Conditions Particulières
d’Hygiène et de
Salubrité Applicables dans
les Établissements de
Restauration
Section 1 : Objet et Champ d’Application
Article 1 :
Conformément aux dispositions de l’article 59 du décret exécutif n°17-140
du 11 avril 2017, le présent arrêté a pour objet de fixer les conditions
particulières d’hygiène et de salubrité applicables dans les établissements
de restauration.
Article 2 :
Les dispositions du présent arrêté s’appliquent à tous les établissements
de restauration, sous toutes leurs formes, y compris la vente ambulante
et les distributeurs automatiques.
Section 2 : Définitions
Article 3 — Définitions
Au sens du présent arrêté, les termes ci-après sont définis comme suit :
1. Établissement de restauration
Lieu où les aliments sont préparés, exposés, mis en vente, servis
ou distribués au consommateur.
Il peut s’agir d’un restaurant traditionnel, d’un service de restauration
rapide, d’un libre-service, d’une cantine, d’un traiteur ou de toute autre
structure proposant des repas préparés.
2. Restauration collective
Activité de restauration hors domicile dans laquelle les repas
sont fournis à un groupe de consommateurs réguliers, dans un
cadre social ou professionnel (ex. : cantines scolaires, hôpitaux,
entreprises, administrations, etc.).
3. Cuisine centrale
Établissement où sont produites et conditionnées des préparations
culinaires destinées à être livrées à un ou plusieurs restaurants
satellites pour distribution ou service.
Ces cuisines doivent disposer d’équipements adaptés
au refroidissement rapide, à la conservation, au conditionnement
et au transport sécurisé des denrées.
4. Restaurant satellite
Lieu de réception, de stockage, de remise en température et de
service des aliments préparés dans une cuisine centrale.
Ces établissements assurent la dernière étape avant la
consommation et doivent garantir le maintien des températures
réglementaires.
5. Libre-service
Établissement dans lequel les clients se servent eux-mêmes,
totalement ou partiellement, à partir de présentoirs, vitrines ou buffets.
Le personnel y assure la surveillance, le réassortiment et la propreté des
installations.
6. Préparations culinaires
Ensemble des aliments ou boissons destinés à être consommés
chauds ou froids, incluant notamment les repas rapides, sandwichs,
pizzas, grillades, plats cuisinés, desserts, etc.
7. Liaison froide
Mode d’organisation dans lequel les préparations culinaires sont
refroidies rapidement après cuisson, puis conservées par le
froid (entre 0°C et +4°C) jusqu’à leur remise en température ou leur
consommation.
8. Liaison chaude
Mode d’organisation dans lequel les préparations culinaires sont
conservées à chaud (à +63°C minimum) depuis la fin de cuisson jusqu’à
leur distribution ou leur consommation.
Section 3 : Aménagements, Équipements et Ustensiles
Article 4 :
Tout établissement de restauration doit répondre aux exigences suivantes :
• Être de dimension suffisante pour permettre une organisation rationnelle du travail et éviter
toute contamination croisée ;
• Être salubre, c’est-à-dire maintenu en bon état de propreté et exempt de nuisibles ;
• Être bien aéré afin d’assurer un renouvellement d’air adéquat ;
• Être correctement éclairé (naturel ou artificiel) pour garantir la visibilité et la sécurité des
opérations ;
• Être conforme aux conditions générales d’hygiène et de salubrité fixées par la
réglementation en vigueur.
Article 5 :
1. Réception et stockage des denrées alimentaires
C’est la première zone du flux de travail.
· On y reçoit les matières premières (viandes, légumes, produits
secs, etc.).
· Cette zone doit être propre, abritée, ventilée et équipée
pour le contrôle à la réception (température, propreté,
conformité).
· Les denrées sont ensuite stockées selon leur nature :
o Produits secs → réserve sèche
o Produits frais → chambre froide positive
o Produits surgelés → chambre froide négative
But : éviter la contamination croisée dès la réception.
2. Préparation des aliments
C’est la zone de transformation.
· On y lave, découpe, cuit, ou prépare les ingrédients.
· Elle doit être séparée physiquement de la zone de
réception pour éviter la contamination.
· L’organisation interne doit suivre la marche en avant (les
aliments avancent d’un état sale vers un état propre sans retour en
arrière).
But : garantir la sécurité et la salubrité des aliments pendant la
préparation.
3. Conditionnement et stockage des produits préparés
Une fois préparés, les plats ou produits doivent être :
· Emballés, étiquetés et protégés, selon la méthode de
conservation (chaud, froid, ou sous vide).
· Stockés séparément des produits bruts.
But : éviter toute recontamination après la préparation.
4. Salle de restauration (le cas échéant)
C’est la zone ouverte au public, où les plats sont servis.
· Elle doit être propre, ventilée, et dotée de mobilier
lavable.
· Les accès entre la salle et la cuisine doivent être maîtrisés
(pas de passage sale/propre confus).
But : offrir un environnement sain et agréable aux clients.
5. Local de stockage des produits de nettoyage et matériel
d’entretien
· Cette zone doit être séparée des denrées alimentaires.
· On y garde les produits chimiques (détergents, désinfectants)
et le matériel de nettoyage (balais, seaux, serpillières).
But : éviter toute contamination chimique des aliments.
6. Dépôt temporaire des déchets
· Zone réservée aux déchets organiques et emballages
usagés.
· Elle doit être à l’écart des zones de production et de
stockage.
· Le local doit être ventilé, facile à nettoyer et fermé pour
éviter les nuisibles.
But : gérer les déchets sans risque d’insalubrité.
7. Vestiaires et sanitaires du personnel
· Permettent au personnel de se changer, se laver les mains
et ranger leurs effets personnels avant d’entrer en zone de
travail.
· Ils doivent être propres, séparés des zones de
préparation, et distincts pour hommes et femmes.
But : prévenir la contamination des aliments par le personnel.
8. Sanitaires destinés à la clientèle
· Situés en dehors des zones de préparation et stockage.
· Doivent être propres, ventilés, avec lavabo, savon et
essuie-mains.
But : garantir le confort et l’hygiène des clients sans interférer avec la
production alimentaire.
En résumé
Cet aménagement vise à assurer :
La séparation des circuits propres et sales
La sécurité sanitaire des aliments
Le confort du personnel et des clients
La conformité aux normes HACCP et hygiène alimentaire
Article 6 :
️Contexte réglementaire
Normalement, dans un établissement de restauration, les sanitaires du
personnel doivent être séparés de ceux des clients pour éviter :
· Les croisements entre le personnel en tenue de travail et le
public,
· Les risques de contamination croisée (vêtements de travail,
mains souillées, etc.).
Mais dans certains cas spécifiques, cette séparation n’est pas
obligatoire.
Cas des petites structures
Lorsqu’il s’agit de :
· Petits restaurants ou snacks de moins de 50 places,
· Ou d’établissements intégrés à des lieux publics comme :
o des grandes surfaces,
o des marchés couverts,
o des foires,
o ou des aires de restauration communes (food-courts),
il est toléré que les installations sanitaires soient communes au
personnel et aux clients.
Conditions à respecter malgré tout
Même si elles sont communes, les installations doivent :
· Être propres, fonctionnelles et bien entretenues,
· Comporter au minimum :
o un lavabo avec eau potable,
o du savon et un moyen de séchage hygiénique
(essuie-mains jetables ou séchoir),
o des toilettes séparées par sexe si possible,
· Être facilement accessibles pour le personnel sans passer
par des zones à risque (ex. salle de restauration).
But de cette disposition
Faciliter l’installation de petits opérateurs sans exiger des travaux
coûteux,
Tout en maintenant un niveau d’hygiène satisfaisant,
Et en assurant le respect des exigences minimales de sécurité
alimentaire.
Article 7 :
Objectif général
Les sanitaires destinés à la clientèle doivent garantir un haut niveau
d’hygiène, de confort et de sécurité sanitaire.
Ils reflètent directement l’image du restaurant et participent à la
prévention des risques de contamination croisée (mains sales →
manipulation d’aliments ou d’objets partagés).
Exigences détaillées
1. Lavabo avec eau courante (chaude et froide)
→ Permet aux utilisateurs de se laver correctement les mains, quelle
que soit la température souhaitée.
→ L’eau chaude aide à éliminer les graisses et à renforcer l’efficacité
du savon.
2. Savon liquide
→ Le savon liquide est plus hygiénique que le savon solide, car il
évite la contamination par contact.
→ Il doit être disponible en permanence dans un distributeur
propre et fonctionnel.
3. Essuie-mains à usage unique ou sèche-mains
→ L’essuie-mains jetable limite la propagation de bactéries.
→ Le sèche-mains électrique est acceptable s’il est sans contact
manuel (capteur infrarouge).
4. ️Poubelle propre et fonctionnelle
→ Doit être fermée, vidée et nettoyée régulièrement, surtout si
elle reçoit des essuie-mains usagés.
→ De préférence à pédale, pour éviter le contact manuel.
5. Toilettes avec chasse d’eau et papier hygiénique
→ Obligation de fonctionnement permanent.
→ Le papier doit être disponible en continu et la chasse d’eau
opérationnelle pour éviter toute insalubrité.
6. Miroir
→ Élément de confort et d’hygiène personnelle pour les clients,
souvent exigé par les règlements sanitaires.
→ Doit être propre, sans taches ni fissures.
Conclusion
Ces exigences permettent :
· de préserver la santé publique,
· de garantir le confort des clients,
· et de répondre aux inspections d’hygiène (HACCP ou
autorités locales).
Article 8 :
️Exigences relatives aux équipements et matériels
1. Conformité à la réglementation en vigueur
Tous les équipements (machines, ustensiles, plans de travail, friteuses,
fours, lave-mains, etc.) et matériels utilisés dans une unité alimentaire
doivent respecter :
· Les normes d’hygiène et de sécurité alimentaire (par
exemple : surfaces faciles à nettoyer, matériaux non toxiques,
résistants à la corrosion et aux produits de nettoyage) ;
· Les normes électriques, thermiques et de sécurité au
travail ;
· Les réglementations locales (arrêtés sanitaires, normes
algériennes ou européennes selon le cas).
Objectif :
Assurer que le matériel ne présente aucun risque de contamination
(chimique, physique ou microbiologique) des denrées alimentaires.
Exemples :
· Utiliser de l’inox alimentaire (AISI 304 ou 316) pour les
surfaces de contact avec les aliments ;
· Éviter le bois ou les matériaux poreux dans les zones de
préparation ;
· S’assurer que les équipements disposent de certificats de
conformité ou marquage CE.
️2. Chambres froides et congélateurs : enregistrement et suivi
des températures
Les équipements de réfrigération (chambres froides, réfrigérateurs,
congélateurs) doivent être :
· Équipés d’un thermomètre visible ou d’un système
d’enregistrement automatique de la température (enregistreur
ou afficheur numérique) ;
· Facilement consultables par le personnel (sans démontage
ni manipulation complexe) ;
· Vérifiés et enregistrés quotidiennement dans une fiche
de suivi des températures (traçabilité HACCP).
Objectif :
Garantir la maîtrise de la chaîne du froid, éviter la prolifération
bactérienne et assurer la sécurité microbiologique des aliments.
Exemples de seuils :
· Chambre froide positive : +0 °C à +4 °C
· Congélateur : –18 °C ou moins
En résumé :
· Les matériels doivent être sûrs, adaptés et entretenus.
· Les chambres froides doivent enregistrer et afficher les
températures pour assurer un contrôle permanent.
· Ces exigences sont essentielles pour prévenir toute non-
conformité lors des audits HACCP ou inspections sanitaires.
Article 9 :
Interdiction des objets étrangers, produits contaminants,
animaux et plantes dans les zones alimentaires
1. Principe général
La présence d’objets ou de substances non liés à la production
alimentaire constitue une source majeure de contamination physique,
chimique ou biologique.
Ainsi, il est strictement interdit d’introduire ou de conserver dans les
zones de stockage, de préparation ou de conditionnement :
· Des objets personnels (sacs, bijoux, téléphones, stylos non
hygiéniques, clés, etc.) ;
· Des produits contaminants (produits ménagers non
autorisés, carburants, peintures, lubrifiants non alimentaires, etc.) ;
· Des animaux (domestiques, nuisibles ou même décoratifs) ;
· Des plantes en pot ou fleurs naturelles, pouvant être
vectrices de poussière, d’insectes ou de micro-organismes.
2. Objectif sanitaire
Cette règle vise à :
· Prévenir la contamination croisée entre les zones propres
et les zones externes ;
· Éliminer les risques physiques (verre, métal, plastique,
cheveux, etc.) ;
· Éviter l’introduction de nuisibles attirés par la nourriture
ou les plantes ;
· Maintenir un environnement maîtrisé et conforme aux
normes d’hygiène alimentaire.
3. Application pratique
· Seuls les outils et équipements nécessaires à l’activité
doivent être présents dans la zone de travail.
· Les objets personnels doivent être rangés dans les
vestiaires.
· Les produits de nettoyage sont stockés dans un local
séparé, identifié et ventilé.
· Un plan de nettoyage et de vérification quotidienne doit
inclure une rubrique “absence d’objets ou animaux étrangers”.
4. Sanctions et vérification
Le responsable hygiène ou qualité effectue des contrôles réguliers.
Toute non-conformité constatée (présence d’un objet interdit, animal, etc.)
doit être :
· Signalée immédiatement,
· Enregistrée dans la fiche de non-conformité,
· Et suivie d’une action corrective (nettoyage, rappel du
personnel, formation, etc.).
FICHE DE CONTRÔLE – PROPRETÉ ET CONFORMITÉ DES ZONES
DE TRAVAIL
Établissement : ___________________________
Zone contrôlée : ___________________________
Date : ____ / ____ / _______
Contrôleur : ___________________________
Signature : ___________________________
| N° | Point de contrôle | Conforme (Oui/Non) | Observations /
Anomalies constatées | Actions correctives réalisées / à prévoir |
Responsable | Date de vérification suivante |
|:--:|:--------------------------------------|::--:|:---------------------------------------|:-----------
-----------------------------------|:----------------|:-------------------------------|
| 1 | Absence d’objets étrangers dans la zone | ☐ Oui ☐ Non | | | | |
| 2 | Absence de produits contaminants non autorisés | ☐ Oui ☐ Non | | | | |
| 3 | Absence d’animaux ou insectes | ☐ Oui ☐ Non | | | | |
| 4 | Absence de plantes ou décorations non conformes | ☐ Oui ☐ Non | | | |
|
| 5 | Propreté générale des surfaces et équipements | ☐ Oui ☐ Non | | | | |
| 6 | État des sols, murs et plafonds (propres et sains) | ☐ Oui ☐ Non | | | | |
| 7| Présence de matériel exclusivement alimentaire | ☐ Oui ☐ Non | | | | |
| 8| Produits de nettoyage rangés dans le local prévu | ☐ Oui ☐ Non | | | | |
| 9| Tenue du personnel conforme et propre | ☐ Oui ☐ Non | | | | |
| 10 | Présence et lisibilité de la signalisation hygiène | ☐ Oui ☐ Non | | | | |
Fréquence des contrôles :
· Quotidienne pour les zones de préparation
· Hebdomadaire pour les zones de stockage
· Mensuelle pour les vérifications générales
Objectif :
Assurer la maîtrise de l’environnement de travail, prévenir toute
contamination croisée et maintenir la conformité du site aux
exigences HACCP et réglementaires.
Article 10 à 12 :
Conditions d’hygiène et d’aménagement des zones de
préparation
1. Aération et ventilation
Les zones de préparation doivent être :
· Correctement aérées afin d’assurer un renouvellement
constant de l’air ;
· Équipées d’une hotte aspirante performante, permettant
d’évacuer les vapeurs de cuisson, fumées, graisses et odeurs ;
· Entretenues régulièrement (nettoyage des filtres, vérification
du débit d’air).
Objectif :
Éviter la condensation, la formation de moisissures et la contamination de
l’air ambiant par des particules grasses ou poussiéreuses.
2. Éviers et points d’eau
Les éviers doivent :
· Être propres, en bon état et fabriqués en matériau lisse,
non poreux et facile à désinfecter (inox recommandé) ;
· Être alimentés en eau chaude et froide, avec des robinets
fonctionnels et si possible à commande non manuelle (pédale,
genou, cellule) ;
· Être utilisés selon leur destination :
o Évier de lavage des aliments,
o Évier de lavage du matériel,
o Lave-mains distinct pour le personnel.
Objectif :
Garantir une hygiène parfaite des aliments et des ustensiles, et éviter
toute contamination croisée.
3. Linges, torchons, chiffons et ustensiles
Les torchons, chiffons et ustensiles utilisés doivent :
· Être propres, secs et en bon état ;
· Être réservés à un usage spécifique (ex. : un chiffon pour
les tables, un autre pour les plans de travail) ;
· Être changés régulièrement et lavés à haute
température ;
· Les ustensiles doivent être désinfectés après chaque
usage et entreposés proprement.
Objectif :
Éviter la propagation de germes et assurer la maîtrise de la propreté du
matériel en contact avec les aliments.
4. Trousse de premiers soins
Une boîte à pharmacie complète doit être :
· Disponible en permanence dans la zone de travail ou dans
un endroit facilement accessible ;
· Signalée clairement (pictogramme croix verte) ;
· Vérifiée régulièrement pour remplacer les produits périmés
ou manquants ;
· Réservée aux premiers secours uniquement.
Contenu recommandé :
Pansements stériles, désinfectant, compresses, ciseaux, gants jetables,
sparadrap, pommade antiseptique, notices de premiers secours.
Objectif :
Permettre une intervention rapide en cas de coupure, brûlure ou
blessure mineure, tout en assurant la sécurité et la continuité des
activités.
Section 4 : Hygiène des Denrées Alimentaires
Articles 13 à 18 — Hygiène et conservation des denrées
alimentaires
Article 13 — Protection des denrées contre les souillures et
contaminations
Les denrées alimentaires doivent être :
· Conservées à l’abri de toute contamination (poussières,
insectes, projections, contact avec le sol ou autres produits non
alimentaires) ;
· Stockées dans des contenants fermés, propres et
adaptés ;
· Protégées des sources de chaleur, d’humidité et de
lumière directe.
Objectif :
Garantir l’intégrité sanitaire des produits et prévenir toute contamination
physique, chimique ou microbiologique.
Article 14 — Interdiction des produits altérés ou moisis
Tout produit :
· Présentant des signes d’altération (changement de couleur,
odeur suspecte, moisissure, texture anormale) ;
· Ou dépassant sa date limite de consommation (DLC)
est strictement interdit à la manipulation, la préparation ou
la vente.
Ces produits doivent être :
· Isolés immédiatement,
· Étiquetés comme “non conformes”,
· Et éliminés selon la procédure de gestion des déchets
alimentaires.
Article 15 — Stockage sur étagères propres et adaptées
Les denrées doivent être :
· Placées sur des étagères propres, lisses, lavables et non
oxydables (inox, plastique alimentaire, etc.) ;
· Jamais posées à même le sol (hauteur minimale : 15 à 20
cm) ;
· Classées par catégorie (matières premières, produits finis,
produits secs, emballages).
Objectif :
Faciliter le nettoyage, la ventilation et la traçabilité des produits stockés.
Article 16 — Conservation à température réglementaire
Les produits réfrigérés ou congelés doivent être maintenus :
· Produits réfrigérés : entre 0 °C et +4 °C
· Produits congelés : à –18 °C ou moins
Chaque équipement frigorifique doit :
· Être muni d’un thermomètre visible ou d’un système
d’enregistrement automatique ;
· Faire l’objet d’un suivi quotidien via une fiche de contrôle
de température.
Objectif :
Assurer la chaîne du froid, prévenir la multiplication microbienne et
garantir la sécurité alimentaire.
Article 17 — Séparation des aliments crus et prêts à
consommer
Il est obligatoire de séparer :
· Les aliments crus (viande, poisson, volaille, œufs) ;
· Des aliments prêts à consommer (plats cuits, salades,
desserts, charcuteries).
Cette séparation s’applique :
· Aux zones de travail (plans de travail distincts ou nettoyés
entre chaque opération),
· Aux ustensiles et couteaux (code couleur recommandé),
· Aux contenants et réfrigérateurs (zones séparées).
Objectif :
Éviter la contamination croisée entre produits potentiellement
dangereux et aliments déjà sains.
Article 18 — Utilisation et entretien des huiles de friture
Les huiles de friture doivent :
· Être filtrées avant chaque usage pour éliminer les résidus
de cuisson ;
· Être remplacées immédiatement dès qu’un changement de
couleur, d’odeur ou de goût est constaté ;
· Ne jamais être utilisées au-delà de leur point de fumée.
Un registre de suivi de changement d’huile est recommandé.
Objectif :
Prévenir la formation de composés toxiques (acroléine, peroxydes) et
garantir la qualité organoleptique des aliments frits.
Section 5 : Préparations en Liaison Chaude
Article 19 — Maintien en température des préparations
culinaires
Principe général
Les préparations culinaires cuites (plats chauds, sauces, soupes,
viandes, etc.) doivent être maintenues à une température minimale
de +63 °C jusqu’à leur service ou consommation.
La consommation doit impérativement avoir lieu le jour même de la
cuisson.
Objectif :
Empêcher la prolifération bactérienne dans la zone de danger
microbiologique (entre +10 °C et +60 °C) et garantir la sécurité
sanitaire des aliments servis.
Exigences pratiques
1. Contrôle de température :
o Utiliser un thermomètre alimentaire étalonné pour
vérifier la température interne des plats.
o Effectuer les contrôles avant le service et
périodiquement pendant la distribution.
o Noter les valeurs dans une fiche de suivi de
température des plats chauds.
2. Équipements adaptés :
o Utiliser des bains-marie, armoires chauffantes,
vitrines chauffantes ou chariots isothermes maintenant
au minimum +63 °C.
o Vérifier leur bon fonctionnement (température et
propreté).
3. Reconditionnement interdit :
o Les plats non consommés à la fin du service ne doivent
pas être réchauffés ni réutilisés le lendemain.
o Ils doivent être jetés conformément à la procédure de
gestion des déchets alimentaires.
Responsabilités
· Le chef de cuisine ou le responsable hygiène est chargé
du contrôle de la température et de la traçabilité des
enregistrements.
· Le personnel de cuisine doit être formé à l’utilisation
correcte du matériel de maintien en température et aux risques
liés au refroidissement non maîtrisé.
Points critiques HACCP
· CCP (Point critique de contrôle) : Température ≥ +63 °C
· Fréquence du contrôle : À chaque service / toutes les 2
heures en maintien prolongé
· Action corrective : Si T° < +63 °C → réchauffage rapide à
+75 °C minimum ou élimination du produit.
Section 6 : Préparations en Liaison Froide
️Articles 20 et 21 — Refroidissement rapide et conservation
des préparations culinaires
Article 20 — Refroidissement rapide des préparations
Les préparations culinaires destinées à être servies froides ou
remises en température ultérieurement doivent être refroidies
rapidement après cuisson.
Exigence réglementaire :
· La température à cœur du produit doit atteindre +10 °C en
moins de 2 heures après la fin de la cuisson.
· Ensuite, le produit doit être maintenu entre 0 °C et +4 °C
jusqu’à sa consommation ou remise en température.
️Méthodes recommandées :
· Utiliser une cellule de refroidissement rapide
(refroidisseur blast chiller) ;
· Répartir les aliments en portions fines ou en bacs peu
profonds pour accélérer la descente en température ;
· Éviter de couvrir les bacs avant refroidissement complet ;
· Étiqueter clairement chaque préparation avec la date et
l’heure de refroidissement.
Objectif :
Limiter la croissance microbienne dans la zone critique de température
(+10 °C à +60 °C), où les bactéries se multiplient très rapidement.
Traçabilité :
Chaque lot refroidi doit faire l’objet d’un enregistrement des
températures dans une fiche de suivi du refroidissement rapide.
Article 21 — Durée maximale de conservation
Une fois refroidies et conservées à température maîtrisée :
· Les préparations culinaires doivent être consommées ou
utilisées dans un délai maximum de 3 jours à compter de la
date de préparation.
· Au-delà de ce délai, elles doivent être éliminées (non
recongelées, non mélangées avec de nouvelles préparations).
️Précautions complémentaires :
· Toujours respecter la chaîne du froid lors de la manipulation
et du stockage.
· Étiqueter chaque produit avec :
o le nom de la préparation,
o la date et l’heure de préparation/refroidissement,
o la date limite de consommation (DLC).
Objectif :
Assurer la sécurité microbiologique et la traçabilité totale des
produits, conformément aux exigences HACCP.
Synthèse HACCP :
Étape Danger Mesure de Limit Fréquenc Action
principal maîtrise e e de correcti
critiq contrôle ve
ue
Refroidisse Multiplicatio Refroidissem +10 Chaque Rejeter
ment n ent rapide °C en lot ou
microbienne <2h recuire
Conservatio Développem Température 0 °C Quotidien Éliminer
n ent du froid à +4 ne le
bactérien maîtrisée °C produit
non
conform
e
Section 7 : Hygiène de la Zone de Restauration
️Articles 22 à 24 — Hygiène et service en salle de restauration
Article 22 — Interdiction des animaux dans la salle de
restauration
La présence d’animaux domestiques ou sauvages est strictement
interdite dans :
· La salle de restauration ;
· Les zones de préparation, de stockage ou de service des
aliments.
️Exception :
Uniquement les chiens d’assistance (chiens-guides pour personnes non
voyantes) sont autorisés, conformément à la réglementation.
Objectif :
Prévenir toute contamination microbiologique ou physique due à la
présence d’animaux (poils, salive, parasites, etc.) et préserver la
propreté et la sécurité sanitaire des locaux.
Article 23 — Nettoyage et désinfection des tables
Après le départ de chaque client, les tables, chaises et supports de
service doivent être :
· Nettoyés et désinfectés immédiatement à l’aide de
produits homologués pour le contact alimentaire ;
· Essuyés avec un chiffon propre ou un essuie à usage
unique ;
· Vérifiés régulièrement par le responsable de salle.
Un plan de nettoyage et désinfection (PND) doit préciser :
· Les fréquences (après chaque service ou client) ;
· Les produits utilisés ;
· Le personnel responsable.
Objectif :
Éviter la contamination croisée entre clients successifs et maintenir un
environnement hygiénique et accueillant.
Article 24 — Présentation et protection des plats
1. Séparation des plats chauds et froids
Les plats doivent être présentés :
· Les plats chauds dans des dispositifs de maintien à +63 °C
minimum ;
· Les plats froids dans des vitrines ou bacs réfrigérés à +4 °C
maximum.
Cette séparation évite le transfert de chaleur, la condensation, et
limite la contamination croisée.
2. Protection en libre-service
En cas de buffet ou libre-service, les plats doivent :
· Être protégés des souillures (vitres de protection, cloches,
couvercles transparents) ;
· Être surveillés régulièrement pour remplacer les ustensiles
souillés ou les aliments exposés ;
· Être conservés à la bonne température :
o Froids : ≤ +4 °C
o Chauds : ≥ +63 °C
Les produits non consommés à la fin du service doivent être éliminés.
Objectif :
Garantir la sécurité sanitaire des aliments exposés au public et
maintenir leur qualité organoleptique (goût, texture, aspect).
Responsabilités
· Le chef de salle assure le respect des consignes d’hygiène
pendant le service.
· Le responsable hygiène vérifie la conformité des
températures, du nettoyage et de la présentation.
· Le personnel de service applique les procédures de
nettoyage et de protection des plats.
Section 8 : Hygiène du Personnel
️Article 25 — Hygiène du personnel
1. Propreté corporelle et vestimentaire
Tout le personnel doit maintenir une hygiène corporelle et
vestimentaire irréprochable, notamment :
· Prendre une douche quotidienne avant le service ;
· Porter une tenue de travail propre, dédiée exclusivement à
l’activité (blouse, tablier, coiffe, chaussures adaptées) ;
· Changer de tenue chaque jour ou dès qu’elle est souillée ;
· Attacher les cheveux et interdire tout bijou, montre, parfum
fort ou vernis à ongles ;
· Maintenir une hygiène des mains rigoureuse (lavage avant
et après toute manipulation d’aliments, après passage aux toilettes,
après contact avec des déchets ou de l’argent).
Objectif :
Prévenir la contamination microbiologique ou physique des aliments
par le personnel et assurer une image professionnelle de
l’établissement.
2. Séparation des fonctions – Caissier et manipulation des
aliments
Le caissier ne doit en aucun cas manipuler des denrées
alimentaires, même emballées.
· Son poste doit être distinct de la zone de préparation, de
service ou de stockage.
· En cas d’effectif réduit, une organisation claire doit être
mise en place pour éviter toute manipulation simultanée d’argent et
d’aliments.
Objectif :
Éviter toute contamination croisée entre l’argent, vecteur de germes, et
les produits alimentaires.
3. Lavage des mains après manipulation d’argent
Toute personne ayant manipulé de l’argent (espèces, carte, tickets) doit :
· Se laver soigneusement les mains à l’eau et au savon
avant tout contact avec les aliments ;
· Désinfecter si nécessaire à l’aide d’une solution
hydroalcoolique conforme aux normes d’hygiène alimentaire ;
· Respecter les procédures d’hygiène affichées dans la zone de
lavage.
Objectif :
Assurer la sécurité sanitaire des aliments servis et limiter la propagation
des micro-organismes.
Responsabilités
· Le responsable hygiène ou chef de service veille au port
correct de la tenue et à la discipline du personnel.
· Tout manquement est noté dans le registre d’hygiène et
peut donner lieu à un rappel ou à une sanction interne.
Section 9 : Service
️Articles 26 à 30 — Service et distribution des aliments
1. Utilisation d’ustensiles propres
Les aliments doivent être servis uniquement à l’aide d’ustensiles
propres et désinfectés (pinces, cuillères, louches, gants à usage
unique).
· Les ustensiles sont lavés et désinfectés après chaque
service ou dès qu’ils tombent au sol.
· Les gants alimentaires doivent être changés fréquemment
pour éviter toute contamination croisée.
Objectif :
Prévenir la contamination des aliments par contact direct avec les mains
ou des surfaces souillées.
2. Interdiction d’empilement et de soufflage
Il est strictement interdit :
· D’empiler des assiettes ou plats contenant des aliments
(afin d’éviter les contacts entre surfaces contaminées et aliments
prêts à consommer) ;
· De souffler dans les sachets, gobelets ou emballages
pour les ouvrir.
Objectif :
Garantir la sécurité microbiologique des repas et préserver l’hygiène du
service.
3. Service des boissons
Les boissons doivent être servies dans leurs récipients d’origine,
fermés et propres.
· Si un transvasement est nécessaire (ex. : carafe ou verre),
celui-ci doit être effectué dans des récipients propres et
désinfectés, immédiatement avant le service.
Objectif :
Éviter toute altération ou contamination de la boisson par contact avec
des ustensiles ou contenants non conformes.
4. Gestion des excédents alimentaires
Les aliments non consommés en fin de journée doivent être éliminés.
Toutefois, certaines préparations peuvent être conservées à titre
exceptionnel, uniquement si :
· Elles ont été refroidies rapidement selon la méthode
réglementaire (+10 °C en moins de 2 h) ;
· Elles sont identifiées, datées et stockées dans des
conditions conformes (0 °C à +4 °C) ;
· Leur durée maximale de conservation (3 jours) n’est pas
dépassée.
Objectif :
Empêcher la consommation de produits à risque et limiter les intoxications
alimentaires.
Section 10 : Nettoyage, Désinfection et Déchets
Article 31-32 :
Chaque établissement doit disposer d’un programme d’entretien et de
nettoyage affiché, précisant :
Les zones et équipements à nettoyer ;
Les méthodes et fréquences de nettoyage ;
Le plan de lutte contre les nuisibles.
Les déchets doivent être collectés dans des contenants étanches à
couvercles et désinfectés avant réutilisation.
Section 11 : Transport
Articles 33 à 35 — Transport et conditionnement des repas
1. Température de transport des repas chauds
Les repas chauds doivent être transportés et maintenus à une
température minimale de +63°C jusqu’à leur distribution.
· Le matériel de transport (conteneurs isothermes, chariots
chauffants, véhicules) doit garantir le maintien de la température
tout au long du trajet.
· Les contrôles de température doivent être enregistrés dans
une fiche de suivi avant le départ et à l’arrivée.
· Tout repas dont la température est inférieure à +63°C doit
être considéré non conforme et écarté de la distribution.
Objectif :
Empêcher la prolifération bactérienne et garantir la sécurité sanitaire
des plats servis chauds.
2. Température de transport des repas froids
Les repas froids doivent être conservés et transportés à une température
maximale de +4°C.
· Les véhicules doivent être équipés d’un système de
réfrigération ou de conteneurs isothermes adaptés.
· Les températures doivent être contrôlées régulièrement et
consignées sur un registre de transport.
· En cas de dépassement de température, une action
corrective immédiate doit être mise en œuvre (remplacement,
vérification du matériel, signalement).
Objectif :
Maintenir la chaîne du froid afin d’éviter toute contamination
microbienne.
3. Hygiène des récipients réutilisables
Les récipients et contenants réutilisables (bacs, boîtes, plats,
thermos, etc.) doivent être :
· Lavagés et désinfectés avant chaque utilisation ;
· Stockés dans un lieu propre et sec, à l’abri de la poussière
et des nuisibles ;
· Identifiés et entretenus pour éviter toute confusion entre
aliments crus et cuits ;
· Vérifiés régulièrement pour détecter tout signe d’usure,
fissure ou altération.
Objectif :
Garantir la propreté du matériel de transport et éviter toute
recontamination des aliments.
Section 12 : Restauration Ambulante et Plein Air
Articles 36 à 39 — Hygiène et transport en restauration mobile
1. Hygiène des véhicules de restauration
Les véhicules de restauration (food trucks, cantines mobiles, véhicules
de livraison de repas, etc.) doivent être conçus, entretenus et exploités
dans le respect strict des règles d’hygiène alimentaire.
Ils doivent disposer :
· D’un réservoir d’eau potable suffisant pour les besoins de
lavage et de préparation ;
· D’un système d’évacuation des eaux usées séparé et
fermé ;
· De surfaces faciles à nettoyer et désinfecter (inox,
plastique alimentaire, etc.) ;
· D’un espace de travail organisé, séparant les zones
propres (préparation) et sales (déchets, stockage).
Objectif :
Garantir des conditions sanitaires conformes lors de la préparation et du
service mobile des repas.
2. Maintien des températures réglementaires
Les préparations culinaires transportées ou servies à partir de
véhicules doivent être conservées aux températures suivantes :
· +63°C minimum pour les plats chauds ;
· +4°C maximum pour les plats froids.
Ces températures doivent être vérifiées à intervalles réguliers et
consignées sur une fiche de contrôle.
Les équipements frigorifiques ou chauffants embarqués doivent être en
bon état de fonctionnement et contrôlés périodiquement.
Objectif :
Prévenir tout risque de rupture de la chaîne du froid ou du chaud, cause
majeure de contamination microbienne.
3. Gestion des déchets
Il est formellement interdit d’abandonner ou de déverser des déchets
sur les lieux de stationnement ou de vente.
· Les déchets doivent être collectés dans des conteneurs
fermés, identifiés et adaptés à la nature des produits (alimentaires,
huiles usées, emballages).
· Ils doivent être évacués quotidiennement vers une
décharge ou un point de collecte autorisé.
· Une fiche de suivi de la gestion des déchets doit être
tenue à jour (quantités, fréquence, mode d’élimination).
Objectif :
Protéger l’environnement, éviter les nuisances et assurer la conformité
aux règles d’hygiène publique.
Section 13 : Distributeurs Automatiques
Articles 40 à 44 — Distributeurs automatiques et maintien en
température
1. Protection des distributeurs
Les distributeurs automatiques de denrées alimentaires ou de
boissons doivent être installés dans des zones :
· Propres, ventilées et protégées contre la poussière, les
insectes et toute source de contamination ;
· Facilement accessibles pour les opérations de nettoyage,
de désinfection et de maintenance ;
· Éloignées des sources de chaleur et des zones de passage
susceptibles de provoquer une pollution croisée.
Les ouvertures, bacs de récupération et surfaces de contact doivent être
fermées ou protégées lorsqu’elles ne sont pas utilisées.
Objectif :
Empêcher toute contamination des produits servis et assurer la sécurité
sanitaire des consommateurs.
2. Maintien en température des aliments distribués
Les denrées proposées via des distributeurs doivent être maintenues à
la température réglementaire selon leur nature :
· Plats chauds : +63°C minimum ;
· Plats froids : entre 0°C et +4°C maximum.
Les températures doivent être enregistrées automatiquement ou
relevées manuellement chaque jour sur une fiche de suivi.
Tout écart détecté doit faire l’objet d’une action corrective immédiate
(réglage, réparation, retrait des produits non conformes).
Objectif :
Assurer le respect de la chaîne du froid ou du chaud et garantir la qualité
sanitaire des aliments.
3. Nettoyage, entretien et identification
· Les distributeurs doivent faire l’objet d’un nettoyage et
d’une désinfection réguliers, selon un plan d’hygiène
documenté (fréquence, produits utilisés, responsable).
· Chaque appareil doit être clairement identifié par une
étiquette indiquant le nom du propriétaire ou de l’exploitant,
ainsi que les coordonnées du service de maintenance.
· Un registre de maintenance doit être tenu à jour,
mentionnant les opérations de nettoyage, de calibration et de
contrôle des températures.
Objectif :
Garantir la traçabilité, la propreté et la conformité réglementaire des
distributeurs automatiques.
Section 14 : Dispositions Diverses
Articles 45 à 48 — Dispositions finales et obligations
réglementaires
1. Conservation des plats témoins (Article 45)
Dans les restaurants collectifs (cantines scolaires, d’entreprise,
hôpitaux, etc.), il est obligatoire de conserver des plats témoins afin de
permettre toute vérification ou analyse en cas d’intoxication alimentaire
présumée.
Les conditions sont les suivantes :
· Chaque plat témoin doit représenter au minimum 150 g de
la préparation servie ;
· Il doit être prélevé au moment du service, placé dans un
récipient propre et hermétique ;
· Il doit être identifié (nom du plat, date, heure de
préparation) et conservé à +4°C pendant une durée minimale de 5
jours ;
· Ces plats ne doivent en aucun cas être consommés.
Objectif :
Permettre la traçabilité et faciliter les enquêtes sanitaires en cas d’incident
alimentaire.
2. Présentation des documents justificatifs (Article 46)
Le responsable de l’établissement doit être en mesure de présenter à
tout moment aux services de contrôle ou d’inspection :
· Les certificats d’hygiène et de salubrité délivrés par les
autorités compétentes ;
· Les fiches de suivi et de contrôle (températures,
nettoyage, maintenance, etc.) ;
· Les attestations de formation du personnel à l’hygiène
alimentaire et à la sécurité sanitaire ;
· Les rapports d’audits internes et les résultats
d’analyses microbiologiques, le cas échéant.
Objectif :
Garantir la transparence, la traçabilité et la conformité
réglementaire de l’établissement vis-à-vis des autorités sanitaires.
3. Délai de mise en conformité (Article 47)
Les établissements concernés disposent d’un délai de six (6) mois à
compter de la date de publication du présent arrêté pour se mettre en
conformité avec l’ensemble des dispositions réglementaires décrites
dans ce manuel.
Objectif :
Permettre une adaptation progressive des structures existantes aux
nouvelles exigences d’hygiène et de sécurité alimentaire.