0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
165 vues172 pages

Module 1ère Année SNPC BAC

Le document traite de l'écologie et de l'étude des écosystèmes, en mettant l'accent sur l'interdépendance des êtres vivants et leur milieu. Il aborde les méthodes d'étude des milieux terrestres et aquatiques, ainsi que les relations entre les espèces, les facteurs écologiques et l'impact des actions humaines sur les écosystèmes. Enfin, il souligne l'importance de maintenir l'équilibre des écosystèmes face aux menaces telles que la pollution et la destruction des habitats.

Transféré par

Mamadou Kampaga Sanogo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
165 vues172 pages

Module 1ère Année SNPC BAC

Le document traite de l'écologie et de l'étude des écosystèmes, en mettant l'accent sur l'interdépendance des êtres vivants et leur milieu. Il aborde les méthodes d'étude des milieux terrestres et aquatiques, ainsi que les relations entre les espèces, les facteurs écologiques et l'impact des actions humaines sur les écosystèmes. Enfin, il souligne l'importance de maintenir l'équilibre des écosystèmes face aux menaces telles que la pollution et la destruction des habitats.

Transféré par

Mamadou Kampaga Sanogo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

172

NIVEAU BAC Spécialistes : 1ère Année

CO-CONCEPTEURS

BOUBACAR COULIBALY professeur de SVT/ IFM-YAB

DAOUDA
DOUMBIA professeur de SVT/ IFM-YAB

NANAMOYE
MAÏGA professeur de SVT/ IFM-YAB

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
COMITE PEDAGOGIQUE DE SVT / IFM-YAB/SEVARE

ZOOLOGIE

A- Rappel : Les êtres vivants et leur milieu

Introduction
L’Ecologie est la science qui se propose d’étudier les êtres vivants dans leur milieu, mais en
considérant les animaux, les végétaux, leur milieu, comme un tout dont chaque élément dépend de
l’ensemble de tous les autres et agit soit directement, soit indirectement, sur les autres.

Les êtres vivants sont sous l’influence de deux types de facteurs écologiques : facteurs
abiotiques (facteurs climatiques, facteurs édaphiques) et facteurs biotiques. Ces facteurs conditionnent
la répartition des êtres vivants dans l’espace et dans le temps. Les facteurs du milieu ne sont pas
constants ; ils varient en fonction des saisons. Ces variations déterminent la périodicité de l’activité des
êtres vivants et la dynamique des populations.

Les êtres vivants sont interdépendants. Cette interdépendance est illustrée par des chaines alimentaires
(réseaux trophiques).

Lorsque le biologiste étudie un milieu, il emploie souvent le terme d’écosystème.

L’écosystème désigne d’une part, toutes les espèces animales et végétales qui habitent un même
milieu, d’autre part, les relations qu’elles établissent entre elles et avec le milieu.

Etudier un écosystème revient à préciser :

 ses éléments constitutifs : faune, flore, facteurs physico-chimiques


 sa structure : c’est-à-dire la distribution spatiale de ses divers éléments
 sa taille donc sa limite
 son fonctionnement et en particulier les multiples interactions entres ses éléments.

A-Méthode d’étude d’un environnement en milieu terrestre et milieu aquatique

I-Travail sur le terrain et au laboratoire

Sur le terrain, une grille d’observation est remplie lors de l’excursion sur le terrain. On notera
également toutes les observations faites sur le terrain. Au labo on cherchera à identifier tous les
échantillons récoltés, déterminer les caractères…

1-Le milieu physique

Nous commencerons nos observations au cours de la marche d’approche et nous continuerons au fur et
à mesure que des sujets d’intérêt se présentent. C’est-à-dire que nous passerons de la géologie à la
botanique, de la pédologie à la zoologie.
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
a- Géologie : Repérer tous les points où les formations géologiques apparentes (tranchées de routes,
rochers. Récolter des échantillons de roches, de fossiles.

b- Pédologie : Faire quelques observations au niveau du sol formé de blocs rocheux, de cailloux, de
graviers, de sable et plus ou moins recouvert de litière végétale.

c- Hydrologie : Déterminer les conditions hydriques du milieu : milieu sec, bien drainé ou au contraire
plus ou moins humide.

d- Autres facteurs du milieu : T°C ; pente ; exposition ; éclairement ; évaporation ; pluviosité.

2- Les êtres vivants

Chaque milieu a un peuplement spécifique ; pour faire l’étude d’un milieu, il convient d’abord de faire
l’inventaire des plantes et des animaux qui l’habitent : c’est-à-dire, établir son peuplement végétal et
animal. Cette étude doit être quantitative et qualitative.

a- Etude du peuplement végétal : elle est relativement aisée puisque les végétaux sont immobiles et
son immédiatement visibles. Pour la réaliser, on utilise selon les cas, des méthodes appropriées. On
récolte au hasard des rencontres des différentes espèces végétales présentes dans le milieu terrestre.
Mais cela ne permet pas de connaître avec précision la composition du peuplement végétal.)

 L’approche quantitative : Elle nécessite un décompte. Pour le réaliser, on peut utiliser les
méthodes de quadras qui consistent à choisir avant tout, une aire minimale de relevés contenant
la plupart des espèces présentes dans ce milieu : par exemple un carré de 10 m de côté. Pour le
délimiter : 4 piquets de 40 m de ficelles.

La comparaison des relevés effectués dans divers quadras de la zone étudiée permet de définir la ou les
association(s) végétale(s) caractéristique(s) du milieu.

Une association végétale est déterminée par une relative homogénéité de la forme en un endroit.Les
végétaux sont caractérisés par une organisation verticale et horizontale

 Organisation verticale :

Les milieux présentent une organisation dans l’espace : c’est en milieu forestier que la stratification est
plus remarquée, elle est caractérisée par plusieurs couches horizontales appelées strates, dont 5 sont
plus ou moins distincts suivant la taille des végétaux :

A- strate arborescente : comprend les arbres de plus de 10m de hauteur

B- strate arbustive : comprend les arbustes entre 1 et 10m

C- strate herbacée : comprend les herbes, graminées, fougères…

D- strate muscinale : comprend les mousses, lichens, champignons

E- strate hypogée ou souterraine : comprend les racines, les rhizomes, bulbes, tubercules

 Organisation horizontale : nous parlerons ici seulement de la notion d’abondance-


dominance :
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 L’abondance est le nombre d’individus d’une espèce occupant une surface donnée.
 La dominance est la surface couverte par l’espèce dans un milieu donné. On utilise une échelle
pour quantifier l’abondance et la dominance (échelle abondance-dominance de BRAUN-BLANQUET)

5 4 3 2 1 +
Espèce couvrant plus de ¾ de la surface ¾ à ½ ½ à ¼ ¼ à 1/20 Moins de 1/20 Espèce rare

NB : en plus ce cette notion, on peu évaluer la sociabilité ou dispersion, la fréquence F

F= r = nombre de relevés contenant l’espèce P= nombre total de relevés

V IV III II I +
Espèce très abondante 60 à 80% 40 à 60% 20 à 40% 10 à 20¨% Espèce très rare : moins de 10%
F= 80 à 100%

b- Etude du peuplement animal :

 Répartition verticale : la stratification observée chez les animaux est la suivante :

Animaux volants- Grimpeurs- Marcheurs ou rampants (à la surface du sol)-Fouisseurs (dans le sol)

 Répartition horizontale :

 Abondance : échelle d’abondance

0 + ++ +++ ++++
Animal absent Seul ou dispersé Pas rare fréquent Très fréquent

3- Le sol et le climat : facteurs édaphiques et facteurs climatiques

a- Les facteurs édaphiques sont les facteurs liés au sol. La répartition des êtres vivants dans des
régions soumises au même climat, dépend essentiellement de la constitution des sols : épaisseur,
propriétés physiques et chimiques (texture, structure, porosité, perméabilité, pH, salinité…)
b- Les facteurs climatiques sont les facteurs liés aux éléments du climat : T°C, humidité, vent,
éclairement.

4- Relation entre être vivants : il s’agit des actions directes des facteurs biotiques (facteurs liés aux
êtres vivants) : les relations êtres vivants- êtres vivants constituent une organisation fonctionnelle.

a-Relation entre végétaux : on peu noter ici 3 types de relation

 Parasitisme : relation dans laquelle une plante (parasite) vit entièrement aux dépens d’une autre

Ex : champignons sur les troncs d’arbres, le gui sur les arbres ou arbustes est un hémiparasites

 Symbiose

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 Mutualisme : relation dans laquelle deux plantes (symbiotes) vivent associées et chacune des 2,
vit au bénéfice de l’association.

Ex : Lichens : association algue et champignon.

 Commensalisme : des plantes (commensales) qui ont les mêmes besoins ou a peu près les mêmes
besoins se trouvent réunis dans un même milieu sans que l’une ne prenne sa nourriture chez
l’autre.

Ex : un groupement végétal (ensemble des espèces végétales vivant dans un même milieu).

 Compétition : concurrence de survie liée à la nourriture et à l’occupation de l’espace.

b- Relation entre animaux : on peu classer les animaux en plusieurs sous-groupes d’après les
relations qu’ils ont les uns avec les autres :

 Parasites Ex les tiques qui vivent en parasites sur les ruminants en suçant leur sang.
 Symbiose

 Commensaux : certains microorganismes vivent sur la peau d’autres animaux sans les causer le
moindre dommage.

Ex : les bactéries (staphylocoques) sont des commensaux de la peau humaine dans les conditions
normales.

 Mutualisme Exemples :

 les, pique-bœufs oiseaux africains vivent perchés sur le dos de certains ruminants ; ils mangent les
insectes et les larves qui vivent sur et sous la peau de leur hôte et débarrassent ainsi celui-ci de ses
parasites).
 L’intestin de la plupart des animaux y compris l’homme abrite des microorganismes qui jouent un
rôle non négligeable dans la digestion.

 Compétition : concurrence de survie liée à la nourriture et à l’occupation de l’espace.

 Prédateurs : ceux-ci sont des animaux qui tuent d’autres pour s’en nourrir.

c- Relation entre animaux et végétaux :

 Relations trophiques : la relation la plus importante du point de vue écologique entre animaux et
végétaux est celle qui lie les herbivores à leur nourriture.

 Les végétaux vivent en parasite sur les animaux. Exemple: champignons et bactéries vivant en
parasite sur les animaux.
 symbiose entre plantes et animaux. Exemple : l’association de certaines plantes (luzerne, arachide,
pois…) avec des bactéries, fixatrices d’azote libre et présentent des nodosités de leurs racines, leur
permettent de vivre sur un milieu pauvre en azote.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
d- La répartition des espèces animales : la couverture végétale est un facteur de répartition des
animaux car elle constitue un abri pour les animaux
e- La dissémination des espèces végétales : La pollinisation et le transport des graines sont assurés
par les animaux

Dans tout peuplement, l’existence d’interactions entre individus ou entre espèces est une évidence.
Les relations trophiques fondées sur les rapports alimentaires : parasitisme, symbiose, saprophytisme,
prédation…Mais l’interactivité dans un milieu ne se limite pas seulement aux seuls rapports
trophiques. On peut noter par ailleurs :

 La compétition entre végétaux vis à vis de la lumière.


 Les soins prodigués aux jeunes par les parents.
 Les phénomènes de la vie sociale qui sont autant de relations des organismes entre eux et avec
leur environnement.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

B- Equilibre précaire des écosystèmes

1- Evolution des écosystèmes

Au cours d’une vie humaine, on peut constater une transformation spontanée de certains paysages. Des
cultures abandonnées, des terres dénudées par des travaux sont envahies par une végétation herbacée
puis arbustive ; on parle de stades.

L’ensemble des groupements végétaux et des populations animales qui se succèdent ainsi au cours du
temps, en un endroit donné, constitue une série. La succession des séries aboutit à un stade d’équilibre,
conditionné par les caractéristiques du milieu physique et les conditions climatiques est appelé climax.

2- Les conditions d’équilibre des écosystèmes

Dans un milieu donné, les différents êtres vivants se développent en harmonie avec les autres : on dit
que le milieu (écosystème) est en équilibre.

 Si une catastrophe naturelle (inondation, sécheresse…) sévit dans le milieu, l’équilibre est rompu.
 Si l’homme vient modifier l’un de ces éléments, l’équilibre est également rompu.

Ces phénomènes peuvent avoir des conséquences inattendues telles que la disparition de certaines
espèces, la prolifération d’autres espèces. Quant l’homme utilise les ressources, que lui donne la
nature, il doit toujours penser à l’avenir.

3- Les causes d’évolution des écosystèmes

L’influence de l’homme sur les milieux naturels à varier au cours des âges. Le développement de
l’agriculture a contribué à une réduction des espaces naturels. Ils sont remplacés par des agrisystèmes
où dominent des plantes et animaux choisis par l’homme.

a- Les actions humaines

 l’utilisation abusive des ressources naturelles par l’homme.


 la destruction des ressources : déboisement, feux de brousse.
 la pollution.
 l’introduction des espèces nouvelles.

b- Les catastrophes naturelles

 Volcanismes,
 séismes,
 inondations,
 sécheresses.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

C- L’homme et les écosystèmes

I- Actions de l’homme sur la nature

1- Les causes de la désertification, la disparition des espèces (animales et végétales), dégradation


des terres, la pollution

Pendant des millénaires, les hommes préhistoriques ont vécu dans la nature au même titre que les
autres animaux, se nourrissant des produits de la chasse et de la pêche, complétés par la récolte de
fruits, de racines, de feuilles. Grâce à leur intelligence, leur créativité, leur aptitude à fabriquer et
utiliser des outils, les hommes sont rapidement devenus les « maîtres » de l’univers. Mais
actuellement, en raison des extraordinaires progrès techniques et de l’accroissement explosif de la
population, l’homme perturbe dangereusement les équilibres naturels.

a- La destruction des milieux naturels

 les hommes sont amenés à dévaster des milieux naturels entiers en construisant des autoroutes, des
ports, des habitations, des champs…
 les milieux naturels peuvent également être détruits accidentellement, un incendie peut ravager des
forêts entières.
 D’autres part, de nombreuses erreurs ou ignorances comme les pratiques culturales défectueuses, le
surpâturage, les incendies des forêts tropicales pour installer des champs.

Conséquences

Les causes que nos venons d’invoquer conduisent :

 à une disparition de la couverture végétale


 à la disparition des espèces : chaque année, des milliers d’espèces disparaissent parce qu’on a
détruit leur habitat.
 l’érosion qui suit la disparition de couverture végétale, enlève le sol et provoque une véritable
désertification. (C’est-à-dire la diminution progressive et soutenue quantitativement et
qualitativement de la productivité biologique d ‘ un sol aride ou semi-aride.)

b- Les pollutions : les causes des pollutions sont de plus en plus nombreuses ; nous nous limiterons
ici à l’analyse de quelques exemples :

 la pollution des océans par les hydrocarbures (3 M de tonnes /an) est la plus connue du public,
des accidents spectaculaires la ramenant périodiquement au premier plan de l’actualité.
 la pollution par les pesticides : on appelle pesticides l’ensemble des produits chimiques employés
par l’homme dans sa lutte contre les animaux et les végétaux nuisibles aux cultures : ce sont les

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
insecticides, les herbicides et les fongicides. Ils sont actuellement utilisés en quantité énorme afin
d’accroître les rendements agricoles. Mais leur action, apparemment bénéfique pour l’agriculteur,
présente de graves dangers. En effet, ils détruisent de nombreuses espèces, provoquant la rupture
des équilibres naturels ; ils déterminent l’apparition d’espèces résistantes dont il devient de plus en
plus difficile de se débarrasser ; ils s’accumulent dans les océans et peuvent alors constituer un
véritable danger les animaux situés à la fin de la chaîne alimentaire et pour l’homme qui occupe
souvent cette place.

NB : Certains insecticides sont neurotoxiques, certains fongicides cancérigènes.

 Autres pollutions : en plus des exemples précédents, on pourrait citer d’autres aspects de la
pollution :

 Rejet de substances chimiques nocives, de détergents, des substances radioactives, rejet d’eau
chaude par les centrales nucléaires,
 pollution des nappes souterraines par les engrais utilisés en excès, pollution atmosphérique par les
gaz (co, co2, CH4, CFC…)

Tous les milieux sont touchés (eaux douces, nappes souterraines, sol, atmosphère), mais la pollution
marine est certainement la plus préoccupante. La mer est en effet la poubelle des activités humaines et,
bien que ses capacités d’auto épuration soient grandes, on a atteint un stade de déséquilibre qui
inquiète les spécialistes.

Conséquences de la pollution sont très nombreuses :

 Maladies respiratoires (asthme, bronchites, cancers…)


 Dégradation de la qualité des eaux (pollution des nappes souterraines.)
 dégradation des sols ;
 Intoxication de la chaîne alimentaire,
 le réchauffement de la planète (par effet de serre dû à l’augmentation dans l’air des gaz à effet de
serre) etc.

c- L’utilisation des ressources : les observations actuelles montrent que les ressources naturelles ne
sont pas inépuisables (bois, eau, minerais, pétrole, richesses marines…). La surexploitation
aujourd’hui constaté de ces ressources entraîne certes des désastres écologiques au niveau
planétaire.

2- La protection de l’environnement

Assurer la protection de la nature est devenu l’une des tâches les plus importantes de l’avenir de
l’humanité. De gros efforts sont actuellement entrepris pour limiter certains effets néfastes des activités
humaines. Nous n’en fournirons que quelques-uns uns.

a- La lutte contre la pollution des rivières et des lacs : pour limiter cette pollution de
nombreuses villes et la plupart des usines ont construit des stations d’épuration des eaux. (Pour
celles qui ne l’ont pas encore fait, doivent l’inscrire dans leur programme.)
b- Le reboisement : c’est un moyen d’accroître la production de bois mais aussi une façon
d’éviter l’érosion de terrains abandonnés par les agriculteurs ou détruits par les incendies.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
c- La lutte contre les incendies : 2 moyens peuvent être mis en œuvre : *des mesures de
prévention : réalisation de pare-feu, débroussaillage systématique. Des dispositions et des
moyens de lutte perfectionnés tels que les « canadairs » : avions capables de transporter et
répandre plus de 5 000 L d’eau.
d- La création des parcs nationaux et régionaux
e- La protection de certaines espèces animales et végétales en voie de disparition.

3- Les espèces animales et végétales protégées au Mali

Espèces animales

Noms français Noms latins Noms bamana


Chimpanzé Pan Troglodyte Woroni

Lamantin Trichechus senegalensus Man

Guépard Acinonux jubatus Kolokari

Addax Addax nasomaculatus Dankalakule

Oryx algazelle Oryx dammah Dangalankule

Cob du Buffon Kobus kob Son

Gazelle dorcade Gazella dorcas Sinè

Panthère Panthera pardus Waranikalan

Buffle Eyncerus caffer Sigui

Hippopotame nain Hippopotamus amphibus Mali krouni

Eléphant Loxodonta africana Sama

Crocodile Crocodilus Bama

Cigogne Ciconcidae Banikonon

Crue Couronnée Balcarica pavonina Kuman

Grand Calao Bucoures abyssinicus Dibon

Espèces végétales

Noms vernaculaires(français) Noms latin Nom bamana


Caïlcédrat Khaya senegalensis Diala

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

Kapokier Bombax costatum Lingue

Gommier Accacia senegal Vene

- Afzelia africana Balanzan

- Pterocarpus erinaeus Nere

- Accacia albida Sii

Néré Parkia biglobosa Zimini

Karité Butyrospernum parkii Zeguene

palmier doum Hyphaene thebaïca Boo

- Balanites aegyptiaca

( Bambou) Bambusa abyssimica

4- Notion de législation forestière au Mali

La législation forestière est un ensemble de lois votées par l’Assemblée Nationale du Mali et
promulguées par le président de la République en vue de la protection et de l’exploitation des
ressources forestière (bois chasse, pêche,feux de brousse).

a- Code forestier (ensemble des lois réglementant l’exploitation du bois et la gestion du domaine
forestier) : Le code forestier est un appui au développement des collectivités locales. Elle leur
assure le bénéfice de la gestion des forêts. Certaines espèces sont protégées ; leur abattage,
arrachage ou utilisation est interdite sauf autorisation.

Quant au contrôle des déboisements, il repose sur la réglementation des défrichements, des coupes de
bois, des feux de brousse et activités pastorales

b- Code de chasse et pêche (ensemble des lois réglementant la chasse et la pêche) : Il assure aux
collectivités locales le bénéfice de la gestion de la faune.

Certaines espèces animales sont protégées, de même les femelles gestantes, les petits. L’utilisation de
filets à petites mailles est interdite.

Quant au contrôle de la chasse et de la pêche, il repose sur la réglementation en vigueur.

c- Code de feu de brousse (ensemble des lois réglementant les feux de brousse) : L’utilisation du
feu de brousse dans quelque but que ce soit est interdite et fait l’objet de réglementation en
vigueur.
d- Les taxes : Le droit de chasse, de pêche, d’exploitation des ressources forestières, sont
subordonnées à l’obtention de permis délivré après payement d’une certaine somme d’argent.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Conclusion : faire de l’écologie c’est quoi ?

C’est avant tout mieux connaître les écosystèmes. Cette science est donc en premier lieu analytique :
étude des peuplements, la détermination des facteurs physico-chimiques doivent être menés avec un
très grand soin.

Cette analyse doit être associée à une réelle synthèse qui fait apparaître non seulement l’organisation
spatiale et temporelle de l’écosystème, mais aussi le caractère fugitif des équilibres observés et leur
extrême fragilité.

La dynamique des systèmes écologiques pourra alors être prise en compte tant au plan des
considérations théoriques qu’à celui des applications, qu’il s’agisse de conservation ou d’exploitation
de population ou d’écosystèmes.

La conservation de la nature est un impératif aujourd’hui reconnu par la plupart des Etats. Elle répond
à la nécessité pour une humanité dont l’effectif et les besoins ne cessent de croître, de préserver et
surtout de gérer « ses » ressources naturelles.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

Zoologie

A - LES PROTOZOAIRES

ETUDE D’UN PROTOZOAIRE

Paramécie

1- Technique de culture : Mettre du foin dans un récipient contenant de l’eau propre puis abandonner
à l’air libre pendant une semaine. L’infusion est colonisée par des protozoaires parmi lesquels la
paramécie. Pour accélérer l’évolution, ajouter quelques gouttes de l’eau stagnante très riche en
organismes de toutes sortes

2- Observation et description de sa structure : La paramécie est un unicellulaire entourée de cils


vibratiles. Elle comprend un péristome au fond duquel s’ouvre une bouche continue par un
cytopharynx. A l’intérieur de celui-ci se trouve une membrane ondulante. La cellule renferme deux
noyaux : le macronucléus (gros noyau) et le micronucleus (petit noyau).

A chaque extrémité de la Paramécie se trouve une vacuole pulsatile entourée de canalicules


rayonnants. Le cytoplasme contient également des vacuoles digestives.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
3- Biologie

a- Locomotion : grâce aux battements de ces cils vibratiles la paramécie se déplace par rotation
hélicoïdale. Elle est capable de s’incurver, de se déformer ou de s’étirer légèrement, s’insinuer
entre les obstacles.
b- Nutrition et excrétion : elle se nourrit de bactéries, algues unicellulaires, débris végétaux, qu’un
mouvement des cils entraîne dans le péristome. A la sortie du cytopharynx, les particules
alimentaires forment une vacuole digestive, qui entraînée dans un mouvement de cyclose va faire
le tour de la cellule. Les diastases digèrent les particules alimentaires. La vacuole arrive ainsi en
point déterminé de la région postérieure du corps où elle se vide, rejetant à l’extérieur les particules
qui n’ont pas été digérées. (Ce point peut être considéré physiologiquement comme un anus
cellulaire.)
c- Excrétion : les vacuoles pulsatiles fonctionnent comme des pompes. Elles aspirent l’excès d’eau et
les déchets (urée, co2…) pour les expulser ensuite hors de la cellule.
d- Respiration : la paramécie respire l’oxygène gazeux dissous dans l’eau et qu’elle absorbe en
même temps cette eau par toute la surface de la cellule. Elle est attirée par les bulles d’air que
lorsque dissous commence à faire défaut ( taxie positive) [ mais repoussée par le gaz
carbonique( CO2) ( taxie négative].
e- Reproduction : (schémas)

 Lorsque les conditions sont réunies : eau et substances nutritives, la paramécie se multiplie par
simple division cellulaire. La cellule s’étire puis se divise en deux ; les parties manquantes
régénèrent au niveau de chaque nouvelle paramécie.
 Après plusieurs séries de division, la paramécie se reproduit de manière sexuée (ou conjugaison) :
deux paramécies s’accolent et se fécondent réciproquement, puis se séparent. Chacune d’elle subit
deux divisions successives. On aura à la fin 8 nouvelles paramécies.
 Résistance aux conditions défavorables : Quand le milieu devient moins nutritif, dessèchement
par exemple les Paramécies s’immobilisent, se contractent et s’entourent de coques résistantes ; Ce
sont des kystes dans lesquels elles restent à l’état de vie ralentie. Les kystes résistent à la
sécheresse et sont disséminés par le vent. Ces kystes s’ouvrent quand les conditions de vie
deviennent favorables et les Paramécies reprennent leur vie active.

4- Observation de protozoaires parasites (schémas)

 Hématozoaire du paludisme (plasmodium) : il est transmis à l’homme par la piqûre de


l’anophèle femelle. Il cause le paludisme.
 Le Trypanosome : C’est un protozoaire flagellé qui possède un flagelle assurant le déplacement
du Trypanosome. Il est transmis à l’homme par la piqûre de la mouche Tsé – Tsé. Il est
responsable de la maladie du sommeil.
 L’amibe dysentérique : C’est un être unicellulaire ou protozoaire n’ayant pas de forme
caractéristique et qui est l’agent pathogène pour la dysenterie de genre amibiase.

5- Caractères généraux des protozoaires

 Le corps est constitué par une cellule unique


 La cellule est mobile et capable d’assurer toutes les fonctions vitales.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

B- LES INVERTEBRES

A- Les Arthropodes
1- Le criquet (criquet pèlerin Schistocerca gregaria)

 Classification : Embranchement : Arthropodes / Sous-embranchement : Mandibulates /


Classe : Insectes / Ordre : Orthoptères

a- Morphologie externe

 Aspect général : le criquet pèlerin adulte mesure environ 7cm et pèse 2g. Les mâles (de couleur rouge
brique) étant en général un peut plus petit que les femelles (de couleur brun).
 Les différentes régions du corps

 La tête : elle est globuleuse et verticale elle porte à la partie inférieure la bouche armée de pièces
buccales de type broyeur. A la partie supérieure, elle porte deux antennes, 3 ocelles (yeux simples)
et 2 gros yeux composés (ou yeux à facettes).
 Le thorax : formé de 3 segments : on les nomme d’avent en arrière, pro, méso et métathorax. Le
prothorax s’articule avec la tête par une membrane souple (une sorte de peau). Chaque segment
porte une paire de pattes, les deux derniers portent chacun une paire d’ailes.
 L’abdomen : formé de 10 (ou 11) segments dont les 8 premiers portent de chaque côté un stigmate
(orifices de respiration). Sur le tout premier se trouve de chaque coté un tympan (organe
d’audition), quant au dernier, il porte l’anus et les organes génitaux externes (plaques anales,
oviscapte)

b- La dissection des pièces buccales et des appendices

 Les pièces buccales

 la lèvre inférieure ou labium : c’est une pièce unique, elle porte des palpes (p. buccaux)
 les mâchoires ou maxillaires : formées de 2 appendices qui jouent le rôle de masticateurs
 Les mandibules dentées sur le bord interne
 la lèvre supérieure ou labre se présente sous forme de membrane protectrice.
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 Les appendices (les pattes) une patte comprend :

 un trochanter
 un fémur ou cuisse
 un tibia ou jambe- une hanche
 des tarses terminés par des griffes

c- Biologie : c’est un ovipare. Après la fécondation la femelle pond ses œufs dans la terre (50 à 100
réunis par une matière spumeuse : oothèque à environ 7cm dans le terre).

2 semaines plus tard (temps d’incubation), ces œufs donnent des larves enveloppées d’une membrane
blanc- verdâtre : ce sont des petits criquets sans ailes (aptères), claires et deviennent noirâtres par la
suite en quelques heures puis présentent des taches jaunâtre en quelques jours. Dans un même champ
de ponte les éclosions sont généralement massives et les jeunes se rassemblent en grand nombre au
pied des touffes de végétation. Ils vont ensuite passer par des stades de développement, au terme de
chaque stade le petit criquet rejette sa cuticule : c’est ce qu’on appelle mue.

1er stade larvaire elle dure une semaine pendant laquelle les petits criquets se déplacent peu.

2ème stade : les larves ont toujours la couleur noirâtre avec des taches claires commencent à former des
petites colonnes qui avancent dans une direction déterminée.

3ème stade : apparition des rudiments d’ailes

4ème stade: les ailes s’allongent et terminent leur croissance au 5è stade

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
5ème stade : le dernier, la larve mesure 40 à 45 mm de long et leur différenciation sexuelle est
apparente.

Le 6ème stade correspond à l’âge adulte il apparaît 5 à 6 semaines après l’éclosion. Les mâles prennent
la couleur rouge brique, puis jaune alors que les femelles deviennent brunes.

On dit que le criquet a une métamorphose incomplète. Après la ponte les adultes meurent.

 Les dégâts causés par le criquet et les moyens de lutte

 Dégâts : les jeunes adultes se rassemblent en essaims de plus en plus importants et prennent leur
essor dans la même direction. Quant aux larves immatures, elles se rassemblent en colonnes serrées
marchent et sautent dans la même direction que les ailés.

Ils mangent toutes les substances végétales qu’ils rencontrent. S’ils s’attaquent à des surfaces
cultivées, ils ne laissent que des chaumes après leur passage. Leurs pièces buccales de type broyeur
fonctionnent comme un véritable moulin, ce qui explique leur capacité de détruire en un temps recors
d’énormes surfaces. Les pertes peuvent se chiffrer en millions de F CFA. Ils provoquent des pénuries
alimentaires, voir des famines.

La récente invasion de ce criquet au Mali pendant la campagne agricole 2004 a entraîné la mobilisation
de plus de 5 milliards de francs CFA pour lutter contre ces insectes ; à cela il faut noter les énormes
surfaces cultivées ravagées, ce qui a provoqué une véritable crise alimentaire auquel le pays est
confronté tout le long de l’année 2005.

f- Moyens de lutte

 la lutte chimique : utilisation d’insecticides ; elle est efficace mais a de nombreux inconvénients :
pollution des sols, des eaux, de l’air, intoxication des autres êtres vivants etc. Dans la lutte
chimique, il faut éviter les produits qui détruisent de très nombreux insectes, y compris les
prédateurs et utiliser de préférence des produits à actions spécifiques visant un ennemi précis. Les
traitements précoces sont souvent effectués avant l’apparition des prédateurs qui sont ainsi en
partie protégés.
 La notion de lutte biologique : La lutte biologique consiste à utiliser des êtres vivants pour
réduire les pertes ou les dommages causés à l’homme par d’autres êtres vivants. On utilise pour
cela les ennemis naturels des criquets. On élève parfois ces auxiliaires pour réaliser, au moment
favorable, un lâcher massif qui consiste à en introduire rapidement une grande quantité dans la
zone infestée. Exemple : insectivores, oiseaux, batraciens, insectes prédateurs, bactéries, virus…

Il peut s’agir des parasites et prédateurs naturels du criquet en fonction du stade phrénologique (œufs,
larves, insectes parfaits).

Les meilleurs résultats de la lutte biologique sont obtenus contre les parasites importés : bien souvent
des parasites introduits accidentellement dans une région nouvelle pullulent sans être limités par leurs
ennemis.

[Parmi les parasites des œufs et des larves on peut citer : les hyménoptères, des diptères.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Parmi les prédateurs des larves on peut citer : les arachnides (scorpion, araignées) vertébrés (reptiles,
oiseaux et mammifères)]

 Organismes de lutte contre les criquets

O.I.C.M.A. organisation international contre le criquet migrateur africain

O.C.C.L.A.L.A.V. organisation commune de lutte antiacridienne et de lutte anti aviaire (Mali,


Mauritanie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin, Niger, Cameroun, Tchad).

g- Observation de la morphologie et du mode de vie de quelques Arthropodes

2- Le Hanneton : Armature buccale de type broyeur, la capsule céphalique est fermée ventrale ment.
Les ailes antérieures sont dures (élytres) et les ailes postérieures demeurent membraneuses et
recouvrent le dos de l’abdomen. Il pond des œufs dans le sol, d’où sortent des vers blancs qui se
transforment en nymphe après 3 ans de vie souterraine. Les adultes mangent des feuilles, des fleurs
des fruits, du pollen et sont capables de causer des dégâts énormes.

 Classe : Insecte/ ordre : Coléoptères) (autres ex : les cétones

3- Papillon : corps divisé en 3 parties : tête porte les yeux (2 yeux composés et des ocelles), deux
antennes, la bouche renfermant des pièces buccales de type suceur lécheur (les mâchoires se
transforment en tube appelé trompe) thorax formé de 3 segments porte 4 ailes (2 antérieures et 2
postérieures) et les pattes (6 ) et abdomen formé de 10 segments.

Le papillon va mener une vie très courte, volant de fleur en fleur sur lesquelles il se pose, aspirant par
sa longue trompe déroulée, le nectar au fond des corolles. Puis la femelle se mettra à la recherche
d’une plante convenable au développement des chenilles et déposera ses œufs un à un sur les feuilles.

La larve dite éruciforme est la chenille qui, sur la face ventrale des ses segments abdominaux, porte
des fausses pattes, elle se transforme en chrysalide puis de cette chrysalide sort un papillon.

 Classe : Insectes/ordre : Lépidoptères

4- Les Termites : ils ont un appareil buccal broyeur, 4 ailes membraneuses indépendantes.

Ils vivent en société et habitent dans des termitières (nids). Ils mènent une vie souterraine et ne sortent
que la nuit. L’aspect de termitières, des nids et le comportement des individus varient en fonction des
espèces.

Certaines espèces peuvent causer des dégâts énormes sur les cultures et les plantations.

EX : les Bellicositermes d’Afrique tropicale ont une termitière haute de 4 m

Les Trinerviternes construisent des termitières en terre de 15 à 30 cm.

Les Cubitermes ont leur termitière en forme de champignon.

Les Microcerotermes construisent des galeries tunnels en terre le long des murs et troncs d’arbres.

 classe : Insectes/ ordre : Isoptères


CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
5- Les scorpions durée de vie 4 à 5 ans, corps composé de 2 grandes régions :

 Région antérieure (prosome): céphalothorax : il est formé de segments fusionnés, mais ventrale
ment discernables porteurs d’une paire de pinces : chélicères ; d’une paire d’organe préhenseur :
les pédipalpes ; 4 paires de pattes ambulatoires.
 Région postérieure (opistosome) : l’abdomen : formé de 2 parties :

 le pré abdomen comprenant 7 segments


 le post abdomen (sorte de queue) comprenant 5 segments qui, se termine par un aiguillon recourbé
en relation avec un appareil venimeux contenu dans le telson.

Les scorpions sont nocturnes, ils sont carnivores. Leur déplacement est guidé par des sensations
tactiles. C’est un ovovivipare (les œufs se rompent au moment de la ponte). Il a une respiration
pulmonaire. Les piqûres des scorpions sont dangereuses pour l’homme.

 sous-emb : chélicérates/ classe : Arachnides/ ordre : scorpionidés

6- Les Lules :

Grands arthropodes terrestres, ils ont une paire d’antennes, des mandibules et formés d’un grand
nombre de segments dont la plupart sont doubles portant deux paires de pattes par segment.

Ils vivent dans les régions humides et à la saison des pluies dans les plus sèches. Ils ont un régime
végétarien et sont inoffensifs. Ils s’enroulent en spiral et rependent une odeur iodoforme dès qu’ils sont
inquiétés

 Classe : Myriapodes/ ordre : Diplopodes

7- Caractères généraux et Classification des Arthropodes

Caractères communs : * appendices en particulier les pattes, articulés

* corps le plus souvent segmenté et articulé

* carapace dure, jouant le rôle d’un squelette et entraînant l’obligation


de mues pour assurer la croissance
Caractères distinctifs Classes Exemples
* une paire d’antenne Insectes Criquet,
(1M d’espèces)
*3 paires de pattes Abeille,

*2paires d’ailes en générale Cigale, papillon

*respiration par des trachées


*pas d’antennes Arachnides Scorpion,
(50 000 espèces)

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

*2crochets venimeux (chélicères) Epeire,

* 4 paires e pattes Tégénaire,

*respiration par des trachées et des poumons Argyronète


*2 paires d’antennes Crustacés Crabe,
(30 000 espèces) Crevette, daphnie, Cloporte
*carapace souvent calcaire

*5 paires de pattes ou plus

*respiration par des branchies


*une paire d’antennes Myriapodes Scolopendre
(17 000 espèces)
*un grand nombre de paires de pattes Iule

*respiration par des trachées Gloméris

II- LES ANNELIDES

1- Le Lombric

 Embranchement : Annélides/ classe : Annélides Oligochètes

a- Morphologie :

Le Lombric a une forme cylindrique. Son corps est mou et formé d’une succession d’anneaux, sa
peau est lisse et recouverte de mucus. Le corps présente trois parties : le lobe frontal, les anneaux, le
telson.

 Le lobe frontal ou prostomium : C’est un petit bourrelet situé dorsale ment et s’allongeant, en
avant, suivant la ligne médiane. Il ne porte ni œil, ni autres organes sensoriels visibles. Il ne mérite
pas le nom de tête. Il masque la bouche.
 Les anneaux : Le nombre d’anneaux varie beaucoup d’un Lombric à l’autre (200). Les anneaux
sont séparés les uns des autres par des étranglements (dissepiments). Sur la face ventrale du
premier anneau se trouve la bouche. Du trente troisième (33ème) aux trente septième (37 ème)
anneaux, un épaississement de la peau masque dorsalement, la segmentation : C’est la selle ou
clitellum. La peau y est riche en glandes sécrétant du mucus. Les anneaux sont dépourvus
d’appendices, mais possèdent chacun 4 paires de soies implantées dans la peau (deux ventrales,
deux latérales).
 Le telson : C’est le dernier anneau, sur lequel s’ouvre l’anus.

b- Biologie

 L’habitat : Le lombric passe la plus part de sa vie dans la terre humide riche en humus (matière
organique). IL habite les galeries qu’il creuse et dont la profondeur varie suivant l’humidité du sol.
 Locomotion): Le ver se déplace par reptation. Ce déplacement se fait en deux temps : dans un 1er
temps, le corps prend appui sur les soies de quelques anneaux, les anneaux antérieurs s’amincissent

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
et s’étirent. Dans un 2ème temps les anneaux postérieurs se resserrent en s’élargissant : Il résulte
d’une progression pour l’ensemble du corps, sauf pour les anneaux fixés, jusqu’au moment où
ceux-ci se décrochent à leur tour. D’autres situés en arrière, s’accrochent ensuite et le mouvement
continu. Il y a donc une succession d’ondes antagonistes suivant un rythme régulier. De tels
mouvements sont appelés mouvements péristaltiques.

 Nutrition : Le Lombric est saprophage : il mange des débris végétaux ou animaux mélangés à la
terre.
 Respiration : Le Lombric a une respiratoire exclusivement cutanée. Le mucus sécrété par la peau,
maintient celle-ci humide, ce qui permet aux gaz (o2 et co2) de la traverser. S’il se dessèche, par
exemple lorsqu’il est maintenu au soleil, il meurt infailliblement
 Reproduction : Le Lombric est hermaphrodite mais il ne peut pas s’auto- féconder.
L’accouplement est indispensable. Les deux lombrics s’accouplent de telle façon que le clitellum
de l’un se trouve en face des réceptacles séminaux de l’autre. Les spermatozoïdes libérés au niveau
de l’orifice sexuel mâle s’écoulent le long de la crête sexuelle et pénètrent dans les réceptacles
séminaux de l’autre lombric. Les deux vers se séparent. Au fur et à mesure de la ponte, les œufs
sont fécondés par les spermatozoïdes et sont ensuite agglomérés et entourés par un manchon de
mucus sécrété par le clitellum et rejeté dans le sol par la suite. C’est là que l’éclosion des œufs
donne naissance à des jeunes lombrics qui se développent sans métamorphose (développement
direct). Les spermatozoïdes arrivent à maturité avent les ovules.

2- La Sangsue

 Embranchement : Annélides // cl : Annélides achètes)

a- Morphologie

Son corps verdâtre allongé (8 à 10 cm de long), un peu aplati, rétréci en avant, finement plissé en
travers.

 Anneaux : Ils sont dépourvus de soies. La sangsue a deux ventouses. La ventouse antérieure ou
buccale entoure la bouche située à l’extrémité la plus étroite du corps. La ventouse postérieure non
perforée, large et circulaire termine le corps. Elle est située sur la face ventrale des derniers
anneaux et sert à la fixation de la sangsue à un support.
 La bouche est armée de trois (3) mâchoires cornées capables d’inciser la peau de l’animal sur
lequel la sangsue est fixée. La salive empêche la coagulation du sang qui est aspiré.

b- Biologie

 Habitat : On trouve la sangsue dans les mares, les ruisseaux. On peut aussi se la procurer chez les
pharmaciens, car on pratique encore son élevage.
 Locomotion : La sangsue nage activement par forte ondulation.
 Nutrition : La sangsue se nourrit de sang (hématophage). Par ses ventouses, elle se fixe sur un
animal passant à sa portée, (ex : un Mammifère à l’abreuvoir); puis à l’aide de trois mâchoires
dentées qui garnissent la bouche, elle fait à la victime trois incisions en étoile ; enfin, elle suce le
sang qui, sa salive empêche de coaguler. (Le sang aspiré s’accumule dans les 22 poches latérales
de son tube digestif. Ces poches sont extensibles à tel point qu’une Sangsue pesant 2g à jeûne peut
absorber 15 g de sang. Gavée, la sangsue se détache s’immobilise et digère.)

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 Respiration : La sangsue a une respiration cutanée.
 Reproduction : La sangsue est hermaphrodite. Pour se reproduire, les sangsues s’accouplent et
sécrètent un cocon dans lequel elles déversent leurs œufs, des spermatozoïdes. Les œufs éclosent
au bout d’un mois en donnant naissance à de petites Sangsues semblables à leurs parents. Le
développement est direct.

d- Caractères et classification des Annélides

Caractères communs : *corps divisé en segments successifs

Caractères distinctifs Classes Exemples


*chaque segment porte une paire d’expansion Nereis
Annélides polychètes
latérale (parapode) Syllis

* portent plusieurs soies (polychètes) Alciopes

*tête bien individualisée portant yeux, organe sensoriels

*sexes séparés

*larve trochophore
*dépourvus de parapodes Lombric
Annélides oligochètes Tubifex
*soies peu nombreuses

*tête peu individualisée

*hermaphrodites
*absence de soies Sangsue
Annélides achètes
*bouche devenant ventouse (organe de succion)

*hermaphrodites

*développement direct

III- LES MOLLUSQUES

1- Etude pratique d’un mollusque : la Moule.


CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 Embranchement : Mollusques //Classe : Lamellibranches ou Bivalves

a- Morphologie :(  schémas)

Le corps de la moule est recouvert par une coquille calcaire, ouverte formée de 2 valves symétriques
reliées l’une à l’autre par une charnière. La face externe porte des stries (stries d’accroissement) ayant
la forme des courbes fermées. La face interne, lisse et brillante, est d’un gris bleuté, plus foncé sur les
bords. Un ligament élastique logé dans la charnière fait ouvrir les valves.

Son corps (partie molle) est composé de 3 parties :

 La partie céphalique ou antérieure: la moule n’a pas de tête proprement dite (acéphale). Mais au
niveau de cette partie se trouve une bouche entourée de palpes (4) buccaux.
 La masse viscérale : ensemble des viscères, enveloppé par un manteau formé de 2 lobes. Le
manteau sécrète la coquille.
 le pied : organe musculeux situé ventrale ment, il devait permettre à la moule de se déplacer,
malheureusement elle reste fixée sur un support par le byssus situé sous le pied

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

b- Biologie

 Habitat : Les Moules sont extrêmement abondantes sur les rochers battus par les vagues et aussi
dans les estuaires, où l’eau est moins salée, moins claire, moins agitée.
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 Locomotion : Les Moules se fixent sur à leur support par le byssus et mènent une vie à peu près
sédentaire. L’animal peut, en effet, se hisser sur son byssus et se rapprocher du support. Il peut
aussi briser les filaments d’un côté et en faire d’autres du côté opposé, ce produit un déplacement.
 Respiration : la respiration est branchiale.. L’eau entre librement dans la cavité palléale, par petite
quantité et ressort par la boutonnière. Pendant son trajet les lamelles branchiales prennent
l’oxygène de l’eau et cèdent le co2 qui est rejeté par l’eau qui sortira par la boutonnière.
 Nutrition : la moule est un microphage, elle se nourrit de petites particules conduites à la bouche
par les palpes.
 Reproduction : la moule est ovipare. Le courant d’eau joue un rôle important dans la
reproduction. Les sexes sont séparés. Les cellules reproductrices mâles et femelles sont libérées
dans l’eau où a lieu la fécondation. Des œufs sortent des larves entourées d’une couronne de cils
(velum), qui leur permet de nager quelques jours. Elles sécrètent ensuite leur coquille, vont au fond
et se fixent.

2- Observation de la morphologie et mode de vie de quelques mollusques :

a- L’escargot

 Embranchement : Mollusques //Classe : Gastéropodes

 Morphologie : Le corps comprend trois parties : le pied, la tête et la bosse dorsale recouverte de
coquille.

 La coquille : Elle est de nature calcaire et faite d’une seule pièce. Elle s’enroule en spirale autour
d’un axe dans le sens du mouvement des aiguilles d’une montre dont le sommet est situé en arrière
et à droite. Elle présente aussi de stries : stries d’accroissement.

 Les différentes parties du corps :

 La tête : Elle porte deux paires de tentacules. Les plus grands sont terminés chacun par un œil ; les
plus petits ne servent qu’au toucher. La bouche située en avant est encadrée par deux lèvres et
munie d’une mâchoire cornée vers la partie supérieure.
 Le pied : C’est une masse musculaire allongée, aplatie sécrétant un abondant mucus. C’est à la fois
un organe de fixation et un organe de locomotion.
 La bosse dorsale : Elle est logée dans la coquille et enroulée en spirale comme elle. Elle est
enveloppée dans un repli de la peau ou manteau, que l’on aperçoit sous forme d’un bourrelet à la
partie supérieure de l’ouverture de la coquille qui sécrète cette dernière.

Le bord du manteau présente un orifice ovale que l’on voit s’ouvrir et se fermer débouchant sur une
cavité dont le plafond est parcouru de vaisseaux sanguins. C’est le poumon. A côté, de l’orifice du
poumon de trouve l’anus.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
La bosse dorsale contient les viscères (foie, intestin, cœur, organe formant l’urine…)

 Mode vie

 Locomotion : Pendant sont déplacement, le pied de l’escargot ne s’allonge pas et ne se rétracte


pas, mais que d’étroites bandes transversales progressent sous lui, d’arrière en avant. Ces
bandelettes transversales situées sous la peau, sont des muscles dont la contraction, en propageant
d’arrière en avant, fait progresser l’animal grâce au mucus qui recouvre le pied. Ce mucus,
abandonné après son passage, laisse, en se desséchant, une trace brillante.
 Nutrition : L’escargot est un herbivore (mange des feuilles et des bourgeons).
 Respiration : La respiration est pulmonaire ; assurée par l’ouverture et la fermeture alternative de
fente ou cavité du poumon.
 Reproduction : L’escargot est hermaphrodite et l’accouplement est réciproque. Les œufs sont
pondus dans une cavité du sol creusée par l’animal un mois environ après l’accouplement.

Après une quinzaine de jours il en sort de petits Escargots semblables aux parents avec déjà une
coquille en spirale.

 Durée de vie : 6-8 ans. Pendant les saisons défavorables, il s’engourdit à l’intérieur de sa coquille
fermée par une lame de mucus qui, tout en durcissant à l’air, laisse passer l’oxygène nécessaire à sa
respiration.

b- La seiche

 Embranchement : Mollusques //Classe : Céphalopodes

 Morphologie

Le corps de la seiche est mou, visqueux, non segmenté, présente à première vue deux parties : l’une
antérieure, l’autre postérieure.

 La partie antérieure comprend : Les tentacules : au nombre de 10 (8 courts et 2 longs )


disposés en couronne sont garnis sur une partie de leur surface de ventouses saillantes. Les
tentacules longs sont cachés au repos dans des poches spéciales. La bouche : située au centre de la
couronne de tentacules, elle est mu nie de deux mâchoires cornées et recourbées en bec de
Perroquet, mais renversé. Les yeux : Au nombre de deux gros, ils sont munis de paupières et d’un
iris coloré, assurant à la seiche une excellente vue. L’entonnoir : situé au-dessous de la partie
antérieure, il est un organe musculeux creux et tronconique.
 La partie postérieure : C’est la bosse dorsale.
 La cavité respiratoire : La peau de la bosse dorsale, ou manteau, enveloppe à distance la face
ventrale de la bosse en délimitant une grande cavité ouverte en avant, mais fermée vers le sommet.
Dans cette poche, sur une saillie, s’ouvrent l’anus et l’orifice d’une glande sécrétant une substance
noire (glande du noir). Cette poche contient, en outre, deux branchies plumeuses : c’est une
cavité branchiale.
 Les viscères : Dans la bosse dorsale, se trouvent le cœur, le foie, les deux reins, l’estomac,
l’intestin, la glande du noir et, chez la femelle, la glande à œufs.
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
L’ « os de seiche » : C’est une pièce calcaire, connue sous le nom d’os de seiche est logée dans une
poche formée dorsalement par un repli du manteau.

L’os de seiche assez dure sur la face dorsale, terminé à l’arrière par une pointe fragile ou rostre, du
côté ventral il porte une série de cloisons étroitement appliquées les unes contre les autres, entre
lesquelles s’intercalent en couche, de minuscules calcaires friables.

 Mode de vie

 Locomotion : La nage lente : La seiche nage en position horizontale, la tête « rentée dans les
épaules », propulsée par la nageoire, c’est à dire le repli rubané du manteau, qui ondule brusqueries
et même avec grâce.

La fuite rapide : Si la seiche est menacée, elle disparaît brusquement dans un nuage noir opaque.

 Nutrition : Elle se nourrit de petits poissons et de crustacés : elle est donc carnivore et chasse à
l’affût.
 Respiration : La seiche a une respiration branchiale.
 Reproduction et développement : les sexes sont séparés.

En été les Seiches se rapprochent du rivage et les femelles pondent de gros œufs en grappes de raisin
noirs, ovales et pointus comme des citrons qu’on appelle raisin de mer. Ces œufs sont fixés aux plantes
marines (Algues). A l’éclosion les jeunes Seiches sont semblables à leurs parents. La seiche, au
premier stade de sa croissance, ne possède qu’un seul pied ventral, qui se transforme ensuite en
couronne péribuccale tout en se divisant en tentacules.

 Caractères et classification des Mollusques :

Caractères communs * corps mou

* manteau sécrétant une coquille calcaire

* pied musculaire
Caractères distinctifs Classes Exemples
*Coquille a 2 valves Bivalves ou lamellibranches Coque,

*Pas de tête distincte moule,

*Pied ventral souvent fouisseur huître


*Coquille à une seule valve, souvent enroulé en hélice Escargot,
Gastéropodes
*Tête bien distincte limnée,

*Pied ventral, servant à la reptation planorbe


*Coquille généralement interne parfois très réduite Seiche,

*Tête volumineuse Céphalopodes calmar,

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

pieuvre
*Pied situé sur la tête, formant une couronne de

tentacules garnis de ventouses

IV-LES VERS PARASITES

1- Le Ténia
 Embranchement : Plathelminthes// Classe : Cestode //Famille : Ténia
 Présentation : Le ténia est un parasite relativement fréquent chez l’homme, il se fixe dans
l’intestin grêle au niveau de duodénum. On rencontre deux espèces : ténia inerme ou Toenia
saginata (4 à 12 m) et le ténia armé ou Toenia solium (4 à 5 m).
 Morphologie

Le ténia ressemble à un fil blanc dont l’extrémité antérieure est très fine. Son corps est entièrement
formé d’anneaux et comprend les parties suivantes :

 La tête ou scolex : ovoïde, elle porte quatre ventouses (T. saginata) et une couronne de crochets
(T. solium).
 Le cou : région grêle, faisant suite à la tête, c’est là que naissent les anneaux : c’est la zone de
croissance du parasite.
 Le corps : il est constitué d’une succession d’anneaux ou proglottis, dont les plus âgés se trouvent
à la partie postérieure et sont bourrés d’œufs.

 Biologie

 Nutrition et ses conséquences : chaque anneau du ver puise dans le chyle intestinal (substance
laiteuse contenue dans l’intestin grêle) les nutriments qui passent directement à travers sa
membrane, nécessaires à sa croissance. On dit qu’il se nourrit par osmose (osmose= passage de
l’eau d’un milieu moins concentré vers un milieu plus concentré). Il partage ainsi avec la personne
parasitée les nutriments qui devaient passer dans le sang de ce dernier. Privé de l’essentiel le
parasité dépéri (maigri). Les signes cliniques (ou symptômes) de la parasitose sont très
généralement : troubles gastro-intestinaux (nausées, maux de ventre), fatigues inlassables.
 Respiration : c’est le glycogène (sucre) qui est utilisé au cours d’une fermentation qui supplée à la
respiration (il se dédouble en co2 et acides gras).La respiration est donc une oxydoréduction.
 Reproduction et développement (cycle de développement) : Chaque anneau a deux sexes, la
fécondation s’effectue entre les anneaux antérieures (où les organes mâles sont à maturité) et les
anneaux moyens (où les organes femelles sont à maturité). Les œufs fécondés s’accumulent dans
l’utérus ; les anneaux fécondés sont ensuite repoussés petit à petit vers la partie postérieure
(anneaux mûrs) où ils se détachent et sont expulsés avec les selles.

Le développement du ténia nécessite deux hôtes :

 Un hôte intermédiaire : le bœuf (T . saginata) ou le porc (T. solium) dans l’intestin duquel un
œuf avalé avec les aliments (herbes) libère un embryon hexacanthe (ou oncosphère) armé de
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
3 paires de crochets. L’oncosphère traverse la paroi intestinale et se laisse emporter par le
torrent sanguin qui la conduit au cœur, la grande circulation, puis s’arrête dans le tissu
musculaire et s’y transforme en larve vésiculeuse : le cysticerque. Le cysticerque reste dans cet
état, entouré qu’il est par une couche de tissu conjonctif réactionnel.
 Un hôte définitif (homme) dans lequel la larve vésiculeuse absorbée avec la viande
insuffisamment cuite. Le scolex se dévagine et proliférant les anneaux, donne le ténia adulte.

Au niveau des 400 à 500 ème segments, seuls les organes mâles sont mûrs. Plus loin à partir du 600ème
segment, ce sont les organes femelles qui sont mûrs à leur tour.

Les derniers annaux T. solium se détachent par chaînes de 5 ou 6 ; ceux du T. saginata sont rejetés
isolement

2- Les Schistosoma ou Bilharzies ( Schistosoma haematobium ; Schistosoma mansoni)

 Embranchement : Plathelminthes - Classe : Trématodes

Ils vivent dans les veines des Mammifères. Les sexes sont séparés. Le mâle loge le femelle, filiforme,
dans un sillon de sa face ventrale.

S. haemotobium cause l’hématurie d’Egypte (bilharziose urinaire), caractérisée par l’écoulement d’un
peu de sang à la fin de chaque miction.

S. mansoni provoque la bilharziose intestinale qui se caractérise par la présence de sang dans les
selles.

 Cycle de développement : Les femelles fécondées, abandonnent les mâles et s’arrêtent dans les
veinules de la vessie (Schistosoma haematobium) ou du gros intestin (Schistosoma mansoni).

Leurs œufs, grâce à un éperon, déchirent les capillaires et tombent dans la cavité vésicale ou la lumière
intestinale. Ils sont entraînés au dehors par les urines ou les matières fécales.

D’un œuf, sort un enbryon : le miracidium, qui pénètre dans un petit mollusque pulmoné : bullin
(Bullinus) ou planorbe (Planorbis). Il se transforme en sporocyste. Ce dernier donne par
bourgeonnement des sporocystes fils qui engendrent directement des larves : les cercaires. Les
cercaires quittent l’hôte (mollusque), nagent arrivent au contact de la peau de l’homme mise en contact
avec l’eau, elles traversent activement la peau, tombent dans les capillaires et sont emportés par le
torrent circulatoire. C’est à l’intérieur des veines qu’elle se transforme en ver adulte.

 Caractères et classification des vers parasites

Embranchement des Plathelminthes Embranchement des Némathelminthes ou vers


ronds
ou vers plats
*métazoaires à symétrie bilatérale, cylindriques ou
*Animaux au corps aplati, filiformes

fondamentalement non segmenté *corps non segmenté vaste cavité viscérale

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

*cuticule épaisse *développement post embryonnaire entrecoupé de


mues
Caractères Classes Exemples Caractères distinctifs Classes Exemples
distinctifs
tube digestif Trématodes douves, la plupart possèdent Nématodes oxyure, trichine,
sans anus bilharzies un tube digestif
ouvert ascaris,
ankylostome, ver de
Guinée

ou filaire de Médine
corps presque Cestodes ténia,
toujours annelé - - -

V-Vue d’ensemble sur les invertébrés : classification

Caractères Exemples Classes Embranchements


-Pas de pattes Anémone de mer ……… Cœlentérés
-symétrie radiaire
-Pas de pattes Oursin …….. Echinodermes
-symétrie bilatérale
*Animaux au corps

aplati, fondamentalement non


Plathelminthes
segmenté douves, bilharzies Trématodes
ténia Cestodes
*cuticule épaisse

-tube digestif sans anus

-corps presque toujours annelé


-La plupart possèdent un tube oxyure, trichine, ascaris,
digestif ouvert ankylos- Nématodes Némathelminthes

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

tome ver de

Guinée ou filaire

de Médine
-Pas de pattes
Ver de terre ………. Annélides
-symétrie bilatérale

-corps mou, segmenté


*Pas de pattes

*symétrie bilatérale Mollusques


Moule Lamellibranches
*corps mou, non segmenté
Escargot Gastéropodes
- coquille à 2 valves
Seiche céphalopodes
-coquille à une seule valve

-coquille interne le plus


souvent
Avec pattes et une carapace
articulée Grillon Insectes

-3 paires de pattes Araignée Arachnides Arthropodes

-4 paires de pattes Ecrevisse Crustacés sup.

-5 paires de pattes Cloporte Crustacés Inf.

-plus de 5 paires de pattes Lithobie Myriapodes

 Caractères communs aux invertébrés : pas de squelette interne osseux ou cartilagineux.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

C-LES VERTEBRES

1 - Etude pratique d’un POISSON : La tilapie

Présentation : les tilapies sont des poissons très répandus dans les eaux douces africaines. Elles sont
souvent nommées carpes.

a- Morphologie : La tilapie à une forme aplatie dans le sens des côtés. Son corps est couvert
d’écailles.

 Les différentes régions du corps : Son corps est divisé en 3 parties :

 La tête : relativement petite et limité en arrière par les fentes branchiales.

Elle possède une bouche, 2 narines, 2 yeux dépourvus de paupières. En arrière et latéralement on
observe les opercules qui couvrent les branchies.

 La cavité buccale : montre des dents implantées sur les maxillaires et disposées suivant 4
rangées.
 Le tronc : il va de des fentes branchiales à la papille anale. On observe une ligne bien visible : la
ligne sensorielle (ou ligne latérale), qui permet au poisson de sentir la pression et le T° de l’eau.
 La queue : commence à partir de la papille anale et est terminée par la nageoire caudale.

La tilapie a 2 types de nageoires : les nageoires paires (pectorales, abdominales). Les nageoires
impaires (dorsale, caudale, anale).

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

b-Anatomie : les organes en place de l’animal disséqué

 Dissection

 orienter le poisson dans la cuve à dissection, un flanc contre le liège.


 fixer le poisson par les nageoires à l’aide d’épingles.
 faire une boutonnière en avant de l’orifice anal à l’aide des ciseaux.
 introduire une sonde cannelée dans la boutonnière suivant la ligne médio-ventrale
 inciser suivant la rainure de la sonde, prendre soin de faire progresser la sonde au fur et à mesure
qu’on fera l’incision, l’opération se poursuit jusqu’à l’opercule
 poursuivre l’incision suivant une ligne perpendiculaire à la ligne médio-ventrale en passant par
l’opercule jusqu’au-dessous de la ligne latérale.
 soulever le volet ainsi délimité et enlever en coupant suivant la ligne dorsale.
 nettoyer à l’eau propre.
 dérouler le tube digestif.

 Les organes en place : on observe : les branchies, le cœur, l’estomac, l’intestin, le foie, le
pancréas, la rate, la vessie natatoire, les reins les organes reproducteurs.

c-Biologie

 Locomotion : la tilapie nage grâce à ses nageoires : la nageoire caudale est plus active et propulse
l’animal par des battements de gauche à droite et de droite à gauche. Les autres nageoires assurent
l’équilibre. La vessie natatoire est une poche remplie d’air, elle permet au poisson de se maintenir
dans l’eau.
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 Nutrition : la tilapie a un régime microphage, elle se nourrit d’algues, de petits crustacés : c’est un
omnivore. Elle est très vorace.
 Respiration : elle est branchiale : l’eau chargée d’oxygène rentre par la bouche et ressort par les
fentes operculaires. Arrivée au niveau des branchies, l’oxygène passe dans le sang tandis que la
co2 transporté par le sang jusqu’aux branchies se dissous dans l’eau qui sort par les fentes
operculaires.
 Reproduction : la tilapie est un ovipare. Le mâle fait un nid dans lequel la femelle dépose ses
œufs, après une brève parade sexuelle. Ces œufs sont aussitôt fécondés par les spermatozoïdes des
mâles déversés dans l’eau. La femelle recueille les œufs fécondés dans sa bouche où elle les garde
durant toute la durée de l’incubation en se reposant dans un lieu sur, tranquille et couvert (pistia).
Les œufs donnent des petits poissons appelés alevins qui resteront quelques jours dans la bouche
de la femelle.

d- Caractères propres aux poissons

 respiration branchiale
 présence d’une vessie natatoire pour la grande majorité
 présence de nageoires

2- Etude pratique d’un AMPHIBIENS : La Grenouille

a- Morphologie : La grenouille avec sa peau nue et toujours humide peut vivre dans l’eau comme sur
la terre. C’est pour cette raison qu’elle est amphibien. Son corps est trapu et comprend 2 parties :

 une tête portant 2 gros yeux, 2 tympans, 2 narines, une bouche très large.

La cavité buccale ouverte montre : au plafond : le maxillaire supérieur portant de petites dents, 2
groupes de dents vomériennes sur le palais, les saillies des blocs oculaires, les trous des narines

Sur le plancher : le maxillaire inférieur ( sans dents), la langue molle et bifide. Au fond la glotte
s’ouvrant sur la trachée artère.

 Le tronc et les membres : le tronc ne porte pas de queue et est terminé dans la face ventrale le
cloaque. Il porte 2 membres antérieurs courts, possédant 4 doigts et 2 postérieurs très développés
possédant 5 doigts reliés par des palmes.

b- Anatomie : les organes en place de l’animal disséqué

 Dissection

 soulever la peau abdominale,


 faire une incision en boutonnière sur la ligne médio-ventrale.
 Introduire la sonde cannelée et couper la peau jusqu’à la limite postérieure de la mâchoire
inférieure. Compléter les incisions latéralement jusqu’aux genoux et aux poignets.
 rabattre la peau et l’épingler.
 poursuivre l’ouverture en incisant à nouveau la paroi abdominale, le plus horizontalement possible.
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 Observation des organes en place : La dissection nous permet d’observer :

 Le cœur et ses différentes cavités ;


 Les poumons ;
 L’absence de cloison ou diaphragme entre les viscères, le cœur et les poumons ;
 L’appareil digestif, avec surtout le foie très volumineux. (Humecter fréquemment l’animal lors de
la dissection)

c- Biologie

 locomotion : sur la terre, la grenouille se déplace en marchant et en sautant (une disposition en z


des pattes postérieures).

Dans l’eau, elle nage. Les membres postérieurs présentent une adaptation à la nage grâce à la présence
d’une membrane palmaire tendre entre les doigts.

 Nutrition : La grenouille se nourrit d’insectes, de larves, de limaces (petits crustacés) qu’elle capte
avec sa langue gluante. Les dents vomériennes servent à retenir les proies.
 Respiration : Chez la grenouille adulte, la respiration est pulmonaire et cutanée. L’introduction de
l’air dans les poumons est réalisée par des mouvements de déglutition. Le rôle respiratoire des
poumons est réduit tandis que la respiration cutanée est importante ; la peau est richement
vascularisée, mais les échanges ne se font que si la peau est maintenue constamment humide due à
la sécrétion de mucus des glandes cutanées de la peau.
 Reproduction et Développement : Il y a accouplement mais la fécondation est toujours externe.
Les mâles rejettent les spermatozoïdes au fur et à mesure de la ponte des œufs La femelle n’est
adulte et apte à la reproduction qu’à 4 ans. Elle pond ses œufs formant des amas gélatineux dans
l’eau. Les œufs fécondés tombent dans l’eau où leur enveloppe gélatineuse est gonflée.
Le développement par métamorphose dure 3 mois et comprend les étapes suivantes :

 jeune têtard aquatique avec queue et branchies,


 apparition des membres postérieurs puis antérieurs,
 disparition de la queue et passage à l’état adulte.

d- Caractères propres aux batraciens

 ils sont amphibiens


 respiration branchiale à l’état larvaire et pulmonaire à l’état adulte
 peau nue
 les œufs se développent dans l’eau par métamorphoses
 corps à température variable

3 - Etude pratique d’un REPTILE : le margouillat

a- Morphologie

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Entièrement couvert d’écailles, le corps est divisé en 3 parties :

 La tête : de forme losangique, elle porte une large bouche, deux narines, deux yeux et deux
tympans. La cavité buccale comprend une rangée de dents sur les mâchoires, une langue épaisse et
charnue fixée sur le plancher buccal. La glotte le pharynx et les trompes d’Eustache (conduits
unissant la bouche à l’oreille) se trouvent derrière la langue. Les narines internes à l’avent du
plafond buccal.
 Le tronc : porte 4 membres robustes comprenant chacun 5 doigts. Chaque doigt est terminé par
une griffe.
 La queue : elle est longue et s’amincit progressivement vers l’extrémité postérieure.

b- Anatomie : les organes en place de l’animal disséqué

 Dissection de l’animal :

 endormir l’animal sous une cloche contenant un tampon imbibé de chloroforme.


 L’étendre dans la cuvette à dissection sur le dos et épingler les membres.
 Inciser la peau suivant la ligne médiane ventrale depuis le cloaque jusqu’au cou et les deux lignes
perpendiculaires à la première et longeant les membres ; rabattre la peau de chaque côté et épingler
la peau ventrale du tronc.
 Inciser les muscles de la cavité abdominale, rabattre les muscles de chaque côté et épingler.
 Inciser et détacher délicatement les muscles et les côtes de la cavité thoracique.
 Dégager les organes situés à l’avent du tronc et du cou.

 Organes en place : les poumons et le cœur : occupent l’avant de la cavité du tronc ; le foie,
l’estomac et les intestins : occupent la cavité abdominale. Les organes génito-urinaires : occupent
la partie postérieure de la cavité abdominale.

c- Biologie

 Locomotion : le margouillat rampe en prenant appui sur ses membres, il grimpe grâce à ses griffes
et court rapidement.
 Nutrition : il mange des herbes, insectes, fruits, graines… Il est omnivore.
 Respiration : il a une respiration pulmonaire (l’oxygène contenu dans l’air inspiré passe par la
trachée puis les bronches et les bronchioles et arrive dans les alvéoles où il passe dans le sang ; le
co2 quittant les organes arrive par le sang passe dans le sens contraire dans les alvéoles puis
bronchioles, bronches et trachée pour être expiré hors de l’organisme par les narines).
 Reproduction : Après accouplement ; la femelle creuse un trou dans lequel elle y pondra ses œufs.
De ces œufs sortiront des jeunes margouillats qui se développeront sans métamorphose. Ce mode
de reproduction est appelé oviparité.

d- Caractères propres aux reptiles

 vertébrés terrestres ou aquatiques


 corps à T°C variable

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 respiration pulmonaire
 peau couverte de fausses écailles d’origine épidermique
 déplacement par reptation
 ovipares ou ovovivipares

4 - Etude pratique d’un OISEAU : le pigeon (Columbia domestica)

a- Morphologie : le corps entièrement couvert de plume comprend :

 la tête portant 2 mâchoires recouvertes d’un bec corné, 2 narines sur la mâchoire supérieure ; 2
yeux protégés par 3 paupières.

En ouvrant le bec, on observe sur le plafond de la mâchoire supérieure les ouvertures des narines et
latéralement les ouvertures des trompes d’Eustache. Sur le plancher : la langue cornée en forme de fer
de lance. Au fond : la glotte derrière laquelle s’ouvre la trachée et l’œsophage.

 Le tronc : masse principale de l’animal a une forme ovoïde ; il est rigide. Sur le tronc, viennent
s’insérer 2 paires de membres.
 Les membres: 2 ailes en avant (homologues des pattes antérieures des vertébrés), formées de 3
segments : humérus, avant-bras (cubitus+radius) le poignet et les doigts et pattes portant 4 doigts
terminés par un ongle chacun.

 Les types de plumes :

 les tectrices : recouvrent la tête, le dos et le dessus des ailes


 Le duvet : protège la partie ventrale
 Les rémiges insérées sur les derniers segments des ailes
 Les rectrices, plantées sur le croupion, formant la « queue ». Elles orientent le vol de l’oiseau.

b- Anatomie : les organes en place de l’animal disséqué

 Dissection : tuer l’animal avec le chloroforme et enlever les plumes

 le placer sur le dos et fixer les ailes et pattes après les avoir écarté.
 inciser dans la peau un peu au-dessus du cloaque, et avec la sonde cannelée, prolonger l’ouverture
jusqu’à l’extrémité postérieure du bréchet un peu au-dessous de la ligne des épaules.
 en suivant la cage thoracique dans la partie supérieure au niveau des clavicules qui s’écarte en V en
laissant un vide, continuer les ouvertures latéralement de part et d’autre de la ligne médiane. Au
niveau de la ceinture pelvienne, compléter transversalement les 2 fenêtres ; les décoller et les
rabattre sur les côtés (ou les enlever complètement).
 continuer l’incision dans la partie située au-dessus de la ceinture scapulaire mais avec délicatesse.
 après avoir enlevé les muscles pectoraux, qui s’insèrent sur le sternum et sur les humérus, on
découvre le bouclier formé par le sternum et la ceinture scapulaire. A l’aide des ciseaux forts, on
coupera les côtés de la cage thoracique.
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 couper les adhérences qui retiennent le sternum à l’arrière ; on pourra le soulever vers l’avent, ce
qui aura pour effet de désarticuler les éléments de la ceinture scapulaire : les clavicules et les os
coracoïdes, qui normalement partiront avec le bouclier antérieur.

 Les organes en place : de haut en bas on observe : le cœur et les vaisseaux efférents ou afférents ;
les 2 lobes du foie très volumineux ; le gésier, dans la partie gauche de l’abdomen

Et enfin une portion des circonvolutions intestinales.

c- Biologie

 Locomotion : il marche grâce à ses deux pattes ; vol grâce à ses deux ailes. Le vol de l’oiseau est
favorisé par une certaine disposition morphologique et anatomique : forme aérodynamique,
puissance musculaire, rigidité de la cage thoracique, os légers (pneumatiques), présence de sacs
aériens dans le corps.
 Nutrition : il se nourrit d’herbes et de graines. (Il est donc herbivore et granivore).
 Respiration : la respiration est pulmonaire.
 Reproduction : la femelle pond deux œufs (ovipares) dans un nid (fait de brindilles d’herbes et de
petites plumes). Les œufs sont couvés par le mâle et la femelle de manière alternative pendant 17
jours. Après éclosion, les pigeonneaux sont entretenus par le couple jusqu’à ce qu’ils aient un
plumage les permettant de voler

d- Caractères propres aux oiseaux


 vertébrés aériens au corps couvert de plumes
 membres antérieurs transformés en ailes
 bec corné
 T°C corporelle constante
 présence de syrinx

5 - Etude pratique d’un MAMMIFERE : le rat

a- Morphologie : le corps entièrement couvert de poils comprend 3 parties :

 La tête : allongée surmontée de 2 pavillons mobiles : les oreilles. Elle porte 2 yeux protégés par
des paupières mobiles, 2 narines, le museau est fendu verticalement jusqu’à la bouche (bec de
lièvre). De chaque côté du museau on observe de longs poils raides et (les vibrisses=moustaches)

La cavité buccale montre : 2 mâchoires. Chacun porte 2 incisives arquées terminées en biseau. Chaque
demi-mâchoire porte 3 molaires. Dans la bouche, on observe la langue et en arrière, l’entrée du larynx

 Le tronc : porte 3 paires de mamelles ventrales, 4 membres ; les membres postérieurs sont
légèrement plus longs et le pied possède 5 doigts. Tous armés de griffes.
 La queue : presque aussi longue que le corps, elle est couverte d’écailles.

b- Anatomie : les organes en place de l’animal disséqué

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 Dissection : mouiller les poils de la face ventrale afin qu’ils ne s’éparpillent pas sur les organes
après ouverture de l’animal.

 inciser ventrale ment la peau, depuis l’extrémité de l’abdomen jusqu’au menton et également le
long des 4 membres ; rabattre la peau latéralement et épingler.
 inciser la paroi musculaire abdominale et sectionner les côtes.

 Les organes en place : dans la région du cou : la trachée artère est surmontée par le larynx. La
cavité thoracique montre le cœur encadré par les 2 poumons. La cavité abdominale, située en
dessous du diaphragme, contient un foie volumineux ; à gauche, on aperçoit l’estomac, après celui-
ci la rate (rouge foncé). La plus grande partie de la cavité est occupée par les circonvolutions de
l’intestin maintenu en place par le mésentère.

c- Biologie

 Locomotion : le rat marche, court et les callosités plantaires et les griffes lui permettent de
grimper.
 Nutrition : il a un régime omnivore.
 Excrétion : assurée par 2 reins. Les tubes urinaires transportent les déchets métaboliques (urée,
acide urique).
 Respiration : elle est pulmonaire. Les poumons ont une structure alvéolaire, de bronche et de
bronchioles qui aboutissent à de petites vésicules dont la paroi forme de nombreux alvéole.
 Reproduction : après accouplement et fécondation, les embryons se fixent à la paroi utérine. La
grossesse dure 42 jours au terme desquels elle donne naissance à des petits rats nus, les yeux
fermés et incapables de se déplacer. Ils sont allaités et entretenus par la femelle pendant quelques
jours.

d-Caractères propres aux mammifères

 corps entièrement couvert de poils


 Température corporelle constante
 Vivipares
 présente de mamelles

6- CLASSIFICATION DES VERTEBRES

Comment naissent-ils ? Ont-ils de poils, Autres T°C corporelle


5groupes des plumes, des caractères (milieu
écailles ? de vie,
(classes) respiration…)


-Les jeunes comme -ils ont (presque -ils passent leur
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

les adultes vivent tous) des écailles vie entière dans


l’eau
dans l’eau. Les œufs qui peuvent être
POISSONS sont pondus dans détachées une à une -ils respirent
(écailles libres). l’oxygène
l’eau.
dissous dans

l’eau grâce aux


branchies Animaux à T°C
variable. Ils
O -leurs membres
sont des ont la T°C du
v nageoires. milieu dans lequel
-Ils pondent toujours -peau nue -les jeunes ils
i leurs œufs dans l’eau et humide.
AMPHIBIENS -Les jeunes sont tous vivent dans vivent.
p des têtards qui subissent
des métamorphoses. l’eau et
a
respirent par les
r branchies

e -les adultes

s vivent dans l’eau


(triton) ou

sur la terre
(crapaud) ; tous
respirent

par les poumons.


-les œufs sont toujours -ils ont des écailles -certains vivent
pondus à terre soudés (chez dans l’eau
REPTILES -les œufs ne sont pas certaines espèces
couvés. (tortue marine),
la couche d’autres sur la
terre(vipère).
d’écaille se
Tous respirent
détache en
lambeau). par les

poumons

-certaines

espèces n’ont

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

pas de membres
OISEAUX -les œufs sont pondus à -ils ont tous des -ils ont toujours Animaux à T°C
terre et couvés. plumes 2 pattes, 2 ailes, constante (37-42°C
un bec. selon les espèces)
Vivi -tous vivipares (œufs se Ils ont des poils -tous respirent quelque soit
pares dév. Dans l’utérus plus ou moins
MAMMIFERES maternel) abondants. Certains par les la T°C
-les femelles allaitent ont une fourrure.
leurs petits. poumons, extérieure.

même ceux qui


vivent dans

l’eau.

Poïkilothermes : animaux à température variable Homéothermes : animaux à température constante

 Caractères communs aux vertébrés

Métazoaires à symétrie bilatérale

Colonne vertébrale et squelette interne

Appareil circulatoire clos Système nerveux dorsal.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

BOTANIQUE

A - LES PLANTES SANS FLEUR

1-Les Algues

a- Etude d’un type : la spirogyre (Spirogyra conjuga)

classe: algues vertes ou chlorophycées/ ordre : conjugués

Aspect macroscopique : à l’œil nu, la spirogyre est une touffe de fins filaments semblables à des
mèches de fins cheveux, lisses et souples, colorés en vert.

Aspect microscopique

 L’appareil végétatif : l’appareil végétatif est très simple ; il n’a ni tige ni racines, ni feuille : il est
appelé thalle. C’est donc un thallophyte.

Un filament de spirogyre est formé d’une série de cellules allongées, rectangulaires. Elles sont
entourées d’une membrane cellulosique et contiennent un ou plusieurs corps en forme de ruban coloré
en vert : les chloroplastes. Ils sont enroulés en spirale(d’où le nom de spirogyre) et situés dans un
cytoplasme périphérique distinct d’une cavité centrale : la vacuole.

Sur les chloroplastes on y trouve des réserves nutritives contiennent de l’amidon : les pyrénoïdes.

 La reproduction : Lorsque les conditions sont défavorables : T°C trop élevée, dessèchement du
point d’eau ; la spirogyre se reproduit par conjugaison. Deux filaments voisins émettent l’un vers
l’autre des prolongements, qui s’accolent. Les 2 membranes en contact disparaissent. Le protoplasme
(cytoplasme, chloroplastes, noyau) se condense, les chloroplastes disparaissent peu à peu. Le contenu
d’une cellule, qui considéré comme gamète mâle passe dans l’autre cellule (gamète femelle). La fusion
granuleuse et à membrane épaisse du zygote lui confère le nom de zygospore dont la germination
engendrera un nouveau filament.

b- Observation de la morphologie de quelques algues

 Le Closterium : c’est une algue unicellulaire en forme de croissant. Animée d’oscillations, elle se
déplace par une sorte de mouvement de reptation.

La cellule contient un noyau central, 2 grands chloroplastes, à l’aspect de plaquettes vertes striées
longitudinalement, une rangée de pyrénoïdes et de grains d’amidon. A chaque extrémité, on aperçoit
une vacuole, contenant des cristaux de gypse agités de mouvement Bromniens.

Le cytoplasme, rempli de fines granulations, est animé d’un mouvement de cyclose longitudinal très
actif.

Cette algue se reproduit par conjugaison et donne un zygote à membrane externe verruqueuse.
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 L’Euglène (Euglena) : c’est une algue unicellulaire flagellée de forme ovale, à l’arrière aminci en
pointe et présentant, en avant, un entonnoir où s’incère un long flagelle près duquel se trouve une
granulation rouge imprégnée de carotène : le stigma.

La cellule contient de nombreux chloroplastes ovoïdes ainsi que des substances voisines de l’amidon,
mais ne se colorant pas par l’iode : le paramylon et de nombreuses petites vacuoles.

 Padina : le thalle aplati a la forme d’un éventail garni de rangées de poils et de sporanges ou
gamétanges.

c- Notions sommaires sur la classification des algues : les algues sont reparties en 4 classes

Classe des Cyanophycées ou algues bleues : chlorophylle masquée par un pigment bleu les
Oscillaires)

 Classe des Chlorophycées ou algues vertes ( spirogyre, Ulva fasciata, bryopsis)

 Classe des Phéophycées ou les algues brunes : chlorophylle masquée par un pigment brun : la
phycoxantine (les sargasses, Dictyota, Padina)

 Classe des Rhodophycées ou algues rouges : chlorophylle masquée par un pigment rouge :
phycoéryhrine

2- Les Champignons

a- Etude de 2 types de champignons

 Une moisissure : moisissure du pain (Rhizopus nigricans) Siphomycètes

Technique de culture : On place dans un bocal fermé une tranche de pain mouillée exposé au
préalable à l’air libre pendant quelques minutes. Abandonné quelques jours à la température de la
pièce, le pain se recouvre de moisissure.

Aspect macroscopique : A l’œil nu, la moisissure est formée d’un feutrage de filaments mycéliens
blanchâtre

Aspect microscopique

Appareil végétatif ou thalle : il comprend trois sortes de filaments dont l’ensemble constitue le
mycélium :

les stolons : filaments horizontaux

les sporangiophores : filaments dressés portant les sporanges

les rhizoïdes : filaments pénétrant le pain

 Appareil reproducteur et reproduction : Le sporange joue ici le rôle d’appareil


reproducteur dans les conditions favorables.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Reproduction asexuée : le sporange mûr éclate et libère les spores. En milieu favorable (humidité,
t°c favorable, éléments nutritifs), ces spores germent et donnent un nouveau mycélium.

Reproduction sexuée ou conjugaison : dans les conditions défavorables ( manque d’eau, de


substances nutritives), la moisissure se reproduit sexuellement :

deux filaments voisins émettent l’un vers l’autre des prolongements qui deviennent pro gamétanges et
suspenseurs. Les pros gamétanges deviennent gamétanges mâle et femelle. Ils se fusionnent pour
former un œuf ou gamète. L’œuf germera dès le retour des bonnes conditions pour germer et donner
un nouveau mycélium.

 Un champignon à chapeau : le bolet soudanais (Boletus sudanica)

Ordre : basidiomycètes/famille : Bolétacées

Il est formé d’un pied très large, spongieux, surmonté d’un chapeau hémisphérique plus compact. A la
face inférieure (plane,) de ce chapeau se trouve une infinité de spores à section anguleuse. Ces spores
sont les orifices de tubes formés par les lamelles anastomosées.

Une coupe transversale de ces tubes, examinée au microscope montre un faux tissu, formé par des
filaments mycéliens cloisonnés et anastomosés. Sur le bord, ces filaments prennent une direction
perpendiculaire à la surface et la cellule terminale de certains, renflée en massue, porte à son sommet
quatre prolongements étroits : les stérigmates, dont les extrémités se prolongent par une spore ovoïde.

Les lamelles constituent donc la région reproductrice du champignon. Elle est formée par l’hyménium,
qui porte les basides, ces organes à spores externes, lesquelles sont appelées basidiospores

b-Observation de la morphologie d’autres champignons :

 La rouille des graminées (Puccinia purpura) : c’est un champignon parasite. Il apparaît sous
forme de taches noires (constituée de spores) sur les feuilles de la plante parasitée. Les spores se
développent à l’extrémité de filaments mycéliens, qui ont envahi les tissus internes de la plante.

* la rouille orangée est formée de spores ovoïdes à membrane épaisse et épineuse, comportant
plusieurs pores germinatifs, ce sont les urédospores.

** La rouille noire est constituée de spores doubles, les téleutospores, à membrane présentant une
partie centrale amincie, qui est le pore germinatif. Ces téleutospores donnent naissance en germant à
des basidiospores.

 Les lépiotes (ex : Lepiota morganii = espèce toxique causant des nausées, vomissements, diarrhée)

Ce sont des champignons à chapeau. Le chapeau est couvert d’écailles. Les lames sont distantes du
pied (renflé) les spores incolores et lisses. Une membrane épaisse, qui protégeait l’hyménium avant sa
maturité subsiste autour du pied sans y adhérer et forme un anneau.

 Les polyporacées
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 Hexagona : champignons à consistance ligneuse. Les spores sont larges et à peu près
hexagonaux.
 Microsporus : espèce très répandue dans les régions tropicales, se reconnaît à sa forme en
coupe, son pied est terminé par un petit disque basilaire et ses spores extrêmement petits.

c- Notions générales sur le rôle des champignons dans la nature et intérêt pou l’homme

 Rôle des champignons dans la nature

 saprophytisme : les champignons sont des plantes non chlorophylliennes ; ils ne peuvent donc pas
faire de photosynthèse. Ils sont dépendants de substances organiques, qu’ils tirent des autres
organismes. Ils mènent donc une vie saprophyte.

 Parasitisme : certains champignons sont parasites :

- soit des plantes (cultivées) : la rouille des graminées (Puccinia purpura) ; il est caractérisé par des
tache brunes ou noires formées d’une matière pulvérulente.

- soit des animaux (l’Homme) : les Trichophyton par exemple sont des champignons microscopiques
provoquant des affections du cuir chevelu.

 symbiotisme : les champignons vivent en association avec d’autres plantes notamment les algues
pour donner d’autres types de plantes appelés Lichens. cette association est bénéfique pour les 2

 Intérêt pour l’homme

 Champignons comestibles : Certains champignons sont vendus et consommé : les bolets, et surtout
Agaricus campester très apprécié en Europe où il est cultivé.

 Production d’antibiotiques : le Pénicillium notatum et le Pénicillium chrysogenum, sont des


champignons microscopiques desquels sont extrait les antibiotique de la familles des pénicillines ( la
pénicilline est découverte en 1924 par Fleming .)

 Fermentation : la levure de bière est un champignon microscopique utilisé dans les fermentation
lors de la fabrication de certains aliments : bière, pain…

3- les Lichens ex : Roccella tinctoria

a- Organisation générale et reproduction


CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 Organisation : une coupe colorée montre au faible grossissement du microscope 2 zones
distinctes :

 une couche périphérique compacte ou cortex, formée de filaments serrés, épais et ramifiés
perpendiculairement à la surface et dépourvus de chlorophylle.
 Une zone centrale ou médullaire, dont les filaments, sont lâchement intriqués dans tous les
sens.

Nous reconnaissons dans ces 2 zones un mycélium typique de champignon.

Une observation plus précise du cortex montre des cellules (contenant de la chlorophylle) disséminées
dans les mailles du mycélium. Nous y reconnaissons une algue unicellulaire. Ces cellules sont des
conidies.

 Reproduction : la reproduction sexuée est assurée par des organes du champignon : les
apothécies, qui se présentent sous forme de petits renflements arrondis et noirâtres. En coupe,
l’hyménium de ces organes reproducteurs nous montre de très minces filaments stériles disposés
parallèlement : les paraphyses, au milieu desquelles on aperçoit des sortes de sacs ou asques
contenant des ascospores. Les ascospores sont allongées et cloisonnées transversalement. A la surface
du thalle, on peut parfois apercevoir une fine poussière constituée de fragments microscopiques et
arrondis de la couche gonidiale du Lichen. Ce sont des sorédies, qui sortent du thalle par des fissures
du cortex et dont la dispersion va permettre la multiplication végétative du Lichen.

 Ce lichen est une association d’un champignon et d’une algue. Cette association est bénéfique pour
les 2, puisque l’algue ne peut vivre dans un milieu soumis périodiquement à une forte dessiccation et
que le champignon se développe sur le rocher sans substance nutritive organique. C’est cette
association bénéfique réciproque qui est appelée symbiose.

Le thalle de Roccella rougit sous l’action des hypochlorites, par suite de la présence d’un pigment que
l’on utilise pour la fabrication d’un colorant utilisé en histologie : l’orcéïne.

b- Observation de quelques lichens.

- Dans les forêts en montagne, on voit pendre des arbres de longues touffes grisâtres formés par un
lichen : l’Usnée dont certains rameaux sont terminés par des apothécies.

- Certains lichens sont les premiers à coloniser la roche nue, y développant soit leur thalle ramifié, soit
un thalle aplati formant une mince croûte adhérant fortement au support ou thalle crustacé, soit un
thalle foliacé, lié de façon assez lâche au support. Parmi ceux-ci ont peut citer : La Parmélie

Les lichens constituent un groupe très intéressant du point de vue biologique. Ils sont les premiers à
coloniser la roche nue : ce sont des pionniers.

Les lichens peuvent vivre aussi dans un milieu où les conditions très dures éliminent les autres
végétaux (rochers)

c- Méfaits des lichens : certains lichens causent des dermatoses chez l’homme

4-les Mousses ex : le Polytric

a- organisation générale et reproduction

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Les mousses se présentent sous forme de minces croûtes vertes dans les endroits très humides et
toujours ombreux (paroi des puits, jardins ombragés et très arrosés, pots de fleurs).

 Organisation générale : L’appareil végétatif des mousses imite ceux des plantes supérieures sans
en avoir la structure anatomique. Ce ne sont pas de vraies feuilles ni de vraies tiges ; les rhizoïdes qui
fixent la plante au sol étant réduits à des filaments comparables aux poils absorbants.

Les feuilles : très minces, présentent généralement une nervure médiane très bien nette.

Elles se fanent rapidement dès qu’elles se trouvent exposées à la sécheresse, mais reprennent vite leur
turgescence, l’humidité revenue.

La tige : dans une coupe de tige, on arrive à distinguer une écorce et un cylindre central, caractérisé
par des cellules plus petites. Mais on y aperçoit ni tubes criblés, ni vaisseaux (absence de tissus
conducteurs)

 Reproduction : Les organes mâles (anthéridies) et femelles (archégones) sont porté par des pieds
différents

Anthéridies et archégones : les uns et les autres sont entourés de filaments stériles : les
paraphyses.

Les anthéridies ont la forme de massues et donnent naissance aux anthérozoïdes flagellés.

Les archégones ressemblent tout à fait à ceux des Fougères, mais le col est plus long. Les
anthérozoïdes nageant dans l’eau de pluie ou de la rosée sont attirés par les archégones, dont ils vont
féconder l’oosphère pour donner un œuf ou zygote.

 le zygote se développe pour donner le sporogone recouverte jusqu’à sa maturité par une coiffe.
Quand la capsule arrive à maturité, elle se dessèche et libère les spores.

Les spores en germant, donnent des filaments verts, constituant le protonéma, formé de longues
cellules chlorophylliennes. C’est sur celui-ci que se développent les rameaux feuillés qui donneront le
pied de mousse.

b- observation de quelques mousses

- la funaire très semblable au polytric

5 -les Fougères

a- Etude pratique d’une fougère : Nephrolepis undulata

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Appareil végétatif

 Le sporophyte : il est composé :

- les feuilles ou frondes : la feuille est constituée de 3 parties : un limbe composé de foliole, le rachis
ou nervure principale, un pétiole

- la tige : est souterraine et appelé pour ce fait rhizome, de couleur brunâtre assez long et épaisse.

 Les racines sont filiformes et fixées sur le rhizome.

Appareil reproducteur :

sores- sporanges et spores : à maturité, sur la face inférieure de la feuille, apparaissent le long de la
nervure médiane des folioles, des amas brunâtres : les sores.

Chaque sore est un groupe de sporanges. Chaque sporange a un court pédoncule ou pédicelle.

Les sporanges mûrs, libèrent les spores sous la contraction de l’anneau mécanique.

 Le prothalle : Gamétophyte.

Placé dans des conditions de T°C et d’humidité favorable, la spore germe, donnant une petite lame
verte en forme de cœur : le prothalle. Il est fixé au sol par des rhizoïdes et porte à sa face inférieure
vers l’échancrure du cœur : les archégones et vers la pointe les anthéridies.

- les organes reproducteurs mâles : anthéridies, éléments arrondis, ils libèrent à maturité les cellules
reproductrices mâles : les anthérozoïdes, munis de flagelle ciliés.

- les organes reproducteurs femelles : Archégones en forme de bouteille, l’archégone contient la


cellule reproductrice femelle : l’oosphère. Le col de ‘archégone contient une gelée.

- La fécondation : les anthérozoïdes nagent dans l’eau qui baigne la face inférieure du prothalle. Un
seul pénètre le col, s’unit à l’oosphère. La fusion des 2 cellules donne un œuf ou zygote. Celui-ci se
développe pour donner une jeune plantule qui vit au départ, en parasite sur le prothalle

cycle de développement

b- autres fougères :

 Marsilea (marsiléacée) : petite herbe rampant sur la vase au bord des marigots et des rivières. Ses
feuilles dressées portent 4 folioles. Les sporanges sont contenus dans des petits organes globuleux
pédonculés : les sporocarpes, situés à la base des feuilles.

 Une fougère arborescente [Cythea manniana (Cytheacée)] : elle prospère dans le bas-fond
humides. Le port de ces énormes fougères rappelle celui des palmiers. La tige est un tronc non ramifié,
portant au sommet une couronne de feuilles composées bipennées. Les sporanges sont protégés par
une indusie globuleuse, qui éclate à maturité, mais subsiste sous la forme d’une coupe contenant les
sporanges à anneau mécanique complet, oblique et à déhiscence transversale.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
d- utilité des fougères : les fougères sont utilisées dans le traitement de certaines maladies donc en
Pharmacopée.

B – LES PLANTES A FLEURS

LES ANGIOSPERMES

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

1- Etude pratique de quelques angiospermes

a) Etude pratique de d’une dicotylédone : la crotalaire

La crotalaire est une plante herbacée appartenant à la famille des Papilionacées

L’appareil végétatif :

La racine : il existe une racine principale, des racines secondaires et des radicelles. De la racine
principale partent les racines secondaires. Le système acinaire est du type pivotant.

La tige : elle porte les feuilles ; elle est verte et souple dans les parties jeunes et rigides dans les parties
âgées.

Les feuilles : Elles sont alternées, simples. Le limbe porte des nervures : une nervure principale
saillante et des nervures secondaires qui partent latéralement de la principale. On dit que les nervures
sont pennées.

L’appareil reproducteur

L’inflorescence : les parties terminales des tiges sont dépourvues de feuilles mais portent de grandes
fleurs jaunes. Ces parties florifères sont les inflorescences.(regroupement ou disposition des fleurs sur
l’axe floral)

L’inflorescence est indéfinie : les fleurs sont disposées du bas vers le haut de l’axe floral ; les plus
âgées en bas et les plus jeunes (et boutons floraux) en haut et l’axe est terminé par un bourgeon(donc
une croissance illimitée de l’axe floral= floraison basifuge).

La crotalaire a donc une inflorescence indéfinie appelée grappe.

La fleur : chaque fleur s’insère directement sur l’axe d’inflorescence à l’aisselle d’une bractée, au
moyen d’un pédicelle.

Une fleur comprend : des pièces protectrices ou périanthe et des pièces reproductrices.

Le périanthe : il comprend le calice et la corolle

Le calice : c’est l’ensemble des sépales. La crotalaire a 5 sépales verts, soudés. Le calice est donc
gamosépale {Contraire = dialysépale (sépales libres)}

La corolle : c’est l’ensemble des pétales. Elle est formée de 5 pétales jaunes, libres (corolle
dialypétale), inégales.

 un grand pétale inférieur : l’étendard


 2 pétales latéraux
 2 pétales antérieurs soudés vers le sommet : ils forment la carène.

 les pétales se recouvrent les uns les autres du postérieur à l’extrémité antérieure : la préfloraison est
dite imbriquée.
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Les pièces reproductrices : formées de l’androcée et le pistil

L’androcée : c’est l’ensemble des étamines. La crotalaire a 10 étamines soudées à la base formant un
tube ouvert du côté postérieur de la fleur. Les filets sont libres et terminés par soit par des anthères
longues soit courtes (alternées)

Le pistil ou gynécée : il est formé d’un ovaire comprenant une seule loge(uniloculaire) formée par un
seul carpelle. Il est surmonté par le style terminé par un stigmate plumeux. Les ovules sont insérés en
2 rangées longitudinales.

 Les pièces du périanthe et de l’androcée s’incèrent à la base de l’ovaire, sur le réceptacle floral :
l’ovaire est dit supère et la fleur est dite hypogyne.

Formule florale et diagramme floral : FF = (5S) + 5P + (5 + 5 )E + 1C

Diagramme floral :

Fruit et graine : le fruit mûr est u fruit sec déhiscent, qui s’ouvre par 2 fentes longitudinales : c’est
une gousse ou légume. Il renferme de petites graines dont l’embryon possède 2 cotylédons.

b) Etude pratique d’une monocotylédone : le sorgho

Appareil végétatif

Racine les racines sont fasciculées : il n’y a pas de racine principale, toutes les racines ont a peu près
la même taille.

Tige ou chaume : elle herbacée, verte (ou jaunâtre), dressée formée de nœuds et d’entre-nœuds.

Feuille : elles sont alternes sur la tige et fixées au niveau des nœuds. Une feuille comprend trois
parties :

 le limbe allongé parcouru de nervures parallèles (la nervure principale très saillante divise le
limbe en 2 parties égales.);
 la ligule entre le limbe et la gaine

 la gaine recouvrant la tige.

Appareil reproducteur

Inflorescence : la tige est terminée par une inflorescence abondamment ramifiée. Les ultimes
ramifications sont terminées par des épillets groupés par 2 (épillet fertile et épillet stérile): Ce type
d’inflorescence est appelée panicule (c’est une grappe d’épillets).

Fleur du sorgho : les épillets constituent les fleurs du sorgho. La dissection d’un épillet fertile montre
(de l’extérieur vers l’intérieur) :
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Les verticilles protecteurs : le sorgho n’a ni sépales ni pétales. Les pièces protectrices sont formées
de :

 2 glumes dures, coriaces


 2 glumelles stériles et de 2 glumelles fertiles ;
 2 glumullules.

Les verticilles reproducteurs :

- l’androcée : formé de trois étamines libres

- le pistil : formé d’un ovaire (supère) à une loge et de deux stigmates.

Formule florale et diagramme floral : FF= 2G + 2g + 2gl + 3E+ 1C

FF : OS +OP + 3E+1C

Diagramme floral :

Caractères de la fleur du sorgho:

- fleur de type trois (3)

- absence de sépales et de pétales

- ovaire supère à un carpelle

Fruit et graine : le fruit est sec et ne s’ouvre pas : fruit indéhiscent ; le péricarpe adhère étroitement au
tégument de la graine : on l’appelle caryopse.

La graine n’a qu’un seul cotylédon

2- Reproduction chez les angiospermes

a) Analyse florale : dans une fleur, on rencontre 2 types de pièces : les enveloppes florales (sépales et
pétales) et les pièces reproductrices (étamines et pistil)

 Formation des cellules reproductrices :

 Le Pollen : l’anthère est partagée en 2 loges divisées elles-mêmes en 2 sacs renfermant à maturité
des petits grains : le pollen.

Dans l’anthère jeune, on trouve les cellules mères des grains de pollen. Chaque cellule subit une
méiose et aboutit à un groupe de 4 cellules ou tétrade.

Une cellule isolée de la tétrade est appelée microspore à un noyau. Le noyau de chaque tétras pore se
divise et donne une cellule à 2 noyaux (à n chromosomes) appelée grain de pollen.

 Le sac embryonnaire : dans l’ovule se trouve des cellules mères du sac embryonnaire. Chaque
cellule subit une méiose et aboutit à 4 cellules à un noyau (n chromosomes) dont 3 régressent. Le

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
noyau de la cellule qui persiste se divise 3 fois de suite formant ainsi le sac embryonnaire à 8 noyaux
(1oosphère+ 2 synergides, 2 noyaux du sac, 3 antipodes).

 De la fleur au fruit et à la graine : le fruit est représenté par l’ovaire hypertrophié renfermant des
jeunes graines.

 La pollinisation : elle est le transport du pollen sur les carpelles, où il est retenu par les stigmates.
La pollinisation peut être directe, quand les stigmates d’une fleur reçoivent du pollen de la même fleur
(auto pollinisation), croisée, quand les stigmates d’une fleur reçoivent du pollen d’une autre fleur.

 Le vent, les animaux (y compris l’homme), la pesanteur, l’eau, sont les principaux agents de
pollinisation.

 La germination du grain de pollen et la double fécondation (conséquence de la germination du


pollen)

Les grains de pollen arrivés au contact des stigmates germent et grâce aux tubes polliniques, les
spermatozoïdes sont conduits jusqu’au sac embryonnaire. Un spermatozoïde se rapproche du noyau de
l’oosphère s’accole contre lui ; les deux noyaux se confondent en un seul œuf dit œuf principal (à 2n
chromosomes). L’autre spermatozoïde se place à côté d’un des noyaux du sac tandis que le deuxième
noyau grossit le groupe : les trois noyaux se fusionnent pour former un deuxième œuf dit œuf
accessoire ou œuf albumen (à 3 n chromosomes). Ainsi se produit une double fécondation. La division
de ces 2 noyaux entraîne une hypertrophie de l’ovaire, qui devient fruit.

Les synergides et les antipodes dégénèrent, les deux œufs se développent dans l’ovule et le tout
devient la graine.

b) Etude comparée des appareils reproducteurs de quelques dicotylédones et de quelques


monocotylédones

Plantes Riz Bananier Manguier Flamboyant


Ap. Repro Oriza sativa Musa acuminata Mangifera indica Donelix regia
Panicule Epi porté par Panicule Corymbe (grappe
Fleurs et volumineuse où toutes
inflorescence Fleur de une hampe Fleurs unisexuées et
hermaph- les fleurs
type 3 énorme
rodites sont situées au même
Fleurs unisexuées
Fleur de type 5 niveau)

Fleur de type 5
Fruit sec
Fruit indéhiscent : Baie Drupe ovoïde Sec déhiscent : gousse
caryopse
Le plus souvent Une graine contenue Plusieurs graines à 2
1 cotylédon dépourvu de graines cotylédons maintenus
graine dans une coque par un tégument épais
ligneuse(noyau) et lignifié

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

2 cotylédons
maintenus par

un tégument fin

 Baie : fruit où le péricarpe est charnu dans toute son épaisseur

Drupe : fruit charnu dans lequel la graine est contenu dans une coque fibreuse qui est le noyau

Fruit sec : fruit à péricarpe lignifié à maturité

Ana cardium occidentale (acajou) : la pomme cajou, ne peut être assimiler à un fruit. C’est en réalité
un pédoncule charnu. Le fruit de cette plante (noix cajou) est un akène (fruit sec indéhiscent)

3- Etude morphologique et biologique de l’arachide

L’arachide est une plante cultivée, herbacée annuelle. Il appartient à lé familles des Papilionacées.

a) L’appareil végétatif

Les racines : racine principale et racines secondaire

La tige et les feuilles : la tige est verte, souple, dressée. Elle porte les feuilles disposées de manière
alternée. Les feuilles sont composées formées d’un limbe divisé en 4 folioles parcourues par une
nervation pennée.

b) L’appareil reproducteur : de la fleur à la graine

 La fleur : elle est jaune, fixée à la tige par un long pédoncule. Les pièces protectrices sont : 5
sépales verts dont 4 sont soudés ; 5 pétales jaunes libres (dialypétale) de taille inégale (fleur
irrégulière) : (un étendard, 2 ailes et la carène).

Les pièces reproductrices sont : 10 étamines dont 8 portent des anthères

Un pistil formé d’un ovaire super à 1 carpelle.

FF : 5S + 5P + 10E + 1C

 Le fruit et la graine : après la fécondation, l’ovaire s’enfonce dans la terre et grossit pour former la
gousse (fruit sec déhiscent) renfermant une, 2 ou 3 graines selon la variété.

 Structure et vie ralentie de la graine : la graine est essentiellement formée de 2 parties : les
cotylédons et l’embryon. L’embryon a pour origine l’œuf, alors que l’œuf accessoire est à l’origine de
l’albumen.

La graine de l’arachide n’a pas d’albumen ; les cotylédons digèrent l’albumen.

L’épaississement des téguments, une déshydratation assez poussée va permettre de parler de maturité
de la graine. Il s’agit en fait maturité apparente, car la graine est le plus souvent incapable de germer.
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Pendant la maturation apparente, l’embryon se trouve placé dans des conditions de vie ralentie, il entre
en diapause. Un temps de post-maturation est nécessaire. La maturité d’une graine est donc
caractérisée par son pouvoir germinatif ; on parle de maturité vraie.

La durée du pouvoir germinatif ou longévité est variable suivant les espèces, de quelques jours à
plusieurs années. Elle dépend de l’épaisseur des téguments, de l’état de dessiccation de la graine, de la
nature des réserves, plus ou moins oxydables.

 La germination

Conditions de germination : des graines saines qui ont acquis leur pouvoir germinatif et dont les
téguments sont perméables à l’eau et à l’oxygène exigent :

- de l’humidité

- une aération

- une T°C convenable

-de la lumière

Dans ces conditions bien précises, l’embryon reprend une vie active appelée germination

Phénomène morphologique de la germination (étapes de la germination) : on peut suivre le réveil


de la graine en faisant des semis de graines de haricot à quelques jours d’intervalle.

- La radicule fait saillie par une déchirure des téguments à l’emplacement du micropyle et s’enfonce
dans le sol.

- L’allongement de la tigelle porte les cotylédons hors de terre : « la graine lève ». Les cotylédons
s’écartent, le système radiculaire s’enrichit.

- La chute des téguments permet de voir les feuilles de la gemmule. Le bourgeon terminal de cette
même gemmule s’accroît. Les cotylédons flétris finissent par tomber. Les 2 premières feuilles vertes,
bien développées assurent à la jeune plante une vie indépendante ; la germination est terminée.

La sortie de terre des cotylédons (germination épigée) est due à l’allongement de la tigelle, mais ce
n’est pas un phénomène commun à toutes les graines.

Pour illustration des schémas de la germination nous proposons ici ceux du Haricot commun :
Phaseolus vulgaris)

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

4-Etude comparée des appareils végétatifs de quelques angiospermes

Arachide Oignon Gingembre Patate Baobab


Plantes Arachis Ipomea batatas Adansonia digitata
Ap vgtif hypogaea
Racines Racine Fasciculées, Fasciculées, Racines adven- La jeune plante a
adventives insérées adventives
principale, sur la face inférieure insérées sur le tives dont une R. principale
portante des du bulbe rhizome tubérisée, elle
certaines
R.second. et donne naissance

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

Radicelles sont tubérisées à de radicelles


Tige Dressée, Protégée par des Souterraine : Rampante, Dressée,
ramifiée écailles charnues rhizome à ramifiée :âgée elle,
formée de nœuds formée de devient tronc

nœuds et noeuds ligneux protégée

d’entre-nœuds par une


écorce(liège)
Feuilles Feuilles Feuilles Nervation Feuilles Feuilles caduques,
alternes, limbe parallèle alternes, limbe composé,
composé de 4 aériennes en tube, digité à 5 folioles
folioles feuilles charnues à limbe obovales
formant des écailles variable(entier Nervation pennée
Nervation qui se recouvrent et
forment le ou formé de 3
pennée
bulbe. à 7 lobes)

Nervation parallèle

5- Conclusion tableau de classification des Angiospermes (caractères communs et caractères


distinctifs)

caractères Caractères communs Caractères distinctifs


classes
*Racines fasciculées
*Appareil végétatif
Monocotylédones *Feuilles à nervation parallèle
complet avec tige, racines et
feuilles *Fleur de type3

*Graine à 1 cotylédon

*Présence de fleurs et de *Tissus conducteurs uniquement primaires

fruits contenant des graines (bois I et liber I )


*Racine principale ; racines secondaires

Dicotylédones *Feuilles à nervation pennée


*présence de
*Fleur de type4 ou 5
tissus conducteur de sève
*Graine à 2 cotylédons
(bois et liber)
*Tissus conducteurs primaires et *secondaires
(bois II et liber II )

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

GEOLOGIE
NOTION DE PETROGRAPHIE

1- les roches sédimentaires

a) Les roches siliceuses : la sable fluviatile et le grès

Nature chimique- propriétés- origine : le constituant principal du sable et du grès est le quartz qui
est de la silice pure (SiO2).

Le sable est une roche meuble, perméable.

Le grès est formé de grains soudés par un ciment (de nature siliceuse ou calcaire). Il est imperméable.

Ils proviennent de l’altération de roches préexistantes formées de quartz.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Utilisation : le sable entre pour une part importante dans la fabrication du verre et du cristal (mélangé
à d’autres éléments : soude, chaux…il fond à 1500°C) ; dans la construction.

b) Les roches argileuse : l’argile

Nature chimique : l’argile est une roche formée de l’accumulation de particules microscopiques
disposées en lamelles empilées. Ces particules sont composées de silice et d’aluminium (ce sont des
silicates d’alumine)

Propriétés : l’argile très sèche et l’argile humide n’ont pas les mêmes propriétés.

-l’argile sèche, roche rugneuse, qui s’émiette (R. meuble), est poreuse et absorbe de l’eau. Quand elle
est saturée d’eau, elle devient pratiquement imperméable.

-l’argile humide est plastique et peut se modeler après déshydratation, les particules perdent leur
cotisation et la roche peut être écrasée et transformée en poudre.

Origine : les particules argileuses proviennent de l’altération des roches magmatiques (granite) et
métamorphiques(gneiss, micaschiste, schiste). Les argiles sont donc des minéraux d’origine détritique.
L’eau des rivières les transporte et prend parfois une couleur trouble par suite de l’abondance des
particules argileuses. Celles-ci se déposent soit dans un lac, soit dans la mer. La boue argileuse, très
riche en eau, se transforme alors en roche compacte.

Utilisation : -l’argile est utilisée depuis fort longtemps pour la fabrication des poteries, des tuiles, des
briques…après cuisson à environ 1150°C.

-l’argile est également utilisée dans la fabrication du ciment.

L’argile cuite n’est plus de l’argile ; elle a perdu de l’eau de manière irréversible. Cette terre
cuite présente de nouvelles propriétés.

c) Les roches calcaires : le calcaire, la craie

Nature chimique : ce sont des roches essentiellement constituées de calcaire ; c’est-à-dire du


carbonate de calcium (CaCO3). La craie est un exemple. Une roche calcaire fait effervescence au
contact d’eau contenant du HCl (c’est un moyen de l’identifier).

Perméabilité : un échantillon de craie est poreux et perméable (mais ce n’est pas le cas de toutes les
roches calcaires. Un grand nombre n’est pas perméable en petit mais perméables en grand grâce aux
nombreuses fissures, visibles dans une carrière)

Solubilité du calcaire : l’eau de pluie chargée de C02 transforme le calcaire en carbonate de calcium
(CaCO3) insoluble en hydrogénocarbonate de calcium (HCO3-) soluble. En circulant dans les fissures,
l’eau de pluie dissout peu à peu la roche. Ainsi s’explique l’existence des fissures élargies, des lapiés,
des avens, des gouffres…c’est-à-dire toutes ces curiosités caractéristiques des régions calcaires.

Origine : d’après leur origine, on peut classer les roches calcaires en 4 groupes :

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
- Origine biologique : la formation de la roche est liée à l’intervention directe des êtres vivants, qui
vivent dans la mer ou en eau douce. Ces êtres vivants (Algues à revêtement calcaire, coraux,
mollusque, foraminifères…) fixent du Ca dans leur coquille ou dans leur squelette calcaire. A leur
mort, l’accumulation de ses squelettes forme une boue calcaire qui se transformera en roches. Ainsi
sont formés la craie, les calcaires coquilliers…

-Origine chimique : selon les conditions, le calcaire peut précipiter (2) ou au contraire se décomposer
(1). .[2HCO3- + Ca++  CaCO3 + H2O + CO2]

Ainsi, un appauvrissement du milieu en co2 dû à la photosynthèse des algues, favorise la précipitation


du calcaire. Au contraire, un enrichissement du milieu en CO2 dû par exemple à la respiration des
animaux, favorise la dissociation du calcaire.

Le calcaire peut aussi se déposer dans les canalisations de chauffage centrale ou dans une grotte
(croissance des stalactites ou des stalagmites

- Origine biochimique : dans bien des cas, la roche calcaire est formée par un processus biologique et
chimique. C’est le cas des calcaires récifaux, formés d’une part par accumulation de squelette calcaire,
d’autres part de certains calcaires à Ammonite.

- Origine détritique : la roche est constituée de débris calcaires préexistants (c’est-à-dire formés
antérieurement). C’est le cas de certains calcaires à Ammonite.

Utilisation : certains calcaires résistants sont utilisés directement comme pierres de construction ou en
dallage.

Beaucoup sont employés pour la fabrication de la chaux ou du ciment.

Gisements au Mali : Toucoto, Adrar des Iforas, Diamou

d) Les roches salines : le sel gemme (ou halite), le gypse

Nature chimique : ils désignent à la fois la roche et le minéral qui les constitue : chlorure de sodium
(NaCl) pour le sel gemme ; Sulfate de calcium hydraté (CaSO4 , 2H2O) pour le gypse.

Origine : l’eau de mer contient 35 g de substances dissoutes (27g de Na Cl, 2g de gypse, 1g de


KOH …) Quand l’eau de mer s’évapore dans une cuvette, les sels dissous se déposent, d’où le nom
d’évaporites donné aux roches salines.

La présence fréquente de fossiles marins fait penser que l’évaporation s’est produite au bord de la mer,
dans les lagunes constamment alimentées par la mer.

Utilisation : le Na Cl est consommé

Chauffé à 200°C le gypse se transforme en plâtre(CaSO4 , 1/2H2O). Mélangé à l’eau, le plâtre est
utilisé en construction (isolations, revêtements de cloisons)

 Le gypse est rayable à l’ongle, légèrement soluble dans l’eau

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

e) Les roches carbonées : Pétrole, houille (charbon)

Nature chimique :

Les pétroles sont des mélanges de composés, de nature chimique très variée dont la plupart des
molécules sont constituées d’atomes de carbone et d’hydrogène d’où leur nom d’hydrocarbures. Il
s’agit :

- des gaz : propane, butane

- des liquides : essences, kérosène, gas-oil, fuel-oil, huiles

- des solides : paraffines, bitumes (goudrons)

Les charbons sont formés de diverses substances carbonées : goudrons, coke, gaz, mélangées à des
substances minérales.

 Les charbons et les pétroles sont des roches carbonées sous 2 états physiques différents : -solide
pour les charbon - liquide pour les pétroles et gaz ; et que l’on trouve dans des structures géologiques
différentes.

Le charbon se présente en couches sédimentaire inter stratifié d’origine continentale. Par contre, le
pétrole et le gaz naturel sont bloqués dans des pièges naturels constitués par une roche réservoir
(calcaire, grès) recouverte d’une couche imperméable. Ils ne semblent pas s’être formés dans ces
structures mais avoir subi une migration depuis un lieu de formation qui reste à déterminer.

Origine : le charbon et le pétrole on une origine biologique. Les hydrocarbures présents dans ces
roches ont pour origine le carbone et l’hydrogène des matières organiques provenant d’êtres vivants
accumulés en certains endroits. Leur formation est liée au phénomène de subsidence.

Utilisation : le pétrole constitue la principale source d’énergie : ses dérivées sont utilisées comme
carburants dans les moteurs (usines, centrales électriques, véhicule, éclairage domestique…) pour la
fabrication des matières plastiques

Pour le revêtement des routes

Caractères généraux et classification des roches sédimentaires :

Elles sont formées à la surface de terre : ce sont des roches exogènes.

Elles renferment très souvent des restes d’êtres vivants : elles très souvent fossilifères

Elles sont déposées en strates ou couches superposées : elles sont stratifiées.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

Tableau de classification sommaire des roches sédimentaires

Nature de Roche Origine Mode de dépôt Exemples


Roches Siliceuses Détritique Lacustre, marin, Sable, grès
continental
Roches Argileuses Détritique Marin lacustre, Argile, Schiste,
continental Kaolin.
 Détritique Marin, lacustre,
Roches Calcaires continental
 Physico-chimique Calcaire. craie

 Biogénétique
(organique)
Roches Salines Physico-chimique Marin, lacunaire. Gypse, Sel
gemme.
Roches Carbonés ou Organique Marin, lacunaire. Pétrole, Houille
Roches combustibles

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

2- les roches magmatiques

a- Le granite

Caractères physiques et composition minéralogique

De couleur grise ou rose tacheté de noir ; ee granite est formé d’un enchevêtrement de minéraux :
quartz(blanc), mica(noir), feldspath(gris ou rose), bien cristallisés

(R. holocristalline) visibles à l’œil nu (R. grenue) ne laissant aucun vide entre eux (roche compacte,
cohérente). De couleur variable généralement gris ou rose tacheté de noir, il est très dur, raye le verre ;
Il est imperméable à l’eau.

Origine : Le granite a une double origine :

Origine intrusive du granite : le magma granitique, venant de la profondeur, traverse les terrains sus-
jacents. Ce faisant, il repousse les assises, les écrases entraînant des morceaux dans son ascension. Il
refroidit lentement ce qui permet la formation de cristaux bien visibles à l’œil nu (holocristalline
grenue) : c’est la granite intrusif.
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Origine anatexique du granite : le matériel sédimentaire après avoir subi la recristallisation
métamorphique atteint un point de fusion minimum, engendre une phase liquide : le magma granitique
qui se refroidit et se cristallise surplace ou lors d’un plissement. Ainsi le granite naît dans les
profondeurs de l’écorce terrestre : c’est le granite d’anatexie aux contours diffus (imprécis) ; une large
bande de terrains cristallophylliens le sépare des roches sédimentaires sus-jacentes.

Ce phénomène de transformation est la granitisation.

Gisement au Mali : Siby, Ansongo, Kayes, Bougouni.

Usage : Il est utilisé comme

 pierre de construction, d’ornement dans les bâtiments publics, quai de gare


 ballast de voie ferrée,

- empierrement de route.

b- La dolérite

Composition chimique et minéralogique, Structure : la dolérite est une roche dure et cohérente,
massive, équante. Elle est rugueuse au toucher, de couleur sombre (noire ou gris

La dolérite est une roche pauvre en silice(R basique). On distingue la dolérite à olivine contenant du
feldspath et du pyroxène et la dolérite sans olivine contenant du feldspath, du pyroxène, du mica
noir et un peu de quartz.

Sa structure varie suivant que l’on examine les bords ou le cœur du filon.

* en bordure du filon on distingue les cristaux d’olivine et de pyroxène d’une extrême finesse et
présentant parfois selon leur finesse un aspect vitreux dû à un refroidissement rapide. La structure
dans cette zone est dite microgrenue.

* au cœur du filon le pyroxène se présente sous forme de gros cristaux de même que les autres
minéraux. La structure dans cette zone est dite grenue. (si les cristaux sont de très grande taille, la
structure devient pegmatitique)

Origine ; la dolérite provient des réservoirs magmatiques. Le magma s’infiltre jusqu’aux voisinages de
la surface du sol par les failles et les fissures de l’écorce terrestre. Au cours de son ascension, le
magma se refroidit et se cristallise en 2 temps :

-en profondeur : les gros cristaux se forment très lentement(refroidissement lent)

-au cours de la montée doléritique les autres cristaux se forment rapidement donnant naissance à de
microcristaux de plus en plus fins à aspect vitreux.(refroidissement rapide)

Gisements au Mali : Kolokani, Kati, Bamako

Caractères généraux et classification des roches magmatiques

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 Elles résultent de la cristallisation d’un magma profond : ce sont des roches endogènes,
plutonique ( origine interne)
 Elles ne sont pas fossilifères.

Tableau de classification sommaire des roches magmatiques

Roches  Volcaniques Plutoniques


structure
Vitreuse Obsidiennes ponces

Microlitique Ryolite , Basalte

Microgrenue Micro granite, micro diorite,


micro gabbro
Grenue Granite, Diorite, Gabbro

*****

3- Les roches métamorphiques : le gneiss

Caractères physiques et composition minéralogique :

Le gneiss est entièrement cristallisé et les cristaux sont soudés entre eux et bien visibles à l’œil nu ; il
est massif dure : il raye le verre. Il est imperméable à l’eau

Les gneiss sont des roches assez claires parfois rougeâtres. D’aspect rubané, le gneiss montre des
bandes claires formées de feldspath et quartz alternant avec des bandes sombres formées de mica
noir (qui se débitent en lamelles).

Origine: Le gneiss provient de la transformation profonde et progressive des roches sous l’effet des
facteurs internes. (Pression, température surtout). Cette transformation est appelée métamorphisme.

Il existe plusieurs types de métamorphismes dont le métamorphisme régional et le


métamorphisme de contact.

 Ces transformations n’ont jamais été vues en action à la surface du sol ; ils s’opèrent en profondeur ;
ils aboutissent aux micaschistes, gneiss et granites.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
a) Le métamorphisme général ou régional ou géosynclinal : c’est le cas le plus fréquemment
réalisé, il intéresse une très grande région.

Les roches sédimentaires argileuses accumulées dans les fosses océaniques (géosynclinaux)
deviennent d’abord schisteuses, c’est-à-dire feuilletées sous l’effet de pression de leur poids. Plus
profondément des minéraux nouveaux apparaissent sous l’effet de la température croissante avec la
profondeur et on a successivement, des schistes, des micaschistes, gneiss et granite d’anatexie. (C’est
la séquence de transformation de l’argile)

b) Le métamorphisme de contact : On appelle métamorphisme de contact celui qui s’est exercé dans
les roches sédimentaires à partir des roches magmatiques d’intrusion comme les granites.

Les roches en place sont transformées par la chaleur du magma qui les pénètre lors de sa montée
(mouvement ascensionnel). Sur le terrain il se manifeste sous la forme d’une auréole (zone de
transformation des roches en place) de faible largeur autour du massif intrusif.

 Tableau comparatif du méta régional et du méta de contact

caractères Métamorphisme régional Métamorphisme de contact


Etendue Grande Faible
lieu Géosynclinal Local
Auréole Absent Présente
Type de granite et Granite d’anatexie aux contours Granite intrusif aux contours
contours diffus nets

Gisement au Mali : Sélingué, et à Bougouni.

Utilisation : Il est utilisé comme

 Pierre d’ornement : bâtiments publics, quai de gare, jetée de port,


 Ballast de voie ferrée,
 Empierrement de route, colonne de monuments.

Caractères généraux et classification des roches métamorphiques

 Elles proviennent de la transformation des roches préexistantes sous l’influence des pressions
et des hautes températures
 Elles sont plus ou moins cristallisées et foliacées (feuilletées) (roches cristallophylliennes)

Tableau de classification sommaire des roches métamorphiques

Roche terminale après métamorphisme


Roche
initiale

Régional De contact
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

Gneiss, Gneiss ortho.( dérive des roches


Granite éruptives) 
Argile, Micaschiste, gneiss para issu des roches Schistes, tachetés, noduleux, micacés,
schiste sédimentaires) cornéennes, phyllades.
Sable, Grès Leptynites ( granites constitués presque Quartzites (
uniquement de quartz) grès siliceux entièrement grenu)
Marne Amphibolite, granite à amphibole Calcschiste à grenats
Houilles Anthracite Graphite
Calcaires Marbre, cipolin.

CONCLUSION : Le Cycle des Roches

Les continents sont constitués de roches exogènes et endogènes. L’attaque mécanique et chimique de
l’érosion détruit ces roches, l’eau et le vent amènent les sédiments qui en résultent vers les bassins où
ils sédimentent en roches meubles ou cohérentes. Deux situations peuvent se présenter :

 Ces roches peuvent être porter à l’air libre(surrection d’une chaîne de montagne)

 Elles peuvent au contraire s’enfoncer dans un géosynclinal et subir le métamorphisme régional que
peut aller jusqu’à la granitisation qui à l’état fluide peut émettre des plutons vers la surface et peut
aussi jaillir en laves à la faveur d’une faille.

Dans la nature la plupart des roches présentent une parenté chimique, cette parenté s’explique à
partir de ce cycle.

4- Notions sommaires sur les minéraux les minéraux :

Une roche est constituée de plusieurs minéraux. Ces minéraux ont tous une composition chimique
précise. Un minéral est donc un constituant chimique particulier.

Il existe de nombreux minéraux différant mais les minéraux les plus courants sont peu nombreux. Ce
sont :

Minéraux Formule
Pour les roches magmatiques et métamorphiques
Le quartz SiO2
Les feldspaths
Si3AlO8K
Feldspath potassique ou orthose……. (Si3AlO8)Na

Feldspath plagioclase ou albite……..


Les micas
[(Si3Al)O10] Al2 K(OH)2

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

[(Si3Al)O10] (Fe Mg)3 K(OH)2


Mica noir ou biotite………………..

Mica blanc ou muscovite………..


Les amphiboles Si6Al2O22 [(Mg Fe)4 AlCa2]Na(OH)2
Les pyroxènes (SiAlO3)2 Ca(FeMgAl)
Olivine SiO4(MgFe)2
Pour les roches sédimentaires
Le quartz SiO2
Les calcites -
Les minéraux argileux -
Le gypse CaSO4 , 2H2O

*****

5- Méthode de détermination des roches

Clé simplifiée de détermination des principales roches.

A Roche disposée en strates et contenant des fossiles ROCHE SEDIMENTAIRE

 Roche faisant effervescence à l’acide………………………………………Roche calcaire

a-Tendre, friable, blanchâtre, poreuse……………………………………………Craie

b-Formée de petites sphères de 1 mm de diamètre environ………….Calcaire oolithique

c-Contenant de très nombreuses coquilles……………………………….Calcaire coquillier

d-A grain plus ou moins fin, ne faisant pas pâte avec l’eau…………...Calcaire

e-Très poreuse à l’état sec, faisant pâte avec l’eau…………………….Marne

 Roche ne faisant pas effervescence à l’acide…Roches sédimentaires non calcaires

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

a- rayable à l’ongle

très poreuse à l’état sec, faisant pâte avec l’eau………………………………..Argile

avec cristaux visibles…………………………………………………………………….Gypse

b- rayant le verre

roche meuble…………………………… ………………………………………………Sable

roche consolidée formée de grains de sable


soudés………………………………………………………………………………………..Grès

roche consolidée sans grains visibles, souvent en « rognons »………………….Silex


B Roche non disposée en strates, sans fossiles, partiellement ou totalement formée de
cristaux ROCHE METAMOIQUE

 Cristaux disposés en lits minces et parallèles(ou feuillets)

a-roche sombre, luisante, à feuillets plus ou moins fins,

très riche en mica avec grains de quartz


visible………………………………………………………………………………….Micaschiste

b-roche présentant une alternance de lits clairs (avec quartz et feldspath)

et des lits sombres(avec mica)


………………………………………………………………………………….Gneiss

 Cristaux non disposés en lits minces ROCHE


MAGMATIQUE

a- roche entièrement formée de cristaux ayant à peu près la même


dimension…………………………………………….ROCHE PLUTONIQUE

cristaux de quartz visibles, souvent associés à des cristaux

de feldspath et de micas…………………………………………………………………...Granite

sans quartz et sans mica avec feldspath et minéraux sombres

-roche
sombre………………………………………………………………………………….Diorite

-roche très
sombre…………………………………………………………………………….Gabbro

b- roche formé de cristaux englobés dans une patte vitreuse………ROCHE


CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

VOLCANIQUE

pâte sombre, gros cristaux d’olivine, de pyroxène ou de feldspath……………Basalte

pâte claire avec parfois cristaux de feldspath

-avec
mica…………………………………………………………………………………..Trachyte

-sans mica……………………………………………………………………………………
Andésite

 Les roches étant extrêmement diversifiées, ce tableau ne peut donner que des indications très
approximatives.

Extrait de Géologie- Biologie 4e

B- NOTION DE TECTONIQUE

La tectonique (ou géologie structurale) est la science qui étudie les déformations qui affectent l’écorce
terrestre. Nous étudierons ici 2 formes de tectoniques : les plis et les failles.

I- Les plis

1- Définition: Les plis sont des ondulations de formes et de grandeurs variables affectant les roches
plastiques. A ces ondulations on donne le nom de synclinal la partie convexe et d’anticlinal la partie
concave.

 la largeur d’un pli se compte d’un synclinal au suivant.

2- Eléments d’un pli : chaque pli comprend, du moins à l’origine, une charnière et deux flancs.

 Les flancs : ce sont les surfaces de raccordement situées de part et d’autre du plan axial.

 Le plan axial : est la surface passant par les charnières des différentes couches
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 La charnière : est le lieu le plus élevé d’un anticlinal ou le plus bas d’un synclinal.

 L’axe : est l’intersection du plan axial avec une horizontale (sa direction définit celle du pli)

 Le pendage en un point : est l’inclinaison de la plus grande pente.

 Le cœur : est la partie interne d’un pli.

3- Différents types de plis : Le pli normal : les deux flancs ont la même épaisseur et droit s’ils ont le
même pendage.

Si au contraire l’un des flancs, s’inclinant plus que l’autre, tend à être recouvert par lui, il est dit flanc
inverse, et le pli est dit, suivant l’ampleur de l’inclinaison :

déjeté, déversé, couché ou retourné. Le flanc inverse est souvent étiré ; s’il se rompt, on a un pli
faillé ou un pli faille. Si le déplacement est important, de l’ordre du kilomètre, on a un
chevauchement, et l’ordre de 10 à 100km, un charriage ; dans ce dernier cas, le flanc normal est une
nappe du 1er genre.

II- Les failles

1- Définition : Les failles sont des cassures le long desquelles des compartiments de l’écorce terrestre
se déplacent les uns par rapport aux autres.

2- Eléments d’une faille

 Les compartiments (blocs) : 2 portions de terrain

 Le plan de faille : c’est la surface suivant laquelle se produit la cassure.

 Le regard ou miroir : c’est la partie visible du plan de faille

 Le rejet est la hauteur verticale qui sépare le niveau d’une même strate.

3- Différents types de faille

- Faille verticale

-Failles obliques : * Faille oblique normale : résulte d’une extension

* Faille oblique inverse : résulte d’une compression

4- Groupement de faille : les failles sont souvent groupées en champs de fracture ou bien limitent des
fossés d’effondrement (ou grabens) ou au contraire des horsts (ou môles).

III- Origine des plis et des failles : Les formes des accidents tectoniques dépendent de la rigidité du
matériel
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
1- Origine des plis : est pli se forme à partir de couches horizontales plastiques qui subissent des
compressions latérales postérieures à leur dépôts.

2- Origine des failles : Les failles se forment à partir des poussées latérales sur le matériel rigide qui
se casse avec un déplacement vertical des compartiments.

 Style tectonique est le résultat de la combinaison des facteurs constants dans une région soumise à
des mouvements orogéniques.

IV- Lecture d’une carte topographique et établissement d’un profil topographique

1- Lecture d’une carte géologique et établissement d’une coupe géologique

a- Observation d’une carte topographique : pour bien lire une carte, il est indispensable de
savoir reconnaître les différents tracés linéaires : cours d’eau, canaux, routes, chemins de fer,
lignes électriques, levées de terre, murs, ne doivent pas être confondus.

Le relief : les courbes de niveau sont les seules figurées en bistre. L’équidistance est de 10 m, mais
certains endroits des intercalaires de 5 m sont figurés en trait interrompu.

L’intérêt de la carte est de permettre, suivant un itinéraire quelconque, de tracer le profil du terrain :
c’est ce qu’on appelle coupe topographique.

 Courbe de niveau : une ligne imaginaire qui joint tous les points situés à la même altitude au-
dessus du niveau de la mer.

Equidistance : distance verticale constante pour une carte, séparant deux courbes de niveau
consécutives.

b- Réalisation d’une Coupe (ou Profil) topographique

-on peut par exemple joindre les points A et B par un trait fin.

-sur un rectangle de papier millimétré on trace 2 axes de coordonnées OX et OY en dessous de la


représentation à 1cm environ

-OX sur l’horizontale sera l’échelle des longueurs correspondant à l’échelle sur la représentation

-OY sur la verticale porte l’échelle des hauteurs et commence à 1 cm de la courbe de niveau 0(zéro).
Cette échelle est verticale, en général les latitudes sont exagérées par rapport aux longueurs : exemple
de 0 à 5 mm on peut prendre sur l’axe OY comme intervalle 1cm voir 2cm.

-projeter par des pointillés les ponts d’intersection entre AB et les courbes de niveau a, b, c, d, etc. sur
le repère orthonormé OX-OY en tenant compte des normes et correspondances de chaque courbe de
niveau.

-joindre par un trait continu les différents points obtenus : c’est le profil topographique.

2- Carte géologique : sur une carte géologique on porte la nature des terrains rencontrés en chaque
point.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Coupe géologique : sur un profil topographique joindre par un trait les 2 points d’un même
affleurement et reporter les couleurs de chaque tranche (terrain) sur les parties délimitées : on obtient
une coupe géologique.

C- NOTION DE PALEONTOLOGIE

1- Définitions

Fossile : Les fossiles sont les restes ou les traces d’animaux ou de plantes, conservés dans les roches
sédimentaires. La science des fossiles est la Paléontologie.

Fossilisation : La fossilisation est l’ensemble des processus physiques et chimiques qui interviennent
pour la conservation d’un être vivant après sa mort.

2- Quelques fossiles animaux :

Arthropodes : Trilobites (corps divisé en 3 lobes)

Ere : Primaire - Période : du Cambrien au Dévonien.

Les Céphalopodes : les Nautiloïdés, les Ammonoïdés , les Belemnoïdés

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 Les Nautiloïdés : Ceux sont des êtres vivants représentés depuis le primaire. Aujourd’hui, ils ne
sont représentés que par le nautile actuel seule relique vivante du groupe.

Les Ammonoïdés : les différents groupes des Ammonoïdés se sont succédés dans le temps avec de
courtes périodes de coexistence :

- les clyménies et les goniatites n’existaient qu’à l’ère primaire,

- les cératites au trias (début du secondaire)

- les ammonites à la fin de l’ère secondaire.

On constate une évolution par complication progressive des loges de suture des goniatites aux
ammonites.(VOIR schéma de l’évolution des lignes de suture)

 Quelques caractères des fossiles

Clyménie : cloisons concaves vers l’avent ; goulots tournés vers l’arrière ; siphon appliqué contre le
bord interne de l’enroulement.

La Goniatite : goulots tournés vers l’arrière ; siphon externe ; ligne de suture sinueuse.

La Cératite : goulots tournés vers l’avent ; siphon externe ; ligne de suture découpée (selles
arrondies, lobes denticulés).

L’Ammonite : goulots tournés vers l’avent ; siphon externe ; ligne de suture persillée

Les Bélemnoïdés : Ere : Secondaire - Période : Jurassique au Crétacé

La coquille d’une Bélemnite ressemble à celle du Nautile par l’organisation du phragmocône (coquille
cloisonnée) qui présente les mêmes éléments constitutifs.

 Les Bélemnites diffèrent des nautiles par :

La coquille droite

Le siphon marginal et ventral

La présence d’une lame dorsale et un rostre.

3-Quelques fossiles végétaux

-Fougères : Ere : primaire - Période : carbonifère

Les Fougères fossiles sont connues par les empreintes des feuilles (des pinnules probablement stériles
ou un fragment de fronde bipennée avec pinnules.)

-Calamites : Ere : primaire - Période : carbonifère

Elles sont reconnues par les moulages de la tige qui était creuse ; les cannelures sur la tige divisée en
articles successifs.
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 La calamite est un arbre atteignant aussi 30 mètres de haut avec des cannelures sur les tiges. Ses tiges
sont divisées en articles successifs portant à chaque nœud un verticille de feuilles simples, allongées,
de quelques millimètres à quelques centimètres de long.

-Les lépidodendrons (lepidos : écaille, dendron : arbre) Ere : primaire - Période : carbonifère

Arbre du carbonifère de 25 à 30mètres de hauteur, à ramification dichotomique. Les feuilles simples


laissent en tombant des cicatrices caractéristiques en forme d’écaille, d’où le nom de la plante.

4-Notion de microfossiles et leur importance

Les microfossiles sont nombreux et très diversifiés. Ils jouent un rôle dans la stratigraphie, la
paléoécologie, la paléogéographie et même dans l’évolution du monde vivant. Nous pouvons citer :

Les microfossiles du primaire

Les Ostracodes : petits crustacés vivant en mer ou eau douce

Les Fusulines : sont des foraminifères vivant en mers chaudes à la fin de l’ère primaire.

Les microfossiles du secondaire

Les Diatomées : elles vivaient en mer et en eau douce.

Les Radiolaires : existent depuis l’ère secondaire jusqu’à la période actuelle. Ils sont marins et
ont un squelette siliceux. Leur accumulation donne des roches siliceuses (Radiolites)

Les microfossiles du tertiaire

Les Nummulites : appartiennent aux Foraminifères et ont vécu durant la première moitié de l’ère
tertiaire. Ils sont marins.

Les Grains de Pollen : le pollen fossilisé permet de connaître la nature de la flore dont on peut
déduire les conditions climatiques.

Importance des microfossiles

du point de vue lithologique

- les micros fossiles permettent de préciser les conditions du milieu de sédimentation de la roche

- beaucoup de roches sont édifiées par des microorganismes (calcaires à nummulites, à radiolaires, à
diatomées, craie, radiolites…)

du point de vue stratigraphique

ce sont d’excellent fossiles de faciès : les micro fossiles sont aussi, grâce à leur nombre, à leur grande
variété évolutive, à leur sensibilité aux variations du milieu d’excellent fossiles stratigraphiques.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
du point de vue paléoécologie

la connaissance des formes vivant sur le fond(benthique) et celles qui flottent en pleine
eau(planctonique) donne une précieuse indication sur les rivages, les paléoclimats(climats anciens),
les T°C.

5- Intérêt de fossiles

En géologie

-Fossiles et stratigraphie : les fossiles sont la clef de la stratigraphie : ils permettent de déterminer
l’âge relatif des terrains qui les contiennent.

Fossiles- faciès- paléoécologie : connaissant les conditions de vie des organismes qui se sont
fossilisés(Par exemple, les Coraux indiquent une mer chaude peu profonde et agitée ), il est aisé de
reconstituer celles dans lesquelles les couches qui les contiennent se sont formées (faciès). Connaissant
celles-ci, on peut caractériser un milieu sédimentaire et préciser le climat c’est-à-dire l’écologie
ancienne (paléoécologie) du milieu.

-Fossiles et paléogéographie : les fossiles continentaux caractérisent les sédiments continentaux ; les
fossiles marins caractérisent les sédiments marins. Partant de ces faits, on peut établir les limites
anciennes entre les mers et les continents et reconstituer la paléogéographie.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
En biologie

ils fournissent une image des différents stades de l’évolution des êtres vivants et permettent de se faire
une idée assez précise de ce que furent les ancêtres des animaux et des végétaux actuels.

 Fossile de faciès - fossile stratigraphique :

Fossile de faciès : Un fossile de faciès est un fossile qui permet de reconstituer les conditions de
formation de la roche qui le contient.

Le Faciès est l’ensemble des caractères pétrographiques et paléontologiques qui permettent de préciser
les conditions où s’est effectuée la sédimentation

Caractères : Les bons fossiles de faciès ont les caractères suivants :

 Aire de répartition limitée.


 Evolution lente et longue durée (localisation longue dans le temps)

Fossile stratigraphique : Un fossile stratigraphique est un fossile caractéristique d’une époque


déterminée qui permet d’établir l’âge relatif de la couche de terrain qui le contient.

Caractères : Un bon fossile stratigraphique a les caractères suivants :

 Aire de répartition grande (grande extension géographique).


 Evolution rapide et une brève durée (localisation étroite dans le temps)

D- NOTION DE STRATIGRAPHIE

La stratigraphie est l’étude des strates, c’est-à-dire des différentes couches sédimentaires de l’écorce
terrestre et de l’ordre de leur succession dans le but d’établir une chronologie relative.

1- Principes de la stratigraphie :

1er principe : Principe de superposition : Dans les couches horizontales chaque couche est plus
récente que celle qu’elle recouvre et plus ancienne que celle qu’elle supporte.(ce principe est
facilement applicable dans les bassins sédimentaires, ne l’est pas dans les régions où plissements et
failles ont considérablement modifié l’allure primitive des dépôts).

2ème principe : Principe de continuité : Deux séries pas trop éloignées, de même composition
lithologique(nature des roches) sont de même âge en tout point, de sorte qu’une superposition
reconnue en un endroit peut se transposer en un autre.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Autrement dit une couche que l’on suit dans une même région a le même âge en tous les points de
cette région.

3ème principe : Principe d’identité paléontologique : Deux séries éloignées contenant les mêmes
fossiles stratigraphiques sont de même âge.

2- Les phénomènes stratigraphiques

a) Notion de faciès : Le faciès d’une roche est l’ensemble des caractères lithologiques (composition
minéralogique, chimique, aspect sur le terrain) et de ses caractères paléontologiques (nature des
fossiles qu’elle contient).

L’étude des faciès des roches sédimentaires, révèle leurs conditions de genèse. Par les renseignements
directs qu’elle apporte sur le milieu de sédimentation mais aussi par ceux indirects qu’elle donne sur
les régions voisines, elle permet la reconstitution des paysages anciens : c’est-à-dire la
paléogéographie d’un espace donné.

b) Transgression - régression L’étude des terrains sédimentaires permet parfois de suivre les
avancées et les reculs de la mer.

La transgression c’est l’avancée de la mer sur le continent. Les terrains transgressifs se séparent par
des dépôts grossiers (cailloux soudés par un ciment, grès, conglomérats) et les terrains plus jeunes
débordent régulièrement les terrains plus anciens.

La régression est le retrait de la mer. Dans la régression les sédiments grossiers (grès, conglomérats)
couronnent la série.

c) Concordance et discordance

La concordance est la disposition régulière et parallèle des strates, témoignant d’une sédimentation
continue malgré les variations de faciès. Ces strates sont concordantes.

Dans une discordance les couches de la 2ème série font un angle avec celle de la 1ère série : elles sont
discordantes.

d) Notion d’orogenèse ou formation du relief : la formation d’un système montagneux est


l’orogenèse(du grec oros, montagne et genesis, naissance) . C’est un processus complexe
s’accompagnant de mouvements horizontaux et verticaux. L’orogenèse d’un vaste système
montagneux réside d’une succession de phases orogéniques, que l’on groupe en cycle(cycle
orogénique).

3- Chronologie relative

a) Age relatif des terrains sédimentaires : L’age relatif des terrains sédimentaires est déterminé par
les principes de la stratigraphie (superposition, continuité, identité paléontologique).

b) Age relatif des terrains magmatiques : Une formation magmatique ou volcanique est plus récente
que les terrains sédimentaires qu’elle traverse et métamorphise et plus ancienne que ceux qui la
recouvrent sans être métamorphisés.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
c) Age relatif des terrains métamorphiques : Les terrains métamorphiques sont plus récents les
terrains sédimentaires dont ils proviennent de leur métamorphisme et plus anciens que les terrains
supérieurs non métamorphisés.

d) Age relatif des phénomènes tectoniques : Un phénomène tectonique est plus récent que la roche la
plus récente qu’il affecte, et plus ancien que la roche la plus ancienne qu’il n’affecte pas.

 Cycle sédimentaire, cycle orogénique

Cycle sédimentaire : On appelle cycle sédimentaire l’ensemble des phénomènes qui prennent place
entre le début d’une transgression et la fin de la régression qui la suit..

Cycle orogénique : C’est l’ensemble de mouvements, de plissements, de soulèvement, qui ont


déformé l’écorce terrestre. Il débute par une transgression sur un socle plissé( donc avec
discordance)et finit par une régression généralisée due à la surrection d’une chaîne de montagne( après
plusieurs phases de plissements). Un cycle orogénique englobe plusieurs cycles sédimentaires

E- L’HISTOIRE DE LA TERRE

1-Les ères et périodes géologiques : phénomènes géologiques et fossiles caractéristiques 


(cf tableau)

Age absolu Eres Périodes Durée (M Orogenèses Fossiles caractéristiques des


(M d’années) d’années) différentes ères
Quaternaire Homme

2 Tertiaire Pliocène 13 Mammifères


Chaîne Alpine

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

Miocène 10 Plantes à fleurs


70
Oligocène 15 Numulites

Eocène 30
Secondaire 1ers mammifères
Crétacé 65
ammonites
230 Jurassique 45
Belemnites
Trias 50
grands reptiles(dinosaures)

radiolaires
Primaire Permien 55 Chaîne Flore houillère
hercynienne
Carbonifère 70 Trilobites
580
Dévonien 45 Chaîne Goniatites

Silurien 30 calédonienne Fusulines

Ordovicien 60 Au dévonien

Cambrien 90 Apparition des premiers


animaux à respiration
pulmonaire(aériens)
Précambrie Chaînes :
n
Pan-africaine
Apparition de la vie
Mayombienne

Eburnéenne

Kibalienne

Dibayenne

2-Esquisse géologique du Mali à partir d’une carte

a- Etude sommaire des principales régions géologiques du Mali (cf carte géologique)

La structure du Mali présente 4 grands ensembles : le socle, la couverture sédimentaire et la zone


mobile.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Le socle : il appartient au craton ouest africain, et plus précisément au bouclier éburnéo-libérien,
formé à la suite de l’orogenèse éburnéenne. Il est constitué par des formations de plate-forme et le
domaine métamorphique.

de formations métamorphiques plissées où l’on distingue d’anciennes roches volcaniques


apparentées à la dolérite, gabbro, andésites, basaltes et d’anciennes roches sédimentaires : schistes,
micaschistes, grauwackes, cipolins, gneiss, quartzites métamorphiques.

 des formations granitiques, datées de 1850-2095 millions d’années, mises en place au cours du cycle
éburnéen.

La couverture sédimentaire : soumise à une longue érosion, les chaînes birrimiennes sont en
grande partie démantelées. Les matériaux résultant de cette destruction remplissent bassins et fosses et
constituent à partir du Précambrien supérieur la couverture sédimentaire. Le cycle précambrien
supérieur est représenté par 2 types de formations : le domaine de plate-forme et le domaine
métamorphique plissé.

le domaine de plate forme : il couvre toute la partie malienne du bassin de Taoudenni et une partie
de celui du Gourma. Il se présente en une succession d’auréoles sédimentaires, sub horizontales et
grossièrement concentriques :

 l’auréole du précambrien supérieur essentiellement gréseuse (grès de l’Affolé, de Bandiagara,


de Sikasso, de Sotuba) forme les plateaux du Tambaoura, Manding, et Dogon. Cet ensemble
presque azoïque présente un caractère littoral (présence de glauconie dans certaines couches et
figures sédimentaires)

**azoïque : couche géologique dépourvue de fossiles, donc difficile à dater.

**glauconie : silicates de fer alumineux et potassique très fréquent dans les roches sédimentaires
marines dont il est élément caractéristique

 l’auréole cambro-ordovicien argilo-gréseuse est largement représentée dans le sud-ouest ; elle


apparaît également au nord du bassin de Taoudenni
 l’auréole dévono-carbonifère, calcaro-gréseuse, affleure dans le nord du pays

 l’auréole secondaire et tertiaire avec de dépôts caractérisés par m’alternance de régimes


continentaux et de régimes marins

-le continental intercalaire gréseux déposé du Trias au Crétacé, affleure largement à Taoudenni

-une large auréole du Crétacé supérieur marin enveloppe l’Adrar de Ifoghas(haut de 600m)

-un liseré comprenant un niveau à phosphates termine la série sédimentaire Eocène

-le continental terminal sablo argileux ou gréseux occupe au Mali méridional et oriental trois plages
de superficie inégale : la région de Ségou, la plaine du Gondo, une étroite bande étirée entre l’Adrar
des Ifoghas et le fleuve Niger.

 les formations quaternaires comprennent les cuirasses ferrugineuses couvrant largement le


continental terminal, des alluvions anciennes et récentes (dépôts sableux, argileux, calcaires et
diatomites) et le système alluvial du Niger.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Un immense complexe dunaire masque toutes les autres formations depuis la Mauritanie centrale
jusqu’au détroit soudanais. Il comprend à la fois des dunes anciennes en cordons orientés N.E- S.O et
des dunes vives actuelles de même orientation(ergs de Nianfouké ou de Bara)

** erg : champs de dunes

le domaine métamorphique plissé occupe l’est du bassin du Gourma. On y rencontre des
quartzites, diverses variétés de schistes, des conglomérats métamorphiques et des granites.

La zone mobile : elle est représentée par l’Adrar des Ifoghas, vaste massif cristallin qui affleure au
nord-est du pays. Dans ce massif, on peut déterminer des domaines pétrographiques différents et
subparallèles :

un domaine volcano-sédimentaire métamorphique comportant des schistes d’origine volcanique, des
micaschistes, des quartzites, des conglomérats

un domaine migmatique où affleurent des leptynites finement oeillés, des gneiss, des amphibolites,
des cipolins et des pyroxénites associés

un domaine granitique hétérogène où l’on rencontre des granites à amphiboles, des granites
porphyroïdes, des granites pegmatites, des grano diorites.

L’étude des différentes types de roches de l’Adrar des Ifoghas permet d’attribuer à cette zone une
activité orogénique certaine (chaîne panafricaine). Les recherches ont montré que ce secteur a
bénéficié d’un rajeunissement, ce qui tendrait à prouver qu’il a fonctionné comme zone mobile du
craton.

Les instructions basiques post-hercyniennes : les formations géologiques antérieures au


secondaire sont, en Afrique de l’Ouest, traversées par des venues basiques d’âge paléozoïque qui
témoignent d’un volcanisme fissural. Ces fractures déterminent au Mali des accidents tectoniques
(graben de Gao et Nara et horst d’Ansongo). Ces cassures ont favorisé l’installation d’un volcanisme
fissural important ; ce type de volcanisme se traduit par des recouvrements doléritique (Bafoulabé,
région de Bandiagara…) et par des montées de kimberlites (région de Kéniéba dans le sud-est).

b-Ressources minières du Mali (cf carte minière)

F- PHENOMENES GEOLOGIQUES ACTUELS

1- Notion de paysages (morphologie)

La morphologie (morphos : forme), science des formes du relief de la surface du sol, essaie d’établir
les lois générales qui règlent l’évolution des terres émergées, soumises à l’érosion.

Ces formes sont appelées paysages sont liés soit à la nature des roches, soit à la disposition de roches
(structure), soit au climat. Ainsi on parle de paysages lithologiques, de paysages structuraux et de
paysages climatiques.

a- Paysage lithologique

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Un paysage lithologique est une forme de relief liée à la nature des roches.

Exemple : Cuirasse latéritique.

b- paysage structural

Définition : Un paysage structural est une forme de relief liée à la structure des terrains (bassins
sédimentaires tabulaires, structures plissées).

Exemple : Falaise de Bandiagara

Cette falaise nous montre une succession de roches « tendres » qui se détruisent vite et des roches «
plus résistante » à l’érosion.

Ces roches résistantes forment les corniches surmontées de replats. C’est une structure tabulaire. Les
couche plus ou moins horizontales sont entaillées par l’érosion ( le fleuve, l’eau de pluie etc.).

c- Paysage climatique

Définition : Un paysage climatique est une forme de relief dont le facteur principal du modèle est le
climat qui détermine les agents d’érosion.

Exemple : Le désert. (Caractérisé par l’accumulation des sables en dunes et barkhanes ou siouf)

dans le paysage désertique on peut observer :

 des ergs : étendues sableuses


 des regs : étendues caillouteuses parsemées de graviers, de galets
 les barkhanes sont des dunes de sables mobiles
 les nebkas sont des micros dunes (quelques cm de haut) caractéristiques des steppes
buissonnantes.

2- Etude de l’altération des roches : formation des roches meubles

Le granite est symbole d’éternité. Pourtant, à l’échelle des millions d’années, la roche est détruite et
transformée en sable, en argile, en calcaire, c’est-à-dire en d’autres roches(R meubles). Comment
est-ce possible ?

Un massif granitique présente toujours un important réseau de fractures, les diaclases, dans lesquels
les eaux de pluie s’infiltrent et stagnent. Ces eaux, souvent chargées d’acides qu’elles ont dissous en
circulant dans le sol, vont lentement mais inexorablement attaquer le granite ; elles le transforment en
surface en roches friable et finissent par le réduire en un sable grossier : l’arène granitique. Celui-ci
est ensuite progressivement déblayé par les eaux de ruissellement. Cette transformation s’explique de
la façon suivante : les feldspaths et les micas subissent l’attaque de l’eau : il s’agit d’une
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
transformation chimique appelée hydrolyse. Feldspaths et micas sont transformés en d’autres
minéraux : les minéraux argileux d’une part et calcaire, transporté dans l’eau à l’état dissous d’autre
part.

Les grains de quartz ne sont pas transformés : ils sont pratiquement inaltérables. Mais il est facile de
comprendre que la transformation des feldspaths et des micas libère ces grains de quartz. Ils sont alors
transportés par les eaux de ruissellement, se retrouvent dans les lits des rivières et des fleuves et enfin
au bord de la mer. Ainsi les grains de sable d’une plage sont les grains de quartz d’un granite.

 Notion de sol

Le sol est la couche plus ou moins épaisse, qui recouvre la roche mère et qui résulte de l’altération de
celle-ci sous l’action combinée des agents climatiques et biologiques. (UNESCO). Un sol est donc
formé

- de constituants minéraux qui proviennent de la roche mère (c’est-à-dire la roche que l’on verrait à la
surface, si on retirait le sol) ;

- de constituants organes provenant de la décomposition de la litière en humus.

La formation d’un sol ou pédogenèse résulte de la transformation de la roche mère, de l’apport et la


transformation des débris organiques. A ceux-ci nous ajouterons la formation des horizons.

La décomposition de la roche mère : deux mécanismes concourent à la décomposition de la


roche mère

 une fragmentation provoquée par des actions physiques (par exemple l’alternance du gel et du
dégel) et qui aboutit à la formation de particules de tailles diverses, cailloux, graviers,
sable…),
 une altération chimique, sous l’action de l’eau de pluie chargée d’acide carbonique, par la
dissolution des roches calcaires et hydrolyse des feldspaths et micas, qui engendre un
complexe d’altération formé d’argile, d’oxyde de fer, de sels divers (de calcium, magnésium,
potassium…)

 L’incorporation de la matière organique : les litières produites par le couvert végétal se


décomposent sous l’action de la microflore et de la microfaune du sol. On assiste, nous l’avons déjà
vu, à 2 phénomènes qui se produisent en parallèle :

** la minéralisation, c’est-à-dire la dégradation biologique des macromolécules organiques


(cellulose, lignine, protéines).

** l’humification : processus de synthèse qui, à partir de molécules organiques apparues aucours de


la minéralisation, édifie principalement les acides humiques.

 La différenciation des horizons du sol : un sol est souvent formé de plusieurs couches superposées
appelées horizons. Sans entrer dans le détail, on peut dire qu’ils sont la conséquence de phénomènes de
dégradation de substances dus à la circulation de l’eau dans le sol : les eaux d’infiltration
« lessivent » des éléments solubles sous certains climats à forte évaporation.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Les sols peu évolués ou « jeunes » sont peu épais et non structurés en horizons. En revanche les sols
évolués sont profonds et présentent une succession d’horizons. Un sol n’est donc pas un système figé ;
c’est un ensemble dynamique qui évolue sous l’influence des facteurs climatiques et biologiques.

La formation d’un sol, donc les qualités qu’il peut offrir aux plantes, dépend :

 de la nature de la roche mère

 du peuplement végétal

 du climat de la région

 des interventions humaines

 le rôle de la végétation s’explique par le fait que la qualité de l’humus dépend de la composition de
la litière(mull = humus doux ; mor = humus brut ou acide)

 PROTECTION DES SOLS

CONSERVATION DES SOLS : elle consiste à la lutte préventive contre l’érosion

Lutte contre l’effet des pentes trop fortes par la culture en terrasses, l’alignement de pierres

La lutte contre la vulnérabilité des sols nus en maintenant le plus souvent possible un couvert végétal :
reboisement, avec adjonction éventuelle des haies brises vents

Enrichir les sols ; la fumure organique étant la mieux indiquée

Pratiquer la jachère

UTILISATION RATIONNELLE DES SOLS : choisir les cultures ou les types d’utilisations les
mieux adaptées aux sols régionaux

L’AMENAGEMENT DES SOLS : modifier le sol tel qu’il se présente dans la nature dans le but
d’améliorer ses qualités et son rendement pour un système de culture donné. Ex : l’irrigation des
cultures insuffisamment approvisionnées en eau dans les conditions naturelles.

3- Action mécanique de l’eau :

agent d’érosion, de transport, de sédimentation

(étude à partir d’exemples locaux de l’effet de ravinement par les eaux de ruissellement, les
torrents)

a- Erosion : -les eaux entraînent sur les sols argileux en pente forte les parties fines : on aboutit aux
cheminées de fées ou de demoiselle coiffée(haut de 1 à 20 m de haut)

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
-les roches solubles (calcaires, gypse, sel) présentent parfois en surface des ciselures en dentelle (de 5 à
500mm de large et autant de profondeur.)

-les roches magmatiques et métamorphiques de surfaces présentant des fissures sont d’avantage
dégradées par l’eau et on aboutit à une dislocation des minéraux constitutifs de la roche.

b- Transport : la matière érodée est transportée en solution ou par traction(sable et graviers)

c- Sédimentation : les matières dissoutes entraînées par l’eau douce et déversées dans la mer. 3 cas
sont possibles

La sédimentation organique : les tourbes résultent d’accumulation et de la décomposition des


végétaux

La sédimentation chimique : les calcaires résultent de la précipitation du calcium

 La sédimentation détritique : les alluvions (limons, sable, graviers) sont déposés en lits (strates)

4-Histoire d’un cour d’eau : cycle de l’eau

Les eaux de surface : océans, mers et lacs, évaporées ainsi que l’eau transpirée par les êtres vivants,
gagnent l’atmosphère et forment les nuages. La vapeur d’eau est ensuite restituée au-dessus des
continents sous forme de pluie et de neige. Une partie de cette eau ruisselle, alimente les cours d’eau
(eaux de surface), l’autre partie s’infiltre dans le sol et alimente les nappes souterraines.

5-Les eaux souterraines :

Eaux d’infiltration, formation des nappes souterraines, sources et puits

Les eaux souterraines proviennent de l’infiltration des eaux superficielles.

La quantité d’eau infiltrée est variable. Elle est liée à la structure du terrain et à l’importance des
précipitations.

L’infiltration dépend de la nature des terrains. On a différents types de terrains :

a- Terrains perméables : terrains qui se laissent traverser par l’eau.

- Terrains perméables en en petit : terrains qui se laissent facilement traverser par l’eau grâce à la
présence de nombreux pores entre les éléments constitutifs.( Sable, gravier, grès)

- Terrains perméables en grand : terrains qui présentent des fissures facilitant la circulation de
l’eau. (Terrains calcaires, de craie, granite)

b- Terrains imperméables : sont les terrains qui ne se laissent pas traverser par l’eau. (Argile)

Après infiltration, l’eau circule à travers les roches perméables et atteint un niveau où elle s’accumule
en imbibant plus ou moins la roche. La nappe d ‘eau formée est une nappe aquifère limitée à sa base
par une roche imperméable.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 Différents types de nappes aquifères * La nappe phréatique : C’est celle qui occupe les roches
perméables superficielles. Son niveau varie en fonction des précipitations (Phrear : puits)

* La nappe captive : C’est la nappe comprise entre deux couches imperméables.

* La nappe alluviale : C’est la nappe qui s’étend dans les alluvions d’un cours d’eau (dépôts de
cailloux, de graviers sable et boues). Elle est plus ou moins en relation avec les eaux de rivière.

 Sources : une source est un point d’émergence à la surface du sol d’une eau emmagasinée à
l’intérieur d’une roche.

Quand la couche imperméable affleure au flanc d’une pente ou au fond d’une dépression, on a une
source.

Types de sources

Résurgence : C’est l’apparition à l’air d’un cours d’eau ayant disparu en profondeur en amont : on a
une source résurgente.

Exsurgence : C’est l’apparition à l’air d’un réseau hydrographique souterrain formé par les eaux
d’infiltration (surtout les eaux infiltrées par les fissures et les cassures des roches).

 Sources thermales : sources à eau chaudes. [Les eaux d’infiltration peuvent descendre
profondément et dissoudre des minéraux et se réchauffer et peuvent réapparaître avec des propriétés
particulières et donnent des sources minérales ou thermales. Ex. eau de Vichy, eau d’Evian …]

Puits : c’est un Trou de diamètre et de profondeur variable jusqu’à l’aboutissement d’une nappe
aquifère. Il existe : les Puits ordinaires : ce sont les puits put profonds atteignant la nappe phréatique.

Et les Puits artésiens : puits desquels jaillit, à la surface du sol, l’eau sous l’effet de la pression de la
nappe (nappe captive probablement).

Artésien vient du nom Artois une région française où on a réalisé pour la 1ère fois de tels puits.

Importance de la présence des eaux dans l’économie agricole, forestière, pastorale sous climat
tropical à longue saison sèche

-Dans l’économie agricole : Les aménagements permettent l’irrigation de grandes surfaces cultivables,
les jardinages à toute saison etc.

- Dans l’économie pastorale : des aménagements des points d’eau, des forages permettent de faire des
zones pauvres en eaux de surface, des zones de pâturage de toutes saisons.

- Dans l’économie forestière : des forages et aménagement de puits et points d’eau peuvent assurer
une culture à grande échelle d’arbres d’utilité industrielle ou domestique.

- Adduction d’eau : c’est l’exploitation des eaux souterraines à partir de forages, qui permet de dévier
ces eaux dans des canalisations en vue de les traiter et de servir les populations en eau potable .

6-Action chimique de l’eau : la latérite et la latérisation

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Formation de la bauxite

L’essentiel de la transformation latéritique est une hydrolyse des minéraux de la roche-mère suivit
d’un lessivage du haut vers la bas, par les eaux d’infiltrations, des éléments du sol : K, Na, Ca, Mg
principalement. Mais l’hydrolyse ne libère que des ions ferreux solubles qu’en milieu réducteur riche
en matières organiques(sous la forêt). La destruction ou la disparition naturelle des forêts aboutit à
l’oxydation de Fe. Les ions ferriques insolubles s’immobilisent. Il y a précipitation d’oxyde de Fe
hydraté(géotite), d’oxyde d’aluminium hydraté (kaolinite). L’érosion entraîne le sol superficiel, la
cuirasse découverte, durcit en une terrasse où les proportions respectives de Fe et d’Al sont variables.
Lorsque la roche-mère est alcaline, riche en alumine(syénité par ex), elle donne directement de la
bauxite, minerai d’aluminium. Certaines latérites peuvent également évoluer en bauxite par lessivage
du Fe de terrasses anciennes.(bowé guinéen)

7-Action du vent : agent d’érosion de transport et de dépôt

a- Erosion : Grâce aux particules qu’il entraîne, le vent est capable d’éroder des roches
tendres(argiles, limons)il y creuse des sillons parallèles qu’on appelle yardangs. Au pied des blocs
dures, saillants,, il contribue à déblayer les débris résultant de diverses causes de fragmentation et
même user les strates les plus tendres : ainsi, se forment les bloc-champignons.

b- Transport : le vent transporte essentiellement des sables et des poussières

c- Sédimentation : les accumulations dues au vent sont les dunes, les sables nivéo éoliens et les lœss.

8- Les volcans et les séismes

Le volcanisme : une éruption volcanique correspond à la montée de magma venu d’une certaine
profondeur et dont la température est supérieure à 900°C. les gaz qu’il contient s’échappent plus ou
moins facilement. Ceci détermine la nature de l’éruption (explosive ou effusive)

Chaque éruption apporte des échantillons de l’intérieur de la terre. Les roches volcaniques ont une
structure microlitique qui résulte du refroidissement du magma en 2 temps.

 L’ascension du magma qui précède une éruption déclenche plusieurs modifications décelables en
surface. Certaines peuvent être évaluées avec précision :

-l’activité séismique : des séismographes sont disposés autour de l’édifice volcanique et reliés en
réseau à un laboratoire ; ils enregistrent les secousses qui correspondent à la montée du magma ; la
localisation des épicentres donne des indications sur la situation du magma en profondeur.

-les déformations du sol : la montée du magma entraîne souvent « un gonflement » de l’édifice


volcanique. Cette déformation de quelques millimètres seulement peut être enregistrée grâce à des
micro réflecteurs placés tout au tour du volcan. Des rayons laser dirigés sur eux permettent de déceler
d’éventuelles déformations.

-les variations de la composition des fumerolles : les eaux et les gaz qui s’échappent des fissures et du
cratère changent de composition en fonction de la distance du magma.

-l’activité thermique : elle est évaluée par photographies infrarouges et par mesure directe de la T°C
des sources et de fumerolles.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Le séisme ou tremblement de terre : ce sont des mouvements du sol brusques, durant quelques
secondes, parfois précédés de secousses dites prémonitoires et suivis de répliques.

Les ébranlements se propagent à travers la croûte, le manteau et (partiellement) le noyau et sont


enregistrés dans des observatoires, par un appareil appelé séismographe.

Un séisme violent s’accompagne d’un bruit terrifiant venu des profondeurs de la terre.

Lorsque les secousses se produisent sous la mer ou le long des côtes, elles se propagent dans l’eau et
provoquent des raz de marée (cas du 26 décembre 2004 en Asie du sud-est le Sounami a fait près
de 300 000 victimes).

Causes : - tous les séismes, qu’ils soient destructeurs ou imperceptibles, correspondent à une rupture
brutale de l’écorce terrestre qui se produit à un endroit situ é entre 1 et 700km de profondeur, appelé
foyer du séisme. La rupture brutale donne naissance à des vibrations : les ondes sismiques; celles qui
se propagent sous forme de sphères concentriques comparables aux rides qui naissent à la surface de
l’eau quand on jette un caillou (En joignant sur la carte les points d’égale intensité, on obtient les
courbes iso sismiques). Le temps mis par les ondes pour arriver à la surface de la terre est d’autant plus
court que la distance parcourue est plus petite. Elles parviennent d’abord à l’épicentre E situé à la
verticale du foyer, puis en des lieux de plus en plus éloignés.

- les mouvements associés au séisme : la rupture brutale laisse souvent, dans la zone de l’épicentre, des
fissures béantes, des rajeunissements de failles…Une faille est une déformation brutale et de courte
durée.

 De nombreux tremblements de terre sont célèbres à cause de leurs effets dévastateurs, et il est rare
q’une année se passe sans que la presse se fasse l’écho d’un ou plusieurs tremblements de terre
provoquant des destructions d’immeubles et de nombreuses victimes. 2 milliards d’hommes vivent
dans les régions menacées par les tremblements de terre et on estime que, depuis le début du siècle, les
séismes ont tué en moyenne 15 000 personnes par an ! Ce sont loin les catastrophes naturelles les plus
meurtrières. Par comparaison, le volcanisme est beaucoup moins dangereux (environ 200 000
personnes au cours des 5 derniers siècles)

STRUCTURE DES ORGANES


I- TISSUS VEGETAUX

1) Technique de coupe, de coloration et représentation conventionnelle des tissus

 Technique de coupe

 si la tige est assez solide, on fait directement les coupes sans la loger dans une moelle de tige de
sorgho. Pour cela, tenir la tige entre le pouce et l’index de la main gauche sur la table et à l’aide de la

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
lame tenue par la main droite, faire des coupes extrêmement fines et rigoureusement perpendiculaires à
l’axe de la tige.

 si la tige est très fragile, on procède de la manière suivante :

- on prend une moelle de tige de sorgho on la fend longitudinalement en deux moitiés égales

- on évide au centre de chaque moitié de manière à former un canal qui épouse les dimensions de la
tige qu’on y logera,

-tenir l’ensemble entre le pouce et l’index de la main gauche sur la table et à l’aide de la lame tenue
par la main droite, faire des coupes extrêmement fines et rigoureusement perpendiculaires à l’axe de la
tige

 Technique de coloration

-Mettre les coupes dans un verre de montre contenant de l’eau de javel pendant 10 à 15 minutes : l’eau
de javel détruit le contenu cellulaire et laisse les membranes. Laver les coupes à l’eau,

-Mettre ensuite les coupes dans un autre verre de montre contenant de l’acide acétique dilué pendant
une minute : ce dernier détruit les traces de l’eau de javel,

-Mettre enfin les coupes dans un verre de montre contenant le colorant( carmino vert de Mirande)
pendant 10 à 15 minutes.

Laver les coupes pour éliminer l’excès de colorant.

Représentation conventionnelle des tissus et rôles

Tissus Rôle Signe conventionnel


Epiderme Protection
Suber
Parenchyme Nutrition
Collenchyme Soutien
Sclérenchyme
Bois I
Bois II Conduction
Liber I
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

Bois II

2) Tissus : observation et identification

Tissus Description Forme et


structure
Constitué d’une seule assise
Epiderme
(couche) de cellules à

section rectangulaire ou

carrée, recouverte sur sa face

extérieure par

revêtement imperméable : la cuticule


Parenchyme
formé de grandes cellules

polygonales dont les coins sont

arrondis
Le collenchyme : sous l’épiderme, il
Collenchyme
est formé de plusieurs couches

de cellules de petite taille, à

paroi épaissie surtout aux angles.


Le sclérenchyme : formé de groupes
Sclérenchyme de cellules à membrane épaisse ; il coiffe les tissus conducteurs

Tissu hétérogène formé de

Bois vaisseaux dont le diamètre

augmente régulièrement de

l’intérieur vers la périphérie de la coupe(centrifuge). Les


CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

vaisseaux

sont accompagnés de cellules

formant le parenchyme vasculaire


Tissu hétérogène, il est formé de tubes criblés plus gros
Liber accompagnés de petites cellules qui forment le parenchyme
libérien.

Nous pouvons observer également que le bois et liber les derniers formés forment un tissu
secondaire et sont formés à partir d’une assise génératrice ou cambium situé entre le bois
et le liber. Ainsi, le liber et le bois étant superposés, ils forment un faisceau libéro-ligneux.

Autres tissus :

 Les tissus de multiplication : méristèmes primaires et secondaires assurent la croissance des


organes.
 Les tissus de sécrétion : poils et canaux sécréteurs, poches sécrétrices : sécrètent diverses
substances végétales

3) Structure comparée des organes végétaux

Tableau comparatif des structures d’une tige de dicotylédone et d’une tige de dicotylédone :

Tige de monocotylédones Caractères communs Tige de dicotylédones


Faisceaux libéro-ligneux Symétrie axiale Faisceaux libéro-ligneux
Disposés sur un seul cercle
Ecorce réduite Disposés sur plusieurs

Cylindre central déve- cercles


Présence de formations Absence de formations
secondaires libéro- loppé secondaires libéro-
ligneuses ligneuses
Bois et liber primaires
superposés
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

Différenciation centrifuge

du boisI

Tableau comparatif des structures d’une racine de dicotylédone et d’une racine de dicotylédone :

Racine de monocotylédones Caractères communs Racine de dicotylédones


Ecorce développée Symétrie axiale Ecorce réduite
Absence de formations Absence de formations
secondaires libéro- développé secondaires libéro-
ligneuses ligneuses
Bois et liber primaires
alternes

Différenciation

centripète

du boisI

tableau comparatif des structures d’une feuille de monocotylédone et d’une feuille de


dicotylédone :

Feuille de monocotylédones Caractères communs Feuille de dicotylédones


Absence de formations Symétrie bilatérale Absence de formations
secondaires libéro- secondaires libéro-l
ligneuses Bois I et liber I superposés igneuses
Structure homogène Structure hétérogène
Différenciation centrifuge
du bois I

II- LES TISSUS ANIMAUX

1-Tissus épithéliaux : un tissu épithélial est un tissus de revêtement des surfaces internes(intestin) et
externes(peau).

 Epithélium simple : constitué d’une seule couche de cellules. Ex : l’épithélium intestinal.


 Epithélium stratifié : constitué de plusieurs couches de cellules superposées. Ex : la peau .

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
2- Tissus conjonctifs : un tissu conjonctif est un tissu formé d’une substance fondamentale dans la
quelle se trouvent dispersées les cellules.

a. Le tissu osseux

b)Le tissu sanguin(ou frottis sanguin)

ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE
L’HOMME ET LES MICROBES PATHOGENES

A - LES MICROBES

I- réalisation d’un bouillon d’herbe et observation du voile bactérien

En faisant bouillir pendant quelques minutes de l’eau additionnée d’une pincée de foin sec. On
obtient, après filtration, un liquide jaunâtre, parfaitement limpide. 2 jours après, le liquide se trouble et
se recouvre d’une mince pellicule irisée ; le voile bactérien.

Un fragment de ce voile observé au microscope montre de Bacilles du foins ou bacille subtils. Chaque
individu est un bâtonnet cylindrique, 2 fois plus long que large, légèrement arrondi aux extrémités. Un
plus fort grossissement permet de voir des cils, ou flagelles.

II- Le problème de génération spontanée : œuvre de Pasteur


CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Pasteur était professeur de Chimie à la faculté de sciences de Lille lorsqu’un industriel lillois lui fit
part, en 1856, des échecs qu’il éprouvait dans la fabrication de l’alcool de betteraves. En recherchant
les causes de ces échecs, Pasteur fut conduit à étudier la fermentation alcoolique. A cette époque, les
chimistes la considéraient comme un phénomène purement chimique. Ils avaient déjà observé la levure
de bière, mais ils n’entrevoyaient pas le rôle qu’elle joue.

Dès le XVIIe siècle, un physicien anglais écrivait : « celui qui découvrira la cause de la
fermentation alcoolique découvrira aussi probablement la cause des maladies virulentes ».Cette
prophétie s’est réalisée : l’étude de diverses fermentations devait amener Pasteur à être le « fondateur
de la microbiologie » et par suite, le rénovateur de la chirurgie, de la médecine et de l’hygiène.

 Vers 1850-1860, on admettait que des microorganismes pouvaient apparaître spontanément, c’est-à-
dire sans avoir été précédés par des êtres vivants de la même espèce, dans un milieu contenant des
substances altérables. Pasteur, qui venait d’étudier la fermentation alcoolique, rechercha s’il y avait
« génération spontanée » et dans la négation, d’où venaient les germes altérant les liquides
putrescibles. C’est ainsi qu’il fut conduit, en 1859, à étudier l’air d’une rue de Paris.

Pasteur montra que l’air contient des poussières ; parmi elles, il y a des poussières vivantes
appelées aussi germes.

1- Expériences de Pasteur

1ère expérience : pasteur utilisait un ballon à col effilé renfermant de l’eau de levure de bière : après
avoir fait bouillir longuement ce liquide

-pour chasser l’air contenu dans le ballon

-pour détruire les germes qu’il contenait ainsi que ceux qui étaient sur les parois internes du ballon (on
dit aujourd’hui pour stériliser le liquide et le récipient le contenant).

Pasteur fermait le tube effilé à la flamme, le liquide restait clair, sans jamais s’altérer : ainsi un liquide
putrescible, mais stérilisé, se conserve indéfiniment s’il est à l’abri de l’air.

2ème expérience : à ses contradicteurs qui disaient que les germes ne pouvaient pas se développer en
l’absence de l’air, Pasteur montra que le bouillon ne s’altérait pas s’il laissait entrer dans le ballon de
l’air porté au rouge ; ainsi :

un liquide stérilisé se conserve indéfiniment s’il est en présence d’air stérilisé

3ème expérience : à ces contradicteurs qui prétendaient que l’air porté au rouge avait perdu ses
« propriétés vitales », Pasteur prouva qu’il pouvait utiliser de l’air filtré par passage dans un long tube
recourbé dit « col de cygne ». Pasteur estimait que les germes de l’air s’étaient déposés sur les parois
du tube sinueux. D’ailleurs, il en apportait la preuve : il lui suffisait de mettre en contact le contenu du
ballon avec les parois du tube recourbé pour que le liquide s’altère : ainsi :

un liquide stérilisé se conserve indéfiniment s’il est en présence d’air filtré par passage dans un
long tube sinueux.

4ème expérience : on avait reproché à Pasteur de n’utiliser que des liquides portés à l’ébullition : c’est
pourquoi, en 1863, avec l’aide d’un physiologiste, Pasteur fit l’expérience avec un liquide organique
frais, le sang. Pasteur utilisa un dispositif stérilisé dont il enfonça la pointe P dans la veine d’un chien ;

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
après avoir cassé la pointe du tube dans le vaisseau, il aspira le sang grâce au tube T muni d’un tampon
de coton puis il ferma la pointe P à la flamme. Le liquide ne s’altéra pas. Il en fut de même avec de
l’urine prélevée directement dans la vessie d’un animal ; ainsi :

le sang et l’urine de l’organisme d’un animal sain ne s’altèrent pas lorsqu’ils sont conservés à
l’abri de l’air.

En 1860, Pasteur utilisa une série de ballons de même capacité, contenant un bouillon stérilisé, et
dont il ferma le col à la flamme. Il ouvrit ensuite les ballons en des lieux différents pour faire pénétrer
la même quantité d’air dans chacun d’eux puis il referma les cols dans tous les ballons à la flamme :

-le liquide s’altère dans tous les ballons ouverts à Paris, dans la cour de l’Observatoire

-sur 20 ballons ouverts dans la Jura, loin de toute habitation, 8 renfermèrent un liquide altéré

-sur 20 ballons ouverts sur la mer de Glace, à 2 000 m d’altitude, un seul devint trouble ; ainsi :

les germes sont inégalement répartis dans l’atmosphère

ces germes, en suspension dans l’air, sont la « condition première et nécessaire de la vie dans les
infusions »

En 1864, Pasteur concluait : « … il n’y a aucune circonstance aujourd’hui connue dans laquelle
on puisse affirmer que des êtres microscopiques sont venus au monde sans germes… » ; ainsi est
née la théorie des germes qui devait conduire Pasteur à découvrir la cause de certaines maladies.

III- Principe de bactériologie

Les bactéries sont des organismes microscopiques présents en grand nombre dans tous les milieux (air,
eau, sol, à la surface et à l’intérieur des êtres vivants. Si un grand nombre d’entre eux vivent dans
notre organisme sans causer de maladies, certains sont pathogènes.

1- Préparation d’un milieu nutritif

le choix du milieu dépend évidemment des caractères particuliers de la bactérie que l’on se propose
d’étudier.

a) Milieu gélosé : on pèse 6 g de gélose agar-agar, substance extraite d’une algue de l’océan indien.
Débiter en menus fragments et laisser gonfler dans l’eau. Sur la gélose gonflée, on verse ensuite
300cm3 de bouillon de viande et chauffer en agitant pendant 10 mn sans dépasser 80°C. Neutraliser le
milieu en y ajoutant quelques gouttes de lessive de soude jusqu’à virage au bleu d’un papier tournesol
rouge et porter la préparation à l’autoclave à 115°C pendant 45 mn pour achever la dissolution de la
gélose. Filtrer ensuite à 100°C sur papier très poreux.

b) Milieu solide : découpons dans une pomme de terre (ou une carotte) des prismes de 5 X 2 X 1,5 cm
et sectionnons chacun d’eux en diagonale de façon à obtenir des surfaces inclinées facile à
ensemencer. La cuisson de l’amidon se fera en autoclave (à 120°C pendant 45 mn) en même temps que
la stérilisation.

2- Stérilisation des milieux et des objets :

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Pour les objets : aiguilles, pipettes, pinces, ciseaux, la stérilisation peut être faite, soit par flambage (au
bec de Bunsen ou dans une cuvette après arrosage d’alcool), soit par chauffage à 170°C dans un
stérilisateurs sèche (verreries)

Pour les milieux de culture, elle est réalisée par action de la vapeur d’eau sous pression dans un
autoclave. Les milieux sont d’abord répartis dans les récipients de verres préalablement stérilisés
(petits ballons, boites de Pétri, tubes Roux, tubes simples.) les ballons et les tubes étant fermés à l’aide
de bouchon de coton stérile.

La stérilisation en autoclave exige un chauffage à 115°C pendant 30mn pour les milieux liquides et
gélosés et 120°C pendant 45mn pour les milieux solides.

3- Prélèvement - ensemencement et mise à l’étuve

On peut réaliser facilement des cultures sur boîtes de Pétri au moyen de Bactéries banales :

 en piquant un doigt sale sur la gélose


 en enfermant une mouche dans la boîte pendant quelques mn…

les boîtes étant mises à l’étuve à 37°C pendant 24, 48 ou 72 heures, chaque bactérie engendre une
colonie dont la forme, la dimension, la couleur, la consistance…sont caractéristiques de l’espèce.

4- Purification des souches : Il suffit alors de prélever un fragment de l’une des colonies avec un fil
métallique stérile et de faire un repiquage sur gélose que l’on place dans l’étuve pendant 24, 48, ou 72
heures pour obtenir une culture pure.

IV- Observation des photographies et documents représentant les différents types de microbes

 Les microbes pathogènes sont des microbes responsables d'une maladie même chez le sujet "
sain " (ex typhoïde, choléra, tuberculose, méningite...).

Les protozoaires : ces organismes animaux unicellulaires à noyau (Eucaryotes) se reproduisent par
une mitose ordinaire. Certains d’entre eux sont parasites pour l’homme :

- les Amibes, responsables des amibiases ou dysenteries ; certaines amibes non pathogènes vivent dans
le colon.

- les Trypanosomes : responsable de la maladie du sommeil ou trypanosomiase ; son agent vecteur est
la mouche Tsé-tsé.

-le Plasmodium ou Hématozoaire du paludisme

Les champignons unicellulaires :

-le Candida albicans est responsable du « muguet », affection de la bouche.

-L’Aspergillus est l’agent pathogène d’une maladie pulmonaire :l’aspergillose très semblable à la
tuberculose .

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
-Trichophyton, Microsporon, Mégasporon, Endothrix provoquent des affections du cuir chevelu
connues sous le nom de teignes.

 Les bactéries : Etre unicellulaire de petite taille (microorganisme, micron) de morphologie


différente qui présente des caractéristiques propres (Procaryote).

Les bactéries sont classées selon leur forme :

 Forme de bâtonnet : les bacilles (bacille de Kock, bacille du tétanos, colibacille…)

 Forme de grains ou coque :

- groupés par 2 : diplocoques (gonocoque, méningocoque, pneumocoque)

- en chapelet : streptocoque

en grappe de raisin : staphylocoques(agent des furoncles, de l’anthrax)

 Forme de spirale : spirochètes(Treponema palludum responsable de la syphilis)

 Forme incurvée : vibrions(vibrion cholérique responsable du choléra)

 Les bactéries sont dangereuses à la fois par leur grand pouvoir de divisions(une division toutes les
30mn) et par les toxines qui peuvent être sécrétées(endotoxines et exotoxines).

Selon le type respiratoire, on distingue :

-les bactérie aérobies qui ont besoin d’oxygène

-les bactéries anaérobies qui n’ont pas besoin d’oxygène(bactérie botulinique)

-les bactéries aéro-anaérobies facultatives comme les bactéries de la flore intestinale.

Les virus : ce sont des organismes très simplifiés, infiniment petits(ils ne sont visibles qu’au
microscope électronique), sans noyau ni cytoplasme ; ils ne sont constitués que par une enveloppe
lipoprotéique qui protège le matériel génétique(ADN ou ARN). Les virus sont des parasites absolus
des cellules vivantes.

On distingue : - les virus à infection aiguë : grippe, rougeole, poliomyélite, rage

- les virus oncogènes qui s’intègrent dans le chromosome des cellules parasitées : VIH, virus
responsable des cancers(sarcome, leucémie)

 Les virus se distinguent des bactéries par 3 caractères essentiels:

-ils sont très petits et ne peuvent être observer qu’au microscope électronique

-leur organisation est très simple : ce sont des structures non cellulaire

-ce sont dans parasites obligatoires dont la multiplication ne peut s’effectuer qu’à l’intérieur d’une
cellule vivante.
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Les virus ont une taille comprise entre 0,2µm à 120Å. La forme d’une particule virale ou viron est
généralement celle d’un polyèdre globuleux ou allongé.

Les prions : simples protéine responsable de la maladie de Creutzfeldt-Jakob(équivalent chez


l’homme de la maladie de la vache folle)

B- DEFENSE ANTIMICROBIENNE

L’homme est assiégé par une population microbienne abondante et variée. Mais si le contacte de
l’homme avec les microbes est permanent, les infections, les maladies causées par ces microbes sont
des évènements assez rares. Nous possédons sans aucun doute des moyens de défense efficaces.

I- Infection microbienne à partir d’une plaie

L’introduction des bactéries a pu se faire à la faveur d’une plaie même très petite. Les bactéries
qui pénètrent à la faveur de cette plaie trouvent dans la peau des conditions favorables et s’y
multiplient. Après un certain temps : temps d’incubation il se forme un foyer d’infection à partir
duquel évolue l’infection ; on distingue alors 3 phases :

1ère phase : phase inflammatoire (niveau de la plaie)

les microbes se multiplient activement

Irritation et dilatation des capillaires sanguins

la région blessée gonflée , rouge , chaude et douloureuse .

Réaction de l’organisme : de nombreux leucocytes sortis des capillaires arrivent au lieu de la


blessure et phagocytent les microbes.
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Résultats :

 guérison si les microbes sont maîtrisés par la phagocytose : Formation d’abcès rempli de pus
(amas de microbes tués et de leucocytes morts).
 Progression de l’infection si l’organisme est affaibli et les microbes virulents.

2ème phase : phase ganglionnaire ou lymphangite

-les microbes victorieux s’introduisent dans les vaisseaux lymphatiques voisins ;

-les ganglions sur leur trajet deviennent volumineux et douloureux.

Réaction de l’organisme : nouvelle phagocytose dans les ganglions lymphatiques.

Résultats :

 guérison si les microbes sont maîtrisés par la phagocytose dans les ganglions.
 Nouvelle progression si l’organisme est affaibli.

 3ème phase : la septicémie

les microbes encore victorieux arrivent par le sang dans le foie , la rate et par suite envahissent tout
l’organisme .

Réaction de l’organisme : dernière phagocytose dans le foie et la rate ; Production d’anticorps vers
le 15ème jour de l’infection par les lymphocytes B.

Résultats

 Guérison grâce à la phagocytose dans les organes et grâce à la production d’anticorps.


 Généralisation de l’infection qui conduit à la mort

II- Réaction de l’organisme contre les infections

une infection microbienne est la pénétration et le développement dans un organisme vivant,


d’un microbe pathogène.

La défense naturelle

 Défense naturelle externe (ou barrière cutanéo-muqueuse)

la peau, les muqueuses, les sécrétions glandulaires(larme, salive) et le tapis mucocilliaire des voies
aériennes respiratoires sont les premières barrières que les microbes doivent franchir :

- grâce à ses cellules bien jointives et ses couches cornées, la peau est imperméable aux microbes tant
qu’elle ne présente pas de plaie

- les larmes et la salive renferment des substances microbicides

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
- le tapis mucocilliaire filtre l’air circulant dans les bronches..

 Défense naturelle interne :

a) Premier mode de défense : la réaction inflammatoire

Elle s’effectue en plusieurs étapes

Première étape : cette réaction fait intervenir des polynucléaires et se caractérise par les 4 symptômes
suivants : rougeurs, douleur, chaleur, gonflement.

P renons l’exemple classique d’une épine souillée plantée dans le doigt :

 A l’endroit de la lésion, le vaisseau capillaire se dilate (ralentissement du débit sanguin), la


masse sanguine augmente, ce qui explique la rougeur et la chaleur locale.
 La perméabilité des parois du vaisseau augmente, entraînant une sortie de plasma qui se
mélange à la lymphe locale (gonflement). Cet œdème local compresse les terminaisons
nerveuses voisines, d’ou la douleur observée.
 Les polynucléaires quittent le sang, attirés par la zone infectée : c’est la diapédèse.
 Les globules blancs capturent les bactéries, puis les digèrent : c’est la phagocytose.Il y a alors
formation de pus(mélange de bactéries mortes et de globules blancs vivants et morts) qui
disparaît spontanément quelques jours plus tard.

La réaction est terminée.

Si les bactéries sortent victorieuses de cette lutte, elles profitent de l’occasion pour pénétrer dans le
vaisseau lymphatique local.

Deuxième étape : les ganglions

Au cours de leur trajet, elles vont traverser les ganglions les plus proches du lieu d’infection (ganglions
de l’aisselle), dans lesquels se trouvent des lymphocytes et des plasmocytes. Au contact des microbes,
certains lymphocytes réagissent par des mitoses ; les ganglions durcissent, grossissent et deviennent
douloureux. Les bactéries sont attaquées et détruites par des anticorps.

Troisième étape Le foie :

il constitue la dernière barrière avant l’infection généralisée ou septicémie, mortelle.

b) Deuxième mode de défense :les anticorps( ou réaction humorale)

les bactéries sont reconnues comme des corps étrangers par certains globules
blancs(macrophages). Un ensemble de réactions complexes finit par activer les plasmocytes, qui
sécrètent alors des anticorps. Ceux-ci détruisent de manière spécifique les bactéries en question.

c) Troisième mode de défense : la fièvre

La fièvre est un moyen de défense contre les virus qui sont sensibles aux températures dépassant
40°C.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 la phagocytose : elle est un système d’englobe ment, puis de destruction par digestion des corps
étrangers introduits dans un organisme par certains leucocytes appelés phagocytes : les polynucléaires
et les macrophages.

Les différentes phases de la phagocytose :

1ère phase : l’attraction : les phagocytes sont attirés par les microbes et adhèrent à la paroi des
microbes ;

2ème phase : l’absorption ou injection : la membrane du phagocyte se déforme, enveloppe le microbe


qui est facilement enfermé dans une vésicule cytoplasmique (phagosome) ;

3ème phase : la digestion : les microbes sont digérés dans les vésicules de digestion et les déchets sont
rejetés par le phagocyte.

Comparaison entre phagocytose et production d’anticorps

Phagocytose Production d’anticorps


- agit sur les microbes -agit sur les microbes et leurs toxines

- se manifeste dès l’introduction -se réalise lentement


des microbes
-a des effets tardifs
- a des effets immédiats
-est spécifique
- intervient quel que soit le
microbe -cesse avec la guérison, mais il reste des anticorps en
réserve dans le sang et la lymphe
- cesse dès que les microbes ont
disparu

III- Asepsie et Antisepsie

L’asepsie : c’est une méthode préventive qui empêche le développement des microbes (ou qui permet
d’éviter l’apport des microbes dans une plaie saine). Ex. la stérilisation du matériel chirurgical, de la
salle d’opération etc.

L’antisepsie : c’est une méthode qui consiste à détruire à l’aide d’antiseptiques les microbes présents
dans un milieu (ou dans une plaie, sur nos mains, sur les objets, sur la peau …)

Ex. d’antiseptiques : le mercure au chrome, l’eau de javel, l’éther, l’alcool …

Ces produits sont très efficaces pour détruire les microbes mais peuvent irriter les tissus et retarder la
cicatrisation..

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
IV- Notion d’antibiotiques, vaccin et sérum

1- Notion d’antibiotiques : Fleming et la penicilline

Fleming (1881-1955) est un écossais qui, pendant près de 50 ans, a travaillé au laboratoire de
bactériologie d’un grand hôpital de Londres. Dès 1924, il découvrit, dans les larmes, une
substance qui détruit les microbes en les dissolvant

A la suite d’une observation fortuite, Fleming préleva un peu de la


moisissure qui s’était développée dans une boîte de Pétri et mit cette
moisissure dans un bouillon afin d’obtenir une culture pure.

Sur la culture de la moisissure, il préleva des spores et les transporta sur la gélose d’une boîte de
Pétri. Lorsque la moisissure fut développée, Flemming implanta des bactéries suivant des bandes
rayonnantes. Au bout de quelques jours, il constata que certaines colonies microbiennes ne se
développaient pas près de la moisissure.

Pendant ce temps, le bouillon sur lequel s’était développée la moisissure avait pris une teinte jaune.
Fleming prit un peu de ce « jus » pour réaliser une 2ème expérience ; les résultats furent analogues et
Fleming eut le mérite de tirer la conclusion suivante :

La moisissure émet une substance chimique qui se diffuse dans la gélose et arrête le
développement de certaines bactéries.

Fleming pensa qu’il s’agissait d’un phénomène d’antibiose

L’un des collaborateurs de Fleming réussit à extraire suffisamment de jus pour l’injecter à des
lapins et souris ; il constata que le jus n’était pas toxique

Fleming entrevit les applications médicales de cette substance qu’il appela pénicilline puisqu’elle était
produite par le Penicillium notatum. Mais les moyens de son laboratoire étaient trop limités pour
permettre l’extraction de quantités suffisantes de pénicilline en vue d’applications médicales.

 En 1939, l’Angleterre mit à la disposition de l’université d’Oxford les moyens permettant


d’extraire la pénicilline. Dès 1940, la pénicilline fut utilisée avec succès sur des malades
septicémiques.

Définition : WAKSMAN (1943) : " toutes les substances chimiques produites par des micro-
organismes capables d'inhiber le développement et de détruire les bactéries et d'autres micro-
organismes".
- TURPIN ET VELU (1957) : " Tout composé chimique, élaboré par un organisme vivant ou produit
par synthèse, à coefficient chimio thérapeutique élevé dont l'activité thérapeutique se manifeste à très
faible dose d'une manière spécifique, par l'inhibition de certains processus vitaux, à l'égard des virus,
des microorganismes ou même de certaines êtres pluricellulaires

La découverte des antibiotiques a permis de guérir un grand nombre de malades et de blessés que la
médecine, il y a 30 ans, ne pouvait sauver ; d’où l’augmentation de la durée de vie.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Mais dès 1950, on s’aperçut que l’emploi des antibiotiques réalisait la sélection de germes résistants,
c’est pourquoi les infections à staphylocoques constituent de nouveau, un véritable fléau.

 Actuellement, on prépare certains antibiotiques par synthèse dans les usines


chimiques(sulfamides).

2- Notion de vaccin et de sérum : étude du charbon et de la diphtérie

a) Le charbon et la découverte du vaccin :

Le charbon est une maladie des animaux(moutons bœufs…), l’agent pathogène est un bacille qui
se multiplie dans le sang en causant une septicémie. Le bacille prive les globules rouges de
l’oxygène qu’ils transportent : le sang devient noir (d’où son nom) et l’animal présente des signes
d’asphyxie.

Pasteur avait remarqué que les vaches atteintes des formes bénignes de la maladie ne
contractaient plus, par la suite cette maladie : elles étaient immunisées contre le
charbon(immunité acquise).

Avec ses collaborateurs, Pasteur essaya d’atténuer la virulence d’une culture de bacille de
charbon.

A l’air libre, ces bacilles forment des spores qui, en germant donnent des bacilles virulents.

En maintenant une culture de bacilles de charbon à 42,5°C, les bacilles ne forment pas de spores
mais leur virulence est atténuée. Ces bacilles mis ensuite à T°C basse, donnent des spores qui
engendrent des bacilles à virulence atténuée.

En inoculant ces bacilles à un animal sein, celui-ci ne contracte pas la maladie. Par la suite si on
inocule au même animal des bacilles virulents, l’animal ne contracte pas le charbon : on lui a
conféré l’immunité.

Les bacilles à virulence atténuée se présentent comme un vaccin.

Les vaccins sont donc des préparations réalisées à partir d’antigènes(bactéries, virus, toxines
parasites) rendus inoffensifs pour l’organisme et qui permettent à l’organisme de fabriquer des
anticorps.

Pour rendre les microbes inoffensifs, on les tue ou on les atténue par la chaleur, la dessiccation, le
vieillissement et l’action d’un antiseptique. Les caractéristiques de
l’immunité : l’immunité obtenue par la vaccination est :

- active : l’organisme fabrique lui-même ses propres anticorps

- tardive : l’immunité devient effective après plusieurs injections ; les anticorps ne sont sécrétés que
15 jours après la 1ère injection (réaction primaire), puis 2 jours après chaque rappel(réaction secondaire)

- durable : l’immunité dure plusieurs années si les rappels sont effectués dans les délais
prescrits(calendriers de vaccinations)
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
-préventive : le vaccin protège contre une agression du microbe en questions.

b) La diphtérie et la découverte du sérum : la diphtérie est une maladie contagieuse due à un


bacille (bacille de Löffler) qui frappe surtout les enfants de 2 à 7 ans. Elle se caractérise par une
inflammation de la gorge (angine diphtérique) suite à l’apparition des fausses membranes sur les
amygdales, la luette et sur le voile du palais. Ces membranes peuvent s’étendrent dans le larynx
en absence de traitement et conduire à la mort à la suite de gènes respiratoires. Ce bacille ne se
rencontre jamais dans le sang ; il se localise dans les fausses membranes et sécrète une toxine qui
peut provoquer des troubles cardiaques, la paralysie de muscles respiratoires, des lésions
rénales.

C’est une toxi-infection

En 1890 un médecin allemand, le Dr Behring, démontrait que dans le sang d’un animal A
(cheval ou cobaye) auquel il avait injecté des doses croissantes de toxine diphtérique se trouvait
une substance : l’anatoxine diphtérique, qui peut précipiter et par suite neutraliser la toxine
diphtérique.

Behring a ensuite injecté du sérum provenant de l’animal immunisé A à des animaux B n’ayant
subi aucun traitement préalable, les animaux B sont immunisés à leur tour.

En 1894 le Dr ROUX, disciple de Pasteur a démontré que le transfert d’immunité peut se faire
d’un cheval immunisé à l’homme

Le sérum est du plasma auquel on a supprimé le fibrinogène ou la fibrine. C’est un liquide qui
recouvre le caillot lorsque le sang coagule. La sérothérapie consiste à introduire dans
l’organisme, du sérum (provenant d’animaux ou de sujets immunisés contre certaines maladies)
ou des immunoglobulines (anticorps) à l’état pur. Elle peut être curative ou préventive selon le
sérum utilisé.

Les caractéristiques de l’immunité : l’immunité obtenue par la sérothérapie est :

 passive : l’organisme reçoit les anticorps d’un autre organisme, prêts à l’emploi
 immédiate : le sérum est injecté en une seule fois, et l’immunité commence dès l’injection
 temporaire : elle dure environ 3 semaines
 curative : elle guérit une personne malade

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

C- ETUDE DE QUELQUES MALADIES

I- Maladie due à un protozoaire : le Paludisme

1-Agent d’infection : plasmodies

2-Transmission : par piqûre de moustiques (Anophèle)

3-Symptômes et évolution ou Identification de la maladie :

Période d’incubation : de 10 jours à 6 semaines (rarement quelques mois)

Troubles principaux : fièvre élevée avec frissons (en général intermittentes)

-grande faiblesse et pâleur

-maux de tête

-vomissement

-grossissement du foie et de la rate

-danger de vie (pernicieuse)

-avortement
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
4- Lutte contre ou Mesures de protection

Protection individuelle : moustiquaires, répulsifs sur la peau, médicament prophylactique


(chloroquine…)

Protection collective : Education sanitaire : viser surtout à faire connaître le cycle de vie du parasite
et du moustique

-à organiser groupes d’individus pour la lutte anti-moustique (élimination des eaux stagnantes et de
tout autre foyer larvaire)

-à augmenter l’usage des moustiquaires imprégnées d’insecticides

-à stimuler la recherche de produits répulsifs contre les moustiques, extraits de substances naturelles

-prophylaxie médicamenteuse (chimioprophylaxie) avec les antipaludéens les plus récents pour les
catégories les plus exposées (femmes enceintes, enfants de moins de 5 ans).

 Source d’infection : personnes atteintes de palu

Voie de pénétration : à travers la peau

Dangers de contagion : à proximité de marais, d’eaux stagnantes ou peu courantes, pendant la nuit, en
toute saison plutôt en saisons de pluies.

Diagnostic du laboratoire : examen microscopique du sang pris d’un doigt ou test falcifarum

II- Maladie due à un ver parasite : la Bilharziose ou schistosomiase

1-Agent d’infection : vers appelés bilharzie vivant dans les vaisseaux sanguins

2- Transmission : par l’intermédiaire de petits mollusques d’eau (Bulinus, planorbis)

3-Symptômes et évolution (identification de la maladie) :

Période d’incubation : de 4 à 10 semaines

Troubles principaux : démangeaisons au contact avec les eaux infectées, fièvre, toux urines
avec du sang : forme urinaire

Diarrhée avec du sang : forme intestinale

Grossissement du foie et de la rate

Complications hépatiques(cirrhose)

4-Lutte contre ou Mésures de protection

Protection individuelle : éviter de se baigner dans les eaux suspectes ou de les boire

Protection collective :
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
L’éducation sanitaire est essentielle pour :

-prévenir la contamination des eaux à travers les selles et urines infects en construisant des
latrines et en les utilisant

-détruire les mollusques transmetteurs en extirpant les plantes aquatiques sur lesquelles, ils se refugent
ou en utilisant des substances qui leur sont toxiques.

 Source d’infection : personnes atteintes de la maladie

Voie de pénétration : à travers la peau

Dangers de contagion : eaux douces dormantes, petits cours d’eau, canaux, lacs où se trouvent les
mollusques transmetteurs, dans les endroits dépourvus de lieux aisance.

Diagnostic du laboratoire : examen microscopique de l’urine ou des selles pour découvrir les œufs
du parasite

III- Maladie due à une bactérie : le Tétanos

1-Agent d’infection(ou agent pathogène) : bacille du tétanos

2-Transmission : - infection de blessure par l’intermédiaire du sol ou de la poussière de la route,


piste, chemin contaminés

- Par infection du cordon ombilical chez un nouveau-né ou les voies génitales féminines pendant
l’accouchement ou un avortement.

3- Symptômes et évolution ou Identification de la maladie

Période d’incubation : de 3 à 15 jours ou un peu plus.

Troubles principaux :

-contractions spamodiques de mandibules trismus)

-Rire sardonique

-Par la suite spasmes musculaires à tout le corps en accès très douloureux

-Lucidité mentale.

Souvent la mort survient en peu de jours

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
4-Lutte contre et Mesures de protection

Protection individuelle :

-vaccination,

-nettoyage et désinfection systématique de toute blessure avec répétition éventuelle de la


vaccination(si la vaccination a été faite auparavant) en cas de blessure suspecte.

Protection collective :

-Education sanitaire instruction particulière des infirmiers, sages-femmes, secouristes

-Vaccination antitétanique des catégories exposées à des risques

-Hygiène scrupuleuse quand on coupe le cordon ombilical et pendant l’accouchement ou la


circoncision.

 Source d’infection : sol, poussière de la rue, excréments d’herbivores contenant l’agent


d’infection.

Voie de pénétration : - à travers la peau,

- par l’intermédiaire d’une blessure, le cordon ombilical,

à travers les muqueuses utérines

Dangers de contagion :- dans n’importe quelle zone où habitent des animaux herbivores

-en cas de plaie contuse ou profonde

-blessures agricoles, de guerre, en accidents , en cas de coupures du cordon ombilical ou de la


circoncision avec un couteau sale, en cas de manœuvres obstétricales .

Diagnostic du laboratoire : l’aspect et l’histoire du malade sont en général suffisant pour


établir le diagnostic. Le trismus doit toujours faire suspecter le tétanos

définition de mots :

Rire sardonique : rire méchant

Spasmes : contractions musculaires involontaires, intenses et passagères(spamodiques)

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

HYGIENE DES APPAREILS


A- HYGIENE DE L’APPAREIL DIGESTIF

L’appareil digestif regroupe les organes qui ont pour but de recevoir les aliments ingérés,
d’assurer leur transit afin de leur faire subir une série de transformations chimiques et
mécaniques (digestion), d’absorber les nutriments et d’éliminer les résidus non digérés (selles,
excréments)

1-Rappels

a) Anatomie de l’appareil digestif de l’homme (schéma)

L’appareil digestif comprend le tube digestif (bouche, pharynx, estomac, intestin grêle, gros
intestin)

et des glandes annexes(foie, pancréas).

b) Etude de la digestion : la digestion est une suite de phénomènes mécaniques et de phénomènes


chimiques qui s’accomplissent parallèlement le long du tube digestif.

Les étapes de la digestion mécanique :

la mastication : c’est l’acte mécanique permettant le broyage des aliments par les dents, la
déglutination : c’est l’acte mécanique permettant le transport du bol alimentaire de la bouche à
l’estomac ; le brassage: le bol alimentaire progresse dans l’œsophage par des ondes péristaltiques dues
à la contraction des muscles de la paroi de celui-ci. Arrivés dans l’estomac, les aliments sont brassés et
imprégnés de sucs gastriques, ils se transforment en une bouillie appelée chyme stomacal ; celui-ci sort
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
de l’estomac par des jets successifs et une fois dans le duodénum il est soumis à des mouvements qui
permettent sa progression vers le gros intestin ; la défécation : rejet des déchets par les fèces.

Les étapes de la digestion chimique :

- Dans la bouche : l’enzyme salivaire (amylase) permet la transformation de l’amidon en maltose.

- Dans l’estomac : l’ensemble des sucs gastriques (présure, pepsine) simplifie les grosses molécules de
protides en peptides, molécules plus petites. Ces réactions se font à 37°C en milieu acide.

- Dans l’intestin grêle : le duodénum reçoit le suc pancréatique, celui-ci contient des enzymes
(amylase, lipase, protéases : trypsine et chymotrypsine) qui poursuivent la digestion des protides, des
glucides et des lipides. En plus de ces enzymes pancréatiques, l’intestin produit un suc contenant des
enzymes comme : la saccharase, la maltase, la lactase, les peptidases qui réduisent les dernières
molécules complexes en molécules simples non hydrolysables

- Le gros intestin, plus large que l’intestin grêle, rassemble l’ensemble des matières non digérées.

Enzyme : biocatalyseur qui accélère les réactions chimiques qui ont lieu dans l’organisme

La digestion est donc une simplification moléculaire à l’issu de laquelle les nutriments sont
absorbés par le sang et qui sont ensuite utilisé par l’organisme pur produire de l’énergie
nécessaire aux fonctions vitales, pour permettre la synthèse de nouvelle matière.

2- Hygiène alimentaire : étude de quelques maladies dues à une carence protéique ou calorique

Le marasme : maladie fréquente dans les milieux urbains, elle s’observe surtout pendant la
première année de la vie.

Causes : carence globale en aliments protéiques et énergétiques

Manifestation : la maladie se manifeste par une maigreur extrême, l’absence de graisse sous-
cutanée, une véritable fonte musculaire, qui laisse voir les os. Le poids peut descendre jusqu’à
60%

Le kwashiorkor : maladie fréquente chez les enfants de population rurales alimentées
correctement pendant 18 mois à 2 ans grâce à l’allaitement maternel et qui après sevrage, ne se
nourrissent que de patate douce, mil, manioc.

Causes : déficience quantitative et qualitative en protéines.

Manifestations : le corps présente des oedèmes important (ventre et membre inférieurs gonflés,
visage bouffi). La peau craquelée pèle facilement

Dans certaines régions particulièrement défavorables, la maladie est responsable de la mort de


30% des enfants de moins de 5 ans.

L’anémie nutritionnelle : très répandue parmi les femmes enceintes et les jeunes enfants.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Causes : elle est généralement due à un manque de Fe.

Manifestations : fatigue générale, faiblesse du corps et diminution de la résistance à l’infection.

Autres maladies de malnutrition : Xérophtalmie : manque de vitamine A fréquente chez les


enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées.

Le goitre : gonflement du cou suite à une hypertrophie de la glande tyroïde due au manque
d’iode

B- HYGIENE DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE

1-Rappels

a) Anatomie de l’appareil respiratoire (schéma)

Les voies respiratoires comprennent 5 parties : les fosses nasales ; le pharynx [carrefour aéro-
digestif entre le trajet de l’air (nez, larynx) et celui des aliments(bouche, œsophage] ; le larynx : organe
de la parole ; la trachée(12 cm de long) ; les bronches qui pénètrent dans les poumons pour former
l’arbre bronchique.

Les poumons : chaque poumon est partagé en lobes (3 pour le poumon droit et 2 pour le poumon
gauche). La surface du poumon est recouverte par la plèvre, enveloppe à 2 feuillets :

-un feuillet viscéral qui est appliqué directement à la surface du poumon

-un feuillet pleural qui tapisse les parois du thorax.

Un liquide visqueux : liquide pleural, permet le glissement des 2 feuillets.

La base des poumons repose sur un disque musculaire : le diaphragme.

Dans chaque poumon, la bronche se ramifie en conduits de plus en plus fins, jusqu’aux bronchioles.
Chaque bronchiole aboutit à un sac alvéolaire (ou vésicule pulmonaire), unité anatomique et
fonctionnelle du poumon. Un petit groupe de sacs alvéolaires forme un lobule pulmonaire.

Chaque sac alvéolaire est recouvert par un réseau de capillaires sanguins. Le sang y arrive rouge
sombre par l’arbre artériel et en ressort rouge vif par l’arbre veineux. Une fine membrane entre
l’alvéole et le capillaire sépare l’air et le sang et constitue ainsi une surface d’échanges capables
d’assurer, d’une part, le passage du O2 de l’air alvéolaire vers le sang, d’autre part, celui du CO2 en
sens inverse.
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
b) Les échanges gazeux respiratoires

Mise en évidence des EGR chez les animaux, chez les végétaux et au niveau des tissus(schémas)

Transport de l’oxygène et du dioxyde de carbone par le sang :

Transport de l’oxygène : la fixation de l’oxygène dans le sang se fait sous 2 formes : une petite
quantité est dissoute dans le plasma ; le reste est combiné à l’hémoglobine. La molécule
d’hémoglobine peut former avec l’oxygène un composé instable : l’oxyhémoglobine.

Hb + O2Hb O2

Au niveau des poumons : la teneur en oxygène de l’air alvéolaire est supérieure à celle qui vient
des tissus. L’oxygène diffuse alors vers le sang à travers la membrane d’échange. Il se dissout dans le
sang puis se combine à l’hémoglobine pour donner l’oxyhémoglobine.

Au niveau des tissus : du fait de la respiration cellulaire, la teneur en oxygène des cellules est
beaucoup plus faible que celle du sang venant des poumons. Dans ces conditions, l’oxyhémoglobine se
dissocie et libère l’oxygène qui diffuse à travers la paroi des capillaires de la lymphe qui baigne les
cellules puis pénètre dans celles-ci.

 Transport du co2 :

Au niveau des tissus : la teneur des cellules en co2 rejeté par la respiration cellulaire se trouve
supérieure à celle du sang arrivant par les artères ; le co2 diffuse vers le sang sous forme dissoute. Il
sera pris en charge:

 Sous forme dissoute (5%)


 Sous forme combinée à l’hémoglobine : la carbaminohémoglobine(8%)
 Sous forme d’ions hydrogéno carbonates (87%) de K (dans les hématies) et de Na (dans le
plasma)

Au niveau des poumons : les échanges inverses se produisent et le co2 vers l’air alvéolaire dont la
concentration en ce gaz est plus faible.

2- Hygiène de l’appareil respiratoire

Les vêtements trop serrés gênent les mouvements respiratoires et entravent le développement de la
cage thoracique

Dans les locaux habités, l’air ne doit ni être trop sec ni trop humide ; il doit être fourni en quantité
suffisante et constamment renouvelé ; il doit être exempt de gaz toxique ; si l’aération est insuffisante,
l’atmosphère s’appauvrit en oxygène et se charge de dioxyde de carbone et en vapeur d’eau. Il en
résulte un air confiné qui, sans être toxique, est néanmoins irrespirables.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Les abus de tabac est dangereux pour le fumeur, surtout s’il inhale la fumée (celle-ci contient du co et
des hydrocarbures cancérigènes). Sil fume en espace clos, le danger s’étend aux personnes qui vivent à
ses côtés

La vie au grand air permet seule de respirer un air parfaitement sain, à condition bien entendu que le
lieu de séjour échappe aux 3 causes majeures de pollution : concentration urbaine, circulation
automobile, installation industrielles. Si le climat local est favorable le contact de l’air vif sur la peau
est vivifiant, car il existe par voie réflexe la ventilation pulmonaire.

La pratique d’une culture physique rationnelle assouplit la cage thoracique, augmente la capacité,
régularise le rythme et l’amplitude des mouvements respiratoires.

C- HYGIENE DE L’APPAREIL CIRCULATOIRE

I- rappels

1-Anatomie du cœur et de vaisseaux

a) Le cœur

Organe central moteur de la circulation générale ; de la grosseur d’un point et pesant 200g à 300g à
l’âge adulte, le cœur est constitué principalement d’un muscle : le myocarde, qui assure les
contractions ; irrigué par les vaisseaux coronaires, il est tapissé à l’extérieur par la membrane
conjonctive : péricarde et à l’intérieur par l’endocarpe. Il est divisé en 4 cavités : 2 oreillettes où
débouchent les veines et 2 ventricules reliés à des artères de gros calibre.

Chaque oreillette et chaque ventricule communiquent par une valvule : tricuspide pour le cœur droit,
mitrale pour le cœur gauche. Cette valvule joue le rôle de soupape assurant le passage du sang dans un
sens précis(oreillette- ventricule)

b) Les vaisseaux : ce sont des conduits qui acheminent le sang dans tout l’organisme.

-Les artères : elles conduisent généralement le sang oxygéné du cœur vers les organes à l’exception
des artères pulmonaires.

Ce sont des vaisseaux aux parois élastiques présentant une couche de muscles lisses. La circulation du
sang s’y fait sous une forte pression.

-Les veines : elles acheminent le sang dé oxygéné des organes vers le cœur à l’exception des veines
pulmonaires.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Ce sont des vaisseaux aux parois minces, molles et déformables. La circulation du sang s’y fait sous
faible pression.

-Les capillaires : ils réunissent les artérioles et les veinules, et assurent les échanges entrent le sang et
la lymphe.

Ils sont fins et leurs parois très fines (1 à 2 µm d’épaisseur) et formés d’une seule couche de cellules,
qui traversé facilement par le plasma(transsudation).

2-Structure et composition du sang

Le sang est un liquide visqueux de couleur rouge, qui circule dans des vaisseaux. Il se compose de
globules( cellules) au sein d’un liquide, le plasma.

Ce tissu liquide(5 litres pour un adulte de 70kg) joue plusieurs rôles essentiels : nourricier,
respiratoire, régulateur et de défense.

Le plasma et le sérum : Lorsqu’on ajoute à du sang frais du citrate de sodium, quelques heures
après, on assiste à une sédimentation des éléments. Les globules se déposent au fond et le plasma
surnage.

Composition chimique (g. L-1)

Eau …………... 900

Protides……… ..80

Lipides …………. 5

Glucose …………1

Sels minéraux …...9

Vitamines

Hormones

Anticorps ou immunoglobulines

Déchets : urée (0,25) acide urique

Lorsque l’on abandonne du sang frais, quelques minutes après, il se forme un caillot dû à la
transformation d’une protéine du plasma : le fibrinogène en fibrine insoluble et un liquide jaunâtre
surnage ce caillot : c’est le sérum.

Le sérum est donc du plasma privé de fibrinogène.

Les globules : Ils sont fabriqués dans la moelle rouge osseuse des os.

Les globules rouges ou hématies

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Cellules en forme de disque, dépourvues de noyau, ils sont au nombre de 5 millions par ml de sang, et
leur durée de vie est de 120 jours. Chaque hématie renferme dans son cytoplasme près de 250 millions
de molécules d’hémoglobine chargées de fixer et de transporter les gaz respiratoires O2
(oxyhémoglobine) et CO2 (carbhémoglobine).

Les globules blancs ou leucocytes

On en dénombre, en moyenne, 7000 dans 1 ml de sang. Leur durée de vie est variable.

 Les polynucléaires (ou granulocytes) sont de celles mobiles grâce aux pseudopodes.

On distingue :

. Les polynucléaires neutrophiles, majoritaires,

. Les polynucléaires éosinophiles,

. Les polynucléaires basophiles.

Lors d’une infection, attirés par les microbes, ils ont le pouvoir de franchir la paroi des capillaires par
diapédèse, et de capturer et digérer les microbes par phagocytose.

-Les lymphocytes (B et T) ont un noyau arrondi et jouent un rôle important dans le déroulement des
réactions immunitaires.

Les lymphocytes B sont à l’origine de cellule sécrétant les anticorps.

Les lymphocytes T contrôlent les réactions immunitaires. Ils sont responsables des rejets de
greffes( non tolérées par l’organisme).

-Les monocytes sont à l’origine des macrophages. Ces grosses cellules phagocytent tous les déchets et
les cellulaires. Ils assurent donc la voirie de l’organisme.

Les plaquettes : petits fragments cellulaires, au nombre de 300 000 par mL de sang, libèrent des
protéines (ou facteurs) indispensables à la coagulation.

Les plaquettes peuvent s’agglutiner lors d’un saignement pour constituer le clou hémostatique et
facilitent la formation du caillot.

3-Fonctionnement du cœur et la circulation sanguine

L’appareil circulatoire est un système fermé constitué de vaisseaux (artères et veines) prolongés par
les capillaires d’une part, et par le cœur d’autre part. Pour effectuer un tour complet, le sang doit
passer 2 fois par le cœur car il existe une double circulation : la petite circulation ou circulation
pulmonaire et la grande circulation ou circulation générale.

Fonctionnement du cœur

Sous l’action du tissu nodal (stimulateur naturel présent dans l’oreillette droite), le cœur se contracte
spontanément et rythmiquement.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
La systole auriculaire ou contraction des oreillettes qui fait passer le sang des oreillettes vers les
ventricules. Les valvules auriculo-ventriculaires sont ouvertes.

La systole ventriculaire ou contraction des ventricules permet l’éjection sous pression du sang dans
les artères. Les valvules auriculo-ventriculaires sont fermées.

La diastole générale ou relâchement du cœur correspond à la phase de remplissage du cœur.

L’oreillette et le ventricule droits constituent le cœur droit dans lequel circule un sang pauvre en O 2 et
riche en CO2. Le sang arrivant dans l’oreillette droite par les veines caves est propulsé vers les
poumons par les artères pulmonaires.

L’oreillette et le ventricule gauches constituent le cœur gauche dans lequel circule le sang riche en O 2
et pauvre en CO2. Le sang oxygéné arrivant dans oreillette gauche par les veines pulmonaires est
ensuite expulsé sous pression dans l’artère aorte pour être distribué dans l’ensemble de l’organisme.

La circulation sanguine :

la petite circulation : le sang désoxygéné part du ventricule droit vers les poumons par l’artère
pulmonaire. Le sang oxygéné revient dans l’oreillette gauche par les 4 veines pulmonaires.

Une goutte de sang met 6 s pour effectuer ce parcours.

La grande circulation : le sang oxygéné quitte le ventricule gauche par l’artère aorte pour irriguer
tous les organes du corps.

Le sang oxygéné revient à l’oreillette droite par les 2 veines caves.

Une goutte de sang met une vingtaine de secondes pour effectuer un cycle.

 Le cœur rejette 10 litres de sang par minute, soit 15 000 par jour.

II - Hygiène de la circulation

Usage de vêtements amples : il faut éviter de porter des vêtements trop serrés qui favorisent les
varices.

Le sport : le muscle cardiaque, comme les autres muscles, s’accroît et se fortifie par le travail
musculaire. Mais un excès de sport peut surmener un cœur fragile et provoquer l’infarctus.

La station debout prolongée est mauvaise pour la circulation veineuse.

L’hydrothérapie : les douches froides ont une action très favorable sur le réseau capillaire.

Avoir une alimentation saine et boire entre les repas : les excès alimentaires fatiguent les organes

Les excès de cholestérol et de graisses sont très mauvais pour le cœur et les vaisseaux (risque
d’artériosclérose)

Une alimentation riche en légumes, fruits et laitages, est conseillée

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Il est recommandé de boire beaucoup pour faciliter l’élimination des déchets et éviter une trop grande
concentration du sang.

Proscrire certains produits toxiques :

-L’abus de tabac entraîne des troubles des contractions cardiaques (ce qui explique l’anémie chez
certains fumeurs)

-l’abus d’alcool entraîne :

une dégénérescence graisseuse du cœur, ce qui l’affaiblit d’où un risque d’infarctus

un durcissement des artères, d’où un risque accru d’artériosclérose

un affaiblissement du pouvoir bactéricide des leucocytes, d’où un risque d’infection.

Eviter la vie sédentaire : après une journée de travail, il est utile de courir ou de marcher, de
pratiquer des exercices physiques au grand air si possible.

Le cœur s’affaiblit à ne rien faire

 L’hémophilie est une maladie liée au sexe qui se traduit par l’absence d’un facteur de coagulation.
Le sang ne peut pas se coaguler normalement ; toute hémorragie est donc grave pour l’individu.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

D- LE REIN

I- Rappels

L’appareil urinaire est constitué des organes qui fabriquent l’urine et excrètent des déchets. Il
maintient l’équilibre du milieu intérieur. Il se compose des reins et des voies urinaires (bassinet,
uretères, vessie, urètre).

1- Anatomie du rein (schéma)

Le rein comprend une zone corticale très vascularisée et une zone médullaire, striée composée de 7 à
8 pyramides de Malpighi.

Chaque rein renferme près de 750 000 tubes urinifères ou néphrons, au niveau desquels l’urine est
fabriquée. Chaque rein est recouvert de petites glandes : les glandes surrénales.

L’irrigation du rein est assurée par une veine et une artère qui y pénètrent au niveau du hile.

II- Physiologie du rein

a) Composition de l’urine : liquide clair et ambré, légèrement acide, limpide et odorant.

-Eau(92%)

-Eléments minéraux (NaCl par exemple) : 18 g.L-1

-Composés azotés : urée, acide urique, ammoniaque (25,5 g.L-1)


CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
-Pigments urinaires dérivés de la bilirubine.

b)- Les rôles du rein

Le rein joue un rôle important dans l’épuration de l’organisme. Il assure :

-La filtration sélective du sang : elle s’effectue au niveau des glomérules des tubes urinifères. Elle ne
laisse passer que les petites molécules (glucose, acides aminés) et les ions. Les grosses molécules
(protéines) et les cellules sanguines sont arrêtées.

-La réabsorption rénale : récupération totale du glucose et des acides aminés

Récupération partielle et variable de l’eau et des ions (Na+, K+, Ca2+, P3+) et des carbonates.

-La sécrétion rénale : la créatine (provenant des muscles)

L’urée (produit de la dégradation des protéines), l’acide urique (produit de la dégradation des acides
nucléiques ARN, ADN).

L’ammoniac(NH4)

c) Le rein réagit à certaines hormones

-L’angiotensine qui intervient dans la régulation de la pression artérielle

-ADH ou hormone antidiurétique d’origine hypophysaire, qui contrôle la réabsorption de l’eau

-L’aldostérone, sécrétée par les corticosurrénales, qui contrôle la réabsorption des ions Na+

-La PTH parathormone sécrétée par les parathyroïdes, qui contrôle la réabsorption des ions Ca2+, P3+ et
Mg2+

d) Le rein est une glande endocrine ; il sécrète :

l’angiotensine, l’érythropoïétine ou EPO, sécrétée en réponse à un manque de dioxygène, qui


favorise la fabrication des globules rouges par la moelle osseuse (érythropoïèse)

III- Anomalies du fonctionnement des reins

- Les protéines(albumine) et le glucose existent dans le plasma, mais non dans l’urine normale. Vis-
à-vis de ces substances, le rein se comporte comme une barrière. La présence de ces éléments dans
l’urine prouve un mauvais fonctionnement du rein.

- Les acides uriques, les urates et quelques sels(phosphate et oxalates) forment parfois des « calculs »
qui se localisent dans les reins(coliques néphrétiques), dans la vessie(gravelle) ou dans les
articulations(goutte).

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

E- L’APPAREIL LOCOMOTEUR

Les os et les muscles constituent l’appareil locomoteur

I- Rappels

1- LES OS( le squelette)

Les os sont des pièces solides et dures qui forment la charpente de l’organisme et sur lesquels
s’attachent les muscles. L’ensemble constitue le squelette.

La forme des os est variée. On distingue : les os long (fémur, humérus, clavicule…), les os larges ou
plats (omoplate, os du crâne, os de la cage thoracique, os du bassin) et les os courts (vertèbres les os de
la mains et du pied).

Morphologie de l’os :

Un os long comprend (voir schéma de la coupe long .) :

Le corps ou diaphyse : composé intérieurement d’os compact et de moelle jaune. La surface est
recouverte d’un tissu fibreux riche en vaisseaux sanguins et en nerfs, le périoste.

Les têtes ou épiphyses : composées d’os spongieux contenant de la moelle rouge osseuse, siège de la
formation des cellules sanguines. Leur surface est recouverte de cartilage articulaire.

L’os spongieux est le siège d’échanges important entre le sang et l’os

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Structure microscopique (tissu squelettique) : ) l’os est un tissu vivant. Les tissus squelettiques
sont : le tissu cartilagineux (cartilage articulaire), le tissu osseux

(os compact et os spongieux) et le tissu conjonctif(périoste et moelle).

Le tissu osseux montre des cellules osseuse : ostéoblastes, sous forme étoilée munis de fins
prolongements et séparées par une substance intercellulaire forment calcifiée (osséine).

Composition chimique de l’os : tout os est constitué de matière organique (osséine, élastine) associé à
la matière minérale (phosphate et calcium).

Croissance de l’os (schémas) :

chez l’enfant l’os croit en longueur et en épaisseur

La croissance en longueur s’effectue grâce à l’activité du cartilage de conjugaison

La croissance en largeur est due à l’activité du périoste.

Chez l’adulte : l’os se modifie de façon permanente sous l’action des efforts qu’il subit. En cas de
fracture, le tissu osseux se renouvelle grâce au périoste et soude les 2 parties de l’os fracturé
(formation d’un cal)

Légende des schémas de la croissance en longueur :

1 ébauche cartilagineuse, os constitué d’osséine

2 centre diaphyse ; apparition de l’os compact

3 formation de la cavité médullaire ; formation de l’os spongieux dans la diaphyse, apparition du


périoste

4 point d’ossification épiphysaire ; agrandissement de la cavité médullaire

5 apparition des cartilages de conjugaison entre épiphyses et la diaphyse, apparition du cartilage


articulaire.

6 disparition des cartilages de conjugaison ; agrandissement de la cavité médullaire ; fin de le


croissance en longueur ; l’os spongieux est limité aux épiphyses.

 Les ostéoblastes sont situés sur la périphérie de l’os, dans le périoste. Ils fabriquent l’os compact à
partir de l’extérieur de l’os.

Les ostéoclastes sont situés dans la partie interne de l’os, dans le canal médullaire. Au fur et à mesure
de la croissance osseuse, les ostéoclastes détruisent de l’os ancien pour former le canal médullaire.

2- Rachitisme et déformations du squelette :

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Le rachitisme : c’est une maladie due à une déficience dans la minéralisation des os qui entraîne la
mollesse des os et leur déformation ; jambes en « o », ou en cerceau ; jambes en « x » ; sont les
principales manifestations ; c’est une maladie de l’enfance ( o à 25 ans) .

Les Déformations du squelette

Trois déformations principales de la colonne vertébrale, dues à de mauvaises attitudes corporelles, sont
fréquentes chez les enfants :

La cyphose : c’est une déviation convexe de la colonne au niveau dorsal ; le sujet a le « dos rond ». La
pointe de l’omoplate présente une saillie exagérée, la tête est très souvent inclinée vers le bas.

La lordose : une déviation de la colonne qui consiste en une exagération de la courbure lombaire ; la
personne est « trop cambrée ».

La scoliose : déviation latérale de la colonne, due le plus souvent à une mauvaise attitude assise (pour
lire ou travailler) ou debout (attitude hanchée ; métiers fatigants forçant le tronc à s’incliner du même
côté). Elle peut être due à un membre inférieur plus court que l’autre.

II- LES MUSCLES

Ils constituent les organes actifs du mouvement. Ils représentent 40% de la masse d’un organisme
adulte.

On distingue les muscles squelettiques (rouge, fixés aux os par des tendons et soumis au contrôle du
système nerveux cérébro-spinal) ; les muscles viscéraux (généralement blancs), présents dans la
constitution des organes profonds, sont sous la dépendance du système neurovégétatif.

Morphologie des muscles : biceps branchial

Muscle long, épais en son milieu, divisé à son extrémité supérieure en 2 masses appelées long chef et
court chef. Le tendon du long chef s’insère sur le bord articulaire de l’omoplate et celui du cour chef
s’insère sut l’apophyse coracoïde de l’omoplate

Vers le milieu du bras ces deux chefs s’unissent en une seule masse. Vers le bas, le biceps se termine
par un fort tendon qui s’insère sur le radius.

Structure du muscle :

Une coupe transversale d’un muscle montre qu’il est formé par un ensemble de cellules musculaires
allongées (ou fibres musculaires) réunies en faisceaux et emballées dans un tissu conjonctif.

Les cellules musculaires striées : Les cellules allongées en forme de fuseau, elles renferment de
nombreux noyaux. Leur cytoplasme, coloré en rouge par la myoglobine comporte un grand nombre de
myofibrilles présentant une alternance de disques clairs et de disques sombres. L’ensemble lui donne
un aspect strié.
Les cellules musculaires lisses : elles sont situées dans la paroi des viscères.

Propriétés des muscles :

-l’excitabilité : le muscle réagit à une stimulation en se contractant


CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
-La contractilité : le muscle se raccourcit en s’épaississent

-L’élasticité : à la fin de l’excitation, il reprend sa forme initiale

-La tonicité : lorsque nous sommes éveillés, nos muscles sont constamment en état de contraction très
légère dite tonique ; c’est le tonus musculaire.

Les nutriments et déchets du muscle :

Ile muscle a besoin de sucre (glucose) et de graisses (acides gras), de dioxygène.

Suite à l’utilisation des nutriments il produit des déchets ( co2, acide lactique)

III- LES ARTICULATIONS

On distingue des articulations fixes ou sutures(crâne) dans lesquelles les os sont fortement unis ; des
articulations semi mobiles ou symphyses(colonne vertébrale) dans lesquelles les os sont séparés par
un disque souple de cartilage fibreux ; et les articulations mobiles ou diarthroses(membres).

L’articulation du coude par exemple est une articulation triple (3 os : humérus +cubitus+radius). Les
surfaces articulaires sont recouvertes de cartilage, les os sont solidement reliés par une capsule
articulaire fibreuse et résistante présentant de nombreux épaississements : les ligaments. La cavité
articulaire est tapissée intérieurement d’une membrane synoviale. Cette dernière sécrète un liquide
visqueux : la synovie qui joue un rôle de lubrifiant.

IV- HYGIENE L’APPAREIL LOCOMOTEUR

Le développement normal de l’appareil locomoteur exige :

 un état général satisfaisant et plus spécialement un bon fonctionnement des glandes endocrines :
hypophyse, thyroïde, parathyroïde.

 une alimentation rationnelle et suffisante comportant, sous forme assimilable, les aliments
indispensables au développement des muscles (azotés) ; à l’ossification (phosphore, calcium, vitamine
D), à la croissance générale(vitamine D)

 une vie saine et active : vie au grand air, culture physique et la bonne attitude.

 Les apports nécessaires les apports de calcium, de phosphore et de vitamines A et D assurent une
bonne minéralisation des os qui prévient le rachitisme

-le Ca est présent dans le lait, les laitages, les fruits et les carottes

-le P est présent dans le lait, les laitages, la viande, l’œuf et le poisson

-les vitamines A et D liposolubles, sont présents dans les laitages, beurre.

La vitamine favorise l’absorption intestinale du Ca et sa fixation dans le tissu osseux ;c’est une
vitamine antirachitique. La vitamine A stimule la croissance de l’enfant.
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Les glandes endocrines

3 glandes endocrines assurent la bonne ossification du squelette

l’hypophyse a un rôle essentiel dans la croissance du squelette et des tissus. Elle sécrète une
hormone de croissance(ou STH) qui stimule la fabrication de protéines. L’insuffisance de croissance
chez l’enfant entraîne le nanisme.

La tyroïde sécrète la thyroxine dont l’action favorise la croissance et le développement de


l’organisme

les parathyroïdes sécrètent la parathormone(ou PTH) qui contrôle le taux de Ca et de P présents


dans le plasma. Un accès de PTH entraîne une déminéralisation du squelette qui le rend alors fragile

« Un muscle qui travaille augmente de volume, augmente de force augmente la rapidité, la


précision, le rendement du mouvement ».

F- LE SYSTEME NERVEUX

Le système nerveux est l’ensemble des organes à rôle multiples : ils reçoivent les messages sensoriels
(visuels, auditifs, olfactifs, tactiles, et gustatifs) ; ils les traitent ; ils transmettent des messages moteurs.

Ils commandent et coordonnent les activités de l’organisme.

I- Organisation du SN

Chez l’homme on distingue

Le système nerveux cérébrospinal : il comprend

- le système nerveux central SNC ou centres nerveux composé de l’encéphale, logé dans la boite
crânienne, forme de 2 hémisphère cérébraux du cervelet (en arrière) du tronc cérébral. La moelle
épinière, logée dans le canal rachidien de la colonne vertébrale

- le système nerveux périphérique SNP représenté par les nerfs (crâniens : 12 paires, et rachidiens :
31 paires) qui servent d’organes de transmission

 Le système nerveux végétatif ou autonome SNA : il se compose de centres nerveux situés dans le
tronc cérébral et la moelle épinière et d’une chaîne ganglionnaire située de part et d’autre de la colonne
vertébrale. Il contrôle la vie végétative et se compose du système orthosympathique et du système

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
parasympathique. Les 2 systèmes innervent les viscères et les glandes et leurs actions sont
antagonistes.( ex : sur le cœur : l’ortho accélère et la para ralenti)

II- Neurone : structure et propriété : par sa forme et sa fonction, le neurone représente l’unité du
SN. Cette cellule très spécialisée a pour fonction de recevoir un message nerveux, de le traiter et de le
propager. Le neurone transmet le message à un autre neurone ou à un effecteur par l’intermédiaire
d’une synapse.

Un neurone comporte 3 parties : les dendrites : prolongements du corps cellulaire, fins et ramifiés

Le corps cellulaire ou soma pourvu d’un noyau, il assure le métabolisme de la cellule

L’axone, prolongement unique dont l’extrémité forme l’arborisation terminale.

D’après la forme de corps cellulaire ont distingues 4 types de neurones

Neurones pyramidaux (cortex cérébral)

Neurones multipolaire (ME)

Neurones bipolaires (rétine)

Neurones unipolaires (neurones sensitifs du nerf rachidien)

Propriétés :

le neurone est excitable : il réagit à une stimulation d’intensité supérieure ou égale au seuil par la
création d’un message nerveux : influx nerveux IN

Il est conducteur : l’IN se propage le long du neurone à une vitesse de l’ordre de 10 à 100 m.s-1. La
propagation s’y effectue dans un sens précis :

Dendrite  soma  axone  arborisation terminale.

III- Notion de réflexe

Un réflexe est une réaction de l’organisme en réponse à un stimulus (ou stimulation).

On distingue les réflexes innés et les réflexes acquis.

Les réflexes innés : ce sont des réactions involontaires (inconscientes) qui existent dès la naissance.
Elles sont immédiates et se répètent toujours de la même façon. Les réflexes interviennent à tout
moment :

Ils permettent de régler automatiquement le fonctionnement des organes (pression artérielle, rythme
respiratoire, rythme cardiaque…)

Ils maintiennent le corps en équilibre lorsqu’il est debout

Ils soustraient rapidement l’organe à un danger (retirer sa main d’un objet brûlant)

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Les réflexes acquis : ou réflexes conditionnels : ils nécessitent un apprentissage préalable et font
intervenir des régions (cortex) du cerveau.

L’arc réflexe représente le trajet simplifié des messages nerveux lors d’un réflexe inné. Il
comprend :

- un récepteur qui réagit au stimulus

- une fibre nerveuse sensitive qui conduit le message (influx nerveux) dans le sens centripète (du
récepteur vers le centre nerveux)

- un centre nerveux, au niveau duquel intervient, au minimum, un inter neurone (neurone intercalaire)

- une fibre nerveuse motrice qui conduit le message dans le sens centrifuge (du centre nerveux vers
l’effecteur)

 un organe effecteur qui répond par contraction (muscle) ou par sécrétion (glande)

IV- Hygiène du système nerveux

Afin d’éviter la fatigue nerveuse et d’améliorer le fonctionnement des neurones, hygiène de l’appareil
nerveux dépend :

-de l’hygiène alimentaire (vitamines B et PP)

-de l’hygiène de la vie (sommeil…)

-de l’hygiène mentale (mémoire…)

Hygiène alimentaire : l’alimentation doit être équilibrée, saine et variée

Chez l’adulte : l’alimentation courante doit apporter 2 groupes de vitamines indispensables au SN

-vitamines du groupe B : la vitamine B1 par exemple, présente dans les céréales et dont la carence
entraîne une paralysie des membres inférieurs (béri-béri)

-vitamine PP ; présente dans la viande, dont la carence provoque des troubles mentaux (folie
pellagreuse)

Chez le nourrisson : la croissance est très rapide. Elle ne peut s’effectuer que si l’alimentation lui
apporte du glucose ainsi que des acides gras insaturés (acide linoléique) présents dans le lait ou les
laits pour nourrissons. L’alimentation de l’enfant doit être rigoureusement équilibrée durant les 7
premières années.

Hygiène de la vie

Tenir compte de l’importance et de la qualité du sommeil

-respecter le temps de sommeil qui varie en fonction de l’âge (10à 12 H par nuit chez l’enfant ; 7 à 8 H
chez l’adulte)

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
-se coucher si possible à la même heure dès les premiers signaux de l’endormissement

Eviter les excitants

-le café et le thé favorisent les insomnies

-le tabac agit sur le système neurovégétatif entraînant une perturbation du fonctionnement de certains
organes…

-l’alcool : l’ivresse affecte gravement le cerveau et le cervelet de façon passagère, alors que
l’alcoolisme provoque des troubles graves de façon durable

o Troubles moteurs (tremblements)


o Troubles sensitifs (perte progressive du goût, de la vue, du toucher et de l’odorat,
cauchemars)
o Troubles intellectuels (manque de volonté, de jugement, risque de démence et de folie).

Lutter contre le bruit

Le bruit peut provoquer des troubles de sommeil, de l’équilibre, de l’audition et peut entraîner de la
fatigue nerveuse.

Hygiène mentale

Par l’entraînement, par la pratique de sport, certains mouvements deviennent automatiques comme
ceux de la vie de tous les jours. Ainsi, les gestes sont moins fatigants pour le cerveau.

Grâce à l’entraînement, les mouvements répétés sont plus rapides et pus précis.

Enfin, en toute circonstance de la vie, il faut s’efforcer de garder le sang froid.

L’optimisme est bon pour la santé mentale

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

G- LES ORGANES DE SENS

I - LA PEAU

1) Anatomie de la peau (schéma)

L’enveloppe extérieure de notre corps est constituée de 2 parties :

a- L’épiderme forme de plusieurs couches superposées

La couche cornée : couche superficielle, formée de cellules mortes.

La couche muqueuse de Malgighi : couche moyenne formée de cellules vivantes

La couche germinative : profonde, formée par une seule couche de cellules qui se divisent
constamment. C’est elle qui permet le renouvellement permanente de l’épiderme (durée de vie d’une
cellule : 30j).

b- Le derme : comprend 3 couches


CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
La couche papillaire : superficielle composée de papille renfermant des terminaisons nerveuses et de
capillaires sanguins.

La couche conjonctive : moyenne, faite de tissu conjonctif en fibres élastiques associées à du


collagène.

L’hypoderme, couche basse dite graisseuse car elle renferme des adipocytes (cellules gorgées de
lipides : glycérol, triglycérides). Elle protège contre les chocs et le froid.

c- Les annexes

- les phanères : poils ongles et cheveux : ce sont des productions cornées épidermiques

- Les glandes :

Glandes sudoripares : productrices de sueur. Elles s’ouvrent à la surface de la peau par des pores qui
permettent l’excrétion de la sueur.

Glandes Sébacées : situées à la base des poils, sécrètent le sébum.

- Les nerfs : diverses terminaisons nerveuses se trouvent au niveau du derme.

2) Fonctions de la peau

la peau, organe du toucher : le derme renferme 3 types de terminaisons nerveuses sensitives


responsables

-de la sensibilité tactile : corpuscules de Meissner, de Pcini(information sur la nature des objets
touchés)

-de la sensibilité thermique(information sur la température ambiante)

de la sensibilité douloureuse(information sur l’intensité des chocs, des brulures et de piqûres)

la peau, organe de protection : elle a un rôle isolant ; elle nous protège :

-des agressions extérieures(chocs , frottements)

-des agressions microbiennes, par son pH acide et par ses cellules jointives

-de l’gression solaire : les rayons nocifs sont arrêtés par les mélanoblastes qui sont responsables de la
pigmentation de la peau(bronzage, hâle)

-de l’eau par la présence de sébum qui imperméabilise l’épiderme en surface.

La peau, organe d’échanges

Echanges gazeux : elle assure les EGR, en absorbant le dioxygène et en rejetant le dioxyde de carbone.
La respiration cutanée est plus importante chez l’enfant que chez l’adulte.

Echanges thermiques :
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
-les pertes de chaleur limitées par temps froid :

 la couche graisseuse isole


 les contraction des muscles horripilateurs redressent les poils(chaire de poule) et ferment les
pores
 les vaisseaux sanguins superficiels se contractent(vasoconstriction)

-les phénomènes sont inversés par temps de chaud :

 les vaisseaux superficiels se dilatent(vasodilatation)


 excrétion de la ueur par les glandes sudoripares : en s’évaporant, la sueur refroidit sur la
surface de la peau.

La peau, organe excréteur : les glandes sudoripares excrètent la sueur qui est une urine très
diluée(eau, sels, urée).

La quantité d’eau sécrétée vatrie, selon notre activité et les conditions du milieu, de 250mL à 1,5 L /
heure. La sécrétion normale est de 40mL/heure

La peau, organe producteur de vitamine D : sous l’effet des rayons solaires, les cellules adipeuses
du derme transforment le cholestérol en vitamine D dont le rôle antirachitique est connu.

3) Hygiène de la peau

Les patiques d’hygiène corporelle assurent :

-chez l’adulte, le bien être et la santé de la peau ; la prévension contre l’infection et l’irritation , ainsi
que le confort et la détente du corps

-chez l’enfant, la communication non verbale avec le monde des adultes, l’apprentissage de bonnes
habitudes éducatives dès le plus jeune âge et les premiers points de repères(les soins d’hygiène
rythment la vie de l’enfant et le sécurisent).

Les souillures de la peau

-la sueur renferme des matières azotées(urée et acide urique)qui sont à l’origine de fermatations
ammoniacales.

-le sébum, substance graisseuse, agglutine les pussières et les débris organiques en suspension dans
l’air. Toutes ces souillures forment la crasse qui enduit les peaux sales :

 elle bouche les pores de la peau, gênant les foctions respiratoires et excrétrices de la peau
 elle favorise la multiplication des microbes responsables d’une infection de la peau
 elle est responsable des mauvaises odeurs, gênantes pour l’entourage.

Soins à porter à la peau

- maintenir la peau toujours propre

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
-traiter toute plaie même minime sur la peau et les brûlures enn utilisant des antiseptique (le mercure
au chrôme)

-éviter le contact direct de la peau avec toute source de chaleur et agent chimique dangereux,

- éviter les produits cosmétiques qui irritant la peau

- porter des vêtements isolants lors des manipulations électriques(gans),

II- L’OEIL

1) Rappels : Anatomie de l’œil (schéma)

l’œil est un organe qui reçoit les images fournies par le monde extérieur et qui procure ainsi des
sensations visuelles.

De 2,5 de diamètre et d’une masse de 7g il comporte 3 parties : leglobe oculaire(sclérotique,


choroïde, rétine), les milieux transparents(conjonctive, cornée, humeur aqueuse, cristallin,
humeur vitrée) et organes annexes[ annexesprotectrices(orbitre, paupières, surcils), annexes
sécrétrices(glandes lacrymales), annexes motrices( 6 muscles oculomoteurs)].

La rétine : membrane très fragile de 0,5 mm d’épaisseur, la rétine renferme plusieurs couches de
cellules, notamment une couche de recepteurs visuels

-les cônes(environ 7 millions) permettent la vision des couleurs et réagissent à une intensité lumineuse
élevée

 les bâtonnets(environ 80 millions) sont sensibles en faibles luminosités

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
2) Physiologie de l’œil : la mise au point de l’image ou accommodation

-si l’objet est éloigné, son image inversé se projette directement sur la rétine au niveau de la tache
jaune. Aucune mise au point n’est nécessaire dans l’œil normal.

- Si l’objet se rapproche, son image a tendance à se projeter en arrière de la rétine et devient floue. Il
y a alors accommodation(bombement du cristallin) et l’image devient nette.

3) Quelques maladies de l’œil :

la conjonctivite : ou irritation de la conjonctive, due soit à des corps étrangers à l’œil, soit à des
microbes ; elle est généralement bénigne (elle se manifeste par la sensation de sable dans l’œil , des
larmoiements, des paupières gonflées, des yeux rouges).

Le trachome : maladie infectueuse( due à un gros virus) qui atteint les paupières et la cornée ;
l’opacité de cette dernière peut entraîner la cécité.

 autres maladies de l’œil

Le glaucome : augmentation de la pression à l’interieur de l’œil par accululation de l’humeur


aqueuse, elle se manifeste par des douleurs oculaires pouvant aboutir à la cécité.

La xérophtalmie (ou avitaminose A) : caractérisée par un durcissement et un épaississement de la


cornée entraînant des ulcérations qui peuvent conduire à la cécité.

La cataracte : c’est l’opacification progressive du cristallin associé soit au vieillissement, soit à
diverses maladies(diabète, tétanie…)

4) Hygiène de l’œil

L’œil est un organe fragile qui doit être ménagé. Il faut éviter l’infection oculaire et assurer son
fonctionnement correct par une bonne hygiène alimentaire ainsi qu’une bonne hygiène de vie ; il est
nécessaire de prévenir la fatigue oculaire

Prévension contre l’infection oculaire

-ll faut éviter de toucher ses yeux avec les maains sales (risque de conjonctivite et de kératines)

-lorsqu’un corps étranger tombe à la surface de l’œil (poussière,particule), il faut maintenir l’œil
fermer afin que les larmes l’évacuent vers le coin de l’œil, d’où il sera facile à retirer avec un coton
humide

Prévention de la fatigue oculaire : les signes de la fatigue oculaire sont :

-des picottements

-des sensations de douleur dans les paupières


CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
-une lecture difficile

-des troubles visuelles

Il est nécessaire

-d’éviter la lecture prolongée

 des textes à très petits caractères


 le soir sous une lumière trop faible
 la tête trop proche du livre

-de porter des lunetes noires dans lescas d’éclairages trop intenses, (en particulier lorsqu’il y a
réverbérationsur les neige par exemple)

Entretenir le fonctionnement de l’œil

-une bone hygiène alimentaire est indispensable : apport convenable en vitamine A

-il faut utiliser un bon éclairage

 une lumière uniforme


 une lumière réfléchie, diffuse
 bien orienter sa table de travail
 la lumière doit arriver latéralement afin d’éviter l’éblouissement et du côté opposé à la main
qui tient le stylo (éviter l’ombre de la main)

La surveillance médicale

Tout trouble de la vision doit être décelé le lpus tôt possible chez le jeune enfant.

La fatigue oculaire doit être soignée à temps avent q’elle ne s’aggrave.

Tout défaut de l’œil doit être corrigé par des verres ordonnés par l’oculiste.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

H- L’APPAREIL REPRODUCTEUR ET LA REPRODUCTION

I- Les appareils génitaux

1- Appareil génital de la femme : il comprend

a) Les organes génitaux internes

 Les gonades : les ovaires (grosse amande de 4cm de long) ils sont maintenus par des ligaments qui
les attachent à la paroi abdominale à l’utérus et à la trompe. Ce sont des glandes mixtes qui ont une
fonction exocrine par la production des ovules et une fonction endocrine par la production
d’hormones : oestrogènes et progestérone.

Les conduits génitaux : les 2 trompes de Fallope ou oviductes sont le lieu de la fécondation

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 L’utérus : destiné à recevoir l’œuf fécondé, à le nicher puis à l’expulser au terme de son
développement. C’est un muscle creux dont la face interne est tapissée par une muqueuse :
l’endomètre riche en vaisseaux sanguins et en glandes nourricières.

 Les vagin : organe de copulation, reçoit les spermatozoïdes lors de l’éjaculation ; il assure le
passage du bébé à la naissance ainsi que les pertes sanguines des règles.

b) Les organes génitaux externes

La vulve : elle comprend les lèvres, le clitoris, le méat urinaire, l’orifice génital.

2- Appareil génital de l’homme : il comprend :

a) Les organes génitaux internes

 Les gonades : les testicules situés dans les bourses (scrotum) , glandes mixtes ; ils ont, d’une part,
une fonction exocrine par la fabrication et la sécrétion permanentes des gamètes mâles, d’autre part,
une fonction endocrine, par la fabrication et la sécrétion de la testostérone, l’hormone mâle permettant
la mise en place et le maintien des caractères sexuels secondaires.

 Les conduits génitaux

L’épididyme : canal fin qui coiffe le testicule. Les spermatozoïdes y acquièrent leur pouvoir
fécondant et leur mobilité.

 Les canaux déférents ou spermiductes sont des canaux qui prolongent les épididymes, ‘ ils se
terminent par l’ampoule déférent où sont provisoirement stockés les spermatozoïdes

 Les glandes annexes : la prostate et les glandes séminales élaborent un liquide séminal qui se
mélange aux spermatozoïdes pour constituer le sperme (1ml de sperme contient 300 millions de
spermatozoïdes)

b) L’appareil érectile : le pénis ou verge constitue avec les bourses, l’organe externe. Il se termine
par une extrémité renflée, le gland, où s’abouche le méat urinaire recouvert par un repli de peau, le
prépuce. Le pénis renferme les corps caverneux et spongieux, tissus érectiles richement vascularisés
qui entourent l’urètre.

II- La gamétogenèse et les cellules sexuelles

1-La gamétogenèse : Formation des gamètes

a) La spermatogenèse : formation des gamètes masculins :

Elle s’effectue dans les testicules. Les cellules souches se trouvent à la périphérie du tube. Chaque
cellule se divise en deux fois et donne quatre spermatogonies. Chaque spermatogonie, après un faible
accroissement devient un spermatocyte de premier ordre. Celui-ci se divise en deux spermatocytes
de deuxième ordre ; puis chaque spermatocyte II se divise en deux spermatides. Chaque spermatide
est une cellule arrondie qui va ensuite se transformer progressivement en une petite cellule munie
d’une longue queue, le spermatozoïde.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
(Cette phase de différenciation est appelée
spermiogenèse).

 NB : Les deux premières divisions sont des mitoses ; les deux dernières constituent le phénomène
de méiose. La durée de la spermatogenèse a été évaluée à deux mois et demi chez l’homme ; elle
débute à la puberté et se déroule ensuite de manière permanente durant toute la vie.

On trouve dans la paroi du tube séminifère de grandes cellules : les cellules de Sertoli qui jouent un
rôle nourricier, assure la coordination de la spermatogenèse et participe à la spermiogenèse.

b) L’ovogenèse: formation du gamète féminin

Comme chez l’homme, la production des gamètes ne commence chez la femme qu’à partir de la
puberté, mais l’ovogenèse a déjà commencé depuis longtemps.

A partir des cellules souches, la phase de multiplication est exclusivement embryonnaire : il se forme
un stock d’ovogonies (environ 6 ;8 millions pour les deux ovaires) . La plus grande partie des
ovogonies va dégénérer avant la naissance et cette dégénérescence continuera durant toute la vie
génitale féminine.

Après cette phase de multiplication chaque ovogonie (30 µmm) entre en croissance et débute sa
première division de méiose ; on a alors des ovocytes de premier ordre. Puis une longue phase de
repos commence jusqu’à la puberté. A partir de la puberté l’ovogenèse reprend pour un ovocyte pour
chaque cycle de 28 jours : celui-ci est contenu dans le follicule qui évoluera. La première division de
méiose s’achève à l’ovulation : elle est très inégale, donnant un gros ovocyte de deuxième ordre
(gamète féminin), et un minuscule globule polaire (GP I). Une deuxième phase de repos commence
pour l’ovocyte II. C’est l’entrée du spermatozoïde dans l’ovocyte II au cours de la fécondation qui
interrompt le repos et déclenche la deuxième division de méiose. L’ovocyte II se divise encore de
manière inégale, il donne un gros ovule et un deuxième globule polaire (GP II) : l’ovogenèse est
enfin terminée.

2- les cellules sexuelles ou gamètes

a) Le spermatozoïde : cellule longue de 4/100e de mm, qui comporte 3 parties : une tête, un cou, une
pièce intermédiaire et un flagelle. La celle est mobile ; sa durée de vie est de 3 j jours dans les voies
génitales féminines.

b) L’ovule : cellule sphérique de 1/10e de mm de diamètre, elle renferme un cytoplasme volumineux


avec des réserves nutritives (vitellus) suffisant pour assurer la survie de l’œuf durant sa vie libre
jusqu’à la nidation. Sa durée de vie est très limitée (24 à 36 h)

III- Les différentes phases de la fécondation

La rencontre des gamètes : les spermatozoïdes sont attirés par l’ovocyte ; quelques uns pénètrent
dans son enveloppe. Un seul réussira à atteindre le gamète féminin.

La pénétration dans le cytoplasme de l’ovule : le spermatozoïde perd son flagelle, le noyau mâle
(pronucléus mâle)se dirige vers le noyau de l’ovule(pronucléus femelle)

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
La fusion des 2 noyaux : caryogamie : les 23 chromosomes du spermatozoïde se mélange avec les
23 chromosomes de l’ovule pour former un œuf à 46 chromosome, caractéristique de l’espèce
humaine.

IV- LES CYCLES SEXUELS, ACTIVITES SEXUELLES ET LEUR REGULATION

La vie de la femme est marquée par des modifications qui reviennent à intervalle régulier suivant un
rythme propre à chaque espèce. Ces modifications constituent le cycle sexuel.

1- les manifestations cycliques :

a- Cycle ovarien : les ovaires sont d’une part, des organes producteurs d’ovocytes, d’autres part, des
glandes endocrines sécrétant les hormones ovariens(oestrogènes et progestérones). Le cycle ovarien,
d’une durée de 28 jours, est caractérisé par la ponte ovulaire (généralement le 14è j). Il dépend des
hormones du complexe hypothalamo-hypophysaire.

Phase pré ovulatoire ou phase de croissance folliculaire : pendant cette phase, une dizaine de
follicules sécrètent des oestrogènes et entament leur croissance : transformation des follicules
primordiaux en follicule primaires, puis secondaires et enfin tertiaires (cavitaires). Un seul arrive à
maturité et devient follicule de De Graaf. La durée de cette phase est de 14 jours. Elle peut être
légèrement plus longue chez les adolescentes.

L’ovulation : elle correspond à l’expulsion spontanée de l’ovocyte à la suite de la rupture du follicule


mûr à la surface de l’ovaire. Le gamète femelle est alors aspiré par le pavillon de l’oviducte tout
proche.

Phase post ovulatoire ou phase lutéale : au cours de cette phase, l’ex-follicule de De Graaf se
transforme en corps glandulaire, le corps jaune, qui sécrète la progestérone. La durée de cette phase
est toujours de 14 jours.

b- Cycles des voies génitales : Cycle de l’utérus

Phase pré ovulatoire (ou phase de croissance de l’endomètre) : l’endomètre utérin s’épaissit
progressivement (de 1 à 3 cm) ; les glandes utérines et les vaisseaux sanguins s’y développent en
profondeur. Cette phase, d’une durée de 14 jours, est due à l’action des oestrogènes ovariens.

Phase post-ovulatoire (ou sécrétoire) : les glandes et vaisseaux continuent leur développement,
l’endomètre atteint son épaississement maximal (4 à 5 cm). Il y a la sécrétion d’une substance riche en
glycogène. L’utérus a alors un aspect congestionné, d’où le nom de dentelle utérine. Il est alors apte à
nourrir l’embryon.

Cette phase est sous la dépendance de la progestérone et des oestrogènes sécrétées par le corps
jaune.

La menstruation ou règle intervient en l’absence de fécondation et de nidation. L’endomètre est


détruit en grande partie à la suite de la chute brutale des sécrétions des 2 hormones ovariennes. Les
règles se traduisent par des pertes de cellules et de sang plus ou moins coagulé. Elles durent en
moyenne 4 à 5 jours.

2- Régulation de l’activité sexuelle chez les mammifères

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
2.1 Chez la femme

 a) La commande ovarienne du cycle utérin :

L’ovaire sécrète des hormones ovariennes qui commandent le cycle de l’utérin.

Les oestrogènes sont sécrétés par la thèque interne et la granulosa des follicules.

La progestérone est sécrétée par le corps jaune du follicule pendant la phase lutéinique. Le corps
jaune du follicule pendant la phase lutéinique. Le corps jaune

b) Le contrôle hypophysaire du cycle ovarien :

L’hypophyse par le lobe antérieur contrôle le fonctionnement de l’ovaire par 2 hormones appelées
gonadostimulines ou gonadotrophines

la F.S.H.(hormone folliculostimuline) responsable du développement et de la maturation des follicules


ovariens

La L.H.(hormone lutéinisante) provoque l’ovulation et la transformation des follicules en corps jaune


qui sécrètent la progestérone et l’œstradiol.

La LTH (hormone lutéotropique ou prolactine) jouerait un rôle important dans la production lactée.

c) Le rôle de l’hypothalamus dans la sécrétion des gonadostimulines

L’hypothalamus agit directement sur l’hypophyse par l’intermédiaire d’une neurohormone appelée
GnRH (hormone de libération des gonadotrophines). Cette neurosécrétion libérée(de façon
pulsatile)par certaines neurones hypothalamiques intervient par voie sanguine sur l’hypophyse.

d) Le contrôle ovarien du cycle hypophysaire : rétrocontrôle (Feed Back)

Les hormones ovariennes influencent directement la sécrétion des gonadotrophines hypophysaires ; ce


rétrocontrôle négatif(ou positif) explique les variations des taux sanguins de LH, de FSH et de LTH.

Les stimuli externes perçus par le système nerveux central, agissent également sur les sécrétions
hypophysaires par l’intermédiaire de l’hypothalamus.

2.2 Le contrôle hormonal du fonctionnement du testicule chez l’homme :

Fonctions du testicule

- production de spermatozoïdes par les tubes séminifères

- sécrétion de testostérone par le cellules interstitielles (ou cellules de Leydig)

[la production de la testostérone est continue et régulière à partir de la puberté. Elle a des rôles variés :
activation de la spermatogenèse, stimulation du développement des caractères sexuels primaires
(prostate et vésicule séminale), stimulation des caractères pubertaires ou CSS (voix, pilosité,
musculature)]

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 a) Contrôle du fonctionnement des testicules

L’hypophyse de l’homme sécrète, comme celle de la femme 2 gonadostimulines : FSH et LH.

La FSH : agit essentiellement sur les cellules de Sertoli, elle contrôle la production de spermatozoïdes.

La LH : agit sur les cellules de Leydig et stimule la production de la testostérone.

 b) Rôle de l’hypothalamus : l’activité de l’antéhypophyse est sous la dépendance d’une


neurosécrétion hypothalamique, la GnRH.

c) Le contrôle du complexe hypothalamo-hypophysaire : Les rétrocontrôles hormonaux : la


production de la LH est inhibée par le rétrocontrôle négatif dès que le taux sanguin de testostérone
dépasse une valeur seuil. Par contre la testostérone n’a pas d’effet sur la sécrétion de FSH.

L’inhibine, sécrétée par les cellules de Sertoli (grosses cellules situées dans les tubes séminifères)
serait capable d’inhiber la sécrétion de la FSH ;

d) Le rôle du système nerveux central : les liaisons entre l’hypothalamus et le cortex influencent,
modèrent, socialisent le comportement sexuel. NB Reproduction : conséquences d’une
suppressionLa castration d’un mammifère mâle (ablation des testicules) a des conséquences très
différentes selon l’âge à laquelle elle est réalisée.

-Pratiqué chez un embryon mâle, la castration perturbe gravement son développement c’est un sujet
de type femelle (évidemment dépourvu au moment d’ovaires) qui naît.

-L’animal castré jeune ne se transforme pas en adulte au moment de la puberté les organes génitaux
restent de type infantile, les caractères types de l’individu mâle (ou CSS) ne se développe pas (chez
homme miniature), pilosité, layon) le comportement lui –même est altéré.

-Les conséquences sont générales plus discrètes si sa castration est pratiquée chez un adulte. Toute
fois, dans certains cas, on observe une régression nette de CSS.

Ces observations montrent que les testicules ont une double fonction

+ ils produisent les spermatozoïdes chez le mâle adulte.

+ ils influant de façon considérable sur la croissance et le développement de l’individu mâle.

Comment corriger les effets d’une suppression ?

-La greffe de testicule chez un animal castré !

- L’injection dans le sang d’extraits testiculaires peut corriger les effets de la (castration sauf la
stérilité.

+Une hormone est une substance chimique produite par une cellule endocrine et libérée dans le sang.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

I- LES FLEAUX SOCIAUX

Un fléau social est une chose redoutablement nuisible, dangereuses ; une grande calamité publique.
Parmi les fléaux de notre société il y a le SIDA, le palu, la tuberculose, l’alcoolisme, le tabagisme, les
drogues…Pour ces derniers, c’est l’usage nocif (ou usage à problème) c’est-à-dire une consommation
susceptible de provoquer des dommages physiques affectifs, psychologiques et surtout sociaux pour le
consommateur et pour son environnement proche et lointain, que nous évoquerons ici.

Causes

-la solitude due à l’éclatement des familles (divorces)

-le désœuvrement, le chômage


CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
-l’affaiblissement des valeurs (foi religieuse)

-le désir d’évasion ; échapper au stress…

-les rencontres de hasard

-l’absence de communication du jeune avec ses proches

1-ALCOOLISME

Est alcoolique toute personne qui consomme des boissons alcoolisées avec exagération et présente des
troubles de santé caractéristiques.

Les boissons alcoolisées sont : -l’alcool concentré : eau de vie, apéritif, liqueur

 les boissons fermentées : vin, cidre, bière

Les effets de l’alcool sur l’organisme

sur l’appareil digestif

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
-les muqueuses de l’œsophage, de l’estomac et de l’intestin sont attaquées. L’alcool est responsable
d’ulcères et de cancer(80% des cas)

-le foie : la dégénérescence des cellules hépatiques est à l’origine de la cirrhose

-la digestion est perturbée ; l’appétit est très diminué.

Sur l’appareil circulatoire

 les artères ; le risque d’artériosclérose est augmenté


 le cœur s’enrobe de graisses, d’où un risque d’infarctus

Sur le système nerveux

 troubles des organes de sens : la vision, le goût, l’odorat et l’ouie sont diminués ; perte
d’équilibre ; troubles de réflexes.
 Tremblement de lèvres et des mains

 Lésions des nerfs à l’origine de crampes, fourmillements et des paralysies


 Troubles du comportement : irritabilité, colère, susceptibilité, état dépressif.

L’alcool est la cause de 75% des suicides

 Baisse des facultés intellectuelles et des capacités d’attention. L’alcool est responsable de 30%
des accidents de la circulation.

Prévention

Mesures sociales

-Limiter la publicité en faveur de l’alcool

-Condamner les chauffeurs à de lourdes peines

- étendre l’alcootest à titre préventif

Mesures économiques

- favoriser la production et la consommation de jus de fruits

 réduire le nombre de débits de boissons

Mesures éducatives

- encourager le sport(sans dopage)

- augmenter la publicité contre l’alcool

- informer à l’école

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
L’alcoolémie : c’est la teneur du sang en alcool ; elle atteint son maximum moins d’une heure après
l’ingestion ; elle diminue ensuite de 0,15g/heure

Méthode de calcul : p X k X n p= poids de l’individu k= coefficient de diffusion(0,7 chez l’homme et


0,6 chez la femme) n= quantité d’alcool ingérée.

2-Tabagisme

Ensemble des troubles physiologiques et psychiques provoqués par l’usage abusif du tabac

Les effets du tabac sur l’organisme

Accoutumance : le tabac, comme la morphine, crée un état de besoin. Privé de tabac, le sujet
éprouve une difficulté à travailler, à penser ; il devient très irritable

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Effets sur l’appareil respiratoire

-laryngites fréquentes

-bronchites chroniques(toux)

-cancers pulmonaires(90% des cancers mortels)

Effets sur l’appareil cardio-vasculaire

-infarctus du myocarde

-artérites

-artériosclérose

Effets sur l’appareil digestif

le tabagisme entraîne une digestion difficile(dyspepsie), une constipation ou des diarrhées selon les
sujets.

Effets sur le système nerveux

-maux de tête(céphalées)

-amnésie et tremblements

Chez la femme enceinte

-battement accéléré du cœur fœtal

-prématurité augmentée, le risque augmente :

de 15% pour 15 cigarettes/jours

de 25% pour 25 cigarettes/ jour

de 35% pour 35 cigarettes/jour

-l’espérance de vie du fumeur est diminuée

de 3 ans pour 15 cigarettes/jour

de 10 ans pour 40 cigarettes/jour

Prévention du tabagisme

-limiter la consommation journalière

-fumer la cigarette aux 2/3 seulement et fumer des cigarettes à bout filtre

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
-fumer des cigarettes légères moins concentrées en goudrons et nicotine

-ne pas fumer en présence des jeunes enfants ou des personnes âgées

-fumer à l’extérieur ou bien aérer la pièce où l’on fume.

3-DROGUE

Les drogues sont des substances étrangères à l’organisme qui agissent à doses faibles principalement
au niveau du cerveau. Elles entraînent des troubles graves et souvent irréversibles sur tout l’organisme,
et peuvent créer des phénomènes de dépendance.

La toxicomanie due à la drogue affecte surtout les jeunes de 16 à 20 ans et la majorité de garçons
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Les principales drogues et leur effet sur l’organisme

-Chanvre indien ou cannabis (Marijuana, kif, haschich

-troubles auditifs et visuels

-hallucinations

-euphorie

-dépendance psychique

-diminution de l’activité mentale(troubles de la mémoire et de la concentration)

-Médicaments détournés de leur usage normal -Ectasy « pilule de l’amour » Ice, « glace », crystal
meth

momentanément : augmentation des capacités mentales et intellectuelles

-puis, rapidement : dépendance et fatigue

-Héroïne(extrait de la morphine), poudre blanche ou colorée(brown sugar)-Cocaïne(coca)

-plaisir intense

-dépendance psychique et physique

-syndrome de sevrage

-douleurs physiques

-déchéance physique et psychique

-risques de mort par overdose et de sida et d’hépatite B

-stimule l’appareil respiratoire (effort prolongé plus soutenu)

Conclusion : Aujourd’hui l’alcoolisme la drogue et le tabagisme sont des véritables problèmes de santé
publique. Dans ce cadre ils altèrent la personnalité du consommateur.

 Composition du tabac :

La fumée de cigarette est un aérosol composé de particules solides, de liquide et de gaz quin sont très
nuisibles. Plus de 7000 composants ont été identifiés dont :

-la nicotine, alcaloïde responsable d’effets euphorisants

-l’acide cyanhydrique
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
-l’acroléine, composé irritant responsable de la toux des fumeurs

-le co dont les effets sur les globules rouges sont nuisibles

-les goudrons(ou hydrocarbures) aux effets cancérigènes.

Méthodes de désintoxication

-l’utilisation d’un patch (timbre antitabac) qui délivre à travers la peau des doses décroissantes de
nicotine. Fumer une cigarette simultanément est très dangereux( les effets de la nicotine sont multipliés
par 10) et entraîne des céphalées, des nausées et des palpitations.

-l’acupuncture(narcothérapie, auriculothérapie).

-l’homéopathie, par administration d’extraits de tabac à des doses de plus en plus petites

-la thérapie de groupe : réunion de fumeurs avec un spécialiste qui informe des méfaits du tabac et qui
leur donne des conseils d’hygiènes alimentaire et sportive.

4 - La tuberculose

Qu'est-ce que la tuberculose?

La tuberculose est une maladie infectieuse causée par un germe appelé Mycobacterium
tuberculosis. Le germe entraîne généralement une infection au niveau des poumons, mais il

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

arrive aussi que d'autres organes soient atteints.

Quels sont les signes et les symptômes de la tuberculose? Les signes ou les symptômes de la
tuberculose peuvent être confondus avec ceux de nombreuses autres maladies. Ce sont :

 une perte de poids


 une perte d'énergie
 une diminution de l'appétit
 de la fièvre et une toux grasse

Comment la tuberculose se transmet-elle?

La tuberculose est transmise par voie aérienne, par exposition aux germes présents dans la salive
et les expectorations pulmonaires (crachats) des personnes infectées.

Lorsqu'une personne infectée tousse ou éternue, de minuscules gouttelettes contenant les germes
sont projetées dans l'air et peuvent être inhalées par toute personne se trouvant à proximité. Après
avoir été inhalés par le nez et la bouche, les germes atteignent la trachée et les conduits aériens
(bronches) qui pénètrent dans les poumons. À partir des poumons, qui constituent le foyer initial,
les germes peuvent être disséminés par la circulation sanguine vers d'autres régions de
l'organisme. Dans les semaines qui suivent l'infection, le système immunitaire, qui est le
mécanisme de défense de l'organisme humain contre l'infection, réagit à la présence des germes
et empêche généralement leur multiplication et leur dissémination. Toutes les personnes infectées
ne développeront pas la maladie. En fait, environ 90 % des personnes infectées le demeurent
pendant toute leur vie sans présenter de symptômes.

Une personne qui a été infectée mais n'est pas atteinte de la maladie ne peut pas infecter son
entourage, car le germe n'est pas présent dans ses expectorations ou sa salive.

Environ 5 % des personnes infectées développeront la maladie. Ces personnes peuvent


transmettre la tuberculose, car des germes sont présents dans leurs expectorations ou leur salive.

Comment reconnaît-on la tuberculose?

Des tests médicaux, comme les tests intradermiques, la radiographie pulmonaire et l'examen des
expectorations, permettent de déterminer si une personne a été exposée aux germes ou si elle est
atteinte de la maladie.

Peut-on traiter la tuberculose?

Il est possible de traiter très efficacement la tuberculose en ayant recours à une association de
médicaments. Il importe de suivre les directives du médecin et de prendre les médicaments
conformément à ses recommandations. Si vous oubliez de prendre vos comprimés ou si vous n'en
prenez qu'un, les germes de la tuberculose peuvent acquérir une pharmacorésistance (devenir
résistants aux médicaments) et recommencer à se multiplier.

La tuberculose est-t-elle un risque professionnel?

En milieu de travail, les employés des établissements de soins et des hôpitaux peuvent contracter
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

la tuberculose de personnes dont la maladie n'a pas encore été diagnostiquée. Les mesures de
sécurité professionnelle devraient comprendre des programmes de dépistage visant à identifier
les personnes qui ont été exposées aux germes de la tuberculose.

En présence d'une personne contagieuse, il faut appliquer toutes les précautions d'isolement.
Cette personne doit être le seul occupant de la chambre. Les employés qui entrent dans la
chambre doivent porter un masque. La chambre d'isolement doit être en pression négative et être
dotée d'un système de ventilation adéquat de façon que la concentration de contaminants en
suspension dans la pièce soit réduite. L'air de la chambre d'isolement doit être évacué
directement à l'extérieur de l'immeuble.

Les principales drogues et leur effet sur l’organisme

Classement Principales drogues Effets sur l’organisme


-troubles auditifs et visuels

Chanvre indien ou cannabis -hallucinations

(Marijuana, kif, haschich) -euphorie

-dépendance psychique
Hallucinogènes
-diminution de l’activité mentale

(troubles de la mémoire et de la
concentration)
-dépendance psychique
LDS 25
-hallucinations

-excitation du cerveau(exaltation)
- folie(trouble psychiatriques
Mescaline(extrait d’un champignon
du Mexique : le peyotl) -perception, hypersensibilité

-excitation du cerveau

-dépendance psychique

-confusion sensorielle

-hallucinations
-Médicaments détournés de leur -momentanément : augmentation des
Amphétamines usage normal capacités mentales et intellectuelles
-puis, rapidement : dépendance et fatigue
-Ectasy « pilule de l’amour »

Ice, « glace », crystal meth


CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

-au début : euphorie, rêves


Opiacés Opium(extrait du pavot)
-puis somnolence et apathie,

-dépendance psychique et physique


-supprime la douleur

Morphine(extrait de l’opium) -dépendance psychique et physique

-effets identiques à l’opium mais plus


puissants
Euphorisants
-risques de mort par overdose et de

sida et d’hépatite B
Héroïne(extrait de la -plaisir intense

morphine), poudre blanche -dépendance psychique et physique

ou colorée(brown sugar) -syndrome de sevrage

-douleurs physiques

-déchéance physique et psychique

-risques de mort par overdose et de


Cocaïne(coca)
sida et d’hépatite B

-stimule l’appareil respiratoire(effort


prolongé plus soutenu)
-ivresse

Solvants Ether, trichloréthylène, eau écarlate, -euphorie


benzène, colles
-vertiges

-dépendance psychique

-irritations des muqueuses, atteintes


d’organes(reins, foie, cœur)

-risques d’accidents graves)


Khat(ou cat) Thé des Abyssins, -perte d’appétit
feuilles(mastiquées) d’un arbuste -stimule le système nerveux
d’Arabie
Tranquillisants Médicaments détournés de -au début : hypnotique et calmant
Barbituriques leur usage normal -par la suite : dépendance

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

INTRODUCTION A LA METHODOLOGIE
A- Généralités
1- OBJET, RÔLE, IMPORTANCE DE LA MÉTHODOLOGIE
a) Objet

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
La pédagogie spéciale ou méthodologie est celle qui s’occupe de l’étude des spécificités d’une
discipline d’enseignement. L’enseignement n’est pas une chose aisée ; cependant c’est un métier et
à ce titre il mérite d’être et peut être appris; car il possède ses méthodes et ses techniques.
b) Rôle
Le terme désigne les méthodes et pratiques d'enseignement et d'éducation ainsi que toutes les qualités
requises pour transmettre un savoir quelconque. Faire preuve de pédagogie signifie enseigner un savoir
ou une expérience par des méthodes adaptées à un individu ou un groupe d'individus.
C’est aussi l'ensemble des savoirs scientifiques et pratiques, des compétences relationnelles et sociales
qui sont mobilisées pour concevoir et mettre en œuvre des stratégies d'enseignement
La méthodologie est confrontée à de nombreux problèmes dont les principaux sont:
 préparations des leçons ;
 les techniques de la classe ;
 problème de matériel didactique et de l’étude du milieu.
c) Importance
La méthodologie est très importante, car elle améliore la qualité de l’enseignement du savoir
(connaissances).

2- TACHES ÉDUCATIVES ET INSTRUCTIVES DES SCIENCES NATURELLES


L’enseignement moderne des sciences naturelles vise quatre objectifs : faire acquérir des
connaissances (savoirs), des méthodes, des savoir-faire (habiletés) et des savoir-être (des attitudes). Il
est important d’analyser le savoir à enseigner afin de le rendre transmissible, accessible.
Les sciences naturelles sont une discipline purement expérimentale. L’enseignement des sciences
naturelles vise à développer chez l’élève l’esprit scientifique, la persévérance, la curiosité, la
formation de l’esprit critique, la rigueur, le respect de la vie et du matériel. Il permet également
d’éveiller la personnalité, la socialisation.
3- LA MÉTHODE BIOLOGIQUE
La méthode biologique dans la recherche scientifique s’appuie sur le schéma suivant OHERIC
(Observation-Hypothèse -Expérimentation-Résultat-Interprétation-Conclusion). Il s’agit de la
démarche scientifique ou expérimentale à l'aide de modèle.
Pour chaque étape de la démarche scientifique ou expérimentale, quelques suggestions d’activités sont
proposées, avant tout en lien avec des séquences du programme de 2010 et les manuels Sciences
Naturelles 7e-8e-9e. Les chapitres choisis sont de préférence adaptés au rythme de l’apprentissage de
la démarche au cours de l’année.
L'expérience scientifique se réalise le plus souvent dans un laboratoire qui permet de s'assurer au
mieux de la maîtrise de chaque facteur.
La conduite d'une expérience nécessite la construction d’un protocole d'expérimentation pour vérifier,
ou mieux, de corroborer l'hypothèse ou de la réfuter (rejeter).

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
On distinguer trois types de démarches souvent confondues : expérimental, scientifique et
d’investigation.
 La démarche scientifique est une suite d’actions visant à comprendre le réel. Pour répondre à une
question, issue de l’observation du réel, des hypothèses sont testées puis infirmées ou confirmées ;
de cette confirmation naît alors une théorie ou un modèle. L’expérimentation est un des moyens de
tester une hypothèse, au même titre que l’observation ou la documentation.
 La démarche expérimentale est donc une manière d’effectuer une étape d’une démarche
scientifique. C’est la manière prônée dans l’enseignement des sciences et formalisée sous le sigle
OHERIC. Elle consiste à tester par des expériences répétées la validité d'une hypothèse en obtenant
des données nouvelles, qualitatives ou quantitatives, conformes ou non à l'hypothèse.
Plusieurs critères définissent la réalisation d’une véritable démarche scientifique : utilisation de faits
comme base d’étude, utilisation d’échantillons témoin, répétition de l’expérience, réfutabilité,…
 La démarche d’investigation repose sur le questionnement au sujet d’une situation problématique
et les modes de recherche peuvent être variés : expérimentations, observations (par exemple en
biologie ou en astronomie), documents ou modélisation.
La réalisation de la démarche d’investigation permet aux élèves de développer des savoirs, c’est ce que
veut avant tout l’enseignant de sciences ; mais elle implique tout autant des savoir-faire et des savoir-
être. Elle permet de développer toutes les capacités transversales : collaboration
Les démarches et les expériences sont souvent réalisées en groupes, au sein desquels les avis sont
souvent divergents :
 Communication : elle est nécessaire au bon fonctionnement du groupe et se trouve valorisée dans
la phase de communication des résultats, qui, même si elle intervient en dernier, n’en est pas moins
inhérente au métier de chercheur ;
 Stratégies d’apprentissage : elles sont (ou doivent être) développées dans les différentes étapes de
la démarche ainsi que dans les allers-retours entre les étapes ;
 Pensée créatrice : même s’il n’y a rien d’artistique, quelle dose de créativité faut-il au moment de
mettre au point le protocole de recherche ?
 Démarche réflexive : la confrontation des résultats à ses hypothèses de départ implique cette
démarche.

Introduction à la démarche expérimentale


Avant d’explorer les étapes d’une démarche expérimentale, une introduction avec les élèves permet de
montrer qu’ils vont apprendre et utiliser une démarche autant que des contenus.
a) L’observation
Le but de cette première étape est que l’élève se mette au travail, donne un sens à ce qu’il fait et se
pose des questions.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
L’élève peut analyser une situation-problème ou un cas tiré des résultats des travaux déjà effectués en
sciences, observer un phénomène réel, ou simplement se poser une question.
Tout ceci devrait perturber ses représentations (induction d’un conflit cognitif) tout en étant proche de
ses préoccupations.
L’observation doit être attentive et concerner l’ensemble de l’objet ; elle se réalise à l’aide des organes
sensoriels.
L’enseignant doit proposer des situations qui correspondent à des croyances erronées des élèves. Cela
lui permet aussi de mettre en évidence les représentations et de collecter les conceptions initiales des
élèves. Il doit avant tout étonner pour motiver. Cela amène l’élève à faire un constat.
 Exemple : Quel constat peut- on faire lorsque nous observons une personne respirer ? Un constat
évident est que, lors de l’expiration, il y a rejet de gaz.
Certaines activités du programme peuvent être utilisées dans ce but, en présentant les résultats comme
moteur d’étonnement. Pour développer l’étape d’observation, des expériences sont présentées aux
élèves et il est important qu’ils prennent note de leurs observations, des problèmes qu’elle soulève et
des hypothèses, en les distinguant clairement : ce que j’ai vu (observation), la question que cela pose
(problème) et ce que j’imagine par rapport à la question posée (hypothèse).
 Poser le problème
Le constat appelle le problème. L’identification de la problématique peut se faire d’elle-même dans
l’étape précédente, mais si elle n’est pas claire, l’émission d’hypothèses sera peut-être peu ciblée, avec
les conséquences désavantageuses que cela pose pour mener à bien la suite de la démarche.
L’observation doit faire naître un problème motivant les élèves et perturbant leurs représentations. La
problématisation consiste alors à trouver quels facteurs pourraient intervenir dans le fait que ce n’est
pas comme l’observateur l’avait prévu. Les facteurs intervenant dans une problématique doivent être
isolés, qu’ils soient pertinents ou non (c’est l’expérience qui dira s’ils sont pertinents). Le problème
peut ainsi être formulé, et doit l’être par l’élève.
Pour insister sur le fait que le problème formulé en est un, et qu’il reste encore à en chercher une ou
des réponses, il est avantageusement énoncé sous forme de question. Dans notre exemple, on peut se
poser la question: Quel gaz est rejeté lors de l’expiration ?
Une question engage l’élève dans sa recherche et va permettre d’ajouter de nouveaux savoirs à l’état
actuel de ses connaissances. Il est alors du rôle de l’enseignant de délimiter clairement le problème,
d’aider à une formulation correcte (précise scientifiquement et correcte au niveau du langage) mais
aussi de s’assurer que l’élève a les possibilités de répondre à cette question, soit par l’expérience, soit
par une documentation disponible et adaptée à son niveau.
Un problème scientifique devant être résolu par une démarche explicative, il correspond à une
recherche d’explication (solution) ; ce qui le distingue de la simple question, recherche d’information
(réponse).
Pour entraîner cette attitude, l’enseignant peut raconter oralement une situation qui demande la mise au
point d’un processus technologique simple, avec les facteurs numériques importants éventuellement
écrits au tableau, puis demander aux élèves de résumer le problème sous forme d’une question dans
leur cahier.
b) Les hypothèses

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Une fois le problème clairement énoncé, l’émission d’hypothèses sur la ou les réponses possibles peut
commencer. Une hypothèse est une solution possible (solution provisoire) au problème posé et sera
testée pour savoir si elle est juste ou fausse.
Une hypothèse est émise ou rédigée sous la forme d’une phrase affirmative, brève et précise, en
insistant sur son caractère provisoire par le conditionnel. Deux cas de figure posent alors problème à
l’enseignant : il y a trop d’hypothèses ou il n’y en a pas assez (ou pas du tout).
S’il y a trop d’hypothèses, il faut veiller à ce qu’elles soient justifiées car tout n’est pas recevable. Une
hypothèse recevable a un pouvoir explicatif par rapport au problème posé et ne doit pas contredire les
connaissances acquises. Il est souvent judicieux de les classer, car plusieurs formulations recouvrent
parfois un même contenu. Les limites des moyens de test (pratique, temps, matériel,…) peuvent être
un critère de choix.
Et quand l’émission d’hypothèses s’apparente à un désert et qu’un silence désespérant règne,
l’enseignant se doit de relancer :
• Par le dialogue : « A votre avis… ? », « Vous en pensez quoi les autres… ? », « Comment faire
pour… ? », « Pourquoi c’est comme ça ? »,…
• Par la contrainte de l’écrit : recueillir les hypothèses proposées par les élèves par écrit, dans le
silence…et dans les dernières minutes du cours, pour permettre de préparer le matériel pour le cours
suivant.
• Par un tour de magie : l’enseignant est le magicien qui a toujours plus d’une hypothèse dans
son sac. Les hypothèses introduites par l’enseignant doivent être parfois vraies, mais aussi parfois
fausses, pour éviter que le choix se porte toujours sur celle de l’enseignant, qui ne peut pas mentir…
D’autres problèmes peuvent apparaître, issus des relations des élèves au sein de la classe, de l’attitude
de l’enseignant. Il est important que toutes les hypothèses recevables de tous soient entendues. Il doit
gérer l’émission d’hypothèses, la stimuler mais pas la juger. L’émission d’hypothèses est une des
attentes détaillée selon le niveau des élèves, et elle permet d’évaluer l’implication de l’élève dans une
démarche.
L'élève face à une situation, énonce une hypothèse ou des hypothèses pertinentes. Dans notre exemple,
on peut prévoir deux hypothèses :
Hypothèse1 : Le gaz rejeté est le dioxyde de carbone (CO2).
Hypothèse2 : Le gaz rejeté est le dioxygène (O2).
L’hypothèse fait entraînée des conséquences prévisibles, si on la suppose valide. Cela sous-entend que
les conséquences prévisibles ne sont pas farfelues.
Les conséquences prévisibles sont généralement formulées de la manière suivante : « Si l’hypothèse
est vraie, alors on doit constater que… ». Pour le cas étudié ici, nous pouvons formuler la conséquence
prévisible de l’hypothèse1 comme ceci : « Si du CO2 est bien rejeté lors de l’expiration, alors on doit
pouvoir en détecter la présence ».
À ce stade, on peut rejeter certaines hypothèses : soit parce qu’elles apparaissent farfelues ou absurdes,
soit pour des raisons de contraintes techniques (manque de matériel disponible, manque de temps,
etc..).
Une fois le constat fait, le problème soulevé, les hypothèses et leurs conséquences formulées, on peut
attaquer la phase expérimentale de la démarche.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
c) L’expérimentation
Une ou des hypothèses ont été sélectionnées pour le test. L’expérimentation permettra de décrire la
réalité par des mesures répétables, rigoureuses et uniformes avec des instruments. L’expérimentation
consistera à faire varier un facteur (une variable indépendante, la cause du phénomène) et à mesurer
les effets de cette variation sur un autre facteur (l’autre variable dépendante). La variation peut être la
présence ou l’absence à différents degrés.
Cette phase nécessite la conception et la réalisation d’un protocole expérimentale.
La réalisation d’un protocole expérimentale est souvent confrontée à des difficultés (obstacles).
À chaque obstacle sa solution. Et l’enseignant doit avoir envie d’en trouver une solution par rapport
aux obstacles suivants, s’ils se présentent : la sécurité, le manque de matériel, le manque de salle de
laboratoire, la discipline, le temps :
• Au plan de sécurité : L’enseignant peut réaliser devant les élèves une expérience qu’ils ont
conçue.
• Au plan de manque de matériel : La débrouille et le bricolage font des miracles ; le travail
par groupe sur des questions différentes donc des expériences différentes; les élèves sont invités à
amener du matériel depuis la maison.
• Au plan de manque de salle de laboratoire : Vu les expériences nécessaires au programme,
on peut faire beaucoup dans une salle de classe (un point d’eau est nécessaire).
• Au plan de la discipline : Oser et ça marche, en augmentant la difficulté des expériences et la
longueur des phases d’autonomie, en mettant en place des phases rituelles (hypothèses, prise en main
du matériel, rangement du matériel,..), la classe s’habitue à cette manière de faire.
• Au plan du temps : Il n’est pas obligatoire de tout faire chaque fois, l’enseignant peut parfois
faire une expérience en démonstration ; il est préférable que les élèves conçoivent sans réaliser plutôt
qu’ils réalisent sans avoir conçu. L’enseignant peut donner des résultats d’expériences conçues par les
élèves.
L’expérimentation comporte deux phases distinctes : la préparation et la réalisation.
 Préparation d’une expérience
L’enseignant doit d’abord repartir les élèves en groupes de travail. Il aide chaque groupe d’élèves à
chercher les différents moyens d’investigation possibles pour trouver une réponse au problème
identifié ; cela peut être sur le mode expérimental, mais aussi documentaire ou observatoire.
Dans le cas de l’expérience, les variables à mesurer doivent être clairement identifiées. À partir de
cela, il faut rédiger un protocole expérimental respectant les normes de sécurité :
• décrire les opérations en les ordonnant (« calendrier » ou plan de réalisation) ;
• déterminer et choisir les instruments et le matériel nécessaires et adéquats, en les nommant ;
• écrire le mode opératoire en schématisant éventuellement le montage ;
• choisir et préparer les documents pour relever les résultats (tableaux, fiches, graphiques,…);
• réaliser le montage de l’expérience.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Chaque groupe d’élèves est responsable de son matériel et doit en dresser la liste complète, d’où la
nécessité de rédiger aussi le mode opératoire complet et séquencé. L’enseignant se doit de ne fournir
que le matériel demandé, ou seulement l’instrument qui répond à la fonction que le groupe d’élèves
énonce, s’il n’en connaît pas l’existence ou le nom.
Dans les premières réalisations de la démarche expérimentale, l’enseignant peut fournir du matériel
supplémentaire sur demande au cours de l’expérience.
Plusieurs pistes peuvent être utilisées par l’enseignant pour indiquer le temps nécessaire à cette étape
ou pour en séquencer l’apprentissage :
• Donner la liste du matériel et demander de n’écrire que le mode opératoire.
• Donner le mode opératoire et ne demander que la rédaction de la liste du matériel nécessaire.
• Donner les opérations dans le désordre et les faire séquencer correctement.
• Donner un schéma de montage et demander de rédiger la liste de matériel nécessaire et le mode
opératoire.
• Faire choisir dans une liste de propositions un dispositif d’exploration qui permet de répondre
au problème.
• Proposer un choix d’instruments de mesure de types différents ou de calibres différents et
demander de choisir le plus adapté.
Dans le cas de l’exemple de la respiration, les groupes d’élèves installent le matériel sur la paillasse : 2
béchers avec de l’eau de chaux, dont 1 sera témoin ; un tube pour souffler. Et un élève de chaque
groupe qui expirera à chaque fois dans le dit tube.
Chaque groupe présente sans détails inutiles le montage. Des légendes doivent y figurer pour nommer
les outils utilisés.
 Réaliser une expérience
La réalisation ne posera pas beaucoup de problèmes si la phase précédente a été correctement
effectuée. Il s’agira ici de se procurer le matériel nécessaire et de l’utiliser correctement.
Plus les élèves pratiquent des expériences, plus ils développent des compétences de planification et
d’organisation et plus ils ont à l’aise avec le matériel et avec la prise de résultats. Les problèmes
survenant au début peuvent souvent être réglés en revenant à la préparation de l’expérience, ce qui
souligne son importance.
Pour entraîner les élèves à des préparations de protocoles correctes, on peut faire réaliser des
expériences selon les protocoles déjà rédigés par des enseignants ou par d’autres élèves. La discussion
entre élèves permet d’améliorer les démarches, en soulignant leur diversité, la reproductibilité des
expériences ainsi que la lisibilité des résultats.
d) Les résultats
Deux caractéristiques des résultats sont à enseigner :
• leur nature : les résultats sont : ce qui est vu ou bien mesuré.
• leur présentation : textes, schémas, tableaux, graphiques.
e) L’interprétation des résultats
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Cette étape ressort de l’activité intellectuelle de l’élève, qui ne peut passer des résultats à la conclusion
sans interpréter les résultats.
Interpréter nécessite de pouvoir lire, comprendre et traduire les données obtenues lors de l’expérience
et exprimées sous différentes formes de résultats : texte, tableau, graphique, schéma.
Dans l’exemple étudié ici: si l’eau de chaux se trouble au contact du gaz obtenu et que l’élève sait que
l’eau de chaux est un réactif testant la présence de dioxyde de carbone (gaz carbonique), il doit être
capable de dire que le gaz obtenu est du dioxyde de carbone (gaz carbonique).
Il faut parfois trier dans les résultats obtenus ceux qui sont utiles et pertinents pour répondre au
problème posé et relever ce qui est intéressant.
L‘apprentissage de l’interprétation des résultats se fait beaucoup par l’interaction avec l’enseignant,
lors de discussions sur les résultats obtenus.
f) La conclusion
L’élève doit ici rendre compte de ce qu’il a fait, de ce qu’il a voulu faire de ses résultats, et exploiter
tout cela pour en tirer une conclusion, c’est-à-dire une définition, une loi, une règle, une convention,
un modèle,… sous forme de texte ou de schéma-bilan.
La conclusion fait ressortir les liens qui ont été établis entre les facteurs étudiés, liens qui devraient être
constants c’est-à-dire vrais pour tous les exemples. Elle permettra de prédire l’apparition de faits dans
des conditions identiques. Elle peut se présenter sous la forme de l’hypothèse, phrase affirmative, sans
le conditionnel ou le peut-être.
La conclusion doit être validée par les résultats des autres, par des documents ou par le maître, pour
atteindre le statut de nouvelle connaissance ; elle doit être formulée par l’élève lui-même pour
permettre à ce dernier la construction du sens.
Tableau récapitulatif

· Analyser une situation problème


Observation · Poser des questions

· Formuler une hypothèse : rechercher des relations possibles entre


Hypothèse deux grandeurs physiques, formuler le but d'une expérience ...

· Préparer une expérience


Expérience · Réaliser une expérience

· Constater des faits


· Communiquer les résultats d'une expérience (texte, tableau,
Résultats
graphique, schéma ...)

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

· Lire, traduire, interpréter des données (d'un texte, d'un tableau, d'un
Interprétation
graphique, d'un schéma...)

· Tirer une conclusion (une définition, une règle, une convention, une
représentation...)
Conclusion · Modéliser
· Faire évoluer un modèle

PEDAGOGIE GENERALE
Définition : La pédagogie est l'art d'éduquer. Le terme désigne les méthodes et pratiques (techniques,
procédés) d'enseignement et d'éducation ainsi que toutes les qualités requises pour transmettre un
savoir quelconque. Elle est aussi la théorie de l’éducation.
NB : La pédagogie est la théorie de l’éducation et l’éducation est la pratique de la pédagogie.

I- LES METHODES TECHNIQUES ET STRATEGIES dans l’ENSEIGNEMENT DES


SCIENCES BIOLOGQUES

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
INTRODUCTION
Les termes méthode, technique et stratégie sont utilisés pour désigner les différentes catégories de
démarches pédagogiques ; ils ne se prêtent pas à une définition très précise permettant de les délimiter
les uns par rapport aux autres. Dans la pratique, ces termes sont utilisés l’un pour l’autre dans les
ouvrages spécialisés.
A- LES METHODES PEDAGOGIQUES OU D’ENSEIGNEMENT
1- DEFINITION
D’ après le petit Robert est un « ensemble de démarches raisonnées suivies pour atteindre un but ».
 Lalande définit la méthode comme étant un « programme réglant d’avance une suite d’opération à
accomplir et signalant certains événements à éviter en vu d’atteindre un résultat déterminé ».
 De ces deux définitions, on peut dire que la méthode est un ensemble cohérent de démarches
prenant appui sur les principes psychologiques et pédagogiques pour atteindre un objectif fixé
 La méthode désigne de façon générale les modalités de réalisation d’une activité pédagogique.
 Une méthode pédagogique décrit le moyen pédagogique adopté par l’enseignant pour
favoriser l’apprentissage et atteindre son objectif pédagogique.
Il est d’usage de distinguer cinq méthodes pédagogiques : Méthodes actives, méthodes
dogmatiques ou expositives, méthodes de recherche, méthodes inductive et déductive, méthodes de
clarification des valeurs. Elles peuvent être pratiquées dans une séquence pédagogique soit
individualisée soit en petits ou grands groupes.
2- ETUDE DE QUELQUES METHODES PEDAGOGIQUES
A- LES METHODES ACTIVES
a) Caractéristiques
 L’accent est mis sur l’apprentissage, sur les performances de l’élève.
 L’enseignant est comme une personne ressource qui aide, guide, oriente et motive les élèves.
 Les objectifs sont formulés en termes de comportement de l’élève, ils sont portés à la
connaissance de l’élève avant de commencer l’enseignement.
 La participation de l’élève est très active.
b) les avantages
 Donne de très bons résultats
 Concrétise les cours
c) Inconvénients
 Perte de temps
 Application très difficile s’il n’y a pas de matériels.
B- LA METHODE DOGMATIQUE ou EXPOSIVE

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
a) Caractéristiques
Basée sur l’exposé magistral du maître qui présente des faits des objets, explique des conceptions,
analyse et tire des conclusions ; il s’efforce de faire comprendre et retenir tout ce qu’il donne comme
informations.
 Le maitre parle les élèves écoutent et restent passifs
 L’enseignement est centré sur le maitre.
b) Avantages
Permet d’introduire une leçon nouvelle sur la quelle les élèves n’ont aucune notion
 Permet un exposé ordonné et logique des connaissances
 Permet de donner une masse importante de connaissances en peu de temps
 Apprend aux élèves à écouter, à rester attentifs et à prendre des notes.
c) Inconvénients
 Passivité de l’élève
 manque de supports pédagogiques
 Manque d’évaluation
 Pédantisme (utilisation de gros –mots)
 les élèves comprennent très peu de choses

C- Autres Méthodes pédagogiques


Méthodes de recherche, Inductive et déductive, méthode de clarification des valeurs.
EVALUATION
En pédagogie, on parle d'évaluation des compétences pour désigner le processus visant à mesurer le
niveau d'apprentissage des élèves, par exemple à partir d'un référentiel extérieur.
Evaluer consiste à porter un jugement, à mesurer, à noter, à apprécier, à attribuer une valeur, à valider,
un apprentissage quelconque.
DIFFERENTES FORMES D'EVALUATION
Une évaluation peut porter sur des compétences, des savoirs, des savoir-faire ou des savoir-être,
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
1. Evaluation sommative normative
Cette évaluation est celle qui est initialisée par les bulletins scolaires au travers des relevés de notes.
Elle établit un bilan ponctuel ou une moyenne de bilans ponctuels, de ce que l’élève a appris. Elle est
qualifiée de :
 sommative car elle porte sur un certain nombre d’apprentissages successifs, servant de base au
contrôle de la maîtrise d’objectifs bien définis,
 normative car la performance d’un élève se réfère à une échelle graduée de notes.
L’évaluation sommative normative représente la méthode de la carotte et du bâton : méthode qui pour
beaucoup d’élèves a une certaine efficacité car un grand nombre d’entre eux ne travaillent que
lorsqu’il y a une note à la clé.
Mais il est parfois réaliste et voire opportun de se poser la question :
Ces notes sont-elles des preuves irréfutables des acquis des élèves ?
Exemple :
Dans un problème de mathématiques, un enseignant peut ne tolérer aucune erreur de calcul, un autre
ne juger que sur le raisonnement ou le cheminement calculatoire.
 Il est donc nécessaire lors d’une évaluation de donner aux élèves les critères qui entreront en
vigueur dans la notation.
 Il est aussi souhaitable qu’un enseignant prenne conscience que parfois, voire souvent, les
questions posées engendrent :
 un mélange de plusieurs types de savoirs dans les réponses attendues,
 une exigence sur d’autres compétences que celle à laquelle on pense faire appel et qui ne sont pas
encore maîtrisées.
2. Evaluation sommative critériée
A côté de l’évaluation sommative normative, très rigide et parfois déstabilisante pour certains élèves, il
est conseillé d’utiliser une évaluation sommative critériée qui permet d’obtenir un éventail de notes
plus stimulantes pour les élèves.
Celle-ci est qualifiée de critériée car à l’intérieur d’un devoir on détermine un certain nombre de
critères qui, lorsqu’ils sont correctement observés, rapportent un nombre de points fixés à l’avance.
Le but de ce type d’évaluation est d’induire une pédagogie de remédiation car l’élève est encouragé à
sérier ses erreurs et du coup, à mieux les repérer.
« Critérier l’évaluation, c’est permettre à l’élève de savoir précisément ce qu’il sait faire et ce qu’il ne
sait pas faire … précisément et en termes opérationnels : il ne s’agira pas d’expliquer à un élève qu’il
ne sait pas faire une dissertation française, mais de lui dire où il en est dans le domaine du plan, des
exemples, de l’introduction, des transitions, du style… Une fois ce repérage effectué, l’on peut mettre
en place les remédiations nécessaires et regrouper alors les élèves en fonction des reprises ou des
entraînements qui leur seront nécessaires. »
Philippe Meirieu : l’évaluation en question

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
3. Evaluation diagnostique
Ce type d’évaluation conduit à faire une sorte d’audit de la classe et de dresser un bilan des
compétences et capacités nécessaires pour aborder de nouvelles notions.
Il est parfois délicat de travailler avec des élèves en fonction d’un niveau idéal et supposé, pour
s’apercevoir qu’il faut « redescendre sur terre » et revoir sa copie. Mais attention il ne faut surtout pas
adopter une attitude rigide, où l’on estime que sans tel ou tel pré requis l’élève ne pourra pas
progresser.
4. Evaluation formative
Ce type d’évaluation renvoie à la formation, qui est l’essence même du métier d’enseignant. Elle est
très utile car les informations qui en découlent permettent une meilleure adaptation des activités
d’apprentissage.
Les élèves rencontrent des difficultés, des obstacles dans les processus d’apprentissage, il est bon que
l’enseignant les repère pour donner aux élèves les outils qui leur permettront de les vaincre.
L’évaluation formative est indispensable si l’on souhaite mettre en place une pédagogie différenciée et
même une pédagogie tout simplement.
Attention, la pédagogie par objectifs opérationnels, sous-jacente à l’évaluation formative, ne doit pas
se réduire à un simple mécanisme mais au contraire conduire à une appropriation d’un état d’esprit
sans vouloir impérativement des « recettes pédagogiques ».
Les objectifs essentiels de cette évaluation formative :
 intégrer les difficultés ressenties par les élèves ;
 adapter les activités proposées ;
 transformer certaines situations d’apprentissage.

II- LES TECHNIQUES PEDAGOGIQUES


1- DEFINITION
En didactique, une technique est un ensemble de moyens, de procédés mis en œuvre pour aboutir au
résultat fixé à l’avance.
2- Etude de quelques techniques d’enseignement
A- La technique du brainstorming
a) Description
C’est une technique d’animation de groupe qui consiste à trouver des solutions dont la résolution
nécessite des idées nouvelles.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Les élèves énoncent le plus rapidement possible, sans critique et justification les réponses à la question
posée par le maître
b) Objectifs
 Favoriser le jaillissement des idées
 Recueillir sur une question donnée, les opinions, les préoccupations d’un groupe d’élèves
c) Déroulement
 Le maître pose le problème ou la question de manière simple, claire et précise.
 Il note toutes les réponses sans porter d’appréciation, aucune n’est rejetée
 Ensuite avec les élèves, le maître procède au dépouillement des réponses émises ; ce dépouillement
consiste à tirer les bonnes réponses des fausses qui seront éliminées-
B- La technique de l’exploitation d’un schéma ou d’une image
a)Description
Cette technique consiste à étudier un phénomène à partir d’un schéma ou d’image.
b) Objectifs
 Découvrir les éléments caractéristiques d’un problème.
 .Identifier les éléments caractéristiques du problème.
c) Déroulement
 Observation libre du schéma (sans titre, sans annotation) par les élèves et le maître ;
 Le maître pose des questions qui visent à vérifier la perception que les élèves ont du schéma ;
 Identification des éléments caractéristiques

C- La technique du jeu de simulation (ou jeu de Rôle)


a) Description
C’est une technique dans laquelle des élèves s’impliquent dans l’interprétation des différents rôles de
personnages se trouvant dans une situation précise; les autres élèves sont des observateurs qui prennent
notes.
b) Déroulement
 La phase de préparation
Le maître présente les modalités d’un jeu de rôle. Il précise et fait visualiser la situation ; choisit les
acteurs (volontaires) ; les gestes caractéristiques de leur rôle et distribue à chacun la fiche adéquate.
Un temps de préparation est accordé aux joueurs (en dehors de la classe). Chaque joueur prépare son
jeu en imaginant les attitudes typiques ; les sentiments de valeur du personnage à jouer.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
 La phase du jeu
Le maître fait démarrer le jeu et gère le temps. Sur scène chaque joueur doit jouer son rôle en veillant
à produire un jeu qui interagit sur les autres, il doit veiller à exprimer des sentiments, des attitudes
sans tomber dans la caricature extrême-
 Phase d’analyse
Elle consiste à exploiter la scène et à élaborer une synthèse en fonction des objectifs de la situation.
4) La technique du Philips 6/6
a) Description
C’est une technique de consultation qui consiste à fractionner un groupe de 30 à 100 élèves en petits
groupes de 6 élèves pour favoriser des échanges rapides en un temps assez bref (6 à10 mn)
b) Objectifs
 Animer un groupe de plusieurs élèves et permettre la participation de tous ;
 Recueillir les idées, les opinions, les préjugés, les préoccupations d’un groupe sur un problème en
un temps limité.
c) Déroulement
Le maître pose le problème ou la question ou le problème à étudier.
 Constitution de sous – groupe de travail
 Discussion au niveau des sous-groupes.
 Présentation en plénière des résultats de chaque sous groupe.

III- LES STRATEGIES D’ENSEIGNEMENT (122)


1- DEFINITION
Une stratégie pédagogique est la manière que l’enseignant met en œuvre, organise ou gère les
ressources et les contraintes de la classe pour atteindre un objectif
2- Etude de quelques stratégies d’enseignement
a) Le Casse –tête
Est une activité par la quelle l’élève doit assembler ou regrouper les éléments épars pour en faire un
tout cohérent.
b) La Comparaison
C’est une activité par laquelle on recherche les traits ou distinctifs entre des objets ou des êtres dans
le but d’établir des ressemblances ou des différences.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
c) L’Exposé
Est une activité dans laquelle le maître présente oralement les faits et les principes.
d) L’expression Corporelle
C’est la communication d’un message par le corps.
e) La Drill
C’est la répétition systématique d’une opération en vue de l’acquisition d’un automatisme.
Exemple : Pour faire apprendre la notion de « i » aux élèves, le maitre dit « i » et les élèves répètent
«i ».
f) L’ENREGISTREMENT
Opération par la quelle un ou des élèves se servent du magnétophone pour enregistrer leurs
réalisations ou des réalisations étrangères. L’enregistrement peut être aussi une écoute par un ou des
élèves d’une bande magnétique suivie d’une exploitation.
IV- LE CYCLE DIDACTIQUE DES OBJECTIFS
Un système éducatif est un ensemble d’éléments hiérarchisés à trois niveaux distincts de décision :
finalités, les buts et les objectifs
1°) Les finalités
Une finalité est une affirmation de principes à travers laquelle une société identifie et véhicule des
valeurs .Elle fournit les lignes directives à un système éducatif.
C’est le niveau qui définit la politique nationale en matière d’éducation. Les personnages de ce niveau
sont les membres du gouvernent, les députés.
Exemples :
 Introduire la ruralisation dans le système éducatif ;
 Promouvoir l’utilisation des O.P.O au Mali
2°) Les buts
Un but est un énoncé définissant l’intention poursuivies par une institution, une organisation ou
même un individu à travers un programme (syllabus) -C’est le niveau des institutions gérant le
système éducatif. Ce niveau correspond aux buts de l’éducation qui expriment les programmes, les
profiles, les règlements etc.… Les personnages de ce niveau sont les directeurs nationaux et
régionaux.
3°) Les Objectifs
Un Objectif est un énoncé pédagogique décrivant en terne de capacité ce que l’apprenant (élève, le
stagiaire, les séminaristes) doit être capable après une séance d’apprentissage. C’est le niveau de
l’action éducative concrète (instruire, former, éduquer, etc.…) ;
Ce niveau correspond aux objectifs. Les personnages sont : les inspecteurs, les directeurs d’école, les
enseignants, les élèves.
N.B : un but déclare une vague intention ; un objectif déclare une intention spécifique
CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012
1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
Exemple :
 lier l’école à la vie, (B)
 Entretenir une plante, (O)
 Acquérir une certaine connaissance (but),
 Formuler des O.P.O (objectifs).
V- LA pédagogie par les Objectifs : les O.P.O
1°) Définition d’un O.P.O
Un objectif O.P.O est une déclaration d’intention qui ne souffre d’aucune ambigüité .Elle est claire et
précise c.-à-d. non sujette à de multiples interprétations
Un objectif est un comportent mesurable et observable.
Un objectif c’est ce que l’apprenant doit être capable de faire à la fin de son apprentissage.
2°) Formulation d’un O.P.O :
Pour formuler un O.P.O, on doit tenir compte d’un certain nombre de règles :
a) L’objectif décrit un comportent
Celui que l’élève doit atteindre. L’objectif doit mettre l’accent sur le travail de l’élève est non sur
celui du professeur- en effet c’est l’élève qui doit apprendre ; apprendre c’est modifier le comportent.
EX : l’élève doit être capable de mesurer la vitesse d’un projectile d’un point A à un point B.
b) L’objectif précise le produit du comportent : (performance)
IL faut préciser la plus claire ment possible ce que l’apprenant doit être capable de faire .En effet
l’objectif ne doit pas donner lieu à une interrelation libre de la part des apprenants.
EX : 1-L’ élève doit être capable de maitriser le vocabulaire scientifique.
2- l’élève doit être capable de définir dans ses propres mots les 65 termes du glossaire
Dans ces deux exercices, on dira que le 1er n’est pas précis, car le verbe maitriser est vague et porte à
discussion ; en effet, on ne sait pas jusqu’à quand l’élève maitrise le vocabulaire scientifique ; le
deuxième est par contre précis, car il n’y a pas plusieurs façons de définir un terme du glossaire. Le
verbe maitrisé est dit non performant alors que définir est performant.
c) L’objectifs réalise dans des conditions spéciales
Le temps : Ex : L’élève doit être capable de montrer et de nommer les différentes parties de ce
l’encéphale de mouton en 3 mn-
L’élève doit être capable de réaliser en 5 mn un schéma annoté d’une coupe de la peau
Le seuil de performance : l’élève doit être capable d’identifier 27 des 30 échantillons de roches
étudiées en classe (90%)
Etant données 10 équations, l’élève doit être en mesure d’en résoudre au moins 5(50%)

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
NB : Ce seuil de performance s’exprime en pourcentage.
A l’aide d’une flore l’élève doit être capable de déterminer les 20 plantes à fleur proposées au test-
-L’élève doit être capable de résoudre les 10 équations proposées à l’aide de la table de longueur.
-Restrictions : EX : l’élève doit être capable d’employer correctement chaque terme du glossaire à
l’aide d’un dictionnaire.
-L’ élève doit être capable de traiter tous les exercices de génétique quantitative sans l’aide d’une
machine à calculer –
VI- Objectif de comportement spécifique et objectif spécifique et comportement
1) Objectif de comportement Spécifique
C’est un objectif qui exige le même comportement (résultat unique) de tous les élèves ou apprenants ;
il est dit fermé
EX1 : Additionner 2 et 5. Ici on s’attend à ce que tes élèves aient le même comportement spécifique
c'est-à-dire qu’ils répondent = 7
EX2 : l’élève doit apprendre à additionner pour être capable d’écrire en- de 10mm la somme exacte de
48 additions sur 50.
2) Objectif Spécifique de Comportement
C’est un objectif qui permet à chaque élève ou apprenant de donner une réponse personnelle qui
peut varier d’un élève à un autre quoi que chaque réponse doive être spécifique ; il est dit ouvert.
EX : L’élève doit apprendre à se servir d’ouvrages de référence de façon à pouvoir élaborer par écrit
un plan d’une excursion en écologie. Cet objectif est clair et précis donc décrit un comportement, mais
ce comportement n’est pas spécifique les réponses des élèves peuvent et doivent varier.

3) Comportement voilé et Comportement manifeste


Un comportement voilé est un comportement primaire ; il n’est pas observable et mesurable. Il se
traduit par des verbes non performants, très généralement des verbes de perception (aimer, percevoir,
détester, comparer etc...)
Un comportement manifeste est un comportement secondaire; il n’est valide que lorsqu’il complète
un comportement voilé. Il traduit de façon observable et mesurable l’intention contenue dans le
primaire.
EX 1 : L’élève doit pouvoir comparer pour être capable de dresser le tableau d’une classification
simple de ces animaux basée sur les caractères communs et distinctifs – Comparer =comportement
voilé ou secondaire.
Dresser = comportement manifeste ou secondaire.
EX2 : L’élève doit être capable de distinguer les vertébrés des invertébrés pour qu’il puisse classer les
êtres vivants animaux en deux catégories.

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
VII – LES types d’objectifs
On distingue trois(3) types d’objectifs : les objectifs généraux, les objectifs terminaux et les objectifs
intermédiaires. En matière de pédagogie, on retient les deux(2) derniers et on appelle OPO.
 Objectifs généraux
 Objectifs terminaux OPT ou OP (Objectif pédagogique opérationnel terminal)
 Objectifs Intermédiaires OPO ou OI (objectif pédagogique intermédiaire)
1°) Objectifs généraux
Ce sont des énoncés d’intentions générales décrivant sommairement les capacités escomptées au
terme d’une formation.
2°) Objectifs terminaux
Ce sont des objectifs qui décrivent en terme clair et précis les capacités de l’élève au terme d’un
chapitre du programme, ou d’une leçon du chapitre (centre d’intérêt).
3°) les Objectifs Pédagogiques Opérationnels ou Intermédiaires ou spécifiques
Ce sont les plus importants dans l’enseignement. Ils rassemblent les comportements élémentaires
concourant à la réalisation de l’objectif terminal.
V- La taxonomie des objectifs
1°) Définition
La taxonomie en éducation est une classification organisée et hiérarchisée des objectifs
d’apprentissage : Les O.PO sont divisés en domaines ou catégories qui sont à leur tour divisées en
niveaux ou hiérarchies.

2°) Domaines ou catégories


a- Domaine cognitif ou savoir
Il a trait principalement à l’acquisition des connaissances et aux habiletés et capacités intellectuelles
qui permettent d’utiliser ses connaissances. Il est le plus en usage et le plus développé.
b- Domaine affectif ou le savoir- être
Il englobe principalement l’adaptation, les intérêts, les attitudes, les habiletés et les valeurs.
c- Domaine psychomoteur ou le savoir –faire
L’apprentissage ici est relatif aux mouvements humains observables. Il est le plus important en
biologie.
3°) Niveaux ou hiérarchies
a- Les niveaux du Domaine Cognitif b- niveaux du Domaine affectif :

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172

Niveaux Verbes utilisés Niveaux Verbes utilisés

Définir ; identifier Réception 1 Isoler, séparer ;


accumuler
Connaissances 1 Rappeler…
Accepter, contrôler,
répondre

Traduire, illustrer, Suivre, confier,


expliquer approuver
Compréhension
2 Représenter,
interpréter, Réponse 2

Etablir, conclure

Appliquer, relier, Valorisation 3 Renoncer, spécifier,


classer aider, encourager,
Application nier, protester
3 Choisir, développer

Analyser, déduire, Organisation 4 Discuter, comparer,


comparer harmoniser,
Analyse
4 Classer ; identifier Définir, formuler,
organiser

décrire ; développer, Caractérisation Réviser, changer,


classer 5 réclamer compléter,
Synthèse éviter, résister
5 Déduire-formuler résoudre,
caractériser

Juger, Evaluer,
Evaluation Comparer
6

c- les Niveaux du Domaine psychomoteur


Niveaux : mouvements réflexes,-mouvements naturels ou fondamentaux (combinaisons des
mouvements reflexes) –Aptitudes perceptives – Aptitudes physiques –habiletés motrices.
VII- Elaboration d’une fiche de leçon

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes
172
I -Comment élaborer une fiche type de leçon : Dans la perceptive d’un enseignement par objectif, le
maître, pour préparer une leçon, doit se poser les six(6) questions suivantes :

A Qui ? Renvoi aux élèves (analyse de population).

Quoi ? Renvoi à la matière, au centre d’intérêt, au thème, aux contenus.

Pourquoi ? Renvoi aux objectifs.

Comment ? Renvoi aux techniques d’animation de classe.

Dans quel contexte ? Renvoi aux contenus et aux méthodes pédagogiques.

VIII- EXEMPLE DE FICHE

CO MITE PEDAGOGIQUE SVT/IFM-YAB/SEVARE/ Année Scolaire 2011-2012


1ère Année Niveau BAC Spécialistes

Vous aimerez peut-être aussi