Memoire IX
Memoire IX
Paix-Travail-Patrie Peace-Work-Fatherland
********** **********
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT MINISTRY OF HIGHER
SUPERIEUR EDUCATION
********** **********
UNIVERSITE DE MAROUA THE UNIVERSITY OF MAROUA
********** **********
ECOLE NATIONALE SUPERIEURE NATIONAL ADVANCED SCHOOL OF
POLYTECHNIQUE DE MAROUA ENGINEERING OF MAROUA
********** **********
ENERGIES RENOUVELABLES
Présenté par :
Matricule : 18A0469P
Licence technologique en Génie Electrique
MA
FAMILLE
i
REMERCIEMENTS
Nous remercions tout d’abord Dieu Tout Puissant pour nous avoir guidé et aidé à
surmonter les différentes épreuves auxquelles nous avons dû faire face au cours de la réalisation
de ce projet. C’est avec joie que nous exprimons notre gratitude envers toutes ces personnes
pour les enseignements et conseils reçus pour la mise au point de cette œuvre. Il s’agit de :
➢ A mes camarades de promotion et toutes les personnes ayant contribué de près ou de loin
à la mise en œuvre de ce projet.
ii
RESUME
iii
ABSTRACT
The development of artificial incubation techniques has contributed to the rapid growth
of the poultry sector; However, growth in developing countries is struggling to make itself felt
due to the difficulty of access to artificial incubation facilities. It is within this framework that
we have opted for the design of a hybrid egg incubator that can enable farmers in urban or rural
areas without access to electricity to develop their activities. To this end, we first carried out a
study on the different types of electric incubators available, their structures and modes of
operation. Subsequently, the characteristics of the materials selected for the adiabatic enclosure
and the temperature control data allowed us to draw up a thermal balance necessary for the
design of the heating system. The calculation of the incubator’s energy consumption was then
used to design the incubator’s hybrid feed. This study shows that an incubator of 0.153m3 of
volume has been built, with walls isolated with polystyrene. It has a capacity of about 100 eggs
spread over two trays, one fixed and the other rotating requiring a heating power of 40W
controlled by a thermostat with digital display. Incubation can be powered either by a
photovoltaic solar system consisting of a 200 Wc photovoltaic module, a 20A charge controller
and an 85Ah battery, or by a 220V/12V 20A stabilized power supply. The cost of the prototype
is 156 500 CFA francs.
iv
LISTE DES FIGURES
Figure 10: Évolution type des fenêtres d’éclosion en fonction du pourcentage de poussins éclos
12heures avant d’être retirés de la machine ............................................................................. 13
Figure 13: Régulateur de charge solaire MPPT 100A 12/24/48V Smart Solar Victron 150/100-
tr ............................................................................................................................................... 17
Figure 14: Onduleur HUAWEI 12kW Triphasé Système Photovoltaïque On-grid: ................ 19
Figure 17: Schéma synoptique d’un système PV hybride avec commutation ......................... 21
v
Figure 24: Résistance chauffante 12V ..................................................................................... 26
Figure 27: Température moyennes mensuelle de la ville de Douala (données PVGIS 5 2016)
.................................................................................................................................................. 42
vi
LISTE DES TABLEAUX
vii
LISTE DES ABREVIATIONS
°C : Degré Celsius
°K : Degré Kelvin
A : Ampère
B : Coefficient
CA : Courant alternatif
CC : Courant Continu
DC : Courant continue
Ɛ : Chute de tension
I : Intensité du courant
Kg : Kilogramme
Km : Kilomètre
KW : Kilowatt
L : Litre
L : Longueur du câble
mm : Millimètre
Pc : Puissance crête
viii
Pcharge : Puissance de la charge
Pm : Puissance maximale
PV : Photovoltaïque
S : Section du câble
Si : Silicium
T : Température
Um : Tension maximale
V : Volt
Vn : Tension nominale
W: Watt
Wc: Watt-crête
Wh: Wattheure
ρ : Résistivité du conducteur
Ω : Ohm
ix
TABLE DES MATIERES
DEDICACE ................................................................................................................................. i
REMERCIEMENTS .................................................................................................................. ii
ABSTRACT .............................................................................................................................. iv
INTRODUCTION GENERALE................................................................................................ 1
Introduction ............................................................................................................................ 2
x
Conclusion ............................................................................................................................ 23
Introduction .......................................................................................................................... 24
xi
III.4.1 Confection de l’enceinte isolante .......................................................................... 50
ANNEXES ............................................................................................................................... 62
xii
AVANT-PROPOS
xiii
➢ Le cursus de formation d’ingénieur ;
Les étudiants intégrés dans le cursus de formation des Ingénieurs de conception sont
tenus d’effectuer en fin de formation un stage obligatoire en entreprise d’une durée de 6 mois.
Le but étant d’aider l’étudiant à s’imprégner des réalités d’une vie en entreprise. Pendant cette
période il aura à démontrer son savoir-faire, sa maitrise des techniques et des enseignements
qui lui ont été dispensés. A l’issue du stage de fin d’études, l’étudiant aura à rédiger un mémoire
ou un rapport de stage lié à la résolution d’un problème en entreprise.
Dans cet optique de réalisation de nos travaux de fin de formation, nous avons effectué
un stage de 4 (quatre) Mois allant du 10 Mars au 16 Juillet 2020 au sein de la structure F2E
(Free Energy Engineering) à Douala sur le thème : « CONCEPTION ET REALISATION
D’UN INCUBATEUR D’ŒUF HYBRIDE AUTOMATIQUE ENEO/PV. »
xiv
PRESENTATION DE LA STRUCTURE F2E
Logo de l’entreprise
Sigle F2E
Tel 6 97 38 11 69 / 652 97 99 37
E-mail [email protected]
xv
III. Secteur d’activité de F2E
DIRECTEUR
GENERAL
DIRECTEUR
DIRECTEUR DIRECTEUR
ADMINISTRATIF
COMMERCIAL TECHNIQUE
& FINANCIER
CHEF CHEF
D’EQUIPE 1 D’EQUIPE 2
xvi
V. Localisation de F2E
ENEO
NDOKOT
I
Venant de MBOPI Venant du carrefour NDOKOTI
Vers NDOGSIMBI
Ancienne
CNPS
Siège F2E
xvii
CAHIER DE CHARGE
1. Contexte
Dans le secteur de volaille en particulier, l’un des problèmes majeurs auquel se heurtent
les éleveurs est la production de poussins destinés à cet élevage. Car les incubateurs étant peut
répandus et encore assez couteux, peu d’éleveurs peuvent s’en procurer. C’est la raison pour
laquelle nous nous sommes proposés de concevoir des incubateurs accessibles par tous et à
faible coût.
2. Objectif
Il sera donc question pour nous dans le cadre de ce projet de concevoir un dispositif
fiable et de haute performance capable d’incuber des œufs pendant 21 jours jusqu’à éclosion
ceci dans le but d’obtenir des poussins destinés à l’élevage.
3. Spécificités techniques
➢ Une capacité de 100 œufs repartis sur un plateau rotatif et plateau fixe ;
➢ Un back d’éclosion ;
➢ Une alimentation hybride constitué d’un système solaire photovoltaïque et du secteur
conventionnel 220V ;
➢ D’un système de production de chaleur à base de résistances chauffantes ;
➢ D’un dispositif de ventilation automatique ;
➢ D’un dispositif de rotation automatique des plateaux ;
➢ D’un dispositif de régulation de la température ;
➢ Une enceinte adiabatique devant contenir l’ensemble ;
4. Echéancier de réalisation
La réalisation du projet se déroulera sur une durée de 3 Mois selon le calendrier suivant :
xviii
PLANNING DE CONCEPTION ET REALISATION DE L'INCUBATEUR
ACTIVITES Semaine 1 Semaine 2 Semaine 3 Semaine 4 Semaine 5 Semaine 6 Semaine 7 Semaine 8 Semaine 9 Semaine 10
1234567123456712345671234567123456712345671234567123456712345671234567
Maquettage de l'enceinte de l
Dimensionnement des système thermique
Choix des composants électriques et électroniques
Dimensionnement du système solaire
Acquisition du matériel
Confection de l'enceinte adiabatique
Confection et fixation des plateaux
Installation du matériel électrique
Tests et correction de disfonctionnements
Essaie de couvaison jusqu'à éclosion
Corrections supplémentaires
xix
INTRODUCTION GENERALE
L’incubation artificielle des œufs est une technique qui existe depuis très longtemps ;
elle est devenue avec la technologie une technique parfaitement maîtrisée, produisant de grands
nombres de poussins comme en témoigne la taille des couvoirs modernes. L’incubation
artificielle est réalisée au moyen d’une couveuse ou incubateur qui est une machine capable de
reproduire les conditions nécessaires au développement embryonnaire jusqu’à éclosion des
œufs. Avec l’utilisation des incubateurs, le secteur de l’aviculture a connu une croissance
fulgurante car la production de poussins en masse étant devenu possible.
Face à cette situation, il devient donc impératif de fabriquer des incubateurs localement
et à un cout raisonnable accessible par la grande majorité des aviculteurs. Dans le souci de
palier aux déficits d’énergie électrique, le système devra être assez économique du point de vue
énergétique et autonome.
Dans le but d’atteindre cet objectif, un plan de travail a été élaboré selon canevas en
vigueur. En première partie, nous ferons une revue de littérature sur les incubateurs, leurs types,
leurs fonctionnements, et sur les systèmes solaires photovoltaïques. En deuxième partie, nous
parlerons de l’ensemble du matériel et des méthodes nécessaires au dimensionnement et à la
réalisation de l’incubateur. La troisième partie sera consacrée à la présentation des différents
résultats et la quatrième partie à leurs interprétations.
1
CHAPITRE I : REVUE DE LITTERATURE
Introduction
2
En résumé, l’incubateur imite l’incubation par les poules grâce à un bon réglage de la
température, de l’humidité relative, de la ventilation et du retournement régulier des œufs.
➢ Une enceinte conçue à base de matériaux non poreux et d’entretien aisé pour le
nettoyage ; Ils doivent aussi être exothermiques pour éviter les déperditions de calories.
Le PVC est idéal pour cet usage.
➢ Des systèmes de régulation de la température ou thermostats. Ils sont de plusieurs types
: bilames, tubes de mercure à contacts électriques, ou thermostats électroniques à micro-
processeurs. Ces derniers sont préférables aux autres du fait de leur précision de
régulation.
➢ Un système de production de chaleur à base de résistances chauffantes ou d’ampoules
électrique incandescentes
➢ Un système de retournement automatique des œufs est plus commode que le
retournement manuel.
➢ L’incubateur dispose également d’ouïes réglables pour permettre l’entrée et la sortie
d’air pour le renouvellement de celui-ci dans l’enceinte.
Recommandés pour des aviculteurs pratiquant une activité à petite échelle et donc
possédant de petites quantités d’œufs à couver, les incubateurs manuels sont équipés d’ampoule
à incandescence pour la production de la chaleur ou d’une résistance chauffante pour des
modèles plus évolués ; d’un thermostat pour la régulation de température et d’un système de
ventilation.
3
Figure 4: Incubateur électrique manuel
I.1.3.2 L’incubateur semi-automatique
Possédant tous les équipements de l’incubateur manuel ou des équipements encore plus
précis, l’incubateur semi-automatique à l’avantage qu’il possède un ou plusieurs poignets
extérieurs permettant le retournement des œufs par basculement. Son utilisation permet de
réduire les risques liés à la manipulation quotidienne des œufs tel que les fissures,
l’agitation…d’autre part, l’ouverture de l’incubateur n’étant pas nécessaire, la température et le
taux d’humidité intérieur sont conservés contribuant ainsi à la réduction de la consommation
énergétique de l’appareil.
Dans ce type d’incubateurs, le taux d’humidités est régulé à l’aide de petits back d’eau
qui sont insérés ou retirés en fonction de la valeur souhaité. Ils sont le plus souvent placés près
de la source de chaleur
Possédant une très grande capacité pouvant aller jusqu’à plusieurs milliers d’œufs,
l’incubateur automatique est destiné à l’aviculture à grande échèle. Il possède un système de
basculement d’œuf entièrement automatisé et programmable assuré par un moteur de très faible
4
vitesse de rotation qui fait osciller les plateaux d’œufs suivant un angle compris entre 30 et 70
degrés par rapport à l’horizontal.
Il est équipé d’un écran à affichage digital avec contrôle très précis de la température et
de l’humidité et d’un interrupteur d'éclairage indépendant. Il comporte également des bouches
extérieures permettant de remplir les petits bacs d’eau sans devoir ouvrir la couveuse.
Les modèle les plus performant sont équipés de matériaux stratifiés avec de bonnes
finitions, hygrométrie à bulbe humide, hublot de contrôle, renouvellement d’air au moyen de
trous d'aération, ventilation réglable et calendrier d'incubation programmé.
La qualité du poussin d’un jour dépend en grande partie de celle de l’œuf à couver. Il
convient donc de s’assurer que, pendant toutes les étapes de l’élevage des reproductrices, tous
les efforts nécessaires sont mis en place pour garantir une qualité optimale des œufs.
Le traitement des œufs comporte plusieurs aspects dont les principaux sont le
ramassage, le tri, la désinfection et le stockage.
Le ramassage des œufs est une tâche importante qui doit être effectuer tous les jours
voir plusieurs fois par jour (2 à 4fois) pour des pouliers de très grande taille ceci pour récolter
des œufs le plus propre possible et en bon état. Une fois ramassés, ils doivent être refroidis à la
5
température de stockage pour empêcher la préincubation et le développement de l'embryon. En
effet, l'embryon commence à se développer à 26°C et des changements de température
ultérieurs pourraient entrainer une mortalité embryonnaire précoce qui pourra être faussement
interprétée comme un problème de fertilité. De même, une météo très froide pourrait causer la
mort des embryons. En outre, le matériel servant au ramassage des œufs (paniers ; alvéoles)
doit être propre et nettoyé régulièrement afin d'éviter toute souillure aux œufs.
La qualité sanitaire d’un œuf est le reflet du statut sanitaire du troupeau dont il provient
et de son environnement immédiat une fois qu’il est pondu. Il convient donc de s’assurer que
les œufs à couver réponde aux exigences :
Les œufs trop gros ou trop petits sont inappropriés à l’incubation car ils sont le plus souvent
stériles. Les œufs dont le poids et compris entre 55 et 60g ont un meilleur rendement.
Les dimensions moyennes de l'œuf de poule de 60 Grammes (g) sont mentionnées dans le
tableau ci-dessous :
6
Les œufs dont la coquille a des imperfections tel que les bosses, vides, bourrelet,
coquille mince ou poreuse, coquille trop épaisse, grains de calcaire, fissure, extrémité très
pointue sont à écarter.
Même si toutes les précautions ont été prises pour produire des œufs à couver d’une
qualité sanitaire optimale, les risques de contamination persistent. Ils sont particulièrement
importants lors de la formation de la chambre à air.
7
Il devient donc indispensable de désinfecter les œufs ceci dans le but d'éliminer les
impuretés et les germes qui se trouveraient sur la coquille et qui pourraient compromettre les
résultats d'éclosion. Cette opération doit être effectuée rapidement après la collecte des œufs
quand ils sont encore chauds car toute désinfection ultérieure, aussi efficace soit-elle sur la
surface de la coquille, aura peu d’effets sur les contaminants ayant déjà pénétré l’œuf.
Toutefois, il est déconseillé de laver les œufs à l'eau sous peine d'éliminer la fine couche
protectrice les recouvrant (cuticule) et destinée à les protéger des invasions microbiennes et
bactérienne. Différentes méthodes de désinfection sont utilisées parmi lesquelles : la
pulvérisation des désinfectants sur la surface des œufs, la fumigation au formol…
Avant de se préoccuper des conditions pour un stockage optimal, il est bon de se rappeler
qu’un œuf de poule fécondé comprend déjà un embryon formé de 50 000 à 80 000 cellules.
C’est donc un œuf « vivant » qu’il faut stocker avec certaines précautions.
Une fois les opérations de désinfection terminées, les œufs devrons être entreposés dans
un local aéré mais à l'abri des courants d'air, du soleil et des poussières. La durée de
conservation des facultés d'éclosion des œufs dépend en partie de la température de la pièce
dans laquelle sont stockés les œufs avant incubation. De 7 à 15°C, la conservation des facultés
d'éclosion est bonne pendant 6 jours. Elle diminue progressivement à partir du début de la
seconde semaine. Pour une durée stockage de 3 à 4 jours, la température de la salle de stockage
doit être maintenue entre 17 et 18°C. Afin de limiter les pertes d'eau par évaporation l'humidité
relative de la salle de stockage doit être maintenue entre 70 et 85%.
Durant leur stockage, les œufs à couver sont placés dans une position pointe en bas pour
un stockage de courte durée. Pour des stockages supérieurs à 7 jours, un stockage pointe en
haut permet de limiter les pertes d'éclosion dues au stockage. Aussi, il est recommandé de les
retourner pendant le stockage et de les disposer sur des palettes en bois ou de préférence en
plastique.
I.2.2 Incubation
Dans le cas particulier de l’'incubation des œufs de poule, l’opération dure en moyenne
21 jours dont 18 jours en incubateur et 3 jours en éclosoir. La durée et surtout les résultats de
l’incubation sont liés à un ensemble de paramètres dont les principaux sont la température,
l'hygrométrie, la fréquence de retournement des œufs ; les teneurs en oxygène et en gaz
8
carbonique de l'air. Elle est aussi fonction de facteurs propres à l'œuf (souche, âge de l’œuf au
moment de sa mise en incubation, poids).
Dans le souci d'éviter un choc thermique aux œufs et ainsi permet un démarrage plus
rapide et plus homogène du développement embryonnaire, il est nécessaire de réchauffer les
œufs avant leur mise en incubateur.
Les techniques employées peuvent varier d’un endroit à l’autre mais elles sont toutes
basées sur une augmentation progressive de la température à un niveau qui permette la
régénération cellulaire.
Le but du préchauffage est donc d’amener les œufs à une température proche des 27°C
et ce, pendant une période suffisamment longue pour que la plupart des embryons puissent
atteindre un stade de développement similaire.
En couloir d’incubation
Minimum 12
(environnement maîtrisé 25-27°C 50-55%
heures
mais faible vitesse d’air)
L'un des facteurs et sans doute le plus essentiels à la réussite de l'incubation est la
température, surtout pendant la première semaine. La mesure de la température se fait à l'aide
d'un thermomètre généralement incorporée dans la couveuse. La maîtrise de cette température
conditionne fortement les résultats de l'éclosion.
Pour la plupart des espèces de volailles, même s’il est possible de faire éclore à des
températures variantes entre 35,0 et 40,2°C, la température d’incubation, pour une éclosabilité
maximale, se situe entre 37,0 et 38,0°C avec une valeur optimale de 37,8°C.
Mais, malgré ce qui précède, on connaît encore assez mal les seuils de tolérance de
l’embryon. Néanmoins, la température d’incubation ne doit dévier de ± 0,2°C par rapport à la
température de consigne (37,8°C).
9
Tableau 4: Consigne de température de l'incubateur au cours de la durée d'incubation
La coquille des œufs est poreuse et les œufs perdent de l'eau par évaporation. Cette perte
doit être empêchée en plaçant les œufs dans un milieu saturé d'humidité afin que l'éclosion soit
faite dans de meilleures conditions. L'humidité assure le bon développement de l'embryon mais
également facilite le bêchage en rendant la coquille plus fragile. Les humidificateurs des
couveuses sont très variés dont le plus simple reste le bac à eau, généralement placé sous les
œufs.
10
Les meilleurs résultats d'incubation sont obtenus avec une humidité relative de 50 à 60%
pendant les 18 premiers jours et à plus de 75% pendant les trois derniers jours d’incubation.
Une humidité insuffisante ou excessive entraine une baisse du taux d'éclosion. L'humidité dans
la couveuse se mesure à l'aide d'un appareil appelé hygromètre. Elle peut aussi se mesurer par
mirage ou par pesée. Un œuf perd en moyenne 12 à 14% de poids durant l’incubation.
I.2.2.4 La ventilation
Les œufs installés dans une couveuse doivent être retournés au minimum deux fois par
jour. Durant les deux premiers jours d’incubation et les trois jours qui précèdent l’éclosion, il
est inutile de retourner les œufs. En revanche, durant toute la durée d’incubation il est impératif
de retourner ceux-ci pour favoriser le développement des vaisseaux sanguins et éviter que
l’embryon ne colle à la membrane de la coquille.
11
Dans des incubateurs disposant de système de rotation automatiques, les œufs doivent
être retournés d’un angle de 45 à 70°. Cependant, en comparant des angles de 30, 45, 60 et 75°,
les meilleurs résultats sont obtenus avec une inclinaison d’un angle de 45°.
Mirer un œuf est une opération qui consiste à examiner l’œuf par transparence pour
vérifier l’intégrité de la coquille de ce dernier ou l’état de développement de l’embryon. Le
mirage est effectué au moyen d’un appareil appelé mireuse ou mire œuf qui émet de la lumière
avec une intensité assez forte pour passer au travers de la coquille et révéler la structure interne
de l’œuf.
Le mirage des œufs est effectué avant la mise en incubation et tout au long de la période
d’incubation : Le premier est effectué au cours de la disposition des œufs dans l’incubateur, il
permet d’écarter les œufs présentant des défauts tel que les fissures, les jaunes collés à la
coquille ; Le deuxième est effectué au 7ème ou 9ème jour d'incubation et permet de retirer les
œufs non fécondés ; Le troisième a lieu au 18ème jour d'incubation. Ce dernier Mirage permet
de retirer les œufs à embryons morts. On peut Également observer le bon développement de la
chambre à air les 7ème, 14ème, et 19ème jour d’incubation et éliminer les œufs contenant des
embryons morts. Le mirage doit être fait avec précaution car il est responsable de 1 à 3% de
mortalité embryonnaire.
C’est la période qui s’écoule entre l’éclosion du premier et du dernier poussin. Elle
donne un bon aperçu de l’homogénéité des conditions d’incubation, y compris du préchauffage,
pour une éclosion donnée.
12
Il va de soi que les fenêtres d’éclosion étroites sont préférées. Elles évitent que des
poussins éclos trop tôt ne se déshydratent, ou que d’autres éclos trop tard, ne soient pas encore
bien finis lors de leur sortie de l’éclosoir.
Il ne suffit pas d’avoir une fenêtre d’éclosion la plus étroite possible. Il faut, en outre,
que le moment réel de l’éclosion corresponde à la durée totale d’incubation qui a été prévue.
Inutile en effet d’avoir des fenêtres d’éclosion étroites avec des éclosions qui ont réellement
lieu 15 ou 20 heures avant l’heure prévue
13
I.3 Généralités sur les systèmes photovoltaïques
Source
auxiliaire
Régulateur
Module Charge CC
solaire
photovoltaïq
ue
Réseau de
distribution
Onduleur Charge CA
CC/CA
Batterie Source
d’accumulateur auxiliaire
14
I.3.1 Eléments d’un système photovoltaïque.
Les types les plus courants sont les panneaux photovoltaïques monocristallins, les
polycristallins et amorphes.
15
Tableau 6: Comparatif des différentes technologies de cellule photovoltaïque
Encore appelé contrôleur de charge ; le régulateur solaire a pour rôle de réguler la charge
et décharge de la batterie ; car le niveau de charge des batteries ne doit être ni trop bas ni trop
haut sous peine de l'endommager et de réduire sa durée de vie. Suivant leurs conceptions, ils
peuvent fonctionner dans des systèmes avec des tensions de 12, 24, 48V et 96V.
16
➢ Régulateur PWM (Pulse Width Modulation) : Il possède une fonction unique
d’adaptation de la tension produite par les panneaux avec celle des batteries. Il ne transforme
pas l’énergie supplémentaire produite par les panneaux solaires : l’énergie non absorbée par les
batteries est une énergie perdue.
➢ Régulateur MPPT (Maximum Power Point Tracking) : Il recherche le point de
puissance maximale de l’installation en modifiant la tension et l'intensité des panneaux selon
l'état de charge du parc de batterie. Il offre un rendement 30% supérieur aux régulateurs
classiques et permet également d'optimiser les performances, et ce, notamment en périodes
d'ensoleillement mitigé.
Figure 13: Régulateur de charge solaire MPPT 100A 12/24/48V Smart Solar Victron
150/100-tr
I.3.1.3 Les batteries d’accumulateur
17
Tableau 7: Principales technologies de batteries solaires
18
I.1.1.4 Les onduleur photovoltaïques
Aussi connu sous le nom de convertisseur solaire, est un élément crucial dans un
système photovoltaïque. Sa fonction de base consiste à convertir le courant continu produit par
un panneau solaire en courant alternatif, utilisable par nos appareils électriques.
➢ Les onduleurs photovoltaïques ON-GRID ou connectés au réseau : Ils sont conçus pour
convertir l'énergie solaire photovoltaïque en électricité de qualité optimum pouvant être
réinjectée sur le réseau électrique ou utilisable en local ou hors-réseau.
➢ Les onduleurs OFF-GRID : Il s’intègre dans les applications d’alimentations
résidentielles, commerciales, industrielles et médicales autonomes, lorsqu’il est
indispensable d’être indépendant du réseau électrique.
➢ Les onduleurs hybrides : En plus des fonctions d’autres onduleurs, Ils sont dotés d’une
entrée à courant alternatif pouvant servir pour l’alimentation du système et la charge des
batteries en absence de panneaux solaire.
Les systèmes autonomes, sont des systèmes photovoltaïques qui dépendent uniquement
de l’énergie solaire pour répondre aux besoins énergétiques, ils comportent des accumulateurs
qui emmagasinent l’énergie produite par les modules au cours de la journée servant la nuit ou
19
lors des périodes où le rayonnement solaire est insuffisant. Ces systèmes répondent également
aux besoins d’applications tel que le pompage de l’eau sans recours aux accumulateurs. En
règle générale, les systèmes PV autonomes sont installés là où ils constituent la source d’énergie
électrique la plus économique.
AVANTAGES INCONVENIENTS
Pas d’énergie en absence de soleil, (sauf pour les
Adapter pour les sites isolés
systèmes autonomes avec batteries)
Pertes dues à la conversion du courant continue en
Réalisation simple.
alternatif pour alimenter les charges alternatives
Coûts élevés d’entretiens et de remplacement
Alimentation directe des charges continues
périodiques des batteries de stockage.
Economie sur l’utilisation d’un groupe
électrogène dans le cas des sites isolés
Panneau
solaire Charge
CC
Régulateur
Batteries
Charge
Onduleur CA
Les systèmes hybrides, sont des systèmes photovoltaïques qui sont également
indépendants des réseaux de distribution d’électricité. Ils sont généralement combinés à une
éolienne ou à un groupe électrogène à combustible, ou aux deux à la fois. Les systèmes hybrides
20
s’avèrent être un choix judicieux pour des charges nécessitant une alimentation sans
interruption et une puissance assez élevée.
Dans cette configuration l’énergie produite par le générateur diesel est d’abord redressée
puis convertie de nouveau en alternatif pour être fournie à la charge. Lorsque l’énergie produite
par le champ photovoltaïque et l’énergie stockée sont suffisantes pour la charge, le générateur
diesel est mis à l’arrêt.
Bus CC
Figure 16: Schéma synoptique d'un Système PV hybride série
b. Système PV hybride avec commutation
Dans cette configuration, la charge peut être alimentée soit par le générateur diesel, soit
par le système PV via l’onduleur, soit par les batteries. Si la puissance produite par le générateur
diesel est supérieure à la demande de la charge et l’excès est utilisé pour charger les batteries.
Bus CC Bus CA
21
c. Système PV-hybride parallèle
Dans cette configuration, chaque source peut alimenter la charge séparément pour de
faibles ou moyennes demandes énergétiques ; pour de fortes demandes, toutes les sources sont
combinées.
Batteries Charge
CA
Bus CC Bus CA
AVANTAGES INCONVENIENTS
La présence de stockage réduit la puissance nominale Le groupe devra fonctionner avec une
du groupe dynamique plus lente pour optimiser son
rendement
Continuité de la fourniture d’énergie même en cas de Système complexe et nécessité d’avoir une
problème sur une des sources formation adaptée
22
hydroélectriques. Un système connecté à un réseau produit sa propre électricité, achemine son
excédent d’énergie vers le réseau, auprès duquel il s’approvisionne au besoin ou la totalité de
sa production. Un système connecté peut se présenter sous plusieurs formes :
Conclusion
Ainsi, nous avons présentés les systèmes d’incubateurs, leurs fonctionnements et les
différents types existants ; les techniques et procédés de traitement d’œufs et d’incubation ; les
généralités sur les systèmes solaires photovoltaïques. Il sera donc question pour nous dans la
suite de ce travail de présenter le matériel et les méthodes utilisées pour la réalisation de notre
incubateur hybride automatique.
23
CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES
Introduction
I.1 Matériel
24
I.1.1.2 Feuille de contreplaqué en bois
Pour la fabrication de la paroi extérieure de l’incubateur, nous avons opté pour des
plaques de contreplaqué ; car en plus de sa solidité, le bois est un excellent isolant thermique.
Les feuilles de tôles seront utilisées pour l’habillage des plaques de polystyrène coté
intérieur de l’incubateur.
25
Figure 22: Motoréducteur 12V
I.1.1.5 Thermostat numérique
Muni d’un d’une sonde de température, il a pour rôle de réguler la température dans
l’incubateur dans une plage préalablement fixée. Il permet aussi la visualisation de la valeur de
la température interne grâce à un petit écran d’affichage qui lui est intégré.
Elles ont pour rôle de produire la chaleur nécessaire à l’incubation des œufs.
26
I.1.1.7 Alimentation de stabilisée 12V
L’onduleur a pour rôle principal de fournir une tension 220V alternatif pour
l’alimentation tu contrôleur de température car la tension d’alimentation du système est de 12V
continue.
27
➢ Douille et lampe DC/12V.
➢ Câbles de connexion
➢ Dominos et borniers de connexion.
➢ Matériel d’assemblage : vis, agrafes, rondelles
➢ Ruban adhésif en aluminium
I.1.2 Outillage
➢ Multimètre
➢ Scie à bois
➢ Scie à métaux
➢ Jeu de tournevis
➢ Pinces universelle et coupante.
➢ Mètre
➢ Cisailles
➢ Marteau
➢ Agrafeuse
➢ Fer à souder
I.2 Méthode
Afin de mieux aborder notre travail et atteindre les objectifs généraux assignés, il est,
indispensable de définir des méthodes de travail appropriées. Dans cette partie, nous présentons
les différentes méthodes utilisées pour le dimensionnement et le choix des composants de notre
prototype. Elle se résume aux étapes ci-après :
28
2- Dimensionnement de l’enceinte de l’incubateur
3- Dimensionnement des composants électriques du système
4- Elaboration du schéma d’électrique
5- Simulations sur logiciel
6- Réalisation de la carte électronique de commande du moteur.
7- Dimensionnement du générateur photovoltaïque
8-
9- Montages et tests.
Les informations que nous allons présenter ci-après sont le socle même de notre travail ;
car c’est d’elles que dépendrons les différents dimensionnements et les résultats des calculs
nécessaires à l’aboutissement de notre projet.
Il a été élaboré suivant les caractéristiques des incubateurs d’œuf existant et nos propres
appréhensions de futurs concepteurs.
Jours d’autonomies 1
Janvier 27.5
Février 26.8
Mars 27
Avril 26.9
Mai 26.3
Juin 25
Juillet 24.3
Aout 24.2
Septembre 24.4
Octobre 25.4
Novembre 26
Décembre 25.7
30
I.2.2.1 Calcul de l’épaisseur de la paroi isolante
La paroi isolante est conçue par assemblage successif d’une feuille de tôle alu, d’une
plaque de polystyrène et d’une plaque de contre-plaquait.
𝝀𝒊 ×∆𝑻
𝒆𝒊 = [1]
𝒌′
Avec :
Le calcul s'effectue sur toute la surface que forme les six côtés de l’incubateur.
L’application de la formule ci- dessous, nous donne les charges thermiques à travers les parois.
𝑸𝒕𝒑 = 𝑲. 𝑺. ∆𝑻 [3]
Le choix des épaisseurs de ces parois se fait sur la base du coefficient de transmission
thermique, obtenu par la relation :
31
𝟏
𝑲= 𝟏 𝒆𝒊 𝟏 [4]
𝒉𝒊
+∑𝒏
𝒊=𝟏𝝀 +𝒉𝒆
𝒊
Avec :
∆𝒉: Différence d’enthalpie entre l’air extérieur et l’air de l’enceinte d’incubation (J/Kg)
𝑽𝒄𝒆 .𝝆𝒊
𝒎𝒄𝒆 = [6]
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎
32
𝑽𝒄𝒆 = 𝒏. 𝑽 [7]
𝑽 : Volume de la chambre froide (m3) ;
𝟕𝟎
𝒏= [8]
√𝑽
𝒏.𝝆𝒊 .𝑽.∆𝒉
𝑸𝒓𝒂 = [9]
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎
Cette charge résulte du fait que les œufs introduits dans l’incubateur sont à une
température inférieure à celle d’incubation. Ainsi, ces œufs doivent être maintenus à une
température égale à celle d’incubation durant toute la durée de leur séjour dans l’incubateur.
L’expression permettant de calculer ces apports est la suivante :
Avec :
La charge thermique des œufs peut être également obtenue en utilisant les enthalpies de
l’enceinte comme suit :
33
𝒎.∆𝒉
𝑸𝒄𝒊 = [11]
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎
Avec :
∑𝒏
𝒊=𝟏 𝑷𝒊
∅= [12]
𝒇𝟏 .𝒇𝟐
Avec :
𝑷𝒊 : puissance de la lampe i
𝒇𝟏 : facteur de simultanéité
34
I.2.3.1 Dimensionnement du moteur
Le dimensionnement du moteur est une étape délicate ; car il doit être suffisamment
puissant pour fournir une force mécanique suffisante pour la rotation des plateaux chargés
d’œufs. L’effort tangentiel P est défini ici comme le poids des plateaux, des supports plateaux
et des œufs.
𝑷 = 𝑴. 𝒈 [14]
Où :
𝑴 : Somme des masses des plateaux, des supports plateaux et des œufs (Kg)
𝒅
𝑪𝒓 = 𝑷. [15]
𝟐
Avec :
𝝅.𝑵
𝑷𝒖 = 𝑪𝒓 . [16]
𝟑𝟎
Avec :
𝑷𝒖
𝑷é𝒍 = [17]
𝜼
Avec :
La méthode de dimensionnement choisie ici est une méthode simplifiée qui consiste à
détailler et à déterminer les caractéristiques de chaque élément du système l’un après l’autre.
La méthode suit les étapes ci-dessous :
A partir des caractéristiques relevées sur les récepteurs : tension, courant, puissance et
durée d’utilisation, on estime aisément ces besoins. La consommation journalière totale (Cj)
est la somme des consommations journalières en courant continu (ECC) et en courant alternatif
(ECA). Il est nécessaire de tenir compte du rendement de l’onduleur pour la consommation en
courant alternatif (ECA).
❖ L’incertitude météorologique ;
❖ L’inclinaison non corrigée des modules suivants la saison ;
❖ La perte de rendement du module dans le temps (vieillissement et poussières)
36
❖ Les pertes dans les câbles et connexion des panneaux solaires.
Pour les systèmes avec parc batterie, le coefficient Kp est en général compris entre
0,55 et 0,65 et pour un système sans batterie, on prendra une valeur de 0,8.
𝑪𝒋
𝑷𝒄 = [21]
𝑲×𝑬𝒊
𝑼𝑴𝑷𝑷𝑻,𝒎𝒂𝒙
𝑵𝒔 = 𝑬 [ ] [23]
𝑼𝑴𝑷𝑷
𝑰𝒎𝒂𝒙
𝑵𝒑 = 𝑬 [ ] [24]
𝑰𝒄𝒄
37
❖ Inclinaison des modules photovoltaïques
Latitude Inclinaison
L < 10 I=10°
En effet, pour une puissance donnée, une tension faible implique des courants élevés,
qui produisent des pertes importantes dans les conducteurs. Pour un optimum économique, on
la choisit de la manière suivante (UTE C15 -712) :
➢ Par définition, la puissance du contrôleur de charge doit toujours être supérieure à celle
du champ solaire, on a :
38
➢ En courant, on a :
𝑷𝒄
𝑰𝑪𝒕𝒓 = [26]
𝑼𝒏
𝑪𝒋 .𝑵
𝑪= [27]
𝑼𝒏 .𝑲𝒃𝒂𝒕 .𝜼𝒃𝒂𝒕
Ainsi, l’on peut déterminer le nombre de batteries en série donné par la relation :
𝑼𝒏
𝑵𝑩𝒂𝒕,𝑺 = [28]
𝑼𝑩𝒂𝒕
Le nombre chaine de de batteries en parallèles quant à lui est donné par la relation :
𝑪
𝑵𝑩𝒂𝒕,𝒑 = [29]
𝑪𝑩𝒂𝒕
39
𝑪𝑩𝒂𝒕 : Capacité d’une batterie
𝑷𝑪𝑨
𝑷𝒐𝒏𝒅 = [30]
𝟏.𝟐
Par convention, dans les systèmes photovoltaïques, on s’assure que la puissance crête
du champ respecte la condition suivante :
Coté DC :
𝒍×𝑰×𝝆
𝑺= [32]
𝜺
Coté AC Monophasé :
𝟐×𝝆×𝑳×𝑰𝑩
𝑺= × 𝒄𝒐𝒔(𝝋) [33]
𝜺×𝑽𝒏
Vn : Tension nominale
40
❖ Calcul des chutes de tension
La condition primordiale est que la chute de tension dans les câbles ne doit pas dépasser
3%. On obtient la chute de tension en pourcentage de la manière suivante :
𝜺 = 𝒃 × 𝑰𝑩× × 𝑳 × 𝑹 [34]
𝜺
𝜺(%) = [35]
𝑽𝒏
Tor
41
CHAPITRE III : RESULTATS
26
25
24
23
22
Mois
42
Figure 28: Calcul de l'épaisseur de l'isolent
➢ Les panneaux du dessous, du dessus et arrière se sont faite avec des plaques de
contreplaquait épaisseur 4mm, panneaux d polystyrène épaisseur 2cm, tôle lisse en Alu
épaisseur 0,35mm.
➢ Les panneaux de gauche et de droite avec des plaques de contreplaquait épaisseur
1.5cm, panneaux d polystyrène épaisseur 2cm, tôle lisse en Alu épaisseur 035mm.
➢ La porte avec des plaques de contreplaquait épaisseur 4m, panneaux d polystyrène
épaisseur 2cm, tôle lisse en Alu épaisseur 035mm et du verre épaisseur 3mm.
Intérieur Extérieur
Longueur (cm) 60 63
Largeur (cm) 51 55
Profondeur (cm) 50 52
43
Figure 29: Dessin d'ensemble de l'incubateur
Données de calcul :
44
Tableau 15: Calcul de de la puissance de chauffage.
Charge Valeur
DESIGNATION VALEUR
Puissance (W) 20
L’application des formules [15], [16], [17], [18] nous permettent de calculer la
puissance électrique du moteur à installer.
Données de calcul :
45
Tableau 17: Calcul de la puissance du moteur à installer
Valeurs
Avec une puissance électrique de 23,56 W notre choix c’est porté sur un motoréducteur
de 35W.
DESIGNATION VALEUR
Puissance (W) 35
Avec une température de consigne de 37,5 °c, pour plus de précision, il est judicieux
d’utiliser un thermostat donc la plage de régulation de température varie de 0 à 50°C. nous
avons donc opter pour le contrôleur de température numérique STC-8080A+
46
Tableau 19: Caractéristiques du contrôleur de température STC-8080A+
DESIGNATION VALEUR
Puissance ≤3W
Résolution 1°C
Précision ±1°C
Thermostat 3 24 72
Lampe LED 5 1 5
47
III.3.2 Dimensionnement du stockage.
Pour une consommation d’énergie totale de 66.9.06 Wh, le système de stockage possède
une capacité de 83.63 AH ; d’où le choix d’une batterie de capacité de stockage 85 AH.
DESIGNATIONS VALEURS
Capacité 85Ah
Tension 12V DC
Nombre de cellule 6
Type GEL
5,0
4,0
3,0
2,0
1,0
-
Mois
48
Cependant pour réaliser au mieux notre dimensionnement, nous choisirons le mois qui
présente le plus faible ensoleillement. Le choix se porte par conséquent sur le mois de
Septembre avec une valeur d’irradiation de 3.5kWh/m2/jr.
DESIGNATIONS VALEURS
DESIGNATIONS VALEURS
Courant 20A
Type PMW
Puissance 600W
49
III.4 Réalisation de l’incubateur
L’étape première fut la découpe des feuilles de tôles, contreplaqué et des plaques de
polystyrène pour la confection des panneaux. Une fois les panneaux confectionnés, ils ont été
assemblés pour former un box, sur lequel ont étés fixés les supports de plateaux et des différents
éléments.
51
Tableau 24: Composants électroniques du circuit de commande du motoréducteur
Une fois la confection du box terminé, nous avons connecté les différents composants
électriques suivant le schéma de montage ci-dessous.
52
Figure 34: Montage des composants électriques
53
Tableau 25: Devis estimatif et quantitatif de l'incubateur
54
III.5.2 Coût d’installation du système photovoltaïque
Le cout d’installation total s’élève à un montant de Trois Cent Trente Un mille Six
Cent Franc CFA.
55
CHAPITRE IV : DISCUSSION DES RESULTATS
Dans la réalisation du prototype présenté, le choix s’est porté sur le polystyrène et non
sur d’autre isolants tel que la laine de verre car mis à part ces bonnes propriétés d’isolant, il est
plus accessible et plus rependu.
La valeur de la puissance des résistances de chauffage de 40W est assez correcte car elle
est assez élevée pour maintenir la température interne à la valeur de consigne. De même sa
valeur nette permet une régulation facile par le thermostat de telle sorte qu’elle ne dépasse pas
trop la valeur de consigne.
Les résistances utilisées étant de petite taille, nous nous sommes servis de grillage
métallique ceci pour permettre une décimation rapide de la chaleur. Un système de ventilation
couplé aux résistances chauffantes est utilisé pour accélérer le processus de dissipation de
chaleur au niveau des résistance et ainsi contribuer à l’homogénéisation de la température à
l’intérieur de l’incubateur.
56
IV.2.3 Choix du motoréducteur
57
Figure 35: Répartition de température à l’intérieur de l’incubateur et position de la
sonde de température.
Notter qu’il est strictement interdit d’utiliser des produits à base d’alcool ou d’autres
produits chimiques pour désinfecter l’incubateurs cars les particules chimiques restés dans
l’enceinte pourraient affecter le développement des embryons lors des prochaines incubations
et ainsi conduire à la mort des poussins lors de l’éclosion.
58
CONCLUSION ET PERSPECTIVES
Parvenue au terme de ce travail portant sur l’étude et la réalisation d’un incubateur d’œuf
de poule automatique hybride Eneo/PV, il en ressort la réalisation d’un prototype dont les
caractéristiques répondent aux exigences du cahier de charge.
En effet, après avoir mémé des recherches sur les différents types d’incubateur et leurs
fonctionnements puis, une étude sur les systèmes solaires photovoltaïques et leurs différents
composants, une méthode de travail a été élaboré et adopté ; Ce qui nous a permis de
dimensionner l’incubateur et son alimentation hybride. A l’aide du matériel dons nous
disposions, la réalisation s’en est suivi.
A cet effet l’incubateur réalisé est d’une capacité d’environ 100 œufs répartit sur deux
plateaux ; l’un mobile et l’autre fixe. Avec une puissance de 85W, il consomme en moyenne
669.06 Wh d’énergie électrique par jour. Son alimentation est constituée d’un système solaire
photovoltaïque d’une autonomie de 24 heures constitué d’un panneau photovoltaïque de 200
Wc, d’un régulateur de charge de 20A et d’une batterie de 85 Ah couplé à une alimentation
stabilisée 220V/12V 20A. L’analyse économique du projet nous a permis d’estimer le cout
global de réalisation de l’incubateur à 156 500 F CFA ce qui est rentable par rapport aux
incubateur importés qui coutent en moyenne 170 000 F CFA.
La réalisation du prototype n’étant pas parfaite, nous projetons poursuivre nos travaux
dans le but de les améliorer ceci par :
59
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
[1] : N. van Wageningen, J. Meinderts, Puck Bonnier, Henk Kasper ; L'incubation des œufs par
les poules et en couveuse ; © Fondation Agromisa, Wageningen ; 2000.
[2] : SIDAHMED ELHADI LAB, FEKIRI KHADIDJA ; Etude et réalisation d’un incubateur
automatique à œufs ; Centre Universitaire Belhadj Bouchaib d’Ain-Temouchent ; 2016
[5] : KOUADRI Khaled ; MOUHEB Ferhat ; Effets de la concentration du CO2 sur le taux et
la fenêtre de l’éclosion des œufs de poules ; Université Mouloud Mammeri De Tizi-Ouzou
Faculté Des Sciences Biologiques Et Des Sciences Agronomiques Département Des Sciences
Agronomiques ; 2018.
[11] : Construction d’un parc photovoltaïque (phase II) d’une capacité totale de 370 kWc dans
la localité de DJOUM région du Sud Cameroun : Spécifications techniques ; Elecnor, ENEO
Cameroun ; 2019.
60
[14] : Falk ANTONY, Christian DÜSHNER et Karlheinz REMMERS, « Le photovoltaïque
pour tous Conception et réalisation d’installation », livre édité par : INES) ; 2006.
[15] : Utilisation de systèmes de production hybrides dans les villes et villages sud algérien ;
ERA Centre des Conventions d’Oran ; 2015
[17] : Conrad H.S. YOTTO ; Etude et conception d’une mini centrale photovoltaïque pour
l’alimentation d’une partie de l’installation électrique de la présidence de la république du
Benin ; 2iE ; 2011.
61
ANNEXES
62
Annexe 1 : Circuit imprimé de la carte de commande du motoréducteur
Coté composants
Coté soudure
a
Annexe 2 : Manuel d’utilisation du contrôleur de température STC-8080A+
b
c
Annexe 3 : Datasheet du PIC12F1572
PIC12(L)F1571/2
8-Pin MCU with High-Precision 16-Bit PWMs
Description:
PIC12(L)F1571/2 microcontrollers combine the capabilities of 16-bit PWMs with Analog to suit a variety of applications.
These devices deliver three 16-bit PWMs with independent timers for applications where high resolution is needed,
such as LED lighting, stepper motors, power supplies and other general purpose applications. The core independent
peripherals (16-bit PWMs, Complementary Waveform Generator), Enhanced Universal Synchronous Asynchronous
Receiver Transceiver (EUSART) and Analog (ADCs, Comparator and DAC) enable closed-loop feedback and
communication for use in multiple market segments. The EUSART peripheral enables the communication for
applications such as LIN. - 2.3V to 5.5V (PIC12F1571/2)
• Temperature Range:
Core Features: - Industrial: -40°C to +85°C
• C Compiler Optimized RISC Architecture
- Extended: -40°C to +125°C
• Only 49 Instructions
• Internal Voltage Reference module
• Operating Speed:
• In-Circuit Serial Programming™ (ICSP™) via
- DC – 32 MHz clock input Two Pins
- 125 ns minimum instruction cycle
eXtreme Low-Power (XLP) Features:
• Interrupt Capability
• Sleep mode: 20 nA @ 1.8V, Typical• Watchdog
• 16-Level Deep Hardware Stack
Timer: 260 nA @ 1.8V, Typical
• Two 8-Bit Timers
• Operating Current:- 30 A/MHz @ 1.8V, typical
• One 16-Bit Timer
• Three Additional 16-Bit Timers available using
Digital Peripherals:
the
16-Bit PWMs • 16-Bit PWM:
• Power-on Reset (POR) - Three 16-bit PWMs with independent timers
• Power-up Timer (PWRT) - Multiple Output modes (Edge-Aligned,
• Low-Power Brown-out Reset (LPBOR) Center-Aligned, Set and Toggle on
Register Match)
• Programmable Watchdog Timer (WDT) up to
256s - User settings for phase, duty cycle, period, offset
• Programmable Code Protection and polarity
- 16-bit timer capability
Memory: - Interrupts generated based on timer matches with
• Up to 3.5 Kbytes Flash Program Memory Offset, Duty Cycle, Period and Phase registers
• Up to 256 Bytes Data SRAM Memory • Complementary Waveform Generator (CWG):
• Direct, Indirect and Relative Addressing - Rising and falling edge dead-band control
modes• High-Endurance Flash Data Memory - Multiple signal sources
(HEF) • Enhanced Universal Synchronous Asynchronous
- 128 bytes if nonvolatile data storage Receiver Transceiver (EUSART):
- 100k erase/write cycles - Supports LIN applications
d
• Individually Selectable Weak Pull-ups
• Interrupt-On-Change Pins Option with
Edge-Selectable Option
Analog Peripherals:
• 10-Bit Analog-to-Digital Converter (ADC):
- Up to four external channels -
Conversion available during Sleep
• Comparator:
- Low-Power/High-Speed modes
- Fixed Voltage Reference at (non)inverting
input(s)
- Comparator outputs externally accessible
- Synchronization with Timer1 clock source
- Software hysteresis enable
• 5-Bit Digital-to-Analog Converter (DAC):
- 5-bit resolution, rail-to-rail
- Positive reference selection
- Unbuffered I/O pin output
- Internal connections to ADCs and comparators
• Voltage Reference:
- Fixed voltage reference with 1.024V, 2.048V and
4.096V output levels
e
Device
VDD 1 8 VSS
RA5 2 7 RA0/ICSPDAT
RA4 3 6 RA1/ICSPCLK
f
RA3 4 — — — T1G(1) — — — IOC Y MCLR
VPP
RA4 3 AN3 — C1IN1- T1G PWM2(1) CWG1B(1) IOC Y CLKOUT
TX(1,2)
CK(1,2)
RA5 2 — — — T1CKI PWM1(1) CWG1A(1) IOC Y CLKIN
RX(1,2)
DT(1,2)
VDD 1 — — — — — — — — — VDD
Vss 8 — — — — — — — — — VSS
g
Annexe 4 : Digramme de l’air humide
h
i
j