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Ce document présente des pratiques recommandées pour la prévention des mycotoxines dans les produits alimentaires et fourragers, élaborées par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l'environnement. Les mycotoxines, produites par certains champignons, sont des composés toxiques qui peuvent contaminer les denrées alimentaires, posant des risques pour la santé humaine et animale. Le document vise à fournir des directives pour limiter la formation de mycotoxines tout au long de la chaîne alimentaire, de la production à la consommation.

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Jean Marie Djedje
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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Ce document présente des pratiques recommandées pour la prévention des mycotoxines dans les produits alimentaires et fourragers, élaborées par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l'environnement. Les mycotoxines, produites par certains champignons, sont des composés toxiques qui peuvent contaminer les denrées alimentaires, posant des risques pour la santé humaine et animale. Le document vise à fournir des directives pour limiter la formation de mycotoxines tout au long de la chaîne alimentaire, de la production à la consommation.

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ORGANISATION DES NATIONS UNIES


/) POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE

1 PROGRAMME DES NATIONS UNIES


POUR L'ENVIRONNEMENT

10

Pratiques recommandées
pour la

PREVENTION DES MYCOTOXINES


dans les produits alimentaires et fourragers

préparêes par
1'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture
en collaboration avec
le Programme des Nations Unies pour l'environnement

ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE


ORGANISATION DES NATIONS UNIES
' POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE
i c -

PROGRAMME DES NATIONS UNIES


POUR L'ENVIRONNEMENT

yratiques recommandées
potir Ia

PR1VENTION DES MYCOTOXINES


dans les produits alimentaires et fourragers

préparêes par

1'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture


en collaboration avec

le Programme des Nations Unies pour l'environnement

ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE


Rome 1979
Les appellations employees dans cette publication et la pré-
sentatiori des donndes qui y figurent nimpliquent de Ia part
de lOrganisation des Nations Unies pour Ialimentation et
lagriculture et du Programme des Nations Unies pour Ven-
vironnement aucune prise de position quant au statut juridique
des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités,
ni quant au trace de ieurs frontières flu limites.

A1

M-8 4
ISIN 92-5-200703-2

Reproduction interdite, en tout ou en partie, par quelque procéde que cc soit, sans l'autorisation
ëcrite de VOrgariisation des Nations Unies pour l'alimentation et 'agriculture, détentrice des droits
avec le Programme des Natons Unies pour l'erivironnement. Adresser une demande motivêe
au Directeur de Ia Division des publications, Organisation des Nations Unies pour l'alimerttauon
et l'agriculture, Via delle Terme di Caracalla, 00100 Rome, Italie, en indiquant les passages ou
illustrations en cause.

©FAOetPNUE 1979
P R E F A C E

Le present ouvrage, publi6 par la FAO dans le cadre du projet FAO/PNUE NQ 0107-75-01
"Lutte contre Ia contamination environnenientale des ailments: MYCOTOXINES", a 4t4 prpar
a partir de la documentation ci-aprs:
un document intitul ttRecomnded Practices for the Prevention of Mycotoxins in Food,
Feed and their Products" (1976), 6tabli par Plnstitut central de recherches techno-
logiques alimentaires (CFTRI) de Mysore (lade), suivant les directives de M. B.L. Amla,
son directeur, et de MM. V. Sreenivasa Murthy, S.C. Basappa et S.K. Majumder, chercheurs
principaux de l'Institut;

un projet de directives (AGS MISC/77/7, juin 1977), 61aborg a partir du document du


CFTR1 susmentionn lors d'une runion (21-25 fvrier 1977), a laquelle participaient
M. V. Sreenivasa Murthy et ses collaborateurs, MN. M. Jemmali (Institut national de la
recherche agronomique, Service des mycotoxines, Paris (France) Homero Fonseca (Depto.
de Technologia Rural ESA, Luiz de Queiroz, Universidade de Sao Paulo, Piracicaba, S.P.,
Brgsil) et J.W. Dickens (Agricultural Research Service, U.S. Department of Agriculture,
North Carolina State University, Etats-Unis d'Amrique), lesquels ont fourni sur leurs
rgions respectives, des informations rcentes qui se sont rvles tres utiles aux fins
de la prdparation et de la mise au point de la prsente publication;

l'tude critique dii projet de directives pr6cit4 ainsi que les reconimandations de la
Confrence mixte FAO/OMSIPNUE, tenue a Nairobi en septembre 1977; et

les revisions dfinitives faites par M. T.W. Coomes, expert-conseil, (Ministry of


Agriculture, Fisheries and Food, Londres, Royaume-Uni).

A la FAO, la rnise au point finale du document a 6t6 confide a la Division des services
agricoles, aide par la Division de la production vgtale et de Ia protection des plantes
et par la Division des politiques alimentaires et de la nutrition. Les observations et
suggestions en vue d'.ventuelles rditions de Ia prsente publication peuvent atre adresses
au:

Chef dii Service de la science et des normes alimentaires,


Division des politiques alimentaires et de la nutrition,
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture
00100 Rome (Italie).
TABLE DES MATIERES

Section Page
Prface ................................................................
Introduction ........................................................... 1 i
PREMIERE PARTIE ........................................................ 3
Memento des usages recommands ....................................... 2 3
Memento de la lutte contre Pinfestation fongique des cultures
sur pied ........................................................... 2.1 3
Memento des pratiques relatives a Ia rcolte et au sc1iage ........... 2.2 3
Memento des pratiques d'entreposage des rcoltes ..................... 2.3 4
Memento de5 pratiques en matire de transport ........................ 2.4 5
Memento du traitement apras récolte, y compris Ia decontamination 2.5 5
DEUXIENE PARTIE ........................................................ 7
Exanien des élëments concouranta l'élaboration des usages recommandés 3 7
Cultures sur pied et lutte contre Pinfestation fongique dans le champ 3.1 7
Lutte contre Pinfestation fongique dans le champ .................... 3.2 10
Bibliugraphie des sections 3.1 et 3.2 ............................ 3.3 11
Récolte et séchage ................................................... 3.4 12
Bibliographie de la section 3.4 ................................... 3.5 16
Entreposage .......................................................... 3.6 17
Transport ............................................................. 3.7 22
Bibliographie des sections 3.6 et 3.7 ............................ 3.8 22
Traiteinent ........................................................... 3.9 23
Decontamination ...................................................... 3.10 24
Récupération de produits exempts d'aflatoxirtes a partir de substances
contaminées ........................................................ 3.11 27
Bibliographie des sections 3.10 et 3.11 .......................... 3.12 28
Utilisation de produits moisis ou contaminés par des mycotoxines 3.13 28
TROISIEME PTIE ....................................................... 30
Les impératits et les moyens de la mise en oeuvre des pratiques
reconunandées....................................................... 4 30
Base de données et surveillance continue ............................. 4.1 30
Education et vulgarisation ........................................... 4.2 30
Commercialisation, distribution et incitations ....................... 4.3 31

ANNEXES

Arinexe 1 - Mycotoxines produites par différents chanipignons et denrdes


atimentaires auxquelles elles sont associées ......................... 32
Annexe 2 - Mycotoxicoses probableuient provoqudes par les rouilles et
lescharbons ......................................................... 35
Annexe 3 - Memento du traitement des piles de sacs en magasin en vue
de les protéger contre les dommages provoqués par les insectes, les
moisissures et les rongeurs .......................................... 36
Annexe 4 Influence de Ia teneur en humidité sur le développement des
moisissures pendant iT en t reposage des céréales, a différentes
temperatures et humidités relatives .................................. 40
Annexe 5 - Valeurs d'quilibre de la teneur en eau d'une gamme de
produitsa une temperature de 272C environ et a 70 pour cent
d t humjdité relative .................................................. 41
Annexe 6 - Evaluation de la teneur en aflatoxines de certains aliments
pour animaux et niveaux maximums tolérables d'admission de composants
contenant des aflatoxines dans les melanges alimentaires pour
animaux .............................................................. 42
Annexe 7 - Lisce de quelques institutions travaillant sur les
mycotoxines .......................................................... 43
-1-

INTRODUCTION

Les mycotoxines sont un groupe de composs chimiques toxiques, produits par certaines
souches de quelques espèces de chanipignons se dveloppant dans des conditions favorables
sur une vaste gamma de substrats diffrents. Comnie leur non gnrique l'indique ces composs
sot-it toxiques pour l'homme et l'animal et provoquent des maladies collectivernent appeles
mycotoxicoses. Les champignons susceptibles de produire ces composs sont gnralement dits
toxignes.

Ii ressort des 6tudes antérieures que les mycotoxines gont connues depuis plus de deux
sic1es; mais ce n'est que depuis 1961, c'est-à-dire depuis la dcouverte des aflatoxines,
qu'elles ont fortement attirg l'atterttion. Suivant l'organe qutelles prennent pour cible ou
leurs manifestations pathologiques, on leg identifie canine substances cancrognes, hpato-
toxines, nphrotoxines, neurotoxineg, trmorgnes, etc. Avec la rnise au point des mfthodes
de dtection et d t analyse très sensibles, on s'est aperçu que ces composs 9taient largement
reprsents dans presque toutes les denres destines a l'alimentation humaine ou animale.
On s'est alors inqui6tg de la salubritg des produits alimentaires que nous consonimons chaque
jour. On trouvera dat-is les annexes I et 2 une liste des mycotoxines prsentes naturellement
dans les produits agricoles et des mycotoxicoses provoques par les rouilles et leg charbons.

Dans leg pays en dve1oppement, si l'on n'arrive pas A conserver touteg leg ressources
alimentaires, on risque d'auginenter sensiblement les problmes de la fain. Dans los rgions
oü la deinande excde l'offre, la situation est aggrave par leg fortes pertes alimentaires
provoques par les ingectes, les micro-organismes, leg rongeurs et les oiseaux. Dans de
nombreuses rgions, les conditions climatiques conviennent a une production agricole 6talge,
sur toute l'anne, mais elles favorisent aussi la croissance de moisissures susceptibles de
gter d'normes quantits d'aliments. Dans ces mmes rgions, Ia consonmiation alimentaire
par habitant est faible et les ravages dug aux maladies et aux carences nutritionnelles
sot-it considrab1es. Etant donn la rarete des aliments, les gens 6vitent de jeter tout ce
qui peut leur servir do riourriture, mime si des moisissures en ont modifi6 los qualits
organoleptiques. C'est pourquoi 11 faut assurer Ia salubritg des aliments susceptibles
d'tre attaqus par des champignons toxignes.

Dans les pays industrialiss, le problme de la contamination des produits alimentaires


par les aflatoxines et quelques autres mycotoxines prend des proportions croissantes. Lt examen
d6taill9 de produits alimentaires susceptibles dtre contamins par des champignons fait
apparaitre peu a peu de nouvelles toxines potentielles. Ces vingt dernires annes, on s'est
efforcg d'tudier les origines, la nature et Ia distribution des mycotoxines dans les produits
destins a l'aliinentation humaine et aniinale ainsi que leurs dangers gventuels pour Ia sant.

La contamination par les mycotoxines ne saurait tre entirement 6vit6e actuellement,


aussi divers pays ant-jig établi pour quelques-unes d'entre elles des seuils de tolrance
pour les denres alimentaires et les fourrages. Leg aflatoxines, provenant de souches toxi-
gnos d'prgilIus flavus et d'A. parasiticus, sont de loin les plus courainment surveillêes
cet 6gard. Leg mthodes d'anaiyse sont capables de dtecter les aflatoxines 4 des concen-
trations d'environ I part pour 1 milliard (ppb) (c'est-à--dire un microgranmie par kilogranu -ne).
On salt que les problnes d'chantillonnage ant une importance capitale dans le contrle de
la contamination de lots non homognes de produits allinentaires et fourragers. Les Dpar-
tements de la santa ou de l'agriculture de nombreux pays disposent d'informations courantes,
l'cheLle nationale, sur leg seuils d'aflatoxines fixs pour les aliments et los fourrages.
Connie ces limites sont continuellenient rvisges a Ia luinire des Inforniations rgulièrement
recueillies, on n'a pas essay de les mentionner dans les directives. Cette publication so
propose do recommander des usages visant a prvenir la formation de mycotoxines dat-is les
produits d'alimentation humaine et animale et dana les denres qu'on en tire. Elle a
prpare sur la base de l'examen fait par la Confrence mixte FAO/OMS/PNUE sur les mycotoxines
(Nairobi, Kenya, 19-27 septembre 1977) du projet do directives &abli pour le compte de la
FAO et du PNUE par l'Instjtut central de recherches technologiques alimentaires de Mysore
(Inde) , avec la collaboration de spcialistes brsiliens, français et américains. Elle tient
MM

compte du fait que 1'efficacit6 des mesures de prvention et de protection, qui devront atre
adoptes tout au long de la chalne alimentaire, depuis les semailles jusqu'. l'entreposage
et la cominercialisation, en passant par la culture, 1, rcolte et la transformation, repose
sur une connaissance approfondie et un contr6le rigoureux des diffrents facteurs en cause,
cela afin de limiter l'incidence des Inycotoxines.

Parnri les autres documents fournissant des informations sur les problèmes de mycotoxines
et l.a lutte contre ces substances, citons:

"Perspective globale sur les mycotoxines" (titre provisoire), recueil mis au point des
principaux documents de travail prpars pour la Confrence mixte FAO/OMS/PNUE sur les
mycotoxines (cf. I!bTt ci-après) et traitant de l'existence, des aspects sanitaires et
toxicologiques des mycotoxines et de leurs incidences sur l'environneinent, sur les
ëchanges et le commerce;

"Rapport de la Confgrence mixte FAO/OMS/PNUE sur les mycotoxines", Etude FAO: Alimen-
tation et nutrition N9 2, FAQ, Rome, 1977 (avec des recommandations);

"Surveillance des mycotoxines - Directives", Collection FAQ: Contrôle des aliments N2 4,


FAO, Rome, 1977.

Le but de la prsente publication est d'offrir des infortuations utiles aux vulgari-
sateurs et aux travailleurs des secteurs de l'agriculture, de l'industrie et du commerce0
On salt que le travail de vulgarisation A l.a base utilise notanunent des publications et du
inatriel didactique audlo-visuel, qui doivent atre glabor6s en fonction du public auquel
ils s'adressent. On espre que la prsente publication servira a encourager l'flaboration
et l'utilisation de tels auxilinires de vulgarisation.

Elle se prsente en trois parties. La premilre rcapitule les usages recommands


respectivement pour les cultures sur pied, la rcolte et 1€ schage, it en t reposage des
rcoltes, le transport et le traitement(aprs rcolte, y compris la d&contamination). La
deuxième partie contient un examen ou une explication des facteurs hg8 aux usages recom-
mandgs. La troisime se concentre sur les besoins et les moyens de la inise en oeuvre des
recommandations. Les produits inentionnés dans la deuxime partie (examen) constituent
l'essentlel des denres consonunes par l'homme et par les anitnaux dana certains pays. Les
mycotoxines gtudiges sont celles dont on salt qu'elles constituent des contaminants iinpor-
tants pour ces produits. L'observance des recomrnandations devrait rgduire au minimum les
risques de contamination par les mycotoxines; nganmoins des mgthodes pertoettant d'gliminer,
d'inactiver ou de dtruire les mycotoxines contaminantes sont 6galement suggrs, af in
d'essayer dtutiliser de quelque manire des produits qui, A dgfaut, devraient atre tota-
lenient jetês. On indique aussi les pratiques actuelles, les tendances de la recherche et
leurs rgsultats probables en regard des problmes que posent les mycotoxines.

Ii est bien evident que toutes les pratiques reconunandées ne sont peut-etre pas univer-
sehlement applicables, mais elles apportent assez d'informations (cf. troisime partie)
pour permettre aux autorites nationales de prendre des mesures appropriées, en utilisant
ou en amliorant l'infrastructure et les pratiques en vigueur dans le pays.
-3-.

PREMIERE PARTIE

2. MEMENTO DES USAGES RECOMMANDES

2.1 Memento de la lutte contre l'infestation fongique des cultures sur pied.

2.1.1 Réduire les donmages dus aux insectes at aux champignons en utilisant
judicieusement les insecticides at fongicides agrs et en adoptant
d'autres inéthodes intgres appropries dans un programme de lutte contre
les ravageurs;

2.1.2 utiliser, s'il y a lieu, des fongicides agrds afin de r€duire ou d'viter
Ia formation de meisissures sur las cultures, en choisissant Ic traitement
fongicide qui convient h la culture considre;

2.1.3 planter an respectant l'espacement recommand6 pour l'espce et/ou les


varits cu1tives, af in dviter le surpeupicinant;

2.1.4 anlever on d&ruire les adventices au voisinage des cultures, af in


d'glimi.ner des rservoirs d'inoculum fongique;

2.1.5 enlever ou dtruire les mauvaises herbes pendant la croissance des


cultures, afin d'viter qu'elles ne les concurrencent;

2.1.6 prendre l'habitude de pratiquer Ia rotation des cultures;

2.1.7 irriger de façon homogne l'ensemble de la culture, en s'assurant que


chaque plante reçoit suffisamment d'eau;

2.1.8 détruire ou enterrer toutes les matires organiques mortes, les rdsidus
des cultures et autres plantes potentiellement h6tes, ainsi que les
vgtaux infests par des champignons, avant de prparer Ia terre pour
une nouvelle culture;

2.1.9 autant que possible, éviter de seiner et de rdcolter aux epoques oi


l'infestation par moisissures a davantage de probabilits de se produire;
2.1.10 6viter las dgts mcaniques produits pendant la culture;

2,1.11 rcolter h pleine maturit.

Les facteurs relatifs aux recommandations prdcites sont examins plus en dtail
dans la deuxthme partie (cf. pages a ), a propos de la lutte contre les infestations
fongiques dans le champ et a l'gard de quelques cultures.

2.2 Memento des pratiques relatives a la récolte et au schage

2.2.1 Rcolter A pleine maturit;

2.2.2 6viter les dgats mcaniques aux produits durant Ia rcolte;

2.2.3 scher itnmgdjatement la rcolte, en tenant compte du fait que le sdchage


au soleil en presence d'une forte humidit6 est susceptible d'entraTner
l'infestation de la recolte par des moisissuras;
-4-

2.2.4 sécher les rcoltes aussi rapidement que possible, en Se gardant


doublier que le schage au soleil en prsence d'un taux d'bygrom&trie
'levg risque de provoquer l'infesration des produits par les moisissures;

2.2.5 êviter que la rcolte ne se rhuinidifie pendant ou aprs le schage, en


assurant une protection approprie contre la pluie pendant le schage
au soleil at en €vitant la forte humidité que provoque Putilisation de
bkhes sur lesquelles la vapeur d'eau se condense lorsque la temprature
baisse pendant la nuit;

2.2.6 ramener la rcolte par schage A un taux d'huinidité suffisainment bas


avant entreposage.

Les facteurs relatifs aux recommandations ci-dessus sont examins plus en dgtail
dana la deuxime partie (pages ), A propos des pratiques de rcolte at de s€chage dana
diffrents pays et pour diffrentes cultures.

2.3 Mmento des pratiques d'entreposage des rcoltes

2.3.1 S'assurer que lea structures de stockage sont sèches et 9tanches aux eaux
d'infiltration et de remonLe;

2.3.2 empiler lea sacs de crdales sur des fardages ou des palettes pour dviter
lea remontes d'eau, a moms que le plancher ne comporte une paroi
tanche b Ia vapeur d! eau;

2.3.3 s'assurer que I'on n'entrepose que des rgcoltes de haute qualit, exemptes
de moisissures et d'insectes, et dont le taux d'humidit6 a gtE rarnen6 par
schage au niveau de s6curit6 pour le produit en cause;

2.3.4 lutter contre l'infestation par les irtsectes dans les structures d'eritre-
posage et las cra1es entreposes en vrac, par des traitements prven-
tifs/correctifs avec des insecticides agrs. Eliminer des crales lea
insectes rampants permet dviter le dp6t de spores fongiques et de
champignons et rdduit au minimum la constitution de tipochesit de créales
tras humides, qui entratnent invitab1ement Ia prolifration de champi-
guOns;

2.3.5 entreposer, dans toute Ia mesure possible a basse temprature, car Ia


formation de chainpignons entratnant la contamination par mycotoxines est
directement lie a une 616vation de tempdrature. Certaines esphces de
Fusarium font exception a cette règle dans Ia inesure oZ elles peuvent
produire des mycotoxines a basses tempratures. Dans ces cas, le stock-
age sous azote peut tre efficace;

2.3.6 Entreposage a l'exploitation

procder, avant entreposage, h la fumigation et au schage des pro-


duits infests dans les champs;

ranner at tamiser las grains inimatures, d€co1ors ou briss;

entreposer le produit dans des structures ou des rcipients 6tanches,


permettant des traitetnents par fumigation;

inspecter priodiquetnent le produit entrepogg et coinbattre las infe-


stations d'insectes A I'aide de fumigants appropris;
-5-

2.3.7 Stockage en grand

éviter de stocker des produits ayant un taux d'humidit6 suprieur au


niveau de s6curit6 recommnndg a l'annexe 5

s'assurer que le plancher de l'entrepôt est dtanche et a l'abri des


rongeurs. Placer sous les piles de sacs des feuilles de polythylane
ou des palettes de bole. S'assurer que l'entrept peut tre a la fois
convenableinent venti16 et rendu 6tanche a l'air pour pouvoir fumiger
en cas de besoin;

utiliser des fumigants appropris et agrs;

abaisser le taux d'humiditg du produit entrepos€ en adrant, si


l'humiditd relative le permet;

€viter l'infestation réciproque dans les entrepôts de lots de produits


diffrents en procddant h des traitements prophylactiques avec des
pesticides appropris agrds;

empcher ITaccas des rongeurs et des oiseaux.

Las facteurs relatifs aux reconmiandations sont examins plus en dtail dans Ia
deuxitne partie (cf. page h ).

2.4 Mmento des pratiques en matire de transport

2.4.1 Contrler les conditions en cours de transport et y remdier quand elles


sont dfectueuses;

2.4.2 dsinfester priodiquement les rcipients et véhicules de transport vides


avec un fumigant ou autre pesticide approprig et agr;

2.4.3 6viter d'entreposer des expdditions d T aliments dont le taux d'hurnidit


dpasse le niveau recommandé dans les annexes 4 et 5 pour la denrde en
cause;

2.4.4 éviter que les produits ne rdabsorbent de l'humidité en cours d'expédition


ou de transport en utilisant des bâches, Ta pressurisation ou des conte-
neurs étanches, selon le cas;

2.4.5 utiliser des matériaux d'emballage impn4trab1es ou résistants aux


insectes, ou encore des conteneurs traitds chimiquement pour repousser
lee insectes et les rongeurs.

Certains des facteurs en rapport avec les recounnandations ci-dessus sont examines
dans la deuxime partie (cf. pages ).

2.5 Memento du traitement apras récolte, y couipris la decontamination

2.5.1 ëviter les dëgts tnécaniques aux rdcoltes pendant le battage ou le decor-
ticage;

2.5.2 protéger les récoltes en cours de traitement, contra toutes conditions


favorables au ddveloppement des champignons;

2.5.3 effectuer rapidement les operations de transformation entrainant nécessai-


remerit une certaine réhydratation de la matiére premiere;
-6-

2.5.4 isoler tnatriel1ewent la partie endommage d'une récolte avant de proc-


der au traitement;

2.5.5 inactiver les inycotoxines par des mthodes qui n'introduisent pas de
nouveiles substances toxiques darts Ia chaine des ailments destins
i'honime ou aux animaux.

Les facteurs en rapport avec les recommandations ci-dessus sont examinds plus en
dtaii dans ia deuxime partie (cf. pages
-7-

DEUXIEME PARTIE

3. EXANEN DES ELEMENTS CONCOURANT A L'ELABORATION DES USAGES RECONMANDES

3.1 Cultures sur pied et lutte contre l'infestation fongique dans le champ

3.1.1 MAIS

Des 6tudes ont montrg que le champignon producteur d'aflatoxines, Aspergillus flavus,
est susceptible d'infester le mats avant Ia rcolte (1). La prsence du champignon et de
l'aflatoxine dans lea 9pis de mats a 6t6 tuise en relation avec des dommages infligés au grain,
pendant la culture, par la vrille du mats européen (2). D'autres etudes ont permis de
presumer que l'infestation du mats dana le champ par A. flavus, vane selon lea regions et
que le mats cultivé dana lea zones chaudes et humides est particulireinent exposé (3).
L'examen des éléments du problbme a montré que Ia culture du mats en conditions de stress
(forte densité de plantations ou fumure insuffisante par exemple) semble accrottre l'inci-
dence de la contamination par aflatoxine (4).

L'exaznea de souches de mats du point de vue de leur vulnérabilité a l'infestation par


A. flavus pourrait révéler que seule diffare la protection offerte par la balle contre
l'attaque des insectes responsables de l'introduction du micro-organisme dana la region de
l'épi qui contient la graine (5). Un traitement insecticide des épis en cours de formation
a réduit lea donimages dus aux insectes mais n'a pas évité l'infestation par A. flavus et
donc Is production d'aflatoxine (6).

Des etudes au laboratoire ont apporté des éléments de preuve quant a l'existence de
varietes d'arachide resistant a l'invasion des chanipignons producteurs d'aflatoxines (7).
Par contre avec des hybrides de mats expérimentalement infestés par A. flavus, a la f in du
stade laiteux et jusqu'au debut du stade pateux du développement du grain l'étendue de
l'infestation par A. flavus n'a pas vane; toutefois, la production de toxines a sensiblement
différé d'un hybnide a l'autre (8).

Lea donnés scientifiques dont on dispose ne sont pas suffisamment sflres pour que l'on
puisse établir des m6thodes de prevention au nivean du champ. On tie connatt aucune technique
pour prévenir Ia contamination des cultures de mats sur pied par la zéaralénone ou d'autres
mycotoxifles. La fréquence de la contamination de cette culture dans certaines regions, par
des moisissures et des mycotoxines devrait inciter A prendre des precautions accrues ions de
sa récolte et de son entreposage.

3.1.2 BLE, SEIGLE, AVOINE ET ORGE

Lea rouiiles et les charbons sont les deux pnincipales maladies dt ori g ine fongique
qui affectent ces cultures. Ces dernières années on les a soupçonnées de provoquer des myco-
Coxicoses (9). Les inéthodes mises au point pour protéger les cultures sun pied de ces
maladies tie sont pas satisfaisantes, c'est pourquoi on recommande de bonnes pratiques
agricoles générales telles que la rotation des cultures et l'assainisseinent des champs, ainsi
que la production de variétés résistantes. A ce jour, l'infestation des cëréales sur pied par
A. flavus n'est pas démontrée.
-8-

L'exetnple le plus frappant de maladie fongique de cra1es capable de provoquer une


mycotoxicose chez l'hoinine et Panimal est l'ergot. Les principales crales susceptibles
d'etre attaques par le champignon qui en est in cause; Claviceps purpurea, sont le seigle
et les bls durs, aussi peut-ori coinbattre Ia maladie (lOJpar un systeme de rotation avec
des bis communs ou avec l'avoine ou l'orge, rarement attaqués. Des assolements sans
crales aideront a rduire i'inoculum dans le champ. C. purpurea infeste êgaiement
d'autres h6tes, qui servent de sources d'inoeulum pour le seigie. La prsence frquente de
scirotes sur une vaste ganme d'herbes fourragres et sauvages impose, autarit qtte faire se
peut, l T gradication de tous ces h6tes, notamment s'ils poussent sur ies bordures hutnides
et abrites des champs de seigie.

Conmie in maladie n'affecte que les inflorescences, ii faut couper le foin quand il est
encore vert et avant que les ergots ne se dveioppent (ii). Ceux-ci ont la vie courte, aussi
des labours profonds associs a une rotation de deux on trois ans avant de replanter en
seigle suffisent gnralement faire ddprir ces organismes dans le sol. Ii faut ne
planter que des semences non affectes par le champignon.

3.1.3 SORCHO

Les graines de sorgho se couvrent souvent de moisissures avant la r&olte. Linvasion


commence gnraiement alors que les grains sont immatures et peut se poursuivre jusqUa ce
qu'ils soient convenabiement schs, aprs la rcolte. Stil fait huinide pendant le dveiop-
pement de la graine, l'infestation se trouve considrabiement renforce. Les champignons
gnéraiement associs aux craies moisies appartiennent aux espces Aiternaria, Curvularia,
Fusarium, Cladosporium, Penicillium, Oidium, Nigrospora et Phoma (12). Parmi les moisis-
sures du sorgho, citons aussi Aspergillus fiavus, dont on a constat qu'elie produit des
aflatoxines dans i'pi (13). Outre leur action sur le dve1oppetnent des mycotoxines, les
moisissures des 6pis compromettent particuiirement la production des semences et peuvent
gaieinent diminuer la vaieur nutritive du grain.

La production de varits rsistantes, le traitement des semences, la rotation des


cultures, la destruction des parties infestes et l t assainissement des champs sent
quelques pratiques d'ordre gnrai pour iutter contre Ia moisissure des 6pis, les charbons
et i'ergot.

3.1.4 MIL CHANDELLE (PENNISETUN TYPHOIDEUM)

Le champignon Ciaviceps macrocephala, qui provoque l'ergot du mu, inteste les


cultures sur pied au stade de i'inflorescence. II s'attaque a un certain nombre d'espces
de Pennisetum (14). Les conidies de ce champignon restent viabies pendant 13 mois, ce qui
signifie qu til peut survivre d'anne en anne par Pintermdiaire des conidies. Les temps
frais et humides favorisent les infestations. Les mëthodes de lutte prsentêes ci-dessus
pour le seigle devraient atre app1iques ici.

3.1.5 ARACHIDE

Les chanipignons tant distribus aussi bien dans le sol que dans I' air, i'infestation
des arachides par des champignons toxigènes peut se produire soit avant que les arachides
soient enlev&es du sol soit au cours des oprations conscutives de rcolte, scbage, manu-
tention et entreposage. Dans de nombreux cas, Ia pntration d'Asperiilus flavus dans les
tissus de Ia culture sur pied est faciiite par ies donnnages provoques par des nmatodes,
acariens, termites at autres petits animaux.

On a constatE que Ia scheresse favorise l'infestation par le foreur de la tige du


mats (Elasmopalpus lignoseilus), qui endomtnage ies gousses et se nourrit des graines (15).
Les propagules d'A. flavus peuvent tre transportes par l'insecte jusqu'aux endroits
-9-

particulièrement propices a l'infestation, IA oti le grain est abm. D'autres petits


aniinaux telluriques cornice les nmatodes et les acariens peuvent provoquer l'infestation des
arachides par A. fl.avus lorsqu'ils s'y attaquent pour en tirer nourriture et huinidit. Les
dommages causes aux gousses par lea outils agricoles favorisent aussi l'infestation.

Bien que les arachides puissent aussi tre envahies par A. flavus lorsqu'elles poussent
sur un sol humide, ii semble que la scheresse soit plus propice tant a Pinfestation par le
champignon qu'h la production d'aflatoxines (16). En periode de scheresse, la temperature
et la teneur en eau des arachides et du sol semblent devenir favorables au développement
d'A. flavus. on a constate que si on irrigue le champ un mois au moms avant la récolte,
la contamination des arachides par lea aflatoxines diminue (16). Cela tient sans doute au
fait que lea sols humides reduisent les attaques par lea insectes du scl et la moisissure et
que les arachides pr€cedeiimient endommagees par des insectes ou par des moisissures peuvent
se detacher des plantes avant la recolte. Aussi bien les fongicides foliaires que ceux
appliques au sol nont pas reussi a reduire la contamination par A. flavus et par lea
aflatoxines avant Ia recolte (17). On peut utiliser des varietes d'arachides resistantes
aux attaques des insectes ou des insecticides pour lutter contre le foreur de la tige du
mats (Elasmopalpus lignosellus) dans les champs non irrigues, et fuiniger lea sols pour
combattre lea nematodes (15).

Etant donne que lea plantes adventices concurrencent lea plants d'arachides en cours
de croissance et gnent Ia recolte et le sëchage, ii itnporte de lutter corttre elles pour
rduire lea risques de contamination par lea aflatoxines (18).

Ii faudrait eviter d'abtmer les gousses pendant la culture car de tels dommages peuvent
favoriser le developpement des moisisaures. On a signalg que Ia rotation des cultures, ainsi
que la pratique de cultures hivernales de couverture reduisent les propagules d'A. flavus
dana le aol (17). L'arachide peut être cultivee de façon satisfaisante en rotation avec un
certain nombre d'autres cultures cornice le coton, le tabac et lea cereales. De nombreuses
stations experiinentales recommandent que l'on ne fasse pas d'arachides sur le mCme sol plus
d'une fois tous les trois ans.

On experimente actuellement des varietes cornice Junagadh 11 sous certaines conditions


propres a l'Inde, et il semble que leur resistance a la formation de toxines ait un
caractare relativement stable (19). Ces varietes resistantes necessitent cependant une
surveillance constante sous differentes conditions agro-ecologiques. Plusieurs pays
s'efforcent d'explorer les possibilités de mise au point de varietes d'arachides resistant
a la proliferation d'A. flavus et a la formation d'aflatoxines.

3.1.6 COTON

On sait depuis de nombreuses annees qu'A. flavus eat l'agent causal de la decoinpo-
sition des capsules du cotonier (20). A. flavus produit une vive fluorescence jaune-
verdtre (Bay) sur le lint lorsqu'il et expose a une source de lumiare ultraviolette a
grandes ondes; cette fluorescence est typique de cette degenerescence. Elle constitue un
iiidice utile permettant deprésuiner It ex i s tence dTA. flavus et d'aflatoxines (21).
L'invasion de la capsule de la graine de cotonier par des insectes et, en dernier lieu,
par A. flavus se produit en general avant ouverture totale de la capsule; elle atteint u.n
maximum darts une gaimne de temperatures optimale de 30-352C (22) La production d T aflatoxines
• apparemment lieu dana des capsules saines uniquetnent depuis le moment oil elles conmiencent
• s'ouvrir jusqu'au moment oil lea graines sont saches par suite d'une meilleure aeration
(22). En consequence, plus lea capsules de coton s'ouvrent et schent rapidement, plus est
faible le potentiel de contamination des graines par les aflatoxines.

Ashworth et sea collaborateurs (23) ont presume que la perforation par laquelle le ver
rose (Pectinophoro gossypiella Saunder) sort de Ia capsule eat le principal point d'entrée
du champignon. Iygus hesperus Knight et un puceron malodorant (Chlorachroa sayi Stal.)
seraient responsables de la dissemination des propagules d'A. flavus dans ces orifices de
- 10 -

sortie (24). Les blessures internes occasionnëes aux loges par certains insectes comme le
ver rose ralentissent at souvent empchant l'ouvertur' totale des capsules et Vêpanouis-
setnent cotnplet des loges. La forte humidit6 qui entoui lea capsules contribue aussi
ralentir leur ouverture (25). Ces deux conditions r€unies oat pour effet d'empcher les
loges de sépanouir et de scher et d'autre part de retenir une plus forte humidit6 darts
les setnences pendant des priodes prolonges. Cette lenteur du schage augrilente sans doute
les possibi1its d'invasion des semences et l'élaboration ultrieure d'aflatoxines par
A. flavus. Certaines pratiques d'aninagement coimne la dfo1iation du tiers infrieur de la
culture de coton avec du DEP (S,S,S-tri-butyl-phosphorotrithionate), jointes A une
plantation en quinconce (4 x 4 rangs dcalés), en assurant aux plants une ineilleure
aratiort et moms d'humidité, rduisent, semble-t-il, lea aflatoxines (26). Lors d'une
etude effectue en Arizona sur trois arts l'accuniulation dtaflatoxines darts des semences
de coton Deltapine 16 a 6tg sensiblement influeucde par l'poque A laquelle prenait fin
l'irrigatiou, ainsi qua par le degrd d'infestation par le ver rose de la capsule. En 1971
et 1972, 1'arrt de l'irrigation au dbut d'aoGt s'ast traduit par ui-ia teneur nettement
plus basse d'aflatoxine par rapport aux parcelles ayant reçu deux irrigations supp1inen-
taires. En outre, on a trouv6 des quantits sensiblement moindres d'aflatoxine dana les
parcelles o, en 1971 et 1973, las infestations de ver rose de la capsule avaient
contenues en traitant les parcalles avec des insecticides comma le uidthylazinphos at le
mthomy1.

Ii ressort done des renseignements dont on dispose qu"il est possible d'viter dans
une large mesure l'infestation par A. flavus, ainsi que la formation d'aflatoxine darts la
semence des cultures de coton en pratiquant l'irrigation contr1e au stade de Ia
formation de la capsule afin de rduire l'humidit, et en combattant l'infestation au
moyen d'irisecticides appropris.

3.2 Lutte contre 1'infestation fongique darts le champ

Certairtes cultures comme le sorgho, le mars, le paddy (na non ddcortiqu) et lea
haricots sont exposes, dans le champ et avant la rcolte, a des attaques internes et
extnieures d'insectes at de moisissures (29). Las porites des ravageurs des entrep8ts, ou
les dommages mcaniques provoqus par lea insectes et divers arthropodes sent en grande
partie responsables des infestations forigiques. Les mesures de prevention destindes b
coinbattre lea pontes d'insectes sur les grains et lea gousses peuvent consister en appli-
cations de substances rdpulsives ou de formules insecticides (30). La dsinfestation avant
récolte ainsi que l'application prophylactique de substances chitniques conune le captan, le
thiranie, le zinebe, las acides propionique et actique, rduisent l'ineidence de la contami-
nation fongique des grains. Ces pu1vrisations, lorsqu'elles sont effectuées aux stades
laiteux et post-laiteux, sont de nature a prvenir l'infestation interne. Des melanges
pesticides peu toxiques pour les tnaminifères (malathion at captan, par exemple) a une
concentration de 0,3 pour cent appliquds avec des gicleurs b volume rdduic ont eu des
effets prophylactiques sur les panicules de paddy, de sorgho, de mals et de lgumineuses
ainsi traits. Un gicleur h volume rduit montg sur des pu1vrisateurs manuels (pulvri-
sateurs A dos) penmet d'effectuer ce genre de pulvrisation. Ii eat nfcessaire de surveiller
l'apparition d'une resistance aux pesticides.

Lea grains ayant subi des donimages incaniques au cours des oprations agricoles sant
bien stir davantage sujets b l'infestation par lea moisissures. Durant lea manipulations
qui suivent la rcolte, notatmuent alors qua la culture est encore humide, il eat essentiel
d'viter tout donmiage mëcanique, ainsi que lea attaques par las champignons et par les
insectes des entrepts. L'assainissement avant la rêcolte et la manutention darts de bonnes
conditions de salubritg apras la rdcolte sont essentielles pour rduire le moisissement des
grains.

Il devrait atre possible de trier les arachides contaniines par A. flavus das le champ.
the observation attentive des champs d'arachides avant le dEterraga peutz1er des zones
oi lea plantes ont souffert, par exemple des poches gravement touches par la scheresse
qui sont frquentment des zones d'infestation par A. flavus et par lea irisectes. Darts lea
- 11. -

champs irrigus, les zones dëlaisses par le système d'irrigation peuvent contenir de
grandes quantités d'arachides endommages par des insectes ou infestes par A. flavus.
Les rcoltes provenant de ces zones pourraient 9tre manipu1es at trait6es s!parent
af in d'liminer lee graines containinées par des aflatoxines. S'il ressort d'un examen
attentif que les arachides sent porteuses d'A. flavus, ii faut les destiner R des usages
non alimentaires ou lee cIcontaminer en eiinirnant toutes lee graines moisies.

Un examen attentif des cultures de c6r6ales sur pied et la rcolte spar6e des apis
moisis 6viteraient que lee grains atteints ne se mlangent aux autres pendant la r6colte.
Si lee 6pis sont r€colts intacts, ceux qui sent moisis doivent 2tre glimings avant
battage. Pour ce qui est du mats, les apis coinportant des grains moisis doivent 8tre tries
avant dcorticage afin d'eviter de mler les graines moisies et lee autres.

3.3 Bibliographie des section 3.1 et 3.2 (Cultures sur pied et lutte centre
l'infestation fongique dane le champ)

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3.4 Rcolte et schage


Ii importe tout particu1irement d'viter les dominages mcaniques pendant la rcolte
et les manipulations y faisant suite, notamment lorsqu T il s'agit de cultures huinides. On
trouvera ci-aprs une description des mthodcs de r6colte et de séchage pratiquées dans
divers pays pour le mats, le na, et les arachides. Ces descriptions ne constituent pas
des usages recommandés.

3.4. 1 RECOLTE DU MAIS

L'époque de la récolte correspond a Ia tnaturité du grain. En Prance, les trois quarts


du mats sont récoltés Ia moissonneuse-batteuse, le séchage étant effectué a l'air chaud
(110-I202C). Le reste, soit 25 pour cent, est entreposé en épis, dans des "cribs". Le
décorticage ou le battage ont lieu quand le grain a moms de 15 pour cent d'huinidité.
L'entreposage en "cribs" peut entratner une contamination par la zéaralénone et le
trichothécène (1).
Au Brésil, le mats est en général séché sur pied avant d'etre récolté. S'il est
destine 1 servir de fourrage, on entrepose les épis. S'il doit Ztre vendu, les grains sont
battus et entreposés en sacs. La principale source de contamination potentielle reside dans
tin entreposage mediocre, exposé a la pluie (2).
13 -

3.4.2 RECOLTE DU RIZ

Le riz est gén&alement rcoltg alors que sa teneur en eau dpasse les niveaux de
scuritg pour ltentreposage. Les critres d'après lesquels on dcide du moment de la
rgcolte sont notainment Ia maturitg d'aprs la couleur des panicules, 1'ge de la culture
et la teneur en eau du paddy. L'humiditg constitue Vglgment dgcisif cia la qualitg du grain
en cours d'entreposage.

La pratique traditionnelle consiste, semble-t-il, a rcolter le riz a un stade avancd


de maturit, lorsqu'il contient entre 15 et 17 pour cent d'eau. Mais les pertes au dgcor-
ticage et le taux glevg de brisures en cours d'usinage ont incitg les cultivateurs a
rgcolter le riz a 20-24 pour cent d'humidit (3). Ce paddy humide dolt Ztre rameng par
schage a une teneur de sgcuritg de 14 a is pour cent avant l'entreposage. Le paddy rgcoltg
mcaniquement est en gnra1 beaucoup plus humide, ce qui rend obligatoire le schage avant
entreposage. De mime, le riz rgsultant dii dcorticage du paddy très huinide dolt gtre sgchg
avant dtre entrepos.

Le riz absorbe ou perd de l'humiditg sans difficult jusqu'à ce qu'il se trouve en


quilibre avec le degrg hygromtrique de l'air ambiant. L'qui1ibre hygroscopique depend
essentiellement de l'humidlte relative de lair et, dans une moindre mesure, de la tempe-
rature de l'air (4). La teneur d'equilibre diffre suivant qu'il s'agit de riz brut, de
riz brun, de riz using et de son (4). Une atinosphare tras humide enipche le riz de scher
convenablement et favorise sont humidification en cours dT en t reposage .

3.4.3 RECOLTE DES ARACHIDES

Dans de noinbreuses zones de culture, pour faciliter l'arrachage des arachides d'un
sol dur, Ia recoite a lieu pendant la saison des pluies. Par temps sac, on inonde d'abord
le sol pour le detremper. Lea gousses abmêes soit par des arthropodes, soit par des
op€rations culturales, sent exposées aux infestations fongiques. Les doimnages subis pendant
la rcolte sent egalement responsables de la pnetration de champignons saprohytes dans lea
graines.

Dana lea pays plus avances, l'andainage est generalement la mthode la plus courante
pour recolter les arachides. On utilise normalement une arracheuse-secoueuse-aligneuse pour
deterrer les plants, secouer la terre des racines et des gousses et retourner lea plants
en andains. La plupart des gousses se trouvent au sommet de l'andain, exposees au soleil et
l'air, ce qtli facilite 1e schage. Au bout de quelques jours, on ramasse les arachides
partiellement saches, on les empile sur une epaisseur de 1,5 inatre, sur des dales
perfores, et on las falt secher en faisant remonter de l'air chaud a travers le tas
jusqu' ce que leur teneur en eau soft infërieure a 10 pour cent.

En l'absence d'installations de sechage mecanique surtout quand les exploitations


sont de petite taille, II est absolument necessaire de traiter lea gousses humides centre
Pinfestation fongique. Dana certaines regions de l'Inde, elles sent laissees intactes avec
lea fanes sur le aol pendant quelques jours. Cela ramane la teneur en humidite a environ
15 a 20 pour cent. Aprs triage, on continue le skhage en lea 9talant sur une aire
cimente. Dans d'autres regions, on empile les plants, les gousses vera l'exterieur et les
fanes vera le centre. Dana tous ces cas, si le temps eat peu humide, le sechage eat plus
rapide. Par temps humide ou pluvieux, le sechage devient difficile et Aspergillus flavus
a l'occasion de se développer. On pent alors protéger les gousses par des fumigations de
fongicides.

Au Brésil, lea plants dTarachides sont laissés retournés de sorte que les gousses
sont exposées a l'air at au soleil pour sécher. Souvent, comma le planteur souhaite vendre
sa récolte at se faire payer, lea gousses sont ramassées avant d'tre suffisainment saches
pour l'entreposage. Elles sont alors mises en sacs et portées a la raffinerie oi elles
sent commercjaljgëes sans difficulté, quel que soit leur degré d'humidité, l'acheteur
ajustant le prix en fonction dii poids d'eau en sus de 8 pour cent.
- 14 -

Dans certaines rgions de PAfrique, Ic battage se fait a la main, en évitant de briser


les gousses qui sont ensuite 6talges sur le sol en couc as minces, pour les faire scher.
Dans Ia zone du Sahel, les varits d'arachides cu1tives sont prtes A Ztre rgcolt€es
après la fin de la saison des pluies. Les arachides schent sans moisir et Ia contamination
par les aflatoxines est rare. En zone 6quatoriale, elle est plus rpandue car les arachides
doivent tre rcoltes et sches pendant la saison des pluies, c'est--dire par temps
humide, et souvent elles moisissent.

3.4.4 PRATIQUES DE SECHAGE

Le schage est mae 6tape essentielle de la conservation des cérales contre l'attaque
fongique. Au moment de Ia rgcolte, les cra1es ou les graines olagineuses sont
frquemment trop humides pour que leur entreposage puisse tre assur6 dans des conditions
de sdcurit. Dans les endroits oi Ia rcolte a lieu par temps sec, Ic problème de la
contamination par leg niycotoxines n'atteint pas des proportions alarmantes. Par contre, ii
devient grave dans leg rgions olti la rcolte se fait par temps très humide. Le schage du
produit est alors ma facteur extrmement important pour le rsoudre. Pendant les oprations
de schage, ii faut 6viter tout donage mcanique; Ia temprature et le temps d'exposition
du produit a Pair chauffg ne doivent pas Ztre excessifs, sous peine de nuire A Ia qualit.

La pratique normale consiste a dtaler le produit gut une aire cimentge ci


la chaleur du soleil et aux courants Vair naturels. Ii faut Vagiter frquemment pour
obtenir ma schage uniforine. En gnral, ce brassage se fait a l.a main. Le fait dttaler le
produit sur un tissu 1che ou sur une dale suspendue au-dessus du sol aindliore l'aration
et rduit la n6cessit6 du brassage, sans toutefois 1'1iminer. Par temps nuageux et
pluvieux, l'insolation ne suffit pas pour ramener 1'humiditg des produits A ma taux de
s&curitg en un temps raisonnable; ii faut alors recourir au schage artificiel. Le document
No. 90 de Ia collection PAO: Progrès et misc en valeur - Agriculture, intitu1 "Manutention
et emmagasinage des grains alimentaires dans les rgions tropicales et subtropicales" (1971)
dcrit des mthodes naturelles et artificielles de schage des arachides propres a rduire
les risques da contamination par les aflatoxines; En gnra1, on chauffe l'air en brtulant du
combustible, en utilisant Ia chaleur de moteurs h combustion interne ou des s&hoirs
resistance glectrique, at l'on fait passer Pair chaud A travers le produit.

3.4.5 SECHOIRS A RIZ (ET AUTRES DENREES)

On utilise, salon les pays, divers types de schoirs a air forc, naturel ou chauff (5).
On trouvera ci-apras une description de quelques schoirs a riz:

1) Schoirs pour sacs

Il s'agit d'une unit6 simple (figure 1) dans laquelle les sacs de cr€a1es ou de noix
sont disposs a plat sur Ic plancher perfor dun tunnel, de manière que Pair puisse tre
forc6 1 travers les sacs depuis une chambre d'arati.on situe au-dessous. Avec une seule
couche de sacs et de Pair A 115-1202F, 1i raison de 2 m 3 /h/sac, on peut ramener l'humidit
de 48 a 8 pour cent en 16 heures. Ce systame est utilisg pour scher le riz daus de
nombreux pays tropicaux, notaniment aux Philippines et a Madagascar. Un systine de schage
de cc type utilis Madagascar a one capacitg de schage de 228 sacs par opration. Les
principaux inconvnients de cc type de schoir rsident dans le cost glevg de main-d'oeuvre,
l.a faible capacitg de sdchage at la ncessit d'uiae surveillance constante.

ii) Sgchoir horizontal A air chaud

Ce type de schoir, (figure 2) fabriqu6 essentiellement par des construCteutS italiens et


français, est beaucoup moms utilisE pour le schage du riz. 11 comporte une, deux ou trois
chambres de schage. Chaque chambre de schage est divise par des claies horizontales
quidistantes, constitues par des plateaux a fond perforg monts sur des axes horizontaux.
- -

BrCileurs et ventilateUr
air chaud

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Sechage en sacs

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Un levier de coimnande extrieur pennet de faire pivoter les plateaux en position horizon-
tale pour le s&hage et en position verticale pour diverser le grain sur le plateau in-
fdrieur. Les grains ou noix huinides sont placs sur le plateau suprieur. Le telnps de rd-
tention sur cliaque plateau est dgal a la durge totale du sdchage divise par le noinbre de
plateaux. L'air chaud est amend A une temprature de 95 a 100 0F. Ii existe des unites ca-
pables de traiter 25 tonries en 24 heures.

Sechoir brasseur colonnes et chicanes

Ce schoir (figure 3) est mimi de chicanes gui conduisent le riz en zig-zag, en inme
temps que de l'air chaud est forcd a travers le grain en train de descendre. L'air chaud
insufflé dans la partie centrale du sechoir penatre dans le riz par les 6vents pratiquds
sur la parol interne et s'échappe par la face externe. Pour sécher 60 tonnes de riz hutnide
en 24 heures, ii faut tin dispositif de quatre unites de séchage successives, un moteur de
22 HP. Le batiment aura de 80 a 90 matres carrds de surface couverte.

Séchoir brasseur de l'universit d'Etat de la Loulsiane

Ce séchoir (figure 4) est plus coinpiexe. Ii consiste en tine cellule avec des rangees
de conduits d'air. L'air. chaud entre en plusieurs points dans le produit qui descend, par
ces conduits en forme de V renversd. Chaque goulotte est ouverte a l'une de ses extrétnitds
et fermde A l'autre. Un étage Stir deux est fait de conduits d'entrée de l'air, l'autre de
conduits de sortie. Dans les premiers, les ouvertures se trouvent face a la chanibre de r&
partition d'air; dans les seconds, elles sont face a l'dchappement. Chaque rangee est dé-
portde de manire que l'arce des conduits divise le courant, assurant ainsi le brassage.
Le dispositif d'evacuation gui se trouve a la base de la colonne permet de rdgler le dé-
bit. Dans la plupart des modles, l'air chaud est fourni par tine soufflerie. La capacit
de ce type de séchoir vane entre 2 et 11 tonnes et les hauteurs, de 4,6 a 13 nitres. Le
nonibre de conduits d'air, pour les mmes dimensions, est de 60 a 160; la puissance ndces-
saire est de 10 A 40 eb. Ces séchoirs peuvent &tre monts en battenie. Ces units permet-
tent de traiter de grandes quantitds de grain avec sécuritd mais elles sont complexes et
colteuses. Les coits d'opration varient avec le type de sdchoir, la capacitd et le taux de
reduction de l'huntLditd; us comportent les postes suivants:

- nergie pour manipulation, transport et ventilation;

- combustible (fuel, gaz naturel, butane, charbon, bois) pour chauffer l'air;

- main-d'oeuvre;

- reparation et entretien;

- contr6le de l'humidité et de la temperature;

- amortissement;

- intérts.
-
TTr6ml
I i .

àsécher'

En tre
air cfiaud

Vis d'Archimède
d'évacuation et
réglage debit

Séchoir brasseur vertical cylindrique zig-zag

Fig 3
- 19 -.

Detail d'un étage


Réceptacie du riz
a scher

Entrée air
chaud

Sortie dair
par les chicaries
évacuatrices

Conduit dair chaud de


Ia soufflerie vers les
chicanes introductrices

Evacuation
du riz

Séchoir vertical a chicanes (type Université dEtat de Ia Louisiane)

Fig. 4

/
- 20 -

3.4.6. SECHAGE DES ARACI-IIDES

Dans certains pays d'Afrique, on procède gnraleuient au schage des arachides en deux
tapes. Une fois arrachgs et secous, lee plants d'arachide sont disposgs en andains dane
le champ. Lorsqne las conditions cant favorables, les arachides descendent a une teneur en
humiditg de l'ordre de 20 pour cent. Parfois, las plants cant dresss en meules, las gous-
ses tournées vers 1'extrieur pour les exposer directement au soleil. On peut aussi entas-
ser les fanes autour de perches ou sur des plateformes surleves d'environ 0,5 mtre par
rapport au sol (figure 5). Urie autre bonne mthode consiste a les empiler cur une sorte de
chassis, les gousses tournes vers une cavit6 interne (figure 6). Un ban andainage et des
mthodes amliores pour Ia confection des meules sont des amliorations peu onreuses et
suscaptibles de produire des rsultats iinnidiats (d'aprs Carl Bro International A/S,
Copenhague, 1976), (6).

Dana une seconde 9tape, les gousses sont détaehdes des fanes at portes A l'exploita-
tion. Un schage complmentaire est alors effectu. La méthode habituelle consiste a ta-
ler les gousses cur une aire sche et a lee laisser skher au soleil, en las retournant
rgulièrement. Ces dernires annes, on a introduit des collecteurs d'nergie solaire pour
chauffer l'air destine au sechage des produits et utiliser rationnellement l'énergie so
laire.

Le coit du séchage peut ftre 9valug du point de vue des depenses d'dquipement, de
main-d'oeuvre et de fonctionnement. Dans le cas du sdchage naturel, seuls lea frais de
main-d'oeuvre entrant en consideration. Souvent, us sont négligeables lorscjue le cultiva-
teur effectue avec sa famille les diverses operations necessaires d'dtalage, ramassage et
re-etalage. Avec le séchage artificiel par contre, lee dépenses d'équipement peuvent varier
considérablement. Le systame le mains onéreux est le sechoir A sacs, le plus coIteux étant
celui des séchoirs continus, dont l'entretien nécessite un personnel qualifié. Le cost du
séchage dans la plupart de ces derniers cas dépassait 3 dollars E. -U. par tonne en 1976.

3.5. Bibliographie de la section 3.4 (Récolte et séchage)

Rapport de N' Jemmali, qul a collaboré a la preparation du present manuel.

Rapport de N. Honiero Ponseca, qui a collaboré a la preparation du present manuel.

Shiva Subrahmanian, S., Sheik Dawood, A., et Krishnan, R.H. (1972), Nadras
Agr. J. 59, 574.

Roy Adair, C. (1972) cite dans ''Rice Chemistry and Technology" by Mierican
Association of Cereal Chemists, édité par E.E.Houstan.

Migladette, A. ''Le séchage du riz - Principes et techniques'', bulletin de


renseignenents (officieux) NO 23, FAO.

6. Carl Bra. International A/S, Copenhague (Danemark) ''Aflatoxin-free Groundnut


Production in Developing Countries"
- 21 -

Fig. 5

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Fig.6
- 22 -

3.6. Entreposage

3.6.1. PRINCIPES FONDAMENTAUX

La prvention des attaques par les champignons, les insectes et autres ravageurs des
produits eminagasins revt une importance exceptionnelle pendant le stockage après la r-
colte. L'entrepesage des cérales rpond a des principes relativement simples. En premier
lieu, le produit a stocker doit tre conditionng de manière A atteindre un 6tat stable
dans lequel la respiration des semences et des micro-organismes associs est r&duite au
minimum. On y parvient en maintenant a un niveau trs faible la teneur en eau des graines
et 1'humidit6 ambiante.

En second lieu, le produit doit 9tre placg dans un conteneur ou autre structure apte
maintenir un environnement appropri, et A empcher ou limiter l'entre des insectes at
des animaux nuisibles.

Enfin, les crales doivent rester accessibles pendant toute la dure de leur entre-
posage pour un traitement supp1mentaire si besoin est, pour entretenir de bonnes condi-
tions notainment en ce qul concerne le chauffage et l'absorption d'humiditg.

Comme bien souvent les cultures sont saisonnires, elles doivent tre entreposes
d'une saison sur l'autre. En zone rurale, las cultivateurs possdent leurs propres ins-
tallations d'entreposage, dans lesquelles us conservent les crales. Ces structures
varient quant a leur type de construction, leurs dimensions et leurs ivatriaux (1,2).
Les structures au-dessus du sol vont de la cellule et du petit local jusqu'aux grands
entrep6ts. Darts les pays en ddveloppement, on emploie des silos en maconnerie ou en bois,
constructions en paille et en bambou, at des silos en argue, cuite ou non. Pour l'entre
posage commercial, ii peut s'agir d'Thvateurs du type ''silo'', de magasins pour l'em
magasinage en vrac ou d'entrepts pour l'emmagasirtage en sacs.

Pour prvenir las pertes tant en qualitd qu'en quantité, le produit (rcolte) dolt
tre prot6g6 contre les insectes, les rongeurs, les moisissures et toute ddtrioration
biochimique. La protection contre les moisissures a pris une importance considrable a la
suite d'une prise de conscience accrue des dangers des mycotoxines pour la santd humaine
et animale. Le contr6le de Ia temprature et de 1 1 humidit9 est un dlment important de la
prdvention des moisissures. La lutte contre les irisectes est non moms utile car ceuxcl
peuvent créer des poches d'humiditg 91evGe dans le produit entrepos, former des sites
propices a l'infestation par des moisissures en pntrant dans le produit, et transporter
des spores de moisissures dans les foyers d'infestation. Les produits traits, comme la
farine, les farines grossires et les tourteaux d'arachldes, doivent tre protgs pendant
l'entreposage 9tant donng la presence de spores de moisissures viables at capables de pro-
duire des mycotoxines das qua les conditions s'y prtent.

3.6.2. CONTROLE DE L'HIJMIDITE ET DE LA TEMPERATURE

Ii est necessaire de bien sécher le produit avant de l'entreposer. L'Annexe 4 niontre


comment la teneur en humidité influe sur la formation de moisissures en cours d'entreposa-
ge descéréales a différentes temperatures et hygrométries. Ii faut que les produits solent
ramenés par séchage a un taux d'humidité inférieur a celui qui favorise le développement des
tnoisissures. L'Anrtexe 5 donne les teneurs en eau recominandées pour certains produits des
tines a tre entreposes.

Ii ressort d'études récentes que la mesure de l'activité hydrique du produit (eau libre,
non conibinée aux élénients constitutifs du produit) est plus directement liée a l'activité
fongique que la teneur en humidité d'équilibre. On dispose maintenant d'instruments appro-
priés pour effectuer ces inesures sur le terrain. Pour le moment, la plupart des détecteurs
d'huin-idité utilisés darts les pays en développemertt ne mesurent pas l'activité hydrique.
- 23 -

Cotnme ii a d9jA 9t9 dit, les installations d'entreposage utilises de par le monde sont
extrmement diverses. Les besoins de ventilation ec d'aration ne sont pas les mmes pour
les petits entrep6ts de stockage en vrac ou en sacs et autres petits conteneurs cpie pour
les grandes installations de stockage en vrac. DS qu'il se produit des moisissures ou que
ie produit continence 9 s'agglutiner dans ces diffrents types de structures, ii faut s'oc-
cuper d'en determiner la cause et prendre les mesures qui s'imposent. En general, les en-
trepôts de stockage doivent 6tre construits de façon a eviter les infiltrations ou la dif-
fusion d'humidite A travers les toiLs, ins parois on le plancher.

Quand on elitrepose en vrac de grandes quantites de produits, les courants de convec-


tion peuvent donner naissance A des poches on a des couches de grain fortement humides,
mme lorsque l'ensernbie dii lot est convenablenient seche. Ii importe par consequent de dis-
poser d'entrepts bien ventiles pour permettre a l'air chaud et humide de s'echapper, et
eviter la condensation sur ies surfaces internes du btiment et la rehumidification du
grain. L'expulsion de l'air chaud et humide de l'entrep6t favorise aussi is refroidissement
du grain, cc qul réduit le développement des moisissures et l'activité des insectes.

Dans certairis cas, la ventilation naturelle dans la partie vide des entrepts de
stockage en vrac n'est pas suffisante pour éviter la condensation de l'huinidité, le moisis-
sement et l'agglutination de la couche superficielie du grain. Ii faut alors aérer an
moyen de ventilateurs, pour évacuer l'air chaud et humide a travers des conduits perforés
situs au-dessous du produit en vrac. L'aération refoule l'air chaud et humide avant qu'il
n'entre en contact avec in grain frais ou les superficies internes fratches de l'entrept,
oil i'humidité pourrait se condenser. Elle entraine en outre de l'air frais et Sec dans le
grain, qui est ainsi refroidi, cc qul réduit la formation de moisissures et l'activité des
insectes.

Lorsque le temps est chaud et humide, la ventilation on i'aération peuvent atre plus
nuisibles qu'utiles. Si l'humidite relative et la temperature de l'air sont supdrieures
celles qul rgnent a l'intérieur de l'entrep6t, la ventilation on i'aération risquent
d'accrotre la teneur en humidité et la temperature du grain. Dans les zones tropicales
chaudes, oü ces conditions sont la règle, il peut tre nécessaire de trouver des solutions
pour éviter que ie produit sec n'absorbe de l'humidité pendant l'entreprosage. La techni-
que de la pressurisation, quand la récoite est sche, empche la pénétration de l'humiditd
pendant la saison humide, et son absorption par la récoite.

La méthode employee (''ballooning'') consiste a placer une pellicule de polyéthylne


deO,06 turn sur le sol sur un bardage en toile de sac traitée, pus a envelopper ia pile en-
tière depuis le haut avec une autre pellicule de polyéthyine de 0,06 mm, en ferment her-
métiquement les coutures avec des pinces. L'enveloppe plastique ainsi confectionnée doit
&tre protégée des rongeurs; contre ins itisectes, on pulvérise des insecticides. La pressu-
risation protge aussi de la moisissure (cf. Annexe 3).

3.6.3. LUTTE CONTRE LES INSECTES DES ENTREPOTS

Les ddgats provoqués par ins insectes et l'activité des moisissures présentent entre
eux un double rapport:

mme dans le grain sec, l'activité métabolique des insectes augniente ies
taux d'humidité et crée un environnement favorable an développement des
champignons (1);

les insectes transportent inévitablentent une inicroflore variée, y compris


des champignons.

C'est pourquoi l'on constate que les invasions d'insectes sont toujours accom-
pagnécs de quelque infestation fongique.
- 24 -

Mime dans l'entreposage du vrac, les mesures de dsinfestation visant a combattre les
insectes rduisent 9galement l'activitg fongique. Majuinder etal. (3) ont signal& que, Si
on ne lutte pas contre les insectes, la croissance des moisissures augmente dans une pro-
portion quf est de 10 A 30 pour cent dans les denres suivantes: bl, haricot vein de la
Bassa Nubie, pals chiche du Beiigale et pois rouge, grains de cafe, chicore et coriandre,
et qui pout atteindre 475 pour cent dans le sorgho.

Outre les insectes, les acariens sont aussi responsables de l'tablissement de popu-
lations de cryptogames. On a constat6 que plus de 36 genres d'acariens sont associs a 27
genres de champignons trouvs sur le bid, l'orge et l'avolne (4).

L'Annexe 3 dcrit queiques mthodes de lutte contre les insectes des entrepts. Pour
plus de dtai1s, consulter i'tude agricole de la FAO NO 79.

3.6.4. LA LUTTE CHIMIQUE CONTRE LBS NOISISSURES

Des substances chimiques tres varies ant 6td exprimentes aux fins de la lutte con
tre les moisissures sur le grain humide. Des composes coinme l'aureofongine, le thiraine, le
captan, l'orthophenylphenate, le benlate, la bouiille bordelaise, et certáiiins acides orga-
niques (propionique, sorbique, lactique, actique, benzoTque, etc.) out donne des resultats
prometteurs (1,2). Les sels d'acides organiques conviennent aussi pour le traitement des
semenceS.

Toutefois, les resultats montrent que, en cas d'entreposage prolong, ces acides orga
niques et substances protectrices ne peuvent lnhiber i'activite enzymatiiciue propre des
seinences quand la teneur en huinidité depasse 16 pour cent, aux temperatures tropicales.
Par contre, avec des temperatures inferieures A 15 0 C, toutes ces substances protectrices
inhibent le developpement des chainpignons et empchent la deterioration enzymatlque des
cereales en cas de stockage prolonge (2,6). -

Les fumigations avec des gaz strilisants, s'ajoutant au sechage naturel, out donne
des resultats interessants. Des expriences entreprises sur vaste echelle sur des arachides
ont montre que les champignons saprophytes peuvent tre combattus avec des fuinigants (3)
aprs la recolte.

On a constate que, parmi les formules do fumigants solides experimentes, les plus ef-
ficaces sont les combinaisons d'ammoniac et de phosphine. Des concentrations de 50 mg de
phosphine associes a 50 mg d'ammoniac par litre out une action fongicide dans les condi-
tions du terrain. Les espèces de bacilles sporulents presents sur les arachides n'ont Ce-
pendant pas Pu tre combattues par des combinalsons d'ammoniac et de phosphine, tume a des
dosages d'envlron 200 mg par litre. Le ddveloppement des cryptogames a cependant Pu e ^ tre
arrté (1).

Voir i'Annexe 3 pour instructions et informations plus detaillees sur les fumigations;
voir aussi i'Etude agricole de la FAO NO 79 (9).

On a pu lutter efficacement contre le developpement de A. flavus sur le mals entrepose


au moyen de conservateurs des cerealos, constituds par example de 2 pour cent d'aminoniac et
de 1 pour cent d'aclde propionique; mais cette mesure n'est peut-tre pas três rentable.
D'aprs une etude recente (6), la conservation d'epis de mals très humides dans les cribs,
obtenue en saupoudrant chaque couche avec du llndane (0,5 pour cent de composant actif),
lorsque ce traitement est autorise, s'est revelee très utile pour rCduire, en cours d'etn
niagasinage, les pertes dues aux degats produits par les insectes et pour arrter le deve-
loppement des moisissures dont us sont la cause.
- 25 -

3.6.5. PRATIQUES RECOMMANDEES PENDANT L'ENTREPOSAGE

Lee deux principes fondamentaux de l'entreposage consistent a tenir le produit au Sec


et A l'abri des dgâts provoqus par lee insectes, les champignons et les rongeurs. Les
matières sèches sont aptes A absorber Phumidit6 du milieu ambiant. Ii faut empcher cela
par des inoyens appropris. On vite les dommages occasionns par les Insectes soit en
prdvenant l'infestation soit en dsinfestant le produit avant entreposage et en appliquant
ensuite un programme de lutte continue qui peut inclure des fumigations pdriodiques. Lee
rongeurs doivent 6tre combattus avec des piges et des rodenticides, par 1'1imination des
gites propices et par des fumigations A proximit6 des terriers.

On trouvera ci-aprs un certain nombre de recominandations relatives a l'entreposage:

pour un entreprosage dans des conditions de scuritd, la teneur maximum en hu-


midit (rapport do matiare humide) dolt tre la suivante: 9 pour cent pour les
graines d'arachides, 13,5 pour cent pour le mais et le sorgho, 15 pour cent
pour le paddy et lee ldgumes secs (haricots). Si l'humiditd dpasse ces seuils
de scurit, ii faut scher avant entreposage (cf. Annexes 4 et 5).

61iminer, par criblage et vannage, la balle, les graines n'ayant pas atteint
leur maturitd, les semences présentant une coloration suspecte, les djections
d'insectes, lee semences de plantes adventices, los pierres, le sable et au-
tree mariares rdfractaires. Le maximum des matires trangres et le total
des matlres rfractaires ne doivent pas dpasser 4 pour cent au niveau de
1 'exploitation.

inspecter les produits et, ci l'on dcale la prdsence d'insectes vivants, d-


sinfester par fumigation.

traiter les sacs en toile de jute, coton ou autres textiles contre lee infes-
tations, soft par fumigation soft par traitement insecticide avec des pesti-
cides agrs (dans le passd, on a utilisg le malathion ou le lindane). La
concentration des ingredients actifs sur les recipients traites ne doit pas
depasser 150 mg par mtre carrd.

relever la temperature et l'humiditd relative dans l'entrept, a l'aide de


thermohygrographes, de thermotnatres a bulbe hurnide ou sec, ou do tout autre
instrument approprie.

lorsque l'huiniditd relative dpasse 70 pour cent et que la tempdrature dans


l'entrepôt excde 20 1C, la teneur en humiditd de l'aracliide, du mars, du sor-
gho, du paddy et des legumes secs tend franchir lee seuils de securite.
L'humiditd relative dolt &tre maintenue au-dessous de 70 pour cent par une
bonne ventilation ou aeration, loreque lee conditions atmosphériques s'y pre-
tent. Avant et pendant la saison des pluies et quand l'atmosphre est en per-
manence très humide, lee piles de produit doivent etre couvertes ou envelop-
pdes de pellicules de plastique. (La mdthode de pressurisation sous feuille
de plastique est ddcrite plus en ddtail a l'Annexe 3).

afin de combattre une infestation qui sevit dans un entrep6t et sur cu dans les
piles do sacs, on pout proceder a une pulverisation prophylactique du btiment
et des surfaces de sacs exposees ou employer des baches imprdgndes de pestici-
des appropries et agrees. Des que l'on constate des signes d'infestation a
l'intdrieur des produits, 11 faut fumiger avec des produits efficaces contre
les insectes a tous lee stades de leur developpenient (y coinpris les oeufs) et
contre les champignons nuisibles.
- 26 -

pour les fumigations a grande 6chelle, le bromure de mthyle ou le melange de


dibromthane et de bromure de m&hyle se sont avrs efficaces avec les tempé
ratures tropicales. Lorsque les entrep6ts ne sont pas 9tanches a l'air, ii suf-
fit d'employer des enveloppes de fumigation - pellicule de plastique, tissus
alluminisg doubl6 de PVC polythy1ne A haute densit6 double de nylon tiss -
pour retenir les fumigants pendant la duree d'exposltion requise. En Inde,
un couipos 1:3 de dibromethane et de bromure de mthy1e a 32 g/m3 a suffi pour
une desinfestation complate contre les insectes des entrep6ts et les champi-
gnons nuisibles. Les produits fuinigants a base de phosphine sont aussi large
ment utilises, dans de bonnes conditions de securite.

aerer la pile a la fin de la periode d'exposition pour chasser les fumigants


absorbes. On utilisera des dtecteurs pour vrifier que la pile a &tg comp1
tement aeree.

dans les entrepts qui ne sont pas A l'abri des rongeurs, ii faut proteger les
piles contre ces animaux en supprimant les gttes, en obstruant les voies d'ac
cès, en posant des appts rodenticides ou des poisons de piste, selon le can.
Le document NO 90 de la collection FAO: Progrès et mise en valeur - Agriculture,
contient des informations plus detaillees sur ce sujet (5).

k) fumiger len nids de rats en conditions de securite, avec un fumigant approprie


et agré: on a signals l'efficacite de la phosphine, du cyanure d'hydrogane et
d'une combinaison de 60:40 (p/p) de dibromure d'ethylne/bromure de mthy1e.

Si l'on adopte les techniques appropriees cotmne celles qui viennent dTt re dcrites
en se conforrnant aux procedures agreees, les rongeurs seront elimines et len residus de
fumigants et de pesticides ne dpasseront pas en definitive les limites admissibles
prescrites par de notnbreux pays (7).
- 27 -

3.7 Transport

La transport des zones rurales vers les centres urbains ou les usines de transformation
peut se faire par charrette, camion, pniche, bateau at vole ferre.

L'infestation des conteneurs servant au transport peut 9tre tine source de contamination
pour les marchandises ainsi transportes. Ii faut done les dsinfester rdguuièrement quand
us sont vides, par des pulvrisations d'insectieides agrs ou des fumigations appropris.
Quand leur usage est autoris, les pesticides tels le lindane, le malathion, le bromure de
inthyle et 1€ dibromure d'thylne sont efficaces pour la désinfestation des contaneurs.
Les conteneurs doivent tre d'abord dbarrasss des rdisus des expditions antrieures.

En cas de transit prolong, ii petit 9tre utile, pour limiter les infestations de fumiger
les conteneurs pleins quand us parviennent 4 destination.

Si le voyage a lieu par temps pluvieux et huinide, ou par voie fluviale et maritime la
marchandise petit absorber de l'humiditg. C'est pourquoi ii faut s'assurer que l'expdition
a une teneur sure en humiditg avant de l'entreposer. L'eniploi de bâches, de la pressurisation,
ou de conteneurs 6tanches prvient l'absorption d'humiditg dans ces conditions de transport.

L'emploi de matriaux d'emballage rsistant a la pntration des insectes ou rendus


rpulsifs par un traitement chimique approuvé, joint a la pressurisation des piles de sacs,
contribue a gliminer les risques d'absorption d'huniiditg at prvient las infestations rci-
proques pendant la manutention at le transport. Ces xnthodes peuvent tre utilisées avec les
systtnes de transport, d'entreposage et de distribution a grande 6chelle du sorgho, du maTs,
du riz, de l'arachide at autres produits usins et traits (7).

3.8 Bibliographie des sections 3.6 Entreposage et 3.7 Transport

Majumder, S.K. at Natarajan C.P. (1963)


World Review of Pest Control 2, 25.

Sinha, R.M., et Wallace, H.A.H. (1965)


Canad. J. Plant Sci 45, 48.

Majumder, S.K., Narasimhan, K.S. at Parpia, H.A.B. (1965)


dans "Mycotoxins in Foodstuffs" Ed. C.H. Wogan. MIT Press.

Sinha, R.N. (1961) Canad. Ent. 93, 609.

Collection FAO: Progrs et mise en valeur - Agriculture N2 90 (1970)


"Manuteation et emmagasinage des graines alimentaires dans les
regions tropicales et sub-tropicales", 370 pages.

Patel, A.U., at Adesuyl (1975) Trop.


Stored Inst. luf. 29, 33.

Majumder, S.K. (1970) Proc. III International Congress of


Food Sd. and Technol. (Actes du troisime Congrs international
de science at de technologie alinEntaires), Washington, D.C., p. 513

Heiss, R. (1970) Principles of Food Packaging, an International


Guide FAO 225-269

Etudes agricoles de la FAQ, NQ 79 "La fumigation en tant que


traitement insecticide", 398 pages.
- 28 -

3.9 Traitement

Pendant le traiteinent, de nombreux produits sont exposes a des conditions susceptiblas


de favoriser le dveloppement de moisissures et la contamination par les aflatoxines. Quand
cela se produit, ii faut chercher liininer ou attnuer le risque inhrent au mode de
transformation ou mettre au point de nouvelles mthodes. On trouvera ei-après quelques
exemples de procds qul aecroissent le risque de contamination par des mycotoxiries:

3.9.1 RIZ (PADDY)

L'usinage du riz afin d'en gliminer la balle et une certaine quantitg de son se pratique
un.iverselleoent et vise a amliorer l'aspect ainsi que Ia digestibilit6 de ce produit. Comme
certaines vitamines sont associées au son, leg nutritionnistes preonisent urte elimination
partielle du son.

On salt que le fait de garder le son sur le riz diminue notablement ses qualités de
conservation. La presence de sucre dans le son rend le riz non poli ou partiellement poll
plus hygroscopique que le riz poll. Le riz avec son retient done davantage d'humidite que
le riz poll et devient plus vulnerable a l'atteinte des insectes et des champignons.

L'étuvage est largeinent pratique afin d'accrottre le rendement du riz entier et


d'ameliorer ses qualites culinaires et nutritionnelles. La methode traditionnelle de
ltuvage consiste a tremper le paddy dans l'eau pendant trois jours, puis a le passer a
la vapeur, a le secher et a l'usiner. Le temps de trempage est suffisainment long pour
permettre une proliferation bactrienne susceptible de provoquer tine modification de la
couleur et la formation d'odeurs anormales. On ne dispose dTaucune information en Ia matire,
mais ii n'est pas impossible que les grains de riz Soient porteurs de toxines bacteriennes.

Avee l'etuvage moderne, le treinpage du riz se fait a l'eau chaude, ce qui raccourcit
considerablement la duree de l'operation et limite les possibilits de croissanee microbienne.

Si le séchage est insuffisant pour ramener le riz etuve a un niveau de securite ou


retardé par une hygrométrie élevée ou un temps pluvieux, ii se cree des conditions qui
favorisent la multiplication des moisissures et eventuellement la production de toxines.
Dans le sud du Karnataka (lade), les cultivateurs conservent le riz etuve dans des paniers
en paille et l'entreposent dans leur cuisine au-dessus du foyer. Une étude récente de
l'Institut central de recherches technologiques alimentaires de Mysore a révélé que ce riz
est pratiquement exempt de croissance mierobienne, alors que le riz Etuvg stockg de la
manière classique, en boite, en recipient ou en sac, absorbe l'humidité de 1'atmosphre et
moisit. (On n'a pas déterminé si cette methode d'entreposage comporte des facteurs autres
que la croissance microbienne, susceptible d'avoir des effets sur la sante huinaine). L'étude
a égaleinent mis en evidence que les champignons le plus fréquemment responsables de la conta-
mination du riz étuvé appartenaient aux espces Aspergillus et Penicillium, et quTun grand
nombre des echantillons moisis contenait des aflatoxines.

Aprs étuvage, on pent étaler J.e paddy sur tin sol cimenté pour le faire sécher au soleil.
On assure un séchage uniforme en retournant régulièrement le paddy a la main. Le riz étuvé
doit atre entrepose avec une teneur en humidité inférieure a 14 pour cent.

En résumé, conserver le son en se limitant a un polissage fragmentaire du riz favorise


les infestations par les insectes et les chainpignons. Un séchage insuffisant avant entre-
posage du riz étuvé facilite la croissance des champignons et Ia formation de mycotoxines.
- 29 -

3.9.2 LGLTh1ES SECS

On peut procder a iTusinage des lgumes seas en faisant ramollir la pellicule dans un
mlaage d'huile et dt eau , en faisant scher au soleil puis en dcortiquant a La machine.

L'un des traiteinent des pois casss rouges consiste a faire tramper d'abord les graines
dana de Peau pendant 4 a 12 heures; on vide ensuite l'eau de trempage et on inlange les
graines une pate de terre rouge et d'eau. Le melange est conservg en tas pendant 16 heures,
puis on l'étale sur une aire de schage. Pendant deux a quatre jours, on continue a l'taler
pendant le jour et l'empiler pendant la nult, jusqu ce que las grains soient compltement
pluch€s. Manipulation at schage doivent tre effectus soigneusement pour 6viter le moisis-
sement pendant cette opration.

Plus de 70 pour cent des lgumes sacs sont stocks et consomms en milieu rural, o les
facilits de schage rapide sont insuffisantes. 11 s'ensuit qu'ils sont souvent entreposs
tras huinides. Etant donna que les chainpignons se dveloppeut invitablement sur de tels
produits, les transformateurs devraient avoir grand soin de n'acheter que des lots gains.
us devraient aussi adopter des inthodes amliores garantissant un schage aussi rapide que
possible si, avant d'etre usinés, les legumes sees goat conditionnés (humidifies pour des
raisotis technologiques). Si lea produits humidifies avant usinage tardent t sécher, us
risquent d'etre gates par des champignons.

3.10 Deontamination

On a examine, dans les sections qui prcadent, las facteurs qui favorisent la croissance
de champignons sur les céréales vivriëres et las graines oléagineuses en cours de culture,
d'entreposage, de manutention et de tritement, et décrit lea inéthodes de prevention de La
croissance uiicrobienne.

Ii peut n'tre pas toujours possible de proteger toutes les cereales produites dana un
pays. Pendant le stockage, lea graines qui echappent au traitement ordinaire visant a limiter
la croissance fongique risquent d'etre contaminées par des aflatoxiries ou autres mycotoxines
Ces produits nécessitent un traiteinent special destine a éliminar, detruire ou inactiver les
toxines coat aminantes.

Un procede de decontamination dolt tre techniquement et économiquement viable. En outre,


pour 9tre acceptable, il lui faut repondre aux critares ci-aprs, c'est-à-dire qu'il dolt:

1) détruire, inactiver ou éliminer La mycotoxine;

ii) ne pas produire ou laisser de residus toxiques ou cancérognes/mutagnes dana lea


produits finals ou lea denrees alimentaires obtenues a partir d'animaux nourris
avec du fourrage décontaminé;

conserver au produit sa valeur nutritive et son acceptabilité;

ne pas modifier significativement des propriétés technologiques importantes du


produit;

enfin, ii dolt en principe

détruire lea spores fongiques et lea inycales susceptibles, en conditions favorables,


de proliferer at de former de nouvelles toxines.
- 30 -

Les méthodes de decontamination actuellement appliquées se distinguerit selon qu'elles


comport eat

la separation physique des matriaux contamin8s par les mycotoxines;

l'élimi.nation des mycotoxines; et

l'inactivation ou la degradation totale des mycotoxines.

Des etudes poussées ont ét€ realisees sur les aflatoxines, mais on est peu retiseigné
sur leo autres mycotoxines. L'aflatoxine étant la plus puissante et la plus repandue de
toutes les mycotoxines isolées jusqu'ici, on essaiera darts les pages ci-aprs d'examiner
de plus près les renseignements disponibles sur la decontamination des aflatoxiries. Bien
qu'aucun des procedes chituiques ou traitements solvants expérimentés ne soit encore cotiuner-
cialement exploitable, plusleurs font l'objet de recherches actives pour divers produits.
C'est pourquoi, on ne décrira dans la présente publication que les méthodes reconnnandées
divers titres pour la separation physique des matières contaminées et l'inactivation des
aflatoxines par Ia lumière solaire, dans l'huile d'arachide et par traitements thermiques.

On notera cependant que, auprs d'un certain nombre de centres, des travaux sont en
cours stir des procédés faisant appel h l'extraction par solvants (méthoxyméthane, par exemple)
ou ala detoxification chimique I l'ammoniac gazeux ou l'eau oxygénée. L'extraction par
solvants n'a pas encore enregistré de succès, notaniment pour des motifs économiques; par
contre, ii a été déniontré que le traitement par l'armoniac gazeux est efficace pour la
farine de graines de coton, la farine d'arachide et le mars. Des etudes sont en cours pour
determiner la sécurité d'utilisation des produits détoxifiés aux fins de l'alimentation
animale.

3. 10. 1 SEPARATION PHYSIQUE DES MATIERES CONTANINEES PAR DES MYCOTOXINES

L'infestation fongique d'une céréale ou d'une semence produit en general tine coloration
caractéristique ou d'autres particularit8s physiques (cf. figures 7 et 8). En consequence,
le triage de ceo semences ou céréales par un moyen quelconque constitue un moyen efficace
de réduire sensiblement Ia contamination par les mycotoxines.

Le triage suivant la couleur est couraniment eniployé pour leo arachides, les grains de
cafe et autres produits de dimensions analogues, soit au moyen de trieuses électroniques
soit par selection manuelle (cf. figure 9), soit encore par une combinaison de ceo deux
méthodes pour plus d'efficacité.

Avec le blé ou le inil, is contamination par l'ergot est un phénomène frequent et les
semences affectées sont éliminées par fiottation (1), par suspension dans une solution de
chlorure de sodium, ou par triage a l'air.. Comm e les selerotes atteintes sont plus légères
que les graines saines, elles peuvent 8tre éliminées par l'une ou l'autre de ceo méthodes.

A tous les stades de la manutention et du traitement, il faut procéder avec un soin


extr8me pour élitni.ner toute parcelle de materiel moisie ou suspecte de contenir des myco-
toxines. Un sac, un bloc, tin lot ou toute autre "unite" de produit moisi peuvent 9tre -
élinuinés sans difficulté pendant l'entreposage, la manutention ou Ia transformation, mais
il cot tres difficile d'éliininer isolément des grains moisis tine fois qu'ils ont été
mélanges a du grain non nioisi. La portion de produit moisie et mise de c6t6 peut ensuite
ètre traitée séparément, pour enlever les grains moisis, cu étre affectée des utilisations
non alimentaires. Cette méthode est beaucoup moms coteuse que le traitement du lot entier.

des produits entreposés montre si des moisissures ou des agglutinations se sCat


formCes. Leo produits endontrnagés devraient étre enlevés du magasin avant qu'ils se m6lent è
des produits non moisis. Les produits tres humides devraient également étre mis A part pour
8tre séchés ou recevoir d'autres traitements spéciaux.
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- 32 -

Figure 8: Arachides. En haut: graines saines; au centre, graines atteintes, de couleur anormale;
en bas, graines atteintes, décolorées.
- 33 -

Figure 9: Separation physique de graines d'arachides (de couleur différente) contaminées par des
mycotoxines, par tri a la main dans une huilerie.
- 34 -

Les graines petites et rabougries, endommages par les insectes Cu brises, qui coritiennent
frquemment des concentrations glevges d'aflatoxiries, peuvent etre enlevges par tainisage et/ou
par aspiration.

3.10.2 SEPARATION PHYSIQUE DES ARACHIDES CONTAMINEES PAR LES AFLATOXINES

De nonibreuses nesures peuvent tre prises pour isoler les graines contamines par des
aflatoxines dans les lots d'arachides. Ii convient d T tudier ltaspeet 6conomique de chacune
d'elles pour determiner si l'accroissement de valeur qui en rsulte justifie le coat de
1'opration. L'inciden.ce de l'infestation par A. flavus et de Ia contamination par les afla-
toxines 6tant gnralement plus €leve dans les graines decortiques accidentellement pendant
les oprations de recolte et de inanutention, il est hon de proceder a tin criblage avant
d'envoyer le lot a la dcortiqueuse. En outre, connue les graines provenant de gousses endoni-
magees contiennent generalement davaritage d'aflatoxiiies, ii convient de les 61iminer par
triage chaque fois que cela est economiquemerit realisable.

Aprs les operations de decorticage et de calibrage, les graines decortiquees peuvent


tre tries par balayage electronique ou Ia main, pour êliminer celles qui sont moisies.
Cela peut se reveler inipraticable si Ia pellicule qui recouvre les graines saines est de
couleur trs variable. Une autre methode consiste a enlever la pellicule ou le test par
blanchiment puis a eliminer les graines de couleur diffrente par triage ëlectronique
ou manuel. Dans ce cas, les graines encore revtues de leur pellicule au terme de l'operation
doivent aussi tre enlevees soit a Ia main salt suivant leur couleur car souvent ce sont les
moisissures qui font adhrer la pellicule la graine.

3.10.3 ELIMINATION DES AFLATOXINES DANS L'HUILE

Une grande partie des aflatoxines existant dans l'huile dTarachide brute se trouve
l'etat de suspension et pent tre separee au moyen d'uri filtre appropri. Les toxines
restantes peuvent tre e1imines par absorption sur une matière adaptee. On a mis au point
un filtre (2) qui peut &tre adopt6 sans difficulte dans des huileries inodernes a la place
du filtre en coton actuellement utilise. Ce nouveau filtre, qui peut aliminer la toxine
t 95, voire 100 pour cent, semble resoudre de façon simple le problnte des aflatoxines dans
iThu il e d'arachide non raffine.

3.10.4 INACTIVATION DES AFLATOXINES PAR LA CHALEUR

Si l'aflatoxine ne peut tre complatement 61imin6e, la seconde solution corisiste a


itinac tiver , soit par modification irreversible du compose par un procede chimique, soit
par alteration des groupes actifs de la molecule.

Des etudes recentes realisees h l'Institut central de recherches technologiques alimen-


taires de Mysore (Inde), ont permis d'enregistrer la destruction de l'aflatoxine a prs
de 70 pour cent par cuisson du riz a la pression de Ia vapeur (3). La cuisson a la pression
atmosphërique est a mtne de detruire environ 50 pour cent de la toxine. Les marmites a
pression sont de plus en plus utilisees pour cuire les aliments, notamment dans les menages
urbains. Cela peut contribuer i rduire dans une mesure appreciable les dangers de cette
toxine.

La torrefaction a Sec et a l'huile des arachides diniinue sensiblement las taux d'afla-
toxine. On a signale une reduction dTenviron 65 pour cent de la teneur en aflatoxine BI avec
la torrefaction a l'huile et d'environ 69 pour cent avec la torrefaction h sec (4). Dans une
etude ulterieure, on a constatë que la torrefaction a sec avait abaisse de 40 a 50 pour cent
la teneur initiale en aflatoxine B! (5). Les aliments qui, mme aprs cuisson, contiennent
de fortes concentrations d'aflatoxine, restent cependant une menace serleuse, de mme que
ceux qui sont frequeniment contamines par les aflatoxines et ne font pas Vobjet d'un traite-
mont thertnique approprie.
- 35 -

3.10.5 INACTIVATION DES AFLATOXINES PAR LA LUMIERE

La lumière a 9t6 utilisée avec succes pour ddtruire l'aflatoxine dans l'huile d'arachide
non raffine. Des 9tudes rcentes (5) ont montrg que la luinière visible est plus efficace que
l'ultra-violette ou lTin frar ouge, et que la iuinire du soleil est de loin le meilleur agent
de destruction totale des aflatoxines. Des essais réalisés a l'Institut central do recherches
technologiques aliinentaires de Mysore (Inde) montrent que de i'huile contenue daiis de petites
bouteilles transparentes et expose la lumire directe du soleil pendant une heure, est
dcontamine. L'aflatoxine photodgrade n'est pas rgnr€e inme aprs on entreposage prolong
si l'on en juge par l'absence do toxicit de l'huile d'arachide trait& dans des essais sur
des aniinaux. Ii n'a pas 6t6 fait d'essais a graride échelle. La viabilit commerciale de la
dtoxification demande néanmoins que les dispositions ngcessaires soient prises pour assurer
tine exposition maximale de l'huile a la lumire du soleil pendant au moms une heure. Elie
dpend aussi do l'intensité de la lumière du soleil. Une exposition d'une heure pendant Ia
priode la plus claire du jour, lorsque Vintensit6 lumineuse est de l'ordre de 50 000 lux,
devrait suffire pour dtruire totalement la toxine. Enfin, pour que le proc6d6 soit corner-
cialement viable, ii faut aussi pouvoir 6viter des modifications indsirables de la saveur.

Si l'on rsume les !nthodes pratiques do dcontamination des ailments infects, on peut
dire que la sparation physique des crales ou graines olagineuses constitue une mthode
efficace et praticjue do rgduction do la contamination par los mycotoxines. Elle pout se faire
Soit a la main, soit au moyen d'un trieur glectronique. La cuisson du riz A Ia pression do la
vapeur, la torrfaction des arachides, la photodgradation des aflatoxines prsentes dans
l'huile d'arachlde ou le filtrage de l'huile travers un filtre absorbant spcial sont
ga1ement des mthodes permettant de miniiniser la contamination de ces produits par les
at latoxines.

3.11 Recupration de produits exempts daflatoxines a partir de substances contamines

3.11.1 MAIS

On a signal l'existence d'une dtude sur la rpartition des aflatoxines dans diffrentos
fractions du produit rsultant de 1 1 usinage de mais contamin par la toxine D'après cette
etude, les gruaux ne contenaient qu'un dixiame environ des aflatoxines prsentes dans le lot
do grains entiers dont us provenaient. Dans la farine grossire, la teneur en aflatoxine Bi
reprsentait 13 a 16 pour cent de cello du mats entier, et dans la farine le niveau allait
de 30 70 pour cent environ, suivant Ia concentration initiale dt afl a toxines .

Lt usinage de mats par voie humide est utilisg pour produire de l'amidon, de l'huile et
d'autres produits. Los 6tudes relatives a la contamination par les aflatoxines en cours de
traitement montrent que l'amidon, ith uil e et la plupart des autres produits sont exempts
d'aflatoxine et que celle-ci se trouve concentre a 80-90 pour cent dans la fraction gluten
pour alimontation animale (eau de trempage, fibre et grain êpuis), qui doit tre Eliminge
ou affectge a dTautres usages (8).

3.11.2 ARACHIDES

Quand on presse les aracides pour en exprimer l'huule, environ 85 pour cent des afla-
toxines restetit dans le tourteau (9). Un bori raffinage donne une huile d'arachide dans
laquelle on ne pout dceIer d'aflatoxines. A la section 3.10.3 qui traite de la dcontamination
on a dcrit une mthode permettant d'liminer do l'huile d'arachide non raffine Ia contaminati
par les aflatoxines par un proc6dg de filtrage et une autre dans laquelle les aflatoxines
sont dtruites par exposition a Ia lumiare solaire. Le tourteau contaming peut servir a
lt a liment ati on animale 1 a condition que la teneur en aflatoxines du produit final reste
acceptable. Les tourteaux contenant des taux trs 6lev4s d'aflatoxines doivent atre utiliss
coimne engrais. On pout aussi employer pour les farines grossiares des inthodes de dtoxifi-
cation (10, 11), mais celles-ci sont peu utilises a l'heure actuelle en raison de leur coit.
- 36 -

3. 12 Bibliographie des sections 3.10 et 3. 1 1

Dcontaniination et rcupration de produits exempts d'aflatoxines a partir de substances


contaniines.

Singh, R.S. (1968) dans "Plant diseases", p. 168


Oxford & IBM Publishing Co., New Delhi.

Basappa, S.C. et Sreenivasa Murthy, V. (donnes iridites - lustitut


central de recherches technologiques alimentaires, Mysore, (Inde)).

Fasiha Rehania et Sreenivasa Murthy, V. (donnes indites - Institut


central de recherches technologiques allinentaires, Mysore, (Inde)).

Eschor, F.E., Koehier, P.E. et Ayers, J.C. (1973) J. Food Sci, 38, 889.

Waltking, A.E. (1971) J. AOAC 54, 533.

Shanta, T. et Sreenivasa Murthy, V. (1977)


md. J. Techn. (sous presse).

7 Brekke, O.L. Paplinski, A.J., Nelson, G.E.N., Ct Griffin, E.L. (1975)


Cereal Chem. 52, 205

Yahl, K.R., Watson, S.A., Smith, R.J. et Barabolok,


R (1971), Cereal Chem. 48, 385

Basappa, S.C., et Sreenivasa Murthy, V (1974),


J. Food Sd. and Technol. 11, 196.

Sreenivasa Nurthy, V., Parpia, H.A.B. Srikanta, S. et Shankar Murbi (1967)


J.A.O.A.C. 50, 350.

Hann, G.E., Codifer, L.P., Gardner, H.K., Koltum, S.P. et DoUear, E.G.
(1970) J. Amer, Oil them. Soc. 47, 1973,

3.13 Utilisation de produits moisis ou containins par des mycotoxines

Comme ii n'est pas toujours possible d'viter le nioisissement des denrées agricoles ou
leur contamination par les mycotoxines, ii est extr8mement important de prvoir d'autres
utilisations pour les produits contamins, afin de rduire la perte 6conomique du producteur
et d'encourager le recyclage de ces produits dans des conditions acceptables. Les mthodes
de traitement classiques donnent, a partir de certains produits, des composants exempts de
mycotoxines. Les oprations habituelles d'uslnage et de melange intervenant dans la fabri-
cation de ces aliments ramnent aussi la concentration en mycotoxines a des niveaux accep-
tables pour certains animaux. Néanmoins, llefficacitg de production de certains animaux
peut se trouver diminuée, même avec une faible concentration de mycotoxines, et l'on ris-
que que la contamination se transmette A certains produits d'origine animale consomms par
l'homme. Ces problémes et des id6es de solutions sont dgalement examiri6s de facon assez
tailige dans la publication intitule 'Surveil1ance des mycotoxiries - directives", Co1
lection FAO: Contrôle des aliments, N o 4.

On eat tres peu renseignd quant aux effets de faibles concentrations de mycotoxines sur
la vulngrabilitg des animaux aux maladies et 1'efficacitg de leur production de viande, de
lait ou de travail. Ii a 6t6 démontr qu'une partie des mycotoxines ingdr6es peut passer
dans lea tissus animaux et le lait. Les vaches peuvent transmettre a leur lait, sous forme
d'aflatoxines Mj, jusqu' 3 pour cent des aflatoxines qu'elles ont ingrges. Ce pourcen-
tage eat faible, mais le risque se trouve accru du f alt que le mit est souvent consomni
- 37 -

par des enfants ou de jeunes animaux dont on sait cu dont on soupçonne qu'ils sont plus
sensibles aux effets de la toxine que les adultes ou les animaux plus aggs. Ii est donc
indispensable de maintenir a de très faibles niveaux les taux d'aflatoxine presents dans
les fourrages.

Si l'on mélange en proportions correctes les substances contaminees a la ration, Ia


concentration de mycotoxines diminue par dilution. Les dii férentes tolerances concernant
la teneur en mycotoxines de la ration devraient étre fixées en fonction de l'espèce et de
l'ge de l'animal et de l'utilisation finale des produits animaux. L'annexe 6 montre comment
etablir les mélanges en fonction de leurs effets sur la sante animale ou la productivité;
11 convient toutefois de souligner quil tie s'agit que d'un exemple. De nombreux pays
réglementerit ces usages. Les réglementations autorisant ces adtnixtions ont été élaborées
compte tenu des recherches les plus récentes et de l'interprdtation toxicologique pour
l! ensemble de la chafne alimentaire. Quelles que soient las circonstances dans lesquelles
on envisage de pratiquer des mélanges, 11 est indispensable de s'informer des réglemen-
tat ions en vigueur.

En résumé, le mélange de matires contamiriées par des toxines avec des matires qui
en sont exemptes abaisse le taux effectif de tnycotoxines. Dans le mals transformé, la
majeure partie des aflatoxines est concentrée dans la fraction gluten pour it aliment a ti on
ani.male; dans les arachides traitées par expulsion 15 pour cent du total des aflatoxines
se trouvent dans l'huile at le reste, soit 85 pour cent, passe dans la farine grossire.
La farine de teurteaux d'arachides contaniinée par des aflatoxines peut étre utilisée pour
Valimentation animale A condition que le niveau dafIatoxines du mélange final tie ddpasse
pas las limi.tes autorisées pour le bétail et la volaille par exemple. D'autre part, on
peut aussi raffiner Ith u ile d'arachide ott la passer dans un filtre revtu d'une matire
absorbante, ott encore photodégrader les aflatoxines en exposant ith uile a Ia lumiëre
solaire pendant une heure.
- 38 -

TROISIEME PARTIE

4. LES IMPERATIFS ET LES MOYENS DE LA MISE EN OEUVRE DES PRATIQEJES RECOMMANDEES

4.1 Base de donnes et surveillance continue

r,.'impratif majeur, pour tout progras'ime d'action, consiste a dterminer queues sont
les cultures d'une region donnee qul sont sensibles a l'atteinte fongique et a quels stades
elles sont exposes A une infestation entrainant la formation de mycotoxines. Ces rensei-
gnements ne peuvent provenir que d'enquêtes exhaustives visant I identifier

lea cultures et produits I haut risque et

les regions I haut risque.


A ces paraniètres ii faut ajouter, s'agissant notaniment des regions dana lesquelles d'impor-
tantes proportions de produits vuinerables sont consominees par la population locale,
i'identification des

populations et groupes d'age I haut risque.

Lea enquêtes destinées I 6tablir des donnees presumees fiables permettant de se


prononcer dans ces trois domaines devraient inclure l'anaiyse des produits destin€s I
iT a limen t ati on humaine et arilmale aux fins de determination des mycotoxines I tous les stades
de la chaine alimentaire, depuis la culture jusqu'aux traitements après rdcolte, y coinpris
s'il y a lieu Ia ddcontamination, en passant par la recolte, le sechage, i'entreposage et le
transport, ainsi qu'une dtude des utilisations m€naghres tant des inatllres premiares que des
produits.

Une identification fiable des pararnatres du "haut risque" permettrait de canaliser


convenableinent les efforts et les ressources vera les niaillons de Ia chaine alimentajre sur
lesquels on pourrait obtenir un effet maximum. En ce qui concerne les populations et les
groupes d'Ige I haut risque, l'education et i'encourageinent I consommer de meilleurs ailments
et I acquerir de meilleures habitudes nutritionneiles (enfants) ndcessiteront dans certains
cas i'introrjuctiori de nouveaux regimes alimentaires suffisants et acceptables du point de vue
nutritionnel.

Les etudes sur l'efficacite des actions engagees dans cette voie, devront comporter
des progranmies de surveillance continue des produits alimentaires, des regimes et de i'tat
sanitaire des populations, eventueliement pendant des periodes prolongees. Tous ces elements
sont examines dans la publication intitulde "Surveillance des mycotoxines - Directives",
Collection FAO: Contr8le des ailments, NO 4.

4.2 Education et vulgarisation

L'ideritification des derirées, des regions et des populations I haut risque est assortie
de l'obligation d'informer les populations des dangers que comporte la consonimation
d'aliments moisis.
- 39 -

Ii faudrait encourager les collectivitgs agricoles modifier lee pratiques culturales


de manire a 61iminer ou diminuer considrablement lee cas dane lesquels la croissance des
champignons est favorise. La r6le du vulgarisateur est vital dane cette partie des
programmes 6ducatifs car c'est lui qui relaie les informations aux agriculteurs, aux coinmer-
çants, aux services sanitaires et aux consommateurs. II dolt recourir, dane Ia mesure oi
elle s'y prte et o3 ii en dispose, a toute Ia panoplie de l'industrie" moderne des coimnu-
nications, entre autres aux entretiens a tous lee niveaux, aux brochures rdiges en
dialecte, aux auxiliaires audlo-visuels et aux dmonstrations.

4.3 Commercialisation, distribution et incitations

Ii faut savoir que la conimercialisation des cultures et produits susceptibles d'etre


contamins par lee niycotoxines emprunte, de par le monde, lee systaines les plus divers.
Ainsi, dans certains pays, lee petits cultivateurs produisent un noinbre limit6 de denres,
destines essentiellement a leur propre consommation ou a Ia vance cur place. Ii n'est pas
rare aussi que la partie de Ia récolte qui excde les besoins de la famulle ou mme du
village soit offerte a la vente sur des marchs plus importants. Ces produits ne sont pas
ncessairement soumis aux contrMes de qualité ou aux apprciations d'un marchg national ou
international.

Sur une plus grande gchelle, lee chambres de commerce peuvent intervenir, notainment
pour certains produits, connie I'arachide, qui font lt o b e t d'une deinande plus large, a
l'chelle nationale at internationale. Ces organismes ont petit a petit mis au point des
systèines de classeinent et de contr6le de la qualit. Ces pratiques, institues en grande
partie pour rpondre aux conditions stipules par lee pays importateurs sur Ia base de
critares d'hygiène et de qualit, out amen6 une amlioration et une régularisation des prix,
taut pour lee producteurs que pour les exportateurs.

Be toute evidence donc, le fait que le producteur soit assure d'obtenir un prix plus
élevé pour un produit de meilleure qualité et non contaminé, peut ericourager non seulement
l'adoption des diverses recomandations contenues dane Ia premiare partie de Ia présente
publication, male aussi la mice en place de réseaux de couimercialisation et de distribution
atneliores.

Quand le gouvernement d'un pays entreprend ou domine l'ensemble des operations


commerciales relatives aux cultures et aux produits susceptibles d'etre contaminés par des
mycotoxines, il a intért a prévoir des prix suffisaniment encourageants pour que le produit
réponde a des critères de culture, de récolte, de manutention, d'entreposage et de
transport conçus de manire a garantir que seuls des produits de premier choix Ct non conta-
mines apparaissent cur lee marches niondiaux.

ON TROUVERA DANS LES PAGES CI-APRES


LES ANNEXES I A 7
- 40 -

14
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- 43 -

Minexe 2

Mycotoxicoses probablement provoques par les rouilles et les charbons-!

Pays Organisme Animal Syniptoine s

Angleterre Tilletia tritici Chien Convulsions 6pileptiformes et mningite


crbra1e aigu

Angieterre T. tritici Poulet Lsions de la crete, des ergots et des


muqueu se 5

Etats-Unis Ustilago zeae Houmie Toxicose


d'Anirique

Roumanie Pucci.nia graminis Cheval Intoxication mortelle, salivation et


stomatite

Russie Charbon Porc Conjonctivite, irritation des voies


respiratoires supérieures, oedme
pulinonaire

Egypte Puccinia sp. Buffle, mouton Stimulation du muscle utrin


et rat
Russie Ustilago hordei Porc Ictre conjonctival des muqueuses et de
la peau, oedëine pulmonaire (fornie aigu),
encphalite (forme chronique), alt-
ration sanguine

Russie Ustilago hordei Bovins Toxicose, conune ci-dessus

Russie Tilletia laevia Souris Toxicitg et mort


Rat Pas d'effet

Ustilago hordei Rat Pas d'effet

1/ Martin, P.M.D., et Gilman, C.A. (1976). A consideration of the mycotoxin


hypothesis with special reference to the mycoflora of maize 1 sorghum, wheat and
groundnuts. Tropical Products Institute, Londres.
- 44 -

Annexe 3

Hinento du traitement des piles de sacs en magasin en vue de lea protger centre lea donnuages
provoqus ;ar lea insectes, lea moisissures et lea rongeurs

Un bon .emmagasinage des produits en entrep6t appelle deux sortes de mesures visant :

gliminer une infestation installe ou amorce; et

prdvenir une rinfestation d'origine externe.

Pour cela, ii faut adopter des mesures A la fois curatives et prophylactiques assurant
l'entreposage des produits dans des conditions de salubritd. Lea mesures curativea (futniga-
tions ou dsinfestation par la chaleur) ainsi que lea traiteinents de protection inter-
viennent dana l'entrep8t mme. Le code d'usages pour une manipulation en conditions de
securitg eat le suivant:

Lea sacs doivent 9tre empils sur des fardages dtanches A 1 1 humidit et a l'dpreuve
des insectes, des passages et un espace suffisants 6tant uinags entre les piles de sacs
at lea parois d'une part, et entre lea piles e1le-mmes d'autre part.

Les piles de sacs doivent rêpondre A des critres de stabilité, d'utilisation


optimale de l'espace et de capacitg de charge de la premiere couche.

Avant la constitution des piles, lea fardages doivent 9tre traitës avec une formule
pesticide appropride (abase de lindane ou de malathion, par exetnple) en suspension dans
de l'huile a forte viscosit. Les doses dt app li cati on areges pour la plupart de ces
insecticides se traduiront par l'utilisation de 150 mg d ingrdients actif a par mtre
carrg de superficie. Ce traitement peut exercer un effet 1tal sur lea insectes
rampants et les acariens et prêvenir les attaques de termites A partir du sol.

Lea rongeurs polluent les produits entreposü de leurs excrements et de leurs poils.
Be nombreuses espaces de inicro-organismes nuisibles sent portes et repandues par les
insectes at lea rongeurs.

Les mesures de lutte contre les rongeurs comprennent l'€limination des lieux propices
aux rongeurs, la mise en place d'obstacles contre les rongeurs, Passainissement des
locaux, l'utilisation prudente de poudres de plate rodenticides, de piges, l'application
d'appts enipoisonnes dana des rdcipients et la fumigation des trous de rats dana des
conditions de securite.

Las habitudes fouisseuses de nombreux rongeurs, tels que Bandicota, Tatera et


Hilardia, sont bien connues. Rattus rattus et Mus musculus nichent dana rinceinte des
structures d'entreposage et pour lutter contre ces rongeurs il faut employer des appats
einpoisonns qul les attirent et des pièges efficaces. Des souris peuvent accotnplir tout
un cycle biologique sans quitter la mênie pile de sacs, ce qui lea rend difficiles
conibattre. Les structures d'entreposage elles-mames pourraient ëtre mieux protegees
contre les rongeurs par un soubassetnent de conception approprie. L'entrep8t sera mieux
b l'abri des rongeurs Si l'on construit une rampe fonctionnelle un peu A 1'cart du
batiment principaL Il est toujours facile de combler cet ecart, le moment venu, en
posant une planche. Lea parois du batiment doivent gtre lisses, ].e plancher etanche a
1Thu1nidit; lea, portes et fenatres doivent pouvoir 5tre rendues imperinables aux gaz,
et Ia toiture convenir aux fumigations.
- 45 -

Des produits risquent de se ddgrader en cours de transport et de distribution


quand, en magasin, us sont exposes a une rinfestation par des insectes h6tes des
produits entreposs et par les rongeurs.

Aucun des matriaux d'emballage du type sacs en jute ou en coton, rcipients a


patois minces plastifies, sacs en papier ordinaire et multicouches ne semble satisfaire
toutes Les exigences dTun transport et d'une distribution en bonnes conditions de
scurit. Tous sont susceptibles dtre d&ruits par les attaques des moisissures, des
rongeurs ou des insectes. Un traitement chimique appropri, apte a accroItre la
l'attaque des insectes est souvent, ncessaire. Counne le malathion et certains
autres pesticides peuvent &tre stabiliss dans des huiles appropries et que ces formules
ne posent pas de problame quant a leur transfert de la surface traite aux produits con-
tenus dans les sacs, ii est facile d'amliorer la resistance aux insectes des surfaces
extrieures do la pile en pratiquant une pulvrisation prventive.

On a conçu une machine pour le traitement a grande gchelle des sacs vides. Une
mulsion pour pulvrisations contenant du lindane par exeinple est dilue dans l'eau et
ndbulisge sur les sacs. Avec cette machine, un ouvrier qualifi6 peut traiter environ
2 500 h 3 000 sacs en 8 heures. Le schage est trës rapide, car Vhumidit6 absorbe par
les sacs imindiatement aprs pulvrisation ne dpasse pas 2 a 3 pour cent. On a dter-
mind que le colit de cc traitement, pour des sacs de jute, 6tait, Il y a quelques anneS,
de l'ordre de 0,25 roupie indienne (soit 0,03 dollar E.-U.). Le transfert ou Ia
migration de rsidus sur les cdrales entreposes dans ces sacs ne dpasse pas les
seuils de toldrance habituels.

Dans la plupart des cas, un traitement insecticide des sacs contenaut des produits
alimentaires eat indispensable pendant le stockage en entrep8t. On y procade en
gnral avec des formules insecticides 6mulsifiables dans l'eau ou des poudres dlayables.
Pulvdriser l'intrieur d'un entrept occup6 avec une formule dispersable dens l'eau,
lorsque l'hygromtrie est dj très leve, risque daccroitre 1'humiditg et la crois
sauce fongique. Le poudrage avec des formules pesticides laissant des rsidus
peut aussi s t avrer diffielle a raliser sans augmenter le risque de contamination des
aliments.

On a mis au point, pour les piles de produits emballs, la mthode suivante de pul-
vrisation prophylactique in situ avec une formule huileuse, en combinaison avec une
fumigation:

Un mdlange d'huile d'arachide, dhuile minrale a haute viscosit et d'huile do


mdlange accroIt, paraTt-iI, considrablement la toxicitd de certains insecticides ainsi
que leur stabilit6 sur les surfaces traites. II eat possible d'dviter la rinfestation
par un choix judicieux des solvants, des substances synergdtiques et des pesticides,
par une application correcte des formules sur les superficies extgrieures des piles.

IL faut tenir compte de la texture des toiles a sacs avant de pulvriser directe-
ment sur lea piles de sacs, car les gouttelettes do produit insecticide ne doivent pas
s'infiltrer trop facilement a travers lea sacs. On peut procdder a des pulvrisations
directes sur lea sacs du type croisg A, crois6 B et DW, lorsqu'ils sont reinplis. Lea
sacs a texture plus lche doivent tre protdgs en recouvrant la pile d'une toile
imprdgnde d'uu produit chimique, lindane et malathion par exeinpie en suspension dans de
l'hulle A haute viscositd. La mousseline ldgare non blanchie, traite ou non, serait
tine bonne couverture de protection.

L'absorption d'humiditd pendant l'encreposage dana les conditions de latmosphare


peut poser certains problames. Les arachides, le cafg et le riz stocks dana les
rgions ctiares, ou ailleurs pendant la saison des pluies, peuvent Etre fuinigs avec
des melanges de bromure de mthy1e ou d'ammoniac pbosphine (1/1,6), puis protgs
par pressurisation, technique qui prvient L'absorption d'huiniditd atniosphrique et
gvite la rinfestation do la pile par des insectes. La pressurisation s'est rvle
- 46 -

extrmement utile dans les conditions dtentreposage existantes en zones c6tires OU


humides pour d'autres raisons. Elle permet d'viter les gros investissements requis
par 1a construction d'entrep6ts cotiteux, avec contr6le de 1'humiditg des silos et
lvateurs. II faut toutefois veiller A ce qu'il ne se produise pas de condensation et
phnomnes localiss d'humiditg qul en résultent.

Cette mthode de fumigation. a 6t6 utilisée avec succes pour les arachides
fratchement récoltées en Inde, alors que les conditions mtorologiques n'avaient pas
permis tin schage appropri. Des gousses d'arachide fraiches contenant moms de 35
pour cent d'humiditg ont 6t6 enfertnes entre deux feuilles de polydthylne (0,06 mm)
et, aprs avoir mesurg le volume du tas, on a placg sous l'enveloppe, en diffdrents
points, les quantits voulues de melanges ractifs ou de fumigants (cf. Figure 10).
La durge dtexposition a vane entre 36 et 72 heures suivant les conditions climatiques.
La production in situ du fumigant l'interieur de l'enveloppe de polydthylène a
stgnilisg partTl1ement les 2OUSSeR cull ont t$ pnqn4te. qr.hps au soleil. Le(s)
masque(s) A gz muni(s) •du (ds) bidon(s) apt,rop.ri(s) dolt (doivent) 9tre utl1is(s)
conformment aux instructions, pendant ce genre de fumigation.

II convient d'attirer l'attention sur le fait que Ia phosphine est trs toxique
pour l'hotnme et que le niveau maximum tolre dans l'atmosphre est de Pondre de 0,05 ppm.
II ne faut donc pas employer cette methode dans un btiment cbs sans avoir pris les
precautions qui s'itnposent; tin hangar convenablement ventile petit convenir. Pendant
l'aeration, Ia dsorption de Ia phosphine est relativement rapide, abors que l'amnioniac
se dissipe plus lentement. Les traces d'aximioniac disparaissent generalement pendant
i.e sechage. Toutefois, 11 ne pr€sente aucun danger de toxicite connu pour les consom-
mateurs lorsqu'il est prsent stir les gousses Pour plus d'informations
stir la fumigation, consulter le No. 79 des Etudes agnicoles de la FAO, mntitule
tiLa fumigation en tant que traiternent insecticide" - 1970, 398 pages.
- 47 -

4,

Figure 10: Fumigation des gousses d'arachides humides sous


feuilles de poyéthyIène.
- 48 -

Annexe 4

Influence de la teneur en humiditg sur le dveloppement des moisissures pendant lt en t reposage

des cr€ales, a diffrentes te1npratures et humidits relatives.

Gamme de Humiditg relative


Prodult tempratures 30% 50% 70% 80% 90%
O C
Teneur en humidit (rapport de matière humide)

Riz poll 28-31 9.0 10.6 12.6 16.0* 23.0*


10-11 9.9 11.0 12.4 13.2 22.5

Riz 6tuv6 28-31 92 10.9 13.6 15.1 22.8*


io-n 8.3 11.3 13.9 14.5 20.5*
B16 28-31 8.6 10.5 13.2 18.0* 20.4*
10-11 8.4 11.0 13.2 14.1 23.0*
Sorgho 28-31 8.9 11.0 13.6 17.5* 21.6*
10-11 8.3 10.7 13.5 14.2 22.1*
Haricot velu de 28-31 5.1 9.6 14.0 22.7' 26.8*
Basse Nubie 10-11 6.6 10.1 11.2 16.4' 25.0*
Pois chiche vert 28-31 6.2 9.3 1118 14.7* 26.3*
10-11 7.5 9.2 11.0 13.9 31.6*
Pals chiche 28-31 6.6 9.1 11.6 16.6' 25.3'
10-11 7.0 9.3 10.7 14.0 26.0
Graines d'arachide 28-31 3.0 4.8 6.6 10.3* 18.0*
10-11 3.7 4.2 5.9 8.4 16.8*
Cumin 28-31 9.9 11.6 14.0 22.0* 30.0*
10-11 6.8 7.0 9.2 21.8' 28.0*
Coriandre 28-31 114
9.7 16.9 24.5* 30.0*
10-11 7.2 8.3 10.2 22.0' 29.6'
Grains de caff 28-31 5.5 7.6 9.0 14.5 20.0*
10-11 6.0 7.2 8.8 14.0 18.2'

() Moisissures visibles.
1J'apras Majumder et al., 1965 dens "Mycotoxins in Foodstuffs" 6d. C.H. Hogan, MIT Press,
Cambridge, Mass., Etats-Unis d'Atnrique.
- 49 -

Annexe 5

Valeurs d'qui1ibre de la teneur en eau d'une gaimne de produits


une tetnprature de 272C environ et a 70 pour cent d'huinidit€
relative Niveau maximal tolhable pour le stockage d'un
êchantillon quelconque (I)

Valeur d'quilibre
70 pour cent d'humi-
ditd relative

Mats ............................ 13,5

Blé ............................ 13,5

Sorgho .......................... 13,5

Nil ............................ 16,0

Paddy .......................... 15,0

Riz ............................ 13,0

Dolique .......................... 15,0

Haricots ........................ 15,0

Arachides (décortiquées) .............. 7,0

Graines de coton .................... 10,0

Paves de cacao .................... 7,0

Coprah .......................... 7,0

Painristes ........................ 5,0

(1) Tire de "Manutention et ernmagasinage des graines alimentaires


dans les regions tropicales et subtropicales" (p. 58)
Collection FAO: Progras et mnise en valeur - Agriculture,
N2 90.
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- 51 -

Annexe 7

Liste de guelques institutions travaillant sur les mycotoxines

On trouvera ci-aprs une liste succincte de quelques-uns des instituts dont on sait
qu'ils s'occupent activement de divers aspects des mycotoxines. Les autres institutions
travaillant dana ce domaine sont invites a exposer briveuient leurs activits en matière
de mycotoxicologie. Ces renseignements seront gventuellement incl.us dans des versions
rvises de la prsente publication ou, le cas 6chgant, dans d'autres documents. S'adresser
au Croupe de la science alimentaire, du contr6le des aliments et de Ia protection du
consonunateur, Service de la science et des normes alimentaires, Division des politiques
alimentaires et de la nutrition, FAO, 00100, Rome, Italie.

Brsil 1. Universidade de Sao Paulo


Depto. de Tecnologia Rural
E.S.A. Luiz de Queiroz
13.400-Piracicaba, S.P.

Aflatoxines
Ochratoxines

2. Instituto Adolfo Lutz


Av. Dr. Arnaldo
Sao Paulo. S.P.
Aflatoxines
Ochratoxines
Canada Health and Welfare Canada

1. Health Protection Branch


Ottawa, Ont. KIA

Analyse des mycotoxines


Toxicologie des toxines de Pnicillium

2. Health of Animals Branch


Animal Pathology Division
115 Veterinary Road
Saskatoon, Sask. S7N 2R3

Analyse des mycotoxines


Toxicologic des mycotoxines

Danemark Institut d'hygiane et de microbiologie


Universit6 royale vtrinaire et agricole
Copenhague

a) Pathologic des mycotoxines


- 52 -

Rpubligue I. Centre f€dral de recherche sur les viandes


fdgrale Oscar-von-Miller Strasse 20
d'Allemagne 8650 Kulnibach

Toxines de Pénicillium
Toxines de Fusarium

2. Bureau fdral de la sant6


Institut Max von Pettenkofer
Thielallee 88/92
DI000 Berlin 33

Analyse des Inycotoxines


Toxicologie des mycotoxines

France Institut national de la recherche agronomique


Service des mycotoxines
16 rue Nicolas Fortin
75014 Paris

a) Analyse des mycotoxines

Inde 1. National Institute of nutrition


Hyderabad, A.P.

Toxicologie des mycotoxines


Enqu8tes 6pidxniologiques
Varit6s de semences rdsistantes

2. Vallabh Bai Patel Chest Institute


New Delhi

a) Biosynthèse des aflatoxines

3. Institut central de recherches


technologiques aliinentaires
Mys ore

Analyse, prvention, contr6le et d6toxification


Isolation, caractrisation et mdtabolisme des
chainpignons
Toxicologie
Etudes 6pidgmiologiques
Lutte contre les infestations par les insectes

4. The Overseas Merchandise Inspection Co.


Dr. A. B. Road
Wormy
Bomb ay-2 5

a) Analyse des aflatoxines


- 53 -

Israel Universitg hbraTque


Dparteinent de botanique
Laboratoire de mycologie et mycotoxicologie
Jrusa1em

a) Toxicologie des mycotoxines

Jan I. Institut de mdecine


Universit6 de Tokyo
T ak an awa
Tokyo

a) Toxines de Pnicillium

2. Institut de recherches alimentaires


Ministre de l'agriculture et des forts
Tokyo

a) Champignons toxignes des aliments entreposs

Pays-Bas Institut national de la santa publique


Borte postale 1, Bilthoven

Aspects microbiologiques des mycotoxines


Analyse
Toxicologie
Toxines: aflatoxines, ochratoxine A, patuline,
acide pnicillique, striginatocystiae,
ci trinine

Sri Lanka University of Sri Lanka


Department of Bacteriology
Peradeniya

Analyse
Dtoxification des aflatoxines

Imperial Chemical Industries Ltd.


Central Toxicology Laboratory
Alderley Park, Cheshire

a) Toxicologie des mycotoxines

Ministry of Agriculture, Fisheries and Food


Food Science Division
Great Westminster House
Horseferry Road, London, SWIP 2AE

a) Travaux de surveillance
- 54 -

Royaume -Uni 3. Tropical Products Institute


(Suite) 56/62 Gray's Inn Road
London, WCIX 8LIJ

Analyse des mycotoxines


Protection des produits entreposs

Etats-Unis United States Department of Agriculture, Science


d T Ainrigue and Education Administration

1. Agricultural Experiment Station


North Carolina State University
P.O. Box 5906
Raleigh, NC 27607

Contr8le des mycotoxines


Analyse des aflatoxines
Vulgarisation auprès des cultivateurs

2. Southern Regional Research Center


P.O. Box 19687
New Orleans, LA 70179

Analyse
Dtoxification et lutte

3. Northern Regional Research Center


Peoria, IL 61604

Aspects microbiologiques et entoinologiques


des mycotoxines
Contr6le des aflatoxines
D6toxification des aflatoxines
Analyse

4. Agricultural Experiment Station


P.O. Drawer ED
College Station, TX 77840

a) Aspects microbiologiques des mycotoxines

5. University of Mintiesot
Department of Plant Pathology
Minneapolis, Minn.

Toxines de Fusariuxn
Microbiologie des crales

6. Massachusetts Institute of Technology


Departnnt of Nutrition and Food Science
Cambridge, Mass.

a) Toxicologie des mycotoxines


- 55 -

Etats-Unis 7. Auburn University and Agricultural


d'Amrigue Experiment Station
(Suite) Botany and Plant Pathology Department
Auburn, AL 36830

a) Aspects microbiologiques des mycotoxines

8. United States Department of Health,


Education and Welfare
Food and Drug Administration
(various Divisions, viz. Chemistry
and Physics, Toxicology)
200 C Street, SW
Washington, DC 20204

Analyse
Toxicologie
Mycologie

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