3) Comparaison des deux méthodes (5
lignes)
La méthode du CMUP après chaque entrée reflète mieux l’évolution réelle des prix car elle
réactualise le coût à chaque approvisionnement ; elle est donc plus précise mais plus
complexe à gérer.
La méthode du CMUP en fin de période est simple, rapide et adaptée aux traitements
mensuels, mais elle lisse trop les variations de prix et peut fausser la valorisation du stock
intermédiaire.
La première méthode est préférée pour les suivis précis et continus ; la seconde pour les
entreprises recherchant simplicité et gain de temps.
Voici un tableau des avantages et inconvénients de la méthode Coût Unitaire Moyen
Pondéré (CUMP) — ce que tu peux dire en 5-6 lignes dans ton exercice. J’ai distingué les
deux variantes principales (CUMP après chaque entrée — permanente, et CUMP en fin de
période — périodique) mais les commentaires valent en général pour le CUMP.
✅ Avantages du CUMP
Simplicité & homogénéité : CUMP simplifie la gestion des stocks car on calcule un
seul coût moyen unitaire pour toutes les unités, sans avoir à suivre chaque lot
individuellement.
Lissage des variations de prix : cette méthode atténue l’impact des fluctuations de
prix d’achat (hausse ou baisse) sur la valeur du stock et le coût des sorties.
Stabilité financière et prévisionnelle : en utilisant un coût moyen, l’entreprise obtient
des résultats plus stables, ce qui facilite la planification, la fixation des prix de vente,
et la comparaison d’une période à l’autre.
Adapté aux produits homogènes / fongibles : quand les biens sont identiques
(matières premières, produits standardisés), le CUMP est particulièrement pertinent,
car il ne fait pas sens de distinguer les lots.
Gain de temps & gestion simplifiée : pour des entreprises avec beaucoup de
mouvements ou un volume important de stocks, la méthode réduit le suivi détaillé et
les calculs fastidieux, surtout si la gestion est informatisée.
⚠️Inconvénients / limites du CUMP
Moindre précision quand les coûts fluctuent fortement : si les prix d’achat varient
beaucoup, le coût moyen pondéré peut ne pas refléter le coût réel des unités vendues
ou en stock — on « mélange » les anciens et les récents prix.
Perte d’information sur les lots individuels : la méthode ne distingue pas les lots, ce
qui pose problème si on doit traquer l’origine, la date ou le coût d’acquisition des
articles (par exemple pour des produits périssables, ou des biens sous lots spécifiques).
Valorisation retardée selon la variante :
o En CUMP “fin de période” : les sorties ne sont valorisées qu’à la clôture —
cela peut poser un problème de suivi en temps réel, surtout si l’entreprise fait
de l’inventaire permanent.
o En CUMP “après chaque entrée” : les calculs sont fréquents et peuvent devenir
complexes si les entrées sont nombreuses — rarement pratique sans outil
informatique.
Moins de pertinence si les articles sont variés ou non homogènes : si les produits
sont très différents, de marques ou de qualités variées, leur coût moyen pondéré peut
masquer des différences importantes — ce qui fausse l’analyse des coûts.
💡 Quand le CUMP est-il particulièrement adapté / quand l’éviter ?
➤ Adapté quand les biens sont fongibles ou homogènes, les entrées fréquentes, et les
prix variables — typique des matières premières, stocks en grande quantité, etc.
➤ Moins adapté pour des stocks avec lots différents, des produits périssables ou des
biens à traçabilité stricte — dans ce cas, des méthodes comme FIFO (premier entré,
premier sorti) ou l’identification par lot peuvent être plus pertinentes.