Module 1ère Année SNPC BAC
Module 1ère Année SNPC BAC
CO-CONCEPTEURS
DAOUDA
DOUMBIA professeur de SVT/ IFM-YAB
NANAMOYE
MAÏGA professeur de SVT/ IFM-YAB
ZOOLOGIE
Introduction
L’Ecologie est la science qui se propose d’étudier les êtres vivants dans leur milieu, mais en
considérant les animaux, les végétaux, leur milieu, comme un tout dont chaque élément dépend de
l’ensemble de tous les autres et agit soit directement, soit indirectement, sur les autres.
Les êtres vivants sont sous l’influence de deux types de facteurs écologiques : facteurs
abiotiques (facteurs climatiques, facteurs édaphiques) et facteurs biotiques. Ces facteurs conditionnent
la répartition des êtres vivants dans l’espace et dans le temps. Les facteurs du milieu ne sont pas
constants ; ils varient en fonction des saisons. Ces variations déterminent la périodicité de l’activité des
êtres vivants et la dynamique des populations.
Les êtres vivants sont interdépendants. Cette interdépendance est illustrée par des chaines alimentaires
(réseaux trophiques).
L’écosystème désigne d’une part, toutes les espèces animales et végétales qui habitent un même
milieu, d’autre part, les relations qu’elles établissent entre elles et avec le milieu.
Sur le terrain, une grille d’observation est remplie lors de l’excursion sur le terrain. On notera
également toutes les observations faites sur le terrain. Au labo on cherchera à identifier tous les
échantillons récoltés, déterminer les caractères…
Nous commencerons nos observations au cours de la marche d’approche et nous continuerons au fur et
à mesure que des sujets d’intérêt se présentent. C’est-à-dire que nous passerons de la géologie à la
botanique, de la pédologie à la zoologie.
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
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a- Géologie : Repérer tous les points où les formations géologiques apparentes (tranchées de routes,
rochers. Récolter des échantillons de roches, de fossiles.
b- Pédologie : Faire quelques observations au niveau du sol formé de blocs rocheux, de cailloux, de
graviers, de sable et plus ou moins recouvert de litière végétale.
c- Hydrologie : Déterminer les conditions hydriques du milieu : milieu sec, bien drainé ou au contraire
plus ou moins humide.
Chaque milieu a un peuplement spécifique ; pour faire l’étude d’un milieu, il convient d’abord de faire
l’inventaire des plantes et des animaux qui l’habitent : c’est-à-dire, établir son peuplement végétal et
animal. Cette étude doit être quantitative et qualitative.
a- Etude du peuplement végétal : elle est relativement aisée puisque les végétaux sont immobiles et
son immédiatement visibles. Pour la réaliser, on utilise selon les cas, des méthodes appropriées. On
récolte au hasard des rencontres des différentes espèces végétales présentes dans le milieu terrestre.
Mais cela ne permet pas de connaître avec précision la composition du peuplement végétal.)
L’approche quantitative : Elle nécessite un décompte. Pour le réaliser, on peut utiliser les
méthodes de quadras qui consistent à choisir avant tout, une aire minimale de relevés contenant
la plupart des espèces présentes dans ce milieu : par exemple un carré de 10 m de côté. Pour le
délimiter : 4 piquets de 40 m de ficelles.
La comparaison des relevés effectués dans divers quadras de la zone étudiée permet de définir la ou les
association(s) végétale(s) caractéristique(s) du milieu.
Une association végétale est déterminée par une relative homogénéité de la forme en un endroit.Les
végétaux sont caractérisés par une organisation verticale et horizontale
Organisation verticale :
Les milieux présentent une organisation dans l’espace : c’est en milieu forestier que la stratification est
plus remarquée, elle est caractérisée par plusieurs couches horizontales appelées strates, dont 5 sont
plus ou moins distincts suivant la taille des végétaux :
E- strate hypogée ou souterraine : comprend les racines, les rhizomes, bulbes, tubercules
5 4 3 2 1 +
Espèce couvrant plus de ¾ de la surface ¾ à ½ ½ à ¼ ¼ à 1/20 Moins de 1/20 Espèce rare
V IV III II I +
Espèce très abondante 60 à 80% 40 à 60% 20 à 40% 10 à 20¨% Espèce très rare : moins de 10%
F= 80 à 100%
Répartition horizontale :
0 + ++ +++ ++++
Animal absent Seul ou dispersé Pas rare fréquent Très fréquent
a- Les facteurs édaphiques sont les facteurs liés au sol. La répartition des êtres vivants dans des
régions soumises au même climat, dépend essentiellement de la constitution des sols : épaisseur,
propriétés physiques et chimiques (texture, structure, porosité, perméabilité, pH, salinité…)
b- Les facteurs climatiques sont les facteurs liés aux éléments du climat : T°C, humidité, vent,
éclairement.
4- Relation entre être vivants : il s’agit des actions directes des facteurs biotiques (facteurs liés aux
êtres vivants) : les relations êtres vivants- êtres vivants constituent une organisation fonctionnelle.
Parasitisme : relation dans laquelle une plante (parasite) vit entièrement aux dépens d’une autre
Ex : champignons sur les troncs d’arbres, le gui sur les arbres ou arbustes est un hémiparasites
Symbiose
Commensalisme : des plantes (commensales) qui ont les mêmes besoins ou a peu près les mêmes
besoins se trouvent réunis dans un même milieu sans que l’une ne prenne sa nourriture chez
l’autre.
Ex : un groupement végétal (ensemble des espèces végétales vivant dans un même milieu).
b- Relation entre animaux : on peu classer les animaux en plusieurs sous-groupes d’après les
relations qu’ils ont les uns avec les autres :
Parasites Ex les tiques qui vivent en parasites sur les ruminants en suçant leur sang.
Symbiose
Commensaux : certains microorganismes vivent sur la peau d’autres animaux sans les causer le
moindre dommage.
Ex : les bactéries (staphylocoques) sont des commensaux de la peau humaine dans les conditions
normales.
Mutualisme Exemples :
les, pique-bœufs oiseaux africains vivent perchés sur le dos de certains ruminants ; ils mangent les
insectes et les larves qui vivent sur et sous la peau de leur hôte et débarrassent ainsi celui-ci de ses
parasites).
L’intestin de la plupart des animaux y compris l’homme abrite des microorganismes qui jouent un
rôle non négligeable dans la digestion.
Prédateurs : ceux-ci sont des animaux qui tuent d’autres pour s’en nourrir.
Relations trophiques : la relation la plus importante du point de vue écologique entre animaux et
végétaux est celle qui lie les herbivores à leur nourriture.
Les végétaux vivent en parasite sur les animaux. Exemple: champignons et bactéries vivant en
parasite sur les animaux.
symbiose entre plantes et animaux. Exemple : l’association de certaines plantes (luzerne, arachide,
pois…) avec des bactéries, fixatrices d’azote libre et présentent des nodosités de leurs racines, leur
permettent de vivre sur un milieu pauvre en azote.
Dans tout peuplement, l’existence d’interactions entre individus ou entre espèces est une évidence.
Les relations trophiques fondées sur les rapports alimentaires : parasitisme, symbiose, saprophytisme,
prédation…Mais l’interactivité dans un milieu ne se limite pas seulement aux seuls rapports
trophiques. On peut noter par ailleurs :
Au cours d’une vie humaine, on peut constater une transformation spontanée de certains paysages. Des
cultures abandonnées, des terres dénudées par des travaux sont envahies par une végétation herbacée
puis arbustive ; on parle de stades.
L’ensemble des groupements végétaux et des populations animales qui se succèdent ainsi au cours du
temps, en un endroit donné, constitue une série. La succession des séries aboutit à un stade d’équilibre,
conditionné par les caractéristiques du milieu physique et les conditions climatiques est appelé climax.
Dans un milieu donné, les différents êtres vivants se développent en harmonie avec les autres : on dit
que le milieu (écosystème) est en équilibre.
Si une catastrophe naturelle (inondation, sécheresse…) sévit dans le milieu, l’équilibre est rompu.
Si l’homme vient modifier l’un de ces éléments, l’équilibre est également rompu.
Ces phénomènes peuvent avoir des conséquences inattendues telles que la disparition de certaines
espèces, la prolifération d’autres espèces. Quant l’homme utilise les ressources, que lui donne la
nature, il doit toujours penser à l’avenir.
L’influence de l’homme sur les milieux naturels à varier au cours des âges. Le développement de
l’agriculture a contribué à une réduction des espaces naturels. Ils sont remplacés par des agrisystèmes
où dominent des plantes et animaux choisis par l’homme.
Volcanismes,
séismes,
inondations,
sécheresses.
Pendant des millénaires, les hommes préhistoriques ont vécu dans la nature au même titre que les
autres animaux, se nourrissant des produits de la chasse et de la pêche, complétés par la récolte de
fruits, de racines, de feuilles. Grâce à leur intelligence, leur créativité, leur aptitude à fabriquer et
utiliser des outils, les hommes sont rapidement devenus les « maîtres » de l’univers. Mais
actuellement, en raison des extraordinaires progrès techniques et de l’accroissement explosif de la
population, l’homme perturbe dangereusement les équilibres naturels.
les hommes sont amenés à dévaster des milieux naturels entiers en construisant des autoroutes, des
ports, des habitations, des champs…
les milieux naturels peuvent également être détruits accidentellement, un incendie peut ravager des
forêts entières.
D’autres part, de nombreuses erreurs ou ignorances comme les pratiques culturales défectueuses, le
surpâturage, les incendies des forêts tropicales pour installer des champs.
Conséquences
b- Les pollutions : les causes des pollutions sont de plus en plus nombreuses ; nous nous limiterons
ici à l’analyse de quelques exemples :
la pollution des océans par les hydrocarbures (3 M de tonnes /an) est la plus connue du public,
des accidents spectaculaires la ramenant périodiquement au premier plan de l’actualité.
la pollution par les pesticides : on appelle pesticides l’ensemble des produits chimiques employés
par l’homme dans sa lutte contre les animaux et les végétaux nuisibles aux cultures : ce sont les
Autres pollutions : en plus des exemples précédents, on pourrait citer d’autres aspects de la
pollution :
Rejet de substances chimiques nocives, de détergents, des substances radioactives, rejet d’eau
chaude par les centrales nucléaires,
pollution des nappes souterraines par les engrais utilisés en excès, pollution atmosphérique par les
gaz (co, co2, CH4, CFC…)
Tous les milieux sont touchés (eaux douces, nappes souterraines, sol, atmosphère), mais la pollution
marine est certainement la plus préoccupante. La mer est en effet la poubelle des activités humaines et,
bien que ses capacités d’auto épuration soient grandes, on a atteint un stade de déséquilibre qui
inquiète les spécialistes.
c- L’utilisation des ressources : les observations actuelles montrent que les ressources naturelles ne
sont pas inépuisables (bois, eau, minerais, pétrole, richesses marines…). La surexploitation
aujourd’hui constaté de ces ressources entraîne certes des désastres écologiques au niveau
planétaire.
2- La protection de l’environnement
Assurer la protection de la nature est devenu l’une des tâches les plus importantes de l’avenir de
l’humanité. De gros efforts sont actuellement entrepris pour limiter certains effets néfastes des activités
humaines. Nous n’en fournirons que quelques-uns uns.
a- La lutte contre la pollution des rivières et des lacs : pour limiter cette pollution de
nombreuses villes et la plupart des usines ont construit des stations d’épuration des eaux. (Pour
celles qui ne l’ont pas encore fait, doivent l’inscrire dans leur programme.)
b- Le reboisement : c’est un moyen d’accroître la production de bois mais aussi une façon
d’éviter l’érosion de terrains abandonnés par les agriculteurs ou détruits par les incendies.
Espèces animales
Espèces végétales
- Balanites aegyptiaca
La législation forestière est un ensemble de lois votées par l’Assemblée Nationale du Mali et
promulguées par le président de la République en vue de la protection et de l’exploitation des
ressources forestière (bois chasse, pêche,feux de brousse).
a- Code forestier (ensemble des lois réglementant l’exploitation du bois et la gestion du domaine
forestier) : Le code forestier est un appui au développement des collectivités locales. Elle leur
assure le bénéfice de la gestion des forêts. Certaines espèces sont protégées ; leur abattage,
arrachage ou utilisation est interdite sauf autorisation.
Quant au contrôle des déboisements, il repose sur la réglementation des défrichements, des coupes de
bois, des feux de brousse et activités pastorales
b- Code de chasse et pêche (ensemble des lois réglementant la chasse et la pêche) : Il assure aux
collectivités locales le bénéfice de la gestion de la faune.
Certaines espèces animales sont protégées, de même les femelles gestantes, les petits. L’utilisation de
filets à petites mailles est interdite.
c- Code de feu de brousse (ensemble des lois réglementant les feux de brousse) : L’utilisation du
feu de brousse dans quelque but que ce soit est interdite et fait l’objet de réglementation en
vigueur.
d- Les taxes : Le droit de chasse, de pêche, d’exploitation des ressources forestières, sont
subordonnées à l’obtention de permis délivré après payement d’une certaine somme d’argent.
C’est avant tout mieux connaître les écosystèmes. Cette science est donc en premier lieu analytique :
étude des peuplements, la détermination des facteurs physico-chimiques doivent être menés avec un
très grand soin.
Cette analyse doit être associée à une réelle synthèse qui fait apparaître non seulement l’organisation
spatiale et temporelle de l’écosystème, mais aussi le caractère fugitif des équilibres observés et leur
extrême fragilité.
La dynamique des systèmes écologiques pourra alors être prise en compte tant au plan des
considérations théoriques qu’à celui des applications, qu’il s’agisse de conservation ou d’exploitation
de population ou d’écosystèmes.
La conservation de la nature est un impératif aujourd’hui reconnu par la plupart des Etats. Elle répond
à la nécessité pour une humanité dont l’effectif et les besoins ne cessent de croître, de préserver et
surtout de gérer « ses » ressources naturelles.
Zoologie
A - LES PROTOZOAIRES
Paramécie
1- Technique de culture : Mettre du foin dans un récipient contenant de l’eau propre puis abandonner
à l’air libre pendant une semaine. L’infusion est colonisée par des protozoaires parmi lesquels la
paramécie. Pour accélérer l’évolution, ajouter quelques gouttes de l’eau stagnante très riche en
organismes de toutes sortes
a- Locomotion : grâce aux battements de ces cils vibratiles la paramécie se déplace par rotation
hélicoïdale. Elle est capable de s’incurver, de se déformer ou de s’étirer légèrement, s’insinuer
entre les obstacles.
b- Nutrition et excrétion : elle se nourrit de bactéries, algues unicellulaires, débris végétaux, qu’un
mouvement des cils entraîne dans le péristome. A la sortie du cytopharynx, les particules
alimentaires forment une vacuole digestive, qui entraînée dans un mouvement de cyclose va faire
le tour de la cellule. Les diastases digèrent les particules alimentaires. La vacuole arrive ainsi en
point déterminé de la région postérieure du corps où elle se vide, rejetant à l’extérieur les particules
qui n’ont pas été digérées. (Ce point peut être considéré physiologiquement comme un anus
cellulaire.)
c- Excrétion : les vacuoles pulsatiles fonctionnent comme des pompes. Elles aspirent l’excès d’eau et
les déchets (urée, co2…) pour les expulser ensuite hors de la cellule.
d- Respiration : la paramécie respire l’oxygène gazeux dissous dans l’eau et qu’elle absorbe en
même temps cette eau par toute la surface de la cellule. Elle est attirée par les bulles d’air que
lorsque dissous commence à faire défaut ( taxie positive) [ mais repoussée par le gaz
carbonique( CO2) ( taxie négative].
e- Reproduction : (schémas)
Lorsque les conditions sont réunies : eau et substances nutritives, la paramécie se multiplie par
simple division cellulaire. La cellule s’étire puis se divise en deux ; les parties manquantes
régénèrent au niveau de chaque nouvelle paramécie.
Après plusieurs séries de division, la paramécie se reproduit de manière sexuée (ou conjugaison) :
deux paramécies s’accolent et se fécondent réciproquement, puis se séparent. Chacune d’elle subit
deux divisions successives. On aura à la fin 8 nouvelles paramécies.
Résistance aux conditions défavorables : Quand le milieu devient moins nutritif, dessèchement
par exemple les Paramécies s’immobilisent, se contractent et s’entourent de coques résistantes ; Ce
sont des kystes dans lesquels elles restent à l’état de vie ralentie. Les kystes résistent à la
sécheresse et sont disséminés par le vent. Ces kystes s’ouvrent quand les conditions de vie
deviennent favorables et les Paramécies reprennent leur vie active.
B- LES INVERTEBRES
A- Les Arthropodes
1- Le criquet (criquet pèlerin Schistocerca gregaria)
a- Morphologie externe
Aspect général : le criquet pèlerin adulte mesure environ 7cm et pèse 2g. Les mâles (de couleur rouge
brique) étant en général un peut plus petit que les femelles (de couleur brun).
Les différentes régions du corps
La tête : elle est globuleuse et verticale elle porte à la partie inférieure la bouche armée de pièces
buccales de type broyeur. A la partie supérieure, elle porte deux antennes, 3 ocelles (yeux simples)
et 2 gros yeux composés (ou yeux à facettes).
Le thorax : formé de 3 segments : on les nomme d’avent en arrière, pro, méso et métathorax. Le
prothorax s’articule avec la tête par une membrane souple (une sorte de peau). Chaque segment
porte une paire de pattes, les deux derniers portent chacun une paire d’ailes.
L’abdomen : formé de 10 (ou 11) segments dont les 8 premiers portent de chaque côté un stigmate
(orifices de respiration). Sur le tout premier se trouve de chaque coté un tympan (organe
d’audition), quant au dernier, il porte l’anus et les organes génitaux externes (plaques anales,
oviscapte)
la lèvre inférieure ou labium : c’est une pièce unique, elle porte des palpes (p. buccaux)
les mâchoires ou maxillaires : formées de 2 appendices qui jouent le rôle de masticateurs
Les mandibules dentées sur le bord interne
la lèvre supérieure ou labre se présente sous forme de membrane protectrice.
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Les appendices (les pattes) une patte comprend :
un trochanter
un fémur ou cuisse
un tibia ou jambe- une hanche
des tarses terminés par des griffes
c- Biologie : c’est un ovipare. Après la fécondation la femelle pond ses œufs dans la terre (50 à 100
réunis par une matière spumeuse : oothèque à environ 7cm dans le terre).
2 semaines plus tard (temps d’incubation), ces œufs donnent des larves enveloppées d’une membrane
blanc- verdâtre : ce sont des petits criquets sans ailes (aptères), claires et deviennent noirâtres par la
suite en quelques heures puis présentent des taches jaunâtre en quelques jours. Dans un même champ
de ponte les éclosions sont généralement massives et les jeunes se rassemblent en grand nombre au
pied des touffes de végétation. Ils vont ensuite passer par des stades de développement, au terme de
chaque stade le petit criquet rejette sa cuticule : c’est ce qu’on appelle mue.
1er stade larvaire elle dure une semaine pendant laquelle les petits criquets se déplacent peu.
2ème stade : les larves ont toujours la couleur noirâtre avec des taches claires commencent à former des
petites colonnes qui avancent dans une direction déterminée.
Le 6ème stade correspond à l’âge adulte il apparaît 5 à 6 semaines après l’éclosion. Les mâles prennent
la couleur rouge brique, puis jaune alors que les femelles deviennent brunes.
On dit que le criquet a une métamorphose incomplète. Après la ponte les adultes meurent.
Dégâts : les jeunes adultes se rassemblent en essaims de plus en plus importants et prennent leur
essor dans la même direction. Quant aux larves immatures, elles se rassemblent en colonnes serrées
marchent et sautent dans la même direction que les ailés.
Ils mangent toutes les substances végétales qu’ils rencontrent. S’ils s’attaquent à des surfaces
cultivées, ils ne laissent que des chaumes après leur passage. Leurs pièces buccales de type broyeur
fonctionnent comme un véritable moulin, ce qui explique leur capacité de détruire en un temps recors
d’énormes surfaces. Les pertes peuvent se chiffrer en millions de F CFA. Ils provoquent des pénuries
alimentaires, voir des famines.
La récente invasion de ce criquet au Mali pendant la campagne agricole 2004 a entraîné la mobilisation
de plus de 5 milliards de francs CFA pour lutter contre ces insectes ; à cela il faut noter les énormes
surfaces cultivées ravagées, ce qui a provoqué une véritable crise alimentaire auquel le pays est
confronté tout le long de l’année 2005.
f- Moyens de lutte
la lutte chimique : utilisation d’insecticides ; elle est efficace mais a de nombreux inconvénients :
pollution des sols, des eaux, de l’air, intoxication des autres êtres vivants etc. Dans la lutte
chimique, il faut éviter les produits qui détruisent de très nombreux insectes, y compris les
prédateurs et utiliser de préférence des produits à actions spécifiques visant un ennemi précis. Les
traitements précoces sont souvent effectués avant l’apparition des prédateurs qui sont ainsi en
partie protégés.
La notion de lutte biologique : La lutte biologique consiste à utiliser des êtres vivants pour
réduire les pertes ou les dommages causés à l’homme par d’autres êtres vivants. On utilise pour
cela les ennemis naturels des criquets. On élève parfois ces auxiliaires pour réaliser, au moment
favorable, un lâcher massif qui consiste à en introduire rapidement une grande quantité dans la
zone infestée. Exemple : insectivores, oiseaux, batraciens, insectes prédateurs, bactéries, virus…
Il peut s’agir des parasites et prédateurs naturels du criquet en fonction du stade phrénologique (œufs,
larves, insectes parfaits).
Les meilleurs résultats de la lutte biologique sont obtenus contre les parasites importés : bien souvent
des parasites introduits accidentellement dans une région nouvelle pullulent sans être limités par leurs
ennemis.
[Parmi les parasites des œufs et des larves on peut citer : les hyménoptères, des diptères.
2- Le Hanneton : Armature buccale de type broyeur, la capsule céphalique est fermée ventrale ment.
Les ailes antérieures sont dures (élytres) et les ailes postérieures demeurent membraneuses et
recouvrent le dos de l’abdomen. Il pond des œufs dans le sol, d’où sortent des vers blancs qui se
transforment en nymphe après 3 ans de vie souterraine. Les adultes mangent des feuilles, des fleurs
des fruits, du pollen et sont capables de causer des dégâts énormes.
3- Papillon : corps divisé en 3 parties : tête porte les yeux (2 yeux composés et des ocelles), deux
antennes, la bouche renfermant des pièces buccales de type suceur lécheur (les mâchoires se
transforment en tube appelé trompe) thorax formé de 3 segments porte 4 ailes (2 antérieures et 2
postérieures) et les pattes (6 ) et abdomen formé de 10 segments.
Le papillon va mener une vie très courte, volant de fleur en fleur sur lesquelles il se pose, aspirant par
sa longue trompe déroulée, le nectar au fond des corolles. Puis la femelle se mettra à la recherche
d’une plante convenable au développement des chenilles et déposera ses œufs un à un sur les feuilles.
La larve dite éruciforme est la chenille qui, sur la face ventrale des ses segments abdominaux, porte
des fausses pattes, elle se transforme en chrysalide puis de cette chrysalide sort un papillon.
4- Les Termites : ils ont un appareil buccal broyeur, 4 ailes membraneuses indépendantes.
Ils vivent en société et habitent dans des termitières (nids). Ils mènent une vie souterraine et ne sortent
que la nuit. L’aspect de termitières, des nids et le comportement des individus varient en fonction des
espèces.
Certaines espèces peuvent causer des dégâts énormes sur les cultures et les plantations.
Les Microcerotermes construisent des galeries tunnels en terre le long des murs et troncs d’arbres.
Région antérieure (prosome): céphalothorax : il est formé de segments fusionnés, mais ventrale
ment discernables porteurs d’une paire de pinces : chélicères ; d’une paire d’organe préhenseur :
les pédipalpes ; 4 paires de pattes ambulatoires.
Région postérieure (opistosome) : l’abdomen : formé de 2 parties :
Les scorpions sont nocturnes, ils sont carnivores. Leur déplacement est guidé par des sensations
tactiles. C’est un ovovivipare (les œufs se rompent au moment de la ponte). Il a une respiration
pulmonaire. Les piqûres des scorpions sont dangereuses pour l’homme.
6- Les Lules :
Grands arthropodes terrestres, ils ont une paire d’antennes, des mandibules et formés d’un grand
nombre de segments dont la plupart sont doubles portant deux paires de pattes par segment.
Ils vivent dans les régions humides et à la saison des pluies dans les plus sèches. Ils ont un régime
végétarien et sont inoffensifs. Ils s’enroulent en spiral et rependent une odeur iodoforme dès qu’ils sont
inquiétés
1- Le Lombric
a- Morphologie :
Le Lombric a une forme cylindrique. Son corps est mou et formé d’une succession d’anneaux, sa
peau est lisse et recouverte de mucus. Le corps présente trois parties : le lobe frontal, les anneaux, le
telson.
Le lobe frontal ou prostomium : C’est un petit bourrelet situé dorsale ment et s’allongeant, en
avant, suivant la ligne médiane. Il ne porte ni œil, ni autres organes sensoriels visibles. Il ne mérite
pas le nom de tête. Il masque la bouche.
Les anneaux : Le nombre d’anneaux varie beaucoup d’un Lombric à l’autre (200). Les anneaux
sont séparés les uns des autres par des étranglements (dissepiments). Sur la face ventrale du
premier anneau se trouve la bouche. Du trente troisième (33ème) aux trente septième (37 ème)
anneaux, un épaississement de la peau masque dorsalement, la segmentation : C’est la selle ou
clitellum. La peau y est riche en glandes sécrétant du mucus. Les anneaux sont dépourvus
d’appendices, mais possèdent chacun 4 paires de soies implantées dans la peau (deux ventrales,
deux latérales).
Le telson : C’est le dernier anneau, sur lequel s’ouvre l’anus.
b- Biologie
L’habitat : Le lombric passe la plus part de sa vie dans la terre humide riche en humus (matière
organique). IL habite les galeries qu’il creuse et dont la profondeur varie suivant l’humidité du sol.
Locomotion): Le ver se déplace par reptation. Ce déplacement se fait en deux temps : dans un 1er
temps, le corps prend appui sur les soies de quelques anneaux, les anneaux antérieurs s’amincissent
Nutrition : Le Lombric est saprophage : il mange des débris végétaux ou animaux mélangés à la
terre.
Respiration : Le Lombric a une respiratoire exclusivement cutanée. Le mucus sécrété par la peau,
maintient celle-ci humide, ce qui permet aux gaz (o2 et co2) de la traverser. S’il se dessèche, par
exemple lorsqu’il est maintenu au soleil, il meurt infailliblement
Reproduction : Le Lombric est hermaphrodite mais il ne peut pas s’auto- féconder.
L’accouplement est indispensable. Les deux lombrics s’accouplent de telle façon que le clitellum
de l’un se trouve en face des réceptacles séminaux de l’autre. Les spermatozoïdes libérés au niveau
de l’orifice sexuel mâle s’écoulent le long de la crête sexuelle et pénètrent dans les réceptacles
séminaux de l’autre lombric. Les deux vers se séparent. Au fur et à mesure de la ponte, les œufs
sont fécondés par les spermatozoïdes et sont ensuite agglomérés et entourés par un manchon de
mucus sécrété par le clitellum et rejeté dans le sol par la suite. C’est là que l’éclosion des œufs
donne naissance à des jeunes lombrics qui se développent sans métamorphose (développement
direct). Les spermatozoïdes arrivent à maturité avent les ovules.
2- La Sangsue
a- Morphologie
Son corps verdâtre allongé (8 à 10 cm de long), un peu aplati, rétréci en avant, finement plissé en
travers.
Anneaux : Ils sont dépourvus de soies. La sangsue a deux ventouses. La ventouse antérieure ou
buccale entoure la bouche située à l’extrémité la plus étroite du corps. La ventouse postérieure non
perforée, large et circulaire termine le corps. Elle est située sur la face ventrale des derniers
anneaux et sert à la fixation de la sangsue à un support.
La bouche est armée de trois (3) mâchoires cornées capables d’inciser la peau de l’animal sur
lequel la sangsue est fixée. La salive empêche la coagulation du sang qui est aspiré.
b- Biologie
Habitat : On trouve la sangsue dans les mares, les ruisseaux. On peut aussi se la procurer chez les
pharmaciens, car on pratique encore son élevage.
Locomotion : La sangsue nage activement par forte ondulation.
Nutrition : La sangsue se nourrit de sang (hématophage). Par ses ventouses, elle se fixe sur un
animal passant à sa portée, (ex : un Mammifère à l’abreuvoir); puis à l’aide de trois mâchoires
dentées qui garnissent la bouche, elle fait à la victime trois incisions en étoile ; enfin, elle suce le
sang qui, sa salive empêche de coaguler. (Le sang aspiré s’accumule dans les 22 poches latérales
de son tube digestif. Ces poches sont extensibles à tel point qu’une Sangsue pesant 2g à jeûne peut
absorber 15 g de sang. Gavée, la sangsue se détache s’immobilise et digère.)
*sexes séparés
*larve trochophore
*dépourvus de parapodes Lombric
Annélides oligochètes Tubifex
*soies peu nombreuses
*hermaphrodites
*absence de soies Sangsue
Annélides achètes
*bouche devenant ventouse (organe de succion)
*hermaphrodites
*développement direct
a- Morphologie :( schémas)
Le corps de la moule est recouvert par une coquille calcaire, ouverte formée de 2 valves symétriques
reliées l’une à l’autre par une charnière. La face externe porte des stries (stries d’accroissement) ayant
la forme des courbes fermées. La face interne, lisse et brillante, est d’un gris bleuté, plus foncé sur les
bords. Un ligament élastique logé dans la charnière fait ouvrir les valves.
La partie céphalique ou antérieure: la moule n’a pas de tête proprement dite (acéphale). Mais au
niveau de cette partie se trouve une bouche entourée de palpes (4) buccaux.
La masse viscérale : ensemble des viscères, enveloppé par un manteau formé de 2 lobes. Le
manteau sécrète la coquille.
le pied : organe musculeux situé ventrale ment, il devait permettre à la moule de se déplacer,
malheureusement elle reste fixée sur un support par le byssus situé sous le pied
b- Biologie
Habitat : Les Moules sont extrêmement abondantes sur les rochers battus par les vagues et aussi
dans les estuaires, où l’eau est moins salée, moins claire, moins agitée.
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Locomotion : Les Moules se fixent sur à leur support par le byssus et mènent une vie à peu près
sédentaire. L’animal peut, en effet, se hisser sur son byssus et se rapprocher du support. Il peut
aussi briser les filaments d’un côté et en faire d’autres du côté opposé, ce produit un déplacement.
Respiration : la respiration est branchiale.. L’eau entre librement dans la cavité palléale, par petite
quantité et ressort par la boutonnière. Pendant son trajet les lamelles branchiales prennent
l’oxygène de l’eau et cèdent le co2 qui est rejeté par l’eau qui sortira par la boutonnière.
Nutrition : la moule est un microphage, elle se nourrit de petites particules conduites à la bouche
par les palpes.
Reproduction : la moule est ovipare. Le courant d’eau joue un rôle important dans la
reproduction. Les sexes sont séparés. Les cellules reproductrices mâles et femelles sont libérées
dans l’eau où a lieu la fécondation. Des œufs sortent des larves entourées d’une couronne de cils
(velum), qui leur permet de nager quelques jours. Elles sécrètent ensuite leur coquille, vont au fond
et se fixent.
a- L’escargot
Morphologie : Le corps comprend trois parties : le pied, la tête et la bosse dorsale recouverte de
coquille.
La coquille : Elle est de nature calcaire et faite d’une seule pièce. Elle s’enroule en spirale autour
d’un axe dans le sens du mouvement des aiguilles d’une montre dont le sommet est situé en arrière
et à droite. Elle présente aussi de stries : stries d’accroissement.
La tête : Elle porte deux paires de tentacules. Les plus grands sont terminés chacun par un œil ; les
plus petits ne servent qu’au toucher. La bouche située en avant est encadrée par deux lèvres et
munie d’une mâchoire cornée vers la partie supérieure.
Le pied : C’est une masse musculaire allongée, aplatie sécrétant un abondant mucus. C’est à la fois
un organe de fixation et un organe de locomotion.
La bosse dorsale : Elle est logée dans la coquille et enroulée en spirale comme elle. Elle est
enveloppée dans un repli de la peau ou manteau, que l’on aperçoit sous forme d’un bourrelet à la
partie supérieure de l’ouverture de la coquille qui sécrète cette dernière.
Le bord du manteau présente un orifice ovale que l’on voit s’ouvrir et se fermer débouchant sur une
cavité dont le plafond est parcouru de vaisseaux sanguins. C’est le poumon. A côté, de l’orifice du
poumon de trouve l’anus.
Mode vie
Après une quinzaine de jours il en sort de petits Escargots semblables aux parents avec déjà une
coquille en spirale.
Durée de vie : 6-8 ans. Pendant les saisons défavorables, il s’engourdit à l’intérieur de sa coquille
fermée par une lame de mucus qui, tout en durcissant à l’air, laisse passer l’oxygène nécessaire à sa
respiration.
b- La seiche
Morphologie
Le corps de la seiche est mou, visqueux, non segmenté, présente à première vue deux parties : l’une
antérieure, l’autre postérieure.
L’os de seiche assez dure sur la face dorsale, terminé à l’arrière par une pointe fragile ou rostre, du
côté ventral il porte une série de cloisons étroitement appliquées les unes contre les autres, entre
lesquelles s’intercalent en couche, de minuscules calcaires friables.
Mode de vie
Locomotion : La nage lente : La seiche nage en position horizontale, la tête « rentée dans les
épaules », propulsée par la nageoire, c’est à dire le repli rubané du manteau, qui ondule brusqueries
et même avec grâce.
La fuite rapide : Si la seiche est menacée, elle disparaît brusquement dans un nuage noir opaque.
Nutrition : Elle se nourrit de petits poissons et de crustacés : elle est donc carnivore et chasse à
l’affût.
Respiration : La seiche a une respiration branchiale.
Reproduction et développement : les sexes sont séparés.
En été les Seiches se rapprochent du rivage et les femelles pondent de gros œufs en grappes de raisin
noirs, ovales et pointus comme des citrons qu’on appelle raisin de mer. Ces œufs sont fixés aux plantes
marines (Algues). A l’éclosion les jeunes Seiches sont semblables à leurs parents. La seiche, au
premier stade de sa croissance, ne possède qu’un seul pied ventral, qui se transforme ensuite en
couronne péribuccale tout en se divisant en tentacules.
* pied musculaire
Caractères distinctifs Classes Exemples
*Coquille a 2 valves Bivalves ou lamellibranches Coque,
pieuvre
*Pied situé sur la tête, formant une couronne de
1- Le Ténia
Embranchement : Plathelminthes// Classe : Cestode //Famille : Ténia
Présentation : Le ténia est un parasite relativement fréquent chez l’homme, il se fixe dans
l’intestin grêle au niveau de duodénum. On rencontre deux espèces : ténia inerme ou Toenia
saginata (4 à 12 m) et le ténia armé ou Toenia solium (4 à 5 m).
Morphologie
Le ténia ressemble à un fil blanc dont l’extrémité antérieure est très fine. Son corps est entièrement
formé d’anneaux et comprend les parties suivantes :
La tête ou scolex : ovoïde, elle porte quatre ventouses (T. saginata) et une couronne de crochets
(T. solium).
Le cou : région grêle, faisant suite à la tête, c’est là que naissent les anneaux : c’est la zone de
croissance du parasite.
Le corps : il est constitué d’une succession d’anneaux ou proglottis, dont les plus âgés se trouvent
à la partie postérieure et sont bourrés d’œufs.
Biologie
Nutrition et ses conséquences : chaque anneau du ver puise dans le chyle intestinal (substance
laiteuse contenue dans l’intestin grêle) les nutriments qui passent directement à travers sa
membrane, nécessaires à sa croissance. On dit qu’il se nourrit par osmose (osmose= passage de
l’eau d’un milieu moins concentré vers un milieu plus concentré). Il partage ainsi avec la personne
parasitée les nutriments qui devaient passer dans le sang de ce dernier. Privé de l’essentiel le
parasité dépéri (maigri). Les signes cliniques (ou symptômes) de la parasitose sont très
généralement : troubles gastro-intestinaux (nausées, maux de ventre), fatigues inlassables.
Respiration : c’est le glycogène (sucre) qui est utilisé au cours d’une fermentation qui supplée à la
respiration (il se dédouble en co2 et acides gras).La respiration est donc une oxydoréduction.
Reproduction et développement (cycle de développement) : Chaque anneau a deux sexes, la
fécondation s’effectue entre les anneaux antérieures (où les organes mâles sont à maturité) et les
anneaux moyens (où les organes femelles sont à maturité). Les œufs fécondés s’accumulent dans
l’utérus ; les anneaux fécondés sont ensuite repoussés petit à petit vers la partie postérieure
(anneaux mûrs) où ils se détachent et sont expulsés avec les selles.
Un hôte intermédiaire : le bœuf (T . saginata) ou le porc (T. solium) dans l’intestin duquel un
œuf avalé avec les aliments (herbes) libère un embryon hexacanthe (ou oncosphère) armé de
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3 paires de crochets. L’oncosphère traverse la paroi intestinale et se laisse emporter par le
torrent sanguin qui la conduit au cœur, la grande circulation, puis s’arrête dans le tissu
musculaire et s’y transforme en larve vésiculeuse : le cysticerque. Le cysticerque reste dans cet
état, entouré qu’il est par une couche de tissu conjonctif réactionnel.
Un hôte définitif (homme) dans lequel la larve vésiculeuse absorbée avec la viande
insuffisamment cuite. Le scolex se dévagine et proliférant les anneaux, donne le ténia adulte.
Au niveau des 400 à 500 ème segments, seuls les organes mâles sont mûrs. Plus loin à partir du 600ème
segment, ce sont les organes femelles qui sont mûrs à leur tour.
Les derniers annaux T. solium se détachent par chaînes de 5 ou 6 ; ceux du T. saginata sont rejetés
isolement
Ils vivent dans les veines des Mammifères. Les sexes sont séparés. Le mâle loge le femelle, filiforme,
dans un sillon de sa face ventrale.
S. haemotobium cause l’hématurie d’Egypte (bilharziose urinaire), caractérisée par l’écoulement d’un
peu de sang à la fin de chaque miction.
S. mansoni provoque la bilharziose intestinale qui se caractérise par la présence de sang dans les
selles.
Cycle de développement : Les femelles fécondées, abandonnent les mâles et s’arrêtent dans les
veinules de la vessie (Schistosoma haematobium) ou du gros intestin (Schistosoma mansoni).
Leurs œufs, grâce à un éperon, déchirent les capillaires et tombent dans la cavité vésicale ou la lumière
intestinale. Ils sont entraînés au dehors par les urines ou les matières fécales.
D’un œuf, sort un enbryon : le miracidium, qui pénètre dans un petit mollusque pulmoné : bullin
(Bullinus) ou planorbe (Planorbis). Il se transforme en sporocyste. Ce dernier donne par
bourgeonnement des sporocystes fils qui engendrent directement des larves : les cercaires. Les
cercaires quittent l’hôte (mollusque), nagent arrivent au contact de la peau de l’homme mise en contact
avec l’eau, elles traversent activement la peau, tombent dans les capillaires et sont emportés par le
torrent circulatoire. C’est à l’intérieur des veines qu’elle se transforme en ver adulte.
ou filaire de Médine
corps presque Cestodes ténia,
toujours annelé - - -
tome ver de
Guinée ou filaire
de Médine
-Pas de pattes
Ver de terre ………. Annélides
-symétrie bilatérale
C-LES VERTEBRES
Présentation : les tilapies sont des poissons très répandus dans les eaux douces africaines. Elles sont
souvent nommées carpes.
a- Morphologie : La tilapie à une forme aplatie dans le sens des côtés. Son corps est couvert
d’écailles.
Elle possède une bouche, 2 narines, 2 yeux dépourvus de paupières. En arrière et latéralement on
observe les opercules qui couvrent les branchies.
La cavité buccale : montre des dents implantées sur les maxillaires et disposées suivant 4
rangées.
Le tronc : il va de des fentes branchiales à la papille anale. On observe une ligne bien visible : la
ligne sensorielle (ou ligne latérale), qui permet au poisson de sentir la pression et le T° de l’eau.
La queue : commence à partir de la papille anale et est terminée par la nageoire caudale.
La tilapie a 2 types de nageoires : les nageoires paires (pectorales, abdominales). Les nageoires
impaires (dorsale, caudale, anale).
Dissection
Les organes en place : on observe : les branchies, le cœur, l’estomac, l’intestin, le foie, le
pancréas, la rate, la vessie natatoire, les reins les organes reproducteurs.
c-Biologie
Locomotion : la tilapie nage grâce à ses nageoires : la nageoire caudale est plus active et propulse
l’animal par des battements de gauche à droite et de droite à gauche. Les autres nageoires assurent
l’équilibre. La vessie natatoire est une poche remplie d’air, elle permet au poisson de se maintenir
dans l’eau.
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Nutrition : la tilapie a un régime microphage, elle se nourrit d’algues, de petits crustacés : c’est un
omnivore. Elle est très vorace.
Respiration : elle est branchiale : l’eau chargée d’oxygène rentre par la bouche et ressort par les
fentes operculaires. Arrivée au niveau des branchies, l’oxygène passe dans le sang tandis que la
co2 transporté par le sang jusqu’aux branchies se dissous dans l’eau qui sort par les fentes
operculaires.
Reproduction : la tilapie est un ovipare. Le mâle fait un nid dans lequel la femelle dépose ses
œufs, après une brève parade sexuelle. Ces œufs sont aussitôt fécondés par les spermatozoïdes des
mâles déversés dans l’eau. La femelle recueille les œufs fécondés dans sa bouche où elle les garde
durant toute la durée de l’incubation en se reposant dans un lieu sur, tranquille et couvert (pistia).
Les œufs donnent des petits poissons appelés alevins qui resteront quelques jours dans la bouche
de la femelle.
respiration branchiale
présence d’une vessie natatoire pour la grande majorité
présence de nageoires
a- Morphologie : La grenouille avec sa peau nue et toujours humide peut vivre dans l’eau comme sur
la terre. C’est pour cette raison qu’elle est amphibien. Son corps est trapu et comprend 2 parties :
une tête portant 2 gros yeux, 2 tympans, 2 narines, une bouche très large.
La cavité buccale ouverte montre : au plafond : le maxillaire supérieur portant de petites dents, 2
groupes de dents vomériennes sur le palais, les saillies des blocs oculaires, les trous des narines
Sur le plancher : le maxillaire inférieur ( sans dents), la langue molle et bifide. Au fond la glotte
s’ouvrant sur la trachée artère.
Le tronc et les membres : le tronc ne porte pas de queue et est terminé dans la face ventrale le
cloaque. Il porte 2 membres antérieurs courts, possédant 4 doigts et 2 postérieurs très développés
possédant 5 doigts reliés par des palmes.
Dissection
c- Biologie
Dans l’eau, elle nage. Les membres postérieurs présentent une adaptation à la nage grâce à la présence
d’une membrane palmaire tendre entre les doigts.
Nutrition : La grenouille se nourrit d’insectes, de larves, de limaces (petits crustacés) qu’elle capte
avec sa langue gluante. Les dents vomériennes servent à retenir les proies.
Respiration : Chez la grenouille adulte, la respiration est pulmonaire et cutanée. L’introduction de
l’air dans les poumons est réalisée par des mouvements de déglutition. Le rôle respiratoire des
poumons est réduit tandis que la respiration cutanée est importante ; la peau est richement
vascularisée, mais les échanges ne se font que si la peau est maintenue constamment humide due à
la sécrétion de mucus des glandes cutanées de la peau.
Reproduction et Développement : Il y a accouplement mais la fécondation est toujours externe.
Les mâles rejettent les spermatozoïdes au fur et à mesure de la ponte des œufs La femelle n’est
adulte et apte à la reproduction qu’à 4 ans. Elle pond ses œufs formant des amas gélatineux dans
l’eau. Les œufs fécondés tombent dans l’eau où leur enveloppe gélatineuse est gonflée.
Le développement par métamorphose dure 3 mois et comprend les étapes suivantes :
a- Morphologie
La tête : de forme losangique, elle porte une large bouche, deux narines, deux yeux et deux
tympans. La cavité buccale comprend une rangée de dents sur les mâchoires, une langue épaisse et
charnue fixée sur le plancher buccal. La glotte le pharynx et les trompes d’Eustache (conduits
unissant la bouche à l’oreille) se trouvent derrière la langue. Les narines internes à l’avent du
plafond buccal.
Le tronc : porte 4 membres robustes comprenant chacun 5 doigts. Chaque doigt est terminé par
une griffe.
La queue : elle est longue et s’amincit progressivement vers l’extrémité postérieure.
Dissection de l’animal :
Organes en place : les poumons et le cœur : occupent l’avant de la cavité du tronc ; le foie,
l’estomac et les intestins : occupent la cavité abdominale. Les organes génito-urinaires : occupent
la partie postérieure de la cavité abdominale.
c- Biologie
Locomotion : le margouillat rampe en prenant appui sur ses membres, il grimpe grâce à ses griffes
et court rapidement.
Nutrition : il mange des herbes, insectes, fruits, graines… Il est omnivore.
Respiration : il a une respiration pulmonaire (l’oxygène contenu dans l’air inspiré passe par la
trachée puis les bronches et les bronchioles et arrive dans les alvéoles où il passe dans le sang ; le
co2 quittant les organes arrive par le sang passe dans le sens contraire dans les alvéoles puis
bronchioles, bronches et trachée pour être expiré hors de l’organisme par les narines).
Reproduction : Après accouplement ; la femelle creuse un trou dans lequel elle y pondra ses œufs.
De ces œufs sortiront des jeunes margouillats qui se développeront sans métamorphose. Ce mode
de reproduction est appelé oviparité.
la tête portant 2 mâchoires recouvertes d’un bec corné, 2 narines sur la mâchoire supérieure ; 2
yeux protégés par 3 paupières.
En ouvrant le bec, on observe sur le plafond de la mâchoire supérieure les ouvertures des narines et
latéralement les ouvertures des trompes d’Eustache. Sur le plancher : la langue cornée en forme de fer
de lance. Au fond : la glotte derrière laquelle s’ouvre la trachée et l’œsophage.
Le tronc : masse principale de l’animal a une forme ovoïde ; il est rigide. Sur le tronc, viennent
s’insérer 2 paires de membres.
Les membres: 2 ailes en avant (homologues des pattes antérieures des vertébrés), formées de 3
segments : humérus, avant-bras (cubitus+radius) le poignet et les doigts et pattes portant 4 doigts
terminés par un ongle chacun.
le placer sur le dos et fixer les ailes et pattes après les avoir écarté.
inciser dans la peau un peu au-dessus du cloaque, et avec la sonde cannelée, prolonger l’ouverture
jusqu’à l’extrémité postérieure du bréchet un peu au-dessous de la ligne des épaules.
en suivant la cage thoracique dans la partie supérieure au niveau des clavicules qui s’écarte en V en
laissant un vide, continuer les ouvertures latéralement de part et d’autre de la ligne médiane. Au
niveau de la ceinture pelvienne, compléter transversalement les 2 fenêtres ; les décoller et les
rabattre sur les côtés (ou les enlever complètement).
continuer l’incision dans la partie située au-dessus de la ceinture scapulaire mais avec délicatesse.
après avoir enlevé les muscles pectoraux, qui s’insèrent sur le sternum et sur les humérus, on
découvre le bouclier formé par le sternum et la ceinture scapulaire. A l’aide des ciseaux forts, on
coupera les côtés de la cage thoracique.
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couper les adhérences qui retiennent le sternum à l’arrière ; on pourra le soulever vers l’avent, ce
qui aura pour effet de désarticuler les éléments de la ceinture scapulaire : les clavicules et les os
coracoïdes, qui normalement partiront avec le bouclier antérieur.
Les organes en place : de haut en bas on observe : le cœur et les vaisseaux efférents ou afférents ;
les 2 lobes du foie très volumineux ; le gésier, dans la partie gauche de l’abdomen
c- Biologie
Locomotion : il marche grâce à ses deux pattes ; vol grâce à ses deux ailes. Le vol de l’oiseau est
favorisé par une certaine disposition morphologique et anatomique : forme aérodynamique,
puissance musculaire, rigidité de la cage thoracique, os légers (pneumatiques), présence de sacs
aériens dans le corps.
Nutrition : il se nourrit d’herbes et de graines. (Il est donc herbivore et granivore).
Respiration : la respiration est pulmonaire.
Reproduction : la femelle pond deux œufs (ovipares) dans un nid (fait de brindilles d’herbes et de
petites plumes). Les œufs sont couvés par le mâle et la femelle de manière alternative pendant 17
jours. Après éclosion, les pigeonneaux sont entretenus par le couple jusqu’à ce qu’ils aient un
plumage les permettant de voler
La tête : allongée surmontée de 2 pavillons mobiles : les oreilles. Elle porte 2 yeux protégés par
des paupières mobiles, 2 narines, le museau est fendu verticalement jusqu’à la bouche (bec de
lièvre). De chaque côté du museau on observe de longs poils raides et (les vibrisses=moustaches)
La cavité buccale montre : 2 mâchoires. Chacun porte 2 incisives arquées terminées en biseau. Chaque
demi-mâchoire porte 3 molaires. Dans la bouche, on observe la langue et en arrière, l’entrée du larynx
Le tronc : porte 3 paires de mamelles ventrales, 4 membres ; les membres postérieurs sont
légèrement plus longs et le pied possède 5 doigts. Tous armés de griffes.
La queue : presque aussi longue que le corps, elle est couverte d’écailles.
inciser ventrale ment la peau, depuis l’extrémité de l’abdomen jusqu’au menton et également le
long des 4 membres ; rabattre la peau latéralement et épingler.
inciser la paroi musculaire abdominale et sectionner les côtes.
Les organes en place : dans la région du cou : la trachée artère est surmontée par le larynx. La
cavité thoracique montre le cœur encadré par les 2 poumons. La cavité abdominale, située en
dessous du diaphragme, contient un foie volumineux ; à gauche, on aperçoit l’estomac, après celui-
ci la rate (rouge foncé). La plus grande partie de la cavité est occupée par les circonvolutions de
l’intestin maintenu en place par le mésentère.
c- Biologie
Locomotion : le rat marche, court et les callosités plantaires et les griffes lui permettent de
grimper.
Nutrition : il a un régime omnivore.
Excrétion : assurée par 2 reins. Les tubes urinaires transportent les déchets métaboliques (urée,
acide urique).
Respiration : elle est pulmonaire. Les poumons ont une structure alvéolaire, de bronche et de
bronchioles qui aboutissent à de petites vésicules dont la paroi forme de nombreux alvéole.
Reproduction : après accouplement et fécondation, les embryons se fixent à la paroi utérine. La
grossesse dure 42 jours au terme desquels elle donne naissance à des petits rats nus, les yeux
fermés et incapables de se déplacer. Ils sont allaités et entretenus par la femelle pendant quelques
jours.
-Les jeunes comme -ils ont (presque -ils passent leur
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e -les adultes
sur la terre
(crapaud) ; tous
respirent
poumons
-certaines
espèces n’ont
pas de membres
OISEAUX -les œufs sont pondus à -ils ont tous des -ils ont toujours Animaux à T°C
terre et couvés. plumes 2 pattes, 2 ailes, constante (37-42°C
un bec. selon les espèces)
Vivi -tous vivipares (œufs se Ils ont des poils -tous respirent quelque soit
pares dév. Dans l’utérus plus ou moins
MAMMIFERES maternel) abondants. Certains par les la T°C
-les femelles allaitent ont une fourrure.
leurs petits. poumons, extérieure.
l’eau.
BOTANIQUE
1-Les Algues
Aspect macroscopique : à l’œil nu, la spirogyre est une touffe de fins filaments semblables à des
mèches de fins cheveux, lisses et souples, colorés en vert.
Aspect microscopique
L’appareil végétatif : l’appareil végétatif est très simple ; il n’a ni tige ni racines, ni feuille : il est
appelé thalle. C’est donc un thallophyte.
Un filament de spirogyre est formé d’une série de cellules allongées, rectangulaires. Elles sont
entourées d’une membrane cellulosique et contiennent un ou plusieurs corps en forme de ruban coloré
en vert : les chloroplastes. Ils sont enroulés en spirale(d’où le nom de spirogyre) et situés dans un
cytoplasme périphérique distinct d’une cavité centrale : la vacuole.
Sur les chloroplastes on y trouve des réserves nutritives contiennent de l’amidon : les pyrénoïdes.
La reproduction : Lorsque les conditions sont défavorables : T°C trop élevée, dessèchement du
point d’eau ; la spirogyre se reproduit par conjugaison. Deux filaments voisins émettent l’un vers
l’autre des prolongements, qui s’accolent. Les 2 membranes en contact disparaissent. Le protoplasme
(cytoplasme, chloroplastes, noyau) se condense, les chloroplastes disparaissent peu à peu. Le contenu
d’une cellule, qui considéré comme gamète mâle passe dans l’autre cellule (gamète femelle). La fusion
granuleuse et à membrane épaisse du zygote lui confère le nom de zygospore dont la germination
engendrera un nouveau filament.
Le Closterium : c’est une algue unicellulaire en forme de croissant. Animée d’oscillations, elle se
déplace par une sorte de mouvement de reptation.
La cellule contient un noyau central, 2 grands chloroplastes, à l’aspect de plaquettes vertes striées
longitudinalement, une rangée de pyrénoïdes et de grains d’amidon. A chaque extrémité, on aperçoit
une vacuole, contenant des cristaux de gypse agités de mouvement Bromniens.
Le cytoplasme, rempli de fines granulations, est animé d’un mouvement de cyclose longitudinal très
actif.
Cette algue se reproduit par conjugaison et donne un zygote à membrane externe verruqueuse.
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L’Euglène (Euglena) : c’est une algue unicellulaire flagellée de forme ovale, à l’arrière aminci en
pointe et présentant, en avant, un entonnoir où s’incère un long flagelle près duquel se trouve une
granulation rouge imprégnée de carotène : le stigma.
La cellule contient de nombreux chloroplastes ovoïdes ainsi que des substances voisines de l’amidon,
mais ne se colorant pas par l’iode : le paramylon et de nombreuses petites vacuoles.
Padina : le thalle aplati a la forme d’un éventail garni de rangées de poils et de sporanges ou
gamétanges.
c- Notions sommaires sur la classification des algues : les algues sont reparties en 4 classes
Classe des Cyanophycées ou algues bleues : chlorophylle masquée par un pigment bleu les
Oscillaires)
Classe des Phéophycées ou les algues brunes : chlorophylle masquée par un pigment brun : la
phycoxantine (les sargasses, Dictyota, Padina)
Classe des Rhodophycées ou algues rouges : chlorophylle masquée par un pigment rouge :
phycoéryhrine
2- Les Champignons
Technique de culture : On place dans un bocal fermé une tranche de pain mouillée exposé au
préalable à l’air libre pendant quelques minutes. Abandonné quelques jours à la température de la
pièce, le pain se recouvre de moisissure.
Aspect macroscopique : A l’œil nu, la moisissure est formée d’un feutrage de filaments mycéliens
blanchâtre
Aspect microscopique
Appareil végétatif ou thalle : il comprend trois sortes de filaments dont l’ensemble constitue le
mycélium :
deux filaments voisins émettent l’un vers l’autre des prolongements qui deviennent pro gamétanges et
suspenseurs. Les pros gamétanges deviennent gamétanges mâle et femelle. Ils se fusionnent pour
former un œuf ou gamète. L’œuf germera dès le retour des bonnes conditions pour germer et donner
un nouveau mycélium.
Il est formé d’un pied très large, spongieux, surmonté d’un chapeau hémisphérique plus compact. A la
face inférieure (plane,) de ce chapeau se trouve une infinité de spores à section anguleuse. Ces spores
sont les orifices de tubes formés par les lamelles anastomosées.
Une coupe transversale de ces tubes, examinée au microscope montre un faux tissu, formé par des
filaments mycéliens cloisonnés et anastomosés. Sur le bord, ces filaments prennent une direction
perpendiculaire à la surface et la cellule terminale de certains, renflée en massue, porte à son sommet
quatre prolongements étroits : les stérigmates, dont les extrémités se prolongent par une spore ovoïde.
Les lamelles constituent donc la région reproductrice du champignon. Elle est formée par l’hyménium,
qui porte les basides, ces organes à spores externes, lesquelles sont appelées basidiospores
La rouille des graminées (Puccinia purpura) : c’est un champignon parasite. Il apparaît sous
forme de taches noires (constituée de spores) sur les feuilles de la plante parasitée. Les spores se
développent à l’extrémité de filaments mycéliens, qui ont envahi les tissus internes de la plante.
* la rouille orangée est formée de spores ovoïdes à membrane épaisse et épineuse, comportant
plusieurs pores germinatifs, ce sont les urédospores.
** La rouille noire est constituée de spores doubles, les téleutospores, à membrane présentant une
partie centrale amincie, qui est le pore germinatif. Ces téleutospores donnent naissance en germant à
des basidiospores.
Les lépiotes (ex : Lepiota morganii = espèce toxique causant des nausées, vomissements, diarrhée)
Ce sont des champignons à chapeau. Le chapeau est couvert d’écailles. Les lames sont distantes du
pied (renflé) les spores incolores et lisses. Une membrane épaisse, qui protégeait l’hyménium avant sa
maturité subsiste autour du pied sans y adhérer et forme un anneau.
Les polyporacées
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Hexagona : champignons à consistance ligneuse. Les spores sont larges et à peu près
hexagonaux.
Microsporus : espèce très répandue dans les régions tropicales, se reconnaît à sa forme en
coupe, son pied est terminé par un petit disque basilaire et ses spores extrêmement petits.
c- Notions générales sur le rôle des champignons dans la nature et intérêt pou l’homme
saprophytisme : les champignons sont des plantes non chlorophylliennes ; ils ne peuvent donc pas
faire de photosynthèse. Ils sont dépendants de substances organiques, qu’ils tirent des autres
organismes. Ils mènent donc une vie saprophyte.
- soit des plantes (cultivées) : la rouille des graminées (Puccinia purpura) ; il est caractérisé par des
tache brunes ou noires formées d’une matière pulvérulente.
- soit des animaux (l’Homme) : les Trichophyton par exemple sont des champignons microscopiques
provoquant des affections du cuir chevelu.
symbiotisme : les champignons vivent en association avec d’autres plantes notamment les algues
pour donner d’autres types de plantes appelés Lichens. cette association est bénéfique pour les 2
Champignons comestibles : Certains champignons sont vendus et consommé : les bolets, et surtout
Agaricus campester très apprécié en Europe où il est cultivé.
Fermentation : la levure de bière est un champignon microscopique utilisé dans les fermentation
lors de la fabrication de certains aliments : bière, pain…
une couche périphérique compacte ou cortex, formée de filaments serrés, épais et ramifiés
perpendiculairement à la surface et dépourvus de chlorophylle.
Une zone centrale ou médullaire, dont les filaments, sont lâchement intriqués dans tous les
sens.
Une observation plus précise du cortex montre des cellules (contenant de la chlorophylle) disséminées
dans les mailles du mycélium. Nous y reconnaissons une algue unicellulaire. Ces cellules sont des
conidies.
Reproduction : la reproduction sexuée est assurée par des organes du champignon : les
apothécies, qui se présentent sous forme de petits renflements arrondis et noirâtres. En coupe,
l’hyménium de ces organes reproducteurs nous montre de très minces filaments stériles disposés
parallèlement : les paraphyses, au milieu desquelles on aperçoit des sortes de sacs ou asques
contenant des ascospores. Les ascospores sont allongées et cloisonnées transversalement. A la surface
du thalle, on peut parfois apercevoir une fine poussière constituée de fragments microscopiques et
arrondis de la couche gonidiale du Lichen. Ce sont des sorédies, qui sortent du thalle par des fissures
du cortex et dont la dispersion va permettre la multiplication végétative du Lichen.
Ce lichen est une association d’un champignon et d’une algue. Cette association est bénéfique pour
les 2, puisque l’algue ne peut vivre dans un milieu soumis périodiquement à une forte dessiccation et
que le champignon se développe sur le rocher sans substance nutritive organique. C’est cette
association bénéfique réciproque qui est appelée symbiose.
Le thalle de Roccella rougit sous l’action des hypochlorites, par suite de la présence d’un pigment que
l’on utilise pour la fabrication d’un colorant utilisé en histologie : l’orcéïne.
- Dans les forêts en montagne, on voit pendre des arbres de longues touffes grisâtres formés par un
lichen : l’Usnée dont certains rameaux sont terminés par des apothécies.
- Certains lichens sont les premiers à coloniser la roche nue, y développant soit leur thalle ramifié, soit
un thalle aplati formant une mince croûte adhérant fortement au support ou thalle crustacé, soit un
thalle foliacé, lié de façon assez lâche au support. Parmi ceux-ci ont peut citer : La Parmélie
Les lichens constituent un groupe très intéressant du point de vue biologique. Ils sont les premiers à
coloniser la roche nue : ce sont des pionniers.
Les lichens peuvent vivre aussi dans un milieu où les conditions très dures éliminent les autres
végétaux (rochers)
c- Méfaits des lichens : certains lichens causent des dermatoses chez l’homme
Organisation générale : L’appareil végétatif des mousses imite ceux des plantes supérieures sans
en avoir la structure anatomique. Ce ne sont pas de vraies feuilles ni de vraies tiges ; les rhizoïdes qui
fixent la plante au sol étant réduits à des filaments comparables aux poils absorbants.
Les feuilles : très minces, présentent généralement une nervure médiane très bien nette.
Elles se fanent rapidement dès qu’elles se trouvent exposées à la sécheresse, mais reprennent vite leur
turgescence, l’humidité revenue.
La tige : dans une coupe de tige, on arrive à distinguer une écorce et un cylindre central, caractérisé
par des cellules plus petites. Mais on y aperçoit ni tubes criblés, ni vaisseaux (absence de tissus
conducteurs)
Reproduction : Les organes mâles (anthéridies) et femelles (archégones) sont porté par des pieds
différents
Anthéridies et archégones : les uns et les autres sont entourés de filaments stériles : les
paraphyses.
Les anthéridies ont la forme de massues et donnent naissance aux anthérozoïdes flagellés.
Les archégones ressemblent tout à fait à ceux des Fougères, mais le col est plus long. Les
anthérozoïdes nageant dans l’eau de pluie ou de la rosée sont attirés par les archégones, dont ils vont
féconder l’oosphère pour donner un œuf ou zygote.
le zygote se développe pour donner le sporogone recouverte jusqu’à sa maturité par une coiffe.
Quand la capsule arrive à maturité, elle se dessèche et libère les spores.
Les spores en germant, donnent des filaments verts, constituant le protonéma, formé de longues
cellules chlorophylliennes. C’est sur celui-ci que se développent les rameaux feuillés qui donneront le
pied de mousse.
5 -les Fougères
- les feuilles ou frondes : la feuille est constituée de 3 parties : un limbe composé de foliole, le rachis
ou nervure principale, un pétiole
- la tige : est souterraine et appelé pour ce fait rhizome, de couleur brunâtre assez long et épaisse.
Appareil reproducteur :
sores- sporanges et spores : à maturité, sur la face inférieure de la feuille, apparaissent le long de la
nervure médiane des folioles, des amas brunâtres : les sores.
Chaque sore est un groupe de sporanges. Chaque sporange a un court pédoncule ou pédicelle.
Les sporanges mûrs, libèrent les spores sous la contraction de l’anneau mécanique.
Le prothalle : Gamétophyte.
Placé dans des conditions de T°C et d’humidité favorable, la spore germe, donnant une petite lame
verte en forme de cœur : le prothalle. Il est fixé au sol par des rhizoïdes et porte à sa face inférieure
vers l’échancrure du cœur : les archégones et vers la pointe les anthéridies.
- les organes reproducteurs mâles : anthéridies, éléments arrondis, ils libèrent à maturité les cellules
reproductrices mâles : les anthérozoïdes, munis de flagelle ciliés.
- La fécondation : les anthérozoïdes nagent dans l’eau qui baigne la face inférieure du prothalle. Un
seul pénètre le col, s’unit à l’oosphère. La fusion des 2 cellules donne un œuf ou zygote. Celui-ci se
développe pour donner une jeune plantule qui vit au départ, en parasite sur le prothalle
cycle de développement
b- autres fougères :
Marsilea (marsiléacée) : petite herbe rampant sur la vase au bord des marigots et des rivières. Ses
feuilles dressées portent 4 folioles. Les sporanges sont contenus dans des petits organes globuleux
pédonculés : les sporocarpes, situés à la base des feuilles.
Une fougère arborescente [Cythea manniana (Cytheacée)] : elle prospère dans le bas-fond
humides. Le port de ces énormes fougères rappelle celui des palmiers. La tige est un tronc non ramifié,
portant au sommet une couronne de feuilles composées bipennées. Les sporanges sont protégés par
une indusie globuleuse, qui éclate à maturité, mais subsiste sous la forme d’une coupe contenant les
sporanges à anneau mécanique complet, oblique et à déhiscence transversale.
LES ANGIOSPERMES
L’appareil végétatif :
La racine : il existe une racine principale, des racines secondaires et des radicelles. De la racine
principale partent les racines secondaires. Le système acinaire est du type pivotant.
La tige : elle porte les feuilles ; elle est verte et souple dans les parties jeunes et rigides dans les parties
âgées.
Les feuilles : Elles sont alternées, simples. Le limbe porte des nervures : une nervure principale
saillante et des nervures secondaires qui partent latéralement de la principale. On dit que les nervures
sont pennées.
L’appareil reproducteur
L’inflorescence : les parties terminales des tiges sont dépourvues de feuilles mais portent de grandes
fleurs jaunes. Ces parties florifères sont les inflorescences.(regroupement ou disposition des fleurs sur
l’axe floral)
L’inflorescence est indéfinie : les fleurs sont disposées du bas vers le haut de l’axe floral ; les plus
âgées en bas et les plus jeunes (et boutons floraux) en haut et l’axe est terminé par un bourgeon(donc
une croissance illimitée de l’axe floral= floraison basifuge).
La fleur : chaque fleur s’insère directement sur l’axe d’inflorescence à l’aisselle d’une bractée, au
moyen d’un pédicelle.
Une fleur comprend : des pièces protectrices ou périanthe et des pièces reproductrices.
Le calice : c’est l’ensemble des sépales. La crotalaire a 5 sépales verts, soudés. Le calice est donc
gamosépale {Contraire = dialysépale (sépales libres)}
La corolle : c’est l’ensemble des pétales. Elle est formée de 5 pétales jaunes, libres (corolle
dialypétale), inégales.
les pétales se recouvrent les uns les autres du postérieur à l’extrémité antérieure : la préfloraison est
dite imbriquée.
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Les pièces reproductrices : formées de l’androcée et le pistil
L’androcée : c’est l’ensemble des étamines. La crotalaire a 10 étamines soudées à la base formant un
tube ouvert du côté postérieur de la fleur. Les filets sont libres et terminés par soit par des anthères
longues soit courtes (alternées)
Le pistil ou gynécée : il est formé d’un ovaire comprenant une seule loge(uniloculaire) formée par un
seul carpelle. Il est surmonté par le style terminé par un stigmate plumeux. Les ovules sont insérés en
2 rangées longitudinales.
Les pièces du périanthe et de l’androcée s’incèrent à la base de l’ovaire, sur le réceptacle floral :
l’ovaire est dit supère et la fleur est dite hypogyne.
Diagramme floral :
Fruit et graine : le fruit mûr est u fruit sec déhiscent, qui s’ouvre par 2 fentes longitudinales : c’est
une gousse ou légume. Il renferme de petites graines dont l’embryon possède 2 cotylédons.
Appareil végétatif
Racine les racines sont fasciculées : il n’y a pas de racine principale, toutes les racines ont a peu près
la même taille.
Tige ou chaume : elle herbacée, verte (ou jaunâtre), dressée formée de nœuds et d’entre-nœuds.
Feuille : elles sont alternes sur la tige et fixées au niveau des nœuds. Une feuille comprend trois
parties :
le limbe allongé parcouru de nervures parallèles (la nervure principale très saillante divise le
limbe en 2 parties égales.);
la ligule entre le limbe et la gaine
Appareil reproducteur
Inflorescence : la tige est terminée par une inflorescence abondamment ramifiée. Les ultimes
ramifications sont terminées par des épillets groupés par 2 (épillet fertile et épillet stérile): Ce type
d’inflorescence est appelée panicule (c’est une grappe d’épillets).
Fleur du sorgho : les épillets constituent les fleurs du sorgho. La dissection d’un épillet fertile montre
(de l’extérieur vers l’intérieur) :
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Les verticilles protecteurs : le sorgho n’a ni sépales ni pétales. Les pièces protectrices sont formées
de :
FF : OS +OP + 3E+1C
Diagramme floral :
Fruit et graine : le fruit est sec et ne s’ouvre pas : fruit indéhiscent ; le péricarpe adhère étroitement au
tégument de la graine : on l’appelle caryopse.
a) Analyse florale : dans une fleur, on rencontre 2 types de pièces : les enveloppes florales (sépales et
pétales) et les pièces reproductrices (étamines et pistil)
Le Pollen : l’anthère est partagée en 2 loges divisées elles-mêmes en 2 sacs renfermant à maturité
des petits grains : le pollen.
Dans l’anthère jeune, on trouve les cellules mères des grains de pollen. Chaque cellule subit une
méiose et aboutit à un groupe de 4 cellules ou tétrade.
Une cellule isolée de la tétrade est appelée microspore à un noyau. Le noyau de chaque tétras pore se
divise et donne une cellule à 2 noyaux (à n chromosomes) appelée grain de pollen.
Le sac embryonnaire : dans l’ovule se trouve des cellules mères du sac embryonnaire. Chaque
cellule subit une méiose et aboutit à 4 cellules à un noyau (n chromosomes) dont 3 régressent. Le
De la fleur au fruit et à la graine : le fruit est représenté par l’ovaire hypertrophié renfermant des
jeunes graines.
La pollinisation : elle est le transport du pollen sur les carpelles, où il est retenu par les stigmates.
La pollinisation peut être directe, quand les stigmates d’une fleur reçoivent du pollen de la même fleur
(auto pollinisation), croisée, quand les stigmates d’une fleur reçoivent du pollen d’une autre fleur.
Le vent, les animaux (y compris l’homme), la pesanteur, l’eau, sont les principaux agents de
pollinisation.
Les grains de pollen arrivés au contact des stigmates germent et grâce aux tubes polliniques, les
spermatozoïdes sont conduits jusqu’au sac embryonnaire. Un spermatozoïde se rapproche du noyau de
l’oosphère s’accole contre lui ; les deux noyaux se confondent en un seul œuf dit œuf principal (à 2n
chromosomes). L’autre spermatozoïde se place à côté d’un des noyaux du sac tandis que le deuxième
noyau grossit le groupe : les trois noyaux se fusionnent pour former un deuxième œuf dit œuf
accessoire ou œuf albumen (à 3 n chromosomes). Ainsi se produit une double fécondation. La division
de ces 2 noyaux entraîne une hypertrophie de l’ovaire, qui devient fruit.
Les synergides et les antipodes dégénèrent, les deux œufs se développent dans l’ovule et le tout
devient la graine.
Fleur de type 5
Fruit sec
Fruit indéhiscent : Baie Drupe ovoïde Sec déhiscent : gousse
caryopse
Le plus souvent Une graine contenue Plusieurs graines à 2
1 cotylédon dépourvu de graines cotylédons maintenus
graine dans une coque par un tégument épais
ligneuse(noyau) et lignifié
2 cotylédons
maintenus par
un tégument fin
Drupe : fruit charnu dans lequel la graine est contenu dans une coque fibreuse qui est le noyau
Ana cardium occidentale (acajou) : la pomme cajou, ne peut être assimiler à un fruit. C’est en réalité
un pédoncule charnu. Le fruit de cette plante (noix cajou) est un akène (fruit sec indéhiscent)
L’arachide est une plante cultivée, herbacée annuelle. Il appartient à lé familles des Papilionacées.
a) L’appareil végétatif
La tige et les feuilles : la tige est verte, souple, dressée. Elle porte les feuilles disposées de manière
alternée. Les feuilles sont composées formées d’un limbe divisé en 4 folioles parcourues par une
nervation pennée.
La fleur : elle est jaune, fixée à la tige par un long pédoncule. Les pièces protectrices sont : 5
sépales verts dont 4 sont soudés ; 5 pétales jaunes libres (dialypétale) de taille inégale (fleur
irrégulière) : (un étendard, 2 ailes et la carène).
FF : 5S + 5P + 10E + 1C
Le fruit et la graine : après la fécondation, l’ovaire s’enfonce dans la terre et grossit pour former la
gousse (fruit sec déhiscent) renfermant une, 2 ou 3 graines selon la variété.
Structure et vie ralentie de la graine : la graine est essentiellement formée de 2 parties : les
cotylédons et l’embryon. L’embryon a pour origine l’œuf, alors que l’œuf accessoire est à l’origine de
l’albumen.
L’épaississement des téguments, une déshydratation assez poussée va permettre de parler de maturité
de la graine. Il s’agit en fait maturité apparente, car la graine est le plus souvent incapable de germer.
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Pendant la maturation apparente, l’embryon se trouve placé dans des conditions de vie ralentie, il entre
en diapause. Un temps de post-maturation est nécessaire. La maturité d’une graine est donc
caractérisée par son pouvoir germinatif ; on parle de maturité vraie.
La durée du pouvoir germinatif ou longévité est variable suivant les espèces, de quelques jours à
plusieurs années. Elle dépend de l’épaisseur des téguments, de l’état de dessiccation de la graine, de la
nature des réserves, plus ou moins oxydables.
La germination
Conditions de germination : des graines saines qui ont acquis leur pouvoir germinatif et dont les
téguments sont perméables à l’eau et à l’oxygène exigent :
- de l’humidité
- une aération
-de la lumière
Dans ces conditions bien précises, l’embryon reprend une vie active appelée germination
- La radicule fait saillie par une déchirure des téguments à l’emplacement du micropyle et s’enfonce
dans le sol.
- L’allongement de la tigelle porte les cotylédons hors de terre : « la graine lève ». Les cotylédons
s’écartent, le système radiculaire s’enrichit.
- La chute des téguments permet de voir les feuilles de la gemmule. Le bourgeon terminal de cette
même gemmule s’accroît. Les cotylédons flétris finissent par tomber. Les 2 premières feuilles vertes,
bien développées assurent à la jeune plante une vie indépendante ; la germination est terminée.
La sortie de terre des cotylédons (germination épigée) est due à l’allongement de la tigelle, mais ce
n’est pas un phénomène commun à toutes les graines.
Pour illustration des schémas de la germination nous proposons ici ceux du Haricot commun :
Phaseolus vulgaris)
Nervation parallèle
*Graine à 1 cotylédon
GEOLOGIE
NOTION DE PETROGRAPHIE
Nature chimique- propriétés- origine : le constituant principal du sable et du grès est le quartz qui
est de la silice pure (SiO2).
Le grès est formé de grains soudés par un ciment (de nature siliceuse ou calcaire). Il est imperméable.
Nature chimique : l’argile est une roche formée de l’accumulation de particules microscopiques
disposées en lamelles empilées. Ces particules sont composées de silice et d’aluminium (ce sont des
silicates d’alumine)
Propriétés : l’argile très sèche et l’argile humide n’ont pas les mêmes propriétés.
-l’argile sèche, roche rugneuse, qui s’émiette (R. meuble), est poreuse et absorbe de l’eau. Quand elle
est saturée d’eau, elle devient pratiquement imperméable.
-l’argile humide est plastique et peut se modeler après déshydratation, les particules perdent leur
cotisation et la roche peut être écrasée et transformée en poudre.
Origine : les particules argileuses proviennent de l’altération des roches magmatiques (granite) et
métamorphiques(gneiss, micaschiste, schiste). Les argiles sont donc des minéraux d’origine détritique.
L’eau des rivières les transporte et prend parfois une couleur trouble par suite de l’abondance des
particules argileuses. Celles-ci se déposent soit dans un lac, soit dans la mer. La boue argileuse, très
riche en eau, se transforme alors en roche compacte.
Utilisation : -l’argile est utilisée depuis fort longtemps pour la fabrication des poteries, des tuiles, des
briques…après cuisson à environ 1150°C.
L’argile cuite n’est plus de l’argile ; elle a perdu de l’eau de manière irréversible. Cette terre
cuite présente de nouvelles propriétés.
Perméabilité : un échantillon de craie est poreux et perméable (mais ce n’est pas le cas de toutes les
roches calcaires. Un grand nombre n’est pas perméable en petit mais perméables en grand grâce aux
nombreuses fissures, visibles dans une carrière)
Solubilité du calcaire : l’eau de pluie chargée de C02 transforme le calcaire en carbonate de calcium
(CaCO3) insoluble en hydrogénocarbonate de calcium (HCO3-) soluble. En circulant dans les fissures,
l’eau de pluie dissout peu à peu la roche. Ainsi s’explique l’existence des fissures élargies, des lapiés,
des avens, des gouffres…c’est-à-dire toutes ces curiosités caractéristiques des régions calcaires.
Origine : d’après leur origine, on peut classer les roches calcaires en 4 groupes :
-Origine chimique : selon les conditions, le calcaire peut précipiter (2) ou au contraire se décomposer
(1). .[2HCO3- + Ca++ CaCO3 + H2O + CO2]
Le calcaire peut aussi se déposer dans les canalisations de chauffage centrale ou dans une grotte
(croissance des stalactites ou des stalagmites
- Origine biochimique : dans bien des cas, la roche calcaire est formée par un processus biologique et
chimique. C’est le cas des calcaires récifaux, formés d’une part par accumulation de squelette calcaire,
d’autres part de certains calcaires à Ammonite.
- Origine détritique : la roche est constituée de débris calcaires préexistants (c’est-à-dire formés
antérieurement). C’est le cas de certains calcaires à Ammonite.
Utilisation : certains calcaires résistants sont utilisés directement comme pierres de construction ou en
dallage.
Nature chimique : ils désignent à la fois la roche et le minéral qui les constitue : chlorure de sodium
(NaCl) pour le sel gemme ; Sulfate de calcium hydraté (CaSO4 , 2H2O) pour le gypse.
La présence fréquente de fossiles marins fait penser que l’évaporation s’est produite au bord de la mer,
dans les lagunes constamment alimentées par la mer.
Chauffé à 200°C le gypse se transforme en plâtre(CaSO4 , 1/2H2O). Mélangé à l’eau, le plâtre est
utilisé en construction (isolations, revêtements de cloisons)
Nature chimique :
Les pétroles sont des mélanges de composés, de nature chimique très variée dont la plupart des
molécules sont constituées d’atomes de carbone et d’hydrogène d’où leur nom d’hydrocarbures. Il
s’agit :
Les charbons sont formés de diverses substances carbonées : goudrons, coke, gaz, mélangées à des
substances minérales.
Les charbons et les pétroles sont des roches carbonées sous 2 états physiques différents : -solide
pour les charbon - liquide pour les pétroles et gaz ; et que l’on trouve dans des structures géologiques
différentes.
Le charbon se présente en couches sédimentaire inter stratifié d’origine continentale. Par contre, le
pétrole et le gaz naturel sont bloqués dans des pièges naturels constitués par une roche réservoir
(calcaire, grès) recouverte d’une couche imperméable. Ils ne semblent pas s’être formés dans ces
structures mais avoir subi une migration depuis un lieu de formation qui reste à déterminer.
Origine : le charbon et le pétrole on une origine biologique. Les hydrocarbures présents dans ces
roches ont pour origine le carbone et l’hydrogène des matières organiques provenant d’êtres vivants
accumulés en certains endroits. Leur formation est liée au phénomène de subsidence.
Utilisation : le pétrole constitue la principale source d’énergie : ses dérivées sont utilisées comme
carburants dans les moteurs (usines, centrales électriques, véhicule, éclairage domestique…) pour la
fabrication des matières plastiques
Elles renferment très souvent des restes d’êtres vivants : elles très souvent fossilifères
Biogénétique
(organique)
Roches Salines Physico-chimique Marin, lacunaire. Gypse, Sel
gemme.
Roches Carbonés ou Organique Marin, lacunaire. Pétrole, Houille
Roches combustibles
a- Le granite
De couleur grise ou rose tacheté de noir ; ee granite est formé d’un enchevêtrement de minéraux :
quartz(blanc), mica(noir), feldspath(gris ou rose), bien cristallisés
(R. holocristalline) visibles à l’œil nu (R. grenue) ne laissant aucun vide entre eux (roche compacte,
cohérente). De couleur variable généralement gris ou rose tacheté de noir, il est très dur, raye le verre ;
Il est imperméable à l’eau.
Origine intrusive du granite : le magma granitique, venant de la profondeur, traverse les terrains sus-
jacents. Ce faisant, il repousse les assises, les écrases entraînant des morceaux dans son ascension. Il
refroidit lentement ce qui permet la formation de cristaux bien visibles à l’œil nu (holocristalline
grenue) : c’est la granite intrusif.
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Origine anatexique du granite : le matériel sédimentaire après avoir subi la recristallisation
métamorphique atteint un point de fusion minimum, engendre une phase liquide : le magma granitique
qui se refroidit et se cristallise surplace ou lors d’un plissement. Ainsi le granite naît dans les
profondeurs de l’écorce terrestre : c’est le granite d’anatexie aux contours diffus (imprécis) ; une large
bande de terrains cristallophylliens le sépare des roches sédimentaires sus-jacentes.
- empierrement de route.
b- La dolérite
Composition chimique et minéralogique, Structure : la dolérite est une roche dure et cohérente,
massive, équante. Elle est rugueuse au toucher, de couleur sombre (noire ou gris
La dolérite est une roche pauvre en silice(R basique). On distingue la dolérite à olivine contenant du
feldspath et du pyroxène et la dolérite sans olivine contenant du feldspath, du pyroxène, du mica
noir et un peu de quartz.
Sa structure varie suivant que l’on examine les bords ou le cœur du filon.
* en bordure du filon on distingue les cristaux d’olivine et de pyroxène d’une extrême finesse et
présentant parfois selon leur finesse un aspect vitreux dû à un refroidissement rapide. La structure
dans cette zone est dite microgrenue.
* au cœur du filon le pyroxène se présente sous forme de gros cristaux de même que les autres
minéraux. La structure dans cette zone est dite grenue. (si les cristaux sont de très grande taille, la
structure devient pegmatitique)
Origine ; la dolérite provient des réservoirs magmatiques. Le magma s’infiltre jusqu’aux voisinages de
la surface du sol par les failles et les fissures de l’écorce terrestre. Au cours de son ascension, le
magma se refroidit et se cristallise en 2 temps :
-au cours de la montée doléritique les autres cristaux se forment rapidement donnant naissance à de
microcristaux de plus en plus fins à aspect vitreux.(refroidissement rapide)
*****
Le gneiss est entièrement cristallisé et les cristaux sont soudés entre eux et bien visibles à l’œil nu ; il
est massif dure : il raye le verre. Il est imperméable à l’eau
Les gneiss sont des roches assez claires parfois rougeâtres. D’aspect rubané, le gneiss montre des
bandes claires formées de feldspath et quartz alternant avec des bandes sombres formées de mica
noir (qui se débitent en lamelles).
Origine: Le gneiss provient de la transformation profonde et progressive des roches sous l’effet des
facteurs internes. (Pression, température surtout). Cette transformation est appelée métamorphisme.
Ces transformations n’ont jamais été vues en action à la surface du sol ; ils s’opèrent en profondeur ;
ils aboutissent aux micaschistes, gneiss et granites.
Les roches sédimentaires argileuses accumulées dans les fosses océaniques (géosynclinaux)
deviennent d’abord schisteuses, c’est-à-dire feuilletées sous l’effet de pression de leur poids. Plus
profondément des minéraux nouveaux apparaissent sous l’effet de la température croissante avec la
profondeur et on a successivement, des schistes, des micaschistes, gneiss et granite d’anatexie. (C’est
la séquence de transformation de l’argile)
b) Le métamorphisme de contact : On appelle métamorphisme de contact celui qui s’est exercé dans
les roches sédimentaires à partir des roches magmatiques d’intrusion comme les granites.
Les roches en place sont transformées par la chaleur du magma qui les pénètre lors de sa montée
(mouvement ascensionnel). Sur le terrain il se manifeste sous la forme d’une auréole (zone de
transformation des roches en place) de faible largeur autour du massif intrusif.
Elles proviennent de la transformation des roches préexistantes sous l’influence des pressions
et des hautes températures
Elles sont plus ou moins cristallisées et foliacées (feuilletées) (roches cristallophylliennes)
Régional De contact
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Les continents sont constitués de roches exogènes et endogènes. L’attaque mécanique et chimique de
l’érosion détruit ces roches, l’eau et le vent amènent les sédiments qui en résultent vers les bassins où
ils sédimentent en roches meubles ou cohérentes. Deux situations peuvent se présenter :
Ces roches peuvent être porter à l’air libre(surrection d’une chaîne de montagne)
Elles peuvent au contraire s’enfoncer dans un géosynclinal et subir le métamorphisme régional que
peut aller jusqu’à la granitisation qui à l’état fluide peut émettre des plutons vers la surface et peut
aussi jaillir en laves à la faveur d’une faille.
Dans la nature la plupart des roches présentent une parenté chimique, cette parenté s’explique à
partir de ce cycle.
Une roche est constituée de plusieurs minéraux. Ces minéraux ont tous une composition chimique
précise. Un minéral est donc un constituant chimique particulier.
Il existe de nombreux minéraux différant mais les minéraux les plus courants sont peu nombreux. Ce
sont :
Minéraux Formule
Pour les roches magmatiques et métamorphiques
Le quartz SiO2
Les feldspaths
Si3AlO8K
Feldspath potassique ou orthose……. (Si3AlO8)Na
*****
d-A grain plus ou moins fin, ne faisant pas pâte avec l’eau…………...Calcaire
a- rayable à l’ongle
b- rayant le verre
de feldspath et de micas…………………………………………………………………...Granite
-roche
sombre………………………………………………………………………………….Diorite
-roche très
sombre…………………………………………………………………………….Gabbro
VOLCANIQUE
-avec
mica…………………………………………………………………………………..Trachyte
-sans mica……………………………………………………………………………………
Andésite
Les roches étant extrêmement diversifiées, ce tableau ne peut donner que des indications très
approximatives.
B- NOTION DE TECTONIQUE
La tectonique (ou géologie structurale) est la science qui étudie les déformations qui affectent l’écorce
terrestre. Nous étudierons ici 2 formes de tectoniques : les plis et les failles.
I- Les plis
1- Définition: Les plis sont des ondulations de formes et de grandeurs variables affectant les roches
plastiques. A ces ondulations on donne le nom de synclinal la partie convexe et d’anticlinal la partie
concave.
2- Eléments d’un pli : chaque pli comprend, du moins à l’origine, une charnière et deux flancs.
Les flancs : ce sont les surfaces de raccordement situées de part et d’autre du plan axial.
Le plan axial : est la surface passant par les charnières des différentes couches
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La charnière : est le lieu le plus élevé d’un anticlinal ou le plus bas d’un synclinal.
L’axe : est l’intersection du plan axial avec une horizontale (sa direction définit celle du pli)
3- Différents types de plis : Le pli normal : les deux flancs ont la même épaisseur et droit s’ils ont le
même pendage.
Si au contraire l’un des flancs, s’inclinant plus que l’autre, tend à être recouvert par lui, il est dit flanc
inverse, et le pli est dit, suivant l’ampleur de l’inclinaison :
déjeté, déversé, couché ou retourné. Le flanc inverse est souvent étiré ; s’il se rompt, on a un pli
faillé ou un pli faille. Si le déplacement est important, de l’ordre du kilomètre, on a un
chevauchement, et l’ordre de 10 à 100km, un charriage ; dans ce dernier cas, le flanc normal est une
nappe du 1er genre.
1- Définition : Les failles sont des cassures le long desquelles des compartiments de l’écorce terrestre
se déplacent les uns par rapport aux autres.
Le rejet est la hauteur verticale qui sépare le niveau d’une même strate.
- Faille verticale
4- Groupement de faille : les failles sont souvent groupées en champs de fracture ou bien limitent des
fossés d’effondrement (ou grabens) ou au contraire des horsts (ou môles).
III- Origine des plis et des failles : Les formes des accidents tectoniques dépendent de la rigidité du
matériel
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1- Origine des plis : est pli se forme à partir de couches horizontales plastiques qui subissent des
compressions latérales postérieures à leur dépôts.
2- Origine des failles : Les failles se forment à partir des poussées latérales sur le matériel rigide qui
se casse avec un déplacement vertical des compartiments.
Style tectonique est le résultat de la combinaison des facteurs constants dans une région soumise à
des mouvements orogéniques.
a- Observation d’une carte topographique : pour bien lire une carte, il est indispensable de
savoir reconnaître les différents tracés linéaires : cours d’eau, canaux, routes, chemins de fer,
lignes électriques, levées de terre, murs, ne doivent pas être confondus.
Le relief : les courbes de niveau sont les seules figurées en bistre. L’équidistance est de 10 m, mais
certains endroits des intercalaires de 5 m sont figurés en trait interrompu.
L’intérêt de la carte est de permettre, suivant un itinéraire quelconque, de tracer le profil du terrain :
c’est ce qu’on appelle coupe topographique.
Courbe de niveau : une ligne imaginaire qui joint tous les points situés à la même altitude au-
dessus du niveau de la mer.
Equidistance : distance verticale constante pour une carte, séparant deux courbes de niveau
consécutives.
-on peut par exemple joindre les points A et B par un trait fin.
-OX sur l’horizontale sera l’échelle des longueurs correspondant à l’échelle sur la représentation
-OY sur la verticale porte l’échelle des hauteurs et commence à 1 cm de la courbe de niveau 0(zéro).
Cette échelle est verticale, en général les latitudes sont exagérées par rapport aux longueurs : exemple
de 0 à 5 mm on peut prendre sur l’axe OY comme intervalle 1cm voir 2cm.
-projeter par des pointillés les ponts d’intersection entre AB et les courbes de niveau a, b, c, d, etc. sur
le repère orthonormé OX-OY en tenant compte des normes et correspondances de chaque courbe de
niveau.
-joindre par un trait continu les différents points obtenus : c’est le profil topographique.
2- Carte géologique : sur une carte géologique on porte la nature des terrains rencontrés en chaque
point.
C- NOTION DE PALEONTOLOGIE
1- Définitions
Fossile : Les fossiles sont les restes ou les traces d’animaux ou de plantes, conservés dans les roches
sédimentaires. La science des fossiles est la Paléontologie.
Fossilisation : La fossilisation est l’ensemble des processus physiques et chimiques qui interviennent
pour la conservation d’un être vivant après sa mort.
Les Ammonoïdés : les différents groupes des Ammonoïdés se sont succédés dans le temps avec de
courtes périodes de coexistence :
On constate une évolution par complication progressive des loges de suture des goniatites aux
ammonites.(VOIR schéma de l’évolution des lignes de suture)
Clyménie : cloisons concaves vers l’avent ; goulots tournés vers l’arrière ; siphon appliqué contre le
bord interne de l’enroulement.
La Goniatite : goulots tournés vers l’arrière ; siphon externe ; ligne de suture sinueuse.
La Cératite : goulots tournés vers l’avent ; siphon externe ; ligne de suture découpée (selles
arrondies, lobes denticulés).
L’Ammonite : goulots tournés vers l’avent ; siphon externe ; ligne de suture persillée
La coquille d’une Bélemnite ressemble à celle du Nautile par l’organisation du phragmocône (coquille
cloisonnée) qui présente les mêmes éléments constitutifs.
La coquille droite
Les Fougères fossiles sont connues par les empreintes des feuilles (des pinnules probablement stériles
ou un fragment de fronde bipennée avec pinnules.)
Elles sont reconnues par les moulages de la tige qui était creuse ; les cannelures sur la tige divisée en
articles successifs.
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La calamite est un arbre atteignant aussi 30 mètres de haut avec des cannelures sur les tiges. Ses tiges
sont divisées en articles successifs portant à chaque nœud un verticille de feuilles simples, allongées,
de quelques millimètres à quelques centimètres de long.
-Les lépidodendrons (lepidos : écaille, dendron : arbre) Ere : primaire - Période : carbonifère
Les microfossiles sont nombreux et très diversifiés. Ils jouent un rôle dans la stratigraphie, la
paléoécologie, la paléogéographie et même dans l’évolution du monde vivant. Nous pouvons citer :
Les Fusulines : sont des foraminifères vivant en mers chaudes à la fin de l’ère primaire.
Les Radiolaires : existent depuis l’ère secondaire jusqu’à la période actuelle. Ils sont marins et
ont un squelette siliceux. Leur accumulation donne des roches siliceuses (Radiolites)
Les Nummulites : appartiennent aux Foraminifères et ont vécu durant la première moitié de l’ère
tertiaire. Ils sont marins.
Les Grains de Pollen : le pollen fossilisé permet de connaître la nature de la flore dont on peut
déduire les conditions climatiques.
- les micros fossiles permettent de préciser les conditions du milieu de sédimentation de la roche
- beaucoup de roches sont édifiées par des microorganismes (calcaires à nummulites, à radiolaires, à
diatomées, craie, radiolites…)
ce sont d’excellent fossiles de faciès : les micro fossiles sont aussi, grâce à leur nombre, à leur grande
variété évolutive, à leur sensibilité aux variations du milieu d’excellent fossiles stratigraphiques.
la connaissance des formes vivant sur le fond(benthique) et celles qui flottent en pleine
eau(planctonique) donne une précieuse indication sur les rivages, les paléoclimats(climats anciens),
les T°C.
5- Intérêt de fossiles
En géologie
-Fossiles et stratigraphie : les fossiles sont la clef de la stratigraphie : ils permettent de déterminer
l’âge relatif des terrains qui les contiennent.
Fossiles- faciès- paléoécologie : connaissant les conditions de vie des organismes qui se sont
fossilisés(Par exemple, les Coraux indiquent une mer chaude peu profonde et agitée ), il est aisé de
reconstituer celles dans lesquelles les couches qui les contiennent se sont formées (faciès). Connaissant
celles-ci, on peut caractériser un milieu sédimentaire et préciser le climat c’est-à-dire l’écologie
ancienne (paléoécologie) du milieu.
-Fossiles et paléogéographie : les fossiles continentaux caractérisent les sédiments continentaux ; les
fossiles marins caractérisent les sédiments marins. Partant de ces faits, on peut établir les limites
anciennes entre les mers et les continents et reconstituer la paléogéographie.
ils fournissent une image des différents stades de l’évolution des êtres vivants et permettent de se faire
une idée assez précise de ce que furent les ancêtres des animaux et des végétaux actuels.
Fossile de faciès : Un fossile de faciès est un fossile qui permet de reconstituer les conditions de
formation de la roche qui le contient.
Le Faciès est l’ensemble des caractères pétrographiques et paléontologiques qui permettent de préciser
les conditions où s’est effectuée la sédimentation
D- NOTION DE STRATIGRAPHIE
La stratigraphie est l’étude des strates, c’est-à-dire des différentes couches sédimentaires de l’écorce
terrestre et de l’ordre de leur succession dans le but d’établir une chronologie relative.
1- Principes de la stratigraphie :
1er principe : Principe de superposition : Dans les couches horizontales chaque couche est plus
récente que celle qu’elle recouvre et plus ancienne que celle qu’elle supporte.(ce principe est
facilement applicable dans les bassins sédimentaires, ne l’est pas dans les régions où plissements et
failles ont considérablement modifié l’allure primitive des dépôts).
2ème principe : Principe de continuité : Deux séries pas trop éloignées, de même composition
lithologique(nature des roches) sont de même âge en tout point, de sorte qu’une superposition
reconnue en un endroit peut se transposer en un autre.
3ème principe : Principe d’identité paléontologique : Deux séries éloignées contenant les mêmes
fossiles stratigraphiques sont de même âge.
a) Notion de faciès : Le faciès d’une roche est l’ensemble des caractères lithologiques (composition
minéralogique, chimique, aspect sur le terrain) et de ses caractères paléontologiques (nature des
fossiles qu’elle contient).
L’étude des faciès des roches sédimentaires, révèle leurs conditions de genèse. Par les renseignements
directs qu’elle apporte sur le milieu de sédimentation mais aussi par ceux indirects qu’elle donne sur
les régions voisines, elle permet la reconstitution des paysages anciens : c’est-à-dire la
paléogéographie d’un espace donné.
b) Transgression - régression L’étude des terrains sédimentaires permet parfois de suivre les
avancées et les reculs de la mer.
La transgression c’est l’avancée de la mer sur le continent. Les terrains transgressifs se séparent par
des dépôts grossiers (cailloux soudés par un ciment, grès, conglomérats) et les terrains plus jeunes
débordent régulièrement les terrains plus anciens.
La régression est le retrait de la mer. Dans la régression les sédiments grossiers (grès, conglomérats)
couronnent la série.
c) Concordance et discordance
La concordance est la disposition régulière et parallèle des strates, témoignant d’une sédimentation
continue malgré les variations de faciès. Ces strates sont concordantes.
Dans une discordance les couches de la 2ème série font un angle avec celle de la 1ère série : elles sont
discordantes.
3- Chronologie relative
a) Age relatif des terrains sédimentaires : L’age relatif des terrains sédimentaires est déterminé par
les principes de la stratigraphie (superposition, continuité, identité paléontologique).
b) Age relatif des terrains magmatiques : Une formation magmatique ou volcanique est plus récente
que les terrains sédimentaires qu’elle traverse et métamorphise et plus ancienne que ceux qui la
recouvrent sans être métamorphisés.
d) Age relatif des phénomènes tectoniques : Un phénomène tectonique est plus récent que la roche la
plus récente qu’il affecte, et plus ancien que la roche la plus ancienne qu’il n’affecte pas.
Cycle sédimentaire : On appelle cycle sédimentaire l’ensemble des phénomènes qui prennent place
entre le début d’une transgression et la fin de la régression qui la suit..
E- L’HISTOIRE DE LA TERRE
Eocène 30
Secondaire 1ers mammifères
Crétacé 65
ammonites
230 Jurassique 45
Belemnites
Trias 50
grands reptiles(dinosaures)
radiolaires
Primaire Permien 55 Chaîne Flore houillère
hercynienne
Carbonifère 70 Trilobites
580
Dévonien 45 Chaîne Goniatites
Ordovicien 60 Au dévonien
Eburnéenne
Kibalienne
Dibayenne
a- Etude sommaire des principales régions géologiques du Mali (cf carte géologique)
des formations granitiques, datées de 1850-2095 millions d’années, mises en place au cours du cycle
éburnéen.
La couverture sédimentaire : soumise à une longue érosion, les chaînes birrimiennes sont en
grande partie démantelées. Les matériaux résultant de cette destruction remplissent bassins et fosses et
constituent à partir du Précambrien supérieur la couverture sédimentaire. Le cycle précambrien
supérieur est représenté par 2 types de formations : le domaine de plate-forme et le domaine
métamorphique plissé.
le domaine de plate forme : il couvre toute la partie malienne du bassin de Taoudenni et une partie
de celui du Gourma. Il se présente en une succession d’auréoles sédimentaires, sub horizontales et
grossièrement concentriques :
**glauconie : silicates de fer alumineux et potassique très fréquent dans les roches sédimentaires
marines dont il est élément caractéristique
-le continental intercalaire gréseux déposé du Trias au Crétacé, affleure largement à Taoudenni
-une large auréole du Crétacé supérieur marin enveloppe l’Adrar de Ifoghas(haut de 600m)
-le continental terminal sablo argileux ou gréseux occupe au Mali méridional et oriental trois plages
de superficie inégale : la région de Ségou, la plaine du Gondo, une étroite bande étirée entre l’Adrar
des Ifoghas et le fleuve Niger.
le domaine métamorphique plissé occupe l’est du bassin du Gourma. On y rencontre des
quartzites, diverses variétés de schistes, des conglomérats métamorphiques et des granites.
La zone mobile : elle est représentée par l’Adrar des Ifoghas, vaste massif cristallin qui affleure au
nord-est du pays. Dans ce massif, on peut déterminer des domaines pétrographiques différents et
subparallèles :
un domaine volcano-sédimentaire métamorphique comportant des schistes d’origine volcanique, des
micaschistes, des quartzites, des conglomérats
un domaine migmatique où affleurent des leptynites finement oeillés, des gneiss, des amphibolites,
des cipolins et des pyroxénites associés
un domaine granitique hétérogène où l’on rencontre des granites à amphiboles, des granites
porphyroïdes, des granites pegmatites, des grano diorites.
L’étude des différentes types de roches de l’Adrar des Ifoghas permet d’attribuer à cette zone une
activité orogénique certaine (chaîne panafricaine). Les recherches ont montré que ce secteur a
bénéficié d’un rajeunissement, ce qui tendrait à prouver qu’il a fonctionné comme zone mobile du
craton.
La morphologie (morphos : forme), science des formes du relief de la surface du sol, essaie d’établir
les lois générales qui règlent l’évolution des terres émergées, soumises à l’érosion.
Ces formes sont appelées paysages sont liés soit à la nature des roches, soit à la disposition de roches
(structure), soit au climat. Ainsi on parle de paysages lithologiques, de paysages structuraux et de
paysages climatiques.
a- Paysage lithologique
b- paysage structural
Définition : Un paysage structural est une forme de relief liée à la structure des terrains (bassins
sédimentaires tabulaires, structures plissées).
Cette falaise nous montre une succession de roches « tendres » qui se détruisent vite et des roches «
plus résistante » à l’érosion.
Ces roches résistantes forment les corniches surmontées de replats. C’est une structure tabulaire. Les
couche plus ou moins horizontales sont entaillées par l’érosion ( le fleuve, l’eau de pluie etc.).
c- Paysage climatique
Définition : Un paysage climatique est une forme de relief dont le facteur principal du modèle est le
climat qui détermine les agents d’érosion.
Exemple : Le désert. (Caractérisé par l’accumulation des sables en dunes et barkhanes ou siouf)
Le granite est symbole d’éternité. Pourtant, à l’échelle des millions d’années, la roche est détruite et
transformée en sable, en argile, en calcaire, c’est-à-dire en d’autres roches(R meubles). Comment
est-ce possible ?
Un massif granitique présente toujours un important réseau de fractures, les diaclases, dans lesquels
les eaux de pluie s’infiltrent et stagnent. Ces eaux, souvent chargées d’acides qu’elles ont dissous en
circulant dans le sol, vont lentement mais inexorablement attaquer le granite ; elles le transforment en
surface en roches friable et finissent par le réduire en un sable grossier : l’arène granitique. Celui-ci
est ensuite progressivement déblayé par les eaux de ruissellement. Cette transformation s’explique de
la façon suivante : les feldspaths et les micas subissent l’attaque de l’eau : il s’agit d’une
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transformation chimique appelée hydrolyse. Feldspaths et micas sont transformés en d’autres
minéraux : les minéraux argileux d’une part et calcaire, transporté dans l’eau à l’état dissous d’autre
part.
Les grains de quartz ne sont pas transformés : ils sont pratiquement inaltérables. Mais il est facile de
comprendre que la transformation des feldspaths et des micas libère ces grains de quartz. Ils sont alors
transportés par les eaux de ruissellement, se retrouvent dans les lits des rivières et des fleuves et enfin
au bord de la mer. Ainsi les grains de sable d’une plage sont les grains de quartz d’un granite.
Notion de sol
Le sol est la couche plus ou moins épaisse, qui recouvre la roche mère et qui résulte de l’altération de
celle-ci sous l’action combinée des agents climatiques et biologiques. (UNESCO). Un sol est donc
formé
- de constituants minéraux qui proviennent de la roche mère (c’est-à-dire la roche que l’on verrait à la
surface, si on retirait le sol) ;
une fragmentation provoquée par des actions physiques (par exemple l’alternance du gel et du
dégel) et qui aboutit à la formation de particules de tailles diverses, cailloux, graviers,
sable…),
une altération chimique, sous l’action de l’eau de pluie chargée d’acide carbonique, par la
dissolution des roches calcaires et hydrolyse des feldspaths et micas, qui engendre un
complexe d’altération formé d’argile, d’oxyde de fer, de sels divers (de calcium, magnésium,
potassium…)
La différenciation des horizons du sol : un sol est souvent formé de plusieurs couches superposées
appelées horizons. Sans entrer dans le détail, on peut dire qu’ils sont la conséquence de phénomènes de
dégradation de substances dus à la circulation de l’eau dans le sol : les eaux d’infiltration
« lessivent » des éléments solubles sous certains climats à forte évaporation.
La formation d’un sol, donc les qualités qu’il peut offrir aux plantes, dépend :
du peuplement végétal
du climat de la région
le rôle de la végétation s’explique par le fait que la qualité de l’humus dépend de la composition de
la litière(mull = humus doux ; mor = humus brut ou acide)
Lutte contre l’effet des pentes trop fortes par la culture en terrasses, l’alignement de pierres
La lutte contre la vulnérabilité des sols nus en maintenant le plus souvent possible un couvert végétal :
reboisement, avec adjonction éventuelle des haies brises vents
Pratiquer la jachère
UTILISATION RATIONNELLE DES SOLS : choisir les cultures ou les types d’utilisations les
mieux adaptées aux sols régionaux
L’AMENAGEMENT DES SOLS : modifier le sol tel qu’il se présente dans la nature dans le but
d’améliorer ses qualités et son rendement pour un système de culture donné. Ex : l’irrigation des
cultures insuffisamment approvisionnées en eau dans les conditions naturelles.
(étude à partir d’exemples locaux de l’effet de ravinement par les eaux de ruissellement, les
torrents)
a- Erosion : -les eaux entraînent sur les sols argileux en pente forte les parties fines : on aboutit aux
cheminées de fées ou de demoiselle coiffée(haut de 1 à 20 m de haut)
-les roches magmatiques et métamorphiques de surfaces présentant des fissures sont d’avantage
dégradées par l’eau et on aboutit à une dislocation des minéraux constitutifs de la roche.
c- Sédimentation : les matières dissoutes entraînées par l’eau douce et déversées dans la mer. 3 cas
sont possibles
La sédimentation détritique : les alluvions (limons, sable, graviers) sont déposés en lits (strates)
Les eaux de surface : océans, mers et lacs, évaporées ainsi que l’eau transpirée par les êtres vivants,
gagnent l’atmosphère et forment les nuages. La vapeur d’eau est ensuite restituée au-dessus des
continents sous forme de pluie et de neige. Une partie de cette eau ruisselle, alimente les cours d’eau
(eaux de surface), l’autre partie s’infiltre dans le sol et alimente les nappes souterraines.
La quantité d’eau infiltrée est variable. Elle est liée à la structure du terrain et à l’importance des
précipitations.
- Terrains perméables en en petit : terrains qui se laissent facilement traverser par l’eau grâce à la
présence de nombreux pores entre les éléments constitutifs.( Sable, gravier, grès)
- Terrains perméables en grand : terrains qui présentent des fissures facilitant la circulation de
l’eau. (Terrains calcaires, de craie, granite)
b- Terrains imperméables : sont les terrains qui ne se laissent pas traverser par l’eau. (Argile)
Après infiltration, l’eau circule à travers les roches perméables et atteint un niveau où elle s’accumule
en imbibant plus ou moins la roche. La nappe d ‘eau formée est une nappe aquifère limitée à sa base
par une roche imperméable.
* La nappe alluviale : C’est la nappe qui s’étend dans les alluvions d’un cours d’eau (dépôts de
cailloux, de graviers sable et boues). Elle est plus ou moins en relation avec les eaux de rivière.
Sources : une source est un point d’émergence à la surface du sol d’une eau emmagasinée à
l’intérieur d’une roche.
Quand la couche imperméable affleure au flanc d’une pente ou au fond d’une dépression, on a une
source.
Types de sources
Résurgence : C’est l’apparition à l’air d’un cours d’eau ayant disparu en profondeur en amont : on a
une source résurgente.
Exsurgence : C’est l’apparition à l’air d’un réseau hydrographique souterrain formé par les eaux
d’infiltration (surtout les eaux infiltrées par les fissures et les cassures des roches).
Sources thermales : sources à eau chaudes. [Les eaux d’infiltration peuvent descendre
profondément et dissoudre des minéraux et se réchauffer et peuvent réapparaître avec des propriétés
particulières et donnent des sources minérales ou thermales. Ex. eau de Vichy, eau d’Evian …]
Puits : c’est un Trou de diamètre et de profondeur variable jusqu’à l’aboutissement d’une nappe
aquifère. Il existe : les Puits ordinaires : ce sont les puits put profonds atteignant la nappe phréatique.
Et les Puits artésiens : puits desquels jaillit, à la surface du sol, l’eau sous l’effet de la pression de la
nappe (nappe captive probablement).
Artésien vient du nom Artois une région française où on a réalisé pour la 1ère fois de tels puits.
Importance de la présence des eaux dans l’économie agricole, forestière, pastorale sous climat
tropical à longue saison sèche
-Dans l’économie agricole : Les aménagements permettent l’irrigation de grandes surfaces cultivables,
les jardinages à toute saison etc.
- Dans l’économie pastorale : des aménagements des points d’eau, des forages permettent de faire des
zones pauvres en eaux de surface, des zones de pâturage de toutes saisons.
- Dans l’économie forestière : des forages et aménagement de puits et points d’eau peuvent assurer
une culture à grande échelle d’arbres d’utilité industrielle ou domestique.
- Adduction d’eau : c’est l’exploitation des eaux souterraines à partir de forages, qui permet de dévier
ces eaux dans des canalisations en vue de les traiter et de servir les populations en eau potable .
L’essentiel de la transformation latéritique est une hydrolyse des minéraux de la roche-mère suivit
d’un lessivage du haut vers la bas, par les eaux d’infiltrations, des éléments du sol : K, Na, Ca, Mg
principalement. Mais l’hydrolyse ne libère que des ions ferreux solubles qu’en milieu réducteur riche
en matières organiques(sous la forêt). La destruction ou la disparition naturelle des forêts aboutit à
l’oxydation de Fe. Les ions ferriques insolubles s’immobilisent. Il y a précipitation d’oxyde de Fe
hydraté(géotite), d’oxyde d’aluminium hydraté (kaolinite). L’érosion entraîne le sol superficiel, la
cuirasse découverte, durcit en une terrasse où les proportions respectives de Fe et d’Al sont variables.
Lorsque la roche-mère est alcaline, riche en alumine(syénité par ex), elle donne directement de la
bauxite, minerai d’aluminium. Certaines latérites peuvent également évoluer en bauxite par lessivage
du Fe de terrasses anciennes.(bowé guinéen)
a- Erosion : Grâce aux particules qu’il entraîne, le vent est capable d’éroder des roches
tendres(argiles, limons)il y creuse des sillons parallèles qu’on appelle yardangs. Au pied des blocs
dures, saillants,, il contribue à déblayer les débris résultant de diverses causes de fragmentation et
même user les strates les plus tendres : ainsi, se forment les bloc-champignons.
c- Sédimentation : les accumulations dues au vent sont les dunes, les sables nivéo éoliens et les lœss.
Le volcanisme : une éruption volcanique correspond à la montée de magma venu d’une certaine
profondeur et dont la température est supérieure à 900°C. les gaz qu’il contient s’échappent plus ou
moins facilement. Ceci détermine la nature de l’éruption (explosive ou effusive)
Chaque éruption apporte des échantillons de l’intérieur de la terre. Les roches volcaniques ont une
structure microlitique qui résulte du refroidissement du magma en 2 temps.
L’ascension du magma qui précède une éruption déclenche plusieurs modifications décelables en
surface. Certaines peuvent être évaluées avec précision :
-l’activité séismique : des séismographes sont disposés autour de l’édifice volcanique et reliés en
réseau à un laboratoire ; ils enregistrent les secousses qui correspondent à la montée du magma ; la
localisation des épicentres donne des indications sur la situation du magma en profondeur.
-les variations de la composition des fumerolles : les eaux et les gaz qui s’échappent des fissures et du
cratère changent de composition en fonction de la distance du magma.
-l’activité thermique : elle est évaluée par photographies infrarouges et par mesure directe de la T°C
des sources et de fumerolles.
Un séisme violent s’accompagne d’un bruit terrifiant venu des profondeurs de la terre.
Lorsque les secousses se produisent sous la mer ou le long des côtes, elles se propagent dans l’eau et
provoquent des raz de marée (cas du 26 décembre 2004 en Asie du sud-est le Sounami a fait près
de 300 000 victimes).
Causes : - tous les séismes, qu’ils soient destructeurs ou imperceptibles, correspondent à une rupture
brutale de l’écorce terrestre qui se produit à un endroit situ é entre 1 et 700km de profondeur, appelé
foyer du séisme. La rupture brutale donne naissance à des vibrations : les ondes sismiques; celles qui
se propagent sous forme de sphères concentriques comparables aux rides qui naissent à la surface de
l’eau quand on jette un caillou (En joignant sur la carte les points d’égale intensité, on obtient les
courbes iso sismiques). Le temps mis par les ondes pour arriver à la surface de la terre est d’autant plus
court que la distance parcourue est plus petite. Elles parviennent d’abord à l’épicentre E situé à la
verticale du foyer, puis en des lieux de plus en plus éloignés.
- les mouvements associés au séisme : la rupture brutale laisse souvent, dans la zone de l’épicentre, des
fissures béantes, des rajeunissements de failles…Une faille est une déformation brutale et de courte
durée.
De nombreux tremblements de terre sont célèbres à cause de leurs effets dévastateurs, et il est rare
q’une année se passe sans que la presse se fasse l’écho d’un ou plusieurs tremblements de terre
provoquant des destructions d’immeubles et de nombreuses victimes. 2 milliards d’hommes vivent
dans les régions menacées par les tremblements de terre et on estime que, depuis le début du siècle, les
séismes ont tué en moyenne 15 000 personnes par an ! Ce sont loin les catastrophes naturelles les plus
meurtrières. Par comparaison, le volcanisme est beaucoup moins dangereux (environ 200 000
personnes au cours des 5 derniers siècles)
Technique de coupe
si la tige est assez solide, on fait directement les coupes sans la loger dans une moelle de tige de
sorgho. Pour cela, tenir la tige entre le pouce et l’index de la main gauche sur la table et à l’aide de la
- on prend une moelle de tige de sorgho on la fend longitudinalement en deux moitiés égales
- on évide au centre de chaque moitié de manière à former un canal qui épouse les dimensions de la
tige qu’on y logera,
-tenir l’ensemble entre le pouce et l’index de la main gauche sur la table et à l’aide de la lame tenue
par la main droite, faire des coupes extrêmement fines et rigoureusement perpendiculaires à l’axe de la
tige
Technique de coloration
-Mettre les coupes dans un verre de montre contenant de l’eau de javel pendant 10 à 15 minutes : l’eau
de javel détruit le contenu cellulaire et laisse les membranes. Laver les coupes à l’eau,
-Mettre ensuite les coupes dans un autre verre de montre contenant de l’acide acétique dilué pendant
une minute : ce dernier détruit les traces de l’eau de javel,
-Mettre enfin les coupes dans un verre de montre contenant le colorant( carmino vert de Mirande)
pendant 10 à 15 minutes.
Bois II
section rectangulaire ou
extérieure par
arrondis
Le collenchyme : sous l’épiderme, il
Collenchyme
est formé de plusieurs couches
augmente régulièrement de
vaisseaux
Nous pouvons observer également que le bois et liber les derniers formés forment un tissu
secondaire et sont formés à partir d’une assise génératrice ou cambium situé entre le bois
et le liber. Ainsi, le liber et le bois étant superposés, ils forment un faisceau libéro-ligneux.
Autres tissus :
Tableau comparatif des structures d’une tige de dicotylédone et d’une tige de dicotylédone :
Différenciation centrifuge
du boisI
Tableau comparatif des structures d’une racine de dicotylédone et d’une racine de dicotylédone :
Différenciation
centripète
du boisI
1-Tissus épithéliaux : un tissu épithélial est un tissus de revêtement des surfaces internes(intestin) et
externes(peau).
a. Le tissu osseux
ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE
L’HOMME ET LES MICROBES PATHOGENES
A - LES MICROBES
En faisant bouillir pendant quelques minutes de l’eau additionnée d’une pincée de foin sec. On
obtient, après filtration, un liquide jaunâtre, parfaitement limpide. 2 jours après, le liquide se trouble et
se recouvre d’une mince pellicule irisée ; le voile bactérien.
Un fragment de ce voile observé au microscope montre de Bacilles du foins ou bacille subtils. Chaque
individu est un bâtonnet cylindrique, 2 fois plus long que large, légèrement arrondi aux extrémités. Un
plus fort grossissement permet de voir des cils, ou flagelles.
Dès le XVIIe siècle, un physicien anglais écrivait : « celui qui découvrira la cause de la
fermentation alcoolique découvrira aussi probablement la cause des maladies virulentes ».Cette
prophétie s’est réalisée : l’étude de diverses fermentations devait amener Pasteur à être le « fondateur
de la microbiologie » et par suite, le rénovateur de la chirurgie, de la médecine et de l’hygiène.
Vers 1850-1860, on admettait que des microorganismes pouvaient apparaître spontanément, c’est-à-
dire sans avoir été précédés par des êtres vivants de la même espèce, dans un milieu contenant des
substances altérables. Pasteur, qui venait d’étudier la fermentation alcoolique, rechercha s’il y avait
« génération spontanée » et dans la négation, d’où venaient les germes altérant les liquides
putrescibles. C’est ainsi qu’il fut conduit, en 1859, à étudier l’air d’une rue de Paris.
Pasteur montra que l’air contient des poussières ; parmi elles, il y a des poussières vivantes
appelées aussi germes.
1- Expériences de Pasteur
1ère expérience : pasteur utilisait un ballon à col effilé renfermant de l’eau de levure de bière : après
avoir fait bouillir longuement ce liquide
-pour détruire les germes qu’il contenait ainsi que ceux qui étaient sur les parois internes du ballon (on
dit aujourd’hui pour stériliser le liquide et le récipient le contenant).
Pasteur fermait le tube effilé à la flamme, le liquide restait clair, sans jamais s’altérer : ainsi un liquide
putrescible, mais stérilisé, se conserve indéfiniment s’il est à l’abri de l’air.
2ème expérience : à ses contradicteurs qui disaient que les germes ne pouvaient pas se développer en
l’absence de l’air, Pasteur montra que le bouillon ne s’altérait pas s’il laissait entrer dans le ballon de
l’air porté au rouge ; ainsi :
3ème expérience : à ces contradicteurs qui prétendaient que l’air porté au rouge avait perdu ses
« propriétés vitales », Pasteur prouva qu’il pouvait utiliser de l’air filtré par passage dans un long tube
recourbé dit « col de cygne ». Pasteur estimait que les germes de l’air s’étaient déposés sur les parois
du tube sinueux. D’ailleurs, il en apportait la preuve : il lui suffisait de mettre en contact le contenu du
ballon avec les parois du tube recourbé pour que le liquide s’altère : ainsi :
un liquide stérilisé se conserve indéfiniment s’il est en présence d’air filtré par passage dans un
long tube sinueux.
4ème expérience : on avait reproché à Pasteur de n’utiliser que des liquides portés à l’ébullition : c’est
pourquoi, en 1863, avec l’aide d’un physiologiste, Pasteur fit l’expérience avec un liquide organique
frais, le sang. Pasteur utilisa un dispositif stérilisé dont il enfonça la pointe P dans la veine d’un chien ;
le sang et l’urine de l’organisme d’un animal sain ne s’altèrent pas lorsqu’ils sont conservés à
l’abri de l’air.
En 1860, Pasteur utilisa une série de ballons de même capacité, contenant un bouillon stérilisé, et
dont il ferma le col à la flamme. Il ouvrit ensuite les ballons en des lieux différents pour faire pénétrer
la même quantité d’air dans chacun d’eux puis il referma les cols dans tous les ballons à la flamme :
-le liquide s’altère dans tous les ballons ouverts à Paris, dans la cour de l’Observatoire
-sur 20 ballons ouverts dans la Jura, loin de toute habitation, 8 renfermèrent un liquide altéré
-sur 20 ballons ouverts sur la mer de Glace, à 2 000 m d’altitude, un seul devint trouble ; ainsi :
ces germes, en suspension dans l’air, sont la « condition première et nécessaire de la vie dans les
infusions »
En 1864, Pasteur concluait : « … il n’y a aucune circonstance aujourd’hui connue dans laquelle
on puisse affirmer que des êtres microscopiques sont venus au monde sans germes… » ; ainsi est
née la théorie des germes qui devait conduire Pasteur à découvrir la cause de certaines maladies.
Les bactéries sont des organismes microscopiques présents en grand nombre dans tous les milieux (air,
eau, sol, à la surface et à l’intérieur des êtres vivants. Si un grand nombre d’entre eux vivent dans
notre organisme sans causer de maladies, certains sont pathogènes.
le choix du milieu dépend évidemment des caractères particuliers de la bactérie que l’on se propose
d’étudier.
a) Milieu gélosé : on pèse 6 g de gélose agar-agar, substance extraite d’une algue de l’océan indien.
Débiter en menus fragments et laisser gonfler dans l’eau. Sur la gélose gonflée, on verse ensuite
300cm3 de bouillon de viande et chauffer en agitant pendant 10 mn sans dépasser 80°C. Neutraliser le
milieu en y ajoutant quelques gouttes de lessive de soude jusqu’à virage au bleu d’un papier tournesol
rouge et porter la préparation à l’autoclave à 115°C pendant 45 mn pour achever la dissolution de la
gélose. Filtrer ensuite à 100°C sur papier très poreux.
b) Milieu solide : découpons dans une pomme de terre (ou une carotte) des prismes de 5 X 2 X 1,5 cm
et sectionnons chacun d’eux en diagonale de façon à obtenir des surfaces inclinées facile à
ensemencer. La cuisson de l’amidon se fera en autoclave (à 120°C pendant 45 mn) en même temps que
la stérilisation.
Pour les milieux de culture, elle est réalisée par action de la vapeur d’eau sous pression dans un
autoclave. Les milieux sont d’abord répartis dans les récipients de verres préalablement stérilisés
(petits ballons, boites de Pétri, tubes Roux, tubes simples.) les ballons et les tubes étant fermés à l’aide
de bouchon de coton stérile.
La stérilisation en autoclave exige un chauffage à 115°C pendant 30mn pour les milieux liquides et
gélosés et 120°C pendant 45mn pour les milieux solides.
On peut réaliser facilement des cultures sur boîtes de Pétri au moyen de Bactéries banales :
les boîtes étant mises à l’étuve à 37°C pendant 24, 48 ou 72 heures, chaque bactérie engendre une
colonie dont la forme, la dimension, la couleur, la consistance…sont caractéristiques de l’espèce.
4- Purification des souches : Il suffit alors de prélever un fragment de l’une des colonies avec un fil
métallique stérile et de faire un repiquage sur gélose que l’on place dans l’étuve pendant 24, 48, ou 72
heures pour obtenir une culture pure.
IV- Observation des photographies et documents représentant les différents types de microbes
Les microbes pathogènes sont des microbes responsables d'une maladie même chez le sujet "
sain " (ex typhoïde, choléra, tuberculose, méningite...).
Les protozoaires : ces organismes animaux unicellulaires à noyau (Eucaryotes) se reproduisent par
une mitose ordinaire. Certains d’entre eux sont parasites pour l’homme :
- les Amibes, responsables des amibiases ou dysenteries ; certaines amibes non pathogènes vivent dans
le colon.
- les Trypanosomes : responsable de la maladie du sommeil ou trypanosomiase ; son agent vecteur est
la mouche Tsé-tsé.
-L’Aspergillus est l’agent pathogène d’une maladie pulmonaire :l’aspergillose très semblable à la
tuberculose .
- en chapelet : streptocoque
Les bactéries sont dangereuses à la fois par leur grand pouvoir de divisions(une division toutes les
30mn) et par les toxines qui peuvent être sécrétées(endotoxines et exotoxines).
Les virus : ce sont des organismes très simplifiés, infiniment petits(ils ne sont visibles qu’au
microscope électronique), sans noyau ni cytoplasme ; ils ne sont constitués que par une enveloppe
lipoprotéique qui protège le matériel génétique(ADN ou ARN). Les virus sont des parasites absolus
des cellules vivantes.
- les virus oncogènes qui s’intègrent dans le chromosome des cellules parasitées : VIH, virus
responsable des cancers(sarcome, leucémie)
-ils sont très petits et ne peuvent être observer qu’au microscope électronique
-leur organisation est très simple : ce sont des structures non cellulaire
-ce sont dans parasites obligatoires dont la multiplication ne peut s’effectuer qu’à l’intérieur d’une
cellule vivante.
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Les virus ont une taille comprise entre 0,2µm à 120Å. La forme d’une particule virale ou viron est
généralement celle d’un polyèdre globuleux ou allongé.
B- DEFENSE ANTIMICROBIENNE
L’homme est assiégé par une population microbienne abondante et variée. Mais si le contacte de
l’homme avec les microbes est permanent, les infections, les maladies causées par ces microbes sont
des évènements assez rares. Nous possédons sans aucun doute des moyens de défense efficaces.
L’introduction des bactéries a pu se faire à la faveur d’une plaie même très petite. Les bactéries
qui pénètrent à la faveur de cette plaie trouvent dans la peau des conditions favorables et s’y
multiplient. Après un certain temps : temps d’incubation il se forme un foyer d’infection à partir
duquel évolue l’infection ; on distingue alors 3 phases :
guérison si les microbes sont maîtrisés par la phagocytose : Formation d’abcès rempli de pus
(amas de microbes tués et de leucocytes morts).
Progression de l’infection si l’organisme est affaibli et les microbes virulents.
Résultats :
guérison si les microbes sont maîtrisés par la phagocytose dans les ganglions.
Nouvelle progression si l’organisme est affaibli.
les microbes encore victorieux arrivent par le sang dans le foie , la rate et par suite envahissent tout
l’organisme .
Réaction de l’organisme : dernière phagocytose dans le foie et la rate ; Production d’anticorps vers
le 15ème jour de l’infection par les lymphocytes B.
Résultats
La défense naturelle
la peau, les muqueuses, les sécrétions glandulaires(larme, salive) et le tapis mucocilliaire des voies
aériennes respiratoires sont les premières barrières que les microbes doivent franchir :
- grâce à ses cellules bien jointives et ses couches cornées, la peau est imperméable aux microbes tant
qu’elle ne présente pas de plaie
Première étape : cette réaction fait intervenir des polynucléaires et se caractérise par les 4 symptômes
suivants : rougeurs, douleur, chaleur, gonflement.
Si les bactéries sortent victorieuses de cette lutte, elles profitent de l’occasion pour pénétrer dans le
vaisseau lymphatique local.
Au cours de leur trajet, elles vont traverser les ganglions les plus proches du lieu d’infection (ganglions
de l’aisselle), dans lesquels se trouvent des lymphocytes et des plasmocytes. Au contact des microbes,
certains lymphocytes réagissent par des mitoses ; les ganglions durcissent, grossissent et deviennent
douloureux. Les bactéries sont attaquées et détruites par des anticorps.
les bactéries sont reconnues comme des corps étrangers par certains globules
blancs(macrophages). Un ensemble de réactions complexes finit par activer les plasmocytes, qui
sécrètent alors des anticorps. Ceux-ci détruisent de manière spécifique les bactéries en question.
La fièvre est un moyen de défense contre les virus qui sont sensibles aux températures dépassant
40°C.
1ère phase : l’attraction : les phagocytes sont attirés par les microbes et adhèrent à la paroi des
microbes ;
3ème phase : la digestion : les microbes sont digérés dans les vésicules de digestion et les déchets sont
rejetés par le phagocyte.
L’asepsie : c’est une méthode préventive qui empêche le développement des microbes (ou qui permet
d’éviter l’apport des microbes dans une plaie saine). Ex. la stérilisation du matériel chirurgical, de la
salle d’opération etc.
L’antisepsie : c’est une méthode qui consiste à détruire à l’aide d’antiseptiques les microbes présents
dans un milieu (ou dans une plaie, sur nos mains, sur les objets, sur la peau …)
Ces produits sont très efficaces pour détruire les microbes mais peuvent irriter les tissus et retarder la
cicatrisation..
Fleming (1881-1955) est un écossais qui, pendant près de 50 ans, a travaillé au laboratoire de
bactériologie d’un grand hôpital de Londres. Dès 1924, il découvrit, dans les larmes, une
substance qui détruit les microbes en les dissolvant
Sur la culture de la moisissure, il préleva des spores et les transporta sur la gélose d’une boîte de
Pétri. Lorsque la moisissure fut développée, Flemming implanta des bactéries suivant des bandes
rayonnantes. Au bout de quelques jours, il constata que certaines colonies microbiennes ne se
développaient pas près de la moisissure.
Pendant ce temps, le bouillon sur lequel s’était développée la moisissure avait pris une teinte jaune.
Fleming prit un peu de ce « jus » pour réaliser une 2ème expérience ; les résultats furent analogues et
Fleming eut le mérite de tirer la conclusion suivante :
La moisissure émet une substance chimique qui se diffuse dans la gélose et arrête le
développement de certaines bactéries.
L’un des collaborateurs de Fleming réussit à extraire suffisamment de jus pour l’injecter à des
lapins et souris ; il constata que le jus n’était pas toxique
Fleming entrevit les applications médicales de cette substance qu’il appela pénicilline puisqu’elle était
produite par le Penicillium notatum. Mais les moyens de son laboratoire étaient trop limités pour
permettre l’extraction de quantités suffisantes de pénicilline en vue d’applications médicales.
Définition : WAKSMAN (1943) : " toutes les substances chimiques produites par des micro-
organismes capables d'inhiber le développement et de détruire les bactéries et d'autres micro-
organismes".
- TURPIN ET VELU (1957) : " Tout composé chimique, élaboré par un organisme vivant ou produit
par synthèse, à coefficient chimio thérapeutique élevé dont l'activité thérapeutique se manifeste à très
faible dose d'une manière spécifique, par l'inhibition de certains processus vitaux, à l'égard des virus,
des microorganismes ou même de certaines êtres pluricellulaires
La découverte des antibiotiques a permis de guérir un grand nombre de malades et de blessés que la
médecine, il y a 30 ans, ne pouvait sauver ; d’où l’augmentation de la durée de vie.
Le charbon est une maladie des animaux(moutons bœufs…), l’agent pathogène est un bacille qui
se multiplie dans le sang en causant une septicémie. Le bacille prive les globules rouges de
l’oxygène qu’ils transportent : le sang devient noir (d’où son nom) et l’animal présente des signes
d’asphyxie.
Pasteur avait remarqué que les vaches atteintes des formes bénignes de la maladie ne
contractaient plus, par la suite cette maladie : elles étaient immunisées contre le
charbon(immunité acquise).
Avec ses collaborateurs, Pasteur essaya d’atténuer la virulence d’une culture de bacille de
charbon.
A l’air libre, ces bacilles forment des spores qui, en germant donnent des bacilles virulents.
En maintenant une culture de bacilles de charbon à 42,5°C, les bacilles ne forment pas de spores
mais leur virulence est atténuée. Ces bacilles mis ensuite à T°C basse, donnent des spores qui
engendrent des bacilles à virulence atténuée.
En inoculant ces bacilles à un animal sein, celui-ci ne contracte pas la maladie. Par la suite si on
inocule au même animal des bacilles virulents, l’animal ne contracte pas le charbon : on lui a
conféré l’immunité.
Les vaccins sont donc des préparations réalisées à partir d’antigènes(bactéries, virus, toxines
parasites) rendus inoffensifs pour l’organisme et qui permettent à l’organisme de fabriquer des
anticorps.
Pour rendre les microbes inoffensifs, on les tue ou on les atténue par la chaleur, la dessiccation, le
vieillissement et l’action d’un antiseptique. Les caractéristiques de
l’immunité : l’immunité obtenue par la vaccination est :
- tardive : l’immunité devient effective après plusieurs injections ; les anticorps ne sont sécrétés que
15 jours après la 1ère injection (réaction primaire), puis 2 jours après chaque rappel(réaction secondaire)
- durable : l’immunité dure plusieurs années si les rappels sont effectués dans les délais
prescrits(calendriers de vaccinations)
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-préventive : le vaccin protège contre une agression du microbe en questions.
En 1890 un médecin allemand, le Dr Behring, démontrait que dans le sang d’un animal A
(cheval ou cobaye) auquel il avait injecté des doses croissantes de toxine diphtérique se trouvait
une substance : l’anatoxine diphtérique, qui peut précipiter et par suite neutraliser la toxine
diphtérique.
Behring a ensuite injecté du sérum provenant de l’animal immunisé A à des animaux B n’ayant
subi aucun traitement préalable, les animaux B sont immunisés à leur tour.
En 1894 le Dr ROUX, disciple de Pasteur a démontré que le transfert d’immunité peut se faire
d’un cheval immunisé à l’homme
Le sérum est du plasma auquel on a supprimé le fibrinogène ou la fibrine. C’est un liquide qui
recouvre le caillot lorsque le sang coagule. La sérothérapie consiste à introduire dans
l’organisme, du sérum (provenant d’animaux ou de sujets immunisés contre certaines maladies)
ou des immunoglobulines (anticorps) à l’état pur. Elle peut être curative ou préventive selon le
sérum utilisé.
passive : l’organisme reçoit les anticorps d’un autre organisme, prêts à l’emploi
immédiate : le sérum est injecté en une seule fois, et l’immunité commence dès l’injection
temporaire : elle dure environ 3 semaines
curative : elle guérit une personne malade
-maux de tête
-vomissement
-avortement
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4- Lutte contre ou Mesures de protection
Protection collective : Education sanitaire : viser surtout à faire connaître le cycle de vie du parasite
et du moustique
-à organiser groupes d’individus pour la lutte anti-moustique (élimination des eaux stagnantes et de
tout autre foyer larvaire)
-à stimuler la recherche de produits répulsifs contre les moustiques, extraits de substances naturelles
-prophylaxie médicamenteuse (chimioprophylaxie) avec les antipaludéens les plus récents pour les
catégories les plus exposées (femmes enceintes, enfants de moins de 5 ans).
Dangers de contagion : à proximité de marais, d’eaux stagnantes ou peu courantes, pendant la nuit, en
toute saison plutôt en saisons de pluies.
Diagnostic du laboratoire : examen microscopique du sang pris d’un doigt ou test falcifarum
1-Agent d’infection : vers appelés bilharzie vivant dans les vaisseaux sanguins
Troubles principaux : démangeaisons au contact avec les eaux infectées, fièvre, toux urines
avec du sang : forme urinaire
Complications hépatiques(cirrhose)
Protection individuelle : éviter de se baigner dans les eaux suspectes ou de les boire
Protection collective :
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L’éducation sanitaire est essentielle pour :
-prévenir la contamination des eaux à travers les selles et urines infects en construisant des
latrines et en les utilisant
-détruire les mollusques transmetteurs en extirpant les plantes aquatiques sur lesquelles, ils se refugent
ou en utilisant des substances qui leur sont toxiques.
Dangers de contagion : eaux douces dormantes, petits cours d’eau, canaux, lacs où se trouvent les
mollusques transmetteurs, dans les endroits dépourvus de lieux aisance.
Diagnostic du laboratoire : examen microscopique de l’urine ou des selles pour découvrir les œufs
du parasite
- Par infection du cordon ombilical chez un nouveau-né ou les voies génitales féminines pendant
l’accouchement ou un avortement.
Troubles principaux :
-Rire sardonique
-Lucidité mentale.
Protection individuelle :
-vaccination,
Protection collective :
Dangers de contagion :- dans n’importe quelle zone où habitent des animaux herbivores
définition de mots :
L’appareil digestif regroupe les organes qui ont pour but de recevoir les aliments ingérés,
d’assurer leur transit afin de leur faire subir une série de transformations chimiques et
mécaniques (digestion), d’absorber les nutriments et d’éliminer les résidus non digérés (selles,
excréments)
1-Rappels
L’appareil digestif comprend le tube digestif (bouche, pharynx, estomac, intestin grêle, gros
intestin)
la mastication : c’est l’acte mécanique permettant le broyage des aliments par les dents, la
déglutination : c’est l’acte mécanique permettant le transport du bol alimentaire de la bouche à
l’estomac ; le brassage: le bol alimentaire progresse dans l’œsophage par des ondes péristaltiques dues
à la contraction des muscles de la paroi de celui-ci. Arrivés dans l’estomac, les aliments sont brassés et
imprégnés de sucs gastriques, ils se transforment en une bouillie appelée chyme stomacal ; celui-ci sort
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de l’estomac par des jets successifs et une fois dans le duodénum il est soumis à des mouvements qui
permettent sa progression vers le gros intestin ; la défécation : rejet des déchets par les fèces.
- Dans l’estomac : l’ensemble des sucs gastriques (présure, pepsine) simplifie les grosses molécules de
protides en peptides, molécules plus petites. Ces réactions se font à 37°C en milieu acide.
- Dans l’intestin grêle : le duodénum reçoit le suc pancréatique, celui-ci contient des enzymes
(amylase, lipase, protéases : trypsine et chymotrypsine) qui poursuivent la digestion des protides, des
glucides et des lipides. En plus de ces enzymes pancréatiques, l’intestin produit un suc contenant des
enzymes comme : la saccharase, la maltase, la lactase, les peptidases qui réduisent les dernières
molécules complexes en molécules simples non hydrolysables
- Le gros intestin, plus large que l’intestin grêle, rassemble l’ensemble des matières non digérées.
Enzyme : biocatalyseur qui accélère les réactions chimiques qui ont lieu dans l’organisme
La digestion est donc une simplification moléculaire à l’issu de laquelle les nutriments sont
absorbés par le sang et qui sont ensuite utilisé par l’organisme pur produire de l’énergie
nécessaire aux fonctions vitales, pour permettre la synthèse de nouvelle matière.
2- Hygiène alimentaire : étude de quelques maladies dues à une carence protéique ou calorique
Le marasme : maladie fréquente dans les milieux urbains, elle s’observe surtout pendant la
première année de la vie.
Manifestation : la maladie se manifeste par une maigreur extrême, l’absence de graisse sous-
cutanée, une véritable fonte musculaire, qui laisse voir les os. Le poids peut descendre jusqu’à
60%
Le kwashiorkor : maladie fréquente chez les enfants de population rurales alimentées
correctement pendant 18 mois à 2 ans grâce à l’allaitement maternel et qui après sevrage, ne se
nourrissent que de patate douce, mil, manioc.
Manifestations : le corps présente des oedèmes important (ventre et membre inférieurs gonflés,
visage bouffi). La peau craquelée pèle facilement
L’anémie nutritionnelle : très répandue parmi les femmes enceintes et les jeunes enfants.
Le goitre : gonflement du cou suite à une hypertrophie de la glande tyroïde due au manque
d’iode
1-Rappels
Les voies respiratoires comprennent 5 parties : les fosses nasales ; le pharynx [carrefour aéro-
digestif entre le trajet de l’air (nez, larynx) et celui des aliments(bouche, œsophage] ; le larynx : organe
de la parole ; la trachée(12 cm de long) ; les bronches qui pénètrent dans les poumons pour former
l’arbre bronchique.
Les poumons : chaque poumon est partagé en lobes (3 pour le poumon droit et 2 pour le poumon
gauche). La surface du poumon est recouverte par la plèvre, enveloppe à 2 feuillets :
Dans chaque poumon, la bronche se ramifie en conduits de plus en plus fins, jusqu’aux bronchioles.
Chaque bronchiole aboutit à un sac alvéolaire (ou vésicule pulmonaire), unité anatomique et
fonctionnelle du poumon. Un petit groupe de sacs alvéolaires forme un lobule pulmonaire.
Chaque sac alvéolaire est recouvert par un réseau de capillaires sanguins. Le sang y arrive rouge
sombre par l’arbre artériel et en ressort rouge vif par l’arbre veineux. Une fine membrane entre
l’alvéole et le capillaire sépare l’air et le sang et constitue ainsi une surface d’échanges capables
d’assurer, d’une part, le passage du O2 de l’air alvéolaire vers le sang, d’autre part, celui du CO2 en
sens inverse.
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b) Les échanges gazeux respiratoires
Mise en évidence des EGR chez les animaux, chez les végétaux et au niveau des tissus(schémas)
Transport de l’oxygène : la fixation de l’oxygène dans le sang se fait sous 2 formes : une petite
quantité est dissoute dans le plasma ; le reste est combiné à l’hémoglobine. La molécule
d’hémoglobine peut former avec l’oxygène un composé instable : l’oxyhémoglobine.
Hb + O2Hb O2
Au niveau des poumons : la teneur en oxygène de l’air alvéolaire est supérieure à celle qui vient
des tissus. L’oxygène diffuse alors vers le sang à travers la membrane d’échange. Il se dissout dans le
sang puis se combine à l’hémoglobine pour donner l’oxyhémoglobine.
Au niveau des tissus : du fait de la respiration cellulaire, la teneur en oxygène des cellules est
beaucoup plus faible que celle du sang venant des poumons. Dans ces conditions, l’oxyhémoglobine se
dissocie et libère l’oxygène qui diffuse à travers la paroi des capillaires de la lymphe qui baigne les
cellules puis pénètre dans celles-ci.
Transport du co2 :
Au niveau des tissus : la teneur des cellules en co2 rejeté par la respiration cellulaire se trouve
supérieure à celle du sang arrivant par les artères ; le co2 diffuse vers le sang sous forme dissoute. Il
sera pris en charge:
Au niveau des poumons : les échanges inverses se produisent et le co2 vers l’air alvéolaire dont la
concentration en ce gaz est plus faible.
Les vêtements trop serrés gênent les mouvements respiratoires et entravent le développement de la
cage thoracique
Dans les locaux habités, l’air ne doit ni être trop sec ni trop humide ; il doit être fourni en quantité
suffisante et constamment renouvelé ; il doit être exempt de gaz toxique ; si l’aération est insuffisante,
l’atmosphère s’appauvrit en oxygène et se charge de dioxyde de carbone et en vapeur d’eau. Il en
résulte un air confiné qui, sans être toxique, est néanmoins irrespirables.
La vie au grand air permet seule de respirer un air parfaitement sain, à condition bien entendu que le
lieu de séjour échappe aux 3 causes majeures de pollution : concentration urbaine, circulation
automobile, installation industrielles. Si le climat local est favorable le contact de l’air vif sur la peau
est vivifiant, car il existe par voie réflexe la ventilation pulmonaire.
La pratique d’une culture physique rationnelle assouplit la cage thoracique, augmente la capacité,
régularise le rythme et l’amplitude des mouvements respiratoires.
I- rappels
a) Le cœur
Organe central moteur de la circulation générale ; de la grosseur d’un point et pesant 200g à 300g à
l’âge adulte, le cœur est constitué principalement d’un muscle : le myocarde, qui assure les
contractions ; irrigué par les vaisseaux coronaires, il est tapissé à l’extérieur par la membrane
conjonctive : péricarde et à l’intérieur par l’endocarpe. Il est divisé en 4 cavités : 2 oreillettes où
débouchent les veines et 2 ventricules reliés à des artères de gros calibre.
Chaque oreillette et chaque ventricule communiquent par une valvule : tricuspide pour le cœur droit,
mitrale pour le cœur gauche. Cette valvule joue le rôle de soupape assurant le passage du sang dans un
sens précis(oreillette- ventricule)
b) Les vaisseaux : ce sont des conduits qui acheminent le sang dans tout l’organisme.
-Les artères : elles conduisent généralement le sang oxygéné du cœur vers les organes à l’exception
des artères pulmonaires.
Ce sont des vaisseaux aux parois élastiques présentant une couche de muscles lisses. La circulation du
sang s’y fait sous une forte pression.
-Les veines : elles acheminent le sang dé oxygéné des organes vers le cœur à l’exception des veines
pulmonaires.
-Les capillaires : ils réunissent les artérioles et les veinules, et assurent les échanges entrent le sang et
la lymphe.
Ils sont fins et leurs parois très fines (1 à 2 µm d’épaisseur) et formés d’une seule couche de cellules,
qui traversé facilement par le plasma(transsudation).
Le sang est un liquide visqueux de couleur rouge, qui circule dans des vaisseaux. Il se compose de
globules( cellules) au sein d’un liquide, le plasma.
Ce tissu liquide(5 litres pour un adulte de 70kg) joue plusieurs rôles essentiels : nourricier,
respiratoire, régulateur et de défense.
Le plasma et le sérum : Lorsqu’on ajoute à du sang frais du citrate de sodium, quelques heures
après, on assiste à une sédimentation des éléments. Les globules se déposent au fond et le plasma
surnage.
Protides……… ..80
Lipides …………. 5
Glucose …………1
Vitamines
Hormones
Anticorps ou immunoglobulines
Lorsque l’on abandonne du sang frais, quelques minutes après, il se forme un caillot dû à la
transformation d’une protéine du plasma : le fibrinogène en fibrine insoluble et un liquide jaunâtre
surnage ce caillot : c’est le sérum.
Les globules : Ils sont fabriqués dans la moelle rouge osseuse des os.
On en dénombre, en moyenne, 7000 dans 1 ml de sang. Leur durée de vie est variable.
Les polynucléaires (ou granulocytes) sont de celles mobiles grâce aux pseudopodes.
On distingue :
Lors d’une infection, attirés par les microbes, ils ont le pouvoir de franchir la paroi des capillaires par
diapédèse, et de capturer et digérer les microbes par phagocytose.
-Les lymphocytes (B et T) ont un noyau arrondi et jouent un rôle important dans le déroulement des
réactions immunitaires.
Les lymphocytes T contrôlent les réactions immunitaires. Ils sont responsables des rejets de
greffes( non tolérées par l’organisme).
-Les monocytes sont à l’origine des macrophages. Ces grosses cellules phagocytent tous les déchets et
les cellulaires. Ils assurent donc la voirie de l’organisme.
Les plaquettes : petits fragments cellulaires, au nombre de 300 000 par mL de sang, libèrent des
protéines (ou facteurs) indispensables à la coagulation.
Les plaquettes peuvent s’agglutiner lors d’un saignement pour constituer le clou hémostatique et
facilitent la formation du caillot.
L’appareil circulatoire est un système fermé constitué de vaisseaux (artères et veines) prolongés par
les capillaires d’une part, et par le cœur d’autre part. Pour effectuer un tour complet, le sang doit
passer 2 fois par le cœur car il existe une double circulation : la petite circulation ou circulation
pulmonaire et la grande circulation ou circulation générale.
Fonctionnement du cœur
Sous l’action du tissu nodal (stimulateur naturel présent dans l’oreillette droite), le cœur se contracte
spontanément et rythmiquement.
La systole ventriculaire ou contraction des ventricules permet l’éjection sous pression du sang dans
les artères. Les valvules auriculo-ventriculaires sont fermées.
L’oreillette et le ventricule droits constituent le cœur droit dans lequel circule un sang pauvre en O 2 et
riche en CO2. Le sang arrivant dans l’oreillette droite par les veines caves est propulsé vers les
poumons par les artères pulmonaires.
L’oreillette et le ventricule gauches constituent le cœur gauche dans lequel circule le sang riche en O 2
et pauvre en CO2. Le sang oxygéné arrivant dans oreillette gauche par les veines pulmonaires est
ensuite expulsé sous pression dans l’artère aorte pour être distribué dans l’ensemble de l’organisme.
la petite circulation : le sang désoxygéné part du ventricule droit vers les poumons par l’artère
pulmonaire. Le sang oxygéné revient dans l’oreillette gauche par les 4 veines pulmonaires.
La grande circulation : le sang oxygéné quitte le ventricule gauche par l’artère aorte pour irriguer
tous les organes du corps.
Une goutte de sang met une vingtaine de secondes pour effectuer un cycle.
Le cœur rejette 10 litres de sang par minute, soit 15 000 par jour.
II - Hygiène de la circulation
Usage de vêtements amples : il faut éviter de porter des vêtements trop serrés qui favorisent les
varices.
Le sport : le muscle cardiaque, comme les autres muscles, s’accroît et se fortifie par le travail
musculaire. Mais un excès de sport peut surmener un cœur fragile et provoquer l’infarctus.
L’hydrothérapie : les douches froides ont une action très favorable sur le réseau capillaire.
Avoir une alimentation saine et boire entre les repas : les excès alimentaires fatiguent les organes
Les excès de cholestérol et de graisses sont très mauvais pour le cœur et les vaisseaux (risque
d’artériosclérose)
-L’abus de tabac entraîne des troubles des contractions cardiaques (ce qui explique l’anémie chez
certains fumeurs)
Eviter la vie sédentaire : après une journée de travail, il est utile de courir ou de marcher, de
pratiquer des exercices physiques au grand air si possible.
L’hémophilie est une maladie liée au sexe qui se traduit par l’absence d’un facteur de coagulation.
Le sang ne peut pas se coaguler normalement ; toute hémorragie est donc grave pour l’individu.
D- LE REIN
I- Rappels
L’appareil urinaire est constitué des organes qui fabriquent l’urine et excrètent des déchets. Il
maintient l’équilibre du milieu intérieur. Il se compose des reins et des voies urinaires (bassinet,
uretères, vessie, urètre).
Le rein comprend une zone corticale très vascularisée et une zone médullaire, striée composée de 7 à
8 pyramides de Malpighi.
Chaque rein renferme près de 750 000 tubes urinifères ou néphrons, au niveau desquels l’urine est
fabriquée. Chaque rein est recouvert de petites glandes : les glandes surrénales.
L’irrigation du rein est assurée par une veine et une artère qui y pénètrent au niveau du hile.
-Eau(92%)
-La filtration sélective du sang : elle s’effectue au niveau des glomérules des tubes urinifères. Elle ne
laisse passer que les petites molécules (glucose, acides aminés) et les ions. Les grosses molécules
(protéines) et les cellules sanguines sont arrêtées.
Récupération partielle et variable de l’eau et des ions (Na+, K+, Ca2+, P3+) et des carbonates.
L’urée (produit de la dégradation des protéines), l’acide urique (produit de la dégradation des acides
nucléiques ARN, ADN).
L’ammoniac(NH4)
-L’aldostérone, sécrétée par les corticosurrénales, qui contrôle la réabsorption des ions Na+
-La PTH parathormone sécrétée par les parathyroïdes, qui contrôle la réabsorption des ions Ca2+, P3+ et
Mg2+
- Les protéines(albumine) et le glucose existent dans le plasma, mais non dans l’urine normale. Vis-
à-vis de ces substances, le rein se comporte comme une barrière. La présence de ces éléments dans
l’urine prouve un mauvais fonctionnement du rein.
- Les acides uriques, les urates et quelques sels(phosphate et oxalates) forment parfois des « calculs »
qui se localisent dans les reins(coliques néphrétiques), dans la vessie(gravelle) ou dans les
articulations(goutte).
E- L’APPAREIL LOCOMOTEUR
I- Rappels
Les os sont des pièces solides et dures qui forment la charpente de l’organisme et sur lesquels
s’attachent les muscles. L’ensemble constitue le squelette.
La forme des os est variée. On distingue : les os long (fémur, humérus, clavicule…), les os larges ou
plats (omoplate, os du crâne, os de la cage thoracique, os du bassin) et les os courts (vertèbres les os de
la mains et du pied).
Morphologie de l’os :
Le corps ou diaphyse : composé intérieurement d’os compact et de moelle jaune. La surface est
recouverte d’un tissu fibreux riche en vaisseaux sanguins et en nerfs, le périoste.
Les têtes ou épiphyses : composées d’os spongieux contenant de la moelle rouge osseuse, siège de la
formation des cellules sanguines. Leur surface est recouverte de cartilage articulaire.
Le tissu osseux montre des cellules osseuse : ostéoblastes, sous forme étoilée munis de fins
prolongements et séparées par une substance intercellulaire forment calcifiée (osséine).
Composition chimique de l’os : tout os est constitué de matière organique (osséine, élastine) associé à
la matière minérale (phosphate et calcium).
Chez l’adulte : l’os se modifie de façon permanente sous l’action des efforts qu’il subit. En cas de
fracture, le tissu osseux se renouvelle grâce au périoste et soude les 2 parties de l’os fracturé
(formation d’un cal)
Les ostéoblastes sont situés sur la périphérie de l’os, dans le périoste. Ils fabriquent l’os compact à
partir de l’extérieur de l’os.
Les ostéoclastes sont situés dans la partie interne de l’os, dans le canal médullaire. Au fur et à mesure
de la croissance osseuse, les ostéoclastes détruisent de l’os ancien pour former le canal médullaire.
Trois déformations principales de la colonne vertébrale, dues à de mauvaises attitudes corporelles, sont
fréquentes chez les enfants :
La cyphose : c’est une déviation convexe de la colonne au niveau dorsal ; le sujet a le « dos rond ». La
pointe de l’omoplate présente une saillie exagérée, la tête est très souvent inclinée vers le bas.
La lordose : une déviation de la colonne qui consiste en une exagération de la courbure lombaire ; la
personne est « trop cambrée ».
La scoliose : déviation latérale de la colonne, due le plus souvent à une mauvaise attitude assise (pour
lire ou travailler) ou debout (attitude hanchée ; métiers fatigants forçant le tronc à s’incliner du même
côté). Elle peut être due à un membre inférieur plus court que l’autre.
Ils constituent les organes actifs du mouvement. Ils représentent 40% de la masse d’un organisme
adulte.
On distingue les muscles squelettiques (rouge, fixés aux os par des tendons et soumis au contrôle du
système nerveux cérébro-spinal) ; les muscles viscéraux (généralement blancs), présents dans la
constitution des organes profonds, sont sous la dépendance du système neurovégétatif.
Muscle long, épais en son milieu, divisé à son extrémité supérieure en 2 masses appelées long chef et
court chef. Le tendon du long chef s’insère sur le bord articulaire de l’omoplate et celui du cour chef
s’insère sut l’apophyse coracoïde de l’omoplate
Vers le milieu du bras ces deux chefs s’unissent en une seule masse. Vers le bas, le biceps se termine
par un fort tendon qui s’insère sur le radius.
Structure du muscle :
Une coupe transversale d’un muscle montre qu’il est formé par un ensemble de cellules musculaires
allongées (ou fibres musculaires) réunies en faisceaux et emballées dans un tissu conjonctif.
Les cellules musculaires striées : Les cellules allongées en forme de fuseau, elles renferment de
nombreux noyaux. Leur cytoplasme, coloré en rouge par la myoglobine comporte un grand nombre de
myofibrilles présentant une alternance de disques clairs et de disques sombres. L’ensemble lui donne
un aspect strié.
Les cellules musculaires lisses : elles sont situées dans la paroi des viscères.
-La tonicité : lorsque nous sommes éveillés, nos muscles sont constamment en état de contraction très
légère dite tonique ; c’est le tonus musculaire.
Suite à l’utilisation des nutriments il produit des déchets ( co2, acide lactique)
On distingue des articulations fixes ou sutures(crâne) dans lesquelles les os sont fortement unis ; des
articulations semi mobiles ou symphyses(colonne vertébrale) dans lesquelles les os sont séparés par
un disque souple de cartilage fibreux ; et les articulations mobiles ou diarthroses(membres).
L’articulation du coude par exemple est une articulation triple (3 os : humérus +cubitus+radius). Les
surfaces articulaires sont recouvertes de cartilage, les os sont solidement reliés par une capsule
articulaire fibreuse et résistante présentant de nombreux épaississements : les ligaments. La cavité
articulaire est tapissée intérieurement d’une membrane synoviale. Cette dernière sécrète un liquide
visqueux : la synovie qui joue un rôle de lubrifiant.
un état général satisfaisant et plus spécialement un bon fonctionnement des glandes endocrines :
hypophyse, thyroïde, parathyroïde.
une alimentation rationnelle et suffisante comportant, sous forme assimilable, les aliments
indispensables au développement des muscles (azotés) ; à l’ossification (phosphore, calcium, vitamine
D), à la croissance générale(vitamine D)
une vie saine et active : vie au grand air, culture physique et la bonne attitude.
Les apports nécessaires les apports de calcium, de phosphore et de vitamines A et D assurent une
bonne minéralisation des os qui prévient le rachitisme
-le Ca est présent dans le lait, les laitages, les fruits et les carottes
-le P est présent dans le lait, les laitages, la viande, l’œuf et le poisson
La vitamine favorise l’absorption intestinale du Ca et sa fixation dans le tissu osseux ;c’est une
vitamine antirachitique. La vitamine A stimule la croissance de l’enfant.
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Les glandes endocrines
l’hypophyse a un rôle essentiel dans la croissance du squelette et des tissus. Elle sécrète une
hormone de croissance(ou STH) qui stimule la fabrication de protéines. L’insuffisance de croissance
chez l’enfant entraîne le nanisme.
F- LE SYSTEME NERVEUX
Le système nerveux est l’ensemble des organes à rôle multiples : ils reçoivent les messages sensoriels
(visuels, auditifs, olfactifs, tactiles, et gustatifs) ; ils les traitent ; ils transmettent des messages moteurs.
I- Organisation du SN
- le système nerveux central SNC ou centres nerveux composé de l’encéphale, logé dans la boite
crânienne, forme de 2 hémisphère cérébraux du cervelet (en arrière) du tronc cérébral. La moelle
épinière, logée dans le canal rachidien de la colonne vertébrale
- le système nerveux périphérique SNP représenté par les nerfs (crâniens : 12 paires, et rachidiens :
31 paires) qui servent d’organes de transmission
Le système nerveux végétatif ou autonome SNA : il se compose de centres nerveux situés dans le
tronc cérébral et la moelle épinière et d’une chaîne ganglionnaire située de part et d’autre de la colonne
vertébrale. Il contrôle la vie végétative et se compose du système orthosympathique et du système
II- Neurone : structure et propriété : par sa forme et sa fonction, le neurone représente l’unité du
SN. Cette cellule très spécialisée a pour fonction de recevoir un message nerveux, de le traiter et de le
propager. Le neurone transmet le message à un autre neurone ou à un effecteur par l’intermédiaire
d’une synapse.
Un neurone comporte 3 parties : les dendrites : prolongements du corps cellulaire, fins et ramifiés
Propriétés :
le neurone est excitable : il réagit à une stimulation d’intensité supérieure ou égale au seuil par la
création d’un message nerveux : influx nerveux IN
Il est conducteur : l’IN se propage le long du neurone à une vitesse de l’ordre de 10 à 100 m.s-1. La
propagation s’y effectue dans un sens précis :
Les réflexes innés : ce sont des réactions involontaires (inconscientes) qui existent dès la naissance.
Elles sont immédiates et se répètent toujours de la même façon. Les réflexes interviennent à tout
moment :
Ils permettent de régler automatiquement le fonctionnement des organes (pression artérielle, rythme
respiratoire, rythme cardiaque…)
Ils soustraient rapidement l’organe à un danger (retirer sa main d’un objet brûlant)
L’arc réflexe représente le trajet simplifié des messages nerveux lors d’un réflexe inné. Il
comprend :
- une fibre nerveuse sensitive qui conduit le message (influx nerveux) dans le sens centripète (du
récepteur vers le centre nerveux)
- un centre nerveux, au niveau duquel intervient, au minimum, un inter neurone (neurone intercalaire)
- une fibre nerveuse motrice qui conduit le message dans le sens centrifuge (du centre nerveux vers
l’effecteur)
un organe effecteur qui répond par contraction (muscle) ou par sécrétion (glande)
Afin d’éviter la fatigue nerveuse et d’améliorer le fonctionnement des neurones, hygiène de l’appareil
nerveux dépend :
-vitamines du groupe B : la vitamine B1 par exemple, présente dans les céréales et dont la carence
entraîne une paralysie des membres inférieurs (béri-béri)
-vitamine PP ; présente dans la viande, dont la carence provoque des troubles mentaux (folie
pellagreuse)
Chez le nourrisson : la croissance est très rapide. Elle ne peut s’effectuer que si l’alimentation lui
apporte du glucose ainsi que des acides gras insaturés (acide linoléique) présents dans le lait ou les
laits pour nourrissons. L’alimentation de l’enfant doit être rigoureusement équilibrée durant les 7
premières années.
Hygiène de la vie
-respecter le temps de sommeil qui varie en fonction de l’âge (10à 12 H par nuit chez l’enfant ; 7 à 8 H
chez l’adulte)
-le tabac agit sur le système neurovégétatif entraînant une perturbation du fonctionnement de certains
organes…
-l’alcool : l’ivresse affecte gravement le cerveau et le cervelet de façon passagère, alors que
l’alcoolisme provoque des troubles graves de façon durable
Le bruit peut provoquer des troubles de sommeil, de l’équilibre, de l’audition et peut entraîner de la
fatigue nerveuse.
Hygiène mentale
Par l’entraînement, par la pratique de sport, certains mouvements deviennent automatiques comme
ceux de la vie de tous les jours. Ainsi, les gestes sont moins fatigants pour le cerveau.
Grâce à l’entraînement, les mouvements répétés sont plus rapides et pus précis.
I - LA PEAU
La couche germinative : profonde, formée par une seule couche de cellules qui se divisent
constamment. C’est elle qui permet le renouvellement permanente de l’épiderme (durée de vie d’une
cellule : 30j).
L’hypoderme, couche basse dite graisseuse car elle renferme des adipocytes (cellules gorgées de
lipides : glycérol, triglycérides). Elle protège contre les chocs et le froid.
c- Les annexes
- les phanères : poils ongles et cheveux : ce sont des productions cornées épidermiques
- Les glandes :
Glandes sudoripares : productrices de sueur. Elles s’ouvrent à la surface de la peau par des pores qui
permettent l’excrétion de la sueur.
2) Fonctions de la peau
-de la sensibilité tactile : corpuscules de Meissner, de Pcini(information sur la nature des objets
touchés)
-des agressions microbiennes, par son pH acide et par ses cellules jointives
-de l’gression solaire : les rayons nocifs sont arrêtés par les mélanoblastes qui sont responsables de la
pigmentation de la peau(bronzage, hâle)
Echanges gazeux : elle assure les EGR, en absorbant le dioxygène et en rejetant le dioxyde de carbone.
La respiration cutanée est plus importante chez l’enfant que chez l’adulte.
Echanges thermiques :
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-les pertes de chaleur limitées par temps froid :
La peau, organe excréteur : les glandes sudoripares excrètent la sueur qui est une urine très
diluée(eau, sels, urée).
La quantité d’eau sécrétée vatrie, selon notre activité et les conditions du milieu, de 250mL à 1,5 L /
heure. La sécrétion normale est de 40mL/heure
La peau, organe producteur de vitamine D : sous l’effet des rayons solaires, les cellules adipeuses
du derme transforment le cholestérol en vitamine D dont le rôle antirachitique est connu.
3) Hygiène de la peau
-chez l’adulte, le bien être et la santé de la peau ; la prévension contre l’infection et l’irritation , ainsi
que le confort et la détente du corps
-chez l’enfant, la communication non verbale avec le monde des adultes, l’apprentissage de bonnes
habitudes éducatives dès le plus jeune âge et les premiers points de repères(les soins d’hygiène
rythment la vie de l’enfant et le sécurisent).
-la sueur renferme des matières azotées(urée et acide urique)qui sont à l’origine de fermatations
ammoniacales.
-le sébum, substance graisseuse, agglutine les pussières et les débris organiques en suspension dans
l’air. Toutes ces souillures forment la crasse qui enduit les peaux sales :
elle bouche les pores de la peau, gênant les foctions respiratoires et excrétrices de la peau
elle favorise la multiplication des microbes responsables d’une infection de la peau
elle est responsable des mauvaises odeurs, gênantes pour l’entourage.
-éviter le contact direct de la peau avec toute source de chaleur et agent chimique dangereux,
II- L’OEIL
l’œil est un organe qui reçoit les images fournies par le monde extérieur et qui procure ainsi des
sensations visuelles.
La rétine : membrane très fragile de 0,5 mm d’épaisseur, la rétine renferme plusieurs couches de
cellules, notamment une couche de recepteurs visuels
-les cônes(environ 7 millions) permettent la vision des couleurs et réagissent à une intensité lumineuse
élevée
-si l’objet est éloigné, son image inversé se projette directement sur la rétine au niveau de la tache
jaune. Aucune mise au point n’est nécessaire dans l’œil normal.
- Si l’objet se rapproche, son image a tendance à se projeter en arrière de la rétine et devient floue. Il
y a alors accommodation(bombement du cristallin) et l’image devient nette.
la conjonctivite : ou irritation de la conjonctive, due soit à des corps étrangers à l’œil, soit à des
microbes ; elle est généralement bénigne (elle se manifeste par la sensation de sable dans l’œil , des
larmoiements, des paupières gonflées, des yeux rouges).
Le trachome : maladie infectueuse( due à un gros virus) qui atteint les paupières et la cornée ;
l’opacité de cette dernière peut entraîner la cécité.
La cataracte : c’est l’opacification progressive du cristallin associé soit au vieillissement, soit à
diverses maladies(diabète, tétanie…)
4) Hygiène de l’œil
L’œil est un organe fragile qui doit être ménagé. Il faut éviter l’infection oculaire et assurer son
fonctionnement correct par une bonne hygiène alimentaire ainsi qu’une bonne hygiène de vie ; il est
nécessaire de prévenir la fatigue oculaire
-ll faut éviter de toucher ses yeux avec les maains sales (risque de conjonctivite et de kératines)
-lorsqu’un corps étranger tombe à la surface de l’œil (poussière,particule), il faut maintenir l’œil
fermer afin que les larmes l’évacuent vers le coin de l’œil, d’où il sera facile à retirer avec un coton
humide
-des picottements
Il est nécessaire
-de porter des lunetes noires dans lescas d’éclairages trop intenses, (en particulier lorsqu’il y a
réverbérationsur les neige par exemple)
La surveillance médicale
Tout trouble de la vision doit être décelé le lpus tôt possible chez le jeune enfant.
Tout défaut de l’œil doit être corrigé par des verres ordonnés par l’oculiste.
Les gonades : les ovaires (grosse amande de 4cm de long) ils sont maintenus par des ligaments qui
les attachent à la paroi abdominale à l’utérus et à la trompe. Ce sont des glandes mixtes qui ont une
fonction exocrine par la production des ovules et une fonction endocrine par la production
d’hormones : oestrogènes et progestérone.
Les conduits génitaux : les 2 trompes de Fallope ou oviductes sont le lieu de la fécondation
Les vagin : organe de copulation, reçoit les spermatozoïdes lors de l’éjaculation ; il assure le
passage du bébé à la naissance ainsi que les pertes sanguines des règles.
La vulve : elle comprend les lèvres, le clitoris, le méat urinaire, l’orifice génital.
Les gonades : les testicules situés dans les bourses (scrotum) , glandes mixtes ; ils ont, d’une part,
une fonction exocrine par la fabrication et la sécrétion permanentes des gamètes mâles, d’autre part,
une fonction endocrine, par la fabrication et la sécrétion de la testostérone, l’hormone mâle permettant
la mise en place et le maintien des caractères sexuels secondaires.
L’épididyme : canal fin qui coiffe le testicule. Les spermatozoïdes y acquièrent leur pouvoir
fécondant et leur mobilité.
Les canaux déférents ou spermiductes sont des canaux qui prolongent les épididymes, ‘ ils se
terminent par l’ampoule déférent où sont provisoirement stockés les spermatozoïdes
Les glandes annexes : la prostate et les glandes séminales élaborent un liquide séminal qui se
mélange aux spermatozoïdes pour constituer le sperme (1ml de sperme contient 300 millions de
spermatozoïdes)
b) L’appareil érectile : le pénis ou verge constitue avec les bourses, l’organe externe. Il se termine
par une extrémité renflée, le gland, où s’abouche le méat urinaire recouvert par un repli de peau, le
prépuce. Le pénis renferme les corps caverneux et spongieux, tissus érectiles richement vascularisés
qui entourent l’urètre.
Elle s’effectue dans les testicules. Les cellules souches se trouvent à la périphérie du tube. Chaque
cellule se divise en deux fois et donne quatre spermatogonies. Chaque spermatogonie, après un faible
accroissement devient un spermatocyte de premier ordre. Celui-ci se divise en deux spermatocytes
de deuxième ordre ; puis chaque spermatocyte II se divise en deux spermatides. Chaque spermatide
est une cellule arrondie qui va ensuite se transformer progressivement en une petite cellule munie
d’une longue queue, le spermatozoïde.
NB : Les deux premières divisions sont des mitoses ; les deux dernières constituent le phénomène
de méiose. La durée de la spermatogenèse a été évaluée à deux mois et demi chez l’homme ; elle
débute à la puberté et se déroule ensuite de manière permanente durant toute la vie.
On trouve dans la paroi du tube séminifère de grandes cellules : les cellules de Sertoli qui jouent un
rôle nourricier, assure la coordination de la spermatogenèse et participe à la spermiogenèse.
Comme chez l’homme, la production des gamètes ne commence chez la femme qu’à partir de la
puberté, mais l’ovogenèse a déjà commencé depuis longtemps.
A partir des cellules souches, la phase de multiplication est exclusivement embryonnaire : il se forme
un stock d’ovogonies (environ 6 ;8 millions pour les deux ovaires) . La plus grande partie des
ovogonies va dégénérer avant la naissance et cette dégénérescence continuera durant toute la vie
génitale féminine.
Après cette phase de multiplication chaque ovogonie (30 µmm) entre en croissance et débute sa
première division de méiose ; on a alors des ovocytes de premier ordre. Puis une longue phase de
repos commence jusqu’à la puberté. A partir de la puberté l’ovogenèse reprend pour un ovocyte pour
chaque cycle de 28 jours : celui-ci est contenu dans le follicule qui évoluera. La première division de
méiose s’achève à l’ovulation : elle est très inégale, donnant un gros ovocyte de deuxième ordre
(gamète féminin), et un minuscule globule polaire (GP I). Une deuxième phase de repos commence
pour l’ovocyte II. C’est l’entrée du spermatozoïde dans l’ovocyte II au cours de la fécondation qui
interrompt le repos et déclenche la deuxième division de méiose. L’ovocyte II se divise encore de
manière inégale, il donne un gros ovule et un deuxième globule polaire (GP II) : l’ovogenèse est
enfin terminée.
a) Le spermatozoïde : cellule longue de 4/100e de mm, qui comporte 3 parties : une tête, un cou, une
pièce intermédiaire et un flagelle. La celle est mobile ; sa durée de vie est de 3 j jours dans les voies
génitales féminines.
La rencontre des gamètes : les spermatozoïdes sont attirés par l’ovocyte ; quelques uns pénètrent
dans son enveloppe. Un seul réussira à atteindre le gamète féminin.
La pénétration dans le cytoplasme de l’ovule : le spermatozoïde perd son flagelle, le noyau mâle
(pronucléus mâle)se dirige vers le noyau de l’ovule(pronucléus femelle)
La vie de la femme est marquée par des modifications qui reviennent à intervalle régulier suivant un
rythme propre à chaque espèce. Ces modifications constituent le cycle sexuel.
a- Cycle ovarien : les ovaires sont d’une part, des organes producteurs d’ovocytes, d’autres part, des
glandes endocrines sécrétant les hormones ovariens(oestrogènes et progestérones). Le cycle ovarien,
d’une durée de 28 jours, est caractérisé par la ponte ovulaire (généralement le 14è j). Il dépend des
hormones du complexe hypothalamo-hypophysaire.
Phase pré ovulatoire ou phase de croissance folliculaire : pendant cette phase, une dizaine de
follicules sécrètent des oestrogènes et entament leur croissance : transformation des follicules
primordiaux en follicule primaires, puis secondaires et enfin tertiaires (cavitaires). Un seul arrive à
maturité et devient follicule de De Graaf. La durée de cette phase est de 14 jours. Elle peut être
légèrement plus longue chez les adolescentes.
Phase post ovulatoire ou phase lutéale : au cours de cette phase, l’ex-follicule de De Graaf se
transforme en corps glandulaire, le corps jaune, qui sécrète la progestérone. La durée de cette phase
est toujours de 14 jours.
Phase pré ovulatoire (ou phase de croissance de l’endomètre) : l’endomètre utérin s’épaissit
progressivement (de 1 à 3 cm) ; les glandes utérines et les vaisseaux sanguins s’y développent en
profondeur. Cette phase, d’une durée de 14 jours, est due à l’action des oestrogènes ovariens.
Phase post-ovulatoire (ou sécrétoire) : les glandes et vaisseaux continuent leur développement,
l’endomètre atteint son épaississement maximal (4 à 5 cm). Il y a la sécrétion d’une substance riche en
glycogène. L’utérus a alors un aspect congestionné, d’où le nom de dentelle utérine. Il est alors apte à
nourrir l’embryon.
Cette phase est sous la dépendance de la progestérone et des oestrogènes sécrétées par le corps
jaune.
Les oestrogènes sont sécrétés par la thèque interne et la granulosa des follicules.
La progestérone est sécrétée par le corps jaune du follicule pendant la phase lutéinique. Le corps
jaune du follicule pendant la phase lutéinique. Le corps jaune
L’hypophyse par le lobe antérieur contrôle le fonctionnement de l’ovaire par 2 hormones appelées
gonadostimulines ou gonadotrophines
La LTH (hormone lutéotropique ou prolactine) jouerait un rôle important dans la production lactée.
L’hypothalamus agit directement sur l’hypophyse par l’intermédiaire d’une neurohormone appelée
GnRH (hormone de libération des gonadotrophines). Cette neurosécrétion libérée(de façon
pulsatile)par certaines neurones hypothalamiques intervient par voie sanguine sur l’hypophyse.
Les stimuli externes perçus par le système nerveux central, agissent également sur les sécrétions
hypophysaires par l’intermédiaire de l’hypothalamus.
Fonctions du testicule
[la production de la testostérone est continue et régulière à partir de la puberté. Elle a des rôles variés :
activation de la spermatogenèse, stimulation du développement des caractères sexuels primaires
(prostate et vésicule séminale), stimulation des caractères pubertaires ou CSS (voix, pilosité,
musculature)]
La FSH : agit essentiellement sur les cellules de Sertoli, elle contrôle la production de spermatozoïdes.
L’inhibine, sécrétée par les cellules de Sertoli (grosses cellules situées dans les tubes séminifères)
serait capable d’inhiber la sécrétion de la FSH ;
d) Le rôle du système nerveux central : les liaisons entre l’hypothalamus et le cortex influencent,
modèrent, socialisent le comportement sexuel. NB Reproduction : conséquences d’une
suppressionLa castration d’un mammifère mâle (ablation des testicules) a des conséquences très
différentes selon l’âge à laquelle elle est réalisée.
-Pratiqué chez un embryon mâle, la castration perturbe gravement son développement c’est un sujet
de type femelle (évidemment dépourvu au moment d’ovaires) qui naît.
-L’animal castré jeune ne se transforme pas en adulte au moment de la puberté les organes génitaux
restent de type infantile, les caractères types de l’individu mâle (ou CSS) ne se développe pas (chez
homme miniature), pilosité, layon) le comportement lui –même est altéré.
-Les conséquences sont générales plus discrètes si sa castration est pratiquée chez un adulte. Toute
fois, dans certains cas, on observe une régression nette de CSS.
Ces observations montrent que les testicules ont une double fonction
- L’injection dans le sang d’extraits testiculaires peut corriger les effets de la (castration sauf la
stérilité.
+Une hormone est une substance chimique produite par une cellule endocrine et libérée dans le sang.
Un fléau social est une chose redoutablement nuisible, dangereuses ; une grande calamité publique.
Parmi les fléaux de notre société il y a le SIDA, le palu, la tuberculose, l’alcoolisme, le tabagisme, les
drogues…Pour ces derniers, c’est l’usage nocif (ou usage à problème) c’est-à-dire une consommation
susceptible de provoquer des dommages physiques affectifs, psychologiques et surtout sociaux pour le
consommateur et pour son environnement proche et lointain, que nous évoquerons ici.
Causes
1-ALCOOLISME
Est alcoolique toute personne qui consomme des boissons alcoolisées avec exagération et présente des
troubles de santé caractéristiques.
Les boissons alcoolisées sont : -l’alcool concentré : eau de vie, apéritif, liqueur
troubles des organes de sens : la vision, le goût, l’odorat et l’ouie sont diminués ; perte
d’équilibre ; troubles de réflexes.
Tremblement de lèvres et des mains
Baisse des facultés intellectuelles et des capacités d’attention. L’alcool est responsable de 30%
des accidents de la circulation.
Prévention
Mesures sociales
Mesures économiques
Mesures éducatives
- informer à l’école
2-Tabagisme
Ensemble des troubles physiologiques et psychiques provoqués par l’usage abusif du tabac
Accoutumance : le tabac, comme la morphine, crée un état de besoin. Privé de tabac, le sujet
éprouve une difficulté à travailler, à penser ; il devient très irritable
-laryngites fréquentes
-bronchites chroniques(toux)
-infarctus du myocarde
-artérites
-artériosclérose
le tabagisme entraîne une digestion difficile(dyspepsie), une constipation ou des diarrhées selon les
sujets.
-maux de tête(céphalées)
-amnésie et tremblements
Prévention du tabagisme
-fumer la cigarette aux 2/3 seulement et fumer des cigarettes à bout filtre
-ne pas fumer en présence des jeunes enfants ou des personnes âgées
3-DROGUE
Les drogues sont des substances étrangères à l’organisme qui agissent à doses faibles principalement
au niveau du cerveau. Elles entraînent des troubles graves et souvent irréversibles sur tout l’organisme,
et peuvent créer des phénomènes de dépendance.
La toxicomanie due à la drogue affecte surtout les jeunes de 16 à 20 ans et la majorité de garçons
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Les principales drogues et leur effet sur l’organisme
-hallucinations
-euphorie
-dépendance psychique
-Médicaments détournés de leur usage normal -Ectasy « pilule de l’amour » Ice, « glace », crystal
meth
-plaisir intense
-syndrome de sevrage
-douleurs physiques
Conclusion : Aujourd’hui l’alcoolisme la drogue et le tabagisme sont des véritables problèmes de santé
publique. Dans ce cadre ils altèrent la personnalité du consommateur.
Composition du tabac :
La fumée de cigarette est un aérosol composé de particules solides, de liquide et de gaz quin sont très
nuisibles. Plus de 7000 composants ont été identifiés dont :
-l’acide cyanhydrique
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-l’acroléine, composé irritant responsable de la toux des fumeurs
-le co dont les effets sur les globules rouges sont nuisibles
Méthodes de désintoxication
-l’utilisation d’un patch (timbre antitabac) qui délivre à travers la peau des doses décroissantes de
nicotine. Fumer une cigarette simultanément est très dangereux( les effets de la nicotine sont multipliés
par 10) et entraîne des céphalées, des nausées et des palpitations.
-l’acupuncture(narcothérapie, auriculothérapie).
-l’homéopathie, par administration d’extraits de tabac à des doses de plus en plus petites
-la thérapie de groupe : réunion de fumeurs avec un spécialiste qui informe des méfaits du tabac et qui
leur donne des conseils d’hygiènes alimentaire et sportive.
4 - La tuberculose
La tuberculose est une maladie infectieuse causée par un germe appelé Mycobacterium
tuberculosis. Le germe entraîne généralement une infection au niveau des poumons, mais il
Quels sont les signes et les symptômes de la tuberculose? Les signes ou les symptômes de la
tuberculose peuvent être confondus avec ceux de nombreuses autres maladies. Ce sont :
La tuberculose est transmise par voie aérienne, par exposition aux germes présents dans la salive
et les expectorations pulmonaires (crachats) des personnes infectées.
Lorsqu'une personne infectée tousse ou éternue, de minuscules gouttelettes contenant les germes
sont projetées dans l'air et peuvent être inhalées par toute personne se trouvant à proximité. Après
avoir été inhalés par le nez et la bouche, les germes atteignent la trachée et les conduits aériens
(bronches) qui pénètrent dans les poumons. À partir des poumons, qui constituent le foyer initial,
les germes peuvent être disséminés par la circulation sanguine vers d'autres régions de
l'organisme. Dans les semaines qui suivent l'infection, le système immunitaire, qui est le
mécanisme de défense de l'organisme humain contre l'infection, réagit à la présence des germes
et empêche généralement leur multiplication et leur dissémination. Toutes les personnes infectées
ne développeront pas la maladie. En fait, environ 90 % des personnes infectées le demeurent
pendant toute leur vie sans présenter de symptômes.
Une personne qui a été infectée mais n'est pas atteinte de la maladie ne peut pas infecter son
entourage, car le germe n'est pas présent dans ses expectorations ou sa salive.
Des tests médicaux, comme les tests intradermiques, la radiographie pulmonaire et l'examen des
expectorations, permettent de déterminer si une personne a été exposée aux germes ou si elle est
atteinte de la maladie.
Il est possible de traiter très efficacement la tuberculose en ayant recours à une association de
médicaments. Il importe de suivre les directives du médecin et de prendre les médicaments
conformément à ses recommandations. Si vous oubliez de prendre vos comprimés ou si vous n'en
prenez qu'un, les germes de la tuberculose peuvent acquérir une pharmacorésistance (devenir
résistants aux médicaments) et recommencer à se multiplier.
En milieu de travail, les employés des établissements de soins et des hôpitaux peuvent contracter
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la tuberculose de personnes dont la maladie n'a pas encore été diagnostiquée. Les mesures de
sécurité professionnelle devraient comprendre des programmes de dépistage visant à identifier
les personnes qui ont été exposées aux germes de la tuberculose.
En présence d'une personne contagieuse, il faut appliquer toutes les précautions d'isolement.
Cette personne doit être le seul occupant de la chambre. Les employés qui entrent dans la
chambre doivent porter un masque. La chambre d'isolement doit être en pression négative et être
dotée d'un système de ventilation adéquat de façon que la concentration de contaminants en
suspension dans la pièce soit réduite. L'air de la chambre d'isolement doit être évacué
directement à l'extérieur de l'immeuble.
-dépendance psychique
Hallucinogènes
-diminution de l’activité mentale
(troubles de la mémoire et de la
concentration)
-dépendance psychique
LDS 25
-hallucinations
-excitation du cerveau(exaltation)
- folie(trouble psychiatriques
Mescaline(extrait d’un champignon
du Mexique : le peyotl) -perception, hypersensibilité
-excitation du cerveau
-dépendance psychique
-confusion sensorielle
-hallucinations
-Médicaments détournés de leur -momentanément : augmentation des
Amphétamines usage normal capacités mentales et intellectuelles
-puis, rapidement : dépendance et fatigue
-Ectasy « pilule de l’amour »
sida et d’hépatite B
Héroïne(extrait de la -plaisir intense
-douleurs physiques
-dépendance psychique
INTRODUCTION A LA METHODOLOGIE
A- Généralités
1- OBJET, RÔLE, IMPORTANCE DE LA MÉTHODOLOGIE
a) Objet
· Lire, traduire, interpréter des données (d'un texte, d'un tableau, d'un
Interprétation
graphique, d'un schéma...)
· Tirer une conclusion (une définition, une règle, une convention, une
représentation...)
Conclusion · Modéliser
· Faire évoluer un modèle
PEDAGOGIE GENERALE
Définition : La pédagogie est l'art d'éduquer. Le terme désigne les méthodes et pratiques (techniques,
procédés) d'enseignement et d'éducation ainsi que toutes les qualités requises pour transmettre un
savoir quelconque. Elle est aussi la théorie de l’éducation.
NB : La pédagogie est la théorie de l’éducation et l’éducation est la pratique de la pédagogie.
Etablir, conclure
Juger, Evaluer,
Evaluation Comparer
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