0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
71 vues7 pages

SOKIMO

société minière de kilo moto

Transféré par

hervé yalungu
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
71 vues7 pages

SOKIMO

société minière de kilo moto

Transféré par

hervé yalungu
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1

APERÇU GÉNÉRAL SUR LA SOKIMO SA

a. Historique de l’exploitation de l’or par la SOKIMO SA

Le minerai d’or faisant aujourd’hui l’objet d’exploitation par la SOKIMO SA et ses


partenaires a été découvert dans les années 1903 par deux prospecteurs australiens (HANAN
et O’BRIEN) comme chargés de mission du gouvernement de l’Etat Indépendant du Congo.
Ceux-ci ont trouvé des graviers aurifères sur la rivière Agola, dans l’actuelle chefferie des
Banyali Kilo, territoire de Djugu. Une autre découverte de graviers aurifères fut faite en 1906
dans la rivière Moto, affluent de Kibali près de Moku dans l’actuelle province de Haut-Uélé
où Hanan planta un poteau signalétique de l’existence du gisement d’or8.
L’exploitation proprement dite a débuté en 1905 par celle alluvionnaire avec simple lavage
des graviers suivi de la récupération de l’or dans les sluices. Un effort considérable
d’investissement fut par la suite fourni pour l’exploitation mécanisée des alluvions, des mines
souterraines et à ciel ouvert, des usines de traitement et des services d’appui 9. Cette
exploitation fut dirigée par le prospecteur HANAN ous le contrôle direct de la colonie et sa
première usine date de 1924. Elle a continué à partir de 1926 sous le régime de la Société des
Mines d’Or de Kilo-Moto jusqu’en 1966.10
Avant cela, en 1964, à la suite du contexte politique du pays, la SOKIMO SA a connu un
départ d’environ 99% de son personnel expatrié, ce qui a sensiblement joué sur la partie
technique de sa main d’œuvre et son management11. Avec l’avènement de la Zaïrianisation,
le gouvernement de Mobutu nationalisa la SOKIMO SA pour créer une nouvelle entité
appelée Office des Mines d’Or de Kilo-Moto (OKIMO), qui reviendra à partir du 24 avril
2009, la Société minière de Kilo-Moto (SOKIMO SA) dont l’Etat congolais reste actionnaire
unique.
L’OKIMO est parmi les entreprises publiques qui ont participé au développement local de
leur province.

8
Voix du Congo, « Etude sur l’orpaillage et l’utilisation du mercure dans l’exploitation
minière artisanale en Ituri » 2018, p. 8. (voir aussi
[Link]
9
Rapport de la sokimo : prévision budgétaire, page 2.
10
CdC/RN, Qui perd gagne, p. 5.
11
[Link]
[Link]
2

Ainsi, par exemple, dans sa recherche d’autonomie énergétique, l’entreprise a construit des
centrales hydroélectriques pour ses mines dont l’excédent était distribué à la population
riveraine dans une perspective de responsabilité sociétale des entreprises12.
A cela s’est ajouté le développement des activités de l’agriculture et d’élevage, la
construction et l’entretien des hôpitaux, des écoles primaires et secondaires ainsi que
l’exploitation forestière. Parmi les investissements sociaux de l’entreprise, on peut citer
notamment le Lycée Likovi à Bambu mines, l’Institut Zahabu ya Hekima à Kilo, l’Hôpital
Général de Référence de Bambu Mines. La contribution de l’OKIMO à une certaine époque
de son histoire a été déterminante dans l’amélioration de la balance des paiements de la RDC
étant donné qu’il constituait une voie formelle d’entrée des devises dans le pays et accroissait
la réserve de la Banque Centrale car sa production était essentiellement destinée à
l’exportation13. A cette époque, le personnel de l’OKIMO et la population riveraine vivaient
dans de meilleures conditions socio-économiques - aujourd’hui, toutes ces structures sont
dans un état de délabrement avancé par manque de moyen de maintenance et/ou de
réhabilitation14.

Evolution du statut juridique de la SOKIMO SA


La SOKIMO SA est une entreprise publique créée par l’ordonnance n° 66-419 du 15 juillet
1966 à la suite de sa nationalisation. En 2008, elle fut transformée en société commerciale par
l’article 4 de la loi n°08/008 du 7 juillet 2008 et les décrets n°09/11 et 09/12 du 24 avril 2009.
Elle a son siège social à Bunia, dans la province de l’Ituri15.

La SOKIMO SA détient des titres miniers dans les provinces de l’Ituri et Haut-Uélé, répartis
dans trois concessions (38, 39 et 40). Elle est immatriculée au nouveau registre du commerce
de la ville de Bunia sous le numéro NRC 2097, avec son numéro d’identification national 4-
128-N60251L ainsi que le numéro d’import-export PM/PP/007-11/I000411E/X16, RCCM 14-
B-0356/201417.

12
CdC/RN, La dernière turbine de Budana : épée de Damoclès pour l’électrification de l’Ituri,
p.6.
13
Rapport de la sokimo : prévision budgétaires 2011, page 2
14
Entretien du 8 juillet 2020 avec un des responsables de la SOKIMO
15
Voir [Link]
16
Rapport de la Sokimo : prévision budgétaires 2011, page 2,
17
Voir [Link] consulté le 17 juin 2020
3

Jusqu’en 1981, la SOKIMO SA a exploité directement les gisements miniers dans ses
concessions minières mentionnées ci-haut. C’est en 1982 qu’elle a conclu un premier contrat
de sous-traitance avec Auxeltra Beton, devenue plus tard Besix, en vue d’accroître sa
production d’or, et sa commercialisation18 Des résultats décevants amenèrent les parties à
résilier le contrat en 1984.

En 1985, Besix devient MINDEV, avec comme objectif de développer l’économie nationale
au moyen de l’or de Kilo-Moto. Après la signature d’un Protocole d’accord le 26 octobre
1988 entre OKIMO, MINDEV et Société Financière Internationale (SFI), un partenariat fut
conclu par le biais d’une convention cadre, ayant abouti à la constitution d’une société mixte
Kilo Moto Mining International, KIMIN en sigle. L’OKIMO a cédé à Explore Holding, une
société luxembourgeoise manifestement liée à MINDEV, une partie de ses titres dans
KIMIN. Cette cession, qui a conséquemment affaibli l’OKIMO, a permis à MINDEV et
Explor Holding de prendre le contrôle de KIMIN, en augmentant de manière conséquente
leurs parts dans la société, et diluant ainsi fortement la participation de l’OKIMO, ainsi
réduite à 13,78%19. Dès lors, l’OKIMO a conclu d’autres contrats, notamment, Mwana Africa
en 2004 (contrat d’amodiation), Kibali Gold SPRL en 2005 (contrat d’amodiation), Borgakim
Mining SPRL en 2005 (contrat d’amodiation), Blue Rose en 2003 (contrat d’amodiation),
Rambi en 2005 (contrat d’amodiation), Gorumbwa Mining SPRL en 2005 (contrat
d’amodiation), Alsesy Trading SPRL en 2012 (Contrat d’option), Amani Consulting en 2012
(contrat d’association), Giro Goldfields SPRL en 2012 (contrat d’association), Ulinzi
Goldmines SPRL en 2011 (Accord de confidentialité), Ashanti Goldfilds Kilo en 2010
(contrat d’association), Bon Génie Mining en 2011 (contrat d’option), Sivahera SPRL en
2011 (contrat d’amodiation), Mineral Invest en 2010 (contrat d’association), Randglod –
Anglogold Ashanti – Moto Gold – Border Energy – Kibali Jersey – Kibali Goldmines SPRL
en 2009 (contrat de cession des parts sociales), Ferro Swiss en 2011 (contrat d’association).

18
Les contrats de partenariat de la Sokimo
19
De Wolf & Partners, Rapport d’audit juridique des relations contractuelles entre
OKIMO et AngloGold Ashanti et KIMIN/AGK, 2006.
4

b. Les concessions minières de la SOKIMO SA

Les concessions minières en RDC sont des étendues couvertes par les gisements des minerais
et délimités dans l’espace par le biais du cadastre minier, un service technique au sein du
Ministère de mines20. C’est-à-dire une surface délimitée entièrement située à l’intérieur du
permis de recherches, du permis d’exploitation ou de la Zone Exclusive de Recherches dont
elle découle. Cette surface peut néanmoins chevaucher sur plusieurs permis contigus
appartenant au même titulaire. Si le gisement se trouve dans le voisinage immédiat des
limites, la surface devra être mesurée officiellement et bornée conformément aux
prescriptions du règlement minier21. Dans les années 1980 ces concessions minières étaient
détenues en majorité par les entreprises publiques. Notre constat est qu’actuellement, les

20
Voir Article 24 de l’Ordonnance-loi no 81-013 du 02 avril 1981 portant législation
générale sur les Mines et les Hydrocarbures
21
Voir Article 24 de l’Ordonnance-loi no 81-013 du 02 avril 1981 portant législation
générale sur les Mines et les Hydrocarbure
5

entreprises publiques ne sont plus productrices car leurs lacunes techniques et financières les
empêchent de participer directement à l’exploitation minière. Elles ont plutôt tendance à
signer des partenariats avec des sociétés privées, au sein desquelles elles fournissent un
apport en nature (le terrain), et le cocontractant privé fournit les fonds et le savoir
technique22.
Les concessions minières de la SOKIMO SA se trouvent à cheval sur deux provinces, à
savoir celle de l'Ituri et celle du Haut-Uélé. Elle dispose des droits exclusifs de l'exploitation
2
de l'or sur une zone de 83.000 Km dans les deux provinces citées ci-haut. Cette superficie a
été répartie en trois concessions depuis les années 196023 à savoir :
Concession 38 (C38)
La concession 38 a été accordée par l'Arrêté n° 206/CAB/TME du 15 novembre 1968
2
pour une période de 30 ans. Cette concession couvre une superficie de 4560 Km dans la
partie nord de la réserve de SOKIMO SA, autour des centres de Durba et Watsa.
Concession 39 (C39)
2
Instituée par l’Arrêté précité, la concession 39 d’une superficie de 4880 Km est située au
nord de la province de l’Ituri, autour des centres Djalasiga et Zani.
Concession 40 (C40)
Elle a été instituée par l'Arrêté du 15 novembre 1968 et couvre les anciennes
concessions minières de Vieux Kilo, Pilipili, Nzebi, Kanga, Mongbwalu, Tchuru, Loga,
Litchunga, Dzipwambu, Musoma, Nizi, Talolo et Rusa, avec une superficie de 8191 Km2 qui
va de Baku à Gety en passant par Irumu, Bogoro et Ngote en touchant le lac Albert vers la
rivière Adzi et le pied de Mont Korovi, inclus la cité de Bunia.
Conformément au code minier révisé en 2018, les anciennes concessions minières ont été
transformées en 49 Permis d’Exploitation, tandis que les anciennes zones exclusives de
recherche (ZER) continuent à être transformées en Permis de Recherche (PR)24.

22
Une observation appuyée par le préambule de la loi n° 08/008 du 7 Juillet 2008
portant dispositions générales relatives au désengagement de l'Etat des entreprises du portefeuille
23
[Link] consulté le 17 juin 2020.
24
[Link] (consulté le 17 juin 2020)
6
7

Vous aimerez peut-être aussi