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Les textes explorent les thèmes de l'identité, des stéréotypes et de la domination sociale à travers les expériences d'Amine Maalouf, Frantz Fanon et Pierre Bourdieu. Maalouf aborde la complexité de son identité chrétienne et arabe, tandis que Fanon analyse l'impact des stéréotypes raciaux sur l'identité noire et la domination coloniale. Bourdieu, quant à lui, met en lumière la construction sociale des rôles de genre et la violence symbolique qui maintient la domination masculine.

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Les textes explorent les thèmes de l'identité, des stéréotypes et de la domination sociale à travers les expériences d'Amine Maalouf, Frantz Fanon et Pierre Bourdieu. Maalouf aborde la complexité de son identité chrétienne et arabe, tandis que Fanon analyse l'impact des stéréotypes raciaux sur l'identité noire et la domination coloniale. Bourdieu, quant à lui, met en lumière la construction sociale des rôles de genre et la violence symbolique qui maintient la domination masculine.

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▪ « L’examen de l’identité » Les Identités meurtrières d'Amine Maalouf :

« Le fait d'être chrétien et d'avoir pour langue maternelle l'arabe, qui est la langue sacrée de
l'islam, est l'un des paradoxes fondamentaux qui ont forgé mon identité. Parler cette langue tisse
pour moi des liens avec tous ceux qui l'utilisent chaque jour dans leurs prières et qui, dans leur
très grande majorité, la connaissent moins bien que moi ; lorsqu'on se trouve en Asie centrale,
et qu'on rencontre un vieil érudit au seuil d'une medersa timuride, il suffit de s'adresser à lui en
arabe pour qu'il se sente en terre amie, et pour qu'il parle avec le cœur comme il ne se hasarderait
jamais à le faire en russe ou en anglais. Cela dit, le fait d’être à la fois arabe et chrétien est une
situation fort spécifique, très minoritaire, et pas toujours facile à assumer ; elle marque
profondément et durablement la personne ; s’agissant de moi, je ne nierai pas qu’elle a été
déterminante dans la plupart des décisions que j’ai dû prendre au cours de ma vie, y compris
celle d’écrire le livre. En prenant séparément ces deux éléments de mon identité, je me sens
proche, soit par la langue soit par la religion, d’une bonne moitié de l’humanité ; en prenant ces
deux mêmes critères simultanément, je me retrouve confronté à ma spécificité. [...] Ce
jugement, ce regard distant, ce refus de prendre les armes ne sont pas sans rapport avec mon
appartenance à une communauté marginalisée. »

1. Comment Amine Maalouf définit-il son identité multiple à travers les notions de
langue et de religion ?
2. Quels types de préjugés ou de stéréotypes sont évoqués dans le texte, et comment
influencent-ils le regard des autres sur l’auteur ?
3. Selon vous, comment cet extrait illustre-t-il la tension entre appartenance collective
et singularité individuelle ?

▪ « Peau noire, masques blancs » (1952) de Frantz Fanon :

« Je me découvre un jour dans un monde où les Blancs exercent un pouvoir sans limites. Je
prends alors conscience qu’un regard me fixe, un regard dont je suis l’objet et qui m’enferme
dans une image réductrice. [...] Le stéréotype racial impose au Noir une identité fabriquée, un
masque derrière lequel il doit dissimuler son être véritable. Cette réduction de l’autre à un
ensemble de clichés simplistes ne vise pas seulement à rassurer le colonisateur : elle est une
arme d’aliénation. Les préjugés, véhiculés par les structures sociales et les récits coloniaux,
justifient la domination en établissant une hiérarchie symbolique entre les races. L’homme noir
devient une caricature aux yeux du Blanc et, à force, aux siens propres. Cette intériorisation des
stéréotypes conduit à une lutte interne pour la reconnaissance, mais aussi à une aliénation
profonde. »

1. Comment les stéréotypes raciaux décrits par Fanon affectent-ils à la fois la perception
des autres et la construction de soi ?
2. En quoi les stéréotypes et préjugés évoqués par Fanon servent-ils à maintenir une
structure de domination sociale ?
3. Pensez-vous que l’aliénation évoquée par Fanon est encore pertinente dans les sociétés
contemporaines ? Pourquoi ?

▪ « La domination masculine » de Pierre Bourdieu (1998)

« La division du travail entre les sexes, dans ses aspects les plus banals et les plus quotidiens, semble
aller de soi, comme inscrite dans l’ordre naturel des choses. Cette apparente évidence est le produit d’un
long processus de socialisation, par lequel les femmes et les hommes intériorisent des schémas de pensée
et d’action différents. Les rôles féminins, souvent associés à la douceur, à la soumission ou aux tâches
domestiques, sont perçus comme naturels, alors qu’ils sont en réalité le résultat d’une construction
sociale. Les femmes finissent par se conformer à ces attentes, non pas par contrainte explicite, mais
parce qu’elles les ressentent comme légitimes. Cette violence symbolique agit ainsi de manière invisible
: les dominées participent à leur propre domination en acceptant, souvent inconsciemment, les normes
imposées. »

1. Comment Bourdieu explique-t-il que les normes de genre sont perçues comme
naturelles par les individus ?
2. Qu’entend Bourdieu par le concept de "violence symbolique" ?
3. En quoi la discrimination de genre décrite par Bourdieu est-elle encore présente
dans nos sociétés contemporaines ?

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