0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
140 vues43 pages

TRANSIT-DOUANE 1èrea 2025-2026

La Douane en Côte d'Ivoire, rattachée au Ministère de l'Economie et des Finances, est responsable de la détermination et de la liquidation des droits et taxes sur les marchandises importées et exportées, en se basant sur des sources légales nationales et internationales. Elle est organisée en plusieurs directions centrales, chacune ayant des missions spécifiques allant de la réglementation à la surveillance des opérations douanières. Les principales missions de la douane incluent la collecte des droits de porte, la protection de la production nationale, l'incitation économique pour les investisseurs, et la collecte de données statistiques.

Transféré par

aamani11182004
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
140 vues43 pages

TRANSIT-DOUANE 1èrea 2025-2026

La Douane en Côte d'Ivoire, rattachée au Ministère de l'Economie et des Finances, est responsable de la détermination et de la liquidation des droits et taxes sur les marchandises importées et exportées, en se basant sur des sources légales nationales et internationales. Elle est organisée en plusieurs directions centrales, chacune ayant des missions spécifiques allant de la réglementation à la surveillance des opérations douanières. Les principales missions de la douane incluent la collecte des droits de porte, la protection de la production nationale, l'incitation économique pour les investisseurs, et la collecte de données statistiques.

Transféré par

aamani11182004
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

TRANSIT-DOUANE

CHAPITRE 1 : LA DOUANE EN COTE D’IVOIRE

INTRODUCTION
Rattachée au Ministère de l’Economie et des Finances, la Douane est chargée de
déterminer l’assiette des droits et taxes imposés aux marchandises importées ou
exportées. Puis, elle les liquide au profit de l’Etat. En effet, l’assiette en douane
est la base fondamentale de calcul des droits et taxes. Elle représente soit la valeur
CAF ou CIF ajustée à l’importation, soit la valeur FOB à l’exportation.

I- BASES LEGALES ET REGLEMENTAIRES

L’action de l’administration des Douanes est fondée d’une part, sur des sources
nationales (Code des douanes, lois de finances, ordonnances notamment,) et,
d’autre part, sur des sources internationales (OMD, OMC, CEDEAO, UEMOA)
et tous autres accords et conventions ayant des incidences sur le plan douanier.

1 - Les sources nationales


Elles comportent :
• Le Code des Douanes (Loi n° 64-291 du 1er août 1964), et ses textes
d’application : décrets, arrêtés, décisions ;
• les annexes fiscales aux différentes lois de finances ;
• les lois et règlements ayant une incidence douanière.

2 – les sources internationales


2.1 - Les textes communautaires (CEDEAO, UEMOA)
Autrefois d’inspiration nationale, la réglementation douanière est aujourd’hui
une initiative sous régionale (CEDEAO, UEMOA). Il s’agit par exemple, du :
• Règlement n° 02/97/CM/UEMOA du 28 octobre 1997 portant adoption du
Tarif Extérieur Commun de l’UEMOA en vigueur dans tous les Etats membres ;
• Règlement n° 09/98/CM/UEMOA du 20 décembre 1998 relatif aux relations
financières extérieures des Etats membres de l’UEMOA ;
• Règlement n° 05/99/CM/UEMOA du 06-08-99 portant valeur en douane des
marchandises à l’importation ;
• Tarif Extérieur Commun qui se caractérise par :
- la nomenclature tarifaire et statistique commune basée sur le Système
- Harmonisée de Désignation des marchandises ;
- la nomenclature des droits et taxes identiques;
- la catégorisation des marchandises.

2.2 - Les Conventions internationales


La législation douanière est aussi assise sur de nombreux textes d’accords
bilatéraux ou multilatéraux. Il s’agit entre autres :
• De l’accord instituant l’Organisation Mondiale de la Douane (OMD) et des
conventions en découlant (tarif, valeur, origine, cadre de normes) ;
• De l’accord instituant l’organisation Mondiale du Commerce (OMC) et des
conventions en découlant ;
• Des conventions multilatérales (Accords UE/ACP ; APE…) ; des accords
bilatéraux.

II - ORGANISATION FONCTIONNNELLE
1-Organisation fonctionnelle
L’administration des douanes comprend :
✓ Une direction générale
✓ Une inspection générale des douanes
✓ Quinze Directions centrales qui se subdivisent en sous-direction, en directions
régionales, en bureaux (unités administratives de dédouanement des
marchandises), en divisions, en subdivisions, en sections et en brigades

1.1-La Direction Générale


Elle est placée sous l’autorité d’un directeur général assisté de deux directeurs
généraux adjoints qui sont nommés par décret du président de la république sur
proposition du premier ministre. La direction générale a pour attribution
l’élaboration des projets de textes législatifs et réglementaire et de leur
application en matière douanière, la détermination de l’assiette, la liquidation,
l’émission et le recouvrement des droits et taxes inscrits au tarif des douanes, la
répression des infractions douanières, du contentieux, la protection économique
du territoire, l’élaboration des statistiques sur le commerce extérieur ,
l’exploitation et la gestion du SYDAM, la gestion et la formation des agents…
Le directeur général est aidé dans sa tâche par deux directeurs généraux adjoints
nommés par décret.

1.2-L’Inspection Générale des Douanes


C’est une structure de contrôle interne. Elle est dirigée par un Inspecteur
General. L’inspecteur général est chargé du contrôle et du fonctionnement des
services et à ce titre il assure la bonne application des lois et règlements, de la
déontologie et de la discipline, de la sensibilisation, de conseil, d’assistance,
effectue des enquêtes et sanctionne les agents indélicats.

1.3-Les Directions centrales


1.3.1-La Direction de la règlementation et du contentieux
Elle comprend quatre sous directions. La sous-direction du Tarif et de la Valeur,
la sous-direction des techniques douanières, la sous-direction du contentieux et
la sous-direction de la coopération et d’assistance administrative. La Direction
de la Règlementation et du contentieux est chargée de l’élaboration des projets
de textes législatifs et règlementaires en matière douanières, de l’application du
taux des tarifs des douanes, la préparation et du suivi des accords bilatéraux et
multilatéraux relatifs à la douane, du suivi et de l’encadrement des
commissionnaires agréent en douane, du transit et du suivi des affaires
contentieuses devant les tribunaux.

1.3.2-La Direction de l’Analyse du Risque, du Renseignement et de la


Valeur
Elle comprend deux sous directions :
La sous-direction de l’analyse du risque et du renseignement et la sous-direction
de la valeur.
Cette direction a à sa charge l’élaboration, de la gestion du fichier de la valeur et
sa mise à jour, elle contrôle et anticipe les importations, l’émission des
liquidations, de vérification et de la valeur, de la gestion des risques liés à la
taxation de marchandises….

1.3.3-La Direction des Ressources Humaines


Elle comprend deux sous directions :
La sous-direction du personnel et la sous-direction des Affaires Sociales.
Cette direction est chargée de la gestion, de la programmation et du contrôle des
effectifs pour permettre à l’administration des Douanes de disposer d’un nombre
suffisant d’agents qualifié pour un meilleur fonctionnement des services et pour
atteindre les objectifs de cette administration. Elle gère deux catégories de
personnels : le personnel douanier et le personnel technique.

1.3.4-La Direction des Moyens Généraux


Elle comprend deux sous-directions dont la sous-direction du budget et la sous-
direction de l’équipement. La Direction des Moyens Généraux s’occupe du
patrimoine immobilier et mobilier du service des douanes, de la préparation et
l’exécution du budget de l’Administration des Douanes, de la gestion des
ressources allouées par le budget de l’Etat, de la gestion des fonds résultant des
amendes, de la gestion des primes de logement, la gestion des primes
trimestrielles et du travail extra légal.

1.3.5-La Direction de la Communication et de la Qualité


Elle comprend deux sous directions dont la sous-direction de la communication
et de la sous-direction de la qualité. Cette Direction est chargée de la
communication à l’adresse des usagers et des médias, de la politique de relation
publique de la Direction Générale des Douanes, de la mise en œuvre de la
qualité, de l’amélioration et du suivi du temps de
traitement de la déclaration en Douane, du protocole et de l’accueil.

1.3.6-La Direction de l’Informatique


Elle comprend deux sous directions dont la sous-direction des études et la
direction de la production. Cette Direction est chargée de l’informatisation de la
procédure de dédouanement
des marchandises, de la vulgarisation de l’informatique de l’Administration des
Douanes, de l’intégration des systèmes informatiques tiers, de l’installation des
terminaux SYDAM dans les différents bureaux de Douanes, dans les sociétés de
transit et les services d’acconage ainsi que de la consignation.

1.3.7- La Direction des services spéciaux et des services douaniers du port


Elle comprend deux sous directions dont la sous-direction des services douaniers
du port et la sous-direction des services spéciaux. Elle est chargée du contrôle
des opérations commerciales et de surveillance des zones de dédouanement dans
les bureaux d’Abidjan relevant de sa compétence notamment du dédouanement
des marchandises importées ou exportées, de la vérification à priori des
déclarations en Douane, du contrôle des voyageurs et de leurs bagages, du
contentieux portant sur les contrôles les vérifications et la surveillance….

1.3.8-La Direction des services Aéroportuaires et Régimes Economique


Elle comprend deux sous-directions dont la sous-direction des régimes
économiques et la sous-direction des services aéroportuaires. Cette direction a
pour mission de faciliter les opérations commerciales et d’assurer la surveillance
des zones de dédouanement dans les bureaux des douanes, de dédouaner les
marchandises importées ou exportées, de vérifier les
déclarations en douanes, d’appliquer les conventions ayant une incidence en
matière douanière.

1.3.9-La Direction des Statistiques et des Etudes Economiques


Elle est composée de deux sous directions, on a la sous-direction de la
production statistique et la sous-direction des études économiques. Cette
direction est chargée des statistiques et des études économiques est chargée
l’élaboration et la diffusion des statistiques du commerce extérieur de la Côte
d’Ivoire, la collecte et la centralisation de toutes les données relatives à l’activité
douanière, l’analyse et la prévision des recettes douanières, la réalisation des
études d’aide à la décision.

1.3.10-La Direction des Services Extérieurs de Yamoussoukro


La Direction des Services Extérieurs de Yamoussoukro a compétence pour
coordonner et superviser l’activité de dédouanement des marchandises
importées ou exportées ; de vérification des déclarations en douane ; de contrôle
des voyageurs et de leurs bagages, de la police du rayon douanier ;
d’’application des Conventions ayant une incidence en matière douanière ; de
contentieux portant sur les contrôles, les vérifications et la surveillance.

1.3.11-La Direction des Services Extérieurs d’Abidjan


La Direction des Services Extérieurs a compétence pour coordonner et
superviser l'activité de dédouanement des marchandises importées ou exportées ;
de vérification des déclarations en douane ; de contrôle des voyageurs et de leurs
bagages ; de la police du rayon douanier ; de l'application des Conventions ayant
une incidence en matière douanière ; de contentieux portant sur les contrôles, les
vérifications et la surveillance.
La Direction des Services Extérieurs d'Abidjan est dirigée par un Directeur
nommé par décret pris en Conseil des Ministres. Il a rang de Directeur
d'Administration Centrale.
La Direction des Services Extérieurs comprend trois Directions Régionales : La
Direction Régionale d’Aboisso, la Direction Régionale d'Abengourou ; la
Direction Régionale de San-Pedro.

1.3.12-La Direction des Enquêtes Douanières


Cette Direction est chargée ; de rechercher et de réprimer les fraudes
documentaires sur toute l'étendue du territoire national ; de vérifier a posteriori
les déclarations ; de lutter contre les infractions à la réglementation des changes.
La Direction des Enquêtes Douanières est dirigée par un Directeur nommé par
décret pris en Conseil des Ministres. Il a rang de Directeur d'Administration
Centrale.
La Direction des Enquêtes Douanières comprend deux Sous-Directions ; la
Sous-Direction du contrôle documentaire après dédouanement ; la Sous-
Direction du contrôle en entreprise.
Les Sous-Directions sont dirigées par des Sous-Directeurs nommés par arrêté du
Ministre.

1.3.13-La Direction de la Surveillance et des Interventions


La Direction de la Surveillance est chargée ; de lutter contre les infractions de
campagne et la contrebande; de rechercher et de saisir toute marchandise
importée faisant l'objet de contrefaçon; de rechercher et de saisir toute
marchandise contrefaite destinée à l'exportation; de lutter contre le trafic de
stupéfiants.
La Direction de la Surveillance et des Interventions est dirigée par un Directeur
nommé par décret pris en Conseil des Ministres. Il a rang de Directeur
d'Administration Centrale.
La Direction de la Surveillance et des Interventions comprend deux Sous-
Directions dont la Sous-Direction des Interventions et de la Surveillance ; la
Sous-Direction de la Lutte contre la Contrefaçon et les Stupéfiants.
II-LES MISSIONS PRINCIPALES DE LA DOUANE

On distingue quatre principales missions : la mission fiscale, mission


économique, mission de protection, et la mission statistique
• Mission fiscale
Elle consiste pour la douane à collecter les droits de porte au profit de l’Etat. Ces
droits de porte sont prélevés sur les marchandises à leur entrée ou sortie du
territoire douanier.
• Mission de protection
Grace à un contrôle rigoureux des importations, la douane empêche l’entrée
frauduleuse des marchandises étrangères pour ne pas mettre en péril la
production nationale. Cette protection se matérialise par des mesures telle que :
- le contingentement qui est la limitation des importations de certains produits
étrangers en vue de protéger les entreprises locales mais aussi les
consommateurs.
- la prohibition qui est l’interdiction des importations de certains produits
dangereux.
• La mission économique et d’incitation
Dans le but d’attirer les investisseurs étrangers et nationaux, la douane utilise
divers régimes douaniers dits économiques ou suspensifs. Ce sont des régimes
qui exonèrent totalement ou partiellement les opérateurs du paiement des droits
et taxes.
• La mission statistique
La douane collecte des données économiques qui servent à suivre l’évolution et
l’orientation de l’économie nationale. Ces données résultent des différents
documents douaniers et pièces administratives fournis par les opérateurs
économiques pour dédouaner leurs marchandises.

IV-Les moyens d’action de la douane


Les moyens mis en œuvre par la douane pour atteindre ses objectifs sont : les
moyens humains, les moyens juridiques, les moyens matériels :
✓ les moyens humains
Pour permettre à la douane de réussir sa mission aussi complexe l’Etat de Côte
d’Ivoire a mis à la disposition environ 3000 agents et fonctionnaires. Ce
personnel est composé de :
-des agents de douane (douanier formé à l’école des douanes)
-du personnel technique (agents douaniers formés et chargés de la gestion du
(SYDAM)
-du personnel interministériel (ce sont les manœuvres et les standardistes)
✓ Les moyens juridiques
Les moyens juridiques misent à la disposition de l’administration des douanes
sont au nombre de trois :
-le code des douanes
-le tarif des douanes
-les conventions internationales.
• Le code des douanes
C’est un document dans lequel sont enregistré toutes les lois et règles de la
douane. Ces lois et règles définissent et orientent toutes les activités menées par
la direction générale des douanes.
• Le tarif des douanes
C’est document dans lequel sont enregistrées ou répertoriées toutes les
marchandises importées ou exportées avec leurs quotités sur les droits et taxes à
appliquer à ces marchandises.
• Les conventions internationales
Ce sont des décisions, des lois prises au niveau international (OMD) sur la
douane et qui doivent s’imposer à toutes les douanes des pays du monde.
La douane de chaque pays est chargée de l’appliquer intégralement toutes ses
décisions et lois.

✓ Les moyens matériels


La douane dispose d’un Parc automobile (motocycles et véhicules de liaison),
d’un équipement radio (stations fixes et stations mobiles), de moyens de
détection, de casernes, des instruments de pesée et de mesure (bascules
électroniques et automatiques).
La douane a entrepris récemment de renouveler son matériel pour rendre son
action plus efficace.

V-Les objectifs du droit douanier


Le droit douanier a pour objectif la protection de l’économie nationale mais
cette protection se traduit par 3 types de mesures :
-les mesures fiscales qui tendent à freiner le flux des marchandises
(encaissement des droits et taxes)
-les mesures de restriction quantitatives qui tendent à régulier le flux
(contingentement, prohibition)
-les mesures de contrôle des opérations financières avec l’étranger (les banques,
ou agences financières…).

VI-Application de la loi douanière


1-Au territoire douanier
Le territoire douanier se définit par un espace physique délimité et soumis à une
législation. A cet effet, la loi douanière s’applique sur le territoire d’un pays qui
lui-même se donne pour règle l’application de cette loi. Le territoire douanier
part depuis les frontières jusqu’aux fins fonds du pays. Cependant, certaines
zones comme les zones franches sont soustraites à tout ou partie du régime
douanier. Il existe aussi des espaces étrangers au territoire douanier du principe
de l’extraterritorialité et trois types de rayons de douane (maritime, aérien et
terrestre)

2-Aux opérateurs économiques ou personnes (physiques ou morales)


Les opérateurs économiques ont l’obligation de soumission à la loi douanière. A
cet effet l’article du code des douanes stipule que la loi douanière et les
règlements douaniers s’appliquent sans égard à la qualité des personnes
(physiques ou morales), ils doivent déclarer les marchandises à l’importation et
l’exportation. Cette déclaration est précédée par la conduite en douane de ces
marchandises. La déclaration équivaut au paiement des droits et taxes qui est
une obligation. Toutefois les dérogations ou exceptions fixées par l’article 4
pour la non application de cette règle au niveau des conventions internationales,
du code des douanes, du tarif douanier et les lois règlementant le régime de
certains investissements.

3-Dans le temps
La loi douanière s’applique dans le temps à l’image de toute loi, et elle n’est pas
rétroactive (la loi ne tient pas compte de ce qui est passé). Ainsi, elle demeure
applicable à partir de sa date de mise en vigueur jusqu’à son abrogation expresse
ou tacite. Cette loi présente dans certaines situations un caractère particulier
découlant :
-de la clause transitoire
-du principe de non rétroactivité

VI- LE DEDOUANEMENT D’UNE MARCHANDISE


Dédouaner une marchandise, c’est accomplir l’ensemble des formalités
administratives et douanières (déclaration, paiement des droits de porte)
permettant à l’opérateur économique de disposer de sa marchandise.

1-Les personnes habilitées à dédouanement


L’article 80 du code des douanes précise que « les marchandises importées ou
exportées ne peuvent être déclarées que par des personnes ayant obtenues
l’agrément de la douane ».
Le commissionnaire agrée en douane se définit comme étant une personne
physique ou morale autorisée par la douane à accomplir pour autrui les
formalités de dédouanement. Par dérogation au principe ci-dessus, peuvent
déclarer en détail en douane les personnes suivantes :
- Les propriétaires de marchandises importées ou exportées à des fins non
commerciales,
- Les voyageurs en ce qui concerne les objets qui les accompagnent sous réserve
qu’ils correspondent bien à leur situation sociale.
- Les frontaliers en ce qui concerne les objets ou les denrées dont ils sont
porteurs à condition qu’il s’agisse de petites quantités importées sans but
commercial.

2- Les formalités préalables au dédouanement


• La conduite en douane
L’article 61 du code des douanes stipule que « toutes les marchandises importées
par la frontière terrestre doivent aussitôt être conduites au bureau des douanes le
plus proche par la route légale ». L’emprunt de la route est obligatoire et nul ne
peut s’en écarter.
La conduite en douane consiste donc à acheminer les marchandises quel que soit
le moyen de transport utilisé (navire, camion, train, aéronef) à un bureau des
douanes suivant un itinéraire bien précis appelé « route légale ».
o La conduite en douane par voie terrestre
Les transporteurs terrestres sont soumis à trois principales obligations :
- Obligation de destination qui les oblige à conduire les marchandises vers le
bureau des douanes le plus proche
- Obligation d’itinéraire qui les oblige à emprunter la route légale
- Obligation de justification de détention qui les oblige à présenter à toute
réquisition de douane, les documents certifiant la détention régulière des
marchandises transportées.

o La conduite en douane par la voie maritime


Le capitaine du navire doit se soumettre à cinq formalités principales :
- Inscrire les marchandises transportées sur un manifeste signé de sa main
- Soumettre l’original du manifeste au visa de la douane et leur remettre une
copie
- Accoster dans un port pourvu d’un bureau des douanes sauf cas de force
majeure
- Dès l’immobilisation du navire dans un port présenter aux agents de douane le
journal de bord dans lequel sont consignés tous les incidents ou événements
survenus pendant la traversée.
- Déposer dans les 24heures qui suivent l’arrivée du navire, la déclaration
sommaire au bureau des douanes.

o La conduite en douane par la voie aérienne


Quatre obligations principales s’imposent au commandant de bord :
-Poser son appareil sur aérodrome douanier
-Lister les marchandises transportées sur un manifeste signé
- présenter ce manifeste à toute réquisition de la douane
- déposer ce document au bureau des douanes à titre de déclaration sommaire
dès l’arrivée de l’appareil.
• La mise en douane
Elle constitue la prise en charge de la marchandise par la douane et se
matérialise par le dépôt de la déclaration sommaire. Cette formalité sert de base
au contrôle des agents de douane qui procède aux opérations des agents de
douane qui procède aux opérations de chargement ou débarquement consiste à :
-pointer les marchandises
-les dénombrer
-les transférer au magasin
Ces opérations effectuées en présence d’un agent douanier, du capitaine de bord
ou de son représentant et du gardien du magasin cale permettant d’établir l’état
différentiel (différence entre le chargement théorique et le chargement réel).

La déclaration sommaire comprend en maritime comme en aérien les pièces


suivantes :
-le manifeste de cargaison (document qui recense toutes les marchandises, du
moyen de transport, fait apparaitre les mentions (identification du moyen de
transport, sa provenance, sa destination, le numéro des connaissements, nom et
adresse des chargeurs et destinataire, nature des marchandises)
-le manifeste de pacotille (document qui recense les effets personnels des
occupants du navire)
-manifeste de provision de bord (document qui recense la nourriture, l’eau
potable, le carburant…)
NB : la déclaration sommaire en transport terrestre se matérialise par le
dépôt de la lettre de voiture (document de transport routier)
• Le Dédouanement proprement
Il consiste en l’établissement d’une déclaration en détail tendant à placer les
marchandises sous un régime douanier.
CHAPITRE 2 : LES REGIMES DOUANIERS

I-Définition
Les régimes douaniers désignent l’usage que l’exportateur ou l’importateur en
réserver à ses marchandises. C’est le statut juridique sur lequel les marchandises
entrent, sortent, circulent librement ou légalement sur un territoire douanier
peuvent être destinées à la consommation, la réparation, la production,
l’exportation, l’importation ou en transit. Toutes ces destinations sont soumises à
des régimes particuliers. Il existe 2 grandes catégories de régimes douaniers tels
que : les régimes douaniers à l’importation et les régimes douaniers à
l’exportation.

II- Les régimes douaniers à l’importation


Les régimes douaniers de droit commun appelés régimes douaniers définitifs,
fondamentaux. Toutes les marchandises importées sont soumises aux paiements
de droit de douane, ce paiement se fait au moyen de régime douanier de droits
communs ou économiques.

1- Les régimes douaniers de droits communs ou définitifs à l’importation


Ces régimes sont dits définitifs parce qu’ils soumettent l’importateur ou
l’exportateur au paiement immédiat des droits et taxes exigibles.

2- Les régimes de mise à la consommation directe


C’est le régime douanier qui permet à l’importateur après paiement des droits et
taxes exigibles de mettre les marchandises importées à la disposition des
consommateurs sur le territoire douanier, son code est anciennement D3 puis
C100, son nouveau code est le 4000 selon le sydam word.

3-La mise à la consommation ensuite de dépôt


C’est la situation dans laquelle se trouve une marchandise importée stockée dans
un magasin appelé dépôt pendant une certaine période avant d’être utilisée ou
consommée, son ancien code est le D3 puis C101, son nouveau code est le 4079.
4-La mise à la consommation ensuite de transit
C’est la situation dans laquelle se trouve une marchandise importée ayant
transitée par un autre territoire douanier ou passée par un autre port avant son
utilisation ou sa consommation sur le territoire douanier ivoirien, son ancien
code est D3 puis C102 son nouveau code est le 4080.

5-La mise à la consommation ensuite d’entrepôt


C’est la situation d’une marchandise importée mise en entrepôt avant sa
consommation finale, son ancien code D3 puis C300 le nouveau code est le
4070.

6-La mise à la consommation ensuite d’admission temporaire


C’est la situation des marchandises importées pour une situation d’attente. Elles
ne peuvent être vendues sur le territoire douanier. Elles entrent en exemption
totale ou partielle des droits et taxes de douane, son ancien code est le D3AT
puis C501, son nouveau code est le 4050.

II-Les régimes suspensifs ou économiques

Toute marchandise placée sous un régime économique ou suspensif n’est pas


d’office destinée à la consommation. Ces régimes permettent de constituer des
stocks, de transformer les produits, d’alléger les charges de trésorerie des
entreprises et la circulation libre des marchandises. Leurs caractéristiques est la
suspension du paiement de droits et taxes de douanes que bénéficie les
marchandises.

1-Le régime d’entrepôt (fonction de stockage)


Ce régime permet à l’importateur de faire entrer des marchandises sur un
territoire douanier, de les stocker en entrepôt en suspension du paiement des
droits et taxes douaniers. Les marchandises au régime d’entrepôt sont admises
au principe de l’extraterritorialité c’est-à-dire n’ayant pas encore franchir la
barrière douanière. Il existe des différents types d’entrepôt :
-entrepôt réel ou public appartenant à la collectivité ou un organisme. Cet
entrepôt est soumis à un contrôle permanent de la douane. La durée de stockage
des marchandises est de 3 ans au maximum, avec une dérogation exceptionnelle
de 6 mois.
-l’entrepôt fictif appartenant à des opérateurs économiques privés ou un
commissionnaire agrée en douane. La possession de ce type d’entrepôt est
soumise à un acquit à caution. La durée de séjour des marchandises dans cet
entrepôt est de 18 mois à 2 ans avec une prorogation exceptionnelle de 6 mois.
-l’entrepôt spécial qui est utilisé pour le stockage de produits nécessitant des
précautions ou utilisation particulière. La durée de séjour des marchandises en
entrepôt spécial est de 2 ans avec une prorogation de 6 mois.
Le code de ce régime est anciennement le D11 puis le S300, le nouveau code est
le 7000.

Exemple : Mr Konin importe des tenues scolaires pour les étudiants du


groupe ITA marcory et souhaite les stocker en Côte d’Ivoire, ne sachant pas
encore le mode dispatching au différent établissement. Il choisit un entrepôt
réel.
- Sous quel régime devra-t-il placer les marchandises ?
- Doit-il payer les droits et taxes de douane immédiatement
-la marchandise est-elle considérée comme étant sur le territoire douanier
ivoirien.

2-Le régime d’admission temporaire


C’est la situation d’une marchandise ou décrit la situation d’une marchandise en
admission temporaire c’est-à-dire destiné à :
-des manifestations commerciales (foire, salon, exposition…)
-des activités industrielles (réparation, transformation, complément de main
d’œuvre)
-être utilisée par les organismes internationaux ou les ambassades pour ce
régime le paiement des droits et taxes est suspendu totalement .Il existe
plusieurs types d’admission temporaire.
-l’admission temporaire pour transformation(ATT), c’est lorsqu’une
marchandise doit subir une transformation. C’est un régime douanier qui est
utilisé par les industriels .Il leur permet d’importer des matières premières
nécessaire à la fabrication des produits finis en suspension des droits et taxes
sauf la RSTA qui n’est suspendue.
-l’admission temporaire ordinaire(ATO) c’est lorsqu’une marchandise est
importée pour une présentation à une foire, une exposition….etc.
-l’admission temporaire de matériel d’entreprise(ATME) ce régime douanier
concerne une importation de matériel d’entreprise destiné à des travaux et
ouvrages présentant un caractère d’utilité publique. Il est autorisé selon le code
des douanes par décision du ministre de l’économie et des finances et du plan.
La durée de séjour du matériel d’entreprise en AT dépend soit de la durée des
travaux projetés. Le code ancien est de D18ATME, le nouveau code est le 5100.

3-Les régimes de transit


Ces régimes décrivent la situation d’une marchandise en transit. C’est un régime
de franchise. Le paiement des droits et taxes des douanes est suspendu sous ces
régimes .Il existe deux types de transit :
-le régime de transit international qui est un régime affecté aux marchandises qui
traversent le territoire douanier ivoirien pour être livrée dans un pays tiers.
L’ancien code est le D25 puis 300 son nouveau code est le 3000.
-Le régime de transit national qui est un régime affecté à la marchandise
circulant sur le territoire douanier ivoirien. Son ancien code est le D15 puis
S111, son nouveau code est le 8000.

4-Le régime de l’usine exercée


Ce régime décrit la situation d’une marchandise devant être admise dans un
établissement placé sous la surveillance permanente de la douane pour
fabrication.
Les marchandises placées sous ces régimes sont en suspension totale ou partielle
du paiement des droits et taxes de douane. Son ancien code est le D12 puis S459
son nouveau code selon le Sydam world est le 5280.

5-Le régime de réimportation ensuite d’exportation temporaire


C’est la situation d’une marchandise importée qui avait été préalablement
exportée pour transformation, fabrication, ouvraison ou pour d’autre raison. Son
ancien code est le D53 puis C800, son nouveau code est le 6022.

III-Les régimes douaniers à l’exportation


1-La simple sortie ou exportation simple
C’est le régime d’exportation définitive de la marchandise, il désigne
l’exportation des marchandises prises sur le marché intérieur. Pour ce régime,
l’exportateur devra payer un droit unique de sortie (DUS) avant la sortie
effective de ses marchandises. Son ancien code est le D6 puis E101, son
nouveau code est le 1000.

2-Le régime d’exportation temporaire


C’est le régime de l’exportation des marchandises pour réparation ou
transformation. Il existe 3 variantes de ce régime telles que :
-le type commercial : sous ce type les marchandises sortent du territoire pour
prendre part à une manifestation commerciale
-le type industriel : sous ce type les biens quittent le pays pour une activité
industrielle temporaire
-le type administratif : sous ce type les marchandises exportées appartiennent
généralement à des ambassades ou les organisations internationales. Son ancien
code est le D56 puis E810 et le nouveau code est 2300.

3-Le régime de réexportation ensuite d’admission temporaire


C’est le régime qui permet d’admettre temporairement les marchandises
exportées sur un territoire douanier à l’étranger. Son ancien code est le D8 puis
R300 et le nouveau code 3050.

III-Les régimes d’exportation et régime de privilège


1-Le régime de demande de renseignement à la douane
C’est le régime qui autorise tout opérateur économique à demander des
renseignements à la douane. son code reste inchangé qui est D40

2-Le régime d’échantillonnage


Il permet au déclarant de procéder à un examen minutieux de la marchandise
afin de mieux la connaitre et de s’assurer de sa bonne classification dans le tarif
douanier et d’éviter une position tarifaire erronée. Son ancien code est le D41 et
reste inchangé.

3-regime de soumission cautionnée


C’est le régime qui permet à tous opérateurs économiques de soumettre à la
douane un dossier à compléter sous caution. Son ancien code est le D48 et reste
inchangé.

4-Exportation pour cabotage


C’est le régime qui permet à l’opérateur économique d’exporter des
équipements pour cabotage entre les ports du territoire douanier ivoirien. Son
code D26 reste inchangé.

5-Le régime d’avitaillement


C’est le régime qui permet d’avitailler des navires ou aéronefs ou étrangers de
produits sur le territoire douanier ivoirien. Son ancien code est le D66 et le
nouvel est le 3800.

REMARQUE GENERALE
Outres les régimes étudiés nous ne pouvons fermer ce chapitre sans toutefois
parler des régimes statistiques. Au fait qu’est-ce qu’un régime statistique ?
Comme approche de réponse nous pouvons dire que le régime statistique est un
code du régime douanier, il permet tout simplement au SYDAM de reconnaitre
un régime douanier.
Exemple : 4000 (mise à la consommation directe) son code statistique est
10Z
3000 : transit international : code statistique : 60Z ou T0Z
CHAPITRE 3 : CONDITION D’ACCES A LA PROFESSION DE
TRANSIT

Dans le contexte du commerce international l’on emploie souvent le terme transit.


Ainsi l’on entendra dit marchandise voyageant sur le régime de transit, société de
transit. Dans le 1er cas le terme transit désigne un régime douanier sous le quelle
une marchandise peut circuler à l’intérieure d’un pays (8000) selon le SYDAM
WORLD ou traverse un territoire douanier en suspension des droits et taxes
exigible a défaut des droits et taxes il faudrait un acquit à caution. Dans le 2eme
cas le mot transit désigne une activité professionnelle connu au plan juridique sous
le vocable de commerce transitaire. Le transit désigne l’ensemble des opérations
matériels ou juridique aidant à l’entrée ou à la sortie des marchandises.

1) Organisation du transit en Côte d’Ivoire


Le transit est régi par des lois précises consignées dans le code des douanes et le
code du commerce extérieur. C’est aussi une corporation bien organisée, car nul
ne peut déclarer en douane s’il n’est habilité. Cependant les propriétaires
peuvent être admis à déposer une déclaration détaillée lorsqu’il s’agit
d’opérations non commerciales ou lorsqu’il n’existe aucun commissionnaire en
douane établi au lieu du dédouanement.

2) Qualité juridique du transitaire


Antérieurement au 03 Septembre 1976 les opérateurs économiques pouvaient
eux-mêmes déclarer leur opération d’import et export. Mais depuis cette date
seuls les commissionnaires en douane agrée sont habilités à déclarer en
détail les marchandises. Cette mesure vise deux principaux objectifs :
-un objectif social : cela s’explique par la création de nouveaux emplois par la
mise en place d’une nouvelle corporation qui n’existait alors.
-un objectif de transparence fiscale : sécuriser le trésor public en matière de
recouvrement des droits de portes et amendes éventuelles par la réduction des
interlocuteurs de la douane.
Ainsi n’est considéré comme commissionnaire en douane toute personne
physique ou morale ayant pour profession d’accomplir pour des tiers des
formalités douanières relative à la déclaration en détail des marchandises.
Cette activité est exercée à titre principal (SDV SAGA) ou à titre
complémentaire à l’activité principal (SOTRA). Véritables conseillers des
acheteurs ; les transitaires leur proposent le choix du mode et de la technologie
de transport, l’itinéraire le plus favorable et les renseignent sur les couts qui
seront à la charge de l’acheteur selon l’incoterm retenu au contrat.

3) Différents types de transitaires selon leur statut juridique


Lorsque le transitaire intervient en son nom, il est appelé par la douane le
principal obligé. Il est responsable du contenu de sa déclaration, il répond en
direct des différents contestations quantitatives ou qualitatives que la douane
peut opposer. Il est donc redevable des droits et taxes dus à l’importation ou à
l’exportation. Nous distinguons deux principaux types de transitaires :
-le transitaire commissionnaire de transport
- le transitaire mandataire

3.1) Le transitaire commissionnaire de transport


Intermédiaire professionnel, il traite en gros avec le commettant (le chargeur).
Il procède à certaines opérations qui consistent à faire acheminer au mieux les
intérêts de son client des marchandises à destination. Ainsi il réalise toutes les
étapes d’opérations parfois complexes, échelonnées sur un vaste espace
géographique et sur un long temps. Les opérations sont liées entre elles par un
contrat unique appelé contrat de commission.

1 2 3

COMMETTA TRANSITAIRE DIVERS


NT COMMISSIONNAI TIERS
RE

Chargeur réel chargeur virtuel différents


intervenants

Schéma d’intervention du transitaire commissionnaire


1) Contrat de commissionnaire : entre le chargeur (commettant) et le
commissionnaire existe un contrat de commission. Il indique au
commissionnaire les opérations à effectuer et les résultats à obtenir.

2) Le commissionnaire de transport prend des initiatives :


-il conçoit l’opération du transport
-il choisit le mode de transport adapté aux marchandises et à la technologie
adéquate (conteneurs, avions)
-il négocie et paie le fret
- il souscrit à une police d’assurance
En clair, le commissionnaire dispose du libre choix de ses sous-traitants et est en
conséquence responsable de leurs fautes comme des siennes propres.
Ce que l’acheteur lui demande c’est de lui faire parvenir les marchandises en
bon état, dans les délais prescrits et au prix convenu. Il est donc redevable d’une
obligation de résultat. L’usager a recours à cette solution lorsqu’il ne maitrise
pas les opérations d’import/export ou pour des opérations ponctuelles.

3.2) Le transitaire mandataire


Il agit pour le compte et au nom de son mandant (le chargeur). En effet, le
chargeur négocie directement le contrat de transport avec le transporteur et le
contrat d’assurance avec l’assureur. Le transitaire n’a donc pas d’initiative à
prendre quant à l’organisation globale des opérations, mais il est tenu de suivre à
la lettre les instructions relatives aux opérations de détails qui lui sont indiquées
dans le mandat par son client.

TRANSITAIR
E
1 4
MANDATAIR
MANDAN 2 SOUS-
E
T 3 TRAITANT

ASSURE
UR
SCHEMA D’INTERVENTION DU TRANSITAIRE MANDATAIRE

1) Contrat de mandat : il lie le mandant avec le mandataire. Il contient les


instructions données par le mandant au mandataire que ce dernier est tenu de
suivre sous certaine autonomie.

2-Le mandant procède :


-Au choix du mode de transport adapté aux marchandises
-Au choix du transporteur
-A la négociation et au paiement du fret

3) le mandant souscrit au contrat d’assurance


4) Il existe des relations de collaboration entre le transitaire et les sous-traitants
pour l’accomplissement de certaines tâches administratives (contrôle WEBB
FONTAINE, SGS, BIVAC) et physiques (empotage, dépotage emballage…). En
somme le transitaire mandataire n’a pas le choix de ses sous-traitants. Ils lui sont
imposés. Au plan juridique il a une obligation de moyen (parce qu’il travaille
avec les moyens mis à sa disposition).

• Tableau comparatif selon la qualité du transitaire


TRANSITAIRE MANDATAIRE TRANSITAIRE COMMISSIONNAIRE
Organise à sa guise et sous sa seule
Exécute les ordres de son mandant responsabilité toutes les opérations relatives à
l’expédition des marchandises
N’a pas le choix de ses sous-traitants Choisit à sa guise ses sous-traitants
N’est pas responsable des fautes des
Répond de ses fautes et de celles des sous-
sous -traitants mais des siennes
traitants
dument prouvées
Répond d’une obligation de moyen Répond d’une obligation de résultat

NB : Le transitaire est un mandataire ou un commissionnaire de transport, sa


mission est de recevoir les marchandises, les transporter et les déclarer en détail
à la douane.

6-Obligation et responsabilité du transitaire


✓ Vis-à-vis de la douane
Vis-à-vis de la douane le commissionnaire et le transitaire ont le même statut car
ils sont appelés CAD. Ils ont pour obligation :
-déclarer en détail toutes les marchandises qui leur sont confiées par leur
clientèle tant à l’export qu’à l’import
-de respecter sous peine d’amende les obligations qui découlent des régimes
douaniers déclarés
-de déclarer en leur nom propre les marchandises
-il doit payer les droits et taxes exigibles et les amendes éventuelles aux profits
de la douane. Lorsque le transitaire intervient en son nom propre il est appelé le
principal obligé. A ce titre il est responsable du contenu de la déclaration. Il
répond des différentes contestations quantitatives ou qualitatives opposées par la
Douane et il est donc redevable des droits et taxes dus à l’importation et à
l’exportation.

✓ Vis-à-vis du chargeur
Vis-à-vis du chargeur les obligations et les responsabilités du transitaire
commissionnaire diffèrent de celles du transitaire mandataire.

a- Cas du transitaire mandataire


Il doit exécuter strictement les taches qui lui sont confiées par son mandant. Il
est tenu de l’exécution des tâches qui lui sont éditées par le mandant.

b- Cas du transitaire commissionnaire de transport


Il est garant de l’arrivée des marchandises en quantité et en qualité et dans le
délai déterminé sauf cas de force majeure .Il est aussi garant des avaries ou
pertes des marchandises sauf cas de force majeure, insuffisance d’emballage.
Enfin il supporte les fautes des sous-traitants choisi par lui.

5-Condition d’agrément
Pour pouvoir dédouaner pour un tiers, toute personne physique ou morale doit
avoir un reçu d’agrément assorti d’un numéro qui est délivré par la Direction
Générale des Douanes. Au préalable les documents ci-dessous sont nécessaires
et les conditions suivantes doivent être remplies :
-un casier judiciaire
-un registre de commerce
-introduire auprès de la douane une demande et un exemplaire du journal
d’annonce légale informant de la constitution de la société
-un exemplaire des statuts de la société
-disposer d’un local dans le secteur géographique où l’agrément est accordé. En
d’autres termes c’est avoir un local près des différents postes de douane ou on
aura à intervenir
-disposer d’une libération d’un capital de 25000000 FCFA certifié par une
banque ou un notaire
-un engagement d’une banque agréée en Côte d’Ivoire de mettre à la disposition
du pétitionnaire un crédit d’enlèvement en cas d’octroi de l’agrément
-un cautionnement constitué auprès du trésor public d’un montant de 30000000
FCFA à titre de garantie pour l’enlèvement des opérations de dédouanement.

Le Directeur General des douanes après enquête sur la moralité du demandeur


saisit la chambre de discipline appelée à donner son avis sur l’enquête
d’agrément.
L’avis de la chambre des disciplines et l’enquête de la direction générale des
douanes sont soumis à un comité consultatif lequel après examen donne à son
tour son avis au ministère de l’économie et des finances qui statut en dernier
ressort sur la proposition du directeur General des douanes.

•DEMANDE D’AGREMENT
Le dossier constitué de la demande et des pièces y afférant est transmis par le
pétitionnaire à la DGD pour enquête sur la moralité du ou des dirigeants. La
DGD saisit par la suite la chambre de discipline appelée alors son avis sur le
dossier d’agrément et l’enquête. L’avis de la chambre et toutes les pièces la
précédant sont soumis à un comité consultatif lequel, après examen donne son
avis au ministère de l’économie et des finances qui statue en dernier ressort sur
le dossier de demande d’agrément. Dans les deux mois qui suivent l’octroi de
cet agrément, le CAD doit justifier qu’il a intégralement libéré le capital de
25000000 FCFA et qu’il possède un établissement pour abriter ses activités (par
lettre adressée au DGD)

5-PROCEDURE DE RETRAIT DE L’AGREMENT

Le DGD ou le comité consultatif peut engager la procédure de retrait de


l’agrément dans les cas suivant
• décès ou démission de toutes personnes habilitées a représenté la société
titulaire de l’agrément.
• Faillite, liquidation ou dissolution de l’entreprise.
• En cas de renonciation de l’agrément par le bénéfice.
• Le cas de non exercice sans raison valable de la profession pendant une
période supérieur a 6 mois
• Changement de raison sociale (identité)
• Infraction à l’usage de la profession commise par personne habilité causant un
important préjudice en tant qu’auteur des infractions ou complice.

6-Quelques critères pertinents du choix d’un transitaire


✓ Frais de prestation du transitaire honoraire d’agrée en douane (HAD)
✓ Niveau de crédit d’enlèvement de douane
✓ Image de marque du transitaire vis-à-vis de sa clientèle et de la douane
✓ Equipement logistique (engin de levage, matériel roulant)
✓ Attitude du transitaire à conseiller valablement sur des cas spécifiques
✓ Possibilité de groupage et dégroupage
✓ Disponibilité d’un entrepôt fictif etc.
CHAPITRE 4 : PROCESSUS DE LA DECLARATION EN DOUANE

1-Définition
La déclaration en détail, c’est en quelque sorte la pièce d’identité de la
marchandise. C’est le déclarant qui s’en occupe. Elle permet aux services des
douanes d’identifier la marchandise (origine, lieu de fabrication de la
marchandise, lieu d’extraction du sol, lieu de la provenance d’où la marchandise
a été transportée et la position tarifaire.)
On peut aussi dire que c’est un document authentique par lequel le déclarant un
régime douanier. Lorsque toutes ces identifications sont réunies le déclarant les
met sur un état de codage ou minute ou encore brouillon .Le connaissement est
un document qui accompagne la marchandise par voie maritime, la facture
commerciale etc… tout ceci compose le dossier de la marchandise.
Ordre de transit : c’est un document qui permet au client de donner l’ordre au
transitaire de dédouaner ses marchandises
La déclaration en détail comporte 5 couleurs (orange, bleu, vert, blanc et rouge)
chaque couleur de bon a son rôle :
Rouge : pièce comptable, elle est destinée aux services de douane
Orange : reste avec le client
Bleu : elle est destinée au chef magasinier (entrepôt de la douane)
Vert : revient au client
Blanc : reste avec le transitaire
2-La base juridique
Selon l’article 80 du code des douanes, les marchandises importées ou exportées
doivent faire l’objet d’une déclaration en douane. Et l’agent de transit chargé de
faire cette déclaration en Douane est appelée déclarant en Douane. Ce transitaire
appelé déclarant doit être issu d’une société de transit ayant un agrément en
douane. Ce dernier sera responsable des conséquences qui en découleront de
cette déclaration.

I. LA DECLARATION EN DETAIL
2.1-Les caractéristiques de la déclaration en détail
La déclaration en détail comporte 8 caractères qui sont :
❖ Le caractère obligatoire
La réglementation en douane fait obligation à toute marchandise entrant ou
sortant
du pays à une déclaration en douane sinon cela constitue une infraction en
Douane.
❖ Le caractère scriptural
La déclaration en douane doit se faire par écrit, mais aussi verbalement de façon
exceptionnelle pour les marchandises à dédouaner dans les bureaux frontières et
les paquets postaux dont la valeur est inférieure à 500.000 FCFA
❖ Le caractère règlementaire
Selon l’article 85 du code des douanes, la déclaration en détail doit obéir à des
règles dans la forme et dans le fond. C’est pourquoi le SYDAM WORLD utilise
un formulaire qui est imposé à chaque déclaration.
❖ Le caractère authentique
Les informations utilisées sur la déclaration doivent être concrètes car une
fausse
déclaration peut entrainer l’irrecevabilité du dossier et même causer une pénalité
au déclarant.
❖ Le caractère irrévocable
La déclaration ne peut être amendée ou modifiée dès lors qu’elle est enregistrée
en douane. Mais selon l’article 86 du code des douanes, seul les poids des
marchandises, le nombre et la valeur en douane peuvent être modifiés à trois
conditions :
-la rectification doit être autorisée par le chef de bureau des douanes
-la modification doit se faire le même jour du dépôt de la déclaration
-le déclarant doit représenter le même nombre de colis avec les mêmes marques,
les mêmes valeurs et les mêmes espèces tarifaires.
❖ Le caractère probatoire
La déclaration en détail constitue un titre justificatif de la créance (dette) du
trésor
public. Une fois acceptée et enregistrée par la douane, elle donne le droit à la
douane de poursuivre par voie de la force le recouvrement (encaissement) des
droits et taxes exigibles.
30
❖ Le caractère à effet juridique
Après avoir assigné un régime douanier à la marchandise, la déclaration en
détail
engage la responsabilité exclusive du déclarant.
❖ Le caractère portable
Selon l’article 79 du code des douanes, le déclarant doit porter la déclaration
main à main dans un bureau de douane ouvert pour exécuter l’opération

2-2-Les documents nécessaires qui accompagnent la déclaration


Un lot de documents est remis par l’acheteur au déclarant pour l’établissement
pour lui permettre d’établir la déclaration en détail des marchandises .Ces
documents sont les suivants :
-Le connaissement (titre de transport ou carte d’identité de la marchandise)
-La facture commerciale : elle identifie le prix de vente, la nature de la
marchandise, l’incoterm utilisé et elle permet de déterminer la valeur en douane
de la marchandise
-Le certificat d’assurance : il atteste que les marchandises sont couvertes par
une police d’assurance.
-La facture fret : elle indique le prix à payer pour le transport principal (entre
deux pays, deux aéroports, deux gares de pays différents)
-La liste de colisage : C’est un document qui énumère les colis, les caisses, les
cartons, avec les dimensions et poids respectifs
-Le certificat d’origine : il atteste l’origine de la marchandise et permet à la
douane de déterminer les différents droits de la marchandise.
-La licence d’importation : un document obligatoire pour tout opérateur
économique qui souhaiterait importer des marchandises en côte d’ivoire.
-La fiche de déclaration à l’importation (FDI): c’est un document qui permet
de simplifier et d’accélérer la procédure de dédouanement des marchandises à
l’importation en Côte d’Ivoire.
-L’ordre de transit(OT) : c’est un document par lequel le destinataire
(importateur ou acheteur) communique au déclarant (CAD) ou autorise ou
encore donne des instructions à ce dernier pour le dédouanement de la
marchandise.

2-3-Etablissement de la déclaration
« Etat de codage, minute ou brouillon de la déclaration en détail » ; la
déclaration
est composée en détail est composée de deux segments qui sont :
-le segment général
-le segment article
✓ Le segment général
Il occupe la partie centrale et se rapporte aux informations de manière générale
relative à la marchandise déclarée.

A. Concernant la marchandise

• Le régime statistique est le code sous lequel la marchandise est déclarée ou


enregistrée. Permet aussi de savoir s’il s’agit d’une importation ou d’une
exportation. Pour la D3 (100) le régime statistique est 10Z. Ce code est de
trois (3) éléments.
Exemple : mise à la consommation directe (D3) = C100 : 10Z.
• Les bureaux de douane est le lieu où la marchandise a été enregistrée. Il
existe en effet plusieurs bureaux d’enregistrement des marchandises en Côte
d’Ivoire.
Codes bureaux
ABJ1 : Abidjan port
ABJ2 : Abidjan tripostal

ABJ3 : Abidjan aeroport


ABJ4 : Abidjan petrole (SIR)
ABJ5 : Entrepôt
ABJ6 Treichville SITARAIL
ABJ7 Port AT (admission temporaire)
ABJp pour le port de pêche

BOUAKE Bouake
OA-27 Ouangolo
POGO-22 Pogo
Dans le cadre de 4000 maritime le bureau des douanes est ABJ1 (Abidjan port)
❖ les procédures de dédouanement
Il y’a plusieurs sortes de procédures selon la nature de l’opération :

• la procédure normale (NOR)


Ici, le déclarant établie la déclaration en détail lorsque la déclaration sommaire a
été déposée par le capitaine du navire au bureau des écritures des douanes.
• La procédure avant le dépôt manifeste (ADM)
Ici le connaissement est arrivé mais le manifeste n’est pas encore déposé par le
capitaine du navire
• La procédure sans titre précédent (STP)
Il y a STP lorsque le N° du manifeste manque ou en cas d’erreur
• La procédure de régularisation (PR) : Elle est utilisée en cas d’erreur.
❖ Le N°du compte contribuable (registre de commerce) : On inscrit ici le N° du
compte de l’importateur, s’il est importateur professionnel.
Dans le cas contraire où il n’a pas de N° de compte contribuable, le N° est 9999
❖ La raison sociale : Il s’agit du nom de la société exportatrice.
❖ L’adresse : Il s’agit de la boite postale complète de l’importateur et de
l’exportateur.
❖ Le fournisseur à l’étranger et le destinataire
❖ N° d’agrément de la taxe de coopération régionale (TCR) : On indique que le
N° d’agrément fournit à l’usage pour ses expéditeurs ou importateurs vers le
pays de la CEAO (communauté Economique de l’Afrique de l’OUEST).
❖ Le pays : C’est le pays d’où provient la marchandise ou le produit .Le code
inscrit est trois (03) chiffres.
Exemple : Cote d’Ivoire : 272 Italie : 005
NB : la déclaration sommaire n’intervient pas en cas de procédure ADM (avant
dépôt manifeste).C’est un registre de dérogation.
❖ Le lieu de chargement : C’est la ville où a eu lieu le chargement : port
/aéroport ou autre lieu
❖ Le N° du titre de transport : Il s’agit d’inscrire le N° du connaissement.
❖ Le N° escale ou vol : Cette case doit comporter le numéro se trouvant sur le
connaissement.
❖ La date : Il s’agit de la date effective d’arrivée du navire
❖ L’identification du moyen de transport : C’est le nom du navire chargé du
transport de la marchandise qu’on inscrit.
❖ La provenance : Ici on indique le code du pays où la marchandise a été
embarquée sur le navire à destination de la Cote d’Ivoire.
❖ La nationalité : C’est le code relatif à la nationalité du moyen de transport
maritime, c’est-à-dire le navire qui bat pavillon
❖ La destination finale : C’est le code de la ville ou du pays d’importation de la
marchandise. Exemple : Abidjan :ABJ
❖ N° du magasin : C’est le magasin où se trouve la marchandise .Pour les
marchandises en conteneur on inscrit C401.
❖ La nature du contrat : C’est le code de l’incoterm retenu pour la transaction
(FOB, CFR, CAF)
❖ La relation acheteur / vendeur : Il s’agit du code qui correspond à la relation
entre le vendeur et l’acheteur qui se note :
➢ 0: indépendant
➢ 1: Maison mère à succursale
➢ 2 : fournisseur à concessionnaire, c’est à dire la société qui travaille pour la
maison mère mais de façon indépendante
➢ 3 : maison mère à filiale

Le règlement financier
❖ Banque domiciliataire
Il faut noter dans cette case, le code de la banque domiciliataire.
Exemple : BICICI=BICI1, SGBCI=SGB1, SIB=SIB
❖ N°du dossier domiciliataire
C’est le N° attribué par la banque domiciliataire (N° dossier banque ou inscrit
V/V)
❖ Devise
C’est le code des devises obtenues par la transaction que l’on y note, ou la
monnaie étrangère
❖ Montant de transfert
Il faut indiquer ici le montant du transfert (c’est la valeur de la facture, même
s’il y a des frais bancaires).
Exemple : CIF=10.000.000 FCFA
❖ Le pays
C’est le code du pays de transfert du règlement. C’est-à-dire le pays où va le
montant du règlement pour une importation
❖ Le mode de règlement
Il s’agit du code de règlement.
A : pour le paiement au comptant
B : pour le règlement après 5 mois
C : pour le règlement en 6 mois
D : pour le règlement en 9 mois
Y : dans le cas où il n’y a pas de banque de règlement
❖ Le titulaire du dossier
C’est le N° du compte contribuable qu’il faut inscrire dans la case.
❖ La raison sociale / adresse ou boite postale
Il s’agit d’indiquer le nom, l’adresse de l’usager au nom duquel le dossier de
domiciliation a été établi. Il est utilisé lorsque le titulaire du dossier est diffèrent
de l’importateur ou de l’exportateur.
❖ La note
Le déclarant y indique facultativement qui pourraient élucider les points
particuliers de la déclaration
❖ Le N° du travail
C’est le N° de transaction, cession de saisie des énonciations de la déclaration
❖ Le N°du dossier
C’est le N° attribué par le transitaire par ordre chronologique du traitement du
dossier et par nature des opérations d’importation et exportation .Il faut indiquer
la date d’établissement d’état de codification.
❖ Le mode de paiement
Il s’agit d’indiquer si le paiement doit se faire au comptant s’il est envisagé
indifférent
❖ Le N° de crédit
Lorsque le paiement se fait à crédit code est le chiffre 2 ; le chiffre 1 s’il est au
comptant.
❖ Les pièces jointes à titres général
C’est le code relatif au type de dédouanement el le N° afférant s’il y a lieu .Ce
sont les pièces communes à tous les articles d’une déclaration en détail
(attestation
de recevabilité et clé, le connaissement, certificat d’assurance, facture etc…)
❖ Le nombre total de connaissement joints
Il s’agit de dénombrer les pièces totales jointes à titre général ainsi que celles
relatives à un article en particulier et de porter cet ensemble dans une case.
✓ Le segment article
Il se rapporte à l’espèce tarifaire .On peut déclarer deux articles par pages
déclaration, on parle alors de déclaration en détail.
NB : Pour que les marchandises soient déclarées sur une même déclaration,
il faut qu’elles proviennent du même fournisseur et qu’elles soient inscrites
sur le même connaissement.
❖ Le N° article
Le N° relatif à une marchandise identifiable par sa nomenclature.
❖ Les types d’article
Il y a 4 types utilisables, mais nous verrons 2 cas concernant 4000.
-Types N : apurer une déclaration en détail précédente
-type S : n’est pas utilisable qu’à la suite d’une déclaration sommaire
❖ Nombre de colis
Il faut indiquer le nombre de colis.
NB : conteneurs et palettes ne sont pris en compte comme colis le micro
SYDAM.
❖ La nature de l’emballage
C’est le code relatif au type d’emballage utilisé, soit dans un carton, une caisse
ou un sac.
❖ Marque et N° des colis
Noter les informations relatives à l’identification des colis.
En effet, le N° et les marques inscrit sur le manifeste doivent être le même que
ceux de la déclaration en vue de l’apurement du manifeste ou V/V (voir verso).
❖ La déclaration en détail à apurer
Il faut indiquer ici le N° de la déclaration antérieure apurée par l’article en
cours de saisie.
❖ La nomenclature
Il faut fournir la nomenclature statistique de l’espèce tarifaire de la marchandise
composée de 10 chiffres plus une clé alphabet.
❖ Le N° d’agrément produit
Il faut indiquer le N° d’agrément autorisé à importer
Exemple ; poisson à l’importation
❖ Unité/Quantité statistique
On indique des unités/ quantités statistiques selon la table en SYDAM.
❖ Le poids net en kg
C’est le poids de la marchandise sans emballage.
❖ Le poids brut en kg
C’est le poids de l’emballage et le poids de la marchandise.

ETAT DE CODAGE D.D.U. SYDAM WORLD


Bureau : Type déclaration Code Régime
Exportateur : Raison sociale
Adresse
Destinataire : N°RC :
………………………
………………………
………………………
………………………
………………………
……………………..

Importateur : N°RC :
.………………………
………………………
………………………
………………………
………………………
……

Destinataire : Raison sociale :


Adresse :
Déclarant / Représentant : N° Agrée
………………………
………………………
………………………
………………………
………………………
…………………….

Manifeste : Total colis : N°Réf


Code dernier pays : Pays exportateur Code pays destinataire
Identité et nationalité du moyen de transport au départ
Identité : Code nationalité Marcr/ctr :
Identité et nationalité du moyen de transport à l’arrivée
Identité: Code nationalité
…………………………………………………………………………………
Mode trsp à la front Mode trsp interieur Lieu de charge/décharge
…………………………………………………………………………………

Montant total :
Nature de contrat Code banque :
Condition de paiement :
N° de magasin ENTREPOT :
N°CONVENTION D’AT DUREE REGIME (…………)

2-3-Traitement d’un dossier de transit


Toutes sociétés qu’elles soient commerciales ou industrielles doit avoir, un
service de transit pour le traitement des dossiers pour le traitement des dossiers à
l’importation et à l’exportation. Le traitement d’un dossier de transit commence
par :
1-Ouverture de dossier
Il s’agit des opérations à l’importation. Cette opération commence par l’ordre de
transit, un document par lequel le client donne l’ordre à son transitaire
d’effectuer ses opérations de transit de dédouanement à l’import. Pour être
valable, il doit être signé, daté, cacheté par le client. Cette ouverture est faite
selon les informations contenues dans l’OT. Une fois dossier ouvert, il reçoit un
numéro de transit et fait l’objet d’un enregistrement dans le répertoire du service
de transit, puis le responsable de l’ouverture du dossier mentionne sur le dossier,
la date de réception et d’ouverture. Après vérification du chef de service de
transit, le responsable du service d’ouverture le transmet au service déclaration.

2-Le service de déclaration


C’est le maillon, le nœud de la société de transit. La déclaration doit faire preuve
de technicité et de son expérience en interprétant les documents. C’est le
déclarant qui affecte le régime douanier aux marchandises conformément aux
lois douanières. Le déclarant a pour rôle d’établir le brouillon de la déclaration
pour le tirage de celle-ci. Il doit s’assurer que les documents sont au complet et
après procéder à l’établissement du brouillon ou la minute.
Cette minute est composée d’un segment général et d’un segment article comme
l’a indiqué dans la partie précédente. La minute s’établit en langage codé connu
du déclarant et de la douane. Le déclarant y mentionne toutes les indications
nécessaires à l’application de droits et taxes. Elle se présente comme suit :
• Nom du bureau de douane : c’est le code par lequel on reconnait le lieu de
passage des marchandises
Exemple : CIABJ1 : Abidjan port

p : le port de pèche
• Le régime statistique
• L’exportateur : son nom, son adresse
• L’importateur : son nom, numéro de compte contribuable
• Le numéro d’agrément du CAD
• Code du dernier pays
• Code du pays exportateur
• Code du pays destinataire
• Code du moyen de transport
• Identité du navire au départ et à l’arrivée
• La devise de transaction, le montant total, l’incoterm choisi
• Les différents droits et taxe à payer

2-1-La saisie de la déclaration au SYDAM World

Le cycle SYDAM signifie système de dédouanement automatisé des


marchandises. Il a été installé par la douane ivoirienne pour rendre performant
ses services. C’est un logiciel unique à la douane qui est mis à la disposition des
transitaires. Ce système comporte un ordinateur central où tout ce qui concerne
les opérations de douane sont enregistrées. Il permet la saisie, il est fait de telle
sorte que le document ne soit pas validé en cas d’erreurs ou des omissions.
Il s’agit ici de la déclaration en détail proprement dit. Muni de la minute, du
manifeste et de tous les originaux des documents fournis par le service
ouverture, le déclarant va saisir les données y inscrites dans le SYDAM world.
Le SYDAM possède un site internet (http://sw.douane.ci) sur lequel le déclarant
dispose d’un compte pour l’établissement de la déclaration. Le déclarant une
fois sur le site va saisir son code puis son mot de passe personnel pour se
connecter sur son compte.
Il est à noter que seuls les ivoiriens ont le droit d’être déclarant.
Une fois connectée le déclarant va remplir les champs de pages de la
déclaration. Il est à souligner que même en remplissant la déclaration, on est
toujours amené à vérifier les informations transcrites à partir des originaux en
notre possession :
• Pour les noms et prénoms des fournisseurs et des clients, leurs adresses, le
montant de l’achat, c’est la facture commerciale.
• Pour le nom du pays d’origine c’est le certificat d’origine ou le pays
d’origine du fournisseur.
• Pour le type de marchandise et le type d’emballage, la quantité et la masse
c’est la liste de colisage.
• Pour les numéros de conteneur et les numéros des plombs
c’est le manifeste.
Pour revenir à la liste des documents joints qui ont servi à l’élaboration, il s’agit
de :
• La facture commerciale
• Le certificat d’assurance
• Le rapport final de classification de valeur RFCV (mentionner le numéro
de ligne d’article, celui de l’attestation de vérification)
• Le connaissement original
• Le bordereau de suivi de cargaison avec la mention « valide »
• La facture pro-forma domiciliée dans la banque de l’importateur
• La fiche de déclaration à l’importation (FDI)
Une fois tous les champs remplis et minutieusement vérifiés, le déclarant
procède à la liquidation de la déclaration. La liquidation se fait virtuellement sur
le même compte. Une fois la déclaration liquidée, toutes ces pages sont tirées et
le circuit de dédouanement s’inscrit sur la déclaration. Le circuit peut être vert,
rouge, ou VAD. Si le circuit est rouge l’un des conteneurs devra passer au
scanner et les autres en VAD c’est-à-dire visite à domicile par un agent des
douanes ivoiriennes. S’il s’agit d’un VAD les conteneurs seront contrôlés lors du
dépotage dans l’entrepôt de l’importateur par les agents des douanes. Le
déclarant tire le bordereau de versement, document sur lequel sont mentionnés
tous les droits et taxes de douane à payer au service de la recette des douanes
situés près du siège de la capitainerie. Chaque déclaration tirée sur le SYDAM
coute 20000 francs à payer au service informatique des douanes ivoirienne. A la
fin de chaque mois, la somme totale est payée en fonction du nombre de
déclaration tirée. Une fois cette procédure terminée, le dossier est transmis au
service des agents de transit.

2-2-Le passage en douane


Le but fondamental e toutes ces opérations est de pouvoir enlever la
marchandise afin que le client puisse entrer en possession de son colis. A ce
niveau, le passeur en douane sera chargé de se rendre en bureau indiqué sur la
déclaration pour effectuer les différentes étapes des opérations de transit à
travers les guichets de de douanes jusqu’à obtenir le à enlever (BAE). Mais pour
y arriver, il doit tenir compte du type de circuit :

2-3-circuit du dossier au sens de la société du transit


3-1 Le circuit rouge ou circuit
Le passeur une fois en possession de la déclaration, se rend chez le chef de
visite. Le chef de visite des douanes dès qu’il reçoit les documents, vérifie leurs
conformités et les enregistre. Ensuite, les remet à l’inspecteur des douanes qui
procède à son tour une vérification des documents du bon à enlever (BAE) si
tous les éléments à vérifier s’avèrent juste, fausse ou pas une visite physique de
la marchandise est demandé.
3-2 Le circuit vert
Ce circuit consiste pour le passeur en douane de déposer les pièces comptables
en douanes et de se rendre directement à la compagnie pour récupérer la
marchandise, bien sûr après avoir payé les frais d’acconage et de magasinage et
de surestarie s’il en a.
3-2 Le circuit scanné
Ce circuit est réservé aux marchandises uniformes contenues dans des
conteneurs devant subir un contrôle par scanner.
3-2 Le circuit blanc
Il est réservé à une certaine catégorie d’industriels sélectionnés par
l’administration des douanes en fonction des critères précis dont la douane seule
a le secret.
3-2 Le circuit orange
Il ne rend pas la visite obligatoire mais facultative. Introduction dans le système
de taxation en vigueur en CI, la détermination de la valeur en douane est une
étape fondamentale de l’opération de dédouanement. La
valeur en douane sert à définir les droits et taxes proprement dit.

I-Historique et évolution de la notion de la valeur en douane

Après la 2e guerre mondiale, il existait plusieurs systèmes d’évaluation des


marchandises en douane. Ces systèmes servaient du protectionnisme étatique en
vue de protéger l’économie nationale contre la concurrence étrangère. En 1947,
la création du GATT a permis la consécration de l’apport sur l’évaluation en
douane. C’est en 1950 qu’apparaitra la notion de valeur en douane.
1-Definition
C’est une valeur théorique considérée comme le prix normal de la marchandise
lors d’une vente. Le prix normal d’une marchandise importée et déterminé en
supposant que les marchandises sont livrées à l’acheteur aux ports ou aux lieux
d’introduction dans le pays d’importation, il est égal à la valeur CAF de la
marchandise (CAF). A l’exportation la valeur en douane de la marchandise est la
valeur déclarée au point de sortie. Cette valeur inclue les frais de transport.
2-Les différents types de valeur en douane
Il existe 2 types de valeur en douane :
-la valeur en douane ad valorem
-la valeur en douane mercuriale
a- La valeur de douane « ad valorem »
C’est la valeur de taxation à l’entrée et à la sortie d’un territoire douanier des
pays membres de l’OMC. Autrefois appelée valeur de Bruxelles, la valeur en
douane ad valorem a connu une évolution jusqu’à son adoption finale lors des
négociations commerciales de l’Uruguay round (1986-1994). Son avantage est
de disposer d’une définition générale de la valeur en douane. Il existe toujours
une valeur ad valorem même en absence du prix à l’importation, elle répond aux
soucis d’équité et met tous les importateurs sur un pied d’égalité. Tous les
contribuables sont ainsi égaux devant les impôts. Elle protège l’importateur
honnête contre la concurrence déloyale. Elle évite les détournements des trafics
préjudiciables à l’économie du pays. La valeur ad valorem est la valeur actuelle
en vigueur en CI.

LA VALEUR EN DOUANE

b- La valeur en douane mercuriale ou taxable


C’est la valeur autre que la valeur transactionnelle imposable par
l’administration douanière d’un Etat en fonction du poids, du nombre de colis,
des exigences du moment…etc
II-Correspondance entre la valeur en douane et incoterms
Pour la douane la valeur en douane est la base de taxation des marchandises
importées ou exportées. Pour déterminer la valeur en douane, l’on se réfère
aux prix des différents incoterms. Les incoterms sont au nombre de 11 pour
2010.Ils ont été créés en 1936 par la chambre de commerce internationale
(CCI) et ont subi plusieurs modifications dont la dernière s’est opérée en
en 2010.
A l’importation la valeur en douane est égale au prix CAF des marchandises en
l’absence de toute autre indication
A l’exportation, c’est la de la marchandise à la sortie du territoire
• Détermination des droits et taxes par taux cumulé connaissant les
différentes catégories des marchandises
TABLEAU DES CATEGORIE
Catégorie 0 Catégorie 1 Catégorie 2 Catégorie 3 Catégorie 4

0% 5% 10% 20% 35%

➢ Les quotités
DD=20%; PC=1% ; RSTA=1% ; PCC=0,5% ; TVA=18%
➢ Méthodes par taux cumulé (TC)
Categorie 0
Etape 1
Coef ou TVA=(VED + DD + RSTA) x TVA
Coef =(100% + 0% + 1%) x 18%
Coef =101% x 18%
=18,18%
TC=DD + PCS + RSTA + PCC + PUA + Coef
=0% + 0.8% + 1%+0,5% + 0.2%+18,18%
45
TC =20,68

Etape 2
Droits et taxes (D&T) = CAF x TC + RPI (0,75% de FOB) + TSD (20000F)
➢ Catégorie 1
Coef = (VED + DD + RSTA) x TVA
=(100% + 5% + 1%) x 18%
=19,08%
TC = 5% + 1% +1% + 0,5% + 19,08
TC=26,58%
D&T=CAF x TC + RPI
+ TSD

Application Exercice
Une marchandise de catégorie 2 importée de la Belgique doit etre mise à la
consommation directe (4000).
- Cout de la marchandise = 10 000 000 de francs CFA
- L’assurance s’élève à 1000 000 de francs CFA.
- Le fret maritime est 2 000 000 francs CFA
1) Calculez la valeur CAF de cette marchandise.
2) calculez les droits et taxes de cette marchandise en utilisant la méthode du
taux cumulé.

Introduction
Les marchandises importées ou exportées sont soumises à divers réglementation
dont l’application des droits et taxes douane à l’entrée ou à la sortie du territoire
douanier. Cette action consiste à dédouaner une marchandise c’est la libérer des
mailles de la douane et cela obéit à des règles et technologies tarifaires.

I- ETUDE DU TARIF DES DOUANES


1. Définition
Le tarif des douanes est une loi qui reprend la liste générale de toutes les
marchandises faisant l’objet de transaction internationale adapté par tous les
pays du monde. Il est aussi appelé nomenclature tarifaire. La nomenclature
tarifaire actuellement en vigueur en côte d’ivoire est la nomenclature dite
système harmonisé de codification des marchandises.
Exemple : une facture comporte « des appareils radio en termes commerciaux »
alors que la déclaration en douane en terme tarifaire mentionnera « appareils de
radio diffusion : espèce tarifaire 8515 »
2. Historique, origine et évolution des tarifs de douanes

Le tarif de douanes tire son origine de la réglementation douanière et de la


législation des douanes contenu dans le code des douanes et des douanes et les
lois convenues entre les pays membres de l’UEMOA, de la CEDEAO et les pays
membres de l’OMD. Histogramme et le tarif des douanes et lié aux commerces
qui avaient lieu entre les différents pays aux passages des frontières. Les
marchandises étaient regroupées selon leur nature à savoir les produits agricoles
(manioc, café…) d’un côté et les produits manufacturés d’un autre côté. Cette
classification a évolué pour se retrouver dans le formulaire plus élaboré appelé
tarif des douanes. La position d’une espèce dans le tarif des douanes est appelée
la position tarifaire. L’espèce désigne le tarif de douanes attribué à une
marchandise. Elle détermine les quotités des droits et taxes applicable et
l’application des mesures réglementaires.

Vous aimerez peut-être aussi