ORTHOGRAPHE-GRAMMAIRE 4e 2024-2025
Sommaire
Gram1. Le déterminant : un révélateur.............................................1
Orth1. Accord sujet-verbe.................................................................1
Gram2. Registres littéraires (1) : théâtre, comédie............................2
Orth2. Accord des adjectifs indéfinis.................................................2
Gram3. Le pronom : un remplaçant...................................................2
Orth3. Indicatif présent.....................................................................2
Gram4. Le pronom indéfini : un inconnu...........................................3
Orth4. Racines grecques en ch-.........................................................3
Gram5. Le verbe : moteur ou reflet...................................................3
Orth5. Accord de l’attribut.................................................................3
Gram6. La voix passive : subir son destin...........................................3
Orth6. A+2 consonnes.......................................................................4
Gram7. Passé simple/subjonctif imparfait ?......................................4
Orth7. Imparfait/passé simple ?........................................................4
Gram8. Versification (1) : les règles de la poésie...............................4
Orth8. -Ant ou -ants ?........................................................................4
Gram9. Les adverbes : des options....................................................5
Orth9. Adverbe ou adjectif ?..............................................................5
Gram10. Compl. d’objet : terme de l’action......................................5
Orth10. Accord du participe passé des verbes pronominaux............5
Gram11. La proposition indépendante..............................................6
Orth11. Subjonctif dans les indépendantes.......................................6
Gram12. Versification (2)...................................................................6
Orth12. Fin de mot en L/LL................................................................6
Gram13. Principale et subordonnée..................................................7
Orth13. Lequel, laquelle…..................................................................7
Gram14. Subordonnée relative..........................................................7
Orth14. Mode des relatives...............................................................7
Gram15. Subordonnée complétive....................................................7
Orth15. Mode des complétives.........................................................8
Gram16. Reg. litt. (2) : tragédie et tragi-comédie...............................8
Orth16. Fin de mot en N/NN.............................................................8
Gram17. Conjonctions de subordination...........................................8
Orth17. Subjonctif dans les subordonnées CCT.................................8
Gram18. Subordonnée interrogative.................................................9
Orth18. Autres doublements fréquents.............................................9
Gram19. Subordonnée infinitive........................................................9
Orth19. Fonctions de l’infinitif...........................................................9
Gram20. Subordonnée participiale....................................................9
Orth20. L’impératif..........................................................................10
Gram21. Figures de style, I : répétition et analogie.........................10
Orth21. Fin de mot en R/RR.............................................................10
Gram22. Accords particuliers des adjectifs......................................10
Orth22. Futur ou conditionnel dans les indép. ou principales.........11
Gram23. Registres litt. (3) : lyrique et épique..................................11
Orth23. Mode des subordonnées de cause et de conséquence......11
Gram24. Figures de style (2) : exagération, atténuation et construction 11
Orth24. Fin de mot en T/TT.............................................................12
Gram25. Registres litt. (4) : fantastique et merveilleux....................12
Orth25. Mode des sub. de but, opposition, comparaison et condition 12
Gram26. Hypothèse ou condition....................................................12
Orth26. Fin de mot en F, M, P..........................................................13
Gram27. Expansions du nom...........................................................13
Orth27. Accord du CdN sans déterminant.......................................13
Gram28. Noms composés................................................................13
Orth28. Pluriel des noms composés................................................13
Gram1. Le déterminant : un révélateur UN jour, sur ses longs pieds, allait, je ne sais où,
UN héron au long bec emmanché d’UN long cou. (LA FONTAINE)
Le déterminant révèle quelque chose du mot qu’il DETERMINE.
1. Les articles () Gram2. Registres littéraires (1) : théâtre,
Définis : le, la, les et du, des (de les), au, aux (contractés)
Indéfinis : un, une, des (pluriel d’un) comédie
Partitifs : du, de la, de l’ (une partie : du pain, de l’eau)
Castigat ridendo mores : (la comédie) « corrige les mœurs
2. L’adjectif possessif : mon, ton, son ; ma, ta, sa ; mes, tes,
par le rire »
ses ; notre, votre, leur ; nos, vos, leurs.
3. L’adjectif démonstratif : ce, cet, cette, ces 1. Quelques règles du théâtre classique
4. Les adjectifs interrogatif et exclamatif : QUEL Les Trois unités : d’ACTION, une seule action principale ; de
5. L’adjectif numéral TEMPS : 24 heures ; de LIEU : un seul lieu.
Ordinal : premier, deuxième ; Cardinal : un, deux, trois… La vraisemblance : éviter les dénouements trop miraculeux
6. L’adjectif indéfini (voir gram 2) (« deus ex machina »), les événements incroyables.
7. Fonction du déterminant : il DÉTERMINE Les bienséances : pas de sang sur scène, pas de scènes crues,
et un langage soigné : ne pas choquer !
CARTE MENTALE DE : DE, DU, DES
Rappel : les dix natures des mots VARIABLES INVARIABLES
RETENIR : « Un Français qui parle le français » : on ne met de Noms Adverbes
majuscules qu’aux NOMS d’habitants et de peuples : ni aux Déterminants Prépositions
adjectifs, ni aux fidèles d’une religion, ni aux langues ou Adjectifs (qualificatifs) Conjonctions de coordination
matières : un chrétien français, l’islam, la grammaire. Pronoms Conjonctions de subordination
EdF 194-196 p 52 Verbes Interjections – Onomatopées
2. Registre comique
a) Déf. : Il suscite le rire ou le sourire. Distinguer le comique
Orth1. Accord sujet-verbe de gestes, de caractère, de situation et de mots.
Le verbe s’accorde toujours avec son sujet. - De gestes : les gestes déplacés provoquent un rire facile,
1. Avec le sujet « qui » : accord avec l’antécédent identifié à la farce (humour populaire)
Genre, nombre et personne de l’antécédent : - De caractère : lié au caractère du personnage (L’Avare)
> nous qui parlons – toi qui parles. - De situation : une personne est confondue avec une autre
2. Avec « il » impersonnel : singulier (quiproquo) ou se trouve en situation gênante
> Il arrive beaucoup d’accidents sur la route. - De mots : jeu de mots ou confusion verbale
3. Avec « ce » : accord avec le sujet réel b) Principaux procédés comiques :
> C’étaient six ou sept personnes. *rupture, décalage, surprise ou exagération ;
Sauf : c’était nous, c’était vous. *répétition (mots, phrases, situations) ;
4. Avec adverbes de quantité : pluriel * quiproquos et jeux de mots...
> Beaucoup de, la plupart de, combien de, tant de… c) Nuances de comique : ironie, parodie...
5. Nom de nombre : pluriel - Ironie : dire le contraire de ce que l’on pense, ou utiliser des
Dizaine, centaine... propos à double sens.
6. Nom collectif - Parodie : imitation en décalage.
Avec le/la : singulier (la foule se tut) Ex : L’avare, I, 3 : identifiez des passages de comique de mots,
Avec un/une : variable de situation, de caractère.
7. Moins de deux : pluriel / Plus d’un : singulier
> Moins de deux gagnent. Plus d’un perd. Orth2. Accord des adjectifs indéfinis
8. Titres de roman au pluriel : accord au singulier, sauf si le
titre commence par « Les » 1. Liste
1/ Aucun, autre
> Climats est un très bon roman.
2/ Certain, chaque
> Les Misérables me plaisent beaucoup. 3/ Différents, divers
ZF 1-2-3 p 16-17 4/ Maint, même
5/ Nul, plusieurs
6/ Quelque, quelconque
7/ Tel, tout
* Ceux qui sont déjà au pluriel ne peuvent se mettre au singulier.
2. Aucun, chaque, nul
En principe, ne s’accordent qu’avec des noms au singulier.
Toutefois, si le nom n’existe qu’au pluriel, on accordera au
pluriel (sauf chaque) :
> Je n’ai pris aucunes vacances
3. N’importe quel
« N’importe » reste invariable, mais « quel » s’accorde.
> Offre-lui n’importe quelles fleurs
4. L’un/l’autre
L’un ou l’autre/ni l’un ni l’autre : singulier
L’un et l’autre : variable
5. « Quelque temps » reste au singulier
Signifie : un temps indéterminé Gram3. Le pronom : un remplaçant
AUTRES RÈGLES : ZF p 40-41
ZF 2-4-5 p 42-3 L’UN dit à L’AUTRE : « JE LE connais, CELUI-LÀ !
IL ME fait toujours des SIENNES ! ON S’évite ! » (Raymond DEVOS)
1. Définition et fonction
Le pronom remplace un nom : il faut donc indiquer « mis
pour…(tel nom) » (sauf les pronoms personnels de la 1 ère et 2e
personne). Mais sa fonction est celle qu’il occupe dans la
phrase. > J’écris (J’ est sujet de la phrase)
Les pronoms ressemblent à des déterminants, mais ils ne
sont jamais accompagnés d’un nom.
2. Pronoms personnels, démonstratifs et possessifs
Personnels :
1ère personne je, me, moi nous
2e personne tu, te, toi vous
3e personne il, elle, le, la, lui, en*, y* ils, elles les, leurs, eux,
en*, y*
Réfléchi se, soi se
(je le mange)
Démonstratifs : celui-ci/là, ce, c’, ceux… (c’est un ange)
Possessifs : le mien, le tien, le sien, le nôtre, le vôtre, le leur…
CARTE MENTALE DE : LE, EN, Y, SE
EdF 220-222 p 59
Orth3. Indicatif présent
1. 1er groupe et offrir, cueillir, ouvrir, couvrir, souffrir,
défaillir, tressaillir (et leurs composés)
e, es, e, ons, ez, ent
(les verbes en -yer changent leur y en i avant le e : il nettoie.
Les verbes en -ayer peuvent garder le y : je paye)
2. 2e groupe et la plupart des verbes du 3 e groupe (en
particulier ceux en indre et soudre)
s, s, t, ons, ez, ent (2e groupe : issons, issez, issent)
> je peins, tu peins, il peint, nous peignons…
3. 3e groupe : verbes en -dre
ds, ds, d, ons, ez, ent
4. Battre, mettre, vêtir et leurs composés
ts, ts, t, tons, tez, tent (battre, mettre : tt au pluriel)
5. Pouvoir, vouloir et valoir
x, x, t : je peux, je veux, je vaux
6. Aller, vaincre et rompre
Je vais, tu vas, il va, nous allons, vous allez, ils vont
Je vaincs, tu vaincs, il vainc, nous vainquons…
Je romps, tu romps, il rompt, nous rompons…
7. Verbes en -ître
Ils gardent l’accent circonflexe avant le t de la 3 e personne :
il paraît.
ZF 6-10-12-14 p 10-11
Gram4. Le pronom indéfini : un inconnu VOIX ACTIVE : je chante (le sujet fait l’action)
VOIX PASSIVE : ce texte est chanté (le sujet subit l’action,
On raconte qu’il a fait quelques bêtises dans sa jeunesse. avec l’auxiliaire être)
Le pronom indéfini remplace un nom inconnu. TOURNURE PRONOMINALE : il se lave (l’action revient sur le
1. Définition et fonction sujet, avec un pronom réfléchi)
Le pronom indéfini ne renvoie pas à un nom particulier, car il 4. Le sens : transitif direct, indirect, intransitif, verbe d’état
fait allusion à des personnes ou des choses peu précises, mal Se construit avec un COD, un COI, pas de CO, un attribut.
déterminées, comme l’adjectif indéfini. 5. La forme : affirmative, négative, interrogative…
2. Liste des pronoms indéfinis 6. Analyse du verbe : IN-GRO-VO-SE-MO-TE-PER-FOR
6 6 Infinitif, groupe, voix, sens mode, temps, personne, forme
On quelqu’un EdF 314-318 p 85-86
personne
autrui
aucun
certains
Orth5. Accord de l’attribut
autre chacun 1. Nature de l’attribut
quiconque nul Il peut être adjectif, mais aussi nom ou pronom.
plusieurs l’un, l’autre
n’importe qui/quoi le même > Je suis triste. Il est élève. Ce sont les nôtres.
rien tel Il y a des attributs du sujet et du COD.
quelque chose tout, tous, toutes 2. Les attributs du sujet
EdF 278-284 p 74-75 Avec des verbes d’état : ils deviennent riches.
Avec certains verbes d’action qui ne peuvent se construire
Orth4. Racines grecques en ch- avec un CO (intransitifs) : ils tombent malades.
1. La lettre grecque khi Avec certains verbes passifs : les crevettes sont ébouillantées
La graphie -ch- se prononce généralement en français comme vivantes.
dans le mot « chat ». Cependant, certains mots d’origine Avec certains verbes pronominaux : ces médicaments se
grecque (pas tous) se prononcent <k> par fidélité à la prennent dilués.
prononciation grecque d’origine. 3. Les attributs du COD
Avec des verbes comme : croire, trouver, estimer, savoir,
2. Les familles de mots en -ch- dur élire, rendre, laisser, etc.
PSYCH : esprit Cette maison, je la crois hantée.
TECHN : art, métier Ces pêches, je les choisis bien mûres.
CHORÊ : danse, chant > CŒUR ≠ CHŒUR 4. Introduits par des prépositions
CHRON : temps Nous serons jugés comme voleurs.
CHROM : couleur Je les traite de lâches.
CHLOR : vert > ≠ CLORE : fermer 5. Attention à : vous, nous et on
CHRYS : or (métal) > CHRYSALIDE (dorée) Vous de politesse, nous de majesté : singulier.
ARCH : ancien – chef > ARCHÉO- et MONARCHIE On : nous / tu (voir livre p 40)
CHOL : la bile > CHOLÉRA ≠ COLÈRE ZF 2-4-dcm p 28-9
CHAOS : désordre > ≠ CAHOT : un choc
ECHO : la voix > ≠ ECOT : une part Gram6. La voix passive : subir son destin
ZF 2-4-6 p 183-184 Les chemins SONT FOULÉS, les maisons SONT BÂTIES,
La terre EST TRAVERSÉE, la limite EST FRANCHIE…
Gram5. Le verbe : moteur ou reflet 1. La voix passive et le complément d’agent
VA, COURS, VOLE et ME VENGE ! (CORNEILLE, Le Cid) Voix passive : le sujet SUBIT l’action, avec l’auxiliaire ETRE.
SOIS toi-même ! DEVIENS ce que tu ES ! (expressions) Ex. : la souris est mangée par le chat.
1. Verbes d’action / verbes d’état S - V au présent passif - Cd’Agent
Les verbes sont généralement définis comme verbes Le compl. d’agent est celui qui fait l’action dans la phrase
d’action : ils indiquent ce que le sujet fait. Il y a 8 verbes passive, introduit par PAR ou DE.
d’état, qui indiquent ce que le sujet « est » : être, paraître, 2. Les temps du passif à l’indicatif
sembler, devenir, rester, demeurer, avoir l’air, passer pour. TEMPS PASSIF : temps de l’auxiliaire être
Ces derniers se construisent avec un attribut du sujet. Présent Présent : je suis écouté
2. Les 7 modes (chaque mode a ses temps) Imparfait Imparfait : j’étais écouté
Indicatif : je chante - Impératif : chante ! - Subjonctif : Il faut Passé simple Passé simple : je fus écouté
que tu chantes - Conditionnel : nous chanterions - Infinitif : Futur simple Futur simple : je serai écouté
chanter, avoir chanté - Participe : chantant, chanté - Passé composé Passé composé : j’ai été écouté
Gérondif : en chantant Plus-que-parfait Plus-que-parfait : j’avais été écouté
Passé antérieur Passé antérieur : j’eus été écouté
Futur antérieur Futur antérieur : j’aurai été écouté
Il en va de même pour tous les modes du passif : le verbe est
conjugué avec l’auxiliaire être, et son temps correspond à
celui de l’auxiliaire.
EdF 136-137 p 36
3. Les 2 voix et la tournure pronominale
Orth6. A+2 consonnes 5. Principale au conditionnel présent : imparfait
Si j’étais un ogre, je te mangerais.
1. Le A initial ne redouble jamais quand c’est le… 6. Subordonnée au passé simple ou antérieur : passé simple
a) A=LOIN DE : aberrant, aparté, a priori Dès que je fus là, je déjeunai.
b) A PRIVATIF : apatride, anarchiste, asymétrique ZF 2-4-6 p 95-6
c) ANA PRÉFIXE=en remontant, à nouveau : analyse,
anabaptiste (2e baptême)
d) APO PRÉFIXE=loin de : apogée (masc.) Gram8. Versification (1) : les règles de la
e) A FRANÇAIS soudé : alarme (à l’arme !) acompte, aplomb,
atout, apaiser, aplanir, aplatir, alanguir, aligner, aliter, poésie
alourdir, alunir, anoblir, anéantir. Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
f) A DU RADICAL : acoustique de akouo, j’entends. Et les mots pour le dire arrivent aisément. (BOILEAU)
1. Le vers
2. Le A redouble généralement pour les initiales :
Les plus courants : l’alexandrin (12 syllabes), le décasyllabe
Verbes en AC-AP-AT-AF-AR-AL-AL-AS (et tous les mots en AF)
(10), l’octosyllabe (8) et l’hexasyllabe (6).
Sauf : apercevoir, ânonner, afin, Afrique et africain
Moins fréquents : monosyllabe (1), dissyllabe (2), trisyllabe,
LES AUTRES VERBES NE DOUBLENT PAS LA CONSONNE,
tétra- (4), penta- (5), hepta- (7), ennéa- (9) et hendéca- (11).
Sauf aggraver, agglomérer, agglutiner, additionner
2. L’e caduc et la diérèse
(voir autres détails p 194)
E CADUC : L’e muet, en fin de vers, est caduc : il tombe, et
ZF 2-4-6 p 195
donc n’est pas compté.
Gram7. Passé simple/subjonctif imparfait ? LA DIÉRÈSE : prononcer comme deux syllabes une
Que vouliez-vous qu’il FÎT contre trois ? Qu’il MOURÛT, DIPHTONGUE (élément composé de deux voyelles
Ou qu’un beau désespoir alors le SECOURÛT (CORNEILLE, Horace) différentes, mais qui doit se prononcer d’un seul souffle) : li-
1. Différences orthographiques on, mystéri-eux sont des diérèses.
L’accent circonflexe à la 3e pers du sing du subjonctif : qu’il fît, qu’il fût La diérèse est facultative pour le poète.
Le -T en finale du 1er groupe, toujours au subjonctif : qu’il aimât 3. Le rythme du vers
Au passé simple : il fit, il fut, il aima LA COUPE : arrêt bref au milieu du vers. Dans un décasyllabe,
2. Différences dans les formes la coupe est fréquemment en 4-6 :
Subj imparfait : que j’eusse, que tu eusses, qu’il eût, que nous eus- > En cette foi || je veux vivre et mourir. (Villon)
sions, que vous eussiez, qu’ils eussent / que j’aimasse, etc. L’HÉMISTICHE : la moitié du vers. L’alexandrin classique se
Passé simple : j’aimai, tu aimas, il aima, nous aimâmes, vous ai- caractérise par une coupe à l’hémistiche, soit 6-6 :
mâtes, ils aimèrent ; Qui n’a pu l’obtenir || ne le méritait pas.
j’eus, tu eus, il eut, nous eûmes, vous eûtes, ils eurent.
Nous partîmes cinq cents, || et par un prompt renfort…
Notez bien : Le conditionnel passé 2e forme est semblable au sub-
jonctif imparfait. Mais parfois, on trouve des alexandrins trimètres (4-4-4) :
3. Différences de sens Empanaché || d’indépendance || et de franchise (Rostand).
L’indicatif passé simple est un temps du récit au passé. EdF 638-642 p 173-174
Le subjonctif imparfait est un temps de l’hypothèse ou de la volon-
té : il fallait qu’il allât ; je voulais que tu fisses. Orth8. -Ant ou -ants ?
Le conditionnel passé 2e forme est un temps de la condition :
L’eût-il fait, nul ne le lui eût pardonné. Principe : L’adjectif verbal est un participe présent qui s’accorde,
4. Verbes des familles de tenir et venir avec les modifications qui en découlent.
Passé simple : nous vînmes, vous tîntes, ils convinrent. 1. Reconnaître le participe présent
Subj imparfait : que je tinsse, qu’il tînt, que nous convinssions. a) SUJET PLACÉ AVANT : le soleil se levant…
EdF 326-328 p 88-89 b) CO, ATTRIBUT OU CC APRÈS :
Orth7. Imparfait/passé simple ? > On annonce des vents soufflant du nord-ouest
c) FORME PRONOMINALE :
1. Action terminée ou en train de se faire > De soi-disant guérisseurs
Terminée : passé simple. Ils furent heureux et eurent… d) ADVERBE OU NÉGATION JOINTS :
En train de se faire : imparfait. Le train entrait en gare. > Des enfants ne mentant pas, travaillant toujours
2. Action répétée ou non e) SEMI-AUXILIAIRE ALLER :
Répétée : imparfait. Je me lavais les dents chaque soir. > Les ennuis allaient croissant.
Unique : passé simple. Je changeai l’ampoule.
2. quant/cant
3. Description dans la durée ou récit de moments brefs
5 verbes et adjectifs sont différents :
Durée : imparfait. Elle portait un pull.
Communiquant/cant, provoquant/cant, suffoquant/cant,
Récit bref : passé simple. Je la saluai, elle m’embrassa.
vaquant/cant et convainquant/cant
4. Subordonnée à l’imparf. ou au plus-que-parf. : imparfait
C’est l’imparfait : Je croyais que tu riais. 3. guant/gant, geant/gent
Quand j’étais fatigué, j’appelais un taxi. 12 verbes : divaguant, extravaguant, fatiguant, intriguant,
naviguant, zigzaguant et déléguant ont un adjectif en -gant.
Convergeant, divergeant, détergeant, émergeant et
négligeant ont un adjectif en -gent. (Parfois ces adjectifs
s’emploient comme noms : un intrigant, un détergent.)
4. ant/ent
13 verbes, au participe en -ant, ont un adjectif en -ent :
Adhérer, affluer (et confluer, influer), coïncider, déférer et Gram9. Les adverbes : des options
différer, équivaloir, exceller, expédier, précéder, somnoler
et violer. Parle BIEN, parle MAL, parle HAUT, parle FORT,
ZF 6 p 144, 2 p 146, 4 p 148 Tu parleras TOUJOURS, tu parleras ENCORE.
Avec la négation tu NE parleras PLUS :
ICI, AILLEURS, DEMAIN, POURQUOI parlerais-tu ? (parodie)
1. Définition de l’adverbe
L’adverbe est un mot invariable qui modifie le sens d’un
verbe, d’un adjectif ou d’un autre adv.
Ex. : Il regarde souvent ses tableaux de grammaire.
Il est très gentil. Il chante assez bien.
2. Analyse
Nature : Adverbe de …,
G,N : mot invariable,
Fonction : modifie le sens de… (verbe, adjectif, adverbe).
3. Les différentes sortes d’adverbes
de manière, de temps, de lieu, de quantité, d’interrogation, d’affirmation,
de négation, de doute
a) MANIERE : bien, mal ainsi et tous les adverbes en -ment (formés à partir
d’adjectifs). Haut, fort (il parle haut, fort)
b) TEMPS : hier, demain, encore…
c) LIEU : là, ici, y…
d) QUANTITE : plus, très, moins…
e) INTERROGATION : comment, pourquoi, quand ?
f) AFFIRMATION : si, oui…
g) DOUTE : peut-être, sans doute…
h) NEGATION : non, ne… pas, ne … guère…
4. « Tout » et « même »
« Tout » peut être : adj. et pron. Indéfini (variable) ou adverbe (inva-
riable, sauf devant adj. fém. commençant par une consonne).
> ils sont tout petits / elles sont toutes petites
Mais : elle était tout émue / tout habillée (h muet)
« Même » peut être : adj. et pron. Indéfini (var.) ou adverbe (inv.).
> eux-mêmes, les mêmes, même eux.
EdF 472-476 p 128
Orth9. Adverbe ou adjectif ?
1. Debout, arrière, bien, mal
Ce sont des adverbes, donc invariables.
> Des gens bien, des femmes bien ; ils sont mal, les
roues arrière, les jeunes debout.
Les reconnaître : pas de féminin possible à l’oral (roue avant)
2. Adjectifs employés comme adverbes
Ils sont invariables :
haut (pour « à voix haute »), bas, bon, cher ;
clair, doux, droit, dru ;
faux, fort, ferme, dur ;
net, franc, juste, court.
Analyse : ce sont des adverbes de manière.
Les reconnaître : les remplacer par des adverbes en -ment.
3. Mi-, demi-, semi-, nu-
Ils sont adverbes et invariables s’ils sont placés avant le nom
et reliés à lui par un trait d’union.
> Une demi-heure, nu-pieds, des semi-hommes…
Mais nu et demi sont adjectifs et s’accordent s’ils sont placés
après le nom : aller pieds nus, deux heures et demie (sing.)
Enfin, ils peuvent être des noms : le peintre peint des nus,
elle sonne les demies et les quarts.
4. Autres mots composés
L’usage étant très varié, voir ZF p 58 (ne pas apprendre)
ZF 2-4-6 p 59-60
Gram10. Compl. d’objet : terme de l’action Gram11. La proposition indépendante
Prenez FEMME, ABBAYE, EMPLOI, GOUVERNEMENT ; La phrase complexe est formée de plusieurs propositions, et
Les gens EN parleront, n’EN doutez nullement. (LA FONTAINE) l’analyse de ces propositions est l’analyse logique.
1. Le Complément d’Objet Direct ou COD 1. Méthode d’analyse logique
Question Qui ou quoi ? après le verbe. a) Je souligne les verbes
Ex. : J’achète une pomme, de l’essence. b) Je mets les propositions entre crochets
On dit que le verbe est transitif direct c) J’entoure les conjonctions de coordination /
2. Le Complément d’Objet Indirect ou COI subordination / pronoms relatifs
Question à qui, à quoi, de qui, de quoi ? d) Je précise la nature (et la fonction) de la proposition
Ex. : Je parle de ma maladie. (COI de parler) 2. Une proposition
On dit que le verbe est transitif indirect C’est un ensemble de mots organisé autour d’un verbe.
3. Le Complément d’Attribution ou COS (complément Ex. : [Bernard a pris sa voiture] [et il est allé au théâtre.] (2
d’« objet second ») verbes : 2 propositions)
Construit avec un CO, indique une personne. 3. La proposition indépendante
Question A qui, à quoi ? après le verbe et le CO. Déf.: l’indépendante se suffit à elle-même. Elle ne commence
Ex. : Je donne une copie à mon professeur. pas par un mot subordonnant, et sa voisine non plus.
(Déplaçable : Je lui donne une copie) Ex. : — [Il pleut.] (Proposition indépendante)
On dit que le verbe est transitif indirect — [Tu ris] [et tu chantes.] (2 propositions indépendantes)
4. Les pronoms me, te, nous et vous : COD ou COI ? (La 2e : coordonnée à la précédente par « et »)
Les pronoms me, te, nous, vous peuvent être COD, COI ou Les indépendantes peuvent être :
COS : il faut poser la question ou les déplacer. a) Juxtaposées : séparées par une ponctuation faible
EdF 122-126 p 33-34 > Elles sautent, chantent, dansent sans fin.
b) coordonnées : reliées par une conjonction de coordination
Orth10. Accord du participe passé des > Tu parles, et nous mangeons (même s’il y a une virgule).
verbes pronominaux c) incises : avec sujet inversé, indiquant la personne qui parle
> Tu chantes, dit-il (la seconde est incise).
1. Les verbes pronominaux prennent l’auxiliaire être 4. L’ellipse
L’accord du PP se fait donc avec le sujet, en principe. Une proposition manquant d’un élément, exprimé par sa
Mais certains verbes pronominaux se construisent avec un voisine de même nature, est dite elliptique de cet élément.
COD. Ils suivent alors la règle des COD accompagnés de Ex. : [Le paysan prit] [et ouvrit le fruit] (ellipse du COD/sujet)
l’auxiliaire avoir (accord avec le COD s’il précède le verbe). [Hélène acheta une robe,] [et moi un chapeau] (du verbe)
Ex. Je me suis lavé les dents > je me les suis lavées. EdF 526-527 p 141
Elles se sont donné des coups > elles se les sont donnés.
Elle s’est lavée (pas de COD).
Elles se sont évanouies (pas de COD).
Orth11. Subjonctif dans les indépendantes
La chose s’est faite discrètement (pas de COD).
Elles se sont crues riches (attribut du sujet). Les indépendantes sont le plus souvent à l’indicatif. On peut
Elles se sont cru mourir (COD). cependant y trouver le subjonctif…
2. Avec « fait, laissé »
C’est le mot suivant le verbe qui joue le rôle de COD : on 1. Le subjonctif d’ordre
n’accorde pas « fait » ou « laissé » suivi d’infinitif. Il tient lieu d’impératif : Qu’ils soient pendus !
> elle s’est fait avoir, laissé faire. (que je sois, que tu sois, qu’il soit, que nous soyons…)
Ils se sont fait des ennemis mutuels. 2. Le subjonctif de souhait
ZF 2-4-6 p 74 Il est souvent précédé de « pourvu que » :
Pourvu qu’elle n’ait pas d’accident !
(que j’aie, que tu aies, qu’il ait, que nous ayons…)
3. Le subjonctif d’indignation
Il est précédé de « que » :
Moi, héron, que je fasse une si pauvre chère !
(que je fasse, que tu fassent, qu’il fasse, que nous fassions…)
4. Le subjonctif de regret
Il est précédé de « plût au ciel que » :
Plût au ciel que j’eusse une maison, que je l’eusse construite
moi-même ! (Subj. imparfait et plus-que-parfait)
5. Hypothèse non réalisée dans le passé : plus-que-parfait
ou plutôt conditionnel passé 2e forme
Dans la langue soutenue :
Une tempête à ce moment-là eût été un grand malheur*
On peut dire aussi « aurait été » : conditionnel passé 1ère
forme. C’est donc plutôt un conditionnel…
ZF 2-4-6 p 116
Gram12. Versification (2) Gram13. Principale et subordonnée
Agressif : « Moi, monsieur, SI J’AVAIS UN TEL NEZ,
Quelque sujet qu’on traite, ou plaisant, ou sublime, Il faudrait sur-le-champ QUE JE ME L’AMPUTASSE ! » (ROSTAND)
Que toujours le bon sens s’accorde avec la rime 1. Définitions
L’un l’autre vainement ils semblent se haïr ;
Une proposition principale est une proposition dont une su-
La rime est une esclave, et ne doit qu’obéir. (BOILEAU)
bordonnée dépend.
La principale est toujours accompagnée d’une subordonnée,
1. Les rimes et c’est à cela qu’on la reconnaît.
RIMES FÉMININES ET MASCULINES : une rime terminée par La subordonnée commence par un mot subordonnant.
un e muet est dite féminine ; autrement, elle est masculine.
En poésie régulière, l’alternance de rimes masculines et 2. Les mots subordonnants
féminines est une règle. a) pronom relatif : qui, que, quoi, dont, où, lequel, duquel et
RIMES PLATES, EMBRASSÉES, ALTERNÉES : Les rimes plates leurs dérivés
(AABB) se suivent. Les rimes sont dites alternées si elles sont b) conjonction de subordination : quand, comme, si, que,
en ABAB, embrassées en ABBA. lorsque, puisque, quoique et les locutions avec que
2. Enjambement, rejet et contre-rejet Ex. : [Je crains] [que cela ne l’impressionne.]
ENJAMBEMENT : Le vers se poursuit, sans ponctuation, au [Je crains] : prop. principale
vers suivant. REJET : la phrase se termine au tout début du [que cela ne l’impressionne] : prop. Subordonnée
vers suivant. CONTRE-REJET : La phrase commence en fin de c) Adverbe interrogatif : Quand, comment, pourquoi, etc.
vers, et se poursuit sur tout le vers suivant. d) Pronom interrogatif : Qui, à qui, ce que, etc.
3. Les strophes. Les formes fixes > Je demande qui a parlé (voir leçon 18).
LES STROPHES sont les couplets en poésie. Les plus courantes EdF 527-529 p 141-142
sont le tercet (3 vers), le quatrain (4), le quintil (5) et le
sixain/sizain (6). On parle aussi de huitain et de dizain. Orth13. Lequel, laquelle…
LES FORMES FIXES les plus courantes sont le SONNET (14 1. Pronom interrogatif composé
vers, deux quatrains et deux tercets) et la BALADE, avec son Le pronom interrogatif « lequel », qui peut devenir duquel,
refrain : la moitié du premier vers revient à la fin de chaque auquel, etc. suivant la construction de la phrase, donne une
strophe. L’ODE est un poème en strophes qui doivent être de plus grande détermination à la question.
structure identique. > J’ai quatre films. Lequel veux-tu ?
EdF 640-644 p 174-175
2. Pronom relatif composé
Si le pronom désigne une PERSONNE, on a le choix entre le
pronom simple et composé.
Orth12. Fin de mot en L/LL > le musicien à qui/auquel je pense est Beethoven.
Si le pronom désigne une CHOSE, on doit utiliser le pronom
Un seul L en général, sauf pour les terminaisons en ELLE composé.
1. ALE ou ALLE ? ALE > La symphonie à laquelle je pense est la Neuvième.
a) Règle : un seul L pour les mots en al, ale et dérivés On doit également utiliser le pronom composé à la place de
> national, la gale, journalisme DONT, si le relatif est complément d’un nom régi lui-même
b) Sauf : halle, dalle, halle, malle, salle, stalle, intervalle ; al- par une préposition. Comparez :
ler ; familles de « bal, cristal, métal, cal » (> ballerine, cristal- Le musicien dont je préfère les œuvres est Mozart.
lin, métallique, calleux) (construction directe)
2. ELE ou ELLE ? ELLE Le musicien aux œuvres duquel je donne ma préférence est
a) ELLE devant E muet et dérivés Mozart. (« œuvres » est régi par la préposition à).
> hôtellerie, rebelle, violoncelle, polichinelle
ZF 2-4-6 p 36
b) ELE pour les Sauf
Fidèle, isocèle, parallèle, grêle, frêle ; Clientèle, stèle ;
Zèle, modèle, asphodèle
c) Verbes en -eler et -eter
Modèle : appeler, jeter
Sauf : acheter, geler, peler, modeler, ciseler, démanteler,
écarteler, harceler, haleter et fureter.
3. ILE, OLE, ULE : un seul L
a) ILE : noms et adj en ILE, verbes en ILER
Sauf : mille, tranquille ; ville, idylle, sibylle, chloro-phylle ;
bacille, pupille, vaudeville ; osciller, distiller, instiller
b) OLE : noms et adj en OLE, verbes en OLER
Sauf : folle, molle, colle et sa famille, corolle, girolle,
fumerolle, barcarolle, atoll, grisoller, famille de col.
c) ULE : noms et adj en ULE, verbes en ULER
Sauf : nulle et sa famille, bulle et tulle
ZF 4-6-8 p 213
Gram14. Subordonnée relative Ex. 2 : Je sais que tu es malade (complétive)
EdF 541-542 p 146
C’était l’heure tranquille OÙ LES LIONS VONT BOIRE (HUGO).
1. La subordonnée relative
a) Définition : La subordonnée relative complète un nom ou
un pronom. Elle est introduite par un pronom relatif.
b) Analyse :
(Nature :) Proposition subordonnée relative
(Introduite par :) le pronom relatif (qui, que, etc.)
(Fonction :) Complément de l’antécédent …
Ex. : Je vois le chat [qui traverse la route].
Proposition subordonnée relative
Introduite par le pronom relatif « qui »
Complément de l’antécédent « chat »
2. « Complément de l’antécédent »
a) L’antécédent : le mot que remplace le pronom relatif.
b) Complément de l’antécédent : la relative complète ce mot.
La fonction de la relative est toujours d’être COMPLEMENT
DE L’ANTECEDENT.
>> Nom ou pronom + QUE = subordonnée relative.
EdF 535-536 p 144
Orth14. Mode des relatives
Les subordonnées relatives sont le plus souvent à l’indicatif.
Elles peuvent être au subjonctif quand :
1. Elles marquent le but, l’intention, la conséquence voulue
Donne-moi une boisson qui soit fraîche (telle qu’elle soit)
Il nous faut un messager qui dise la nouvelle (pour qu’il la dise)
2. Un superlatif ou une expression analogue, comme le seul,
le premier, le dernier, accompagne l’antécédent
> C’est la seule qui veuille l’épouser.
C’est la plus jolie fille que j’aie jamais vue
3. L’antécédent est un mot négatif
> Cela ne me dit rien qui vaille.
4. Elles ont une valeur conditionnelle (=passé 2e forme)
> Un passant qui l’eût aperçu l’eût pris pour un fou (s’il l’avait
aperçu) (ou « qui l’aurait aperçu »).
ZF 2-4-6 p 138-9
Gram15. Subordonnée complétive
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas QU’UN AUTRE ME LES SERVE. (ROSTAND)
1. Définition
La complétive complète un verbe. Elle commence par
« que ».
Ex. : J’aimerais [qu’il ferme la porte.]
2. Fonction
COD : J’aimerais [qu’il ferme la porte.] (j’aimerais quoi ?)
COI : Je le persuade [que tu es bon.] (je persuade de quoi ?)
Sujet : [Qu’il soit calme] est impossible.
Sujet réel : Il est juste [que vous veniez.]
Attribut du S : La vérité est [que vous êtes là.]
3. « Que » peut introduire une relative ou une complétive.
- Il introduit une relative quand il est après/derrière un nom
ou un pronom, il est pronom relatif ;
- une complétive, quand il suit un verbe.
Ex. 1 : Ce chat que je vois est noir (relative)
Orth15. Mode des complétives Orth16. Fin de mot en N/NN
1. Selon le sens du verbe principal 1. INE(R) et UNE(R) : Un seul N, sauf TUNNEL
a) Verbes de déclaration : + indicatif 2. ANE(R) : Féminins en ANE, verbes en ANER
Dire, rappeler, annoncer, affirmer, prétendre, promettre… Sauf : paysanne, Jeanne, canne (bâton), panne, vanne,
> Je proclame que cela est vrai. manne ; familles de tan, van, ruban, tyran et chouan
Sauf : nier, contester, démentir : + subjonctif
> Je démens que mon père ait fait cela. 3. ENNE et ONNE(R) : Féminins et dérivés en ENNE et ONNE
b) Verbes d’opinion : + indicatif Sauf : adjectifs mixtes en ÈNE (> obscène), en ONE (> mono-
Penser, croire, savoir, s’apercevoir, se rendre compte… tone) ; madone, matrone, anémone et belladone ; masculins
> Je sais que ton appétit est grand. en ONE (> carbone) ; s’époumoner et détoner et leurs fa-
Sauf : douter et désespérer : + subjonctif milles.
c) Verbes de volonté, souhait, empêchement : + subjonctif ZF 6-8-12 p 220-1
Vouloir, prescrire, prier, désirer…
> Il désire que vous veniez. Gram17. Conjonctions de subordination
d) Verbes de sentiment : + subjonctif
QUAND, COMME, SI et QUE, et tous leurs dérivés,
Craindre, s’étonner, s’irriter, se plaindre, se réjouir… Joignent la principale à ses subordonnées (vers mnémotechnique)
> Je m’étonne que tu sois encore là.
2. Après un verbe d’opinion de forme interrogative ou 1. Définition
négative, un subjonctif introduit un doute Les conjonctions de subordination sont des mots ou locutions
Comparez : Affirmes-tu qu’il est / qu’il soit travailleur ? invariables qui introduisent une subordonnée conjonctive.
Tu n’affirmes pas qu’il est / qu’il soit travailleur. (voir p 118) * Liste brève : Quand, comme, si, que, lorsque, puisque,
3. Remarques quoique et tous les composés de « que »
a) En tête de phrase, la complétive est au subjonctif. 2. Les subordonnées circonstancielles
b) « Dire » et « comprendre » ont la double construction. Conjonctions ou locutions introductrices
c) Les complétives de ce type peuvent suivre aussi un nom ou Temps Quand, lorsque, pendant que, avant que, après
un adjectif, de type : « l’idée que » ou « il est content que ». que, dès que, toutes les fois que
ZF 2-6-8 p 119-120 Cause Parce que, puisque
But Pour que, afin que
Comparaison Comme, ainsi que, de même que
Gram16. Reg. litt. (2) : tragédie et tragi-comédie Condition Si
Qu’en un lieu, en un jour, un seul fait accompli Concession Bien que, quoique
Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli (Boileau, Art poétique). Conséquence De sorte que
* Certaines conjonctions, comme « quand » ou « si », sont
1. La tragédie aussi adverbes interrogatifs : attention à la nature du verbe
a)Déf : Situations désespérées où un personnage noble ou introducteur et au sens de la proposition !
princier, victime de la fatalité, est voué à la mort. Des forces EdF 570-572 p 154
le dominent, suscitant la compassion du lecteur.
b) Procédés : Orth17. Subjonctif dans les subordonnées CCT
*lexique de la fatalité, du désespoir, du malheur et de la
mort ; « Après que » + indicatif
*langage soutenu ;
*ponctuation expressive (surtout les interrogations) ;
*figures de style d’opposition pour souligner les dilemmes 1. Action de la subordonnée avant ou pendant celle de la
ou l’impuissance (antithèse, voix passive...). principale : indicatif
Presque toutes les conjonctions : après que,
2. La tragi-comédie Dès que, au moment où, alors que, etc.
Un genre mixte : personnages nobles, langage soutenu, > Après qu’il eut dîné, il s’est couché.
lexique de la fatalité et du désespoir et autres procédés 2. Action de la subordonnée après celle de la principale :
tragiques (dilemme…) ; mais fin heureuse (et certaines subjonctif
scènes peuvent faire sourire). Conjonctions : avant que, en attendant que et jusqu’à ce que
En quoi Le Cid fait-il sourire ? montrer le tragique dans le > Avant qu’il se fût couché, il lisait.
monologue du Cid (Acte I, scène 6) 3. Attention : certaines locutions encadrent la
subordonnée : à peine… que, ne pas… que, ne… pas plutôt…
que : le « que » indique alors le début de la principale
> À peine eut-il fini de dîner qu’elle sortit.
Sub de temps Principale
ZF 2-4-6 p 129-130
Gram18. Subordonnée interrogative COD de « voir »
2. Remarques
Je ne sais pas vraiment POURQUOI IL M’A PARLÉ.
- S’il n’y a pas de sujet exprimé, distinct grammaticalement
de celui de la principale, ce n’est pas une proposition.
1. Définition
> Je veux courir : indépendante (« courir » est COD)
— La subordonnée interrogative dépend d’un verbe signifiant
- Le sujet exprimé peut être un pronom COD.
« demander/ne pas savoir » ; elle est introduite par un Je vois Je vois
pronom ou adverbe interrogatif. > le courir. me courir. > Dans ces phrases, les deux
> Il n’y a pas d’inversion, ni de point d’interrogation. propositions sont très liées : <Je vois>< « le » courir>.
Ex. : Je ne sais pas [combien vous étiez.] (« combien étiez-vous ? ») - Le verbe principal exprime surtout une sensation : voir,
Sub interrogative entendre, écouter, sentir, apercevoir, observer.
Int par l’adv interr « combien » - Le sujet peut être un pronom indéfini : je ne vois personne
COD de savoir
Ils se demandaient combien ils étaient (« combien sommes-nous ? »
courir. J’entends quelqu’un arriver.
2. A retenir : - S’il n’y a pas de principale, on ne parlera pas de proposition
– L’interrogative est toujours COD de la principale infinitive, mais de phrase à l’infinitif : Moi, manger si peu !
EdF 551-553 p 149
– « Si », adv interrogatif, signifie « est-ce que »> Ne pas le
confondre avec le « si », conjonction de sub de condition.
– Pas de ponctuation spécifique (ni guillemets, ni ?) Orth19. Fonctions de l’infinitif
– Adverbes de temps et de lieu spécifiques : la veille, le jour 1. Impératif ou infinitif ?
même, le lendemain, y, là a) Un ordre peut être donné à l’impératif ou à l’infinitif
– Le temps de la subordonnée s’accorde à celui de la b) L’infinitif implique l’usage de la 3e personne du singulier :
principale (« Il ne savait où ils iraient. »). En particulier, le > Avancer chacun à son tour / Céder à plus petit que soi
futur devient conditionnel si la principale est au passé. Si l’on utilise votre, vous, on écrira à l’impératif.
– La personne du sujet de la subordonnée se modifie selon c) L’infinitif modifie la place des mots : adverbe et pronom
celui de la principale (il ne sait où il a posé ses lunettes). COD avant le verbe
EdF 558-560 p 151 > Ne pas jeter, bien récupérer, le laisser refroidir.
2. Autres fonctions de l’infinitif
Orth18. Autres doublements fréquents a) Exclamatif : Me soupçonner ! Moi !
1. OCC, SUCC b) Délibératif :
> Occasion, succulent Interrogation directe : Que faire ? Que dire ?
Sauf : ocre, ocarina, oculiste, oculaire, sucre Interrogation indirecte : Il ne savait que faire.
2. AFF, EFF, OFF, DIFF, SIFF, SOUFF, SUFF c) De narration : Et flatteurs d’applaudir (valeur de passé)
> Affichage, efficace, je souffre d) De possibilité dans une relative : Je voudrais un buffet où
Sauf : afin, Afrique, africain, le soufre, rafiot ranger ma vaisselle.
e) Proposition infinitive (voir gram. 19)
3. COMM, SOMM, EMM/EM, CONN f) CCBut après un verbe de mouvement : Je vais pêcher
Commencer, sommeiller, connaître g) COD d’un verbe quelconque : Je veux courir.
EMM : EN-mot en M (emmancher) ZF 2-4-6 p 101
EM : E (hors de)+ mot en M (émigrer)
Sauf : comète, comédie, comestible, comité ;
cône, conique, etc. Gram20. Subordonnée participiale
4. SUPP LE SOLEIL SE COUCHANT, la brise se leva.
Supprimer
Sauf : suprême et mots en super- 1. Définition
La subordonnée participiale est une proposition dotée d’un
5. BOURR, INTERR, SURR, CORR
sujet propre et d’un verbe au participe, dépendant d’une
Bourrer, interrompre, surréel
principale qui a un sujet différent.
Sauf : inter et sur+autre mot : interaction, surélevé…
> [Le soleil se couchant/couché], ils rentrèrent.
6. ILL, IMM, INN, IRR Sub participiale PP
(Préfixe IN+mot en L, M, N, R) : illisible, immerger, irradié CCCause
Sauf : île, image, ironie, imiter (sans préfixe)
2. Remarques
et préfixe IN+autres mots
- Sans sujet exprimé, distinct grammaticalement de celui de la
ZF 1-3-5-7 / 2-4-6-7 p 198-199
principale, ce n’est pas une proposition.
Gram19. Subordonnée infinitive > Me lassant, je voulus partir (verbe « se lasser »).
Observant le spectacle, je me mis à rire.
J’entends LES LIONS RUGIR ET LES CHIENS ABOYER.
- Fonction souvent difficile à préciser : CCcause ou CCtemps.
Transformer avec « parce que » ou « quand ».
1. Définition
- Sujet du participe non exprimé : il est nécessairement le
La subordonnée infinitive est une proposition dotée d’un
même que celui de la principale (sinon la phrase est
sujet propre et d’un verbe à l’infinitif, dépendant d’une
incorrecte).
principale dont elle est le COD.
> Voyant cela, ils partirent.
> Je vois [les animaux courir]
Comparer : Voyant le désastre, l’espoir changea de camp.
Prop. sub infinitive
EdF 629-631 p 170
Orth21. Fin de mot en R/RR
Orth20. L’impératif Ecrire un court poème avec des rimes en -arre
RAPPELS : 1) A l’impératif, pas de pronom sujet.
2) Impératif+pronoms compléments= trait d’union 1. Un seul R partout : ARE, ERE, IRE, ORE, OIRE, URE
(prends-le, donne-le-moi) L’avare monte dans le phare et regarde la gare.
1. Les règles de formation Du navire, il repère le belvédère.
a) L’impératif se forme sur l’indicatif présent. 2. Sauf (avec leurs familles)
> Prends, prenons, prenez. a) En arre : Barre, bagarre, jarre, amarre et carre.
b) Les verbes en -e et en -a perdent leur -s à la 2e personne du Tintamarre, bécarre et escarre. Narrer, bigarrer, démarrer et
singulier. > Chante, aie, ouvre*, va. les verbes issus de noms en -arre. Bizarre.
* Certains verbes du 3e gr. sont en -e : cueille, offre, ouvre… b) En erre : Terre, guerre, pierre, serre et erre.
2. Formation tirée du subjonctif présent Verre, lierre, tonnerre, équerre et cimeterre (épée)
4 verbes tirent leur impératif du subjonctif présent : 3. Homonymes en R
Être : sois, soyons, soyez. a) air, aire, ère, erre, haire, hère
Avoir : aie, ayons, ayez. erre : mouvement d’un bateau dû à la vitesse acquise
Savoir : sache, sachons, sachez. b) are, art, hart, arrhes
Vouloir : veuille, veuillons, veuillez.* hart : corde pour pendre les condamnés à mort
*On utilise pourtant « veux, voulons, voulez » dans l’expres- c) chair, chaire, cher (chère) (chaire : place de l’orateur)
sion négative « ne m’en veux pas ». d) mari, marie(nt), marri(e)
3. Le -s euphonique e) mer, mère, maire
Pour tous les verbes sans -s à l’impératif, le -s reparaît avec f) pair, paire, père, perd(s), pers
les pronoms en et y, mais il est ajouté à la terminaison. pers : couleur entre le vert et le bleu
>Aies-en, chantes-en, cueilles-y, offres-en, vas-y ! g) serf, serre, sers, cerf
ZF 1-2-3 p 98-9 h) ver, verre, vert, vers, vair
i) cour, cours, courre, court (de tennis, et l’adjectif)
ZF 4-6-8 p 224-5
Gram21. Figures de style, I : répétition et
analogie Gram22. Accords particuliers des adjectifs
Hâtez-vous lentement ; et, sans perdre courage, Enfants d’un jour, ô nouveau-nés,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : Au paradis, d’où vous venez,
Polissez-le sans cesse et le repolissez ; Un léger fil d’or vous rattache. (Alphonse DAUDET)
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. (BOILEAU)
1. Les adjectifs composés
Une figure de style est un procédé qui agit sur la langue et S’ils ne sont formés que d’adjectifs, tous s’accordent.
crée un effet de sens ou de sonorité. > Un homme ivre-mort / des hommes ivres-morts.
1. Figures de répétition : Sinon, seul l’adjectif d’origine s’accorde.
a) Anaphore : répétition d’un mot ou groupe de mot en début > Des hommes haut-placés / des enfants nouveau-nés (adv)
de phrase (Moi, président…) Une huile extra-pure / une voix méga-haute (mot inv)
b) Pléonasme : emploi d’un terme superflu (exemple : 2. Les adjectifs de couleur
descendre en bas) Les adjectifs de couleur simples s’accordent, sauf si leur
c) Gradation : des mots assemblés successivement de forme est celle du nom de la chose colorée.
manière croissante ou décroissante (Pic, cap, péninsule) > Une robe bleue / des chaussures marron
d) Parallélisme : reprend une structure syntaxique (> partir Sauf : rose mauve, fauve, vermeil et pourpre s’accordent.
pour tout laisser, quitter pour tout abandonner) Les adjectifs de couleur composés ne s’accordent pas.
e) Répétition : le même mot, réécrit plusieurs fois (Waterloo) > Une robe vert pâle, des gants rouge criard. Les drapeaux
bleu-blanc-rouge.
2. Figures d’analogie : 3. Adjectifs et participes à valeur de préposition ou
a) Allégorie : représenter des valeurs abstraites avec des d’adverbe
images concrètes (statue de la liberté) Les adjectifs et participes à valeur de préposition ou
b) Personnification : attribue des caractéristiques humaines à d’adverbe restent invariables : vu, excepté, étant donné, ci-
un objet, un animal... (le pays se réjouit…) joint, passé…
c) Comparaison : un comparé, un comparant et un outil 4. Locutions avec ‘grand’
grammatical de comparaison (comme, tel que...). Locutions anciennes : ‘grand’ ne se met pas au féminin :
> Des grêlons gros comme le poing. grand-mère, grand-tante, grand-rue, grand-place, pas grand-
d) Métaphore : comparaison plus directe, sans aucun outil chose (on les reconnaît au trait d’union).
grammatical (> vos larmes, fontaine de perles). 5. Accord avec il y a, avoir l’air
EdF 650-651 p 179 L’adjectif qui suit ‘il y a’ est au masculin singulier (comme ‘il’).
Mais celui qui suit la locution verbale ‘avoir l’air’ s’accorde
avec le sujet.
> Il n’y a de beau que ses pieds. Elle a l’air gentille.
EdF 166-167 p 43
Orth22. Futur ou conditionnel dans les Orth23. Mode des subordonnées de cause
indép. ou principales et de conséquence
1. Subordonnée de cause
1. L’indicatif futur (-rai) a) Subjonctif pour la cause niée
Il exprime une action future dont la réalisation est considérée Conjonctions : non que, non pas que, ce n’est pas que
comme quasi certaine. > Non qu’il aime la confiture, mais pour que les autres en
> Demain, j’achèterai des pommes. profitent, il acheta trois pots différents.
2. Le conditionnel présent (-rais) exprime : b) Indicatif pour la cause réelle
a) L’imaginaire Conj : parce que, puisque, comme, attendu que, vu que…
> Je serais un super-héros et je volerais en altitude..
b) L’incertain 2. Subordonnée de conséquence
> Le fugitif serait actuellement en Argentine. a) Subjonctif avec assez/trop… pour que
c) La politesse (« pour » rajoute l’idée de but)
> Je désirerais de l’orangeade. Pourriez-vous me servir ? > Vous êtes trop vulgaire pour que je sois poli.
d) L’hypothèse b) Indicatif si la principale est affirmative, subjonctif si elle
> Avec un peu de chance, je tirerais un bon sujet d’examen. est : interrogative/négative/à l’impératif
e) L’éventualité dans les tournures : Conj : de sorte que, de façon que, au point que, si… que…
« Je devrais, je pourrais, je ferais mieux, je ne saurais, j’aurais > Il s’est si bien soigné qu’il est guéri (c’est un fait)
beau… + infinitif, et je parierais que » S’est-il si bien soigné /soigne-le si bien/ il n’est pas si bien
> Je devrais réussir. soigné… qu’il soit guéri (?) (conséquence éventuelle)
f) L’indignation ou l’étonnement ZF 2-4-6 p 133
> Lui, il oserait faire cela ?
g) La condition en langue soutenue Gram24. Figures de style (2) : exagération,
> Serais-tu un vieillard, tu me reconnaîtrais tout de même.
Tu mourrais, que je serais le dernier à l’apprendre.
atténuation et construction
ZF 2-4-6 p 104-105 Descriptif : « C’est un roc !… c’est un pic !… c’est un cap !
Que dis-je, c’est un cap ?… C’est une péninsule ! » (ROSTAND)
Gram23. Registres litt. (3) : lyrique et épique
1. Figure d’exagération :
1. Registre lyrique
L’hyperbole : Exagère l’expression d’une idée pour la mettre
a) Déf. : exalte des sentiments, souvent exprimés à la
en relief. > ironie, caricature, flatterie...
première personne.
b) Procédés :
2. Figures d’atténuation :
*lexique des sentiments et des émotions ;
a) La litote : suggère quelque chose sans le dire clairement (>
*ponctuation expressive, interjections (Hélas !) et
Je ne suis pas mécontent de ton travail)
apostrophes (Ô nuit...) ;
b) La prétérition : fait semblant de ne pas vouloir dire
*figures de style : anaphore, hyperbole, métaphore...
quelque chose, mais le dit quand même (> Je ne vise
Ex : Le Lac de Lamartine.
personne... Je ne voudrais pas dire que…)
c) L’euphémisme : permet de rendre une réalité moins
2. Registre épique
brutale (il nous a quittés = sous-entendu, il est mort)
a) Déf. : suscite l’admiration devant les exploits du héros et
d) L’antiphrase : exprime le contraire de ce que l’on pense,
l’enthousiasme devant des actions collectives.
figure IRONIQUE (> Que tu es drôle !)
b) Procédés :
*lexique du combat, de l’héroïsme, de l’exploit et du
3. Figures de construction :
merveilleux ;
a) L’antithèse : met en parallèle des mots qui désignent des
*figures d’amplification (pluriels, hyperboles) ;
réalités opposées (> certains aiment le jour comme d’autres
*singuliers collectifs (le peuple, la foule) ;
préfèrent la nuit)
*images valorisantes et superlatifs ;
b) L’oxymore : deux mots opposés l’un à côté de l’autre.
*accumulation de verbes d’action ;
> une entrée sucrée-salée.
*personnification...
c) L’asyndète : aucun mot de liaison entre des groupes
Ex : Le Cid, « Nous partîmes cinq cents… »
Exercice : distinguer les scènes comiques, lyriques et épiques de l’acte II de
syntaxiques qui se suivent. > Va, cours, vole !
Cyrano de Bergerac, en justifiant et donnant des exemples de procédés. d) La polysyndète : contraire de l’asyndète, c’est-à-dire une
exagération des mots de liaison.
241-2-3 phot
Orth24. Fin de mot en T/TT Orth25. Mode des sub. de but, opposition,
1. Un seul T comparaison et condition
a) ATE, ITE, OUTE, UTE n’ont qu’un T
> Un acrobate écarlate éclate, un ermite hypocrite m’évite, Dans les subordonnées de BUT et d’OPPOSITION, on
une brute hirsute me culbute. emploie toujours le SUBJONCTIF.
b) Exceptions Dans les subordonnées de COMPARAISON, on emploie
patte, datte, jatte, batte, latte, natte, blatte, baratte ; flatter, presque toujours l’INDICATIF, jamais le subjonctif
gratter, battre.
1. Conjonctions exprimant le BUT
Quitter, acquitter ; goutte, butte, lutte et hutte.
Pour que, afin que, de peur que
2. ETTE 2. Conjonctions exprimant l’OPPOSITION
Tous les noms, adjectifs et dérivés en ette. Bien que, quoique, quelque… que, si… que (distinct de la
> émietter, clarinettiste conséquence)
Sauf : arbalète, comète, diète, planète, saynète, épithète ; 3. Conjonctions exprimant la COMPARAISON
arête, bête, fête, crête, tempête, tête, quête. Poète ; com- Comme, ainsi que, moins que, plus que, selon que (voir p
plète, discrète, inquiète, secrète, replète, désuète. Verbes en 124)
-eter issus de noms en -et ou -e (furet>fureter, tache>tache- Les subordonnées de comparaison sont parfois au
ter). conditionnel, jamais au subjonctif.
Un T pour : les noms en -ette avec suffixe -ier (lunette>lune- > Je suis plus riche que je ne l’aurais pensé.
tier), et la famille d’étiquette (étiquetage) 4. CONDITION
3. OTTE a) Indicatif avec SI, MÊME SI, COMME SI, SELON QUE, SUI-
a) DEUX T POUR tous les noms féminins et dérivés + poly- VANT QUE
glotte ; boulotte, pâlotte, sotte et vieillotte. > Même si je ne suis /je n’étais pas d’accord…
b) Sauf : anecdote, antidote, camelote, capote, cote, com- b) Subjonctif avec QUE
pote, échalote, gargote, jugeote, matelote, note, papillote, > Que je l’invite, et ce sera le début de mes ennuis.
pelote, popote, parlote, redingote. Le QUE peut aussi répéter un SI :
c) VERBES ISSUS DE NOMS EN OT ET SUFFIXE -OTER : UN > Si je cède et que je l’invite, mes ennuis commencent.
SEUL T c) Subjonctif avec POURVU QUE et autres composés de QUE
Gigoter, emmailloter, crachoter, grignoter « A supposer que, en admettant que, à condition que, pour
Sauf : frisotter, mangeotter, marmotter et frotter peu que, à moins que, que… ou que, soit que… soit que »
ZF 2-6-10 p 228-9 > Pourvu que je dise oui, il me prêtera sa trottinette.
ZF 2-4 p 125, 4 p 136
Gram25. Registres litt. (4) : fantastique et
merveilleux Gram26. Hypothèse ou condition
Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ! (proverbe)
1. Le fantastique
a) Définition : C’est l’irruption d’éléments surnaturels, de
phénomènes inexpliqués et inquiétants dans le quotidien. 1. Groupe nominal
b) Le lecteur doute avec le personnage principal et la fin du Le CC de condition sera introduit par les prépositions : AVEC,
texte ne permet pas de trancher entre réel et surnaturel. SANS.
ATTENTION : La « fantasy », qui fait intervenir la magie ou des Avec un peu de chance, je devrais réussir.
pouvoirs, relève plutôt du merveilleux. Sans lui, je n’y arriverai pas.
c) Principaux procédés fantastiques :
*point de vue narratif interne, afin que le lecteur ait accès 2. Groupe verbal
aux perceptions et hésitations du narrateur ; a) Gérondif : En nageant, il pourrait récupérer le ballon.
*lexique de la peur ; b) « à condition de » + Infinitif : A condition de nager vite…
*ponctuation expressive ;
*modalisateurs (peut-être, comme si) et images visuelles ou 3. Proposition subordonnée
sonores (analogies) créant le doute et la peur. a) Si + indicatif présent ou imparfait : S’il pleut/s’il pleuvait…
Ex : La Vénus d’Ille de Mérimée b) Au cas où + conditionnel : Au cas où tu accepterais…
c) À condition que / pourvu que / à supposer que +
2. Le merveilleux subjonctif : à condition que tu sois d’accord…
a) Définition : le surnaturel apparaît aussi, mais pas dans le EdF 575-577 p 155-156
quotidien : il s’insère dans un monde différent, le sien.
b) Procédés : métamorphoses, intervention d’êtres
surnaturels, objets magiques, pouvoirs, mots étranges…
EXERCICE : Montrer le fantastique dans la Vénus d’Ille
Orth26. Fin de mot en F, M, P - ou une chose que l’on ne peut compter : des verres de vin
c) les deux sont possibles parfois : salle de bain(s), gelée de
1. F ou FF ? groseille(s), marchand de vin(s)
a) Un seul F pour AFE et FLE
> Une agrafe. J’érafle un trèfle d’une gifle de ma moufle. 2. Singulier distributif (chacun un)
Sauf : gaffe et piaffer ; siffler, souffler, buffle Si plusieurs propriétaires ne possèdent qu’un objet : des
b) FF pour tout le reste (affe, iffe, offe, affre, iffre, offre…) bateaux à moteur, des verres à pied.
> Je coiffe ma touffe d’une étoffe, je jette en souffrant un 3. Beaucoup de, tellement de + nom ABSTRAIT : singulier
coffre dans les affres du gouffre. Beaucoup de rapidité, de joie (sauf si ce sont des joies), mais :
Sauf : calife, pontife, tarifer, attifer, lofer ; balafre, fifre, le beaucoup de bêtises (sauf s’il s’agit de la bêtise).
soufre (en chimie) ZF 2-4-6 p 38-9
c) Un seul F pour FIER
> statufier, stupéfier, qualifier, se méfier des gougnafiers Gram28. Noms composés
2. M ou MM ? Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou. (RIMBAUD)
a) Un seul M est la règle habituelle
> Ce crime dans la brume fut un drame et un problème 1. Il existe quatre sortes de noms composés :
Sauf : gramme, gamme, flamme, femme ; a) Avec trait d’union : garde-barrière, vide-poches
Dilemme, flemme, gemme, lemme ; b) Soudés : bonhomme, gendarme, portefeuille,
Homme, somme, pomme, gomme survêtement ; téléphone, orthographe, automobile.
b) Pour les terminaisons -MENT c) Juxtaposés : petit pois, bande dessinée, jeune fille
Un seul M pour les noms et adverbes en -ment d) Avec préposition : sac à dos, carte d’identité
> un jugement, seulement
2. Nature des noms composés
Sauf : les adverbes formés sur des adjectifs en -ant/ent
- Les noms soudés ou avec traits d’union sont considérés
prennent deux M : prudemment, vaillamment.
comme des noms communs, quelle que soit leur origine. On
3. P ou PP ? ne les analyse jamais en détaillant la nature de leurs
Règle : Un seul P pour tous les noms et verbes composants, aussi variés soient-ils.
Sauf (avec familles) : frappe, grappe, nappe, trappe, va- > un arc-en-ciel : nom commun, masculin, singulier.
rappe, échapper, japper, clapper ; grippe, lippe, nippe, enve- - Les noms juxtaposés ou avec préposition sont au contraire
loppe, échoppe, stopper, chopper ; houppe et huppe. analysés dans le détail, bien qu’ils forment une unité de sens.
ZF 4 p 210, 6 p 216, 2 p 222 > petit pois : adjectif épithète et nom commun
Sac à dos : nom+préposition+nom complément du nom
Gram27. Expansions du nom 3. Accord : voir la leçon d’orthographe 28
EdF 83-84 p 24
Et ta soif se perdra dans l’eau de la fontaine. (DESPORTES)
Définition : Les expansions du nom sont l’adj. qualificatif, le Orth28. Pluriel des noms composés
complément du nom et la subordonnée relative. 1. Noms soudés : ils ne portent la marque du pluriel qu’à la
1. L’adjectif qualificatif fin, sauf bonhomme (bonshommes), gentilshommes, et les
a) Ses 3 fonctions titres : messieurs, mesdames, mesdemoiselles, messeigneurs.
— épithète : placé à côté. Ex. : Une belle maison
2. Avec trait d’union :
— attribut : relié par un verbe d’état. > La maison est belle.
- Seuls les noms et adjectifs s’accordent. Les autres
— apposé : séparé par une virgule. > Silencieux, il écoutait.
éléments : verbe, adverbe, préposition, pronom, ne
b) Ses 3 degrés
s’accordent jamais : des taille-crayons, des tire-bouchons, des
— le positif : adj. seul ou « normal »
arrière-boutiques, des on-dit.
— le comparatif : plus, moins, aussi + adjectif
- Nom+nom (le second jouant le rôle d’adjectif) : accord pour
— le superlatif : — absolu : très+adjectif
les deux. Des choux-fleurs
— relatif : le plus, le moins+adjectif
- Nom+nom (le second jouant le rôle d’un complément du
* Irréguliers : bon, meilleur, le meilleur
nom) : pas d’accord pour le second. Des années-lumière
Mauvais, pire, le pire Petit, moindre, le moindre
(années parcourues par la lumière). Des timbres-poste.
2.Le complément du nom
- Nom+adjectif, adjectif+adjectif : accord pour les deux. Des
Il complète le nom par le moyen d’une préposition.
plates-bandes, des saveurs aigres-douces.
> un couteau à pain
- Adverbe+nom : l’adverbe reste invariable. Haut-parleurs.
3. La subordonnée relative (cf grammaire 14)
EdF 179-180 p 47 3. Un nom composé au singulier peut prendre un S
> un compte-gouttes
Orth27. Accord du CdN sans déterminant 4. Attention aux noms composés avec « garde »
« Garde » peut être un verbe ou un nom :
1. L’accord peut être imposé par le sens
- Des garde-barrière(s)
a) pluriel, si l’on peut compter :
- Des garde-boue, des garde-fous (barrières)
un bouquet de fleurs, un tas de pierres
b) singulier, pour une MATIERE 5. Noms d’origine anglaise et onomatopées
une maison de pierre, un tas de sable Pluriel seulement à la fin : des cow-boys, des tic-tacs.
- ou pour une chose unique : des lunettes de soleil ZF 2-4-6 p 48-49
241. Quelle intention se cache derrière chaque hyperbole ? 241. Quelle intention se cache derrière chaque hyperbole ?
1. Vous êtes le président le plus efficace des quarante 1. Vous êtes le président le plus efficace des quarante
dernières années. 2. Il est tellement hypocrite que même son dernières années. 2. Il est tellement hypocrite que même son
miroir, il ne le regarde pas en face ! 3. Internet est sa miroir, il ne le regarde pas en face ! 3. Internet est sa
principale source d’inspiration. 4. Notre entreprise est la principale source d’inspiration. 4. Notre entreprise est la
première mondiale depuis dix ans sur ce créneau. première mondiale depuis dix ans sur ce créneau.
242. De quelle figure d’atténuation relève chaque phrase ? 242. De quelle figure d’atténuation relève chaque phrase ?
1. Voulez-vous vous laver les mains avant de passer à table ? 1. Voulez-vous vous laver les mains avant de passer à table ?
2. J’aime votre franchise ! Mais pourquoi ne dites-vous pas ce 2. J’aime votre franchise ! Mais pourquoi ne dites-vous pas ce
que vous pensez ? 3. Le devoir est assez correct, j’ai mis que vous pensez ? 3. Le devoir est assez correct, j’ai mis
20/20. 4. Ce n’est pas vraiment un honnête homme, il a tué 20/20. 4. Ce n’est pas vraiment un honnête homme, il a tué
deux personnes. deux personnes.
243. De quelle figure de construction relève chaque phrase ? 243. De quelle figure de construction relève chaque phrase ?
1. Mon ami est, pourrait-on dire, un paresseux infatigable. 2. 1. Mon ami est, pourrait-on dire, un paresseux infatigable. 2.
Il cherche sans cesse à se reposer, comme d’autres cherchent Il cherche sans cesse à se reposer, comme d’autres cherchent
sans cesse à se dépenser. 3. Nous sommes des fanatiques du sans cesse à se dépenser. 3. Nous sommes des fanatiques du
bleu, blanc, rouge. 4. Malgré ses dix-neuf ans, il a déjà des bleu, blanc, rouge. 4. Malgré ses dix-neuf ans, il a déjà des
manies : c’est un jeune vieillard. 5. Il collectionne aussi bien manies : c’est un jeune vieillard. 5. Il collectionne aussi bien
les livres que les DVD, ou encore les revues. les livres que les DVD, ou encore les revues.
241. Quelle intention se cache derrière chaque hyperbole ? 241. Quelle intention se cache derrière chaque hyperbole ?
1. Vous êtes le président le plus efficace des quarante 1. Vous êtes le président le plus efficace des quarante
dernières années. 2. Il est tellement hypocrite que même son dernières années. 2. Il est tellement hypocrite que même son
miroir, il ne le regarde pas en face ! 3. Internet est sa miroir, il ne le regarde pas en face ! 3. Internet est sa
principale source d’inspiration. 4. Notre entreprise est la principale source d’inspiration. 4. Notre entreprise est la
première mondiale depuis dix ans sur ce créneau. première mondiale depuis dix ans sur ce créneau.
242. De quelle figure d’atténuation relève chaque phrase ? 242. De quelle figure d’atténuation relève chaque phrase ?
1. Voulez-vous vous laver les mains avant de passer à table ? 1. Voulez-vous vous laver les mains avant de passer à table ?
2. J’aime votre franchise ! Mais pourquoi ne dites-vous pas ce 2. J’aime votre franchise ! Mais pourquoi ne dites-vous pas ce
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20/20. 4. Ce n’est pas vraiment un honnête homme, il a tué 20/20. 4. Ce n’est pas vraiment un honnête homme, il a tué
deux personnes. deux personnes.
243. De quelle figure de construction relève chaque phrase ? 243. De quelle figure de construction relève chaque phrase ?
1. Mon ami est, pourrait-on dire, un paresseux infatigable. 2. 1. Mon ami est, pourrait-on dire, un paresseux infatigable. 2.
Il cherche sans cesse à se reposer, comme d’autres cherchent Il cherche sans cesse à se reposer, comme d’autres cherchent
sans cesse à se dépenser. 3. Nous sommes des fanatiques du sans cesse à se dépenser. 3. Nous sommes des fanatiques du
bleu, blanc, rouge. 4. Malgré ses dix-neuf ans, il a déjà des bleu, blanc, rouge. 4. Malgré ses dix-neuf ans, il a déjà des
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241. Quelle intention se cache derrière chaque hyperbole ? 241. Quelle intention se cache derrière chaque hyperbole ?
1. Vous êtes le président le plus efficace des quarante 1. Vous êtes le président le plus efficace des quarante
dernières années. 2. Il est tellement hypocrite que même son dernières années. 2. Il est tellement hypocrite que même son
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243. De quelle figure de construction relève chaque phrase ? 243. De quelle figure de construction relève chaque phrase ?
1. Mon ami est, pourrait-on dire, un paresseux infatigable. 2. 1. Mon ami est, pourrait-on dire, un paresseux infatigable. 2.
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sans cesse à se dépenser. 3. Nous sommes des fanatiques du sans cesse à se dépenser. 3. Nous sommes des fanatiques du
bleu, blanc, rouge. 4. Malgré ses dix-neuf ans, il a déjà des bleu, blanc, rouge. 4. Malgré ses dix-neuf ans, il a déjà des
manies : c’est un jeune vieillard. 5. Il collectionne aussi bien manies : c’est un jeune vieillard. 5. Il collectionne aussi bien
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1. Proposition indépendante
o Se suffit à elle-même et ne dépend
d'aucune autre proposition1.
o Peut être juxtaposée, coordonnée
ou incise1.
2. Proposition subordonnée
o Dépend d'une proposition
principale2.
o Introduite par un mot
subordonnant (pronom relatif,
conjonction de subordination,
adverbe interrogatif)2.
3. Proposition subordonnée relative
o Complète un nom ou un pronom3.
o Introduite par un pronom relatif
(qui, que, dont, où, etc.)3.
4. Proposition subordonnée complétive
o Complète un verbe4.
o Introduite par "que"4.
5. Proposition subordonnée
circonstancielle
o Indique les circonstances de
l'action (temps, cause, but,
condition, etc.)5.
o Introduite par des conjonctions de
subordination (quand, comme, si,
que, etc.)5.
6. Proposition subordonnée infinitive
o A un verbe à l'infinitif et dépend
d'une principale6.
o Souvent introduite par des verbes
de perception (voir, entendre,
etc.)6.
7. Proposition subordonnée participiale
o A un verbe au participe et dépend
d'une principale7.
o Indique souvent la cause ou le
temps7.