PROCÉDURE EXEMPLES, CAS PRATIQUE SYNTHÉTIQUE.....................................................................8
CONCLUSION.........................................................................................................................................9
Références bibliographiques.................................................................................................................9

1
Introduction
L’agrément constitue un instrument administratif et économique par lequel l’État malien reconnaît
officiellement un projet ou une organisation, lui permettant d’exercer légalement et éventuellement
de bénéficier d’avantages spécifiques. Dans un contexte marqué par un besoin d’attractivité
économique et de structuration du secteur privé, l’agrément apparaît comme un levier stratégique
pour encourager l’investissement, protéger les entreprises et soutenir la croissance nationale.

Selon le Code des Investissements du Mali, l’agrément vise à favoriser la création d’entreprises
productives, assurer leur sécurité juridique et promouvoir les investissements nationaux et étrangers
[1]. La problématique centrale à laquelle répond ce travail est donc : comment se structurent les
procédures d’obtention de l’agrément au Mali, et quels en sont les enjeux et limites ?

L’objectif de cet exposé est de présenter le cadre juridique applicable, d’analyser les étapes
administratives de la demande d’agrément, d’identifier ses effets économiques et juridiques, et
enfin d’exposer les difficultés rencontrées et les perspectives de modernisation du dispositif.

2
1. Cadre conceptuel et juridique de
l’agrément au Mali
1.1 Définition conceptuelle et administrative
 L’agrément se définit comme une “décision administrative autorisant l’exercice d’une activité
réglementée ou la mise en œuvre d’un projet d’investissement soumis à autorisation préalable”
[2]. Il constitue à la fois un outil de régulation, permettant à l’État de contrôler la conformité des
entreprises, et un instrument incitatif, créant un environnement attractif pour les investisseurs
[1].

L’obtention de l’agrément officialise l’existence juridique de l’entreprise, facilite l’accès au


financement, aux partenariats internationaux, et favorise une insertion dans le secteur formel [3].

 Notion et finalités

 Notion : décision administrative préalable qui atteste qu’un projet d’investissement


remplit les conditions posées par le Code des Investissements et les décrets
d’application ; elle est parfois conditionnée à des engagements (emploi, localisation,
niveaux d’exportation). L’agrément n’est pas seulement une autorisation : c’est aussi un
contrat implicite entre l’État et le promoteur (engagements ↔ avantages).

 Finalités : promouvoir l’investissement productif, améliorer l’emploi local, renforcer la


transformation locale de matières premières, sécuriser juridiquement l’investisseur et
faciliter la mobilisation de ressources (prêts, subventions) [1].

1.2 Cadre juridique et réglementaire


Le cadre juridique principal est défini par la Loi n°2012-016 du 27 février 2012 portant Code des
Investissements [1]. Cette loi fixe les principes de l’agrément, les exigences pour les promoteurs et
les modalités d’accès aux avantages fiscaux et douaniers.

Les modalités d’application sont précisées dans le Décret n°2012-475/P-RM du 20 août 2012, qui
décrit la composition du dossier, la procédure de dépôt et le rôle des acteurs institutionnels [2].

Le dispositif est opéré par l’API-MALI (Agence pour la Promotion des Investissements au Mali),
organe chargé du guichet unique et de la coordination du Comité d’Agrément [3]. Selon API-MALI,
“le guichet unique facilite et accélère le traitement des dossiers de demande d’agrément dans le
cadre du Code des investissements” [3].

1.3 Typologie pratique des agréments


 Agrément simple / administratif : autorisation d’exercer (souvent pour activités
réglementées).

 Agrément d’investissement productif : ouvre droits à exonérations sur importation


d’équipements/biens d’investissement, parfois fiscalité facilitée (selon régime).

 Régime exportateur / zone industrielle : avantages spécifiques pour projets destinés à


l’export ou installés en zone prioritaire.

3
 Agrément technique : exigé pour entreprises intervenant dans des secteurs normés (santé,
BTP, énergie).

 Exclusions : activités expressément exclues par le Code (négoce pur, services financiers
réglementés, télécoms, etc.). [1][2]

3. Processus administratif d’obtention de


l’agrément

3.1 Conditions préalables et critères d’éligibilité


Pour être éligible, le promoteur doit présenter un projet générant une valeur ajoutée significative et
contribuant au développement économique national [1]. Le Décret 2012-475 précise que
l’admissibilité concerne “toute personne physique ou morale régulièrement établie au Mali” [2].

Les projets doivent favoriser l’emploi, la production locale et la compétitivité, conformément aux
priorités sectorielles du gouvernement [3].

3.2 Constitution du dossier administratif


Selon le Décret n°2012-475, “toute demande d’agrément est accompagnée d’un dossier complet
comprenant une demande timbrée, les statuts, le certificat d’immatriculation et une étude de
faisabilité” [2].

Cette étude inclut l’analyse économique, technique, financière, un plan d’implantation, les
références techniques du promoteur, et le plan d’emploi [2].

Certaines pièces varient selon le secteur (santé, BTP, transport, ONG) et doivent être visées par les
ministères compétents.

Ci-dessous se trouve un exemplaire de demande d agrement dans le secteur d electricité batiment


qu’on a trouvé à l’API-Mali

4
5
6
3.3. Procédure opérationnelle pas à pas (avec
délais et acteurs)
1. Préparation (variable : 2–8 semaines)

o Rédaction du business plan, études techniques, collecte des pièces.

2. Dépôt du dossier

o Lieu : Guichet Unique API-MALI (physique ou électronique selon disponibilité). Le


dépôt donne lieu à un récépissé avec numéro de dossier. [3]

3. Contrôle de complétude (48–72 heures ouvrables)

o Le guichet vérifie que toutes les pièces exigées sont fournies ; demande d’éléments
complémentaires si incomplet.

4. Instruction technique et administrative (7–14 jours, selon complexité)

o Transmission aux ministères concernés (finances, environnement, santé, travail…).


Visite technique sur site possible.

5. Réunion du Comité d’Agrément (délai réglementaire : 20 jours ouvrables maximum pour la


décision finale)

o Le Comité évalue, vote et émet un avis.

6. Décision ministérielle

o Arrêté ministériel d’agrément / refus. Si silence au-delà du délai légal (20 jours),
l’agrément peut être réputé acquis — le récépissé prenant valeur d’agrément selon
le décret. [2]

7. Formalités post-agrément

o Enregistrement de l’arrêté ; communication au service des impôts/douanes ;


obtention des attestations d’exonération si prévues.

3.4. Critères d’évaluation pratiques utilisés par le


Comité d’Agrément
 Impact macro-économique : création d’emplois, contenu local, export potentiel.

 Viabilité financière : capacité à générer cash-flow positif et à honorer engagements.

 Risque technique/opérationnel : disponibilité des compétences, accessibilité du site,


approvisionnement en intrants.

 Conformité règlementaire : mesures environnementales, respect des normes sectorielles.

 Co-financement et garanties : existence de fonds propres suffisants ou d’engagements


financiers externes.

7
4. Effets, obligations et enjeux de
l’agrément
4.1 Effets juridiques et administratifs
L’agrément confère à l’entreprise une reconnaissance légale officielle, permettant d’opérer dans un
cadre sécurisé [1]. Il facilite également l’accès à des financements, à des exonérations fiscales et
douanières et à des marchés publics [4].

4.2 Obligations de l’entité agréée


L’entreprise agréée s’engage à réaliser le projet conformément aux engagements contractuels,
notamment en matière d’emploi, d’environnement et de performance économique [2]. Elle reste
soumise à des audits et contrôles réguliers, assurant un suivi rigoureux de l’utilisation des avantages
perçus [3].

4.3 Enjeux économiques et sociaux


Selon le Ministère des Finances, l’agrément joue un rôle essentiel dans la modernisation du secteur
productif, la création d’emplois et l’amélioration de la compétitivité économique [4]. Il permet aussi
d’attirer davantage les investisseurs internationaux grâce à un environnement juridique crédible [1]
[4].

5. Limites du dispositif et perspectives de


modernisation
5.1 Contraintes et difficultés
Malgré ses bénéfices, la procédure est parfois marquée par des lenteurs administratives, un manque
d’information et une complexité documentaire qui freinent les PME [4]. La coordination multi-
institutionnelle crée parfois des retards dans l’instruction des dossiers [5].

5.2 Perspectives de réforme


La digitalisation des processus constitue une priorité, notamment la mise en place d’un système de
e-agrément, visant l’automatisation du dépôt, du suivi et de la délivrance [4]. Le gouvernement
propose également une simplification des exigences documentaires et un renforcement du guichet
unique [4][5].

6. PROCÉDURE EXEMPLES, CAS PRATIQUE


SYNTHÉTIQUE
Exemple synthétique : projet agro-industriel de transformation d’arachide

8
 Montant de l’investissement : 300 millions FCFA.

 Pièces clés : business plan, devis machines, étude d’impact, contrat foncier.

 Engagements : 120 emplois directs en 2 ans ; 30% d’approvisionnement local.

 Procédure : dépôt → visite technique → avis favorable du Comité → arrêté ministériel


accordant exonération sur équipements (import) pendant 2 ans.

 Suivi : rapport semestriel d’activité et contrôle douanier à l’importation des machines.

CONCLUSION
L’agrément, dans le cadre légal malien, est un outil structurant pour canaliser et stimuler
l’investissement productif. Il combine reconnaissance juridique, avantages économiques et
obligations de réalisation. Toutefois, la capacité du dispositif à produire pleinement ses effets
dépend fortement de la qualité de la mise en œuvre administrative : rapidité, transparence et
accompagnement des porteurs de projets. Les réformes ciblées — digitalisation, simplification
documentaire, renforcement des capacités — sont indispensables pour moderniser le système et
maximiser les retombées socio-économiques.

Références bibliographiques
[1] République du Mali, "Loi n°2012-016 du 27 février 2012 portant Code des Investissements,"
Journal Officiel, 2012.

[2] République du Mali, "Décret n°2012-475/P-RM fixant les modalités d’application du Code des
Investissements," 2012.

[3] API-MALI, “Présentation et services du Guichet Unique des Investissements,” 2024.

[4] Ministère de l’Économie et des Finances du Mali, “Rapport sur la relecture du Code des
Investissements,” Bamako, 2017.

[5] TradeCouncil, “Doing Business with Mali: Permits and Licensing Procedures,” 2021.

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